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On allume la mèche

Précédemment:

Pendant que Franck se repose et récupère, je dois bouger. J'ai pas le luxe de pouvoir attendre, on me force la main. J'étais pas ici pour découvrir un tueur expérimenté, mais le fait qu'on ai été sur l'île joue en notre faveur, on peut découvrir rapidement des choses. C'est à vif encore, la mémoire des gens n'a pas le temps de refroidir, d'oublier, de compartimenter, on doit en profiter pour trouver un maximum d'informations. Si le CP est impliqué, c'est que le coup est monté, donc on peut trouver des preuves. Aussi minutieux qu'il ait été, le tueur a forcément laissé des traces. Il a surement quitté l'île juste après avoir massacré le village, et donc il a du emprunter un bateau. Ou alors, il est encore là et s'amuse à monter l'île contre nous. Voilà que je deviens parano maintenant. Savoir qu'un espion international a peut-être joué un rôle dans l'histoire, ça me stresse.

Il y a tellement de variables que je dois en réduire le nombre au plus vite. Mais je ne dois pas négliger la raison qui m'a fait venir ici, je suis malade, j'ai besoin d'aide. Je dois voir le docteur Bobho ou Amsterdam. Je traverse les couloirs péniblement pour aller dans un bureau où je suis déjà allé. Je peux faire parler un toubib et obtenir un diagnostique en même temps si ça se trouve. J'ouvre la porte à la volée, mais il n'y a personne dans le bureau. Un membre du personnel me voit et me demande ce que je fais là.

« Je cherche le docteur Bobho.
Bobho ? Vous devez faire erreur, il n'y a personne de ce nom ici.
Mais si, je l'ai vu il y a quelques jours en consultation. Il est spécialisé dans les troubles mentaux, comme le docteur Amsterdam.
Je ne sais pas qui, mais on s'est moqué de vo*/ C'est vous ! C'est vous le terroriste qui a aidé le médecin traitre à massacrer le village !
Quoi ? Mais non. J'éta*/
A l'aide ! Au secours, il est ici !
Mais arrêtez. J'suis là juste pour voir le doc*/
Ici, Il est là, l'assassin ! Il veut détruire un autre étage ! »

Impossible de raisonner l'infirmier, je cours vers lui et le frappe à la nuque, le fait tomber inconscient, mais je le rattrape et le dépose doucement avant qu'il ne touche le sol. Puis je disparais comme je peux. J'erre dans les couloirs, allant dans la direction opposée. Ca veut dire quoi ? Comment ça le docteur n'existe pas ? J'ai vu qui alors ? Je me pose sur une chaise, la tête dans mes mains. J'ai besoin de respirer. Soit le type s'est foutu de moi, soit ça veut dire que … que j'ai halluciné. Mais c'est pas possible, j'ai pris mes médocs, je ne peux pas avoir de crise. Surtout pas vu la situation dans laquelle nous sommes. Quelqu'un vient s'asseoir à côté de moi, j'y fais pas trop attention, trop concentré sur mes soucis. Pourtant sa voix m'interpelle. Elle est calme, posée, grave, elle capte mon attention aussitôt.

« Quelque chose ne va pas monsieur ?
Qu'est-ce qui va plutôt, serait plus juste. Mais ce ne sont pas vos soucis.
Parler aide à résoudre une grande partie des problèmes, y compris ceux que l'on pense être incapable de résoudre. Il n'y a pas de honte à avoir à demander de l'aide.
Vous parler comme un médecin.
Je suis le docteur Amsterdam, spécialiste du cerveau.
Amsterdam ? Je vous cher*/ » Woah ! Il est bleu ! Bleu. Il est bleu. Bleu ! J'y crois pas. Qu'est-ce que j'ai mis dans mon pt'i dej c'matin pour voir ça ? D'abord, j'hallucine une conversation, ensuite je vois un type bleu. C'est définitif, je suis gravement malade. J'enchaîne comme je peux, mais il y a clairement eut un blanc au milieu de mon mot. « */chais.
Ne vous formalisez pas de ma différence, ce n'est pas contagieux, rassurez-vous.
Je … vous … heu …
Ca fait cet effet généralement, oui.
Heu … désolé, j'ai pas l'habitude de parler avec une hallucination.
Hallucination, hein. Voulez-vous passer dans mon bureau ? »

Il m'indique le chemin que je suis. Je m'installe sur la chaise en face de lui, on s'examine pendant quelques minutes.

« Pourquoi pensez-vous que je sois une hallucination ?
Parce que j'en ai déjà eu, visiblement. J'ai eu une consultation avec le docteur Bobho l'autre jour, et aujourd'hui on me dit qu'il n'y a aucune personne de ce nom travaillant ici.
Le docteur Bobho est réel, rassurez-vous. Mais il est nouveau, tout le monde ne le connait pas encore.
Donc … vous êtes réels aussi ?
Comment différencier réel et fiction, là est la question pour certains. Faîtes-vous parti de ces personnes ?
Je souffre de troubles bipolaire, d'après des médecins. Le docteur Bobho m'a parlé de plusieurs médicaments, mais je ne peux pas ça coute cher, je voyage tout le temps, je peux donc rester des semaines sans mettre le pied à terre, ce qui pose un soucis pour le réapprovisionnement. Mais le plus dur, c'est que les médicaments ont un effet de drogue.
Il s'agit de chimie agissant dans la chimie directe de votre cerveau. Si le traitement et le dosage ne sont pas équilibrés, il est logique que vous expérimentiez des troubles disparates.
Quand je les prends, je perds toute envie. Mais la dernière fois que je ne les ai pas pris, j'ai finit par … tuer des gens. C'étaient des criminels étroit d'esprit. Mais ce n'est pas une excuse. Je refuse d’être procureur, juré, juge et bourreau.  Actuellement, je les prends un jour sur deux. Mais …
Ce n'est pas une solution, j'en conviens. Trouver le traitement et le dosage peut être long et difficile. Cela peut durer des mois. Si vous me faîtes confiance, je peux le trouver aujourd'hui.
Comment ?
Avec un test tout simple. Connaissez-vous le test de Rorcha ?
Vous me donnez des tâches à identifier et elles révèlent ma personnalité. On les utilise dans la marine pour coincer certains criminels.
Vous savez donc qu'il n'y a pas de mauvaises réponse.
Mais pas de bonnes non plus. »

Il me donne plusieurs feuilles dont la plupart ne représentent qu'une grosse taches pour moi. J'suis pas trop doué niveau imagination visuelle faut croire, sauf quand je suis fatigué. Par contre, je sais ce que je dois éviter de dire pour qu'on me prenne au sérieux. Je peux essayer de manipuler le psy. J'ai quelles chances pour que ça fonctionne ?[/color]


Dernière édition par Clotho le Ven 5 Fév 2016 - 1:51, édité 3 fois
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« Je vois un corps humain, un massacre, un village, des flammes, un monstre, un marteau de justice.
Et si vous disiez vraiment ce que vous voyez au lieu de me dire des choses sans rapport ?
Sans rapport ? Les gens croient que j'ai aidé Craig Kamina à tuer le village, que j'ai quelque chose à avoir dans cette affaire.
C'est donc faux ?
Bien sûr que non. Je vais enquêter et découvrir qui a fait ça. Je sais déjà que le gouvernement est impliqué d'une manière ou d'une autre.
Pour quelles raisons ?
Regardez ce qui s'est passé, la façon dont ça a été fait, et à qui ça profite et qui ça désavantage. La révolution a tout perdu, la confiance des gens surtout. D'ici peu, je parie que la marine va réagir en proposant son aide qui arrivera au moment opportun. Je sais qu'il y a des agents du gouvernement spécialisé dans les tueries avec le droit de tuer.
Comment le savez-vous ?
J'en ai rencontré, j'ai suivit une rapide formation avec l'un d'eux. On est sur une île de médecins, mais pourtant aucun ne semble voir ce qui crève les yeux.
Qui est ?
Les trous dans les poitrines n'ont pas été fait par une arme à feu, on a retrouvé aucune balle. On a utilisé cette technique sur moi. Le corps fuyaient mais ont été stoppé sur place, ça démontre une vitesse exceptionnelle. Je maîtrise cette technique parce qu'un agent me l'a enseigné. Les agents sont formés dans le culte du gouvernement, ils obéissent  aux ordres sans se poser de question. Et les supérieurs en profitent pour leur sales besognes. Le conseil des cinq étoiles utilise la terreur et la peur comme motivation pour qu'on leur obéisse.
Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Les buster call. Une arme de destruction basée sur l'extermination massive. Les amiraux de la marine, la marine d'élite, les corsaires. Autrefois, la marine était pure, axée sur l'aide aux autres. Aujourd'hui, c'est devenue une force de frappe, ce qui est bien pour arrêter les pirates et criminels dangereux.
Vous ne vous considérez pas comme dangereux donc ?
Pas pour tout le monde. J'agis pour protéger les gens, pour les défendre. C'est ce qu'on m'a appris, enseigné, inculqué. Je prends la parole pour que ceux qui ne le peuvent pas s'expriment enfin. J'affronte la marine mais sans jamais tuer ou handicaper personne à vie. Je combats la marine parce qu'elle protège et opère pour le gouvernement, si demain elle cessait, je n'aurais plus aucun grief contre elle. Le pouvoir est corrompu. Le monde tient dans la main de cinq personnes, le peuple n'a pas son mot à dire. Si jamais son avis diffère, on le supprime, trouvant un prétexte pour accuser quelqu'un d'autre. Trop de libertés ont déjà été violés, trop d'abus ont été perpétrés par les règles du Gorosei. Nous voulons un monde plus juste, avec un conseil véritable qui dirige et qui soit représentatif de la volonté du peuple. Un gouvernement élu par le peuple pour servir le peuple et non servir leur intérêt personnel. Un gouvernement qui ne dépense pas son argent dans le luxe alors que sur certains îles des gens meurent de faim. C'est contre les abus que je me dresse, contre les inégalités, contre l'injustice. Ceux qui pratiquent l'un de ces trois crimes, ceux-là sont mes ennemis. Le reste du monde n'a rien à craindre de moi. Je ne combats pas pour tuer.
Pourtant vous avez dit vous même l'avoir déjà fait.
Quand j'ai arrêté mes médicaments, mais ce n'est pas une raison, j'en conviens. Je n'aurais pas du, j'avais tord. Et pour ça, lorsque le monde sera purgé, je paierai pour mes crimes. Mais je n’arrêterai pas avant d'avoir réussit ou périt.
Et si votre entreprise en vient à menacer le monde ? L'équilibre est fragile, précaire, ce que vous voulez accomplir va tout changer. Si le monde ne s'en remet pas, que se passera-t-il ? Êtes-vous prêt à assumer le rôle qui vous sied ?
Je ne sais pas ce qui arrivera, et ça n’arrivera peut-être jamais. Je n'ai pas envie de me casser la tête à imaginer tout ce qui pourrait arriver si toutefois  nous réussissons.
Vous pensez échouer ?
J'ai fait parti de ce que je combats désormais. J'ai une idée de sa puissance réelle. La marine n'est pas mon ennemie, elle n'en est que le bras.
Donc vous ne tuez pas de marines ?
Je ne tue personne, sauf si vraiment je n'ai pas le choix. Mais je préfère recourir à la diplomatie avant.
Si un meurtrier connu prend en otage cent personnes, tueriez-vous le criminel ?
Non.
Donc vous tueriez les otages ?
Non plus.
Vos options sont limitées à ces deux choix.
Alors je prends l'option trois. Ou la quatre. Pourquoi pas la cinq.
Qui consistent à … ?
A sauver la vie de tout le monde. Grâce à mon logia, je peux faire des choses défiant les règles s'appliquant au commun des mortels. J'ai un pouvoir incroyable qui me permet de sauver des vies. Je n'ai pas à choisir si je ne le veux pas.
Alors pourquoi ne pas encore avoir résolu votre problème de médicaments ?
Je … heu … non, c'est pas ça, aucun rapport.
Pourtant vous venez de dire qu'il y a toujours plusieurs choix possibles.
Je … Je ne sais pas.
Ah, on y arrive enfin. Vous avez plusieurs couches pour vous protéger, mais ce n'est qu'en vous dévoilant que je pourrais trouver le traitement idéal pour vous.
Le traitement idéal serait de ne pas avoir besoin de traitement.
J'en conviens. Parlez moi de votre enfance, votre éducation, vos … »
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Je ne connais pas ce type, pourtant je me livre à lui comme à un ami. Il est toubib, l'un des vingt meilleurs au monde, mais c'est aussi facile de lui parler de la météo que de sujet sérieux et graves. Il ne semble pas avoir peur de moi, ne pas me juger sur ce qu'on prétend que je suis. On dirait qu'il est quelqu'un de respectable et de sage, je ne suis pas habitué à avoir à faire avec ce genre de personne. Après dix minutes de discussion intensive sur divers sujets, il en vient à la conclusion. Il me donne un cocktail précis d'anti dépresseurs, de stabilisateur d'humeur et d'autres choses. Il me conseille aussi de manger plein de citrons, d'avocats et de concombres. Il paraît qu'il y a des vitamines précises et des choses pour m'aider à l'intérieur. Vient le moment de se quitter, mais je me retourne face à lui pour poser la question qui me brûle les lèvres.

« Vous nous pensez coupables ?
Je crois que vous croyez à ce que vous dîtes. Ca ne le rend pas vrai pourtant autant.
Donc vous croyez qu'on a … massacré tout le monde ?
Ce que je crois n'a pas d'importance. Je ne suis qu'un dans le monde.
Mais les gens semblent croire ce que vous racontez, on vous écoute, on vous respecte. Si vous disiez aux habitants que nous n'y sommes pour rien, tout le monde douterai, et alors on pourrait enquêter plus vite pour trouver qui a vraiment fait ça.
Vous pensez vraiment que la révolution n'a rien à avoir dans cette histoire ?
Je ne connais Craig Kamina que de nom, parce qu'il a été le médecin des Rhinos storm pendant un temps. Je ne l'ai jamais rencontré, je ne sais pas quel genre de personne il est.
Vous savez ce qu'on raconte sur lui.
J'ai appris à ne pas écouter ce genre de choses. Je sais aussi ce qu'on raconte sur moi, ce n'est pas vrai pour autant.
Si vous voulez que les gens vous croient, il va falloir monter un dossier. Un dossier solide et sérieux.
Faire ne serait-ce que douter que la révolution soit coupable permettrait de pointer le gouvernement, les gens seraient peut-être enclin à donner des informations. Personne ne peut tout savoir sur ce qui s'est passé. Par contre, bride après bride, on peut remonter la piste si chacun y met du sien. Un détail, même insignifiant peut nous aider.
Vous devriez y aller maintenant. »

En effet, on entends des bruits de pas qui courent à travers l’hôpital. L'ancien soldat que je suis reconnaît aussitôt une opération militaire visant à encercler l'ennemi. Plus le temps de parler, je remercie le docteur, ouvre la porte, tombe nez à nez avec un fusil, et accessoirement le type qui le tient, soutenu par une dizaine d'autres.

« Rends toi, criminel !
Docteur Amsterdam, vous allez bien ?
Posez vos armes et rien ne vous arrivera les gars.
Vous allez dégager de chez nous !
Ouais, quittez notre île !
On veut pas d'vous ici !
J'vous laisse cinq secondes pour baisser vos armes.
Moi j'tire à trois.
… Ok. Cinq. »

J'avance simplement vers le type. Il tire. La balle me transperce. Puis le fusil, mais je continue d'avancer. Mon sang coule à flot, un gros trou dans la poitrine. Les autres tirent pendant que le pt'i gars s'recule. Voyant que ça ne me fait rien, ils passent aux armes blanches. Quand il sont assez près, je balance une vague de terre hors de mon corps qui les engloutis. Elle fait un mètre de haut , la largeur du couloir et trois centimètres d'épais. Elle se colle sur eux, emprisonnant leur jambes.

« Vous faîtes votre travail, je comprends, je ne vous en veux pas. Mais rester loin de moi, je ne voudrais pas vous blesser par inadvertance.
Pourquoi ? Vous avez assez tué pour la semaine ?
Je n'ai pas tué votre village ! Je n'y suis pour rien, et mes hommes non plus.
Vous avez aidé la poiscaille, on le sait. On vous a vu. Vous étiez là bas, vous les avez regardé mourir puis brûler. »

Tsss. Je préfère partir avant que ça ne me monte au cerveau. Ils sont trop bornés pour pouvoir comprendre. Il leur faut du temps pour se calmer, ce n'est pas de leur faute. Il suffit de voir l'état dans lequel m'a mis l'annonce de la destruction de mon île par une dragon céleste. Je quitte les lieux, vais dans la chambre de Franck.

« Guéris ou pas, il faut partir mon chou. On a une île à nos trousses.
Encore ?
Faut croire qu'on aime ça.
Absurde, Garden, Armada, Drum. On les cumule, hein.
Quand on aime on compte pas. »

Il a bien récupéré grâce aux fluides en intraveineuse. Je tourne le dos quand je le vois retirer les aiguilles de son bras. Eurk, j'ai horreur de ça. Je prends mon vaisseau que je pose sur le sol recouvert de terre, on embarque, puis on dégage. La milice vient tout juste de se libérer on dirait. On laisse forcément des traces indiquant où on va, mais on a pas le choix. Tant qu'on est dedans, je ne peux pas porter mon navire, il est trop grand avec ses trois mètres de long. On ouvre les portes de l'entrée pour se retrouver face à une centaine de types armés deux géants visiblement pas content. Oups, mauvaise sortie.
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Les portes se referment, l'ordre de tirer est donné. Je fais coucher Franck sur le sol de ma Terreur pour qu'il évite de se faire toucher, tout en allumant le vidéo den den pour filmer la scène. Les géants avancent. Il faut trouver une issue rapidement, mon bateau ne supportera pas la moindre attaque des montres de force brute qui arrivent vers nous. Idée trouvée.

« Franck. A mon signal, tu te mets debout et tu sautes.
Hein ? Pourquoi ?
Fais le, c'est tout. Je vais te lancer sur les géants, tu vas toucher leurs habits. Même eux sont sensibles au froid, marcher dans la neige, la subir sur leurs corps ça devrait les gêner.
Mais ça les arrêtera pas.
Non. Mais moi oui. J'te récupère après. »

Ils sont proches de nous. Je donne le signal. Il se lève. Je prends la position. Il saute. Je vise. Je tir. D'un geste rapide, j'expédie mon compagnon en plein dans le ventre du chef avec un poing d'air. Franck fait mouche. Il touche les vêtements, et toutes les couches, chaque épaisseur tombe sur le sol, se transformant en milliers de légos. Le géant ne comprend pas. Franck est trop petit, il ne l'a vu arriver avec la vitesse. Par contre, désormais, il sent la morsure du froid. Il a vu d'où est parti la chose. Il voit le petit être sur lui. Alors il abat sa main, puissante et énorme sur le bout d'homme qui me sert de mari. Heureusement, il a décroché avant et tombe vers le sol. J'accélère et le récupère. Le géant saute. La terre tremble, la neige vole. On ne voit plus rien. Pas le temps de comprendre, je crée un dôme pour nous protéger. Parce que généralement, quand on aveugle quelqu'un, c'est qu'on va attaquer en utilisant cette diversion.

« Mes habits ! T'en a fais des … trucs !
Des briques.
Lui répond pas, tu vas le fâcher. Il a froid le nounours maintenant, hein ? Ô, regarde, il rétrécit ! »

Un corps humain, masculin, exposé à une température négative à tendance à perdre certaines propriétés. Entièrement nu, le corps du géant n'apprécie pas la chute brutale de toutes ses protections. Son copain lui lance un truc qu'il se met autour de la taille rapidement.

« J'te propose un truc. Toi contre moi, le gagnant remporte la bataille et dispose du perdant comme il veut.
Assassin !
Les soldats n'ont pas à subir tes caprices. Ils n'ont pas à risquer leur vie en m'affrontant même s'ils savent qu'ils ne font pas le poids. Réglons ça juste entre nous. Personne d'autre n'intervient. »

Bien évidemment, il refuse. Il a vu ce que je peux faire, il a compris que mes capacités ne font qu'augmenter. Il sait que si on continue, je vais lui être supérieur. Il sait qu'il ne peut pas me tuer ou me blesser. Il va donc cherche à m'épuiser ou s'en prendre à Franck pour me faire baisser ma garde. Pas question. On a visiblement la même idée en même temps car on se propulse avec un soru. Je parcours plus de distance que lui grâce à mon petit corps, j'ai moins de frottement sur l'air. Nos poings se heurtent violemment. Ils vibrent. Nos puissance sont relativement proches puisque aucun de nous ne cède. La neige est expulsée, nous évitant durant notre duel. Chacun mesure l'autre évalue sa force. Il ne nous en faut pas plus. Un échange de coups à lieu, sous les yeux des miliciens ébahit qu'un humain rivalise avec un géant.

« Tu ne me battras pas.
On verra ça !
C'est tout vu. »

Il retire son poing en arrière d'un seul coup, et avance l'autre. J'ai pris trop d'élan, je ne peux pas stopper mon mouvement. Shigan. Son poing gauche tout entier fait office de shigan. C'est quoi ce géant qui maîtrise tekkaï, soru, rankyaku et shigan ? Bien évidemment, sans contrer, je me prends son coup de plein fouet, et vu la taille, il crée un cratère et m'encastre dedans. Cris de joie de la part des habitants portant une arme. L'autre géant arrive, avec son armure noire. Ils frappent ensemble l'endroit où je suis pour m’empêcher de me reformer. Sauf que ça ne fonctionne pas comme ça. Tekkaï sur les parties déjà créées. Leurs poings s'écrasent sur ma défense qui encaisse les dégâts à la place de mon corps. Leurs poings remontent, ils resserre, puis redescendent. Je crée des grands pics de terre à la façon d'un porc-épic. Ils le voient et stoppent leur attaque en cour de route, j'en profite pour récupérer ma forme humaine.

Deux contre un ? Ok. L'autre, je l'ai blessé à bras droit, je l'ai fait saigner plus tôt. Il semble revanchard, une sale expression sur son visage. Puis les coups reprennent de plus belle. Un échange entre nous trois. Ils prennent l'avantage petit à petit, car je ne peux contrer que deux membres avec les miens. Je balance des poings d'air pour les repousser un peu, mais ça n'est pas très efficace. Ce sont deux géants après tout. Peut-être n'aurais-je pas dû*/ non. J'ai bien fait, je ne reviendrai pas dessus. A cet instant, je me fais volonté pure de protéger Franck, les révolutionnaires sur le bateau et de battre ces géants. Mon regard change malgré les coups que j'encaisse. Je le sens. Ca monte en moi. Ca vient. Ca arrive. C'est proche. J'ai la puissance, je commence à prendre le rythme de leurs attaques, la vitesse augmente progressivement. Puis quand je sens la vague déferler en moi, je relâche tout, je libère ma force sans retenue aucune.

Les deux poings touchent les miens en même temps. Et cette fois, géant ou pas, ça ne change rien. Le contact entre nos phalanges crée un petit tourbillon d'air qui se dissipe bien vite. La neige est expulsé violemment. Je maintient non seulement leur attaque, mais en plus je parviens à en repousser un. D'un seul coup, ça se produit. Je lâche tout, et des ondes apparaissent de mes mains, fonçant vers les géants. Je peux sentir mes poings vibrer. Leurs bras aussi, puisqu'on est reliés. L'armure noire de celui que j'ai déjà blessé explose de partout sans prévenir. Sa protection tombe en pièces minuscule, tandis que l'autre se met à crier. Ils cessent le contact entre nos corps aussitôt. Tout ça n'a duré qu'une, deux secondes peut-être. Le chef se tient le bras droit et semble souffrir. Grincheux comme je le surnomme n'a plus que ses vêtements et son bras pisse le sang. Pourtant, il n'y a aucune plaie visible on dirait. Son sang coule par les pores de son bras.

Les humains ouvrent la bouche en grand. Ils sont tétanisés. Personne n'avait mis à mal les géants jusqu'à aujourd'hui. Je leur ai laissé une porte de sortie, j'ai tenté la diplomatie, j'ai négocié, ils ont tout refusé. Tant pis pour eux. Je ne fais pas ça par plaisir, mais par nécessité.

« Vous voulez continuer à jouer ?
Arrête ton baratin et ramènes toi, morveux ! »
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Le chef en veut encore on dirait. Il se tient le bras et semble avoir du mal à le bouger visiblement. Mais c'est un marine, il n’arrêtera pas. Soru. Coup de genou montant dans le menton, coup de pied circulaire dans la tête. Il recule. Soru, tekkaï dans le tibia droit. Ca craque, mais ça résiste. Il me frappe et m'éclate avec un shigan gigantesque. Les membres de la milice crient, scandant le nom des géants pour les motiver. Ils sont mal en point, moi je suis fatigué, et ma terre ce craquèle à cause du froid. Un coup d’œil m'indique que je saigne dans le dos. Un regard plus loin, un rocher ensanglanté me fait comprendre que c'est dessus que je me suis blessé. La neige a finalement raison de mes pouvoirs.

J'suis tout puissant avec un logia, mais quand même vulnérable avec la terre. J'aurais pas pu tirer l'acide, comme Kindachi Tetsuda, non ? Non, il a fallut que je tombe sur un truc vulnérable aux température, et que mon chemin me conduise sur une île hivernale. Les géants voient mon sang couler doucement. Ils sourient.

« Alors, tu perds tes pouvoirs, gamin ?
J'en ai encore assez pour vous foutre une raclée.
Ohohoh. »

Il crache un mollard aussi gros qu'une maison qui fait valser la neige à l'endroit de l'impact. Les hommes se battent contre Franck qui semble en venir à bout raidement. Je surveille quand même du coin de l’œil, sait-on jamais.

« Tu veux un coup d'main chéri ?
Si t'as finit d'ton côté, pourquoi pas.
Donne moi trois minutes.
Heu … J'sais pas si j'ai trois minutes. »

Les deux monstres foncent sur moi malgré leurs blessures. J’arrête de me prendre les coups et commence à contrer ou parer, voire même esquiver. Puisque la protection de mon logia s'estompe avec la fraicheur, me prendre un coup est dangereux. Je ne sais pas mon tekkaï sera assez puissant pour les stopper, mais on va vite le savoir, parce que voilà un poing que je ne peux esquiver. Je bande mes muscles, prêt à recevoir le coup, je deviens aussi statique qu'une pierre, aussi solide que du métal. Malgré ma protection, la force me sèche, me dégageant dans les airs, juste à hauteur des géants. Coup de boule qui me réexpédie au sol tout en me faisant cracher du sang quand je rencontre la neige solidifiée. Je me relève en hâte, juste à temps pour esquiver d'un soru le pied gigantesque d'Atchoum. Un truc touche le chef qui lève la tête une seconde, j'en profite pour m'éloigner.

Je vois Franck avec … une arme faite de neige. C'est quoi ça ? Il fonce vers nos adversaires en criant. Le bien amoché le regarde, amorce son poing et l'abat. Mon cœur se serre après la disparition de mon mari. Mais pas le temps de s'y attarder, il peut se débrouiller et me faire gagner du temps. Moi je dois échapper à un farouche ennemi qui malgré son bras blessé enchaîne les coups. Il est insensible à la douleur ou quoi ? Je suis presque à bout, alors je suis en défense. Je crée des boules de terre de la taille de boulets de canon, et je les lui lance dessus. Mes bras deviennent lourds, ma blessure commence à tirer, je rate ma cible magistralement. Sauf si je visais le sapin derrière, auquel cas j'ai très bien visé. Pour un tireur d'élite, ça fait peine à voir. Rapidement, je vois Franck esquiver des coups. Grincheux n'a plus qu'un bras valide, plus d'armure. Atchoum a tout, sauf ses vêtements, et son bras endommagé qui saigne un peu.

J'en peux plus. J'en ai trop fait j'suis trop fatigué. On doit fuir, une fois encore. Mais si on prend le moyen de transport câblé, il leur suffit de couper le dit câble pour nous tuer. Et on ne peut pas sauter tout simplement, la chute nous tuerait, et malgré mon logia, j'suis pas sûr de survivre. J'ferme les yeux une seconde pour réfléchir. Sauf qu'un truc vient aussitôt me cueillir. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'est énorme. Le froid bloquant mon invincibilité, j'me prends le tout, même si automatiquement mon corps réagit en utilisant le tekkaï. Ca ne suffit pourtant pas. Le coup me sèche. Je suis propulsé au bord du pilier, les yeux fermés, hors d'usage. Franck voit la scène, il court vers moi. Il a vu le géant utilisé le soru et me sécher sur place. Il l'a vu me battre. Il me fait monter sur ma Terreur, regarde les adversaires s'approcher, puis nous pousse dans le vide. En une seconde, on est propulsé dans le vide, hors du pilier, hors d'atteinte du géant. On vole presque. On va s'écraser, sans aucun doute vu comment on tombe en piqué. Franck me baffe pour que je me réveille.

« Comment *kof kof * on atterrit ?

T'as pas pensé à ça ?!
J'peux pas penser à tout.
Mais t'es cinglé, on va mourir.
Détail technique.
Putain de détail ouais. »

On est déjà morts. Le sommet du pilier est loin, très loin, on ne le voit plus. Ce qu'on voit, par contre, ce sont les sapins qui grossissent à vue d’œil. Évidemment, c'est cet instant que choisis la neige pour arrêter de tomber. Quelle jolie dernière vue remarque. Tilt. Je sors mes pieds hors du véhicule et frappe l'air avec mes pieds. Geppou. Geppou. Geppou. Allez putain ! Non, pas geppou, pas assez de force. Tant pis, je remonte à bord et balance des poings d'air pour nous faire ralentir. Pas très efficace. Surtout parce qu'ils ne sont pas aussi puissants qu'ils le devraient. Du moins tant qu'on est pas assez près du sol. Quand on atteint les 10 mètres de hauteur, là ça nous ralentis un peu, car l'air à quelque chose contre quoi frapper. On perd de la vitesse, mais pas assez. On finit quand même par s'écraser dans les conifères. C'est là que je perds connaissance. Franck finit par revenir à lui. Il est perché dans un arbre, dans ma Terreur, retenu par deux grosses branches. Il se balance pour faire tomber le tout. Il me voit, allongé sur le sol, inerte. Je respire difficilement.

« On est où ? Faut trrrrrrouver un abrrrrrris. »

Pas trop loin, Il voit un peu de fumée. Une maison ? Il tente le coup. Difficilement, Il parvient à avancer en me soutenant. Franck se laisse glisser tout en me traînant, pour avancer plus vite. C'est moins fatiguant que de marcher. Dix minutes plus tard, on arrive. Il frappe. Pas de réponse. Il frappe encore. Toujours rien, alors il entre. C'est un petit chalet où la cheminée brûle pour réchauffer l'endroit. Il me fait entrer puis se précipite vers le feu. Il nous enlève nos vêtements plein de neige.

Pulu pulu. Pulu pu*/ Gotcha.
« C'est Franck, Clotho est inconscient pour l'instant.
C'est Jon. J'viens d'arriver. J'ai croisé vot' bateau en arrivant, tout le monde va bien.
Cool.
T'as découvert autre chose ?
On a pas eu le temps. L’hôpital entier s'est ligué contre nous. On a pu sortir, mais on s'est retrouvé avec les géants qui nous avaient suivit et une sorte de milice. On a du fuir parce qu'on avait trop froid. Ils ont réussit à battre Clotho.
Vous êtes où ?
Aucune idée. Un chalet qu'on a trouvé.
Ok. Restez-y pour l'instant, jusqu'à ce que vous soyez remis. J'vais enquêter de mon côté.
Comment vous allez faire ?
Qui ne répondrait pas à un journaliste ?
Vous êtes journaliste ?
Quand on a besoin d'un journaliste, ouaip. Tenez moi au courant de tout changement.
Ca marche. »

Franck est en meilleur état que moi, puisque lui ai eu droit aux fluides à l'hosto, pas moi. Il voit des animaux morts et décide de les faire cuire pour les déguster. On ne sait pas à qui appartient ce chalet, mais il nous sauve la vie, et c'est pas peu dire. Faudra le remercier avant de partir. Puis ce sont les ténèbres pour tous les deux.


Dernière édition par Clotho le Lun 14 Déc 2015 - 21:58, édité 1 fois
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Jon  l'embrouilleur Kasskou
As de la révolution
4000 dorikis


« Non mais oh, ça va pas la tête ? »

Jon regarde le caméraman qui lui tend la caméra d'un œil mauvais. Il l'a pris pour qui, son porte bagage personnel ? En fait, ça n'aurait pas tant gêner l'as de la révolution de porter le matériel, mais son rôle était sérieux, alors autant devenir son rôle. Il descend du navire, suivit par son ''équipe de tournage''. Personne ne se doute qu'il s'agit en fait de révolutionnaires venu pour enquêter et innocenter la révolution. Emmitouflés dans leurs manteaux, ils avancent droit vers le petit village dont leur nom leu est absolument égal. Ils plongent dans une auberge bien chaude.

« On s'les caille ici. Drôle de promotion qu'on t'a filé quand même Jon.
Ouais, mais bon, faut bien que quelqu'un fasse le boulot, même sur une île aussi … » Il s’arrête, juste avant de dire rustre, quand la population les dévisage méchamment. « … aussi grande. » On les dévisage dans le bar. Jon s'avance, suivit par son équipe composée de cinq personnes. On a Bob, 2m15 pour une centaine de kilos, baraqué, peau noire, en charge de la qualité des enregistrements, vulgairement, c'est le caméraman. Puis viennent les jumelles Patty et Penny, blonde, 1m60, cheveux bouclés pour l'une, lissés pour l'autre dont le rôle consiste à obtenir le meilleur visuel possible. C'est elles qui suggèrent tel endroit parce que la lumière à telle heure reflète parfaite l'esprit du reportage …

Pat, petit gabarit presque invisible, timide au possible. Il ne fait que 1m30 à cause d'une maladie incurable, mais son talent compense amplement son handicap. Il a pour rôle la gestuelle de Jon. C'est lui qui indique quelle position prendre pour exprimer telle émotion, pour toucher tel spectateur …  Pour finir, Marcel, docteur animalier, et surtout pas vétérinaire, qui s'occupe de la santé des animaux, que ce soit ceux utilisés ou rencontrés. Et bien sûr, il y a Jon, cheveux châtains, mis courts, yeux marrons, le stéréotype du brun tourmenté par la vie. Ils avancent au comptoir pour louer une chambre pour plusieurs nuits.

« V'nez faire quoi ici ? Z'êtes qui ?
Nous sommes des journalistes, nous travaillons pour le Journal Objectif Utile Économique Terrritorial de Marie Joie, le JOUET en somme. Nous venons ici suite à l'histoire du vill*/
On a rien à dire. »

L'aubergiste quitte son coin, laissant les journalistes en plan, pour aller parler à d'autres personnes. Des regards en coin sont lancés vers les intrus parfois, mais aucun n'est amical. Ils dérangent clairement et se le font bien dire. Peut-être est-ce le sujet en lui même ? A moins qu'ils ne soient simplement xénophobes. Quoi qu'il en soit, l'équipe a besoin d'un endroit où dormir, alors Jon retourne à la charge.

« Pour la chambre …
7000 Berrys la nuit, par personne.
7000 pour … ça ?
Si t'es pas content, tu peux dormir dehors.
Ok, va pour 7000.
On paie par cash avant. Rien d'autre. »

La mission s'annonce plus difficile que Jon ne l'espérait. Mais il sait comment se faire accepter. On lui a donné carte blanche pour récupérer des infos, alors il va tout faire pour se mettre l'île dans la poche. Il commence par une tournée générale, quoi de mieux pour délier les langues que l'alcool. Puis une seconde tournée, une troisième et ainsi de suite. Curieusement, les gens l'aiment de plus en plus. Enfin, ils le détestent de moins en moins quoi. Ils finissent même par jouer à un jeu tous ensemble, celui qui boit le plus de shooter en un minimum de temps. Le vainqueur ? L'aubergiste sans aucun doute qui voit son stock d'alcool diminuer dangereusement et ses revenus augmenter exponentiellement. Il finit même par se dire que finalement, les journalistes sont pas si mal que ça.

Et pendant que les locaux boivent jusqu'à n'avoir plus soif, soit plus d'alcool que de sang dans le corps, les étrangers versent leurs boissons dans les verres des autres sans que personne ne le remarque. Ils ont bu les premiers, pour jouer le jeu le temps que les habitués soient bourrés. Mais maintenant, ça ne sert plus à rien, ils sont torchés. C'est là que Jon attaque, mimant d’être saoul.

« Bon, z'est pas dou ça, mais fau q*/hic trazaye nous.
Ah, d'sais bu paler.
Toi on pu.
Désolé pou' l'village. Z'avez du perd'e pas mal d'gens.
Ouais. » Malgré l'alcool, certains baissent les yeux. Ils sont tristes, ça se sent. « Yavait des bons. Qu'des bons.
Y s'est passé quoi ?
La rézolution. Tué. Village.
J'comdrends que soit dur, mais on boit sadoir. Saboir. Sa … Roh, j'suis trop sou.
Des flammes. »

Un type, plus loin parle, doucement. Mais l'équipe l'entend. Le den den est allumé, la caméra est approchée discrètement, les micros mis à portée.

« Un cri. Que'qu'un entré. Hurlait. Des flammes. On qu'les voyais d'hors.
Une odeur …
Comment vous savez que c'est la rézolution ?
Z'ont laissé un mot signé.
Z'êtes sûrs qu'c'est eux ?
Qui d'aut' signe la révo/*hic lution ?
Z'ais pas.
T'crois pas *hic, hein ?
Mon job z'est d'endeter. D'enteter. D'enquequeter. D'enqueter.
C'est l'poison qu'a fait za.
Ahahaha. T'as dit poison.
Bah quoi ?
C'est poizon.
Mais non, c'est poisson.
L'poisson ? Quel poisson ?
L'toubib. L'ancien. L'traitre.
Creg Quamynaie.
Craig Kamina ?
Ouais, c'la. C'gars pouv pas l'blair. */hic
Il a fait crâmé le village ?
Et tué tout l'monde. Gamins, vieux, clebs …
L'a détruit l'acadaimy.
J'ai endentu, ouais. Ya des témoins ?
Dé quoi ?
Quelqu'un été là ?
La toubib. Mais l'est morte. Sa fille aussi. L'avait huit ans. »

V'là que l'type fond en larme, accompagné par la moitié du bar. Jon comprend pas de trop, jusqu'à ce qu'on lui dise qu'elle a eut le cœur arraché. Là, le révolutionnaire et son équipe comprennent mieux pourquoi le pays fait la tronche. Assassiner un enfant .. lui arracher le cœur … qui pourrait faire ça ? Qui aurait la cruauté, le sadisme nécessaire ? La même personne qui a tué un village entier. S'il y a des indices concernant le Cipher Pol, rien ne permet de retirer l'homme requin de la liste des suspects. Marine, gouvernement mondial, Drumiens et révolutionnaires le recherchent activement. Au fond, personne n'a sa version des faits. Peut-être a-t-il vu quelque chose ? Il a détruit un étage de l'académie de médecine, pourquoi ? L'équipe de tournage remballe son matériel discrètement puis part réfléchir dans la chambre.

Une fois l'endroit insonorisé et à l'abri des oreilles indiscrètes, la discussion s'anime. Jon décide qu'il faut aller au pilier central demain. Rien ne sert d'aller au village, Clotho et Franck ont déjà pris des photos et vidéos de la scène de crime. Ce qu'il faut, ce sont des témoignages, des indices nouveaux qui innocentent la révolution ou accusent le gouvernement mondial. La mission est délicate, mais pas impossible à réaliser pour autant. S'il y a eu dégâts, il peut y avoir eu combat, et qui dit combats, dit blessés, donc témoins. Une piste à suivre.
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Le lendemain matin, une fois au centre du village l'équipe prend le téléphérique pour la première fois. Personne parmi eux n'en a jamais utilisé, ils sont donc un peu suspicieux quant à la méthode de transport employée et à son efficacité. Mais dès qu'ils commencent à grimper, ça semble aller un peu mieux. Jon récapitule la mission d'aujourd'hui.

« Bon, vous oubliez pas, on demande au plus de personnes possible, on recueille un maximum de témoignages.
On connait notre job.
On prend un max de photos, des vidéos, toutes les déclarations doivent être enregistrées. Vous n'auriez pas des infos pour nous par hasard ?
V'savez, y s'passe pas grand chose par'ci.
Rien d'étrange, d'inhabituel durant les jours avant, pendant ou après ?
On a bien un d'nos gars qu'a …
Qui a quoi ?
Bah l'a été tué. Une balle dans l'coeur.
Comme au village.
Sauf qu'pas d'balle a dit l'toubib.
Comme au village. Vous savez quand ?
La nuit.
Le tueur a donc utilisé le téléphérique. Soit il est venu de l'académie, soit il y est allé. Si on relie les lieux, ça fait un chemin. Académie, téléphérique, village. Et si on poursuit, la côte. Vous pouvez dire ça ?
Dire quoi ?
Qu'un des vôtre a été tué, que le tueur est venu de l'académie, en regardant la caméra.
Un d'nos gars l'a été tué pa' une balle dans cœur, mais sans balle. L'tueur l'est v'nu d'l'académie, en regardant la caméra. »

Fou rire dans l'équipe chargé de capturer ce moment mémorable. Le type ne comprend pas vraiment on dirait. Pas grave, c'est dans la boite. Ils arrivent en haut après plusieurs dizaines de minutes, et vont droit vers l'académie. Une fois à l'intérieur, ils peuvent mesurer toute la grandeur de la chose. C'est vraiment énorme pour une ''simple'' académie de médecine. Mais en même temps, c'est censé être la meilleure au monde, donc bon …

« Bonjour. Nous sommes journalistes, on travaille pour le JOUET. On vient pour obtenir des informations sur l'évènement qui s'est passé. Vous pourriez nous en dire un peu plus ?
Bonjour. Heu … C'est à dire qu'ici, on évite plutôt d'en parler.
Je sais, je comprends, et nous compatissons véritablement à la tragédie qui vous a touché. Mais nous devons enquêter sur ce qui s'est passé.
Ce qui s'est passé ? Kamina, voilà ce qui s'est passé. On raconte qu'il est devenu fou furieux, qu'il a détruit partiellement le dernier étage, qu'il a tabassé à mort la toubib après avoir arraché le cœur de sa fille avec ses sales dents d'poisson.
Aucune autre info ?
J'travaillais pas quand c'est arrivé. Et heureusement. Quand il ont emmené le corps de Sophia …
La petite fille ?
La fille du docteur Sweetsong, oui. On raconte que sa mère a survécu à l'attaque, mais qu'elle a finit par succomber à ses blessures dans son lit. Elle a sans doute voulu venger sa fille du monstre.
Vous savez qui travaillait ce jour-là ?
Demandez à martin, là bas, il sait tout. Il sait même quel papier toilette le roi utilise. Du décuple épaisseur il paraît.
Ahem. Merci. »

Direction Martin à présent. Les journalistes lui posent la même question, et les réponses qu'ils obtiennent sont toutes aussi vagues. Ils parviennent quand même à savoir que la destruction de l'académie a eut lieu le matin très tôt, qu'il y a eut trois survivants, Craig, le toubib et une femme, que la toubib est morte, Craig a disparu et que c'est Katt Ashtroff qui s'est occupée de la patiente inconnue. Comme n'importe quelle équipe de tournage, une inconnue, ça ne fait pas bien à l'antenne, il faut donc trouver son identité. Mais c'est classé secret professionnel, donc personne ne leur dira rien. Jon a donc l'idée d'utiliser ses facultés particulières. Ayant eut une formation de psychologue, enfin sa couverture l'ayant eut, il va proposer aux personnes qui ont été témoins de la scène une séance d'hypnose pour surmonter ce qu'ils ont vu, vécu, entendu, senti ou vécu.

L'équipe commence par rechercher les docteurs ayant été présents. Un des trois ou quatre médecins qui ont été les premiers sur place est de service aujourd'hui, donc dans les parages. Notre équipe de révolutionnaires infiltrés le trouvent et lui propose. Ayant vu les horreurs qui se sont passées, ayant du porter le cadavre d'une enfant de huit ans, le toubib accepte. Il serait prêt à tout pour oublier ce qui s'est passé. Même s'il a déjà vu les affres de la guerre, les voir sur un enfant, savoir qu'une gamine a été massacré, ça laisse toujours un sale souvenir. Le docteur Amsterdam les aide du mieux qu'il peut à surmonter ça, mais ça ne suffit pas. Parfois, mieux vaut oublier, purement et simplement.
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Dès qu'il est installé, Jon lui dessine un truc sur le visage, un symbole gris, pour l'aider, les caméras filment discrètement la scène.

« Fermez les yeux, inspirez profondément, détendez-vous, calmez-vous. Imaginez-vous dans un endroit qui vous relaxe. Décrivez le moi.
Une plage de sable blanc, des cocotiers, des mouettes qui volent, le son des vagues, une petites cabanes dans la foret.
Bien. Rentrez dans la maison, asseyez-vous dans le canapé. Que faîtes-vous ?
Je bois une bière, j'allume mon den den pour voir le programme.
Bien. Vous êtes détendu, calme, rien ne peut vous troubler.
Rien ne peut me troubler.
Ce soir, c'est une rediffusion qui passe. L'écran s'allume, vous voyez un film que vous avez déjà vu. Un film que vous avez vécu. Ce qui s'est passé à l'académie, l'autre jour. Dîtes moi ce que vous voyez à l'écran.
Rien. Mais j'entends.
Quoi ?
Un bruit sourd, une explosion qui ravage tout.
D'où ça vient ?
D'en haut. De tout en haut.
Que se passe-t-il ?
L'acteur quitte son bureau, monte les escaliers en courant, et arrive dans le couloir.
Que voit-il ?
Il ne voit rien, mais il sent. Une odeur pas bonne, comme … de la vase. D'autres médecins arrivent, ils se précipitent tous ensemble vers l'endroit d'où semble provenir le bruit. Des trucs tombent de ce qu'il reste du plafond.
Qu'est-ce ?
On dirait de … la boue. Mais c'est impossible, pas dans l’hôpital.
Ensuite ?
Ensuite, il … non, je peux pas. Je peux pas.
Calmez-vous. Vous êtes chez-vous, dans votre maison, vous ne risquez rien. Regardez votre main, vous avez une bière dans votre main, une commande dans l'autre. Tout va bien, détendez-vous. Rien ne peut vous arriver. Voilà, comme ça, c'est bien. Maintenant, regardez l'écran, dîtes moi ce que l'acteur voit.
Un, deux, non trois corps.
Qui ?
Carryline Sweetsong, Sophia Sweetsong et une jeune femme aux cheveux blancs comme la neige.
Comment sont les corps ?
Ils sont amochés, endommagés. La filette a un trou béant dans la poitrine, une grosse tâche de sang à côté.
Votre diagnostic ?
Les traces et la quantité de sang indiquent une hémorragie, donc on lui a arraché le cœur alors qu'il battait. La pauvre. On voit son visage si jeune, souriant, qui ne comprend pas. C'est horrible. La pauvre.
La toubib, comment est-elle ?
… On dirait qu'elle s'est battu. Elle saigne, elle est en mauvais état. Des seringues, des scalpels, un éventails d'objets de médecine déployés sur le sol, signe d'un combat violent. Elle s'est battu de toutes ses forces. Son corps est percé à plusieurs endroits, comme si on lui avait tiré dessus. Mais ça ne ressemble pas à des blessures faites par une arme à feu.
Pourquoi ?
Il n'y a aucune trace de brûlure, aucun résidu de poudre, pas de trou de sorti, celui d'entrée est régulier.
Avez-vous déjà vu ça ?
Jamais. Enfin, jusque là.
Vous en avez donc vu, après, n'est-ce pas ?
Dans le village de Blyktrovitch, oui. Ce sont les mêmes blessures qu'on eu les villageois.
Vous en êtes sûrs ?
Oui. Nous sommes tous arrivés à cette conclusion.
Que les trous n'ont pas été faîtes par des armes à feu, et que la personne qui a combattu le docteur Sweetsong et tué sa fille a aussi massacré le village de Blyktrovitch ?
Oui. Son corps a été … défoncé, on dirait.
Par quoi ?
Quelque chose de très dur, du métal. Une barre de fer peut-être. Tellement de trous dans son corps … De la vase en quantité dans le couloir. Comment elle est arrivé là ?
Bonne question. Quelles blessure a l'inconnue ?
Des bleues, des côtés cassées.
Quelqu'un était conscient ?
La jeune fille.
A-t-elle dit quelque chose ?
Craig Kamina.
Autre chose ?
Non, c'est tout.
A cet instant, qui est avec l'acteur, et que fait-il ?
Deux docteurs remplaçants, des infirmières.
Qui s'est occupé de madame Sweetsong ?
Plusieurs docteurs et infirmières. Ils se sont relayés.
Et pour l'inconnue ?
L'infirmière Ashtroff a changé ses horaires pour pouvoir rester avec elle. Elle pensait que personne ne savait, mais j'avais besoin d'heures supplémentaires, alors je suis resté plus longtemps tous les soirs.
A-t-elle dit ou fait quelque chose ?
Son travail. Un excellent travail. Elle a aussi trouvé le nom de la patiente dans le couloir. La détective Elizabeth Butterfly.
Comment l'a-t-elle découvert ?
La jeune femme le lui a dit.
Donc la jeune femme retrouvée avec le docteur Carryline Sweetsong, près du cadavre de Sophia Sweetsong, couvertes de traces de boues est une détective ?
Oui.
Et ses blessures était différentes de celle des habitants et de Carryline ?
Oui. Elle n'avait aucun trou dans son corps, juste des os brisés.
Comme si le tueur tenait à son corps, ne voulait pas l'abîmer de trop, ne voulait pas le massacrer. Dîtes moi, docteur, avec votre expérience, pensez-vous qu'il est possible que les blessures que la détective a subit aient été infligés par la détective elle même ?
… Je ne crois pas, non.
Pourquoi ?
Les deux côtés ont été touchés similairement. Ce qui est pratiquement impossible pour un humain. On a tous un côté dominant, une main plus fort, un bras plus musclé que l'autre. En frappant avec cette main, les blessures de l'autre côté sont forcément plus profondes, grosses, marquées.
Si l'on parvient à avoir la même force, est-ce possible ?
En théorie, oui. Mais pour avoir l'exact force du côté droit et gauche, ça demande un entraînement intense, rigoureux.
Donc c'est possible.
… Oui. Mais même dans ce cas, il existe des endroits qu'on ne peut toucher avec notre corps.
C'est à dire ?
Même en essayant de toute vos forces, vous ne pouvez vous frapper vous même à un certain endroit dans le dos.
Même un contorsionniste, quelqu'un d’extrêmement souple.
Ca doit peut-être … Mais ça doit demander un entraînement et une pratique rigoureuse.
Donc c'est possible. »

Jon continue de poser des questions sur ce qu'est devenu la détective après. Il apprend qu'elle est sorti du coma, qu'elle a assisté un peu au discours du juge Sweetsong, puis qu'on ne l'a plus revu depuis. Il le fait parler de Craig aussi, pour en apprendre sur le dit révolutionnaire.

« Très bien. Je vais compter jusqu'à trois. A un vous éteindrez l'écran et vous relâcherez votre corps. A deux, vous serez détendu, ce qui s'est passé sera brouillé. A trois, vous vous réveillerez et vos souvenirs concernant cet épisode seront bloqués. Vous ne vous sentirez pas coupable. Un. Deux. Trois. »

Pouf, le toubib revient à lui. Beau coup de la part de l'as. Il a ramassé des informations précieuses. Le médecin, quant à lui, semble ravi de l'expérience, il n'a plus aucun souvenir de l'évènement. Il se sent plus léger, libre comme avant, plus joyeux. Il remercie le révolutionnaire et quitte son bureau le cœur léger. L'équipe se félicite des informations obtenues. Tous se posent les mêmes questions. Que venait faire la détective sur Drum ? Que venait-elle faire au dernier étage de l'académie censé être désert ? Que faisaient la toubib et sa gamine ici ? Que faisait Craig Kamina ? Et si la détective l'avait suivit ? Savait-elle que c'était un révolutionnaire, est-ce pour ça qu'elle le suivait ? Craig était toubib, tout nouveau, donc son bureau pouvait être en haut, information que le groupe obtiendra bientôt en interrogeant un autre médecin.

Jon sait que son frère, Tark Kamina, est un révolutionnaire acquis à la cause. Aucun rapport, juste besoin de rappeler ce détail qui peut ou non avoir une importance future. L'as le sait, un détail cloche. Un truc ne va pas. Une pièce ne s'emboite pas dans les autres. Il y a une variable qui gâche toute la donne, qui fausse le tableau entier. La variable étant le Cipher Pol. Les corps examinés par les toubibs présentent tous des signe de shigan. Tous,  sauf celui de la détective. Si c'était elle l'agent, elle aurait pu s'infliger des shigan pour paraître innocente. Mais elle ne l'a pas fait. Était-elle trop faible après son combat contre Craig ? Était-ce quelqu'un d'autre alors ? Quid de la petite fille, Sophia. Soit elle s'est faute attrapée par l'agent car elle traînait là, a vu un truc qu'elle n'aurait pas du, n'a pas pu servir à faire chanter sa mère, ou alors on voulait faire souffrir Carryline Sweetsong. Sa mère n'aurait jamais laissé sa fille avec quelqu'un indigne de confiance. Donc soit la gamine s'est faîte kidnapper, soit elle faisait confiance au tueur, soit elle fuyait. Plus le temps passe et plus Jon se pose de questions. Pour chaque réponse obtenue, trois interrogations apparaissent. Barbant, n'est-il pas ?
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Jon procède pas élimination. La détective reste le plus grand mystère. La question de savoir ce qu'elle venait faire ici a tellement de réponses possibles qu'il faut mieux l'oublier. Celle qui réduit les réponses probables, par contre, c'est de savoir ce qu'elle faisait au dernier étage. Elle est tombée sur Craig Kamina, d'après ses dires. L'étage étant fermé d'après ce qu'on m'a dit, elle se trouvait forcément là bas parce qu'elle le voulait. Pourquoi ? Une détective privée travaillant avec le gouvernement mondial, un traitre marine classé comme révolutionnaire. Le poursuivait-elle ? Était-elle sa cible ? Était-elle celle de l'homme poisson ? L'a-t-il attaqué pour s'en débarrasser après l'avoir remarqué ? L'a-t-elle attaqué parce qu'il l'a remarqué ou attaqué ? Dans les notes que qu'il a prises, Jon n'oublie pas que les blessures de la détectives sont différentes. Pas de shigan. Replaçons les évènements dans l'ordre.

D'après les témoignages, Craig Kamina a tué la petite fille, Sophia Sweetsong. Sa mère a du assister à la scène. Folle de rage, elle saute sur le révolutionnaire pour venger sa fille. Un combat qui détruit une partie de l'académie. La détective arrive, entendant du bruit probablement. Elle voit la toubib combattre l'ancien toubib, elle lui explique. Peut-être a-t-elle voulu aider la doctoresse ? Aux dernière nouvelles, le révolutionnaire n'a pas subit d'entrainement au rokushiki. D'où viennent les shigans ? Pourquoi Craig a-t-il tué Sophia ? Pour faire souffrir sa mère ? Parce que ? Parce qu'il le pouvait ? Parce qu'elle le gênait ? Parce qu'elle fait parti d'un plan plus grand ? S'il ne l'a pas tué, alors qui l'a fait ? Il y extrêmement peu de chance que ce soit sa mère. Il reste donc la détective, Elizabeth Butterfly. Pourquoi aurait-elle fait ça ? Serait-elle l'agent du Cipher Pol ? Y avait-il une autre personne ? Que venait la fille ici ? Après tout, un agent est censé ne pas laisser de traces, ou les couvrir au moins. Et la boue. Comment de la boue est-elle arrivé au dernier étage de l'académie ? Qui la transportait ? Un pouvoir particulier de quelqu'un ? Un fruit du démon ? Jon va devoir se renseigner. Il décide de lancer des hypothèses pour voir la plus crédible. Il prend un papier, un crayon puis note ses théories.

Hypothèse 1 a écrit:Craig Kamina est l'agent du Cipher Pol
Il est venu ici. Pourquoi ? Son bureau est à cet étage. Il n'y a plus rien désormais. Il a ramassé ses affaires. Ça implique que ça s'est passé avant le combat, sinon il y aurait du sang et probablement de la boue. Pourquoi prendre ses affaires ? Il voulait partir. C'est la réaction logique en cas de départ. Il a ensuite rencontré Sophia, puis l'a tué, a affronté sa mère et la détective. Il a réussit à s'enfuir après avoir affronté une toubib 20. Pourquoi avoir tué la fillette ? Qu'est-ce qu'il y gagnait ? Il participé à la bataille sur Jaya, d'après nos informations, il a donc une sacrée puissance. Il aurait du pouvoir battre la détective ordinaire facilement. Il a ensuite utilisé le téléférique, a tué le passeur, est allé au village, l'a incendié après avoir tué les habitants. Puis quoi ? Rester sur l'ile est dangereux. Et pas sûr que le climat lui convienne. Pourtant, s'il a installé son cabinet, c'est que ça doit pas être si terrible que ça. Son ancien cabinet, sa maison en dehors de l'académie. Je devrais y faire un tour. On le dit révolutionnaire, son rôle serait de nous infiltrer ? Est-ce un coup du sort qu'on l'associe ainsi à la révolution ? En profite-t-il ?

Hypothèse 2 a écrit:Carryline Sweetsong est l'agent du Cipher Pol
Une agent dormant pour le compte du gouvernement mondial. En voyant Craig, elle l'a reconnu. Comment ? Il n'a aucune prime sur sa tête. Pourquoi aurait-il été voulu par le gouvernement ? Abandon de poste suite aux évènement de Jaya ? A moins qu'il ne l'ai reconnu ? Le combat s'engage, Sophia devient un dommage collatéral de la part d'un des deux protagonistes. Trois, si la détective était déjà là. Ou alors on la cible volontairement pour enrager la toubib et lui faire commettre une erreur, la distraire ... Sauf si Sophia est morte la première. Elle a une connaissance plus qu'approfondie du corps humaine, elle sait donc où frapper pour faire mal. Un shigan entre dans ses compétences techniques. Mais quid des physiques ? Cette hypothèse est peu probable. Mais je vais explorer cette piste quand même pour n'en négliger aucune et avoir un maximum de réponses.

Hypothèse 3 a écrit:Elizabeth Butterfly est l'agent du Cipher Pol
La détective, la variable que je n'aime pas et sur laquelle on va faire des recherches. Si elle fait partie des CPs, elle a pu être envoyé pour Craig, pour le localiser, le ramener, le tuer ... Elle le surveillait, s'est faite repérer, un combat a débuté. Mais c'est pas possible. Ce n'est qu'une femme ordinaire, face à un des héros de Jaya, elle ne fait pas le poids. Craig aurait du la maitriser en quelques secondes. Ce qui impliquerait que c'est la toubib qui l'a blessé, puisque Craig n'avait pas besoin vu qu'elle était immobilisée. Ce qui sous-entend que c'est elle qui aurait tué Sophia. Un accident ? Volontairement ? Qu'est-ce qu'elle y gagne ? Sa mission était-elle de libérer la place du toubib ? C'est son témoignage qui a fait de Craig officiellement un criminel. Sans ça, il reste un témoin de la scène. Si la toubib la combattait, ça voudrait dire qu'Elizabeth a fait les shigans sur Carryline. Où était Craig ?

Hypothèse 4 a écrit:Un(e) inconnu(e) est l'agent du Cipher Pol
Il est aussi possible qu'une autre personne ai été là. Quand à l'absence de traces, il existe des techniques pour flotter dans les airs, donc ça explique le manque d'empreintes. Cette personne peut avoir effectué les shigans sur la toubib, forcé le dit révolutionnaire à s'enfuir, tué Sophia et tabassé la détective. Puis partir incendié le village quelques jours plus tard.

4 hypothèses de départ, et beaucoup trop d'inconnues. Il faut les réduire. Jon réfléchit maintenant au timing. Le combat à l'académie, mort de Carryline huit jours plus tard, deux jours après arrivée de Tyrell Sweetsong. Trois jours plus tard, départ du mari veuf et destruction du village. Où était Kamina pendant ce temps là ? Aucune idée. Il a pu se réfugier dan,s la foret, dans une cachette trouvée, chez quelqu'un de confiance (même si c'est peu probable), quitter l'ile. On va donc aller vérifier s'il a quitté l'ile, et quand.
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Jon et son équipe quitte l'académie, puisqu'il n'y a plus personnes à interroger. Les autres médecins présents lors de l'incident ont pris des vacances à durée indéterminée pour se remettre du choc, les infirmières refusent de parler, étant choquées, ou alors leurs propos se contredisent. Le petit groupe prend donc le téléférique en sens inverse, et descend. Aucun mot, aucun son ne sort de leur bouche. Jon réfléchit, et mieux vaut ne pas l'interrompre. Hop, direction le port. Parce quand quand on veut quitter l'ile, c'est le plus pratique. Les révolutionnaires demandent s'il est possible de quitter l'ile par d'autres endroits que le port. Réponse négative, c'est trop dangereux. A travers la neige, le froid et le vent, l'équipe poursuit ses recherches. Ils demandent aux personnes présentes sur les bateaux et à quai s'ils ont vu un homme poisson type requin trainer ici huit jours après l'épisode de l'académie. Personne ne s'en souvient. Ils partent alors consulter les registres du port. Pour ça, il suffit de graisser un peu la patte au type en charge. Quelques milliers de berrys en moins plus tard, les registres sont grands ouverts sous leurs yeux.

Un bateau en partance de Drum, dans la matinée. Navire marchand, habitué. Quand Jon demande au type si le capitaine a pu embarquer un homme poisson, il rétorque qu'il l'aurait cuisiné avant d'arriver. Aucune mention d'un non humain dans ce jour là. Attendre plus longtemps aurait augmenté les risques de se faire prendre. Il a donc du partir plus tôt. Et s'il l'a fait, ça veut dire qu'il n'a pas pu massacré le village. Si Jon trouve la trace qu'un homme poisson requin a embarqué sur un bateau avant cette date, ça innocente le déserteur.

Il se tape alors les pages jusqu'au jour où l'académie a été démolie en partie. Aucune mention d'un homme étrange. Par contre, dans la soirée ou matinée qui a suivit, les habitants ont repéré des traces de boue dans le port. Des gouttes aussi grosses que des pas qu'il a fallut nettoyer avant qu'elles ne gèlent et fassent tomber des gens. Une mention dans la marge fait preuve d'une étrange créativité en imaginant comment punir la personne responsable. Quelques symboles aussi sont dessinés, au cas où on ne comprendrait pas les mots. De la boue ... La même que celle dans l'académie ? Craig ? L'agent du CP ? Comment ? Pourquoi ? Plusieurs bateaux sont parti ce jour là, aucune mention d'un requin sur pattes. Pour être discret, il serait parti aux aurores ou au crépuscule. C'est plus facile de naviguer à l'aurore. ... Tôt le matin, un bateau au départ. Petite taille, servant à pêcher. Toujours aucun signe d'un étranger. Mais bon, ça réduit la liste à une dizaine de bâtiments navals. Il suffit à la révolution de retracer le chemin des navires. Puis si on parle de Craig sur une des iles où se dirigeait un bateau, on tient le bon.

Malgré la réduction des pistes, Jon n'est pas assez content. Il va dans les baraques de la Translinéenne. Il question le marchand au sujet d'un homme requin dans les dates qui correspondent. Chou blanc, et le type est catégorique. Donc il n'a pas utilisé leur navire. Il n'a pas pu nager à cause de la température de l'eau qui l'aurait congelé. Sauf si c'est un requin aimant les températures glaciales. Mais c'est rare comme espèce ça. S'il est parti, il a donc forcément embarqué sur un des bateaux que Jon a listé. Mais il a pu rester sur l'ile pour se cacher. L'académie est grande, il y a de la place. Le journal indique qu'il s'est enfuit, mais peut-on vraiment faire confiance à un journal dont le QG est situé à Marie Joie ?

Durant les jours qui suivent, les mêmes questions sont posées à de nouvelles personnes. De nouveaux témoignages sont recueillit. Mais rien de passionnant n'est appris par les révolutionnaires.
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Quelques jours plus tard, après avoir récupéré, on reçoit un appel de Jon. On échange nos données recueillit sur l'île, nos informations, nos hypothèses. On se rejoint sur pas mal de trucs au final. Il va falloir faire surveiller Elizabeth Butterfly, c'est clair et net puisqu'elle reste la seule zones d'ombre qu'on peut encore étudier, les autres étant mortes ou disparues. Jon nous remercie pour le boulot effectué, s'excuse pour ce qui s'est passé même si ce n'est pas sa faute. Puis il nous dit que c'est l'heure de partir d'ici. Alors on quitte la cabane après avoir remis un peu de gibier à l'intérieur, pour compenser ceux qu'on a mangé. En chemin, mon den den sonne. Gotcha.

« Bonjour, c'est le docteur Amsterdam.
Comment vo*/
Ça n'a pas d'importance. J'ai repensé à ce que vous m'avez dit l'autre jour. J'ai demandé à des collègues s'ils étaient d'accord, et nous sommes parvenu à trouver un traitement qui devrait être efficace. Il est en phase expérimentale pour l'instant, mais de grands espoirs sont placés en lui. Étant donné vos pouvoirs, vous pouvez faire pousser des choses, n'est-ce pas ?
Oui, mais pourquoi ?
Parce que le médicament dont je vous parle est extrait d'une plante. On synthétise sa sève à laquelle on rajoute divers composés. Mais de récentes études ont montré que la sève n'ayant subit aucune altération serait tout aussi efficace que le produit final. En la diluant, les commerçants fabriquent plus de pilules et donc gagnent plus d'argent.
Alors, vous êtes en train de dire … que …
Que si vous parvenez à faire pousser cette plante sur votre navire grâce à votre terre, il vous suffira de boire la sève tous les jours pour recevoir l'équivalent du médicament. Il y a donc d'énormes avantages. Vous ne payer que l'achat des graines, une somme dérisoire. Pour l'arrosage, si vous vous débrouiller, il vous suffit de construire un système de récupération des eaux. La place vous l'avez déjà, pas besoin de transport car vous l'aurez toujours à portée. Les effets secondaires sont des faibles migraines et une intolérance au lait de Yach. Cette solution vous conviendrait-elle ?
Vous voulez rire ? Elle est parfaite. Où puis-je trouver cette plante ?
Nous en avons quelques pieds qui poussent près du port, vous pouvez vous servir là bas. Ne vous inquiétez pas, elle résiste au gel, aux coups de chaud, aux conditions marines, elle pousse très rapidement et s'étend énormément. Vous pouvez donc couper au fur et à mesure, stocker la sève dans des bocaux et avoir un stock d'avance.
Comme ça, même si le plant meurt, j'aurais toujours une réserve. Il me suffira de garder le stock dans ma cabine et personne ne saura. C'est formidable. Merci docteur pour cette incroyable nouvelle !
C'est la science et la recherche qu'il faut remercier, pas moi.
Peut-être, mais c'est vous qui me l'annoncez. »

Incroyable. Le toubib vient de me sauver la vie, au sens propre, et en plus c'est sur ma route. Il a du se douter qu'on allait partir, puisque le temps pour que le log pose se charge est écoulé. On va vers le port en redoublant d'ardeur dans la neige, se cachant autant qu'on peut. Arrivé à destination, on chercher l'herbe dont il nous a donné la description. Une fois trouvé, je tranche des parties, arrache des bulbes puis les fourre dans mon sac. Arrivé au port, on monte sur le bateau et on mets les voiles. On se réfugie dans la cabine pour se réchauffer. Je plante les bulbes dans un seau rempli de terre. Je déteste cette île congelée. Dans tout ça, on a même pas vu à quoi ressemble l'as. Je sais juste qu'il est vachement sympa. J'ai pas vraiment besoin de plus à dire vrai. Aller, tchao île glacée !
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