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 La première pierre de l'avalanche
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Rafaelo
♠ As de la révolution ♠

♦ Localisation : Goa

Feuille de personnage
Dorikis: 9313
Popularité: - 1025
Intégrité: - 980

Lun 17 Juin 2013 - 14:38

Theme:
 


Le voyage jusqu'à East Blue promettait d'être long. L'assassin aurait pu se risquer à y aller en volant, mais il n'avait aucun moyen de se repérer, et les vents étaient dangereux sur Grand Line. D'autant plus qu'il n'était pas seul. Céline l'avait rejoint le lendemain, frappant doucement à la porte. Ils s'étaient regardés en silence puis s'étaient salués comme des frères. Les évènements du Léviathan étaient oubliés, inutile d'en parler. Ils discutèrent longuement de leurs projets, de l'implication des traîtres. La jeune femme lui fit part de la loyauté de Vengeance, que personne n'arrivait plus à contacter cependant. L'assassin sourit à cette nouvelle. Il devait se concentrer à conserver sa position et évitait soigneusement que son identité soit compromise. C'était ainsi qu'ils en avaient convenu. Le plan d'urgence, hein ... L'Umbra le savait sur Goa, mais n'avait aucun idée de son affiliation. Ce qui était d'autant mieux. En venant le chercher, Céline s'était révélée aussi fidèle qu'il pouvait l'escompter. Elle avait désobéi, certes, mais c'était aisément pardonnable. Ils restèrent là une semaine. Evitant les patrouilles, parcourant la ville durant la nuit. Rafael savait où frayer pour trouver des contacts à même de leur faire passer la majorité de Grand Line pour arriver sur les blues. Malheureusement, on ne partait que peu dans cette direction. Il ne leur resta rapidement que la translinéenne comme solution.

"Nous n'avons pas autant d'argent." éluda simplement Rafael.

Ce qui était vrai : ses maigres économies étaient restées sur le Léviathan. Tout comme le reste était sur les blues. Il n'y avait donc pas de moyen légal de quitter Alabasta. Les maigres rapines qu'il avait exercé dans les rues leur permettait à peine de vivre dans une auberge, et il était hors de question de dépouiller totalement quelqu'un. Déjà, parce que cela attirerait l'attention sur eux. Ensuite, parce qu'il était inutile de plonger un civil dans la misère sur un simple caprice. Pas tant qu'il y avait une autre solution.


"Nous n'allons pas retourner sur le Léviathan non plus." répliqua la jeune femme, commençant à connaître de mieux en mieux l'homme.

L'assassin sourit. Elle était de plus en plus insolente et prenait ses aises. Cela ne le dérangeait pas, au contraire. Il se revoyait avec Ombre, c'était ainsi que devaient se comporter des êtres égaux, non ? Elle avait vu l'homme au delà du symbole, et faisait avec. Rangeant la carte de la ville, Rafael acquiesça simplement. En effet, c'était totalement exclu. Il ne risquerait pas de se retrouver à nouveau prisonnier de ces types. Tout comme il ne voulait pas risquer un face à face avec Salem avant d'être à même de le vaincre. Cela prendrait du temps, et il avait de nouveaux talents à maîtriser de toute manière. Ils pouvaient toujours s'embarquer sur un navire et rester cachés pendant le temps de la traversée. Non, il n'avait pas l'humeur à rester un mois dans les cales, restant avec les rats. Une seule solution ... il fallait frayer avec la pègre locale et leur tirer leur argent pour se payer une traversée. D'autant plus que ...


"As-tu entendu parler du Théâtre, Céline ?" lâcha l'assassin, fermant la sacoche accueillant la carte de la cité.

La jeune femme frémit. Evidemment. Cela ne pouvait pas échapper à Rafael. Elle savait qu'une division de l'Umbra était stationnée ici, et elle n'avait pas jugé utile de lui en parler. Parce que ce serait s'attarder inutilement, et qu'elle connaissait à présent les penchants vindicatifs de son mentor. Pas qu'elle les réprouvât, mais ils ne pouvaient se permettre le luxe de rester à Albasta tant que les Rhinos y demeuraient. L'assassin l'apaisa d'un simple geste.


"Il nous faut de l'argent, autant le prendre à ceux qui en font mauvais usage." trancha-t-il, se relevant.

Ils utilisaient l'Umbra, ce serait donc d'autant plus aisé de les infiltrer. La tenue n'avait que peu changé, et les moeurs seules différaient. La méthode était identique après tout. Quoi de mieux que des assassins pour infiltrer des assassins ? Pas besoin de mots, Céline avait compris. L'Umbra d'Alabasta allait mourir. Elle soupira et hocha de la tête. Après tout, il fallait bien commencer quelque part. Avec un peu de chance, on imputerait cela au Léviathan, et pas à un quelconque retour d'Il Assassino. Les deux assassins mirent leur capuche, puis s'en furent par la fenêtre. Grimpant du bout des doigts, ils gagnèrent rapidement le confort des toits, à l'abri des regards inopportuns. Maintenant, que faire ? La traque commençait à peine. Pourtant, Rafael fit signe à sa compagne de le suivre, par delà un chemin qu'il semblait déjà connaître. Avait-il déjà flairé une piste ? Assurément. Le contraire serait étonnant. La jeune femme était forcée de reconnaître qu'il avait changé. Qu'il était devenu plus ferme, plus autoritaire. Et de la même manière, il avait gagné en efficacité. Plus de constat moral, plus ce regard compatissant qu'il arborait autrefois. C'était une chose qu'elle regrettait avoir perdu. Mais une nouvelle force irradiait de lui à présent. Une force qui lui redonnait confiance. Elle mit la main sur sa poitrine, ne sachant si c'était de la fierté ou autre chose. Puis elle lui emboîta le pas.

Ils arrivèrent non loin du théâtre royal de la cité. Il était isolé au milieu des autres bâtisses, et une activité sans nom y régnait. D'un geste, Rafael lui demanda de le suivre et ils passèrent à travers une fenêtre ouverte, où un homme était assis, attaché. Il portait des vêtements d'assassin, différents des leurs mais semblables tout de même. L'homme avait la chemise en sang. Pas de traces de coupures ou autre, il était mort : sa langue était tranchée. Etouffé par son propre sang. Elle comprit que Rafael n'avait rien à voir là-dedans. Pas dans sa mort. Fort des enseignements du crédo, ce type avait préféré se donner la mort plutôt que de vendre ses frères. L'assassin alluma une bougie, montra une table à Céline. Une carte et quelques pièces y étaient disposées. Les pièces portaient l'estampille d'Alabasta, et la carte représentait un bâtisse avoisinante. Un contrat, commandité par le Théâtre. L'ordre de mission avait été détruit, mais on pouvait voir que l'assassin avait noté bon nombre de choses sur cette carte. Ainsi, on devinait aisément sa cible.


"Je l'ai trouvé avant-hier. Il a préféré se donner la mort lorsqu'il m'a reconnu." expliqua Rafael, visiblement déçu de ne pas avoir pu s'occuper du premier traître qu'il avait trouvé.

"La cible est un ancien légataire du musée, repéré celui-là en m'exerçant au mantra, j'ai entendu sa voix et perçu ses intentions meurtrières. La suite, ça n'a été qu'une succession de petits cailloux." expliqua l'assassin.

Quant à trouver la personne qui avait ordonné ce contrat, c'était une autre chose. Le Théâtre. Il en avait entendu parlait, avait déjà envisagé de leur nuire ... mais ils s'étendaient sur toute la première voie de Grand Line. Ce n'était pas réellement de cela qu'il parlait. S'il avait pu mettre la main sur eux, cela n'aurait pas été fait en seulement quelques jours. Quoi que. Il fit le tour du cadavre, le faisant basculer vers l'arrière. Il ôta ses bottines, les porta à la lumière d'une chandelle. Couvertes de boue, avec un mélange d'une sorte de sciure rouge. Il porta le tout à ses narines, frottant l'index et le pouce l'un contre l'autre. Il s'essuya sur la tunique de l'assassin, puis inspecta ses mains. Elles étaient gantées de noir, mais on pouvait voir qu'il avait forcé sur ses liens. Hum. Rien d'important. L'assassin étudia la cape du mort, et lâcha un sourire lorsqu'il découvrit une étrange poudre blanche sur les bords de cette dernière. Il fit venir Céline près de lui.


"Cette poudre. Etrange, n'est-ce pas ?" commença-t-il, la portant à ses narines.

De la farine n'aurait pas tenu sur sa cape. Même avec de l'humidité, ce qui était rare à Alabasta. L'odeur acre qui s'en dégageait. Moisissure ? Fermentation alcoolique, levures. Où pouvait-on traîner pour se retrouver avec de telles choses incrustées sur ses vêtements ? Aucune autre trace sur les vêtements, certainement un passage que devait emprunter régulièrement l'homme et qui ne laissait des traces que sur sa cape. Et la sciure, cela ne pouvait être que non loin d'un atelier du travail du bois. Une scierie peut-être ? La boue. La zone était humide, et il n'avait pas plu depuis pas mal de temps à Alabasta. Déjà une piste. Une zone humide, travail du bois. Non loin d'une brasserie. On pouvait sentir une forte odeur de bière en portant la poudre à son nez. Le port. La poudre se présentait sur le dos de la cape, donc elle se déposait lorsque l'assassin passait à travers une voie particulière. Rafael lui ouvrit la bouche, retourna sa lèvre. Tabac à chiquer. Bien entendu. Des plaies étaient présentes sur toute sa muqueuse. Qu'il soit mort la veille n'y changeait rien. Si ce n'était l'odeur désagréable qu'il émanait. L'assassin revint vers les objets posés sur la table, fit le tri. Trois pièces d'Alabasta, plusieurs pièces étrangères. Certainement issues des différents arrivages sur le port. Cela confirmait son hypothèse. Il dénota aussi une pièce un peu plus étrange, estampillé du symbole de l'Umbra. Intéressant. Il s'en saisit. Sur la carte, on pouvait y voir que le parchemin était légèrement gondolé. Une zone portuaire, sûr et certain. Une brasserie située non loin d'un atelier de travail du bois, scierie ou réparation de bateaux ? Quant à la boue ... forcément proche de la mer. La recherche était assez limitée. Rafael se releva, étudiant le tabac à chiquer. Cette odeur, il la connaissait. Il porta de nouveau le tabac à son nez. Une chose qu'il avait déjà senti plus tôt dans la journée. Sa mémoire n'occultait rien. Une pointe de pavot, destinée à raffermir la volonté. Une légère fragrance d'opiacée, aussi. Nul doute que cet homme souffrait d'une quelconque douleur chronique, et usait de drogue pour soutenir son frêle corps. Ou il y était seulement devenu accro avec le temps. Sa salive, qui en était chargée, avait imprégné le tabac à chiquer. Les ports n'étaient-ils pas la zone idéale pour ce genre de trafic ?


"Nous recherchons une brasserie, non loin d'un atelier de charpentier, spécialisé en navires. Un coin où on peut facilement se procurer morphine et autres, ainsi que du lait de pavot. Un port. Je gagerais pour l'embouchure du fleuve." fit-il, laissant là le cadavre et se frottant les mains.

Céline haussa les sourcils, se demandant comment il pouvait aussi rapidement tirer une analyse d'un simple corps trouvé là. Les assassins ne pouvaient laisser de traces, non ? Mais il était bien trop rompu à ces arts, et trop têtu, pour se laisser abattre par une absence de preuve. Plus elle le côtoyait, plus elle trouvait ce genre d'accès incroyables. Comme s'il enregistrait tout du moindre regard, comme s'il gardait en mémoire la moindre sensation. La démarche d'un homme pouvait l'interloquer alors qu'ils marchaient côte à côte. Tout comme la respiration d'un ennemi pour le renseigner quant à ses faiblesses. Elle pouvait enregistrer les moindres détails, elle n'arrivait pas à ce niveau. C'était à se demander comment il faisait pour se faire avoir. Certainement emporté par ses émotions, comme elle avait pu le noter. De plus, il avait laissé entendre qu'il avait un plan pour s'échapper du Léviathan. Même en ayant contacté la personne qu'il lui avait demandé de joindre, elle n'avait pas eu assez confiance pour le laisser aller seul. Elle se tut, donc, et lui emboîta la pas. Ils arrivèrent rapidement à la zone portuaire, où ils avaient fait du repérage durant les premiers jours. On voyait encore le Léviathan qui trempait non loin. Rafael lui montra une zone du doigt, là où la rivière principale de la cité se jetait dans l'océan. Sans parler, il lui montra deux bâtiments. Un atelier de réparation. Et une brasserie, aisément identifiable grâce aux fûts vides qui trônaient dehors. Les deux communiquaient avec l'eau, certainement en vue d'une exportation. Profitant de la faveur de la nuit, et auréolés d'un quartier de Lune, ils gagnèrent l'endroit en quelques minutes. Il avait retenu la position des bâtiments en ne les voyant qu'une seule fois. Impressionnant. Si elle reconnaissait les faiblesses de l'homme, elle commençait à douter qu'il fut vraiment humain sur certains aspects. Il dormait peu, était pris de crises d'angoisse qu'il essayait de cacher au mieux. Et les rares moments où il dormait, il gémissait de douleur, semblant revivre sans fin des tourments d'une autre vie. Plusieurs fois, elle l'avait vu se réveiller en sueur, le regard hagard et la haine au ventre. Le prix à payer pour cette existence semblait être un bien lourd tribut. Ils s'arrêtèrent à quelques dizaines de mètres des bâtiments, se tapissant dans l'ombre. Rafael lui indiqua le tas de fûts.


"Qui laisserait un tas de fûts fraîchement fabriqués dehors ? L'humidité de l'océan aurait tôt fait de les abîmer." lui expliqua-t-il, avant de se laisser doucement glisser à terre.

Elle sentait l'excitation de la traque qui montait en lui, et se revoyait comme une gamine à ses côtés. Bien qu'elle fut rompue aux arts depuis fort longtemps, elle avait l'impression d'apprendre. Un sourire échappa à la jeune femme, voyant son mentor heureux pour la première fois depuis longtemps. Pas de joie, plutôt amusé. Comme s'il n'avait toujours existé que pour cela. Rafael s'approcha des fûts en jouant avec les ombres. S'arrêtant au coin d'une bâtisse, il ferma les yeux quelques secondes. Il faisait toujours ainsi lorsqu'il s'essayait à utiliser son mantra. Un sourire naquit sur ses traits alors qu'il revenait parmi eux. Il montra le toit de la brasserie, indiquant une cachette qu'on ne pouvait voir d'ici. Puis il lui montra l'atelier, en faisant le signe deux avec ses doigts. Et, enfin, montra le sol, indiquant que leur planque devait se trouver sous terre. Il ferma de nouveau les yeux et disparut avec le vent. On entendit quelques secondes plus tard un bruit étouffé venant de la brasserie, puis un brouillard s'exhala du toit avant de reformer l'assassin aux pieds du tas de barriques vides. Céline le rejoint en courant, puis l'aida à déplacer l'une d'entre elles. Le terrain semblait pratiqué par là, bien qu'il fut évident qu'on avait camouflé les traces. Un néophyte n'y aurait rien vu. Voilà qui expliquait la boue : ils trouvèrent un passage sommairement creusé, passant sous deux planches branlantes. Alors que Rafael les soulevait pour la laisser passer, elle vit qu'un bracelet ornait à présent son poignet gauche. Il avait récupéré une lame secrète. L'assassin la suivit, puis courba l'échine pour passer dans le passage. Les levures semblaient s'être développées en masse sous la brasserie, profitant du climat idéal engendré par le climat salin. Voilà qui expliquait l'étrange poudre blanche. Le passage s'élargit rapidement, leur permettant de cheminer debout, mais en file indienne.

Rafael lui fit signe de se taire avec sa main. Il devait certainement percevoir les deux hommes dont il avait parlé plus tôt. En effet. Au détour d'un couloir, ils aperçurent un assassin qui gardait une porte. L'autre devait certainement se trouver de l'autre côté, attendant les ordres du premier. Rafael tira une dague et l'envoya perforer la gorge de l'impudent qui s'écroula à terre sans pouvoir parler, la lame ayant lacéré ses cordes vocales. Avant qu'il ne fut mort, l'assassin était déjà sur lui pour lui enfoncer une autre dague dans la jugulaire, lui ôtant toute possibilité de prévenir ses camarades. Cela fait, il récupéra ses armes, subtilisa la bourse et tendit la lame secrète de celui-là à la jeune femme. Céline s'en empara et l'enfila. Elle récupéra sa ceinture et quelques uns de ses effets, pour reconstituer ce qu'elle avait déjà perdu. Cela fait, Rafael frappa à la porte. On tira le judas, demandant ce qu'il se passait. L'assassin passa à travers l'ouverture sous forme de fumée et plaqua le traître à terre, gorgeant ses poumons de fumée. Il rendit l'âme en moins de trente secondes, en se griffant le torse. Nulle pitié. L'assassin lui déroba sa bourse, à lui aussi, puis il avança vers le fond du tunnel. Une forte odeur de sciure envahit alors leurs narines. Il regarda ses bottes, une fine sciure rouge l'en maculait. Voilà qui expliquait le dernier indice.


"Qui va là ?" tonna une voix de l'autre côté du tunnel.

D'un commun accord, les deux assassins se ruèrent à l'assaut de cette voix et neutralisèrent son détenteur d'une lame dans la poitrine. Les cinq assassins attablés ça et là se levèrent d'un geste et dégainèrent leurs armes pour s'en prendre aux intrus. Rafale avança vers eux, sans prendre la peine de les neutraliser avant qu'ils ne lui lancent leurs dagues dessus. Il évita aisément la première, ainsi que la deuxième. De son mantra, il anticipa les deux suivantes. Pour la dernière, il la laissa le traverser et se perdre dans le mur. Histoire de leur montrer qui il était. L'assassin élimina les deux premiers avec sa lame secrète et son épée, laissant les deux autres au soin de Céline. Quant au cinquième, il lui sauta dessus et planta sa lame dans son abdomen, lui tirant un hurlement de douleur. Un sourire mesquin se dessina sur ses traits. Celui-là n'allait pas mourir.


"Je te laisse en vie pour que tu puisses leur dire que je les traquerai tous. Et que je les éliminerais un par un." lui fit-il avant de l'endormir en plaçant sa main sur sa bouche.

L'homme suffoqua jusqu'à l'évanouissement. Avec une telle blessure, il ne pourrait les poursuivre avant plusieurs jours, et ils seraient déjà loin. Rafael se releva, fouilla les corps des traîtres puis en profita pour refaire le plein de son équipement habituel. Il farfouilla dans tous les coins, lisant les quelques contrats remplis qui trônaient ça et là, puis, enfin, il découvrit une légère planque à même le mur en bois de l'abri. Usant de ses pouvoirs, il fit sauter le verrou et révéla un coffre empli de berries. Hé hé. Le paiement des assassins. Puisqu'ils roulaient pour l'argent à présent, il devait y avoir assez pour voyager à travers Grand Line. Il attrapa un sac, puis un autre, laissant le soin à Céline de s'emparer des deux suivants.


"Cela devrait suffire. Je me disais bien qu'on tomberait sur un trésor de ce genre en les retrouvant." lâcha-t-il, faisant comprendre que c'était là son intention depuis le début.

Elle n'en doutait pas réellement, bien qu'elle sut le désir de vengeance de l'assassin assez fort. Elle opina du chef, puis chargea les sacs sur son dos. Des assassins qui dépouillaient d'autres assassins ... où allait donc le monde. Mais Rafael ne pouvait pas cacher sa satisfaction à avoir fait mordre la poussière à ceux-là. Certainement une planque récente sur Alabasta, et la chance l'avait mis sur le chemin de l'un de ces assassins. La chance ? se demanda-t-elle en le voyant charger ses propres sacs de monnaie. Elle en doutait fortement. À le voir agir ainsi, elle se rendait compte qu'il maîtrisait plus de choses qu'il ne le laissait paraître. Et son sourire jovial, ce n'était pas celui d'un homme qui n'avait qu'un coup de chance. Elle aurait mis sa main à couper qu'il avait préparé son coup depuis le début. Comment ? Elle en avait sa petite idée.


"Il n'y avait pas de Théâtre, hein ? C'était toi qui avait mis ce contrat. Toi qui les as contactés." lui demanda-t-elle, lui emboîtant le pas.

L'assassin ricana doucement. Elle avait sa réponse. Avait-il mis en péril la vie d'un innocent juste pour sa vengeance ? Contacter l'Umbra n'était pas difficile, mais en leur situation, c'était chose stupide, et il le savait.


"Ne t'inquiète pas, je savais déjà qu'ils étaient là. J'ai juste eu à me faire passer pour un des exécutants du Théâtre. Puis je l'ai retrouvé et il s'est tué avant que je ne puisse en apprendre plus." répondit-il, il n'était plus nécessaire de le nier à présent.

En apprendre plus ? Tu avais bien changé Auditore. Une chance qu'il n'ait pas reconnu ton visage avant tout cela. Ils sortirent de la planque et se dirigèrent vers leur repaire. Il avait posé le contrat, ce qui signifiait qu'il avait déjà trouvé l'argent dont ils avaient besoin pour le voyage. Tout cela n'avait été qu'un prétexte pour sa vengeance. Il avait attendu l'assassin et la suite ... elle la connaissait. Le jeune femme soupira. Pourquoi n'avait-il pas pu lui dire simplement ? N'avait-elle pas assez prouvé sa loyauté ? Ils auraient tout le loisir d'en discuter pendant la traversée. Pendant qu'ils goûteraient à un repos bien mérité. Il s'installèrent, posèrent les sacs et commencèrent à compter leurs richesses. Cela devrait suffire.

En route pour Goa.

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