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Saccage en ville.



* Partie 1


Dans un grand fracas de verre brisé, la fenêtre explosa sous l'impact de la salve de balles qui fouetta la façade. Le Lieutenant Shinji eut tut juste le temps de se précipiter au sol pour ne pas en hériter en plein visage. Recroquevillé sous l'embrasure de la fenêtre, il essayait pour l'instant de se protéger des nombreux éclats qui lui pleuvaient dessus. Autour de lui ses hommes en faisaient de même, s'abritant au mieux du véritable déluge de plomb qui se déchaînait dans toute la place. A couvert à l'intérieur du grand bâtiment administratif qui surplombait la place principale de Logue Town, les marines tachaient tant bien que mal de rétablir une situation qui leur échappait de plus en plus... A vrai dire ils essayaient déjà de rester en un seul morceau pour le moment.

*Maudits pirates ! Pourquoi a t'il fallu qu'ils viennent saccager le centre-ville pendant mon tour de garde ?! La journée ne pourrait pas être pire !*

"Et bien Lieutenant, que faîte-vous par terre ? On broute le tapis ?"



La voix fit irruption dans son dos, où l'instant d'avant il n'y avait encore personne. Il y avait dans son intonation grave une dose certaine de moquerie et de malveillance, un petit quelque chose qui laissait clairement signifier que son propriétaire vous trouvait ridicule et qu'il vous le faisait savoir. Levant lentement la tête, l'officier se retrouva devant la silhouette massive du colonel Toji, le surplombant de ses deux mètres. Dès le premier regard Shinji fut littéralement écrasé par la suffisance qui émanait de l'homme poisson qui se dressait fièrement devant lui. Celui-ci s'allumait calmement un cigare aux algues dont il tira d'immondes ronds de fumée sans lâcher son subordonné du regard.


"On m'a dit qu'un équipage foutait le bordel en ville et que vous étiez incapable de régler ça comme des grands, c'est exact ? T'inquiète pas gamin, donnes moi juste un p'tit topo de ce qui se passe en bas..."

Au-dessus de leur tête une nouvelle salve explosa un lustre, dans un concert de tintements métalliques. Toji n'y prêta pas la moindre attention.



* Partie 2


Alors que je regarde d'un œil discret la scène en contrebas, le jeune lieutenant m'explique de sa voix chevrotante l'ensemble des évènements qui sont survenus dans la mâtiné et qui ont amené cette situation délectable. Pensez-vous ! Un équipage de pirates tout juste primés venant mettre à sac les échoppe de la ville afin de partir en beauté vers Grand Line. De véritables mômes ! Ils ont réussi à terrifier une poignée de civils pleurnichards et ils se croient les rois du monde !
Faut bien dire que jusqu'à présent ils ont dévasté une bonne partie des boutiques de la grande rue sans rencontrer de véritables résistances, se permettant maintenant de tenir un concert de pistolets juste sous l'échafaud de Gol D. Roger. Pris dans la fièvre de l'excitation, ils s'imaginent intouchable sous ce symbole de leur utopique liberté. La liberté n'existe pas ! En tout cas pas pour des faiblards comme eux.
Mais je dois avouer qu'ils ont l'air de bien s'amuser en attendant que le destin les rattrape... Ils hurlent et rient à s'en péter la voix, déchargeant leurs armes sur les façades des bâtiments alentours, sans même se soucier des règles élémentaires d'économie de munitions. De vrais amateurs putain ! Bon y a plus sportif mais ça devrait me divertir la journée et remonter la côte auprès de l'amirauté... C'est déjà ça.


Je coupe net le lieutenant dans ses explications, lui lançant de ma voix autoritaire une série d'ordre. Il est temps de mettre en place ma toile.

"... Nous n'avons pu jusqu'à présent que*...
"Fermez-la Lieutenant. Plutôt que d'me raconter vos salades vous allez vous magner le trognon et me placer une section de fusiliers sur le toit de l'opéra. Vous ferez de même sur celui du grand magasin et dans l'avenue de Sengoku. Je veux voir ces truands complètement encerclés dans moins de deux minutes c'est compris. Ensuite vous me rejoignez en bas."


Pour ce jeune officier je représente un salut miraculeux. En présence d'un supérieur, l'oppressante responsabilité qui lui écrasait les épaules vient de lui être enlevée. Il croit que je le tire d'affaire ? Mwouhahaha il risque fort de s'en mordre les doigts ! Je ne suis pas là pour le tirer de la moïse où il s'est laissé entrainer, ni même sauver sa ville ou encore ces stupides bourgeois qui s'y agglutinent. Ooooh non... Si je suis là ce n'est que pour une chose... Les deux primes et le prestige qu'elles représentent. Le reste n'a aucune importance. Mais cela le jeunot préfère l'ignorer. Heureux de ne plus avoir la responsabilité du pillage sur le dos, Shinji se précipite hors de la salle pour rependre mes consignes.

Il me retrouvera deux minutes plus tard dans la rue adjacente à la place, tranquillement assis sur un pile de caisses. Maintenant que tous nos hommes sont en place il ne reste plus qu'à attendre... Alors que défile les minutes et les bruits de saccage, le visage de mon subordonné se teint d'incompréhension devant mon inactivité. Je le prend de vitesse alors que se peint sur ses lèvres l'ébauche d'une question légitime.

"Laissons-les dépenser toutes leurs munitions soldat... Inutile d'aller se faire trouer la peau alors qu'ils peuvent encore s'amuser gaiement sur les façades de cette chère cité."



Au bout de cinq minutes de pétarade acharnée, il ne reste rien de la devanture de toutes les échoppes de la place, l'ensemble des bâtiments ressemble à un immense champs de bataille, mais je m'en fous royalement. Je ne suis pas mandaté par les assurances mais par la marine moi ! Peut m'importe les dommages collatéraux tant que je mets la main sur mes chers pirates !
En tout cas il semblerait que ma stratégie porte ses fruits, puisque les détonations se font de plus en plus rares, jusqu'à totalement disparaitre. Il est alors temps pour moi d'agir. J'enlève mon encombrant manteau d'officier, déboutonne ma chemise, puis vérifie enfin que mon poignard est bien à sa place à ma ceinture. Torse nu sous le soleil je me sens parfaitement prêt à l'action, serein, les sens en éveils. A vrai dire j'ai hâte de passer à l'offensive ! Le petit intermède de pillage m'a grandement ouvert l'appétit !

"Attendez-moi là lieutenant et tenez vous prêt à réagir. Ça ne devrait pas prendre trop longtemps."



Sans l'ombre d'une hésitation je m'élance à grands pas dans la place, me dirigeant directement vers le gros des pirates qui se rassemblent à ma vue. Ils ont surement déjà perçu mes pulsions meurtrières derrière mon regard assassin. Je ne viens pas pour négocier, et cela doit se voir.

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* Partie 3



Immobile au centre de la place, je laisse le temps à la bande de rufians hilares de bien m'observer.
Alors que je les balaye moi-même du regard, ceux-ci ont cessé progressivement leurs festivités pour s'intéresser au fou qui ose se dresser seul face à eux. Je vois sur chacun des visages une curiosité légitime, teintée d'un amusement non feint. Ils doivent se demander quelle mouche m'a piqué pour oser les interrompre ainsi, isolé et à découvert. Cependant, je perçois aussi dans l'air cette subtile impression de méfiance et de crainte.
Ahaahah ça aussi je le comprends. Pour la plupart je les dépasse d'une bonne tête et tout autant en largeur... Mon thorax volumineux et mes muscles saillants laisse à l'œil une désagréable impression de danger, la confiance qui transpire de chacun des pores de ma peau y joue évidemment aussi son rôle. Malgré le rapport de force évident, ils sentent dans leurs subconscients que quelque chose cloche... Mais ils sont trop fiers et trop excités pour y prêter suffisamment attention. Dommage pour eux... tant mieux pour moi.


Tranquillement, je sors d'une des poches de mon treillis une liasse de feuille colorés, que je farfouille tout en scrutant les visages présents. Finalement j'en retiens deux, les comparant sommairement avec les meneurs du groupe. J'ai trouvé mes clients ! Leur capitaine se nomme Henry Bartew "Le Boucher de Tripwir" alors que son second est affublé quant-à-lui du pseudonyme de "Sanglier de sang"... Décidément les administrateurs responsables des surnoms des primes sont de plus en plus à court d'idée... Surtout pour des primes de 18 et 15 Millions... *Non mais j'vous jure on pourrait pas faire plus pompeux !*
Bon j'dois bien reconnaitre que ce fameux sanglier doit peser ses bons 200 kilos, ce qui avec sa mâchoire proéminente donne une image assez rapide du personnage. Ajoutez à ça des yeux injectés de sang et d'alcool... Une belle bête quoi ! Le voilà d'ailleurs qui fend le cercle de flibustiers pour se camper devant moi, essayant visiblement de m'écraser sous la pression du regard.

Je baisse rapidement les yeux... Non pas que j'ai peur de lui ! Mais j'ai une soudaine envie de fumer. Je sors de ma ceinture un délicieux cigare num.7, que je fais ensuite passer délicatement sous mes narines. Les effluves d'algues aromatisées me monte aussitôt au cerveau, me replongeant dans des sensations marines si revigorantes. Après quelques secondes d'évasion fugace, je rouvre les yeux avant de m'adresser doucement au mastodonte psychotique qui se trouve en face de moi.

"Salut mec. T'aurais pas du feu ?"




Tout d'abord le pirate est surpris ! Il ne sait visiblement pas comment réagir. Doit-il prendre ma demande au sérieux ? Exploser de rire ? Ou bien même me frapper à mort ? Face au dilemme que son cerveau embrumé par l'alcool a du mal à gérer, il se tourne vers ses compagnons, cherchant des yeux la réaction qui semble la plus logique. Mais devant mon regard insistant et mon calme il finit par sortir un briquet de sa poche avec un sourire en coin. Il doit surement être curieux de voir ce qui va suivre... Il ne devrait pas être déçu. D'un claquement sur ma cuisse j'allume le zippo avant de tirer goulument sur le barreau de chaise, arrachant d'abominables bouffées toxiques que j'accueille avec plaisir.
*Raaaah c'que c'est bon bordel !*
D'un hochement de tête je remercie le pirate avant de lui jeter son briquet dans les mains. Le pirate me quitte alors du regard pour ranger l'ustensile dans sa veste... Une erreur fréquente et tellement prévisible.



Dans la même fraction de seconde mon genou droit se détend avec force, s'écrasant dans son aine avec un bruit humide !!
L'homme est solide, je sens son bassin résister sous ma rotule. Dans un duel en règle il m'aurait probablement posé problème... Mais là je joue avec mes règles ! L'effet de surprise sur un homme ivre et en confiance et absolument redoutable. Ma meilleure arme dans le cas présent !

Alors que son visage se tord dans une affreuse grimace de douleur et de surprise, un pitoyable gémissement d'enfant s'échappe de sa bouche entrouverte tandis qu'il se recroqueville devant moi. Dans le même instant je lance ma main droite en arrière, afin de saisir sans perdre une seconde le manche de mon poignard de combat. Alors même que les autres pirates commencent à réaliser ce qui se passe, mon bras jaillit tel un serpent marin, plantant jusqu'à la garde ma lame dans le cœur de l'imprudent qui serre alors ses bijoux de familles meurtris !



Aucun son ne s'est échappé de lui, il n'en a tout simplement pas eu le temps. En fait personne n'a eu le temps de faire quoique ce soit ! Devant les visages stupéfiés de ses camarades, le colosse glisse lentement à terre alors que je dégage d'une torsion mon arme de ses côtes brisées. Rapidement, une flaque de sang à l'odeur si familière s'échappe de la plaie avant de s'étendre entre les pavés. Je peux alors voir dans ce miroir carmin le reflet de mon visage et de toute la satisfaction qu'on peut y lire.

Dans un silence religieux je rengaine mon arme, savourant le choc qui ébranle ces soit-disantes "terreurs des mers". Mon visage s'illumine par le soleil, qui se reflète alors dans un sourire qui n'a rien d'accueillant. Ce sourire-ci est plutôt celui du monstre sadique que je suis.


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* Partie 4


Alors que les pirates se rassemblent à nouveau derrière leur capitaine, je sens dans leurs mimiques et dans cette attitude de repli, que mon petit intermède avec leur second ne les a pas laissé indifférents. Eux qui festoyaient tranquillement, les voilà dessaoulés alors qu'ils enregistrent mentalement les derniers instants.
e les ai visiblement pris au dépourvu ! Voir cet énorme masse s'effondrer sans avoir eu le temps de combattre va leur rester un bon moment graver en mémoire, j'en suis persuadé. Maintenant que je leur ai bien fait comprendre que je ne suis pas là pour tricoter, on va pouvoir passer aux choses sérieuses. Je compte bien m'amuser avec eux... longtemps. Mais pour ça j'ai besoin de faire encore un peu monter la pression.

C'est pourquoi je reste encore immobile, dressé devant eux et souriant de toutes mes dents. Les bras croisées sur ma poitrine j'attends leur réaction qui tarde... Eux qui devaient croire si fort en leurs meneurs en ont un gisant dans son sang à quelques pas. Ils sentent qu'ils n'ont pas le niveau pour se frotter à moi... Seul leur capitaine a ce pouvoir. Sans lui ils se savent condamnés... Il reste leur seul espoir de liberté. De plus, ce manque de réactivité de leur part leur renvoie leur propre faiblesse à la gueule. Nul n'ose faire le premier mouvement.

*Comme c'doit être frustrant pour vous pôv' têtards !*




Leur chef finit enfin par réagir. Sortant du troupeau massé de pirates effrayés, il s'avance prudemment dans ma direction. La pression se lit sur son visage grave, mais je n'y décèle pas encore de trace de peur...
Bien bien bien.... Tant mieux, au moins ce "Boucher de Tripmachinchose" en a dans le pantalon. J'attends avec impatience son prochain mouvement, m'amusant par avance des efforts qu'il va devoir fournir pour rester en vie. De longues secondes de silence nous englobe alors que chacun d'entre nous se jauge du mieux qu'il peut.
Grand, svelte, cet homme cache sous son large manteau de marin une silhouette athlétique des plus impressionnantes. Son corps reflète à lui-seul les lourds entrainements qu'il lui a fait subir. De plus je mettrais ma main à couper qu'il doit être ambidextre... cela se voit à la fluidité des mouvements de ses épaules, qui d'ailleurs reflète aussi une souplesse féline laissant deviner une vitesse des plus honorables. Je regarde alors son visage... Dur, concentré... le regard d'un professionnel qui sait lutter contre la peur. Malgré sa petite prime, l'homme doit avoir un potentiel redoutable... La partie s'annonce serrée...
Mwouahahahah c'est génial ! Enfin un adversaire de taille ! Lui jl'aurais sans ruse, juste à la force des poings ! Vous pensez, un cadeau comme ça on l'gâche pas !




Mais voilà que ce rusé coquin tire un atout de sa manche ! Ou plutôt un gras bourgeois en l'occurrence. Jeté par deux pirates, l'otage saucissonné lui atterrit directement dans les bras, alors qu'il s'empresse de placer une longue dague sous sa gorge.
*Putain de merde ! Un otage ?... Mais à quoi il pense ce foutu gamin ?! Pourquoi veut-il tout gâcher ?!*
Devant ce nouvel élément perturbateur il ne me reste qu'une solution pour sauvegarder mon plaisir. Excédé, je lance par-dessus mon épaule un ordre tonitruant:

"Lieutenant !! Ramenez vos fesses ici ! Tout de suite !"


Je n'ai pas lâché du regard mon adversaire, faisant lentement monter en moi la pression et la colère d'être privé de mon cher combat plus longtemps. Après ce qu'il me semble une interminable attente, j'entends dans mon dos la voix chevrotante de mon subordonné provisoire. Il est terrifié. C'est logique après tout, sans moi à ses côtés il ne tiendrait pas deux secondes face aux flibustiers que j'ai sous les yeux. Sans même lui jeter un œil je lui tends une main.

"Votre pistolet lieutenant."

Sans comprendre, il sort son arme de son holster avant de ma la donner. Alors que je saisis le pistolet, chacune des dizaines de paires d'yeux qui sont sur la place suivent avec attention le moindre de mes gestes. Sans perdre une seule seconde je braque le canon vers le ventre de l'otage, avant d'appuyer sur la détente sans la moindre hésitation. La balle se loge alors profondément dans ses viscères, le courbant sous le choc.


Alors que retentit la déflagration, je ne sais pas qui est le plus surpris entre les pirates, le lieutenant, ou encore l'otage lui-même. En tout cas aucun d'entre-eux ne s'attendait visiblement à cela.
Si la zone touchée n'est pas mortelle dans l'immédiat, la douleur qui se décharge dans chacune de ses nerfs le ratatine dans les bras du pirate. Ce qui était à la base un bouclier des plus efficaces, s'est vite transformé en un poids mort, encombrant et inutile.
Par ma cruauté j'ai ainsi montré à ce pirate que rien ne pourra lui permettre d'échapper à notre confrontation. Je n'hésiterai pas un seul instant à briser tous les murs qu'il pourra ériger entre lui et moi. Qu'il utilise encore un otage et je l'abattrais de la même manière ! Il peut le sentir dans mon regard, aussi froid que les abysses.



Je jette au lieutenant derrière moi l'arme encore fumante, qu'il réceptionne avec une mine horrifiée. Un sarcastique "Merci lieutenant" finira de le plonger dans le désarroi le plus total. Il commence enfin à comprendre quel genre de renfort on lui a envoyé. Peut-être regrette-il de les avoir demandé maintenant. Mwouahaahahh ce que pense ce microbe n'a aucune forme d'importance ! Il n'est qu'un figurant de plus dans l'histoire de ma carrière, un pion qui a encore un rôle à jouer.

Mais pour l'instant je préfère me re-concentrer sur l'objet de ma venue ici : Henry Bartew "Le Boucher de Tripwir" et ses 18 Millions.

*Décidément j'me marre comme un fou aujourd'hui !*

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* Partie 5



"Mwargllgrleeelgararaaaagl...."

Intéressant cette faculté qu'ont les blessés à mélanger les voyelles et les consones. Malgré ma grande expérience dans le domaine, je découvre jours après jours de nouvelles sonorités dans ce travail. Je dois bien dire que pour l'instant, le pauvre otage dont la bouche se remplis lentement de sang n'est pas avare en onomatopées innovantes. Presque amusé je le regarde se crisper sous la douleur de plus en plus forte alors que ses jambes s'affaissent sous lui. Mon cher ami "Le boucher de Trucmachin" a de plus en plus de mal à le maintenir devant lui d'un seul bras. Bientôt il devra faire un choix : le tenir des deux mains et lâcher ainsi son arme, où se découvrir face aux dizaines de fusiliers marins qui ont pris positions sur les toits environnants.

Mais l'homme est loin d'être idiot... Il choisit la troisième option. Celle qui ne me facilite pas vraiment la vie mais qui me fait tant plaisir. Il a dû comprendre depuis un moment que je ne laisserais jamais mes hommes lui trouer la peau et ainsi me priver la joie de lui faire la peau moi-même. Les autres marines ne représentent aucun danger pour lui tant que je suis là, il le sait pertinemment.



D'une violente poussée il me jette dessus le malheureux bourgeois agonisant, qui fonce sur moi en s'écroulant à moitié. Au moment où il arrive à mon niveau ,je m'écarte de sa trajectoire d'un pas, le laissant s'écraser de toute sa masse par terre !
Pas un seul instant je n'ai lâché du regard mon adversaire... et j'ai bien fait. Héhéhé On n'apprend pas à un vieux singe à faire la grimace ! Ce salopiaud de Henry Bartew vient d'essayer de me faire le même coup que je viens juste de faire subir à son second ! Mwouahahah il ne manque pas d'humour celui-là ! Mais s'il a passé que j'avais assez de cœur pour rattraper l'otage, il s'est bien foutu le doigt dans le fondement. Heureusement d'ailleurs ! Alors que le civil m'arrivait dessus, je vois maintenant qu'il avait placé discrètement sa main droite dans son dos. Voyant que sa ruse est restée un échec, il la ressort à contrecœur, un imposant couteau de lancer dans la main. Notre regard se croise à nouveau, dans lequel on peut voir la même malice et le même désir de faire mordre la poussière. Cet homme et moi sommes visiblement de la même trempe. *Héhéhé petit renard, je sens que je vais bien m'amuser avec toi.* Mais entre le renard et le loup je ne doute pas du résultat de la confrontation.

"Lieutenant ! Débarrassez-moi le plancher avec le civil avant de vous faire blesser."

L'ordre est simple. Je ne veux personne dans mon arène pour nous gêner.




Tels deux fauves, nous commençons à nous tourner lentement autour, dégainant lentement nos armes. Lui n'a pas lâché son poignard, dégainant de sa main gauche un long katana aux reflets ambrés. Un putain d'ambidextre, je l'savais ! Avec un Meitou apparemment... Sa qualité ? Rien à foutre. Je n'en aurais pas l'usage, mais il fera un magnifique cadeau pour l'amirauté. En tout cas il va falloir être prudent.

Alors que pas-après-pas le cercle nous séparant se rétrécit, l'atmosphère entre nous se charge d'une tension presque palpable. L'air devient lourd, chargé d'énergies meurtrières et de pensées assassines. Pour un peu on verrait des éclairs jaillir entre nous. Je savoure chaque seconde de cet intermède, sachant que bientôt le chaos et la fureur y succéderont.



C'est lui qui lance les hostilités, faisant jaillir de sa main son couteau de lancer vers ma gorge ! Je me recroqueville sur mes appuis, inclinant juste ce qui faut la tête pour voir la lame se perdre dans le décor. Aussitôt je me projette à grands pas dans sa direction, tachant de raccourcir au plus vite la distance avant qu'il n'en dégaine un deuxième. Mais cette charogne est rapide ! le temps d'arriver sur lui Une deuxième lame fonce vers moi, avant de ricochet sur mon épaisse peau écailleuses dans une nuée d'étincelles vermeilles.
*Une cicatrice de plus une !*
Profitant du léger décalage que la blessure impose à mon rythme, il lance un puissant coup de taille avec son sabre, impatient d'ôter ma tête de mes épaules. La lame de mon poignard s'interpose, repoussant violemment la lame alors je me précipite dans cette ouverture. Mon poing part, doigts tendu vers son plexus solaire, que je ne manque que de quelques centimètres grâce à une esquive du plus bel effet. Putain ! Je ne lâcherai pas d'un pouce. Poursuivant mon adversaire dans sa retraite je lui colle au train alors que nous deux bras fusent dans toutes les directions. Parades après parades, coups après coups, un statu quo s'instaure entre nous, statu que je ne tolèrerais pas plus longtemps.

Mais avant que je n'aie l'occasion de placer un de mes coups de maître, une complexe feinte de son meitou m'aveugle. Profitant que mes yeux soient plongés dans une horrible lumière ambrée, le pirate me taillade le buste de son sabre, me repoussant de trois bons mètres dans un gerbe de sang. Aaaargl... Étouffant un juron, je laisse mes doigts glisser sur ma blessure avant de les lécher goulument. Le sang appelle le sang ! Mais pour ça il faudrait que je remette la main sur mon arme...

"C'est ça que tu cherches chien de la marine ?"


Bordel ! Mon poignard se trouve sous la pointe de sa botte. Le temps que je fasse un geste, ce maudît rufian le glisse dans sa ceinture, bien heureux de son trophée. *Toi coco tu vas m'rendre ça vite fait, fais-moi confiance.*

En attendant il va falloir que je fasse sans... Avec mon karaté aquatique pour seule arme. Faisant craquer mes phalanges en prévisions de l'épreuve qui m'attend je me dirige à grands pas vers mon adversaire. La pause a assez duré.


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* Partie 6



... La lame de son sabre frôle une nouvelle fois mon visage d'un cheveu. Ce ne sera que la huitième fois que la mort me rate de peu en l'espace d'une minute ! Il faut bien dire que l'autre loustic ne ménage pas ses efforts pour me faire mordre la poussière : tailles, estocs, bottes et chocs, tout y passent pour que je trépasse. Sans arme pour bloquer ses coups redoutables j'en suis contraint à opter pour une garde défensive, ce qui a le don de m'énerver.
Mais je n'ai pas le choix. Rapide et prudent, mon adversaire ne me laisse que peu de chance d'approcher... Mais il ne perd rien pour attendre ! S'il est le plus rapide, ma force titanesque saura faire la différence lorsque je lui mettrais la main dessus. Tout est une question de temps et d'opportunité.

Petit-à-petit mes replis défensif nous ont poussé sur la bordure de la place, dans les débris des échoppes vandalisées. Le lieu n'est pas dû au hasard... Ici j'ai plus de chance que le terrain perturbe sa mobilité, alors que ma retraite augmente sa confiance en lui et d'éventuelles erreurs. La bande de pirates se croient d'ailleurs déjà tirés d'affaire, puisqu'ils hurlent de joie à chacune des attaques de leur capitaine, sûr de sa victoire. Comme ils se trompent !



Nouvelle botte ! Je suis obligé de traverser à reculons une commode renversée sous les assauts de mon adversaire. Mais il est temps que je contre-attaque, ce petit manège ayant largement assez duré !
De la pointe du pied je fais jaillir un lourd bloc de pierre, que je propulse à ma hauteur tout en armant mon poing droit en arrière. Tel un ressort, celui-ci jaillit et percute le débris de colonne dans un grand fracas. La pierre éclate aussitôt en une dizaine de morceaux, chacun devant peser plusieurs kilos. Semblables à une décharge de chevrotine, mes projectiles meurtriers se dirigent en éventail dans la direction de mon adversaire.
*Esquive donc ça blaireau !*


Se protégeant du plat de sa lame, le pirate réussi malgré tout à amortir la plus grosse partie du choc, mais pas totalement. Un des blocs lui percute une rotule, le faisant vaciller sous le choc avec un cri de douleur.
Instantanément je suis sur lui ! Manchettes, genoux, coudes ! Toutes les parties de mon corps se transforment en une arme mortelle que je lance de toutes mes forces sur lui ! Il pare certaines, esquive d'autres, mais finalement un seiken du gauche lui percute le flanc, ramenant à égalité notre petite joute. Devant son expression de douleur et de rage je ne peux m'empêcher de rire.

Cependant, notre homme est loin d'avoir épuisé toutes ses ressources. Le voilà qui me ressort sa botte aveuglante avec cette saloperie de Meitou ! Je baigne aussitôt dans un halo ambré, à moitié aveuglé. Mais si ce morveux croit m'avoir deux fois par le même truc il se plante royalement. Tandis que mes yeux endoloris reprennent péniblement leur rôle, je m'abaisse vivement tout en sentant le déplacement d'air du sabre au-dessus du crâne.
Ce coup-ci c'est la bonne ! Bondissant d'un demi-pas en avant, je me colle quasiment à lui, avant d'appliquer sur sa poitrine mes deux mains calleuses. Une nuée d'étincelles jaillissent en arcs le long de mes avant-bras alors que mes cellules électro-dermiques de poisson-foudre se mettent en branle ! Une fraction de seconde plus tard, 500 volts se déchargent dans le thorax de mon adversaire ! Son corps se courbe en arrière alors que tous les muscles de sa colonne se spasment involontairement, l'immobilisant durant un instant.



Un instant... c'est exactement ce qu'il faut pour passer de vie à trépas. Ou en tout cas pour hériter d'un puissant coup de poing dans le plexus solaire, ce qui finit de vous couper le souffle et la moindre capacité de réaction.
Tandis qu'une gerbe de sang m'est postillonné en plein visage, je profite de la douleur de mon adversaire pour me saisir vivement de mon poignard, toujours passé à sa ceinture. Sentant l'urgence de la situation, le pirate trouve la force mentale de se ressaisir et d'abattre son sabre sur ma nuque. Mais il est trop tard. Ma main jaillit !

Dans un crissement de chair tailladée la pointe de la lame s'enfonce soudainement sous sa mâchoire, traversant son palais après avoir déchiqueté sa langue ! Lorsque j'arrête mon mouvement, la lame a quant-à-elle fini de perforer son cerveau. Lentement, deux filets de sang naissent de ses yeux tels deux longues larmes qui gouttent de ses joues. Je les accueille avec plaisir sur mon visage, le teignant d'un si beau rouge. Tous deux immobiles, enlacés, nous laissons un instant le temps suspendre son vol.




Lorsque j'ai enfin fini de savourer sa mort, je dégage d'un mouvement brusque la lame de son crâne en me relevant. Ceci-faisant, un immonde craquement s'est répercuté dans toute la place, faisant sursauter de frayeur la bande de pirates assemblés. Huhuhu... ces mignons petits agneaux se sont rassemblés en un amas informe, se blottissant les uns contre les autres avec des mines effrayées. Ils ressemblent à s'y méprendre à une bande de moutons terrifiés face au loup.

Le visage semblable à celui d'un monstre marin de légende, je leur adresse un sourire qui ne reflète que pure cruauté. Ils ont voulu jouer dans la cour des grands... *Mwouahahaha les voilà servi !

"Alors mes mignons ?... J'espère que le show vous a plu. Prêts pour la suite ?




Comme un seul homme tous jettent leurs armes à terre, espérant se mettre à l'abri de ma fureur. Pauvres petits naïfs... Ils croient peut-être que je vais me fatiguer à les ramener à Impel Down ? J'ai pas vraiment que ça à faire moi. Surtout qu'ils sont près d'une vingtaine... Non vraiment ce ne serait qu'aider la surpopulation carcérale. Hors de question...

D'un signe de la main, je fais signe aux trois escadrons de fusiliers d'ouvrir le feu, transformant la place en une immense cour d'exécution. Pleuvant de toutes parts, les balles fauchent les pirates sans défenses, leur ôtant un à un la vie. Certaines personnes sensibles pourraient trouver insupportable cette cacophonie de hurlement et de détonation, mais pas moi. Je jubile à l'écoute de cette magnifique musique, profitant du spectacle sans en perdre une miette.

La pitié face à un homme désarmé me demanderez-vous ? Les conventions éthiques sur le sort des prisonniers ? Rien à carrer ! Ce n'est pas avec ces stupides principes moraux qu'on fera reculer le chaos et la racaille pirate. De plus ça me gonfle passablement pour être franc... Trop de paperasses... Trop de temps perdus en transfères... Non, ces hommes savaient parfaitement ce qu'ils risquaient en empruntant cette voie. Et même si le lieutenant qui se trouve maintenant à mes côtés ne semble pas partager ce point de vue, j'en suis pour ma part persuadé. C'est tout ce qui compte non ?

"Je vous laisse gérer le reste des manœuvres lieutenant. Emballez-moi les dépouilles des deux meneurs que je puisse les ramener au QG.
Ce sera tout lieutenant. Vous pouvez disposer."




Sifflotant une chanson paillarde de mon cru, je me dirige vers le reste du centre-ville, bien décidé à panser mes plaies dans une bonne auberge, deux catins sur chaque genou de préférence.
La journée est encore loin d'être finie ! Qui sait quels plaisirs me réserve-elle encore ?!

Alors que je disparais dans l'agitation de la ville, la population encore sous le choc de Logue Town peut entendre mon rire tonitruant se répercuter dans le lointain.

"Mwouahahahahahahahaaahahah !!"


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