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Recette poivrée

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Joe Biutag
Le Cafard

♦ Localisation : Juicy Berry
♦ Équipage : Les Blattards

Feuille de personnage
Dorikis: 8940
Popularité: -905
Intégrité: -16

Jeu 31 Mar 2016 - 7:24

Suite des événements joués ici.



***



Toussant comme si il allait étouffer, Joe avait eu l'excellente idée d'allumer un feu dans la crypte souterraine. Bien entendu, il ne s'adonnait pas à la crémation de tous ceux qu'il venait de tuer, cela lui aurait pris trop de temps. Cependant, s'étant saisi d'un ustensile pour allumer un feu, cramant les vêtements de plusieurs de ses victimes, le forban faisait cuire de la viande.

- Arrête de pousser des cris saloperies, je t'ai dit que tu mangerais pas tant que ça sera pas cuit !

Puisqu'il s'était fait voler les phacochères qu'il avait chassé la veille, il devait trouver un plat de substitution pour le petit tigre qui l'accompagnait et miaulait à la mort tant il avait faim. C'était la deuxième fois que Joe lui servait de la chair humaine.
Cette fois, elle était issue des indigènes. De peur que la bête ne s'empoisonne en mangeant du sauvage, le cafard avait préféré faire cuire les muscles qu'il avait arraché à certains autochtones plutôt que de lui servir de la chair crue. Bien évidemment, le pirate vicieux n'avait pas réfléchi aux méfaits occasionnés en allumant un feu dans un endroit clos.

- Heuurk Heurk C'est prêt ! Heurk heurk !

Enfonçant son nez dans sa parka pour ne pas avoir à respirer la fumée toxique, il envoya d'un revers de la main un morceau de chair braisée. Dubitatif, la boule de poil hésita à y planter ses crocs, puis, la faim aidant, céda.
Il fallait croire que l'animal aimait la cuisson, puisqu'il dévora l'épais morceau de viande qu'on lui avait servi. Emballant d'autres morceaux cuits dans un des vêtements de sauvage qu'il rangea dans son manteau, le cafard estima qu'il était temps de quitter sa planque. Casser de l'autochtone c'était amusant une heure ou deux, mais ça devenait vite exténuant et surtout coûteux.

Tout en fouillant les poches de son manteau, il cherchait à réunir les munitions pour mousquet qu'il lui restait. Une vingtaine environ. Tout en palpant chaque recoin de son épais habit, il trouva la recette simplifiée des Muggy Balls. Avec tous les troubles qui lui étaient tombés dessus ces derniers temps, il en avait oublié jusqu'à son existence.
La contemplant d'un regard inattentif, ses yeux restèrent rivés sur le papier.

- Mais... Cette plante là, je l'ai déjà vue, et... et celle-ci aussi ! Pis celle là ! Putain !

Un sourire nerveux, légèrement tremblant, il venait de comprendre la nature environnante était plus prometteuse qu'il ne le croyait. On y trouvait des fruits d'étés et des fruits d'automnes, une flore on ne peut plus variée. Tous les ingrédients nécessaires à la fabrication de la Muggy Ball étaient présents sur cette île qui était un vivier à ressources naturelles.

- Ahah ! Ce con de Fredcurry attendra, j'ai des besoins plus pressants !

Le pauvre Merry Fredcurry, avec qui il était arrivé sur l'île, croupissait dans une prison en bambous depuis presque cinq jours maintenant. Joe avait eu dans l'idée de le libérer, il avait besoin de lui et ses hommes restants pour naviguer loin d'ici. Mais l'idée de concevoir les fameuses Muggy Balls du capitaine Buggy était trop tentante.

- De toutes manières, le Log Pose met trente jours à se recharger sur l'île, on a tooouuus le temps du monde !

Pendant ce temps, les captifs avec lesquels il comptait faire le trajet du retour se faisaient tabasser par les indigènes qui voulaient savoir où trouver le cafard. Cela, le forban l'ignorait. Quand bien même il l'aurait su, il n'en aurait rien eu à faire.
Manquant vraiment de s'étouffer pour le coup, Joe éteignit le feu qu'il avait allumé en espace clos. Avant de partir à la chasse aux champignons et autres plantes suspectes, il lui fallait récupérer ses munitions. Quand on était aussi radin que lui, il n'y avait pas de petite économie.

L'heure qui suivit, il la passa à extraire ses munitions du crâne des guerriers qu'il avait abattu. Les mains recouvertes de cervelle et autres fluides sanglants, il était fin prêt à sortir de la crypte souterraine et partir à l'aventure. Dehors, le cafard vît qu'il faisait nuit. Déjà, sa cinquième journée sur cette île s'achevait. Plutôt que de récolter des ingrédients dans l'obscurité, il préféra retourner là où se trouvait la demeure de Lucette et Raymond. Si ils avaient pu passer inaperçus des indigènes pendant des années, ce devait être une bonne planque.

Seulement, contrairement au couple, Joe avait tué trente indigènes, et Bouba Ho Tep avait été recueillir les renforts des tribus sur les plages de l'île pour chasser le cafard. Aussi vaste puisse être l'île, chaque recoin était à présent ratissé par ses habitants. Le mot d'ordre était clair : le pirate devait mourir.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 19:44, édité 1 fois
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Joe Biutag
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:28

Alors que Joe était en train de dormir paisiblement dans la hutte construite par Raymond, le chasseur qu'il avait tué avec sa femme, à plusieurs kilomètres de là, dans la crypte, Xatreis se réveilla en bavant un bon centilitre de sang qui coulait le long de son menton.
Avalant sa propre hémoglobine, voilà qui constituait un petit déjeuner sommaire. Ses paupières se décollèrent enfin. Son teint était cadavérique, le contours de ses yeux noircis et la peau d'une pâleur jamais vue.

Toutes ses côtes étaient brisées, et cherchant à se mouvoir doucement du mur dans lequel il était enfoncé depuis que Joe l'y avait propulsé via Impact Dial, il craignait de subir davantage de dégâts. Pourtant, il savait qu'il ne devait pas faiblir et se laisser mourir. Jamais il ne laisserait cette satisfaction à un pirate aussi minable que celui qui l'avait mis dans cet état.
Pour autant, ne pouvant presque pas bouger, il savait qu'il ne tiendrait pas longtemps sans manger ou boire. Dans un effort surhumain, il se dégagea du mur dans lequel il était enfoncé, chaque côte lui donnait l'impression d'être un poignard qui s'enfonçait dans ses poumons. Il ne pouvait se permettre le moindre mouvement brusque.

Cela lui prit presque une heure pour se traîner jusqu'à l'autel où coulait l'eau de la rivière. Sa gorge asséchée, il trempa la tête dans le récipient et but plus que de raison. Il commençait à voir moins trouble. S'adossant à l'autel, reprenant sa respiration après un effort pourtant si anodin, il constata la dépouille de certains de ses camarades dépourvues de muscles, et les restes d'un feu de bois.
Trop faible pour laisser la rage s'emparer de lui, il pleura, s'estimant coupable du fait de son impuissance.

Comment une telle abomination avait-elle été possible ? Lui qui croyait les massacres de sa tribu loin derrière lui, voilà que des événements sinistres resurgissaient. Pas de forfait ADI cette fois, juste un pirate, d'une autre engeance que ceux qui avaient massacré les siens il y a deux ans de cela, mais une race toute aussi nocive, à sa manière.

Levant ses bras fébrilement, il joignit les mains et prononça une prière adressée aux dieux qu'il vénérait. Il les remercia de l'avoir laissé en vie, et leur demandait de l'aide pour le soigner plus vite. Même si il devait y laisser la vie, il serait celui qui trouverait celui qui s'était présenté à lui sous le nom de "Joe Biutag".
C'était à ses yeux l'un des hommes les plus veules et sournois qu'il n'ait jamais rencontré. Sa faiblesse n'avait d'égard que sa cruauté. Pourtant, son astuce et sa ruse perfide lui avait permis de parvenir jusqu'ici sur Grand Line, et de réduire à néant trente natifs de l'île.

-  Si.... Si Bouba succombe à son arme... Tout est perdu...

D'un bête tir d'Impact Dial chargé d'un coup puissant, Joe avait vaincu Xatreis sans aucune peine. Ce dernier craignait qu'il ne réitère l'attaque contre le plus puissant guerrier de l'île qui ne savait pas à quoi s'attendre.
Zaza était terrifié car il se méprenait sur les intentions du forban. Ce dernier était une espèce foncièrement mauvaise à fréquenter, cependant, il n'avait pas vocation à génocider des sauvages dont il se foutait éperdument. Mais cette crainte le motivait.

- Biutag... Patience...

Soufflant ces mots lourds de sens, le brave guerrier s'endormit. Il devait récupérer ses forces au plus vite pour venir en aide à sa tribu et aux siens.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:21, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:31

Quelle gaieté à la villa Biutag de bon matin. Joe avait en effet renommé la résidence dont il avait éliminé les propriétaires il y a de cela quatre jours, la "Villa Biutag". Le cafard se levait en grande forme.
La veille avant de se coucher, il avait jeté les restes faisandés des anciens occupants de la demeure, le nettoyage fut long, laborieux, et surtout salissant et odorant, mais il était parvenu à rendre la chambre à coucher viable. Les restes de Lucette et Raymond serviraient à présent d'engrais dans le potager qu'ils avaient aménagé. Ce n'était pas ainsi qu'ils avaient escompté passer du temps dans le jardin, mais les circonstances avaient fait qu'ils s'étaient trouvé au mauvais endroit au mauvais moment.

- Raymond, satané fils de pute...

C'était un compliment. Le charpentier avait aménagé une voie d'eau, détournant la rivière, pour approvisionner une baignoire de sa conception. Construction remarquable si il en était. D'ordinaire, jamais le forban n'aurait eu l'idée de se laver spontanément, mais manipuler des cadavres décomposés, dont les tripes de l'un s'étaient éparpillées partout sur le sol le faisait se sentir un peu sale. Tout du moins, plus que d'habitude.
A peine s'était-il plongé dans le liquide que ce dernier noircit à vue d'oeil, si bien que Joe dut remplir et vider quatre fois la baignoire afin de se laver convenablement. A croire que la moitié de son poids était constitué de crasse, une crasse dont il s'enorgueillissait, puisqu'elle le protégeait effectivement des maladies. Il se riait des braves gens propres sur eux et tombant si facilement malades. Lui, même la peste n'aurait pu l'atteindre.

- Tout ce temps que je vais devoir passer à me refaire une peau en crasse, ralala quel gâchis.

Déplorant sa propreté retrouvée, il finit de se laver. Un bain tous les six mois suffisait amplement, voilà une chose qui ne l'importunerait plus avant un moment.
Cela dit, même en faisant peau neuve, le bébé tigre reconnaissait toujours son odeur. Cependant, la bête, prudente, lui mordit le mollet pour voir si il s'agissait bien de sa mère de substitution. Le violent coup de pied qu'il reçut en guise de réponse lui en donna la confirmation.
Le cafard s'équipa et s'apprêtait enfin à récolter les plantes tant convoitées pour construire ses munitions de mort. Afin d'essayer de faire comprendre, en vain, à Grite pourquoi ils allaient passer la journée dehors, il lui tendit la feuille où était inscrite la recette.

- On va chercher toutes ces foutues plantes, mémorise les ! Quand t'en verras une tu miaule ! Pis si tu vois un indice pour un trésor, pareil !

Surestimant grandement la capacité de compréhension de l'animal, celui ci se mit à mordre la feuille tendue.

- Bouffe pas ça tête de couille !

Paniquant, Joe lui mit instantanément les doigts dans les yeux pour qu'il lâche prise. Le bestiau recula vivement et alla se cogner dans un mur et gémir. À l'avenir, il tacherait de ce méfier de ce qu'on lui tendait. Le forban repassa sa feuille de la main, seuls deux petits trous étaient à déplorer dans le papelard, rien de dommageable.
Il donna un autre coup de pied dans le flan de l'animal pour être certain que sa contrariété soit bien comprise, puis il parti dehors à la recherche de ses plantes. Le bébé tigre dans un premier temps réticent à l'idée de le suivre après ce qu'il lui avait fait subir, finit par céder. Trop petit encore, il n'était pas prêt à vivre seul, et suivit le cafard qui lui apprenait la vie.
Jusque là, ce dernier lui avait donné goût à la chair humaine et avait passé son temps à le tabasser. Une fois grandie, la bête serait surement détestée du grand nombre.

- Bon par où commencer ?

Si il avait effectivement repéré les plantes sur sa liste, le forban ne savait pas exactement où chercher. C'était une chasse à l'aveuglette qui s'annonçait, cela prendrait du temps, et ça tombait bien. Il restait vingt quatre jours à tuer pour Joe avant que son Log Pose ne soit rechargé.
S'assurant que ses armes soient prêtes à l'emploi en cas de rencontre indésirable, le bébé tigre et lui s'enfoncèrent dans les méandres de la jungle touffue.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:25, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:35

- Ah putaaaaaain ! Ça piiiiique !

Cela faisait une semaine qu'il était parti récolter ses ingrédients. Jusque là, les recherches n'avaient pas été très fructueuses. Il fallait croire que se balader à l'aveuglette sur l'île n'était pas bien pratique quand on voulait des résultats. Mais que faire à part ça ? Les seules personnes susceptibles de lui donner un coup de main étaient les indigènes, mais ceux-ci l'avaient quelque peu pris en grippe.

Encore hier, il en avait tué un qui n'avait pas vu le coup venir. Lui qui s'était imaginé faire une petite récolte de fleurs dans un contexte champêtre et bucolique, il avait vite déchanté. Tous les habitants de l'île semblaient être à sa recherche, et semer des cadavres comme il le faisait ne pouvait que les amener qu'à persévérer dans leurs efforts.
En une semaine, quatre malheureux avaient succombé à ses balles. Mais si ce n'était que ça. Le biologiste farfelu d'Union John qui avait confectionné la liste d'ingrédient avait oublié de préciser que certaines espèces de plantes étaient vénéneuses, voire toxique. C'était pourtant à prévoir. On ne construisait pas des balles explosives avec des pâquerettes.

En tentant de récolter une variété de fleur rouges tachetées orange, le cafard avait ressentit des sensations de brûlures dans ses doigts toute la journée durant. Et ça, ce n'était que pour la plus inoffensive. D'autres avaient un mécanisme de défense qui faisaient émerger des épines piquantes de leur tige quand un prédateur, ou un cueilleur s'approchait, mais ce n'était rien comparées à celles d'où émanait un gaz irritant.
Deux jours à se gratter partout, tel fut le tarif pour récolter cette foutue plante.

La peau rougie, les yeux gonflés, ne pouvant plus respirer par le nez, ce fut une semaine assez fatigante. A côté de ça, la torture que subissait Merry Fredcurry et ses hommes toujours emprisonnés, était une partie de plaisir.

- J'emmerde dame nature...

Ses bains étaient quotidiens. L'eau l'aidait à supporter la douleur sur toute sa peau. Le forban eut volontiers foutu le feu à l'île entière pour préserver le monde de ces abominations de la nature que constituaient les plantes qu'il récoltait, mais cela n'aurait fait que rendre sa récolte plus compliquée.

- Le capitaine Buggy avait bien du mérite à récolter toutes ces merdes.

La vérité était que jamais de sa vie Buggy n'avait récolté quoi que ce soit. Plus intelligent, il s'était contenté d'acheter les produits, cela lui avait évité bien des désagréments. Joe n'avait ni les réseaux ni les compétences en chimie pour opérer sans les indications présentes sur sa feuille, il allait donc devoir poursuivre son calvaire. Grinçant des dents, il craignait de ne pas être capable de suivre la recette une fois qu'il aurait les ingrédients. Si tel venait à être le cas, sa rage serait plus explosive que les Muggy Balls qu'il comptait concevoir.

- Mia !

L'aspergeant de l'eau de la baignoire, Joe répondit machinalement sans même adresser un regard à la bête :

- Casse toi.

Devant l'insistance de l'animal, le forban, ayant trop mal pour sortir de son bain et tabasser le petit tigre daigna regarder en sa direction. Dans la gueule du bestiau, un animal s'apparentant à un furet. Déjà, il commençait à chasser tout seul. A force d'être exposé à la mort et aux massacres, tuer fut profondément ancré dans sa nature.

- Que veux-tu que ça me fasse, je bouffe pas de furet !

Monsieur Biutag mangeait de la chair humaine mais pas du furet, il avait ses limites. Grite continuait à pousser ses petits cris, ils ressemblaient moins à des miaulement, et un peu plus à des grognements timides.
Revenant à la charge avec cette fois des branches qu'il avait été cherché dehors, l'animal les posa à même le sol et déplaça le cadavre de sa proie par dessus. Stupéfait, Joe s'exclama :

- Petit enculé.....

Cette fois, n'était pas un compliment.

- Me dis pas que tu veux que je cuise tes aliments pour les manger ?

Habitué à la viande chauffée, Grite commençait à avoir des goûts de luxe, cela nuisait dangereusement à son indépendance alimentaire. Un prédateur qui ne savait pas manger par lui même était condamné à l'assistanat toute sa vie.

- Là je prends mon bain, on bouffera plus tard.

Oui, il avait dit "on". Finalement du furet au dîner, ça ne l'ennuyait pas plus que ça. Mais la boule de poil, qui avait légèrement grandit, ne l'entendait pas de cette oreille, et se décida à grimper sur Joe pour le harceler jusqu'à ce que ça soit cuit. Ce que la bête n'avait pas prévu, c'est qu'il détestait le contact avec l'eau. Plongeant dans la baignoire, il s'agita dans tous les sens en paniquant, griffant le forban qui ne savait pas ce qui était en train de lui arriver.

- Chiasserie de bestiau à la con !

Au prix de quelques griffures dans le bras, Joe parvint à attraper Grite par la peau du cou et, de toutes ses forces, l'éclata contre le mur où il s'étala avant de galoper dans la cuisine, terrifié. A tous les symptômes de sa chasse aux plantes, il pouvait à présent ajouter au palmarès de ses blessures des griffures sur le torse et les bras.
Depuis qu'il s'était acoquiné avec le petit tigre, jamais une araignée dangereuse ne s'était à nouveau approché de lui. L'animal, qu'il avait gardé vivant pour le protéger de ce genre de désagréments lui était inutile. Et pourtant, il renonçait toujours à le tuer.
Joe s'était habitué à lui. Il s'y était habitué comme un cancéreux était accoutumé à supporter ses tumeurs, mais il s'y était habitué.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:31, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:40

Au cours de la deuxième semaine de récolte, les ennuis allèrent decrescendo. Excepté les indigènes qui se faisaient un peu plus pressants, onze d'entre eux étant tombé sur le forban, l'un d'eux ayant failli l'embrocher avec une lance.
Le fait qu'ils se concentrent davantage dans cette zone indiquait qu'ils commençaient à comprendre dans quels environs zonait le cafard. Celui-ci le savait, il devrait bientôt renoncer à son mode de vie sédentaire.

La plupart des dégâts engendrés par les plantes s'étaient estompés, et enfin, Joe avait eu la présence d'esprit de mettre des chiffons sur ses mains pour se saisir des plantes vénéneuses. Comme quoi il ne suffisait pas de grand chose, juste d'un peu de présence d'esprit, et il lui avait fallu plus d'une semaine pour en avoir.
A vue de nez, il avait amassé plus des deux tiers des ingrédients. Plus que cinq plantes et champignons à récolter, et c'en serait fini de ce supplice. Il pourrait alors dire bonjour aux explosions à la sauce Buggy le Clown. Il lui tardait.

- En voilà, des.... Machinus Chosus là...

On lui avait donné le nom scientifique de chaque plante, mais il aurait été incapable d'en nommer une seule. Se déplaçant jusqu'au petit parterre où poussaient les fleurs, quelle ne fut pas sa surprise quand, sortit des buissons voisins, un petit phacochère surgit et d'un coup de mâchoire, dévora les plantes. Il fallait croire que celles-ci n'étaient pas vénéneuses, ce qui expliquait pourquoi il avait eu tant de mal à en trouver.

- Je vais te vider goret !

La bête n'avait pas vu le forban qui s'était fait rafler sa mise si près du but. Quand elle l'entendit cracher son fiel, elle décampa aussitôt. Ne faisant que la taille d'un marcassin, le bestiau n'était encore pas trop rapide, aussi, le forban suivi de Grite pu courser la bête sans être semé. Avec le mal qu'il s'était donné, le cafard ne laisserait pas ces malheureuses fleurs se faire digérer. Ce soir, il rentrerai avec un nouvel ingrédient, et de la viande de porc sauvage, il en faisait le serment.

- Grite ! Attrape le !

Pourtant plus rapide que lui, son camarade tigré suivait plus Joe par réflexe qu'il ne poursuivait le phacochère, son instinct de prédation n'était  vraisemblablement pas très développé. Comment aurait-il pu l'être ? Celui qui lui apprenait à "chasser" avait la fâcheuse tendance d'attaquer de dos ou en utilisant des moyens sournois, jamais de face. La plupart des courses poursuites auquel il avait participé, il avait été la proie. Difficile dans ces conditions d'être un traqueur impitoyable.

Leur futur dîner se dirigeait en direction de la rivière, il allait être pris au piège, forcé de tourner. C'est à cet instant que Joe lui sauterait dessus. Mais la nature savait être impitoyable.
Surgissant du cours d'eau sans crier gare, un immense crocodile se saisit du petit phacochère, l'ingérant entier dans sa gueule, finissant par l'avaler après avoir donné de grands coups de mâchoire.
S'écrasant le visage de sa main droite, Joe n'en revenait pas. Il devrait trouver d'autres fleurs, peu importe si cela lui prendrait du temps.

- J'ai dis que j'allais ouvrir le bide de ce foutu sanglier, je me tiendrai à ma promesse.

Le dire était une chose, le faire en était une autre. Ce n'était plus un petit cochon inoffensif qu'il fallait chasser, mais un immense reptile de quatre mètres de longs, dépassant de très loin le quintal. Repu, le sujet de la rancoeur du forban flottait à présent paisiblement dans la rivière. Paisible comme jamais, Joe crut qu'il le provoquait.

- Récapitulons, ce soir je ramène mes fleurs, je mange du sanglier, et JE ME FAIS UN PUTAIN DE PORTE-FEUILLE.

Vaste programme. Sortant son mousquet à canon triple, il savait que si il venait à tuer le crocodile, le sortir de l'eau s'avérerait impossible. Le poids était trop conséquent, et Dieu seul savait quelles autres bestioles étaient tapies en ces eaux troubles.
Qu'à cela ne tienne, le forban fit demi tour. Est-ce qu'il s'engageait à devenir raisonnable et renonçait à ses fleurs ? Que nenni, il revînt de la forêt, plusieurs gros cailloux en mains. Joe Biutag était plus ou moins la norme mère en matière de connerie. Provoquer un gigantesque crocodile en lui lançant des cailloux se terminerai surement très bien pour lui.

- Dans ta gueule sac à main !

Très peu doué quand il s'agissait de tirer à la main, il manqua l'animal à plus de cinq reprises avant de pouvoir enfin le toucher. Assez mécontent, l'animal nagea un peu plus rapidement en direction du rivage où se trouvait le pirate sournois. Mais il ne fut pas seul. Quatre reptiles tout aussi gros émergèrent. Les cailloux que Joe avait lancé ne leur avaient pas plu à eux non plus.

- Oh... Hé ! Attendez ! J'ai que trois balles moi !

Claquant chacun leur immense mâchoire, comme se préparant au festin, les crocodiles semblaient n'en avoir cure. C'est qu'ils étaient bien plus rapide sur la terre ferme que le cafard n'aurait voulu le croire. Par prudence, il avait dû partir quelque peu en retraite. Grite l'avait bien évidemment devancé. Il apprenait vite auprès d'un instructeur aussi minable.
Après avoir pris suffisamment de recul, seuls quatre des cinq spécimens l'avaient suivi.

- Et de un !

Les infâmes bestioles avaient beau avoir le cuir solide, une balle dans le crâne avait raison d'eux et de leur minuscule cerveau reptilien.

- Et de deux !

Joe ne s'était pas encore inquiété du fait qu'il n'avait que trois balles, et qu'ils étaient effectivement quatre à s'approcher. Ayant une fâcheuse tendance à tout repousser au lendemain, il s'en soucierait plus tard.

- Et de trois !

Déjà était venu le moment de s'en soucier. Mais il était trop tard, le mastodonte véloce s'approchait toujours en claquant de la mâchoire. Le forban eut un mouvement de recul et se retrouva dos collé à un arbre. Un petit grognement se fit entendre. Levant la tête, Grite avait déjà escaladé le tronc pour se retrouver perché sur une branche.
De justesse, Joe réussit à le rejoindre. La mâchoire n'avait pas claqué loin de sa jambe.

- Tu fais moins le malin connard de dinosaure hein ?!

Frustrée, la bête s'apprêtait à rebrousser chemin quand la branche sur laquelle était assis le cafard se brisa. On pouvait le dire, il tombait de haut, aussi bien au sens propre que figuré. Bien évidemment, le petit tigre retomba sur ses pattes et bondit aussitôt pour s'enfuir vers d'autres horizons laissant son camarade derrière. Décidément, il avait appris à bonne école.
La gueule de l'animal s'ouvrit devant le forban terrifié qui était tombé sur le cul. Là encore, aussi bien au sens propre que figuré.
Cependant, avant que la branche ne cède, il avait eu le temps de charger l'un des trois canons de son arme. Bouche grand ouverte, le reptile exposa sa gorge. La balle lui perfora la cervelle depuis l'intérieur de la boîte crânienne. Hors de danger, le tigre revînt et escalada la carcasse de l'animal, comme si il avait été celui qui l'avait abattu.
S'enfuir et revenir s'accaparer la victoire d'un autre. Oui, vraiment, Joe n'avait que trop déteint sur la bête.

- C'est bien beau tout ça, mais j'ai pas le crocodile que je voulais !

Rechargeant son arme, le pirate quelque peu agacé retourna à la rivière. Étant donné le fait qu'il venait probablement de tuer tous les crocodiles des environs, il se hasarda à jeter à nouveau un caillou sur l'immense bête à la longue mâchoire qui fit encore une fois machine arrière.

- C'est ça.... Vient voir papa.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:38, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:42

Tellement obsédé par ce crocodile, Joe en avait presque oublié pourquoi il cherchait à le tuer avec tant d'ardeur. Après ces sueurs froides, c'en était presque devenu une affaire personnelle. Comme glissant sur la surface de l'eau, l'animal approchait indéniablement.
Respirant fort par ses narines, le forban appréhendait le moment où le crocodile serait sur la terre ferme pour enfin le buter comme il se devait.

Le moment était proche quand, sans crier gare non plus, le crocodile fut entraîné sous l'eau. Surpris par ce retournement de situation, le cafard cligna des yeux, enleva sa casquette et se passa la main dans les cheveux. Vraiment, il ne comprenait pas ce qui venait d'arriver.
Des bulles remontaient à la surface, quelque chose se passait sous l'eau. Joe n'en eut vent que lorsque le crocodile remonta enfin à la surface. Hélas, il n'était pas seul. Autour de lui était noué un immense anaconda aux écailles noires.

Se mordant la lèvre pour ne pas hurler à la mort, le pirate se contenta de jeter sa casquette à terre et d'étouffer un cri. Reprenant peu à peu sa respiration, il regarda à nouveau le serpent qui engloutissait sa proie avec une lenteur extrême.

- Mère nature. Tu n'es qu'une grosse pute.

C'était dit avec tout le calme et la zénitude du monde. Que pouvait-il faire à présent ? Rentrer. Mais non. Il y tenait vraiment à ses fleurs. C'était un obstiné, quand il avait une idée en tête, difficile de lui faire changer d'avis, même lorsque la situation commençait à sentir le sapin.
Mais, ne pouvant tuer le serpent tant que celui-ci ne serait pas sur la terre ferme pour l'ouvrir, Joe dut attendre qu'il ait fini de se remplir la panse.

Quelques gouttes de pluies se mirent à perler, la nuit commençait à tomber. Bientôt, le serpent aurait terminé son repas. Ces animaux ne mangeaient qu'une fois par mois, et quand ils se mettaient à table, ils prenaient leur temps pour engouffrer leur repas.
Repu, l'anaconda n'eut pas besoin qu'on lui jette un caillou pour aller sur la terre ferme, il fallait croire que l'animal n'avait pas calculé une seule seconde la présence du forban qui patientait assis en tirant la gueule.

PAN

Un coup de feu fut tiré, perçant le crâne du serpent sur le coup. Tout ça pour ça.
En partant à la chasse, Joe avait emporté avec lui une machette qui appartenait aux anciens propriétaires de sa "Villa".
Dur travail en perspective.

Éventrer le serpent ne fut pas une mince affaire, la bête avait la peau dure. Mais son cousin reptile n'avait rien à lui envier. En effet, de son jeu de poupée russes, la peau du crocodile fut de loin la plus difficile à percer. Joe dut frapper comme un sauvage pour ne faire qu'une modeste incision.
Une fois la panse grande ouverte à son tour, il fallait dépecer le phacochère.
Pour ce faire, le pirate devait enfoncer profondément son bras pour atteindre les tripes de la bête, elle même piégées dans un crocodile, lui même gobé par un anaconda.
Farfouillant à l'aveugle dans l'estomac du goret, des larmes de joies manquèrent de couler sur les joues du forban. Enfin, il en sortit les fleurs. Ses mains étaient engluées de bave, d'hémoglobine et de divers sucs, mais il les avait. Ce calvaire avait payé, même si il avait passé presque une nuit entière à dépecer à la machette les trois animaux.

Rangeant les fleurs avec les autres variétés qu'il avait récolté, d'un revers de la main, il essuya la sueur sur son front, traçant une longue traînée de sang, ses mains en étant recouvertes. Exténué il allait pouvoir rentrer se coucher pour un repos bien mérité.
Empruntant le chemin qu'il avait pris en venant ici, le forban s'arrêta net, tétanisé par ce qu'il venait d'apercevoir. Grite, qui l'accompagnait, leva sa tête en direction du pirate, se demandant ce qui lui arrivait, observant son regard fixe.

Fixe, c'était le mot. Fixé plutôt, en une direction bien précise.

- Chère mère nature.... JE T'EMMEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!

Un cri du coeur pour sûr. Mais pourquoi tant de haine ? Devant lui, à quelques mètres de là où il avait passé une nuit à se fatiguer et à se salir pour dépecer les bestiaux, les exactes mêmes fleurs que celles qu'il convoitait poussaient en abondance. Obsédé comme il avait été par ses proies, il n'y avait pas fait attention une seule seconde.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:42, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:44

Des fleurs garnissant ses poches, le forban traîna des pieds tout le chemin du retour jusqu'à la "Villa Biutag". Par moments, Grite se mettait dans ses jambes manquant de le faire trébucher. Ce genre de provocation fortuite aurait été le prétexte parfait pour que le cafard s'acharne à coups de pieds sur la pauvre bête. Mais il n'avait plus le coeur à ça.
Tout ce qu'il voulait à présent, c'était dormir, et se laver ses mains des divers fluides dans lesquels il les avait trempées. Cerné, bouche entrouverte, recouvert de sang, un sauvage l'aurait croisé qu'il aurait probablement préféré faire demi tour. Joe ne tirait vraiment pas sa gueule des bons jours. Mais au moins il avait ses fleurs. C'était guerre sa seule satisfaction de la journée, mais il lui en restait quatre à ramasser sur la trentaine d'espèces végétales de la liste.

Quand le soleil se lèverait, cela ferait vingt jours qu'il serait arrivé sur cette île. Jusque là, jamais il n'était resté aussi longtemps au même endroit sur Grand Line, et pourtant, il n'était pas prêt de partir. Encore dix jours au compteur avant que le Log Pose ne se recharge. Mais il fallait surtout trouver des camarades pour l'accompagner sur la route de tous les périls.
Le souci du bateau ne se posait pas. Au Sud-Est, des quais à l'abandon avec plusieurs embarcations elles aussi sans propriétaires n'attendaient à qu'à être volées. Mais si il voulait monter à bord d'au moins une pour naviguer de manière viable sur Grand Line, il aurait besoin de l'aide de Fredcurry et ses hommes. Rien que l'idée de devoir les aider à s'évader l'épuisait davantage.

Mais enfin il apercevait sa demeure, il s'arrêta net à une dizaine de mètres devant. Fermant calmement les yeux, il prit une grande bouffée d'inspiration. La porte était fermée. Quoi de plus normal ? Malheureusement, Joe ne la fermait jamais en sortant, ce n'était pas le voisinage qui l'inquiétait. Perdu au Sud de la jungle, personne n'oserait rentrer chez lui.
Et pourtant, quelqu'un avait fermé la porte, et ça ne pouvait pas être un animal puisqu'il fallait utiliser la poignée de porte pour ce faire. Saisissant le petit tigre par la peau du cou avant que ce dernier ne fonce dans la maison, le cafard avait entendu murmurer.

- Pssssss... il entre... Pssss pssss la peau !

Même si après si peu de sommeil, le forban manquait de perspicacité, il se doutait bien que le siffleur avait fredonné "Dès qu'il entre on lui fait la peau". Des autochtones partis sur ses traces s'étaient embusqués dans son pied à terre. Cela devait arriver tôt au tard. Le cafard eut préféré que ça soit tard.
Le plus tranquillement du monde, dans un énième soupire, il sortit son mini canon portatif et le braqua sur son ancienne demeure. Il ne dormirait pas dans un bon lit ce soir.
L'explosion suffit à détruire la structure de la bâtisse qui s'écroula lourdement sur les hurlements de douleur des deux ou trois malheureux qui s'y étaient planqués.

- Et maintenant, où je vais bien pouvoir dormir ?

N'ayant pas à coeur à récolter des citrons et des châtaignes pour faire fuir les araignées de la crypte et s'y reposer, Joe fit au plus pressé. S'assurant dans un premier temps que ceux qui s'étaient invité chez lui soient mort, il trouva l'un d'eux avec un souffle de vie.
Le tronc d'arbre qui soutenait le plafond ne lui avait pas fracassé la tête comme pour les deux autres, mais s'était abattu sur son dos. Étant donné le bruit de sa respiration, une de ses côtes avait probablement perforé un poumon, c'en était bientôt fini de lui. D'un regard suppliant, l'indigène observa le cafard. Ce dernier s'approcha. Mais plutôt que de lui délivrer la sentence finale pour qu'il puisse accéder au repos éternel, il se servit de la machette sanglante pour lui trancher les mains et s'assurer qu'il ne puisse plus rien contre lui.
Trop faible pour hurler, le pauvre bougre ne put que gémir et pleurer. Joe s'assied à ses côtés, l'observant d'un visage de marbre. Il eut volontiers rit d'une telle situation, mais il était si fatigué. Assis en tailleur, observant l'agonie de ce pauvre homme qui ne faisait que protéger sa tribu, Joe se demandait si l'hémorragie de ses mains le tuerait avait ou après que le poumon ne soit remplit de sang dans lequel il se noierait.
Quelques minutes de supplice s'écoulèrent avant que l'autochtone ne se mette à tousser, il s'étouffait dans son sang, la peau de son visage virait du blanc au bleu puis il cessa de gesticuler.

Un vague sourire aux lèvres, lui donnant presque un air de candeur et de sérénité, le cafard pouvait, après ce terrible spectacle, se reposer tranquillement à même les débris qu'il avait engendré. Rien ne le requinquait davantage que l'agonie de ses ennemis.
Les décombres n'étaient pas bien confortables, mais après avoir passé presque une nuit entière à éventrer trois foutus animaux pour quelques fleurs, il s'endormit presque immédiatement.


Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 31 Mar 2016 - 20:46, édité 1 fois
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Jeu 31 Mar 2016 - 7:51

- ♪ C'est une belle journée quiiiiiii cooooooooommeeeeeeeeeeeeeeeeeence ! ♫

Sept jours depuis que sa maison n'était plus. Le forban avait depuis reprit du poil de la bête. Dans la besace qu'il avait volé aux époux chasseurs, le cafard venait d'y ajouter le dernier ingrédient de la liste. Des champignons mangeurs d'insectes. Ces abominations avaient bien évidemment de petites dents, Joe s'y esquinta les doigts à plusieurs reprises avant de les arracher à la terre.

- Fini... C'est fini !

Non ce n'était pas fini. Maintenant, il allait devoir "cuisiner" le tout. Pour cela, il lui fallait les ustensiles nécessaires. Un récipient dans lequel entreposer les ingrédients, et de quoi moudre pour extraire l'essence des plantes qu'il avait récolté. Tout cela il n'y avait pas pensé. En quittant sa "Villa Biutag", il n'avait pas pensé à emporter des ustensiles de cuisine avec lui.
Tout ce qu'il avait pris, c'était un hamac dont il se servait le soir pour dormir à un endroit différent chaque nuit. Sa vie de nomade l'avait éloigné de sa demeure, mais lui avait surtout permis de ne plus croiser d'indigènes sur son chemin depuis un moment. Depuis le temps, ils avaient surement commencé à abandonner les recherches. Après tout, Joe ne s'en prenait qu'à ceux qui l'approchaient, tout du moins pour le moment.

- Un putain de bol, un putain de bol.... Grite ! Trouve moi un arbre à bol !

La bestiole se contenta de rouler sur le dos, ronronner un instant, puis dormir. C'était à peu près tout ce que le petit tigre faisait de ses journées si ce n'est s'empiffrer de viande cuite et subir les coups de pieds de Joe pour avancer.
S'adonner à l'artisanat pour fabriquer lui même son propre bol était trop lui en demander. Feignant mais ingénieux, il se contenta de creuser à mains nues un trou dans le sol dont les parois furent recouvertes d'écorces.

- Si ça c'est pas de l'art.

Non, ce n'était pas de l'art, c'était un trou avec des écorces dedans. Mais ça ferait l'affaire. Y entreposant les diverses plantes, il suivit les indications de la feuille. Pas de dessins cette fois. Il fallait écraser les plantes pour en extraire les produits nécessaires à la confection de la Muggy Ball. Joe se servit du manche de la machette. C'était d'ailleurs la seule partie qui lui restait de l'outil. En chemin, au cours de la semaine, il n'avait croisé qu'un sauvage. Lui ayant planté un coup de machette, par surprise évidemment, la lame était restée bloquée dans le crâne après qu'il eut essayé de l'en extraire.

A présent, le cafard était à genou devant un trou à piler des fleurs et des champignons. C'était la deuxième fois qu'il s'adonnait à la cuisine de sa vie. La dernière fois à bord de l'équipage de Sliman J Jack, l'expérience fut pour le moins désastreuse. Passant son temps à repousser l'animal tigré qui approchait son museau croyant qu'il s'agissait de nourriture, Joe mit une bonne heure à moudre.
Le résultat fut assez peu concluant. Tout ce qu'il avait obtenu, c'était une pâte rouge. D'après les instructions, il s'agissait du résultat escompté. Mais il voyait mal comment se servir de cela comme projectile.

À Union John, le biologiste n'avait pas jugé nécessaire de lui préciser qu'il devrait lui même rouler la mixture de sorte à ce qu'il obtienne une balle.

- Merde cette saloperie est en train de sécher !

Ce n'est que dans l'urgence que le cafard pouvait réfléchir. S'empressant de rouler des morceaux de pâte entre ses mains, il ne put faire que quatre Muggy Balls. Il s'était donné tant de mal pour quatre malheureux projectiles. Lui qui s'imaginait obtenir le décuple fut pas mal déçu.
En séchant, ses balles artisanales, parfaitement rondes, avaient un aspect lissé, poli, réfléchissant même la lumière.
Se remémorant les dessins des Muggy Balls dans la biographie de Buggy, c'était effectivement à cela que ça devait ressembler. Si le forban en avait obtenu une quarantaine, il en aurait volontiers testé une pour voir les dommages occasionnés, mais avec si peu de munitions, il préférait les préserver.

- C'est lui Bouba.... C'est lui qui m'a mis dans cet état.

D'un vif mouvement de la tête, le cafard observa ce qui venait d'arriver à lui à pas de loup. Bouba Ho Tep, le plus grand guerrier de la tribu forestière se tenait debout devant Joe. Sur son dos, Xatreis, que Joe avait vaincu il y a trois semaines de ça. Le bougre n'avait pas l'air en forme, il avait  maigri, et son teint était pâle, mais il était vivant.

En explorant la crypte, Bouba avait retrouvé son ami dans un sale état et l'avait sauvé. Ce dernier, plutôt que de supplier pour des soins pourtant cruciaux, avait exigé de Bouba qu'il parte immédiatement à la poursuite du cafard, de peur que celui-ci ne détruise leur tribu.

- Méfie toi de son canon à main, c'était avec ça et son projectile bizarre qu'il m'a eu. Tu vas mourir ici Joe Biutag ! Jamais tu ne feras de mal à notre village !

- Mais j'en ai rien à foutre de ton village de merde ! Lâchez moi les bottes bordel !

Jamais de sa vie il n'avait été aussi sincère. Mais maintenant qu'ils l'avaient harcelé ainsi, le dit village finirait par subir son courroux.
Sortant son mini canon portatif de la parka, Joe, sourire arrogant en coin comptait réitérer la même tactique que lors de son combat face à Xatreis. Encaisser avec un Impact Dial le coup de son adversaire qui avait l'air bien plus puissant que la moyenne, charger le canon de son arme avec le Dial chargé, puis tirer pour mieux parader une fois la victoire obtenue.

- Bon bah on est part.....

Pas le temps de finir sa phrase, ni même de lever le moindre avant bras pour enregistrer le coup dans un Impact Dial. Genou en avant, après avoir posé Xatreis au sol, Bouba avait bondi comme un fauve, percutant de plein fouet l'abdomen du forban qui, le souffle coupé, fut projeté à une vingtaine de mètres avant de s'écraser dos contre un arbre.
Surpris par ce coup puissant, le cafard en avait lâché son arme qui était trop loin de lui. Son regard se troublait, l'issue du combat avait déjà été décidée semble t-il.

- Zaza, je croyais que tu m'avais dit qu'il s'agissait du pirate le plus fort de Grand Line...

Interrogeant son ami, ce dernier, assis sur le sol était estomaqué. Il n'avait pu porter le moindre coup au forban lors de sa confrontation avec lui dans la crypte, et pourtant, d'un simple coup, Bouba avait mis fin aux hostilités.

- Inutile de le tuer, on va le juger et le condamner avec ses camarades.

Se retournant vers là où il avait laissé sa proie, celle-ci avait rampé à même le sol pour se cacher derrière l'arbre contre lequel il s'était écrasé, cherchant à reprendre son souffle. Décision vaine, ce n'était pas ça qui allait l'empêcher de se faire capturer par le sauvage en colère.
Grite vînt jusqu'à lui, poussant quelques petits cris après Joe, s'inquiétant de l'état dans lequel il était. Sans y prêter attention , le cafard sortit son mousquet à triple canon. Une balle lambda n'aurait même pas pénétré la peau de l'indigène.

- Il.... peuf, il...  semblerait que je doive tester mon... peuf, mon invention plus tôt que prévue.

Extrayant une balle de son arme, il remplaça le projectile du premier canon de tir avec une Muggy Ball tout juste confectionnée. Se penchant pour voir Bouba qui venait à lui, sans s'inquiéter d'un ennemi si faible. Joe, lui, braqua bras tremblant en haletant, son mousquet à triple canon vers le plus puissant sauvage de l'île.

- Un mousquet ? Décidément, tu n'as vraiment rien dans le ventre.

Ne s'inquiétant pas d'une modeste arme à feu, Bouba avait bien l'intention de prendre le tir de plein fouet. Arrêtant la balle avec ses simples abdominaux, une telle démonstration de résistante pensait-il, suffirait à entamer méchamment le moral du forban qui ne chercherait plus à combattre.

- Hommage clownesque !

Sans comprendre pourquoi, Joe avait poussé un tel cri, Bouba s'arrêta pour bloquer la balle de ses simples muscles. Une chose le frappa néanmoins.

- Une balle rouge ?

L'explosion fut bien plus violente que Joe ne l'aurait imaginé, le souffle l'avait fait tomber à la renverse. Lorsqu'enfin la fumée se dissipa, il jubilait à l'avance en s'attendant à trouver un cadavre, ou mieux encore, les restes calcinés de Bouba.
Mais ce dernier était debout, bien droit, le ventre brûlé et endommagé, mais debout. Son visage était austère, n'avait-il ressentit aucune douleur ?
Fier et imperturbable, il se mit à baver un épais filet de sang, puis s'écroula sur le ventre. Se serait-il défendu contre la balle qu'il n'aurait pas subi les mêmes dégâts. C'est son assurance qui avait été la cause de sa défaite. On sous estimait Joe Biutag à ses risques et périls.

- Zaza c'est ça ?

Encore trop faible pour se lever, Joe pointa son arme en direction du camarade du guerrier tombé au combat.

- Y'en a plein d'autres d'où ça vient hin hin ! Ouch...

Rigoler lui faisait mal aux côtes. Ce simple coup de Bouba l'avait quelque peu esquinté. Ne restait sur le terrain que deux estropiés, dont l'un, armé, et plutôt remonté par le genou qu'il avait prit dans le bide.

- On va aller chez toi, faut que je .... *tousse*... Que je parle à tes parents de ta mauvaise éducation.

Armé et remonté, il était venu le temps pour le cafard de libérer Merry et ses hommes au village. Cette décision était prématurée puisqu'il lui restait trois jours avant que le Log Pose ne soit rechargé. Mais cette nouvelle agression avait eu le don de le foutre en rogne pour de bon.


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