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Bienvenue chez les scouts [solo]

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Rafaelo
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Goa

Feuille de personnage
Dorikis: 9313
Popularité: - 1025
Intégrité: - 980

Mar 18 Juil 2017 - 19:33


 
Voilà des années qu’il n’avait pas mis les pieds ici. Depuis les évènements sordides de Grand Line ou Goa. Il avait joint la flotte d’Aeden jusqu’à Luvneel et profité de soins nécessaires. Puis, il avait cheminé jusqu’à Shell Town pour une mission bien particulière. Il posa pied dans une crique dissimulée, bien connue des services révolutionnaires. Quelques fraternisants vinrent l’accueillir. Serrer des mains, le voir. C’était son lot, après tout. Le lot des Atouts, et autres leaders de la révolution. Ses faits d’armes étaient connus de tous, et il devrait composer avec. L’assassin, jadis de l’ombre, compris toute la mesure des angoisses sociales d’Ombre. Il lisait l’espoir dans leurs yeux, alors qu’il n’avait jamais apporté que la mort à ses ennemis.
 
« C’est un honneur de te rencontrer, Rafaelo. »
 
C’était un homme d’âge moyen, au visage marqué par le temps et les coups. Un nez cassé, quelques dents en moins. Mais de la ferveur au fond de ses yeux auburn. Si ce n’était pas un peu de fièvre. Les révolutionnaires échangèrent la traditionnelle poignée de main.
 
« Nous ne sommes pas très nombreux dans le coin, mais c’est un plaisir de te recevoir. Il paraît que c’est toi qui attaqué le Léviathan sur Drum ? »
 
Au cœur du sujet, directement. Le chantier du Léviathan avait été un sujet épineux du temps de sa construction. Supervisé par Alheïri, il avait pris la mer voilà trois ans. Rafaelo l’avait infiltré et avait tenté de le couler, lors de l’attaque révolutionnaire sur Drum. Mais Salem l’en avait empêché … et l’avait incarcéré. Suite à quoi Ombre était venu, en personne, le libérer. C’était aussi sur le Léviathan qu’il avait appris la sédition d’Uther. Et qu’il avait retrouvé Céline, celle qui deviendrait la mère de ses enfants.
 
Quoi qu’il en fut, à Shell Town, l’économie avait flanché suite au départ de Salem et la fin des chantiers. Le niveau de vie avait drastiquement baissé et la marine ne faisait rien pour y contrevenir. Le lot des ouvriers. Il était difficile d’admettre pour Rafaelo que Salem avait fait du bon travail, autrefois, mais c’était la réalité.
 
« En effet, Alfonse. En effet. J’y ai aussi été capturé et torturé. » trancha l’assassin, droit dans l’œil de son camarade qui se sentit soudain bien bête.
 
Cesare lui aurait soufflé dans les bronches pour ce simple trait d’esprit. Mais Rafaelo n’était pas un type sympa, et ça commençait à se savoir. Il n’était pas doué dans le domaine des compliments et des jolis sourires. Il était doué dans le domaine de la peur et des meurtres. Même s’il tentait de changer. Même s’il voulait devenir une figure exemplaire de la révolution : on ne brillait que par ses actes.
 
« Mais … c’est un plaisir de rencontrer la cellule révolutionnaire de Shell Town. J’ai entendu dire que vous aviez bien administré les fonds pour la population. Du bon travail. » fit-il, récitant peu ou prou le rapport qu’il avait lu avant de poser pied à terre.
 
Cela sembla avoir l’effet escompté car le dénommé Alfonse sembla se rengorger. La suite ne fut qu’une démonstration en bonne et due forme des efforts révolutionnaires du coin, durant laquelle Rafaelo se fit l’effet d’un inspecteur. On lui montra les quartiers, on lui montra les troupes. Il adressa quelques mots sur leur aspect miteux puis s’en retourna aux quartiers, si on pouvait appeler cela ainsi, de leur chef. Une gnôle bien du coin les y attendait, mettant fin à la revue des troupes. C’était le lot quotidien de Rafaelo depuis sa montée en grade. Un autre cap dans sa vie, le menant sur les chemins des leaders révolutionnaires. Lui rappelant que cette dernière était constituée d’hommes et de femmes aux aspirations diverses, partageant tout de même une cause unique.
 
Mais en tant que meneur de l’Ourobouros, il avait une mission tout autre … et ces inspections cachaient un but bien précis. Détecter et neutraliser les éléments nocifs de la révolution. Infiltrés, criminels ou, tout simplement, ceux qui n’avaient rien à faire dans le mouvement. Ceux dont la cause était faillible et la vision du monde trop centrée sur eux-mêmes. Ainsi, sous le scellé du secret, ses mots avaient un poids bien plus important. Et, évidemment, cela nécessitait une étude approfondie des renforts révolutionnaires du monde entier. Cela inquiétait tout autant les cellules un peu tangentes. Celles qui ne cadraient pas vraiment avec les idéaux révolutionnaires de Freeman.
 
La porte se ferma derrière eux. Alfonse lui fit signe de s’asseoir en face de lui, leur servit à tous deux un verre de gnôle. Ils trinquèrent, burent. Ne tournèrent pas autour du pot.
 
« C’est un plaisir, de voir un frère aussi méritant de la révolution. Mais que me vaut réellement le plaisir de ta visite, Rafaelo ? Tu n’as jamais pris la peine de venir ici, lors de tes précédents passages. »
 

Cela sonnait comme un reproche, et c’en était peut-être un. La Confrérie avait été souvent en décalage par rapport au mouvement de Freeman. Ainsi, de nombreuses opérations s’étaient soldées sans leur participation. Et heureusement car les hommes d’Alfonse n’étaient pas de ceux qui se salissaient les mains. Des idéalistes. Fort heureusement, l’assassin ne faisait jamais rien au hasard. Ou très peu.
 
« Des marchandises à venir collecter pour mon usage personnel, j’ai des choses  à terminer sur les blues. Notamment ici. Un certain Ed, ou peut-être un Walter, a dû prendre contact avec vous la semaine dernière. Je me trompe ? »
 
« Heu … possible. »

 
Alfonse pensait pouvoir glaner des informations, apprendre des choses nouvelles sur la Révolution et les circonvolutions internes. Mais il n’était pas difficile de le cerner. Il aspirait à plus, s’enfermait dans le peu d’utilité de sa cellule. Ils étaient d’un bord plus pacifique, plus mesuré. De ceux qui posaient des tracts en ville. De ceux qui faisaient la dorure de la révolution. Ils se pensaient tous frères, tous égaux. Et il jugeait Rafaelo d’un bien mauvais œil. Qui pourrait le lui reprocher ?
 
« Hm. Oui, on a reçu un message, mais je ne sais pas ce qu’il voulait dire. » lui fit-il, avant d’aller chercher une cassette non verrouillée.
 
L’assassin sourit, ouvrit l’objet et s’empara d’un morceau de parchemin étrangement codé.
 
14.23.2.23.1.8.11., / 10.11.17.15 / 23.18.11.10.15 / 1.17 / 26.1.15 / 15.11.17.25.5.15., / 17.10.1 / 26.1.15.25.1.10.16.1 / 26.1 / 8.23 / 9.23.14.5.10.1 / 23 / 18.17 / 8.1 / 9.23.16.1.14.5.1.8 / 13.17.1 / 16.17 / 23.15 / 26.1.9.23.10.26.1 / 15.1 / 2.23.5.14.1 / 25.11.10.2.5.15.13.17.1.14 / 23.17 / 12.11.14.16.. / 12.23.15 / 26.'.5.10.13.17.5.1.16.17.26.1 / 12.11.17.14 / 10.11.17.15., / 9.23.5.15 / 16.17 / 2.1.14.23.5.15 / 9.5.1.17.20 / 26.'.23.8.8.1.14 / 26.5.14.1.25.16.1.9.1.10.16 / 18.11.5.14 / 23.17.20 / 4.23.10.3.23.14.15..
 
« C’est un code cassette. Attends un peu. » fit-il, goutant, amusé, l’humour du tenancier de la bonne branche.
 
C’était dans leurs habitudes de communiquer assez discrètement. Ce code était plutôt facile à craquer. Alphanumérique, décalage basique.  
 
« Et vous n’avez pas réussi à le craquer … »
constata Rafaelo, avec dépit.
 
Colleurs d’affiches …
 
« Bien. J’ai à faire ailleurs. Merci de ton accueil Alfonse. » trancha l’assassin, avant de se relever.
 
Et toi, as-tu réussi à craquer le code ?:
 
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Rafaelo
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Lun 24 Juil 2017 - 0:03

La Lune perçait péniblement les nuages. Ces hangars, l’assassin les connaissait. Des années auparavant, il avait déjà œuvré à coincer quelques salopards dans le coin. Aujourd’hui, ils n’étaient qu’une zone usée par le temps et les embruns. Quelques lanternes, portées par des soldats, donnaient à la place un aspect lugubre. Des rondes organisées, destinées à surveiller les stocks de la marine. L’endroit où les fournitures officielles … et saisies – pour ne pas dire officieuses – transitaient. Chasse gardée du gouvernement, zone de haute sécurité. Et on en passait. Le révolutionnaire revit comme un fantôme de sa personne, vêtu de blanc et bleu, caché parmi la plèbe. Jouant avec de faux papiers pour obtenir un passage. S’amusant de sourires et de charmes pour gagner du temps. Ouvrir des caisses saisies, trouver des preuves. Agir. Quant à aujourd’hui …

Un mince filet de fumée se glissa entre les imperfections du bois. Rafaelo reprit substance de l’autre côté, rajustant nonchalamment sa tunique noire. Il avança sans prendre la peine de se cacher, passant entre les allées sous forme de filaments grisâtres. Il sautait d’un point à un autre sans plus de bruit qu’un coup de vent. Il ferma les yeux, compta mentalement les voix qu’il percevait dans le hangar. D’un geste de la main, il étendit sa fumée. Les lanternes furent soufflées. Les voix se turent.

« Pfou … nous voilà tranquilles jusqu’à la prochaine garde. »

Asphyxiés par la fumée, les soldats ne se réveilleraient pas avant le matin. La fange intangible enroba alors les caisses une à une, sondant l’intérieur. Les clous se soulevèrent, le bois sauta. Rafaelo n’avait pas le temps de toutes les fouiller. Alors il ne fit pas dans la finesse. Une fois toutes les caisses ouvertes, il rompit sa concentration et rappela la fumée à lui. Il s’avança jusqu’à l’un des pauvres marines assommés et s’empara de sa lanterne. Il claqua le silex qu’il portait à sa ceinture et ralluma la mèche. Même avec ses dons, fouiller tout le stock pour trouver ce qu’il cherchait … allait prendre du temps.


Dernière édition par Rafaelo le Lun 24 Juil 2017 - 0:07, édité 1 fois
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Lun 24 Juil 2017 - 0:04

« Qu’est-ce que cela, Lieutenant Jeffords ? »

C’était un gars musclé comme un bœuf. Tous les pans de son uniforme menaçaient de céder sous la pression. Mais devant son supérieur, il bafouilla. S’excusa.

« Heu .. Pardon Capitaine. C’est juste que … »

« Aux faits, Lieutenant, aux faits. »

« Oui, Capitaine. Pardon, Capitaine. Le première classe Perralta m’a transmis un dossier qui a éveillé mon intérêt. Nous avons récemment fait une descente et trouvé dans la cale une grande cargaison de thé. »

« De thé ? »

« Oui, mais pas n’importe lequel, Capitaine. Du thé noir du Qijong de Kanokuni. »


Le Capitaine haussa un sourcil. Signe indéniable d’intérêt.

« Oui, Capitaine. Le tueur au sachet de thé est de retour. Le tea-bag killer … »
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Lun 24 Juil 2017 - 0:17

L’assassin fit jouer de sa fumée pour refermer la caisse, le bois flottant comme en apesanteur dans la pénombre, les clous vinrent se glisser dans leurs encoches. Comme s’il n’était jamais venu. Bien qu’il fut venu pour rien. La cargaison qu’il recherchait n’était pas là. Il avait perdu son temps, et détestait cela. Pourtant, ses contacts ne se trompaient que rarement. Alors si ce qu’il cherchait n’était pas là, c’était parce que les caisses avaient été emmenées ailleurs. Il serra les dents. Le temps pressait. Les soldats n’allaient pas tarder à reprendre leurs esprits. Le révolutionnaire prit soin d’éteindre sa lanterne et de la rendre à son propriétaire. Il se dématérialisa et gagna les hauteurs du bâtiment, attendant que les premières voix étonnées ne se fassent entendre. Il fut, comme souvent, satisfait de lui-même, lorsque les premiers gémissements se firent entendre. Il avait calculé son coup à la perfection, et il aimait quand les choses se déroulaient à la perfection. Ce qui était rarement le cas.

Il n’avait plus rien à faire ici. Il ne trouverait pas ce qu’il cherchait dans ce hangar, ni dans les trois autres qu’il avait déjà visité. Les choses avaient certes changées depuis la dernière fois, mais il retrouvait avec un certain dépit le même chemin. D’abord la fouille des hangars, ensuite le retour vers le poste central. Shell Town était une ville tranquille, avec très peu de débordements. Une ville où la moindre chose sortant de l’ordinaire suffisait à créer l’émoi. Enfin … pas mal de choses d’extraordinaires s’étaient déjà produites ici, c’est vrai. Mais récupérer une cargaison secrète n’aurait jamais dû présenter autant de difficulté.

Rafaelo reprit forme dans une ruelle à quelques dizaines de mètres de là. Aucune crainte de se faire voir avec un temps pareil. Le vent soufflait assez pour qu’on le confonde avec. Il redressa le col de sa tunique, fouilla dans ses poches et en tira un cigarillo – la marque des vrais révolutionnaires – et l’alluma à l’aide de son silex et de son amorce. Il souffla le mélange de caramel et de vanille.

« Et bien. Jo. Et Jo. »

Deux silhouettes sombres émergèrent de derrière la poubelle où ils étaient cachés. Des individus aux facies détestables, bardés de grimaces de gros durs.

« Hey, l’inconnu … tu sais à qui tu causes …. Oooooh … Salut patron, ça va ? »

« Poltrons, comme toujours, hein ? Dites-moi, Ed’ a perdu quelque chose qui m’appartenait, ça ne vous dirait rien, par hasard ? »

Les deux étranges assassins se regardèrent, nimbés de la fumée amère recrachée par Rafaelo. L’un des deux tiqua, puis soupira. C’était certes les affaires de Ed, mais lui comme eux étaient les gérants de la propriété de l’assassin. Et ils connaissaient son grade. Son humeur massacrante aussi.

« Heu … cette histoire de saisie, hein ? »


Son comparse lui donna un coup de coude en jurant tout bas.

« Oh. Je vois que vous aussi vous êtes au courant. »

Il insista particulièrement sur les vous aussi. Il n’aimait pas que ses affaires s’ébruitent. Il n’aimait pas qu’Ed ait pu leur parler de cela.

« Non mais … c’est surtout que … C’est pas la faute d’Ed patron, il sait pas qu’on sait … pitié lui dites pas ! Mais … » minauda Jo en ravalant sa salive.

L’assassin leur fit signe de continuer.

« Mais on peut peut-être vous aider sur ce coup … On sait où ils ont mis les caisses, ah ah ! »

« Imbéciles. Et vous n’avez rien fait pour les récupérer ? »


« C’est que … on sait qui les a prises … et vers où ils allaient … Mais pas plus ...»

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