AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  OPR AnnexeOPR Annexe  ConnexionConnexion  


 Retour.
avatar
Scab Tournebroche


Feuille de personnage
Dorikis: 3920
Popularité: -175
Intégrité: -102

Sam 26 Jan 2013 - 1:24

« T’as vu les Amazones à poil toi ? Gihiaha ! »



Je préfère fermer ma gueule, ils parlent sans s’arrêter depuis qu’ils sont à fond de cale. Les roulis du navire bercent tout ce beau monde depuis près d’une heure et ils ne s’arrêtent pas de jacter. Douze bonhommes, douze pirates à la mord-moi le nœud. Pas si mauvais les bougres pour avoir traversé la Belt sans se faire bouffer, mais une belle brochette de marins d’eaux douces quand même.

« T’as une sale gueule quand même l’éclopé ! T’as pas dû t’en taper une seule ! HEIN LES GARS ?! Gihiaha ! »

Les autres qui rigolent. Voilà que j’ai la paluche qui me démange, je me mordille la lèvre inférieure pour ne pas faire bouffer ma guibolle au petit jeune à la langue bien trop haute pour son âge. Il ya des baffes dans la tronche qui se perdent avec cette nouvelle génération, moins de vingt ans qui me sépare d’eux et pourtant je me sens plus vieux que leur père. Tout en frottant l’arrière de mon crâne contre les planches derrière, j’attends d’en placer une.

« Une fois à terre, j’en invite une à manger mon fruit ! Vous voyez c'que j'veux dire !»

« Ouéééé ! T’es l’meilleurs Bobby ! YAHAHAHA ! »

« Tu sais où elles nous emmènent gamin ? »

« Voilà qu’elle parle la chose les gars ! »

La chose. Bon début pour un pirate qui vient de se donner l’unique objectif d’être le plus crains des océans.

« Et où qu’c’est qu’elle nous emmène selon toi le monstre ? »

Le monstre. T’as beau le savoir, c’est vexant Palsambleu !

« Rusukana petite tête. »

L’annonce sonne comme un coup de feu dans une taverne, ils ont beau être jeunes, ils connaissent l’île des bêtes. Le plus large d’entre eux, un solide gaillard qui baissait la tête pour ne pas se l’encastrer dans une poutre à chaque mouvement du bateau, regarde dans ma direction.

« Des conneries »

« A ta guise mon gros »

Voilà que l’ambiance retombe, j’en ai limite des fourmis là où je peux plus en avoir. Si tu pouvais jeter un coup d’œil sur le pont que je discute avec les jeunes.




Sur le pont principal des Amazones, Libéria jetait son regard aussi loin que le ciel dégagé de Calm belt le permettait. S’enfilant son litron de whisky, la guerrière pestait en malaxant la rambarde en bois d’une main puissante. Rosalia, les cheveux frisés dans le vent se présenta à elle.

« C’est l’homme qui te met dans cet état ? »

« … On aurait pu se charger de cette histoire nous-mêmes ! Putain d’hommes ! »

« Rusukana, Amazon Lily, Calm Belt… On ne peut pas se permettre de s’axer sur un seul front Libéria et puis si… »

« S’il réussit hein ? S’il réussit où sera la fierté des Amazones ? Dis-le-moi ? Où ? »

La capitaine explosa sa bouteille contre le bastingage et envoya un coup de pied qui arracha la moitié de la balustrade. Les énormes serpents marins qui escortaient le bateau sifflotèrent en accompagnant du regard les planches qui volaient dans le ciel.

« Tu as trop bu Libéria »

« Et toi t’es entrain d’attraper l’amour ! »

« L’amo… Non ! Je ne suis pas malade ! Je n’ai rien à foutre de cet homme ! De cette chose ! De ce… »

« T'as une douce opinion de moi quand tu daignes enfin parler ! Zagahahaha ! »


Je reprends la narration l’ami. Au meilleur moment d’ailleurs. Ma main droite déroule lentement le dernier cordage qui entrave encore mon poignet gauche, je lançce un regard sur le pont. Vrai qu’il est propre, déjà quand je m’étais fait traîner il était propre, mais là c’est une saloperie de miroir. Presque une semaine que je n’ai pas foulé un pont, la plus longue période de ma vie sans que mon pied ne touche les lattes salines d’une embarcation. L’équipage est foutrement bien organisé pour s’occuper des voiles, même sans une once de vent, les Amazones s’afférent à profiter de la traction des reptiles géants. Même si pour le coup, les donzelles venaient de faire un arrêt sur image. Palsambleu ! Même la roussarde a dégrisé !

D’un mouvement rapide, elle dégaine son bazooka et le pointe sur mon bide, trente amazones suivent aussitôt en dégainant fusils et arcs.

« Comment tu t’es libéré homme ? »

« Je ne suis pas votre prisonnier femmes»

« Les autres ? »

« Ce ne sont plus vos prisonniers non plus »

Surgissant derrière Scab, l’imposant pirate venait de monter les escaliers. D’un regard, il balaya l’assistance avant de tomber à genoux en crachant une perle de sang et s’écroula sans un bruit. Tournebroche fit claquer ses lombaires et tituba jusqu’au bastingage en respirant l’air marin à plein poumons.

« Humpfff… Tu ne m’aimes pas rouquine, mais moi, je te hais bien plus…Pshhh… On arrive quand ? »
http://www.onepiece-requiem.net/t6888-oeil-pour-oeil-jambe-pour-
avatar
Scab Tournebroche


Feuille de personnage
Dorikis: 3920
Popularité: -175
Intégrité: -102

Jeu 31 Jan 2013 - 12:31

La revoilà. Cette île aux allures de paradis terrestre, tu parles. Une foutue plaie ouverte où déborde les pires lombrics que la nature engraisse. Je n’en parle pas en bien et pour cause, pas une semaine que je venais de la quitter et voilà que j’y remets le pied. Elle est là, sa ligne de plage pas plus large qu’une pine d’huître et sa végétation suffisamment luxuriante pour cacher les paires d’yeux qui t’épient avec l’envie dévorante de te faire passer pour un quatre heure. C’est pour cette terre là que je devais me démener. Pour ces salopes d’Amazones et leur haine infinie de la race couillonnée. Palsambleu, voilà que tu tournes plus cinglé qu’un prêtre sur un voilier Tournebroche !

Et l’autre là, cette femme à la bouteille haute et au poing dur, elle ne me lâche pas d’un cil. Son regard d’ivrogne féministe me fend le dos, elle dirige son équipage avec plus de voix qu’un cuisinier du Baratie. Sympathique restaurant flottant dont j’ai eu l’éloge que trop souvent. J’y foutrais la patte, certain. La voile passe à bâbord, empannage musclé, la bôme passe au dessus de mon crâne, je ne bronche pas d’un poil. Ca fait une paire d’années que j’ai compris que je n’avais pas la taille suffisante pour me faire assommer. Au début, c’était vexant et vecteur de railleries, maintenant c’est une douleur des reins en moins.

Je balance mon regard par-delà le bastingage, la mer est toujours plus calme qu’un accouchement de tortues, pas un bruit, pas un clapotis. Frustrante cette mer, elle est lassante et pourtant… Pourtant elle te prend les tripes et les recrache à chaque fois qu’une onde se répercute à la surface marine. Autant Rusukana pouvait abriter de belles saloperies, autant Belt en abritait assurément.
Une mouette vient planer au-dessus de ma caboche, rigoles sale volatile et je t’envois un mollard sur le coin du bec. Elle n’en fait rien, elle plane simplement. Putain… Comment elle plane ? Ya pas un zef de souffle et elle plane. Cette planète est déréglé mon vieux Scab.

« Tu descends ici homme »

D’un œil je regarde la rouquine puante et d’un autre je regarde les quinze bons mètres qui me séparent de la bande côtière.

« Tu te fous de moi rouquine ? »

Elle ne bronche pas, son petit doigt tapote nerveusement sur le goulot de sa bouteille de whisky.

« Je ne vais pas nager jusque là-bas ma grande »

« J’ai jamais dis ça »

Voilà qu’elle s’approche de moi et me saisit par la peau du cou, salope elle ne va pas oser.

« Humpf ! »

Si.

Je vole, je vole haut. Je crois qu’en pareille situation auprès de mes hommes, je me serais coupé la seconde guibolle de honte. Là, je me marre gras.

« Zagahaha ! Grognasse ! »

SBEUF

Du sable plein la mouille et le souffle coupé, je viens de rebondir contre le premier arbre à la lisière de la jungle et je me suis rétamé dans les grains de sables. Tout en me débarrassant le sable coincé dans mon bandana, je regarde le bateau qui entreprend déjà de repartir vers Amazon Lily. Alors voilà ?

« Oh ! Et c’est tout ? Pas une arme ? Pas une carte ? Quedal ? »

Elle se dresse contre les balustrades, droite comme un sein de jeunette, elle prend son temps pour répondre, juste assez de temps pour que le navire commence à s’éloigner.

« Il y a trois volcans au centre de l’île Homme. Une fois arrivé là-bas, tu y seras »

« Où ? »

« A la moitié du chemin »

Tu parles d’une information.

« Je prendrais plaisir à te sevrer espèc… »

PIOUUUUUUU

Le boulet s’explose à un petit mètre de ma pomme, le sable se retrouve gerbé sur un sacré périmètre et j’en reçois la moitié dans les yeux.. Elle a le béguin pour moi, c’est certain.

A peine le projectile lancé, je vois des bras qui l’agrippent pour la ramener au centre du pont et ainsi éviter une nouvelle attaque. Seule la rousse aux boucles me lorgne encore du coin de l’œil. Soudain, elle dégaine ses deux flingues et elle envoie les armes par les airs jusqu’à ma guibolle. Sans un regard de plus, elle se tourne et disparaît sur le pont.

« Non, c’est elle qu’a le béguin ! Zagahaha ! »
http://www.onepiece-requiem.net/t6888-oeil-pour-oeil-jambe-pour-
avatar
Scab Tournebroche


Feuille de personnage
Dorikis: 3920
Popularité: -175
Intégrité: -102

Jeu 31 Jan 2013 - 12:39


« Une, deux, trois et quatre balles dans le chargeur… Huit au total avec le deuxième… Sacrebleu, foutues femelles »

Tout en glissant les canons dans le ceinturon de mon futal, je regarde les alentours. Je dois rejoindre l’autre côté de cette terre perdue au milieu de tout sans mourir face à la faune locale. Une partie de plaisir par la plage, mais la bande côtière ne ceinturait pas l’île et mettre la patte dans l’eau était pure folie. Je prends un minimum de recul pour zieuter le ciel et entrapercevoir la fumée noirâtre d’un volcan qui dégueule. Suffisait de tracer plein Nord sur quatre bornes pour tomber sur le bordel.

« Tu parles »

D’un geste devenu que bien trop récurrent, je chope ma guibolle folle pour entrainer le mouvement de mon genou et voilà que je raccroche ma main sur un artifice étranger à mon jean. Une fleur, la couture que les femmes de Lily avaient trouvée bon de me faire afin de suturer les marques d’usures. Avec ça, si je me fais choper par la tribu de l’autre côté, je vais devoir justifier des trucs dont je n’ai pas besoin. Je l’arrache d’une main et le laisse choir par terre. En avant Tournebroche.



« Palsambleu »

Je me baisse et j’enfourne la décoration dans mon calbar, moi-même je ne sais pas pourquoi. Peut être que c’est la seule marque d’affection qu’elles m’ont donné, peut être que j’en avais besoin au final. Qu’est-ce que je raconte moi ? Ces vipères ? Ces femmes buveuses de sang ? Qu’on me coupe une couille plutôt que de les en remercier. Je retire la fleur aussi sec et la balance plus loin. Cette fois-ci, en avant vieille Cloque.



« Ventrebleu de Cornebleu ! »

Sans commentaires, je la cale sous mes miches et puis basta. C’est mon problème si je n’ai rien d’autres à me rattacher à la civilisation. Je n’ai pas peur de la solitude, j’ai juste… Oh je ne sais pas, vos gueules.
D’un coup de latte, je dégage une grosse branche qui coupait un semblait de chemin. Visiblement, tout ceux que les Amazones avaient pu laisser pour mort s’étaient aventurés par ce passage. A moins que ça soit un passage de bêtes, le genre de couloir de végétaux où le sol est foulé et l’herbe couchée.

PAC

Petite bestiole fourbe, je viens de me faire piquer le bide par un moucheron pas plus gros qu’un chicot. Il est encore dans le creux de ma paume, il bouge une patte, surement un dernier réflexe. C’est bien le genre de crasses qui peuvent m’arriver en ce moment. Les piqures. Ces petites pointes de douleurs que tu ne vois pas arriver et qui te démange un bon bout de temps. Pas vraiment comme une trahison, plus comme un acte de malveillance simple et vicieux. Dans un premier temps, tu considères le moustique comme un parasite vite éliminé. Puis, tu te rends compte bien vite qu’il te pourrit le reste de la journée et cela même s’il est crevé. Je suis un parasite. Ces femmes sont des parasites. Je suis le parasité de parasites. Tu parles d’un rang social.

Je marche depuis quoi, même pas dix minutes, et je ressens déjà le besoin de faire une pause. J’ai des crampes dans le bas du dos, je sens mes lombaires qui craquent à chaque fois que je me dandine d’un pied sur l’autre, enfin d’un pied sur rien. Je plonge mes gros yeux vers mon nombril et je constate une large tâche rouge qui tourne vers le violâtre. Voilà que je sus gras maintenant, de grosses goutes salées dégoulinent de mon bandana. La vache, c’est quoi ce mauvais sort ? Le moustique ? Mon rang social en prend un coup de plus. Je suis plus bas qu’un moustique. Zagahaha…

« Je ne vais pas pioncer là Guignebleu ! »

Le mécanisme de marche se remet en route et je fends la verdure à grands pas. J’ai l’échine qui se refroidit, on me regarde, on me lâche pas du regard. J’ai forcément l’air d’une proie simple à ce moment là et mon doigt d’orteil qui n’est plus me dit qu’à force d’avancer vers les volcans, les bestioles seront de moins en moins patientes dans l’observation. Je souffle comme un poney, un râle puissant et toussotant à la manière d’un bougre qui cherche une bouteille de vinasse pour emmagasiner son saoul. Si un bestiau ne m’a pas encore grillé, c’est chose faite.

CRRR FSHH

Ca bouge. Les feuilles bougent à mon tribord, je glisse ma main dans mon falzar pour saisir le manche. Le manche d’un des flingues évidemment, ce n’est pas le moment pour le reste. Je n’ai jamais aimé les petits moments solitaires. Celles qui me tenaient compagnie n’ont jamais aimé les petits moments avec moi. Je n’ai pas à leur en tenir rigueur, je ne supporterais pas devoir me baiser. Il fut en temps où je me serais trouvé un but dans la recherche du grand amour, celui qui te fait passer le foc à l’avant et hisser la grande voile. J’en ai tellement vu de bonhommes perdre la caboche à force de trop naviguer, si bien qu’ils passaient le foc par derrière. Sale affaire. Maintenant que j’ai le corps d’un vieux et les balafres d’un lépreux, j’ai plus cette idée en tête. Même pas l’envie de payer le corps d’une autre, même pas sur d’avoir assez de Berrys pour payer une accolade. D’ailleurs, j’ai les poches trouées et pas une pièce.
Tu digresses Tournebroche, tu perds la caboche. Je commence à sentir un coup de masse sur mon crâne, je peine à cesser de battre des cils, le buisson face à moi ne bouge plus, mais je ne suis pas dupe. Sors saloperie. Allez.

« Amènes toi ! »

FLAP

PAN

Le coup est parti à la minute même où la bestiole est sortie. Elle n’à pas eu le temps de faire quoi que ce soit d’autre que de bondir. Elle est morte sur le coup. Je venais de descendre un terrifiant piaf. Une chiure de vingt centimètres, prédateur de mon cul. Je suis à cran, je réfléchis pas et je commence à perdre de ma réflexion. Un piaf putain.

A une trentaine de pas de là, les hautes branches d’un arbre se mettent à vibrer et des feuilles en tombent. Le réveil de la nature où de ses occupants. Je préfère que ce soit la nature, un arbre me fera pas bien mal. Remarque, un moustique va surement réussir à me tuer, je serais bien capable d’y passer avec une grosse plante. Digne de Tournebroche de clamser en se prenant un grand tronc. Zagahaha…

CRRRR

Je parle trop vite ou j’anticipe trop bien les choses, mais le tronc d’en face commence justement à craquer et une chute de branche me fait comprendre que ma place n’était pas ici. D’un bond mal avisé, je me retrouve à plat bide sur le côté de l’axe de la chute d’arbre. L’énorme axe ligneux s’écrase dans un bruit assourdissant à un mètre de ma truffe, je bouffe du bois par les esgourdes et je lance un regard vers la base du machin. Un petit volatile avec le bec plus cranté qu’une scie venait de couper le schmilblick comme du beurre. Il volait sur place en me regardant, je me relève péniblement en esquissant une moue sévère et l’oiseau se barre dix mètres plus loin et se stoppe une nouvelle fois sur place en me zieutant.

« C’est quoi ces conneries ? »

J’entraine ma guibolle pour reprendre la marche, le flingue dans l’autre main, à peine deux mètres qu’il plante son bec dans le tronc d’un autre bazar centenaire et plus vite qu’un coup de lame, il fend le bois.

« Pattebleu ! »

L’arbre grince et se couche avec violence, impossible d’éviter toutes ses ramifications, je bondis dans les airs et d’un coup de guibolle, j’arrache trois grosse branches qui fondaient sur ma poire. La poussière soulevait par la chute s’engouffre dans mes narines, je suis déjà pas bien à même de moi et ça rajoute rien de bon à la situation que de cracher et tousser. La vision se fait plus claire et je le revois, volant sur place, le bec en scie. Je fais un pas et il refile à tires d’ailes à Dix mètres.

PAN

La balle fend l’air et l’abat dans un nuage de plumes.

« Faut pas me prendre pour un corniaud non plus »

Putain de nature. Les choses ne vont plus dans le sens horaire depuis belle lurette, c’est leurs escargophones qui dérèglent tout, les vents et les courants marins. Non en faite, j’en sais foutrement rien, mais il y a toujours une rumeur de ce genre qui naît dans les tavernes. Je ne valide pas les rumeurs en général, mais certaines méritent le tour de cervelle. Avance Tournebroche, ne causes pas.
Je foule du bout de la jambe de bois la carcasse du petit piaf et je rengaine le flingue. Plus que six balles, plus que trois bornes pour les volcans et on verra sur place.

FLAP FLAP FLAP FLAP FLAP FLAP

« Qu’est-ce que… »

Un, deux… Quinze… Un nuage… Volatiles de l’enfer tout droit dégueulés de la gueule béante de Jupiter. Ils étaient là, battant des ailes avec agilité et exposant leurs becs aiguisés. J’aime pas cette journée, j’aime pas la semaine que je passais et d’ailleurs je crois que je ne vais pas aimer grands choses avant de passer la guibolle à gauche.
http://www.onepiece-requiem.net/t6888-oeil-pour-oeil-jambe-pour-
avatar
Scab Tournebroche


Feuille de personnage
Dorikis: 3920
Popularité: -175
Intégrité: -102

Ven 1 Fév 2013 - 17:40

SPLAF

CRRR

SPLAF




Je ne suis pas le plus rapide des hommes de ce monde, j’encaisse bien, je frappe fort, mais je n’ai pas l’agilité de certains. Mais par le cul de dieu, je puis assurer que jamais je n’ai couru aussi vite. Les yeux plus désorbités que jamais et la langue pendante, j’activais le mouvement de mes jambes pour brasser le plus de distance entre moi et les arbres qui tombaient à un poil de mon derche. Ces piafs sciaient plus vite que je reprenais mon souffle, j’en avais le froc détrempé de sueurs et une cymbale dans le crâne. J’esquive à tribord, je roule à bâbord et je finis par me frotter à un tronc qui m’arrache le bide. Comment tu peux te battre contre ça ? Bordel.

La bonne nouvelle, c’est que le premier volcan est à quelque pas de là. Il ya comme une grosse caillasse de trois mètres qui se dresse comme pour délimiter la fin de cette première partie de jungle. Encore une vingtaine de pas et je serais au pied du mur et cela dans tout les sens du terme. C’est alors qu’un machin déboule les crocs sortis depuis un trou monstrueux, un loup avec des cornes ou une vache avec de la détente, j’ai pas trop le temps d’analyser la bestiole. Sans même prendre le temps de lui décocher une bastos, je saute et prend appui sur sa tronche, je sens ma patte en bois lui briser un os sous l’impulsion et à la minute où j’atteins la surface rocheuse, un arbre lui écrase la carcasse.

Je me retourne en dépoussiérant mon jean, les piafs volent sur place un instant sans me lâcher du regard, pas un arbre autour du volcan, ça les sèche. Après un petit cri de ce qui semblait être le meneur, ils se posent autour du cadavre et entreprennent un goûter passablement sanguinolent. Vicieuses choses. Je lève les yeux vers l’horizon, une bande de quatre mètres de large aussi longue qu’une voie maritime fendait l’île. L’industrie navale flingue l’écosystème ? Tu parles.

« Aaah… J’ai mal aux crâne… »

La caboche me tourne plus vite qu’une truite dans une flaque, je lance un regard vers le sommet de la caillasse qui me surplombait. C’était un volcan éteint, enfin je m’y connais pas en rocailles, mais comme il ne fumait pas bezef alors je me laisser supposer… bordel, on s’en balance. Tournebroche tu perds la boussole.

Si je continue ma route, je passerais le volcan du milieu qui crachait plus qu’une pipe, de fumée. Bon dieu, il me reste une trotte avant d’arriver sur la bande côtière fine que je distingue à peine derrière les arbres. Rien ne laisse supposer que je suis capable de faire autant de distances, mais rien d’impossible. A la seconde où je bave ça dans mon esprit, une sorte de monstre à huit trompes lâche un barrissement terrible pile entre moi et ma destination. Impossible dans mon état, je vais clamser là comme un bleu.

Il faut que j’avance, j’ai le bide marqué par un réseau de veines qui me lance avec force, l’entaille de la chute d’arbre de tout à l’heure suintait à la manière d’une merde de primate. Il faut que j’avance Palsambleu, j’actionne le mouvement de ma guibolle d’un coup de paluche et j’entreprends le premier pas quand je ploie soudainement le genou gauche. Ce que j’ai mal au bide, pire qu’un coup de poing dans les tripes. Impossible de faire un pas de plus dans n’importe laquelle des directions, je peux tirer un trait sur mon retour sur les Blues, de la trempe que je foutrais dans le coin du museau de Jangoto. Bâtard de Jangoto.

« La vache, je déguste… Zagahaha »

BRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

« Que… »


La terre vibre, elle vibre foutrement fort. Je lance un regard de toutes parts, je ne panique pas, mais je ne comprends pas ce qui se passe, quand soudain le déclic se fait dans ma tête.

« Il va cracher ce fils de terre cuite»

Faut que je bouge, faut que je m’éloigne de cette mort gratuite et dégoulinante qui va sortir de la bouche béante des enfers. Il faut que… Réfléchis Tournebroche, s’il pète, ce qui va être projeté va l’être sur plusieurs bornes. Cordieu !

Je cours, pas droit, pas vite et je sue comme un porc. J’entreprends de grimper là-haut, il y a pas soixante mètres depuis là où je suis. Je glisse et je m’écorche le genou droit, juste au-dessus du moignon, c’est le genre de truc qui te fait mordre la lèvre au point de la fendre. Pour pas arranger les choses, des gravas dégringolent du sommet en charriant des kilos de roches. Je m’en serais pris des trucs sur la tronche aujourd’hui, la première fois je m’étais fait la faune de cette foutue île, maintenant c’est ça flore. La roche, c’est de la flore ? Certainement.

Les traits tirés et avec une pâle tronche de cadavre, je surplombe le cratère de toute ma miséreuse stature, il y a cette odeur de soufre qui me prend au nez et qui me pénètre, j’ai la tête qui s’emballe et le palpitant qui déconne. Dix mètres plus bas, je vois une plaque, une plaque de terres et de roches striées, elle vibre en lâchant des nappes de gaz à ses extrémités. Un bouchon de lave dure, si j’étais expert je dirais précisément le nom du bazar, moi je l’appellerais « roche de secours ». Si la bouche dégueule à la manière d’un poivrot de Tortuga, je serais propulsé à une bonne distance sur un caillou volant. C’est possible ça… Non, je perds vraiment la boule. Putain, imbécile d’éclopé, tu viens de te foutre tout seul dans la semence, c’est quoi ces idées qui te traversent l’esprit ?

BRRRR

Et merde.

PSHHHHHHHHHHHH

Il avait sauté, à la minute même où son esprit avait déconnecté. Une piqure, c’est vicieux une piqure. Ça ne fait jamais mal longtemps au début, tu l’oublies vite. Finalement, elle revient et tu te retrouves sur un caillou volant à plusieurs mètres d’altitude et propulsé à plusieurs nœuds. C’est vicieux une piqure.

SBOAAF

Scab venait de tomber au milieu de la flotte, la gerbe d’eau et de vapeur avait été la plus importante que les yeux de Django avaient pu voir. Le fier homme des terres d'Indiana Tem avait même peinait pour maintenir sa curieuse embarcation droite sans boire la tasse. Alors que le caillou commençait à s’immerger totalement et que la gueule béante d’un monstre marin allait faire son œuvre, il décocha une balle à l’aide d’un long fusil entre deux chicots du prédateur. Les dents s’en détachèrent nets. L’impact n’avait rien changé à la détermination de la bête, mais au moment où elle referma sa mâchoire sur la plaque de pierre, le corps inconscient du pirate n’en fut pas le moins du monde sectionné. Il débordait du côté de la gueule encore entrouverte du monstre, surement gêné par la dureté du casse-croûte terrestre. A la manière d’une queue de souris qui dégueulait de la frimousse d’un chat, Scab avait la moitié du corps en-dehors, d’un coup de rame, l’indien le prit par le fond de la culotte et le tira à son bord.

« Lui être... Chanceux »
Spoiler:
 
http://www.onepiece-requiem.net/t6888-oeil-pour-oeil-jambe-pour-
Contenu sponsorisé



Page 1 sur 1