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Voir Parisse et mourir

Red
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Capitaine Red

♦ Localisation : Disparu
♦ Équipage : Armada

Feuille de personnage
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Popularité: -1200
Intégrité: -1200

Dim 10 Jan 2021 - 23:45


Je n'ai jamais mis les pieds à Parisse avant, mais clairement il s'est passé quelque chose depuis la derniére fois que je suis tombé sur un dépliant du coin sur papier glacé. On dirait que Parisse ville lumière souffre d'une sacré panne de courant, ou plutôt d'un gros couvre feu. Même pas besoin d’être un ancien de la marine pour comprendre ce qui se trame ici, comme dirait Baker, la guerre, toujours la guerre. Et alors que j'avance le long des rails au rythme usant des couinements mécaniques de la manivelle de ma draisine, je n'ai qu'a lever la tête pour remarquer partout autour de moi les stigmates connues que laissent tous les grands et beaux conflits.
Maisons effondrées dont il ne reste que des murs noircies par les flammes, façades aux fenêtres aveugles, criblées d'impact de balles et aux vitres soufflés par les explosions. De loin en loin des barricades de fortunes sont dressés un peu partout, on a arrachés les panneaux indicateurs, transformés les espaces verts en bois de chauffe, on survit en se planquant dans les caves et seuls les militaires se baladent encore à l'extérieur pour autre chose que simplement chercher à survivre.
Tout le coin pue la mort qui rode, les francs tireurs embusqués, les tirs d'artillerie qui tonnent au petit matin et rasent un quartier de plus, les fusillades rapide sur les places publiques et les charrettes de cadavres vers les fosses communes.

Pour un peu je me croirais revenu a Saint Uréa a l'époque de la révolution. Je ne sais pas si c'est vraiment bon signe d'avoir des souvenirs nostalgique de ce genre de moment. Probablement qu'un psy aurait beaucoup à en dire...

La voix sur laquelle j'avance est étonnamment épargnée par les traces de la guerre civile en cours, pas de trous béants ouvert au milieu des rails, pas de trains renversés et de carcasses de locomotives incendiés, pas d'engins explosifs planqués dans les travées. J'ai l'impression que la voie est l'une des frontières qui délimite un no man's land entre les deux camps, et que ceux ci ont, comme souvent, décidés d'un commun accord que l’accès à l'extérieur était vital pour tout le monde, et qu'il valait mieux gaspiller des obus sur des objectifs moins universels. Dire qu'il y a toujours des gens qui pensent que la destruction est aveugle...

Les voies se multiplient et se resserrent et me voila en vue de la gare. Encore un bâtiment presque épargné, mais qui a visiblement été bien assiégé. Fini les grandes zones ouvertes et accueillantes, le coin est entourée de casemates couvertes de sacs de sables, les fenêtres sont murées et garnies de postes de tir d’où pointent des armes, et il n'est clairement plus question d'y poinçonner un billet.

Cessant de pomper je laisse la draisine ralentir lentement sur son erre et s'immobiliser dans le noir. Couvre feu ou pas je sens que le coin grouille d'humains planqués un peu partout. Reste a en trouver qui soient disposés a ne pas me tirer dessus à vue, et qui ait encore quelque chose à becter.

Sautant de mon engin j'avise une immeuble dont la façade effondrée laisse voir des caves maintenant à ciel ouvert, et un mur sur lequel s'agite les reflets d'une flamme lointaine. Quelqu'un la dessous est en train de cuisiner un truc. Je crois que j'arrive au bon moment.

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Jeska Kamahlsson
Jeska Kamahlsson

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Feuille de personnage
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Intégrité: -346

Mer 13 Jan 2021 - 11:34

Je dors, paisiblement. Je rêve. Je rêve que je suis dans un endroit paisible, une petite maison avec un jardin dont les effluves florales me charment les narines. Je sens des fruits aussi. Et surtout, j'entends mon fils jouer dans l'herbe. Son rire remplit mon cœur, mon âme, ma vie. Je les entends, les pas qui arrivent derrière moi, mais je ne suis pas inquiète, au contraire. Une paire de bras d'homme m'entoure et me serre tendrement. Des lèvres charnues déposent un tendre baiser sur ma joue. Je me surprends à sourire. Je me tourne vers lui, je sens son visage se pencher vers le mien et …

Splash!

De l'eau. De l'eau glacée vient de m'asperger la figure. C'est horrible de tirer ainsi les gens de leur sommeil. Encore plus quand leur vie ressemble à un affreux cauchemar. Je peste, je jure, je maugrée, je grogne en me redressant. Pas assez vite au goût de mon geôlier que m'envoie son poing caleux s'écraser contre mon visage. J'ai la joue meurtrie, et j'ouvre grand ma bouche pour faire craquer ma mâchoire. Je me hâte donc de me mettre debout. Les gens ici ne me considèrent même pas comme un être humain. La preuve le collier en granit marin qui orne mon cou et m'écorche les chairs. L'homme tire sur une sorte de laisse reliée à cette entrave pour me contraindre à le suivre. Ca m'arrache une grimace de douleur alors j'obtempère. Il ne me parle pas. Pas besoin.

Comment suis-je tombée si bas?

C'est pas vraiment original en fait. Il y a un peu plus d'an de ça. Shoma, ses Immortels et moi, on a fait route vers le Nouveau Monde. Shabondy, puis l'île des Hommes-Poissons, où j'ai confié mon enfant à des amis que je ne pensais pas trouver là, mais, c'est une autre histoire. En enfin, la dernière moitié de Grand Line. Avec comme objectif de vaincre le Malvoulant. On ne pensait juste pas qu'on allait tomber sur lui aussi vite. Ce fut aussi rapide que brutal. Malgré le nom de notre flotte, beaucoup périrent. Et puis, vint le moment du choix. Sauver ma peau, ou sortir Mantle de ce mauvais pas. Je ne sais toujours pas pourquoi aujourd'hui, mais j'ai choisi mon capitaine. Grâce aux capacités de mn fruit du démon, je lui ai ménagé une porte de sortie que je l'empresse d'emprunter. C'est ainsi que je finis captive aux mains des pires scélérats que ce monde maudit ait enfanté. Ils se préparaient à me passer au fil de l'épée quand l'un d'entre eux percuta qui j'étais. Jeska Kamahlsson, ancienne soldate de la Marine, membre de feu l'équipage des Rhinos Storms, celui qui avait fait tomber Flist de Jaya.

Je fus donc menée devant le Malvoulant en personne. Et si, au début, il se demanda si c'était juste une blague de très mauvais goût. Il fut ensuite ravi d'apprendre qui j'étais. Flist, de tous ses subordonnés, était son favori. Depuis la reprise de Jaya par la Marine, l'Empereur rêvait secrètement de mettre la main sur Lilou B. Jacob, ou alors Oswald Jenkins afin de venger l'affront qu'on lui avait fait. Malheureusement, ces deux-là demeuraient introuvables. Et le reste de l'équipage avait eu des destins plus ou moins funestes. Il passa donc sa frustration sur ce qu'il avait sous la main. Moi, en l'occurrence. Il m'arracha les ailes, ainsi que de nombreux cris de douleur, et finalement, il finit par se lasser de me tourmenter. je fus donc envoyée à l'Asile pour y être suppliciée jusqu'à la fin de mes jours. Avec l'interdiction de me laisser mourir. Je fus donc amenée dans le pire endroit du monde.

Là bas, j'y retrouvais une vieille connaissance. Arturo. Comme quoi, les spectres de Jaya continuent de me hanter. Après ton, Shoma avait vaincu ce manchot avec mon aide, je lui avais même volé le fruit du démon qu'il se gardait au chaud. Bref, encore quelqu'un ravi de me voir. Lentement, entre les tortures, l'air vicié, les cris des autres suppliciés, je perdis lentement le compte des jours. Si au début j'eus l'orgueil d'essayer de mettre fin à mes jours en cessant de m'alimenter, je fus gavée comme une oie. Finalement, incapable de savoir si c'était le jour où la nuit, je finis par devenir comme un zombi. Incapable de penser. Je sentais mon propre esprit commencer à s'éroder. J'oubliais des choses, des lieux, des gens. A ce rythme, j'allais finir par devenir un corps sans âme, comme une coquille vide. Tout ce qui faisait de moi une personne allait disparaître! Ce fut le déclic pour moi. Je refusais d'abandonner. J'étais Jeska Kamahlsson! Je devais m'en souvenir! Ce fut long, mais je finis par reprendre pleinement conscience de moi-même. Seulement, j'étais toujours captive. Il me fallait absolument sortir. Je devais trouver un moyen. Alors, je feignit la soumission. Je devais jouer la fille brisée. Endormir leur méfiance. Et garder l'esprit bien ouvert, je devais trouver un moyen de leur fausser compagnie.

Ma chance finit par arriver. Arturo eut besoin de moi. Enfin de mon odorat de limier surtout. Me pensant docile, il me sortit de ma cellule et me fit prendre la mer direction Parisse. Apparemment, un autre échappé des geôles du Malvoulant s'y trouvait et le retrouver était devenu la priorité absolue.

De retour au jour présent. Mon gardien me mène à l'extérieur. Pour la première fois depuis longtemps, je peux respirer un autre air que celui de cet Asile ou de ma misérable cellule dans le navire qui m'avait amené là. Mais c'est trop risqué d'en profiter. Pour le moment, je dois encore jouer la comédie. L'endroit n'est guère joyeux, mais c'est toujours mieux que là d'où je viens. Ca sent les combats, la poudre, et aussi, la mort. Quel endroit charmant! J'entends la démarche d'Arturo s'approcher de moi. Il me colle un vieux bout de tissu sous le nez.

"Cherche!"

Je m'imprègne de l'odeur de cet homme. Et c'est alors que je réalise que c'est le moment. Rapide comme un serpent, je tire brusquement la chaine vers moi, le geôlier, un pauvre PNJ sans réelles capacités, ne s'y attend pas et lâche prise. Le temps de sourire au manchot, je disparais d'une soru. J'enchaîne les déplacements rapides. Il faut que je mette le plus de distance entre eux et moi. Filant comme dans la ville en ruines, je ne sais pas vraiment où je vais. Ailleurs. Oui, n'importe où mais plus aux mains de ces malades. Motivée par l'idée de ce qui m'attends si j'échoue, je redouble d'efforts. Quand soudain, une odeur rudement agréable me titille les narines. De la nourriture! Un vrai repas! Pas un de ces gruau infâmes qu'on ma forcé dans l'estomac depuis plus d'un an. Mon ventre se met alors à gargouiller et à obscurcir ma pensée. Il faut que je mange. Déjà parce que, vu mon état, je n'irai pas bien loin sans m'alimenter, mais surtout que j'ai faim. L'endroit est une sorte de vielle cave qui a été éventrée par des tirs d'artillerie. J'arrête ma course pour observer les environs. Un petit groupe de types fait cuire une sorte de pot au feu. Je salive comme jamais. L'odeur est si bonne. Je déglutis lentement, et j'ai déjà l'impression de goûter le plat. Cependant, mon odorat m'indique aussi la présence de poudre. Des soldats? Il y a un an, je me serais présentée comme une miséreuse et j'aurais essayé d'apitoyer ces homme pour un peu de nourriture. Mais, je ne suis plus cette personne. J'ai bien trop peur d'être recapturée pour me hasarder à la négociation. Silencieusement, je me glisse dans les ruines et je m'approche d'eux. Je déploie toute la force de ma volonté pour ne pas tout gâcher en allant trop vite. Pas à pas, je me rapproche à pas de loup. Puis, soudain, j'attaque. Là encore, pas un grande opposition, les cinq types gisent au sol, morts. Encore une fois, l'ancienne moi aurait fait preuve de clémence, mais je crois bien que j'ai laissé toute la foi que j'avais dans le genre humain aux mains du Malvoulant.

Cette fois, je peux enfin manger. Je prends une écuelle, que je remplis de bouillon, de légumes et d'un bout de viande. Je ramasse une cuiller et je prends un gros bout de carotte. Ouch! C'est chaud! Mais comme on dit sur South Blue, les vrais gourmands se brûlent toujours. Cette première bouchée, je la savoure, je la laisse m'emplir la bouche de ce petit goût sucré. C'est un plat bien basique en réalité, mais pour moi, c'est divin. Je sens que sous le coup de l'émotion, mes yeux débordent de larmes. Je suis libre, et jusqu'à la fin de mes jours, la Liberté aura goût de carotte!

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Capitaine Red

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Hier à 0:39


Dire qu'il y a des gens qui croient encore que la nature sauvage a le monopole de la cruauté et de la violence subite et brutale, qui parlent de l'enfer vert et de ses lois de survie cruelles, qui racontent l'horreur de coin comme l'archipel Vert ou Little Garden. Ceux la n'ont jamais mis les pieds dans un royaume déchirée par une guerre civile, ils n'ont jamais croisés des gens que la survie a transformés en fauves, et réduits a des extrémités qu'aucun animal n'accepterait. Ouais, quand il s'agit de survivre, l'homme est un animal qui n'a pas d'égal. Et que le marin qui n'a jamais bouffé un mousse après un naufrage me jette la première pierre.

En tout cas ce soir, je tombe sur quelqu'un qui a encore plus faim que moi, bien trop en tout cas pour s’embarrasser encore des encombrantes conventions humaines. Les pauvres types en train de cuisiner se font massacrer par surprise, éliminés sans même avoir le temps de brandir une arme pour se défendre et protéger leur bouffe, et probablement sans même comprendre ce qui leur tombe sur la gueule. Chouette soirée non ? Une minute on est la entre amis avec ses potes soldats, surveillant la cuisson d'un repas de fortune surement durement gagné ou volée a une famille de loqueteux, et la minute suivante on est étendu par terre, les yeux vides et se vidant de son sang sur la terre battue pendant que la bête humaine qui vous a tués bouffe tranquillement votre diner à votre place, sans même prendre le temps de vous ranger gentiment à l'écart.

Ce soir en ville, comme tous les soirs, c'est mangé ou être mangé.

Mais s'il y avait de la soupe pour cinq, il en reste probablement assez pour deux non ?

Attentif à ce que je perçois de la cave, ses hommes qui n'en finissent plus de mourir doucement et cette joie intense et étrangement pure que ressens celui qui vient de causer le carnage, je me glisse à mon tour dans les ruines de la bâtisse, sautant par la brèche béante dans le sol pour retomber deux étages plus bas, dans une cave enfumée que n'éclaire que le bidon incendié qui sert de foyer et de cuisine.

Réaction immédiate, la créature accroupie dans un coin de la pièce réagit avec une vivacité que j'associe le plus souvent à l'Empathie, sautant d'un bond dans les ténèbres d'un couloir à l’instant ou je touche le sol, non sans me laisser apercevoir suffisamment pour me faire une idée...

Une femme, un collier métallique de prisonnier du gouvernement, des larmes dans les yeux et une assiette à la main. Finalement avec ma semaine de poisson cru j'ai l'impression que j'ai quand même passé de bien meilleurs moments que certains. Et je n'ai clairement pas assez fin pour liquider n'importe qui pour un bol de ragout.

Levant une main devant moi, paume brandie vers les ténèbres dans un symbole aussi universel que possible, j'attends quelques secondes sans me recevoir de brique, de coup de feu, ou d'avertissement de danger imminent de mon mantra, et j'entreprends de me déplacer à pas comptés et lents vers la marmite en train de cuire.

-Du calme miss,je ne te veux aucun mal et je suis sur qu'on doit pouvoir partager sans avoir a rajouter de cadavres par terre... Hein ? Qu'est ce que t'en dis ?

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Jeska Kamahlsson
Jeska Kamahlsson

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Hier à 15:45


Je réponds à l'homme qui vient de tomber du ciel par une sorte de grognement. Je voulais prononcer un "Oui", mais ma voix, trop abimée à force d'avoir hurlé de douleur me semble comme étrangère. Cependant, je n'ose m'approcher et je laisse l'individu se servir et commencer son repas. Moi aussi je mange mon ragoût de mon coté. Restant à distance respectable pour fuir si jamais il s'avérait être une menace. Je ne suis pas à l'aise. En fait, je ne suis plus à l'aise. J'ai trop souffert. Malgré le fait que je ne le classe pas comme "hostile", je ne peux décemment pas prendre le risque. Après tout, il bosse peut-être pour Arturo ou le Malvoulant. Ou les deux, qu'en sais-je? C'est alors que ma gamelle se vide. Et que la faim n'est pas repue. Je suis alors déchirée entre le désir de m'alimenter et la crainte de cet homme. Lentement, je me glisse hors de ma cachette et m'approche du foyer. Partagée mon attirance pour la nourriture et la crainte que m'inspire cet être, plusieurs fois, je m'arrête, je fais un pas en arrière et j'attends. Il s'écoule bien un bon quart d'heure. Pendant ce temps, l'incongru m'observe. Il ne dit mot et se contente de manger et de m'observer.

Ce qu'il voit de moi est assez terrible. Mes longs cheveux noirs sont hirsutes, crasseux et fourchus. Mon visage est encore plus pâle qu'à l'accoutumée, zébré ça et là d'ecchymoses bleutées et vertes. Les joues creusées et des cernes indiquent clairement que j'ai manqué de de nourriture et de sommeil. Mes lèvres, jadis si fines ne sont maintenant qu'une espèce de gerçure striées de crevasses. Sur mon corps, les cicatrices, les bleus et la crasse forment un étrange motif qui serait presque artistique. Mes membres malingres se terminent par des mains aux doigts tordus à force d'être brisés et dépourvus d'ongles. Pour finir ma tenue, une sorte de guenille informe plus sale qu'une serpillère qui aurait servi à nettoyer un cuirassé, tellement usée que des trous béants laissent voir mes côtes et mes hanches décharnées. Enfin, un bandage me couvrait les yeux. D'ailleurs mon invité devait se demander comme je faisais pour me repérer le regard ainsi occulté.

C'est ainsi que moi, qui était jadis un être humain, m'approcher de Red qui lui aussi avait perdu de sa superbe, mais ça, à ce moment précis de l'histoire, je l'ignorais. Je me racle la gorge. J'essaie de parler, mais le seul son qui sorte est une espèce de gargouillis infâme. J'essaie de sourire avant que mes gerçures ne m'en dissuadent. Je me sers à nouveau du pot au feu et je m'assois pas trop loin de mon invité. Je perçois alors son odeur et je ne peux cacher une certaine stupéfaction. C'est exactement la même qu'Arturo m'a fait humer tout à l'heure! Cette fois-ci, j'arrive à articuler.

"Vous êtes l'homme que le Malvoulant cherche!"

Cette fois, c'est lui qui est surpris. Je comprends très bien pourquoi. Sans doute est-il inquiet. Comme moi il y a peu. Alors, je poursuis.

"Je me nomme Jeska Kamahlsson et je viens de fausse compagnie à ses sbires il n'y a une heure de ça à tout casser. Vous lui avez fait quoi au grand malade pour qu'il vous en veuille autant?"

J'essaie maladroitement de briser la glace. Qui que soit cet homme, il peut s'avérer être un allié! Car, après tout, on a un ennemi commun.

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Aujourd'hui à 11:49


Comme quoi dés qu'il y a assez de bouffe on arrive a ne pas s'entretuer, de quoi redonner foi en l’humanité non ? Non, probablement pas. Mais le Cipher Pol a bien raison d'enseigner que le meilleur poste pour s'infiltrer quelque part est d’être un bon cuisinier, un type qui a le ventre bien remplit n'a pas le cœur a se méfier de qui que ce soit. Et alors qu'on bâfre avec joie ce ragout infâme qui nous semble la meilleure nourriture du monde, l'ambiance se détend notablement malgré les cadavres à nos pieds.

En tout cas on fait une paire qui colle parfaitement dans le décor de fin d'époque qui nous entoure. Entre l'allure de la dame qui me rappelle la joie et la bonne humeur qui régnait dans les cellules d'Impel Down la dernière fois que j'y ai fait une tournée d'inspection, et ma gueule de naufragé revenu de tout, amaigri par une nourriture ni riche ni variée, manchot, la gueule couverte de plaques de sel séchées et complétement rougie et cuite par le soleil, la barbe hirsute, sale et taillée grossièrement au couteau et les lèvres gercées par le sel et les embruns.

Amusant de se dire que malgré notre mimétisme pour nous mettre au diapason de l'ambiance locale, nous ne sommes finalement ni l'un ni l'autre des produits de la débâcle Parissienne mais des purs touristes étrangers.

-Le Malvoulant hein ? Alors il est déjà au courant...

J'aurais aimé avoir un peu plus de temps mais je ne peux pas dire que ce soit vraiment une surprise. Qu'il me retrouve si vite oui. Cela dit, depuis un an, quel qu'ait été le résultat de notre affrontement pour lui, il a nécessairement eu le temps de se refaire une santé, et assez d'hommes et de navires à sa botte pour en dépêcher un sur chacune des iles ou j'aurais pu m'échouer, alors Parisse...

Parrise et Jeska Kamahlsson. Non ça ne me dit rien. Mais sur la route de tous les périls ou les réputations se font sur un coup de dés, mon absence d'un an ne me laisse pas beaucoup de connaissances encore utile au niveau des noms, a tous les coups je ne dois même pas pouvoir citer les quatre empereurs sans me tromper. Et si le nom de ma nouvelle compagne d'infortune ne me dit rien, le bandeau sur les yeux me donne au moins une indication utile. Si elle m'a vu arriver avec ça, c'est qu'elle doit disposer d'atouts intéréssants, voir de Haki intéressant. Et si ce collier autour de son cou s’avère être en granit...

-Je dirais que je suis passé plus prés que beaucoup d'autres de l'enterrer définitivement. Pas suffisant hélas, pas suffisant...

Tu dis que tu leur as échappé hein ? Alors ils sont tout proches, sur tes traces ? Fort ? Nombreux ?


D'une pensée je déploie mon mantra autour de moi. C'est comme se retrouver soudain projeté au dessus de la scène, une scène ou s'allument partout ou je porte mon regard, des étincelles brillantes qui sont autant de sources de vies qui nous entourent. Et parmi tous ceux la je me mets à chercher des pirates, un groupe d'esprits durs à la tache, coriaces, violents, focalisés sur mes traces...

La ! Tout prés de nous...

-Je vais devoir y aller. Si tu veux, je peux probablement te débarrasser de ça. Disons que ce sera un paiement pour la soupe et l'avertissement.

Et de la main je désigne le collier qui lui enserre le cou.

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