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L'abus d'alcool est dangereux - part.4


[Hors Rp : Afin de vous rafraîchir la memoire voici le lien de la Quête ]

L'abus d'alcool est dangereux - part.4 Nouvea11

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[Hors Rp : tentative de narration à la seconde personne (pas déso).]

Encore une fois, tu cours.
Te rends tu comptes de cette récurrence dans tes aventures ? Un problème sous-jacent, une crise existentielle dans tes rencontres ou une facilité dans tes choix ?
Il faudra choisir. Un jour ou l'autre, tu ne pourras plus courir pour éviter les ennuis. Qu'elle soit chimique ou géographique, la fuite n'a jamais été une solution pour s'élever. Et pourtant tu t'acharnes.
Tu t'acharnes à changer d'île, de lieu de vie. Pour ne rien arranger, tu t'es même mis à boire depuis ta rencontre avec le vieux. A croire que tu fais tous ces choix en pleine connaissance de cause, comme un doigt d'honneur à la raison.

En attendant que tu sortes la tête de l'eau, tu es suivi par Leï, qui zigzague. Tu te faufiles au milieu de la foule et mènes le mouvement. Derrière vous, une poignée de loubards. Eux, ils n'ont plus l'habitude de courir. Ça se voit et s'entend, ils ont le souffle court et transpirent comme des boeufs quand le bât blesse.

Dans tes mains, deux billets. Sur ta gueule d'ange, un sourire. Vous allez bientôt embarquer sur le plus fantastique bateau de croisière sans avoir dépensé un seul petit sous. Kikai no Shima, en partie, sera désormais un territoire ennemi. Voilà le prix de ton voyage. Celà dit, tu ne t'en rends pas encore compte. Tu ne sais pas encore à quel organisme tu viens de la mettre à l'envers.

Tu pousses des passants en haut de forme, bifurques vers le port et le lieu du départ. En te rapprochant, la foule grandi, s'amasse autour du luxueux paquebot. Derrière toi, le maître perd du terrain et les enfants de cœur en gagnent. Ta course est stoppée nette avec le plat du pied. Un demi-tour rapide qui te permet le contre sens. Un non sens, dans ton cas, toi qui a toujours avancé seul. Te voilà en direction de tes problèmes. Un saut, par dessus l'épaule de Leï, qui s'incline, touche le sol de ses mains pour t'éviter ou reprendre son équilibre. Ton plat du pied embrasse le nez du premier poursuivant. Sa course et ton inertie ne lui font pas bon ménage. Il s'envole dans une gerbe rouge et percute ses amis. Un bruit clair sur le pavé attire ton regard, une molaire, la sienne, un frisson te parcours l'échine mais tu n'as pas le temps pour une réponse mordante.
Vif roulade sur la gauche, tu esquives un assaillant et reprends ta course.

Tu rattrapes et attrapes le clodo par le col.
Votre salue n'est plus qu'à quelques enjambées.
Les billets dans la main du contrôleur, tu passes le cordon de sécurité. Son regard est jugeant.
Les malfrats, quant à eux, sont stoppés par la floppée d'agents.
Tu t'arrêtes enfin, le coeur battant la chamade, au pied de la passerelle. Une dernière révérence en guise de pied de nez et entames ton ascension. Des insultes et menaces parviennent à tes oreilles, mais tu n'en as que faire, une seule chose te traverse l'esprit :
tu es sur le Cuisino.



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HRP:
Oui le chiard il parle en Comic Sans parce que ça fait gamin. Vous pouvez pas m'en empêcher.


La sueur perlait au front d’Helena malgré sa visière. De toutes les opérations qu’elle avait fait avec la Marine, celle-ci était de très loin la plus risquée. Un dixième de millimètre trop à gauche ou à droite et c’était la catastrophe. A ses côtés, Carlo, les yeux grands comme des soucoupes, admirait la scène se déroulant devant ses yeux, conscient des risques malgré le fait qu’il était encore trop jeune pour décider qui était son personnage préféré de sa BD avec des pattes et des patrouilles. Entre les doigts de sa mère, les commandes de la machine infernale sur quoi tout reposait bougeaient d’un cheveu, cherchant le positionnement parfait. Enfin, tremblante, De Ruyter poussa le bouton rouge. Carlo retint son souffle. Le bourdonnement de la machine se fit entendre, suivi du « clac » tant attendu. La famille De Ruyter admira la machine finir sa course… Un « blong-blong » métallique se fit entendre, suivi d’une trappe qui s’ouvrait, révélant le trésor. Mission accomplie! Le fils d’Helena poussa un cri de joie en brandissant le trophée du jour : une peluche de 30 cm d’Iron Marine. Ça avait pris 15 tentatives et combattre l’envie d’envoyer en orbite cette saloperie de machine attrape-jouets qui était à coup sûr truquée pour ne rien attraper afin de forcer les parents à dépenser des fortunes en jetons, mais c’était fait. Pas le choix en même temps : vous imaginez la crise si, après avoir promis à son fils de lui avoir ce jouet, elle abandonnait ?


- T’es trop forte maman!
- Je te l’avais dit que j’allais l’avoir, champion! On retourne près de la piscine maintenant?
- D’accord mais j’ai soif je peux avoir une grenadine?
- Je peux avoir une grenadine quoi?
- Euh… S’il te plaît?
- Voilà.



Temps d’aller rejoindre le minibar sur le pont.

Si la croisière sur un paquebot sans nom avait fini en bastonnade contre des pirates à Torino, ici, peu de chances que ça parte autant en cacahuètes. En guise de cadeau d’anniversaire pour la personne avec le CV le mieux rempli parmi les plantons, les marins de l’île enneigée s’étaient cotisés pour lui offrir une croisière sur le prestigieux Cuisino, le fameux paquebot-casino faisant la navette entre Kikai No Shima et Shishoku (non sans avoir signé la carte au nom de « Minosse », chose qui leur avait valu de se faire battre à coups de sacs de sel). Une croisière pour deux, évidemment : impensable que la mère laisse le fils seul tout ce temps. Si les machines à sous et autres tables de poker intéressaient à peine Helena, le fait de pouvoir glander près d’une piscine à 25 degrés en maillot deux pièces un cocktail à la main tandis que Carlo mettait une plâtrée aux autres gamins lors de courses de natation ou de batailles de pistolet à eau. Bref, de quoi oublier la neige, les pirates, les convois et toutes ces conneries quelques jours… Et en parlant du minibar mentionné plus haut, il n’attendait que notre duo. Quelques minutes plus tard, Helena et son fils étaient vautrés de tout leur long sur des chaises longues, un cocktail (sans alcool pour le môme, hein!) Tout était au mieux.



- Hé, ce navire là bas… C’est un drapeau de pirate au sommet de son mât, non?


Ou pas. Levant les yeux vers un bateau qui se trouvait au loin, De Ruyter reconnut, en haut du mât, le drapeau noir orné d’un symbole blanc, trop loin pour être identifiable, mais qui était à coup sûr un Jolly Roger... Dans le brouhaha causé par les passagers, de plus en plus nombreux à voir le navire, personne n’entendit le craquement d’un verre à cocktail pulvérisé par la pression alimentée par la colère d’une main féminine. Encore une fois, les vacances et la session de sirotage de mai mai étaient compromises pour Helena à cause d’une bande de baltringues aquatiques qui se pensaient trop cool pour se chercher un vrai travail. Si la majorité des passagers étaient passés de la curiosité à la peur, filant se cacher dans le navire tandis que l’équipage s’agitait dans toutes les directions, tentant de gérer le flot de passagers, il y en avaient certains qui ne bougeait pas, toisant le Jolly Roger avec un air de défiance. Civils avec des pastèques dans le slip, chasseurs de primes y voyant leur opportunité du mois ou, comme Helena, soldats hors service? Pas la moindre idée de qui ces gars étaient, mais le résultat serait le même que pour ceux qui avaient décidé d’attaquer Torino. Hélant un des matelots du Cuisino, Helena lui confia son fils, histoire de le mettre en sécurité avant que ça chie des marmottes.

Personne ne pourrit les vacances de la famille De Ruyter et s’en tire indemne.
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Un gigantesque navire alliant les plaisirs du jeux et des attractions, à celui de la bouffe et la boisson, pouvait-on espérer mieux ? Le Cuisino se plaçait comme le meilleur dans son domaine, s’assurant de le rester en innovant perpétuellement, comme ici avec la célébration de son vingt-cinquième anniversaire. Ils avaient mis en place un grand jeu concours permettant à de simples péquenots sans un sous de s’offrir une place lors d’une croisière menée par le géant du transport maritime sur Grand Line. De quoi faire parler d’eux sur toutes les mers et terres de ce monde, encore une fois. Une centaine de places offertes aux chanceux qui remporteront ce concours, pouvait-on seulement détourner les yeux et ne pas y prêter attention ? Bien sûr que non.

On a vraiment de la chance d’avoir gagné nos billets, mamourette ! Jax, allongé sur une chaise longue en plastique, sirotait un délicieux cocktail que l’homme derrière le bar avait appelé Sanglante Marie. Un mélange d’alcool et de jus pimentés et épicés, c’était absolument imbuvable selon lui et c’était en cela que le cocktail était tout bonnement délicieux à son goût. Chaque fois qu’il coinçait la paille entre ses lèvres, la faisant passer sous le masque en spirale dissimulant son identité, afin d’en aspirer quelques gorgées, il en grimaçait. Owwiii bébouze, trop de chance ! Imagine, ça aurait pu être le petit vieux tremblotant juste à côté de nous ! Hi-hi !
Fer Nandine, le septuagénaire dont il était question dans la discussion, avait en réalité tiré le mauvais papier du fait de sa maladie de la tremblote aiguë. Il visait initialement le papelard que sortira Jax juste après lui, pas de chance pour lui, incapable de diriger correctement ses doigts, il attrappa le ticket perdant.

Tu crois qu’on devrait lui envoyer une carte postale ? Pour le consoler quoi, histoire qu’il soit pas tout tristounet dans sa baraque en pierres, tout seul, à manger des cacahuètes et du clafoutis… Plus il s’imaginait la scène, et plus la tristesse s’emparait du petit cœur fragile de ce cher Buchanan, l’humidité ne tardant pas à lui couvrir les yeux. Heureusement, comme chaque fois que le chagrin lui montait au nez, sa femme volait à son secours pour sécher ses larmes. Bah ! Il aurait même pas pu en profiter tu sais, comment il serait venu jusqu’ici dans son état ? Il tremble, mais il roule pas ! Et elle ricana, son sourire illuminant l’espace à tel point que Jax en fut bouleversé, avant de rire aux éclats avec elle, soulagé. Ils trinquèrent ensemble et profitèrent du soleil encore un moment, invités méconnus de cette folle croisière.

Jusqu’à ce que les différents passagers ne se mettent à paniquer, sans trop que le couple révolutionnaire de l’extrême ne sache pourquoi, la peur s’était immiscée dans le cœur de la plupart d’entre eux. Les différents ponts se faisant évacuer, un des marins bossant sur le Cuisino vint les presser de quitter leurs chaises pour venir se réfugier à l’intérieur, une attaque pirate allait avoir lieu affirmait-il. Des pirates ?! Comme dans pillage, sabre, crochet et perroquet ?! La vision du pirate faite par le désaxé à la chevelure hirsute était quelque peu cliché, assurément. L’homme d’équipage, qui avait autre chose à faire que de s’occuper d’un couple d’à moitié attardés, s’impatientait, les poussant vers la porte la plus proche afin de se débarrasser d’eux.

Vous pouvez au moins leur demander si le Capitaine accepterait de signer un autographe de la pointe de son crochet non ?! Pour toute réponse, la porte lui claqua à la face, le faisant sursauter et abandonner tout espoir d’un autographe trop classe. Baissant la tête, abattu, il sentit les mains réconfortantes de sa chérie lui caresser les épaules. C’est pas grave potit cœur de sucre doux, des pirates y’en a plein d’autres, t’auras une autre chance plus tard ! Elle lui déposa un doux baiser sur le masque, avant de tourner les talons et de s’enfoncer dans le couloir en sautillant, son petit rire enjoué s’élançant le long du corridor, ses couettes blondes virevoltant. Le Gardien de la Galaxie, regonflé à bloc, poussa un hurlement de détermination avant de partir au galop rattraper sa belle. On ne voulait pas d’eux à l’extérieur du navire, mais ils pourraient toujours s’éclater à l’intérieur !


Dernière édition par Jax Buchanan le Sam 15 Jan 2022 - 14:35, édité 2 fois
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- Pion e3.
- L'ouverture Van't Kruijs... Très bien. Pion e5, je préfère rester classique.
- Reine h5.
- Cavalier f6. Le coup du Berger ? Vraiment.
- Reine prends le pion e5 et échec. Alors ?
- Bah, fou en e7.
- Cheval c3.
...
- Fourchette roi et tour avec le cavalier c2.
- Roi d1.
- Cheval mange en a1.
- Fou c4.
- Tour en g6.
- Reine f4.
- Ouverture en d6.
- Cavalier d5.
- Pion c6.
- Cava' mange et échec en f6.
- Le fou noir mange le cheval... C'était gratuit.
- Cheval h3.
- Vous pouvez abandonner. Tour g4.
...
- Heuu pion g3
- Mat en 5. Reine f3, échec.
- N'importe quoi.
- Échec... Échec... Échec... Reine en e4 échec et mat.

https://lichess1.org/game/export/gif/zn8BhxE3.gif

L'arbitre arrive, récupère nos feuilles de jeux, vérifie la position finale et confirme ma victoire.
La main tendue vers mon opposant, celui-ci lève les épaules et me méprise derriere ses lunettes hors de prix et son costume de luxe avant de partir.


- Sacré mauvais perdant haha.
- Monsieur White. Vous êtes qualifié pour la finale.
- Non merci.
- Non merci ?
- Oui merci.
- Je suis perdu monsieur.  
- Ça arrive. Bon, et bien bonne journée.
- Vous partez ?
- Oui.
- Avant la finale ?
- Pourquoi pas ?
- Vous serez disqualifié.
- C'est un tournoi amateur, je me suis bien amusé mais je n'y gagne rien. En plus, je dois retrouver quelqu'un.
- Toute l'assemblée sera déçue.
- Prenez mon adversaire, il semblait tellement triste de perdre, ça lui fera une belle occasion de prendre sa revanche.
- Mais monsieur...
- Oui ?
- Rien monsieur.
- Une dernière chose.
- J'écoute.
- Pourriez-vous m'apporter un verre de Glenfiddich 12 ans d'âge ?
- Je vais voir si l'on a ça en stock.
- Merci et désolé du dérangement l'ami.

...

Déambulant, je sirote mon verre de liqueur forte, obligation du maître. La bière, le vin et les cocktails doux ne font plus partie de ma vie depuis le début de mon nouveau régime. L'alcool fait grossir, les entraînements font maigrir, alors je vais rester stable si on y réfléchit.
A travers le navire immense, je passe de salles en salles, toujours plus impressionnantes les unes que les autres. Tantôt dans une atmosphère tropicale où les toboggans d'eau plongent dans des piscines chauffées à côté de sauna et hammam, tantôt dans un bar lounge où un groupe interprète le dernier hymne à l'amour du jazz. Hochant la tête en cadence du charleston (Toum-ta-tshi Toum-pa-tshi Toum-ta-tshi), je pousse la porte calfeutrée d'un rouge ocre et me retrouve dans un couloir simple.
Des lustres, à pas réguliers, éclairent les murs d'un blanc cassé et le tapis rouge des stars.
Légère déception, j'imaginais autre chose.
Je regarde ma montre.


*Et merde.*

C'est vrai, j'en ai plus. Je l'ai perdue sur Kikai no Shima, enfin, parié serait plus honnête. En tout cas, je dois rejoindre le vieux.
Tandis que j'erre dans les couloirs, une blonde sirote sa fine et me dépasse, sourire aux lèvres, je pense champagne.
Masque au sourire, un homme l'accompagne. Nos regards se croisent a travers son cache-nez amélioré, quelque chose me bloque dans cet échange fugace. J'inspire et inspire à retrouver Leï. Je continue ma route.

...

Un labyrinthe plus tard, je me retrouve dans une salle immense. Lustres au plafond faisant briller de milles feux la peur au fond des coeurs. Je passe entre les convives, attrape des bribes de conversation, des pirates, une attaque, un repli défensif. C'est fou ce que l'on peu glaner comme informations lorsque des personnes s'imaginent seules.


- Vous savez-hic, j'ai déjà combattu des pirates ! J'en f'sais mon quatre heure quand j'étais dans la marine-hic.
Une balle dans le genoux m'a fait arrêter-hic... Vous auriez pas un verre pour un vieux gardien d'l'ordre ?

- Monsieur, je vous l'ai déjà dit dix fois, les boissons sont gratuites pour les voyageurs...

J'arrive au bar en marbre et, guidé par la voix pleine d'effluves, pose une main sur le vieux. Il se retourne, tout sourire, observe mes mains. Faute de jeu, mon verre est vide. Un direct du poignet dans l'estomac, son talon vient me frapper l'arrière du genoux et je me retrouve à quatre pattes. Par chance, le verre n'a rien.
Je me redresse en toussant, me frotte le vente et pose l'objet sur le zinc en demandant la même chose que le vieux.
Les guindés nous regardent avec de gros yeux. On vide notre verre aussi sec, sans nous soucier d'eux, et en reprenons un énième. Tandis que le liquide rempli nos abreuvoirs, un homme prend la parole. Sur une scène improvisée, il se tient dos au mur, ses habits ne laissent que peu de doute : un matelot. Certainement haut gradé sur le navire à la vue de ses baguettes scotchées sur son beau costume blanc sans pli.


- Mesdames et messieurs ! Un peu d'attention s'il vous plaît !
Mesdames et Messieurs !... Merci.
Comme vous le savez, nous sommes actuellement la cible d'un groupe de pirates. Cependant, tout a été mis en place selon notre PMR "Plan de Maitrise des Risques". Les autorités compétentes ont été appelées et nous avons de quoi retenir l'attaque !
Je vous demande, pour votre sécurité, de ne pas quitter l'intérieur du na-

¡¡¡ BOUM !!!

Une fumée, des gravas et la plainte de personnes blessées. À l'endroit où se trouvait le haut parleur, plus qu'un trou béant sur l'océan. Et, en arrière plan, le navire ennemi fonçant droit sur sa proie.


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Les rares courageux qui étaient restés sur le pont à tenter d’impressionner les pirates avaient vite détalé en voyant le navire s’approcher et jouer du canon. En quelques secondes, il ne restait plus qu’Helena près de la piscine. Si elle était bien tentée de repousser les pirates autant que possible vu que la sécurité du navire devait être plus apte a gérer des ivrognes et des disputes de couple qu’autre chose, ce n’était pas des pistolets à eau ou des frites de piscine qui allaient l’aider. Mais le minibar, oui. Si c’était plus l’escrime le fort de De Ruyter, lancer ou cogner avec une bouteille était tout à fait de son ressort. Alors que le navire pirate approchait et que des grappins traversaient l’air, arrimant les deux bateaux, le quota hollandais du jour partir prendre la place du barman, repérant une belle bouteille de vodka aux trois-quarts pleine.

Les cordes s’accompagnèrent de passerelles en bois et vite de pirates. Jonglant avec sa bouteille, Helena repéra vite un détail des plus inquiétants; outre leur attirail habituel, tous les flibustiers portaient avec eux des matraques, des chaînes et autres armes et ustensiles destinés à capturer. S’encombrer d’un tel attirail ne pouvait signifier qu’une chose; ces types étaient là pour les passagers. Les esclavagistes étaient plus haut placés que les pirates normaux sur l’échelle de connarditude d’Helena, d’une part parce que traiter des humains comme du bétail était horrible, d’autre part parce qu’elle s’était fait dire trop de fois qu’elle vaudrait son pesant d’or à Luvneel ou Hungeria. On se demande bien pourquoi… Très vite, les pirates virent qu’ils n’étaient pas seuls.



- OK, autant j’admire le professionnalisme, m’dame, autant c’est pas de nous servir à boire qui va nous faire vous épargner.
- Oh, ce n’est pas pour consommer, mais pour désinfecter vos coupures.
- Coupures? Quelles coupures?



A une vitesse pas assez haute pour franchir le mur du son mais sans doute pas loin, la bouteille traversa l’air et partit exploser sur la tête du pirate assez idiot pour avoir posé la question. Il s’effondra sans un cri, le nez enfoncé dans la tête et des fragments de bouteille éparpillés un peu partout.


- Celles-ci.


Aussitôt, un déluge de bibine débuta. Si les pirates avaient été surpris au début, ils se reprirent vite. Heureusement, leur hésitation cumulée au fait de ne pas avoir sorti d’armes à feu et tout le bazar ambiant laissait à Helena largement assez de temps pour les canarder. Chaque bouteille faisait mouche et mettait hors d’état de nuire un pirate; seul un atteint la barricade, et il fut neutralisé rapidement par un Grand Marnier dans la figure. Le calme revenu, le groupe de pirates était au sol, sol couvert d’alcool et de fragments de bouteille. Restait à espérer que personne ne dénoncerait Helena, manquerait plus qu’ils lui facturent les bouteilles cassées!

De l’agitation se fit alors entendre sur le navire; à coup sûr, le boucan allait attirer le reste du monde, et il n’y avait pas assez de bouteilles pour tous les stopper. Tirant le sabre d’un des pirates KO, Helena détala à l’intérieur du navire tandis que des pas sourds se faisaient entendre sur la passerelle. Il serait plus facile de les neutraliser dans les couloirs du navire, et surtout il y aurait peut-être un peu plus de courageux prêts à lui donner un coup de main!
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Biche gambadant dans les plaines, la blonde à moitié folle sautille en traversant le long corridor, inspectant les murs d’un œil, sirotant son Diable Fraisé, la paille coincée entre les lèvres. Mmmh, pas folle la décoration d’intérieur, la petite Valoche sautillerait pas de joie devant ça ! C’est d’un pauvre ! Valériane De Lamidot, la décoratrice d’intérieur de la famille de Lolita, à leur service depuis une dizaine d’années et faisant des merveilles sur tout South Blue. Capable de vous retaper votre foyer de fond en comble en à peine quelques jours, le résultat était sublime et bien évidemment imposé, puisqu’elle ne prenait pas la peine de vous consulter pour les changements opérés. D’après ce qu’on raconte, personne ne s’était jamais plaint.

Plus incroyable encore sur son compte, Lolita racontait régulièrement le passé mystérieux de Valérian, ancienne agent du Cipher Pol, elle aurait longtemps servi dans un département obscur et maintenant oublié, en rapport avec l’espace et le temps. Des voyages à travers le temps, dans les confins de l’univers, sur des planètes exotiques, au contact de populations encore plus diverses et variées que sur leur monde actuel. D’autres planètes que la leur ? D’autres espèces ? Jax était toujours emballé à l’écoute des aventures de l’agent spatial, transcendées par la douce voix de son amoureuse en faisant les récits. Pour lui, Valériane était l’une de ses héroïnes préférées.

Dans leur folle cavale, ils croisent un petit homme à la crinière de paille, qui échange un regard avec la révolutionnaire à couettes, puis bloque son attention sur le masque en spirale de Jax. A vrai dire, ils bloquent mutuellement l’un sur l’autre. Ce genre de moment où le temps défile au ralentit, vous laisse le soin de discerner le moindre petit détail de la scène, comme la mouche en arrière plan qui grimpe le long du mur immaculé. Il était plutôt beau gosse celui-là ! Hi-hi. D’un hochement de tête approbateur, le Buchanan approuve et le couple continue de parcourir les couloirs comme deux gamins courant dans un château géant.

Tu crois que je si je provoque le Capitaine en duel, je pourrais lui piquer son crochet ? Cette histoire ne veut pas lui sortir de la tête, idée immiscée vicieusement dans un coin de sa cervelle en vrac et gangrenant ses pensées seconde après seconde. Il veut son crochet de Capitaine, il  le veut ! Comme un trophée qu’il pourra suspendre au-dessus du lit de leur somptueuse chambre royale de leur somptueux château royal de leur somptueux royaume royal de leur somptueuse île royale ! Il pourra même jouer aux pirates avec Aniès, quand elle aura l’âge de tenir un véritable sabre entre les mains bien sûr ! Deux ans, c’est amplement suffisant ! Il lui apprendrait le code de la piraterie et tout !

Mamourette en miel, tu connais le code des pirates toi… ? Eh oui. Problème épineux qui se posait subitement, comment apprendre à sa fille le code de la piraterie si lui-même ne le connaissait pas ? Sourcils froncés, bouche déformée par la concentration, une main sous le masque, tenant son menton à deux doigts, il entrait dans une intense réflexion. Je peux toujours effacer de la mémoire des gens le code, comme s’il n’avait jamais existé… Non… ça ira pas… Et si jamais je dégomme tous les pirates du monde, que je brûle tous les bouquins sur la piraterie, que je les réécris, alors je pourrais inventer mon propre code de la piraterie… Hmmmmmmmm… ça pourrait être pas ma - OH REGARDE JAXCHOU ! LES BELLES LUMIÈRES AU PLAFOOOOOOND ! Je veux les mêmes pour notre château !

Effectivement, les plafonniers lumineux envoyaient du lourd question éclairage des lieux. La bouche grande ouverte derrière son masque, l'œil visible brillant d’admiration, notre héros désaxé se perdit de longues secondes en contemplation. Ce fut la voix grave et autoritaire d’un homme monté sur une estrade de fortune qui le ramena à la réalité. Il parlait bien le monsieur, mais Lolita comme Jax n’étaient pas des plus disciplinés pour écouter les gens parler trop longtemps.
Je te parie dix sucreries qu’il est chauve sous son bonnet.  
C’est pas un bonnet, c’est un chapeau !
Trente-six chocolats que je lui arrache la boule rouge sur le bonnet.
C’est un pompon !
Quarante-deux cerises.
D’accord ! Mais je veux être payé en bisous si je gagne, hi-hi.

Ricanant, Jax se faufila telle une anguille au milieu des personnes rassemblées dans cette pièce, buvant les paroles du matelot comme des fidèles devant le discours d’un prêtre. Il approchait par la gauche du membre de l’équipage, la silhouette rasant le sol, l'œil à l’iris sanguinaire s’agitant dans toutes les directions, s’assurant qu’il ne se ferait pas prendre. Plus que quelques mètres et il pourrait lui prendre ce po ¡¡¡ BOUM !!!

La déflagration accompagnant le vacarme du boulet démolissant la paroi de l’énorme navire s’engouffra dans la brèche tel les griffes d’un dragon enragé. Le souffle envoya valser les gens alentour, y compris Jax, heurté par des morceaux du ferry et de mobilier sur le chemin. Il disparu dans l’agitation et la violence de l’assaut, probablement sous une pile de chaises et quelques tables, le corps endolori et les vêtements quelque peu brûlés. Une chose était sûre, il n’avait rien vu venir. JAXXXXXXOUUUUUMINOUUUCHEEEEET ! NOOOOOOOON ! BEBOUUUUUUUUZE ! ILS L’ONT TUEEEEEEEES ! Fiole inondée de larmes, bras au ciel, hurlant, visage marqué par la peur, Lolita s’enfonce dans une crise d’angoisse. Tombée à genoux, elle crie et pleure à s’en déchirer la gorge.
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Dernière édition par Jax Buchanan le Sam 15 Jan 2022 - 14:36, édité 1 fois
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L'atmosphère s'emplit de cris, de larmes et de pleurs, tandis que le mien se vide d'un serveur.
Assis sur le tabouret molletonné, Je regarde les badauds s'agiter.
Les uns s'agglutinent en famille et connaissances, les autres se cachent sous les tables sans grâce ni aisance.
La jolie fille de tout à l'heure cherche son ami sous les gravats, tandis qu'une autre, sabre à la main, débarque dans cette salle en plein coup d'état.
Au dessus de nous, des cris de sabres et de pistolets résonnent.
Au dessus de nous, des cris d'Hommes, touchés par la douleur et la mort, résonnent.
À travers le trou, la coque du navire pirate, à celle du Cuisino, cogne.

Les cordages, comme des menottes, reflet de leur pavillon noir, déversent un rivière d'hommes mauvais aux gueules primées.
Le dernier à poser les pieds se présente :  
Yvan Rosellcrow, chef de la World Wild Compagnie. Il n'est pas là pour tuer mais pour l'or et certaines personnes. Si la coopération est pacifique, rien de grave n'arrivera.

Je fronce les sourcils. La WWC n'est pas "World Wild Compagny".
Ma main se crispe sur mon verre. La WWC signifie "William White Compagny".
Je peux passer les enlèvements, le destin de ces gens ne me touche pas.
Je peux passer outre le vol des diamants, je n'en ai aucun sur moi.
Mais que l'on puisse confondre mon nom et le leur... Cela nuit à la réputation de La Patte Blanche et à la mienne.
Le maître l'a compris et me fixe avec un regard amusé.
Je me retourne et reprend mon activité alcoolisé.
Ne pas m'en mêler, surtout ne pas m'en mêler.
Derrière moi, j'entends les voix graves des soldats hors-la-loi et le hoquet des femmes dépossédées de leurs ornements.
Un homme s'offusque, lève la voix.
Un canon empli la salle, quasi-silencieuse, de sa détonation. Son corps frappe le sol, mort. Une pluie sanglante tapisse le parquet lustré et un escalier à la rampe recouverte d'une feuille d'or.
Quelques cris et larmes, vite étouffés par des baffes, haussements de tons, et remplacés par des sanglots hoqueteux.

Sur mon côté libre, un crasseux s'approche.
Il me parle mais je n'écoute pas. La main tendue, il essaye de m'attraper par l'épaule.
Je me penche à l'opposé et attrape une bouteille déposée non loin.
Il réitère sa tentative en visant, cette fois-ci, mon cou. Je m'applatit sur le comptoir en versant le contenu dans mon contenant. L'œil rivé pour ne pas dépasser la dose correcte. Remplir son verre à outrance ? Aucun intérêt. Du coin de l'oeil, j'aperçois son poing tomber sur ma tempe. Je roule vers le maître et me retrouve debout, les coudes appuyés et le dos contre le zinc. Je lève mon verre en saluant le pirate (bien plus moche que je ne l'imaginais), lape une gorgée sirupeuse qui me fait grimacer. J'ai bu quoi ? Je regarde la bouteille, tenue par le goulot, avec désinvolture tandis qu'il crache ses invectives et postillons dans ma direction.
Gentiane ?... Dégueulasse.
Une nouvelle attaque, je la bloque en tendant la bouteille dans sa direction. Cette dernière explose à l'impact poinçonnant sa main d'éclats de verre et de sang.
Surpris, j'observe la bouteille avant de la jetée derrière moi dans un levé d'épaules.
Les autres malfrats rigolent de leur camarade. Son visage prend une sale tournure : l'oeil noir et les lèvres pincées. Il est de mauvais poil et se jette dans ma direction. Je bascule en avant, passe sous son bras et crochette, comme par miracle, sa jambe de la mienne. Son visage embrasse le bar dans un bruit mat, les rires reprennent de plus belle.
De ma main libre, j'attrape ses cheveux gras, suitant la transpiration, et frappe trois coups secs (comme au théâtre) au même endroit.
Il s'écroule, le nez cassé, les lèvres fendues et le visage couvert d'un mélange de sang et de morve.
Les rires s'arrêtent...
Merde.
Je m'en suis mêlé.



Spoiler:
L'abus d'alcool est dangereux - part.4 Unknow11
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C’est bien connu, le diable ne meurt jamais. Lolita le sait bien, on lui a assez rabâché durant sa jeunesse qu’il ne faut jamais s’adresser à un inconnu ou accepter de sa part quoique ce soit, même la plus alléchante des friandises. Encore moins quand cette dite friandise se trouve dans la cale de son vieux navire en décomposition, c’est vivement déconseillé. Le diable ne meurt jamais, il se réincarne d’être en être, pour les corrompre et les pousser à s’abandonner aux pires déviances. Lolita le sait bien, mais ne peut s’empêcher de croire que l’amour de sa vie a péri sous la déflagration engendrée par le boulet de canon. Il faut dire qu’à ses yeux, Jax est plus proche de la réincarnation d’un ange de Skypiea que du diable.

Alors elle pleure, dévastée par le chagrin, accablée par la perte de son être le plus cher sur ce rafiot géant, et plus largement, de l’univers tout entier. Et elle hurle, beaucoup. JAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAXOUCHICHOUUUUUUU, POURQUOOOOOOOOOI ?! POURQUOI TOI ?! ILS AURAIENT PAS PU PRENDRE LA PETITE VIEILLE QUI SCHLINGUE LA PISSE DE CHAMEAU ?! Un chameau, c’est l’animal avec deux bosses, c’est ça ? Non parce que je sais jamais moi, c’est pas logique leur truc… Cha-meau, deux syllabes, deux bosses. Dro-ma-daire, trois syllabes, une bosse… n’importe quoi… JAX !
C’était bien lui, comme revenu d’entre les morts, qui se torturait l’esprit avec des questions existentielles. T’ES PAS MOURRU DOUDOU ! Sa belle se jeta à son cou, pleurnichant de joie plus que de tristesse, cette fois. Loli ? Pourquoi tu pleures ? S’inquiéta Jax, brusquement revenu à son sérieux en découvrant sa femme fortement bouleversée. C’est les méchants là-bas, ils t’ont tiré dessus… j’ai cru t’étais mort… Vrai qu’il n’en était pas sorti indemne, les fringues sentaient fortement le brûlé, le corps couvert de poussière et par endroit, de brûlures. Du sang coulait sur le côté de son front, un filet carmin. Il avait pourtant échappé au plus gros des dégâts.

Ces sales types font pleurer ma mamourette d’amour ? Je vais leur apprendre ! Il se releva, redressant les manches de son long manteau. Planquez-vous dans les placards, va y avoir du chambard ! Mais personne ne prêtait réellement attention à lui, un autre coq amusait la basse-cour. Encore lui. Le petit blondinet complètement beurré, il l’avait déjà croisé tout à l’heure, quand ils gambadaient dans les couloirs. Du rire à la colère, son public n’apprécia pas le final de sa représentation. Pourtant, éclater la dentition d’un type sur le bois, c’est franchement marrant. OUAIS LA TÊTE ! CASSE-LUI LA TÊTE ! Sautant sur place, portant sa main au masque en spirale, au niveau d’où devrait se trouvait sa bouche, pour donner plus de portée à sa voix, le révolutionnaire s’enflammait. Pas le genre de réaction souhaité par le reste de l’équipage.

Quand une partie des paires d’yeux, auparavant braqués sur William, convergent vers la silhouette sous le manteau du Buchanan, inutile d’être l’agent de catégorie Gadgetto pour comprendre qu’ils lui veulent du mal. Bah quoi, z’avez jamais vu quelqu’un se faire démolir le portrait ? Souvent à côté de la plaque, toujours à l’ouest, Jax n’avait rien de l’agent Gadgetto, il n’aurait même pas été capable de retrouver son goûter au milieu de la cour de récréation. Mamour, je crois que les vilains ils veulent nous piquer nos sous. Légèrement plus perspicace, Lolita avait bien observé le comportement des assaillants avec la clientèle du Cuisino, et en effet, les forbans dépouillaient les malheureux de tous leurs biens. C’est pas très sympa de voler de l’argent ! Vous savez ce que ça coûte de nos jours de s’offrir la traversée jusqu’à l’île la plus proche ?! Bon, moi non plus je sais pas mais bon… C’est pas bien !

Ferme ton claque-merde la face de citrouille, si tu veux pas qu’on t’ajoute à notre bouillon du soir ! Trois pirates s’avançaient vers lui, agacés de l’entendre jacter et de le voir oser se moquer du malheur d’un des leurs. Un sabre est tiré au clair, le sale type qui a pris la parole pour le réduire au silence. Du moins, essayer. Vire ton couteau à beurre du visage de ma Doloronette d’amourette en sucrette, tu pourrais la blesser ! Du revers de la main, il éloigne la pointe de l’arme qui valsait trop dangereusement à son goût proche de la chair de sa femme. La réaction est instantanée, le poing fermé du pirate lui écrase le bide, pliant en deux le révolutionnaire, qui tombe à genoux, toussotant. Tu me fatigues abrutis, écrase je t’ai dis.

Pas touche à mon Jaxchou, tocard ! S’attaquer au petit cœur de Jax, c’est s’attaquer au petit cœur de Lolita, ce qui entraîne inévitablement une réaction. Ici, c’est un magistral coup de boule plein nez, qui éclate les narines et l’os, fait jaillir le sang et trébucher le malfrat qui s’étale sur les fesses, mains sur la tronche. LA GARCE ! ELLE M’A PÉTÉ LE NEZ !
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C’était guère mieux à l’intérieur du navire. Le staff s’était fait submerger dans la panique et les passagers avaient tout retourné dans leur fuite; en conséquence, toutes les salles et couloirs ressemblaient à un après-tsunami. Les pirates avaient joué du canon en plus au préalable, ajoutant à la confusion et aux dégâts… Combattre à bord de ces navires de plaisance était toujours une mauvaise expérience; c’est plein de civils qui ne comprennent pas que rester au milieu du passage ou courir partout en agitant les bras et crier n’aidait personne, l’espace confiné rendait les duels à main armée difficile et c’était labyrinthique. En parlant de labyrinthique, où menaient toutes ces portes et ces couloirs?! Ouvrant une énième écoutille, elle tomba encore sur une salle de casi-


WHAM.


Les réflexions d’Helena furent interrompues violemment par une vive douleur à l’arrière de la tête. Ah, si seulement Kuznetzov et Von Tirpitz avaient été là, la technique classique du « Envoie un troufion en premier si jamais il y a un mec caché derrière la porte » aurait été utilisable, mais là non. Ce fut le crâne d’Helena qui en fit les frais. Et sa conscience. Un moment indéterminé plus tard,la douleur était toujours présente, mais se dissipait peu à peu. Le monde se révélait à nouveau peu à peu à Helena; la première chose qu’elle vit était le sol. Une voix brouillonne se faisait entendre, mais la chose la plus terrifiante fut de sentir une main noueuse lui attraper les cheveux pour lui relever la tête, suivie de la sensation froide du métal autour de son cou et d’un « Clic » métallique. Les forbans venaient de lui mettre un collier comme à un chien! Ou un esclave… Quand le même scénario se répéta avec l’un de ses poignets, l’adrénaline entra en jeu.


Le kidnappeur qui tentait de menotter la nouvelle acquisition des esclavagistes n’émit qu’un souffle rauque quand, en une fraction de seconde, sa prisonnière roula au sol et lui fit goûter de son pied dans l’estomac. L’assaillant neutralisé, Helena se releva. Un miroir décoratif révéla l’« ampleur » du problème : d’épaisses entraves de fer enserraient son cou et un de ses poignets. La caporale était bien assez forte pour les trancher en temps normal, mais avec comme seul équipement un sabre pourri ramassé sur un des pirates sur le pont et surtout positionnés tels quels… Au moins, excepté être inconfortable, cela ne gênait en rien ses mouvements. Par contre, une fouille rapide du pirate révéla qu’il n’avait pas la clé sur lui. Bon, note pour plus tard : trouver une scie à métaux. Le son d’une bagarre ambiante tira Helena de ses réflexions. Quelques salles plus loin et le merdier était à son comble. Un type blond qui semblait avoir pillé le bar pendant que personne ne regardait trônait bravement devant des pirates tandis qu’une femme passablement hystérique et un type masqué en long manteau commençaient à faire le ménage.



- Il va se calmer, l’échappé du bal costumé!



Un des forbans sortit un pistolet et tira vers l’homme au visage caché, mais n’ayant pas très bien visé, la balle le manqua de beaucoup et partit s’écraser sur Helena. Ou plus précisément, sur son nouveau bijou collection Ex-Impel Down 1628. Malheureusement sans le briser, mais en lui épargnant une blessure au cou.


- Huh. Qui aurait cru que cette chose s’avérerait finalement utile?


Personne ne fit attention à son entrée dans la mêlée, mais les kidnappeurs réalisèrent vite qu’ils étaient tombés sur de sacrés numéros quand De Ruyter plongea dans le lot pour jouer du sabre, tailladant dans le dos quelques forbans. Qui aurait cru qu’un petit pochetron, un couple exubérant au possible et une vacancière qui avait oublié le safeword se dresseraient sur leur chemin ?
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