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Le cycle de haine [Pv : Wayne]

Le pouce fait rouler la molette du briquet, déclenche le mécanisme pour provoquer l’étincelle créant la flamme. Je mire un instant la petite flammèche nouvellement formée, m’y perd quelques secondes en contemplation, avant de me souvenir que j’ai une clope opiumée à allumer avec.
Cigarette au bec, la fiole fatiguée, les traits sont pas plus creusés que d’ordinaire, j’ai toujours eu la gueule du connard qui a pas pioncé depuis une semaine. Pourtant, dormir, ces derniers jours, j’ai fait que ça. M’a fallu du temps pour me remettre de la castagne avec Sciavonnache, ce fils de chienne m’a pas raté. Je l’ai pas loupé non plus au moment de l’achever, cette saloperie.
La convalescence s’est bien passée, et les plantes que m’a filé Korrigan, l’invité mystère de cette fole nuit destructrice, y sont pour beaucoup. J’ai l’habitude de traficoter avec les herbes, vu tout ce que je m’enfile dans l’organisme à longueur de journée, mais les siennes ont des vertus bien différente de celle que j’affectionne. Je me sens pas encore prêt pour bouger jusqu’à Luvneel, mais ce sera bientôt le cas.

Déjà, je peux me lever de mon pieu et faire quelques pas dans la piaule. Je peux aussi trimbaler mes petites miches jusqu’au salon afin de m’affaler sur le vieux fauteuil usé et délavé qui m’y attend, dans un coin de la pièce. Jamais face à la fenêtre, conne d’idée que de se planter derrière une fenêtre. Valable avec les portes, si t’es pas suicidaire et que tu mènes une vie malhonnête, pose jamais ton derche près d’une entrée ou d’une sortie. Un raclure de bidet a tôt fait d’y coller le canon de son flingue pour ferrailler à l’aveugle. T’en ressors jamais indemne avec une connerie pareille.
Je savoure ma cigarette, attends qu’il se pointe.
Il, c’est Wayne. Le Commandant Wayne Macallan, un joli petit officier de la Marine comme je les aime. Quarantenaire à sale trogne, tignasse ébène et barbe bien trop longue, ivrogne et amoureux de la violence, partisan des baignes dans la gueule sur les sales types qui respectent pas la loi. Un brin colérique et extrême dans ses méthodes, administrateur d’une justice implacable, le genre de gaillard hargneux toujours volontaire pour dessouder un Padre de la mafia locale.

Quelque chose me dit que quand je vais lui proposer d’aller retourner le manoir principal de Bambana, ses couilles vont en frémir d’excitation. Et si c’est pas le cas, s’il est pas chaud pour taper sur du gros requin chauve, peut-être qu’on pourra trouver un terrain d’entente à grand renfort de négociations.
J’ai demandé à Mathias d’aller le chercher. J’ai confiance en lui, je sais qu’il fait les choses bien depuis le temps qu’il bosse pour moi. J’ai aussi confiance en lui pour se faufiler dans les ruelles de Manshon sans risquer de se faire suriner par un des tontons de Bambana, à ce qu’ll paraît il en a laissé quelques-uns en ville pour me faire la peau.
Quand ça frappe deux coups à la porte, laisse ensuite planer un silence trois secondes, puis frappe quatre fois encore, je sais que Mathias est de l’autre côté. Mon regard croise celui d’Alonzo, un geste de tête suffit à lui donner le feu vert. Flingue en main, il s’en va ouvrir la porte. La trombine fatiguée de Mathias apparaît, talonnée par le Marine.

On a pas été suivi, pas que je sache en tout cas. C’est un bel homme Mathias, mais le manque de sommeil cause plus de ravages encore que sur ma trombine. Blondinet à la chevelure soyeuse qui tombe jusqu’aux épaules, mais qu’il attache très souvent avec un chignon, les yeux émeraude en amande, les lèvres fines et le teint blafard, n’importe qui n’ayant pas de chiasse encrassant ses châsses s’accorderait à vanter sa beauté. Seulement depuis que Talia a pris une balle, Mathias il dort très mal. Il s’inquiète beaucoup pour moi, ma santé mentale et la suite. Il passe plus de temps à s’en faire qu’à pioncer, ça attaque forcément la peau. Merci Mat’, tu peux aller te reposer un peu, je m’occupe de la suite. Il pousse un soupire, je sais pas trop si c’est de l’exaspération parce qu’on sait tous les deux qu’il dormira pas plus d’une demi-heure, ou du soulagement d’être revenu ici en un seul morceau.

Je zieute l’énergumène qui a accepté de venir, cet enfoiré a toujours la même tête. Celle du type qui a passé une mauvaise journée et qui a préféré la noyer dans une bouteille de gnôle plutôt que de se confier à un ami. La tronche de l’enfant de salaud qui va te fracasser tous les os de tes doigts pour avoir volé une pomme à un marchand de fruits. La bobine du clébard enragé prêt à mordre les miches de connards s’imaginant à l’abri de toute justice.
Bambana, c’est une combinaison de justice et de vengeance qu’il va se manger sur le coin de la mâchoire, ça va être salé.
Je me rallume une clope, pointe du nez le canapé pas loin de mon fauteuil, à l’abri de toute ouverture également, invite Wayne à s’y installer. Merci d’avoir accepté l’invitation, ça faisait un bail depuis la dernière fois. Whisky ?
Parce que pour discuter vendetta, on se sent toujours plus à l’aise avec le goût d’un bon alcool en fond de gosier.


Dernière édition par Peeter G. Dicross le Mer 15 Déc 2021 - 15:22, édité 1 fois
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J’emboite le pas du blondinet, paraît qu’on veut m’causer. Une pièce, spacieuse, c’est un porte flingue qui nous accueille, bordel dans quoi je me suis encore fourré. Et là je le vois. Si j’m’attendais à ça. Peeter G. Dicross. On peut dire que ça fait un putain d’bail que j’avais pas entendu parler de ce mec là, ça nous ramène à une bien sombre période, que je tache d’ailleurs de laisser derrière moi du mieux qu’je peux depuis ma réaffectation. Peeter G. Dicross, un type comme je les aime. Un ancien du G6, un Caporal au caractère de feu, que dis-je, au tempérament de tête brûlée sous sa froideur apparente. Comme moi il a eu quelques dissensions avec l’autorité, sauf que lui a carrément déserté. Il congédie son valet, qui nous laisse presque seul, j’dis presque parce que le porte flingue reste en retrait, au cas où, puis me propose un whisky. Y’a pas à dire il sait comment me parler, je m’assoit alors à ses côtés et accepte le verre.


Tu sais recevoir. Vrai qu’ça fait une paye !


Confortablement installé dans le canapé, je l’observe, on se jauge mutuellement, il n’a pas changé d’un pour un brin. Toujours cet air ténébreux, mystérieux, ce sang froid impérissable. Mais je sais. Je sais que cette jolie gueule d’ange renferme en secret une véritable bête. Je l’ai déjà vu à l’œuvre lors d’une putain de rixe… C’est eux qui avaient commencé, et c’est nous qui avions finit. Ah ça, il sait cogner le bonhomme, il a une sacrée expertise dans la distribution de mandale… Mais s’il m’a invité ici à Manshon c’est sûrement pas pour parler du bon vieux temps et échanger nos astuces tricot. Non, pour qu’un type comme lui fasse appel à un type comme moi, c’est qu’il y a forcément de la bonne castagne à la clé. Après tout, c’est un des trucs qui fait qu’on avait bien accroché. Je devine à son état qu’il s’est passé un truc pas clair et c’est probablement lié à la pègre qui gangrène cette île. On avait déjà joué carte sur table par le passé, partagé pas mal de verres et autre pendant ma période "de repos" imposé par l’état major, et ce gars là fréquentait de la bonne fripouille, du bon gros poisson. On trinque et je m’envoie une bonne bonne gorgée du délicieux nectar dans le gosier. Faut dire que la route jusqu’ici a été longue et chiante.


T’as une sale gueule Dicross… Et j’ai pas l’impression que ce soit l’Opium.


Le whisky est bon, un arrière goût boisé, juste comme je les aime, vraiment aucun doute, ce mec là sait vraiment recevoir. Coup d’œil furtif au porte flingue, le type semble à cran, prêt à dégainer, comme si Dicross n’était pas à l’abri d’une visite impromptue. Peeter lui, il est esquinté, j’me demande bien qui lui a fait ça, et surtout dans quel état cet enculé se trouve aujourd’hui. Clope au bec, vapeur d’opium qui encore une fois le rappelle des souvenirs en sa compagnie, il a l’air épuisé, sûrement pas facile de pioncer quand on sait que la mort attend l’occasion pour frapper. Non, clairement, si je suis assit aujourd’hui dans ce confortable canapé en cuir c’est certainement pas pour prévoir un picnic. Je suis intrigué, vraiment. On s’était livré l’un à l’autre par le passé, à croire que la douleur attire la douleur, à croire que le malheur ça rapproche. Et j’avais déjà cru entrevoir que malgré ses bonnes relations avec Bambana, qu’il m’avait presque avoué à demi-mot, il semblait éprouver une rancoeur flamboyante à son égard et à l’égard de tout ce que ce gros porc représentait ici.
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Vrai que je me tape une sale gueule, mais la sienne est pas mieux. D’aussi loin que je me souvienne, elle n’a jamais été mieux. Maintenant, vrai aussi que ça fait un bail et que si je le recontacte aujourd’hui, c’est pas pour aller jouer au jeu du calamar dans la cour arrière. M’a pas l’air d’être au courant des récents chamboulements dans la ville, pas l’impression à en juger son attitude. Il se doute bien de quelque chose, par contre, ce qui est bien normal quand on me connaît un minimum. Un déserteur de la Marine irait pas faire appel à un gars toujours dans le service sans une bonne raison. Est-ce que de faire tomber l’une des plus vieilles familles mafieuses de Manshon en est une ? Mon petit doigt me dit que oui.
L’opium, c’est plutôt ce qui m’évite de partir totalement en vrille, ironiquement. C’est drôle, parce que c’est aussi à cause de cette merde que j’ai foutu ma vie en l’air. Aujourd’hui, si je termine pas de la briser, cette chienne de vie, c’est grâce à cette drogue. J’en suis le putain de prisonnier, je crois bien.

Je porte mon verre aux lèvres, je suis resté au rhum. Ça pique à la gorge et embrase l’intérieur de la carcasse au fur et à mesure que ça descend dans l’estomac. L’alcool, bien con celui qui a la bonne idée de tomber dedans. Mais pour des vieux clébards enragés dans notre genre, c’est un autre moyen de taire la colère qui gronde au fond des tripes. Imaginez un peu le combo entre la boisson et la l’opium, et dites vous que c’est même plus suffisant pour calmer mes nerfs. J’ai qu’une idée obsédante dans la caboche depuis que je suis revenu à moi, c’est d’aller fracasser Bambana.
Avec Wayne, j’ai pas besoin de tourner autour du pot pour aborder le sujet, il est pas le genre à aimer se faire lustrer le chibre durant des heures quand on a besoin de ses services. Alors je me reprends une grosse gorgée de rhum, la laisse me désinfecter la trachée, et pose sur lui un regard froid, fondu dans la haine. Je vais faire tomber Antoni Caesar Bambana, et j’ai besoin de toi pour y arriver.

De lui et surtout, de sa position. De ce que sa place chez les mouettes peut m’apporter comme avantage dans l’affaire. Je sais de source sûre que cet enfoiré se planque sur Luvneel, dans sa demeure principale. Ma faute, je l’ai laissé fuir loin de Manshon alors que je le tenais dans la mire de mon flingue. Il a dû se barricader avec tout ce qui lui reste de tontons flingueurs et probablement qu’il s’est acheté les services d’autres enfoirés dans le milieu pour le protéger. Il faut bien compenser la perte de son fidèle clébard Anatoli, après tout. Il sait que je vais venir, il est préparé à me recevoir. J’ai essayé de lui faire la peau y’a un peu plus d’une semaine, ça a foiré. J’ai eu son bras-droit, mais lui a filé… J’ai la mâchoire qui grince, les dents qui serrent et le visage déformé dans une expression de colère. Je m’en veux d’avoir raté cette chance, putain.

J’ai perdu l’effet de surprise, débarquer sur Luvneel se fera pas aussi simplement que de débouler dans son bureau pour lui faire sauter le caisson. Bambana a déjà dû placer des hommes dans toute la ville, fait surveiller les ports et autre point de mouillage. Pour débarquer, si j’y vais que moi et mes gars, il faudra forcément tout fracasser sur notre passage, à moins que… A moins que tu me files un coup de main sur place, Wayne. Je lui laisse le temps d’assimiler ce que je dis, tire une latte sur ma clope et bois une autre gorgée de mon verre. T’es de la marine, t’as des relations, un minimum de pouvoir. La dernière fois qu’on s’est vu, t’avais quel grade déjà ? Nouvelle bouffée tirée sur ma cigarette. Prépare-moi le terrain, ouvre-nous un chemin sécurisé jusqu’à Bambana, tiens ses clébards à l’écart jusqu’à ce que j’atteigne sa baraque. Mon regard ne lâche pas ses yeux, je veux observer sa réaction sur l’instant même où je lui fais part de mon plan. Si on parvient à filer direct à son manoir, on évite les combats inutiles dans la ville. On aura pas à ferrailler durant des plombes pour avancer et on perdra moins d’hommes, d’énergie et de temps.

Et accessoirement, des civils n’auront pas à se prendre de bastos perdus, mais ça moi j’en ai plus rien à carrer. Lui par contre, je pense me souvenir qu’il le prend plus à coeur. Je vais même appuyer dessus. Tu sais ce qui arrivera si des tontons flingueurs tentent de me retenir au beau milieu de la ville… Si tu ne le sais pas, crois-moi tu n’as pas envie de prendre le risque de le voir. Parce que rien ne m’arrêtera.
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Bordel de merde, alors c'est vrai ce qui se raconte en ville ? Il se dit qu'un chien enragé à tenté de faire la peaux de Bambana ya quelques jours de ça... J'aurais du me douter qu'un type capable d'approcher le boss au plus prêt et de refroidir son bouledogue serait le genre de type à en avoir dans le froc. Et c'est exactement de ce bois qu'est fait notre ami Peeter. Bordel de bordel, alors il a vraiment l'intention de lui faire la peau hein ? Tu m'diras, une saloperie comme Bambana en moins, ça ne ferait pas spécialement de mal. Mais y'a un foutu hic dans l'équation, ce gros pourrit s'est planqué au Royaume de Luvneel, et j'sais très bien comment ça va tourner si Peeter et ses gars se pointent la bas. Je ne peux pas le permettre, en ta mémoire Sylla, en la mémoire de notre petite Lyonna... Je m'envoie une nouvelle gorgée du précieux nectar, les yeux toujours rivés vers mon hôte. Faut en avoir une sacrée paire pour convoquer un représentant de l'ordre et lui faire comprendre qu'on va s'adonner à un putain de massacre. Il en faut une paire encore plus grosse pour carrément demander de l'aide à ce représentant de la loi. Peeter G Dicross, un mec comme la marine n'en fait plus... Et c'est foutrement dommage.


J'avais entendu des rumeurs par rapport à une tentative d'assassinat ouais... Que ça reste entre nous, j'suis moi aussi un peu déçu que t'aies raté ton coup.


Au fond, tout ce qu'il me demande, c'est de faire en sorte à ce que les gros bras de Bambana ne soient pas sur sa route quand le jour du jugement dernier arrivera. Que je me pointe la bas, que je fasse coffrer tout ce beau monde avec un prétexte bidon pour qu'ils soient hors jeu le temps que le glaive s'abatte sur le gros cou grossier de ce salopard. J'suis partagé, d'un côté j'aurais même envie de me joindre à la fiesta pour foutre une bonne branlée des familles à tous ces enfoirés. Mais je peux pas, malheureusement je représente la loi et je peux plus me permettre ce genre de fantaisie... De toute manière, mon devoir est de faire en sorte à ce qu'il n'arrive rien aux citoyens du Royaume de Luvneel. Je termine mon verre et le pose sur la petite table de bois qui se trouve devant moi, d'ailleurs c'est pas la seule chose que je pose, croisant mes jambes je mets mes deux bottines juste à côté du verre vide.


Je pourrais effectivement faire quelque chose pour vous faciliter l'accès à sa planque. Je pourrais m'arranger pour emmener les tontons flingueurs faire une petite balade hein.


Rien de ce que je pourrais faire ou dire ne saurait arrêter ce type de toute manière, et ce n'est pas moi qui protègerait une ordure comme Bambana c'est certain. Reste à régler un détail qui pour moi à une importance capitale. Je sais que Peeter est tout de même quelqu'un de raisonnable. Je sais qu'il ne s'en prendrait pas sciemment à des innocents, le fait est qu'il ne laissera pas pour autant le moindre civil se mettre entre Bambana et son flingue. Comme une espèce de faveur, faut donc qu'on s'accorde sur deux trois trucs avant de trinquer à notre entente future. Je sors alors un cigare made in Havana d'une poche intérieure de mon manteau, que j'allume avant d'inspirer une grande bouffée. Je fais de mon mieux pour arrêter, mais putain les arômes de ces cigares sont prodigieux... J'expire la fumée sans quitter Peeter du regard, visage impassible, quoique je dise, quoique je fasse, encore une fois, il n'en démordras pas et partira pour Luvneel.


Je vais t'aider Dicross. Si Bambana peut prendre un congés définitif, c'est pas moi que ça dérangera. Mais je veux que tu me garantisse que tu fera en sorte de risquer la vie du moindre civil. Je pourrai pas fermer les yeux là dessus... Si t'es ok avec ça, parle moi de ton plan qu'on puisse s'accorder.


Voyons ce qu'il à prévu, j'peux pas croire que le plan soit simplement "foncer dans le tas à grand renfort de chevrotine et prier pour que ça passe". Non doit y avoir un plan parfaitement huilé derrière tout ça, de quoi éviter cette fois-ci que Bambana parvienne à se tirer. Je pourrais éventuellement faire boucler le port d'ailleurs, si une fusillade éclate, ce serait parfaitement légitime. Une succession d'idée me traverse alors l'esprit alors que j'attends de savoir si Peeter marche à mes "conditions" si j'puis dire et surtout si il veut bien m'exposer la feuille de route qu'on devra suivre sur place.
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Grimace. J’ai raté mon coup ouais, c’est encore plus dur à encaisser quand ce constat sort de sa bouche. Évidemment qu’il est déçu, Wayne c’est le genre de type qui aurait pas hésité à presser la détente à me place. Entre nous, j’aimerai pas me retrouver dans le collimateur de ce gars, je crois que je préfère encore me faire pilonner les burnes à grands coups de chaussette remplie de glace pilée, que de le prendre en un contre un. Je me demande de nous deux qui est le plus violent quand il s’agit de dézinguer un enfoiré. Prochaine fois, crois-moi, je le raterai pas. Je le laisse faire comme chez lui, poser ses panards sur la table. Je relève même pas, ici c’est qu’une planque miteuse qui reflète pas du tout le luxe dans lequel j’aime me réfugier quand je suis pas dehors à égorger des types.

Emmener les tontons flingueurs faire une petite balade, c’est exactement ce que je voudrais qu’il fasse oui. Enfin, l’idéal ce serait qu’il s’occupe de les refroidir par la même, un trou dans la carafe à chacun et on en parle plus. Pendant qu’il tire un cigare de son manteau, j’écrase la fin de ma clope contre le cendrier à ma gauche, posée sur une petite commode où repose également la bouteille et la fin de mon verre. On y gagnerait tous à ce qu’ils soient pas dans le paysage quand on va débouler sur Luvneelroom, ouais. Je fais exprès de lâcher une petite information, pour lui donner une idée des dégâts qu’une fusillade dans un coin aussi grand que Luvneelroom pourrait entraîner. Maintenant, je sais aussi qu’il est pas le dernier à se motiver pour faire tomber une grosse pointure dans le milieu de la mafia.

Quand il accepte de m’aider, ma fiole ne gagne pas en couleurs, ne s’illumine pas d’un sourire satisfait, ni même d’une expression soulagée. C’est vide. C’était pas bien animé autrefois, mais depuis que Talia est morte, c’est bien plus froid encore. Pour autant, je lâche un hochement de tête, avant de lever mon verre en sa direction et de le finir d’une traite. On a un accord. On ne touchera pas aux innocents, tu as ma parole. Y’a que Bambana qui m’intéresse. Ma parole vaut que dalle, désormais. Mais ça, Wayne ne le sait pas. Tout comme il ne sait pas que j’ai absolument pas l’intention de respecter ma parole. Si je veux avoir le Padre, je peux pas me permettre de la jouer petit bras, de me montrer faible. Je dois frapper fort, sans lui laisser la moindre chance. Si des gens doivent y passer dans le bordel, c’est plus mon problème.

Talia aura sa vengeance, j’en ai plus rien à foutre de savoir combien d’innocents suivront Bambana dans sa fin. Je prends le temps de me rallumer une clope avant de lui expliquer le plan. On attaquera dans une semaine, à Vince, aux premières lueurs de l’aube. Plus tôt c’est, mieux c’est. Eh oui. Je veux cueillir ces enfoirés à froid, leur laisser aucune chance de piger ce qui leur arrive. Maintenant, je me fais pas d’illusion, ils savent qu’on va venir et sont préparés. Ils savent juste pas quand, c’est ça notre avantage. Le temps qu’ils réagissent, ce sera déjà trop tard.
C’est là que j’aurai besoin de toi. Tu nous débarrasses des hommes du Padre, on se faufile rapidement jusqu’au manoir et je le coince là-bas. Avec une bonne vieille méthode qui a toujours porté ses fruits. Je vais foutre le feu tout autour de chez lui, un mur de flammes qu’il aura pas les burnes de franchir. Bouffée de cigarette, s’il a quelque chose à dire c’est maintenant.
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Il ne touchera pas aux innocents, j’ai sa parole hein… En vérité je n’suis pas bien sûr de la valeur ou du crédit que je dois accorder à sa parole. M’enfin c’est un début. Et quelque soit le type en face, si il faut le flinguer pour protéger le peuple de Luvneel, alors j’hésiterai pas. Son plan désormais expliqué, simple, direct, j’aurai pas trop de mal à m’occuper des gros bras de Bambana pour laisser les champs libre à Peeter et ses gars. Ce dernier me fixe, prend une bonne bouffée de sa clope, comme si il attendait que j’ajoute quelque chose à sa tirade. Et comment que j’suis partant !


Tout ça m’a l’air plutôt carré. Luvneelroom dans une semaine hein ? On sera là.


Je reprends une bonne grosse bouffée de mon cigare avant de me lever. J’crois pas qu’on ait grand chose à se dire de plus, je respecte ce type, et je sais que ce qu’il me dit est emprunt de sincérité. Mais je sais aussi quel chien enragé il peut être et putain j’ai franchement pas envie de me trouver entre sa cible et lui. Quelques pas vers la porte, sous les yeux de son homme de main, je pose ma main sur la poignée et le fige alors quelques secondes. Un petit coup d’œil en arrière, la prochaine fois que je verrai Dicross, il ne sera pas aussi détendu qu’aujourd’hui, et même si ce n’est pas une vieille carne comme moi qui lui fera entendre raison, une petite mise au point de dernière minute s’impose.


Une dernière petite chose. On s’occupera des pourritures sur place. Mais j’insiste pour qu’aucun Luvneelois innocent ne soit mît en danger. On sera intransigeant…

Merci pour le verre.



Hochement de tête et petit sourire en coin, que ce beau salaud me rend, avant de tirer ma révérence. Ce type pourrait tuer légions d’innocents pourvu que ça lui permette de prendre la tête de ce gros porc de Bambana. Et ça ne lui ferait ni chaud ni froid… Même si ce projet me botte au plus haut point, faut quand même que j’fasse gaffe, pas le droit à l’erreur, ne serait ce que par l’institution que je représente. Que ce soient ses gars ou les gars du "Padre", pas question de laisser qui que ce soit foutre le Nixon en ville… Je le promets. Dehors je retrouve James, adossé à un des murs de la planque de Peeter, l’air réprobateur.


Qu’est ce qu’on fout ici Wayne ?

Il est temps de permettre à la justice de triompher. Cap sur Luvneel James.



Une belle phrase bien pompeuse comme on aime, j’aurais l’air d’un putain de héros en la prononçant si j’avais plus fière allure. Une semaine, ça va fait court pour arriver là bas et boucler les préparatifs. On sera dans l’improvisation comme bien souvent, ce serait trop simple autrement. On se dirige donc vers le croiseur pour appareiller, direction Luvneel pour casser de la pourriture dans les règles.
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On a un accord, comme je m’y attendais. Je touche pas aux civils et il me file un coup de main pour me faire passer entre les balles. Tout le monde est content, du moins sur le papier. Est-ce que je l’ai totalement convaincu de ma bonne foi ? Je pense que oui, dans une certaine mesure. Il sacrifierait pas des innocents s’il était pas un minimum assuré de pouvoir me faire confiance. Maintenant, un type pareil, tu lui mets pas à l’envers deux fois. Et dès la première, t’as plutôt intérêt de te trouver loin de lui quand il va se rendre compte de ce que tu lui as mis dans le fion.
Y’a pas de surprise dans mes yeux du coup quand il croit bon de me mettre en garde sur le bon respect des termes du marché. Quelque part, ça me ferait presque chier de le rouler. Du moins, ça aurait fait chier le moi du passé, le moi d’avant la mort de Talia. Maintenant, je dois avouer que je m’en carre un peu de ses émotions. Je lui rends quand même le signe de tête, d’une bonne personne à une complètement pourrie.

Quand Bambana sera mort, c’est la bouteille qu’on ira s'enquiller. Et ça mon salaud, c’est pas des paroles en l’air.
Une fois que la porte se referme sur le représentant de la justice, je me permets un léger relâchement. Marre de devoir faire semblant, tout le temps. Je voudrais simplement éclater de rage et tout ravager, sans rien demander à personne. Y’a Alonzo qui m’accorde un regard inquiet, je sais déjà ce qu’il pense. Je dormirai quand il sera mort. Que je lâche simplement, me resservant un verre que je descends d’une traite. Ou alors il était déjà plein et je me suis juste contenté de le finir, je sais plus.

RP terminé.
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