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Le cycle de haine. [Pv : Wayne]

Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : North Blue - Manshon.

Feuille de personnage
Dorikis: 3520
Popularité: 128
Intégrité: -76

Mer 24 Nov 2021 - 0:18

Le pouce fait rouler la molette du briquet, déclenche le mécanisme pour provoquer l’étincelle créant la flamme. Je mire un instant la petite flammèche nouvellement formée, m’y perd quelques secondes en contemplation, avant de me souvenir que j’ai une clope opiumée à allumer avec.
Cigarette au bec, la fiole fatiguée, les traits sont pas plus creusés que d’ordinaire, j’ai toujours eu la gueule du connard qui a pas pioncé depuis une semaine. Pourtant, dormir, ces derniers jours, j’ai fait que ça. M’a fallu du temps pour me remettre de la castagne avec Sciavonnache, ce fils de chienne m’a pas raté. Je l’ai pas loupé non plus au moment de l’achever, cette saloperie.
La convalescence s’est bien passée, et les plantes que m’a filé Korrigan, l’invité mystère de cette fole nuit destructrice, y sont pour beaucoup. J’ai l’habitude de traficoter avec les herbes, vu tout ce que je m’enfile dans l’organisme à longueur de journée, mais les siennes ont des vertus bien différente de celle que j’affectionne. Je me sens pas encore prêt pour bouger jusqu’à Luvneel, mais ce sera bientôt le cas.

Déjà, je peux me lever de mon pieu et faire quelques pas dans la piaule. Je peux aussi trimbaler mes petites miches jusqu’au salon afin de m’affaler sur le vieux fauteuil usé et délavé qui m’y attend, dans un coin de la pièce. Jamais face à la fenêtre, conne d’idée que de se planter derrière une fenêtre. Valable avec les portes, si t’es pas suicidaire et que tu mènes une vie malhonnête, pose jamais ton derche près d’une entrée ou d’une sortie. Un raclure de bidet a tôt fait d’y coller le canon de son flingue pour ferrailler à l’aveugle. T’en ressors jamais indemne avec une connerie pareille.
Je savoure ma cigarette, attends qu’il se pointe.
Il, c’est Wayne. Le Commandant Wayne Macallan, un joli petit officier de la Marine comme je les aime. Quarantenaire à sale trogne, tignasse ébène et barbe bien trop longue, ivrogne et amoureux de la violence, partisan des baignes dans la gueule sur les sales types qui respectent pas la loi. Un brin colérique et extrême dans ses méthodes, administrateur d’une justice implacable, le genre de gaillard hargneux toujours volontaire pour dessouder un Padre de la mafia locale.

Quelque chose me dit que quand je vais lui proposer d’aller retourner le manoir principal de Bambana, ses couilles vont en frémir d’excitation. Et si c’est pas le cas, s’il est pas chaud pour taper sur du gros requin chauve, peut-être qu’on pourra trouver un terrain d’entente à grand renfort de négociations.
J’ai demandé à Mathias d’aller le chercher. J’ai confiance en lui, je sais qu’il fait les choses bien depuis le temps qu’il bosse pour moi. J’ai aussi confiance en lui pour se faufiler dans les ruelles de Manshon sans risquer de se faire suriner par un des tontons de Bambana, à ce qu’ll paraît il en a laissé quelques-uns en ville pour me faire la peau.
Quand ça frappe deux coups à la porte, laisse ensuite planer un silence trois secondes, puis frappe quatre fois encore, je sais que Mathias est de l’autre côté. Mon regard croise celui d’Alonzo, un geste de tête suffit à lui donner le feu vert. Flingue en main, il s’en va ouvrir la porte. La trombine fatiguée de Mathias apparaît, talonnée par le Marine.

On a pas été suivi, pas que je sache en tout cas. C’est un bel homme Mathias, mais le manque de sommeil cause plus de ravages encore que sur ma trombine. Blondinet à la chevelure soyeuse qui tombe jusqu’aux épaules, mais qu’il attache très souvent avec un chignon, les yeux émeraude en amande, les lèvres fines et le teint blafard, n’importe qui n’ayant pas de chiasse encrassant ses châsses s’accorderait à vanter sa beauté. Seulement depuis que Talia a pris une balle, Mathias il dort très mal. Il s’inquiète beaucoup pour moi, ma santé mentale et la suite. Il passe plus de temps à s’en faire qu’à pioncer, ça attaque forcément la peau. Merci Mat’, tu peux aller te reposer un peu, je m’occupe de la suite. Il pousse un soupire, je sais pas trop si c’est de l’exaspération parce qu’on sait tous les deux qu’il dormira pas plus d’une demi-heure, ou du soulagement d’être revenu ici en un seul morceau.

Je zieute l’énergumène qui a accepté de venir, cet enfoiré a toujours la même tête. Celle du type qui a passé une mauvaise journée et qui a préféré la noyer dans une bouteille de gnôle plutôt que de se confier à un ami. La tronche de l’enfant de salaud qui va te fracasser tous les os de tes doigts pour avoir volé une pomme à un marchand de fruits. La bobine du clébard enragé prêt à mordre les miches de connards s’imaginant à l’abri de toute justice.
Bambana, c’est une combinaison de justice et de vengeance qu’il va se manger sur le coin de la mâchoire, ça va être salé.
Je me rallume une clope, pointe du nez le canapé pas loin de mon fauteuil, à l’abri de toute ouverture également, invite Wayne à s’y installer. Merci d’avoir accepté l’invitation, ça faisait un bail depuis la dernière fois. Whisky ?
Parce que pour discuter vendetta, on se sent toujours plus à l’aise avec le goût d’un bon alcool en fond de gosier.

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Le cycle de haine. [Pv : Wayne] Dessin11

Le cycle de haine. [Pv : Wayne] Hannem10
Je crois à la vengeance, pas la justice.
https://www.onepiece-requiem.net/t21474-peeter-g-dicrosshttps://www.onepiece-requiem.net/t21486-peeter-g-dicross
Wayne Macallan
Wayne Macallan
•• Commandant ••


Feuille de personnage
Dorikis: 1620
Popularité: 20
Intégrité: 15

Mer 24 Nov 2021 - 10:10

J’emboite le pas du blondinet, paraît qu’on veut m’causer. Une pièce, spacieuse, c’est un porte flingue qui nous accueille, bordel dans quoi je me suis encore fourré. Et là je le vois. Si j’m’attendais à ça. Peeter G. Dicross. On peut dire que ça fait un putain d’bail que j’avais pas entendu parler de ce mec là, ça nous ramène à une bien sombre période, que je tache d’ailleurs de laisser derrière moi du mieux qu’je peux depuis ma réaffectation. Peeter G. Dicross, un type comme je les aime. Un ancien du G6, un Caporal au caractère de feu, que dis-je, au tempérament de tête brûlée sous sa froideur apparente. Comme moi il a eu quelques dissensions avec l’autorité, sauf que lui a carrément déserté. Il congédie son valet, qui nous laisse presque seul, j’dis presque parce que le porte flingue reste en retrait, au cas où, puis me propose un whisky. Y’a pas à dire il sait comment me parler, je m’assoit alors à ses côtés et accepte le verre.


Tu sais recevoir. Vrai qu’ça fait une paye !


Confortablement installé dans le canapé, je l’observe, on se jauge mutuellement, il n’a pas changé d’un pour un brin. Toujours cet air ténébreux, mystérieux, ce sang froid impérissable. Mais je sais. Je sais que cette jolie gueule d’ange renferme en secret une véritable bête. Je l’ai déjà vu à l’œuvre lors d’une putain de rixe… C’est eux qui avaient commencé, et c’est nous qui avions finit. Ah ça, il sait cogner le bonhomme, il a une sacrée expertise dans la distribution de mandale… Mais s’il m’a invité ici à Manshon c’est sûrement pas pour parler du bon vieux temps et échanger nos astuces tricot. Non, pour qu’un type comme lui fasse appel à un type comme moi, c’est qu’il y a forcément de la bonne castagne à la clé. Après tout, c’est un des trucs qui fait qu’on avait bien accroché. Je devine à son état qu’il s’est passé un truc pas clair et c’est probablement lié à la pègre qui gangrène cette île. On avait déjà joué carte sur table par le passé, partagé pas mal de verres et autre pendant ma période "de repos" imposé par l’état major, et ce gars là fréquentait de la bonne fripouille, du bon gros poisson. On trinque et je m’envoie une bonne bonne gorgée du délicieux nectar dans le gosier. Faut dire que la route jusqu’ici a été longue et chiante.


T’as une sale gueule Dicross… Et j’ai pas l’impression que ce soit l’Opium.


Le whisky est bon, un arrière goût boisé, juste comme je les aime, vraiment aucun doute, ce mec là sait vraiment recevoir. Coup d’œil furtif au porte flingue, le type semble à cran, prêt à dégainer, comme si Dicross n’était pas à l’abri d’une visite impromptue. Peeter lui, il est esquinté, j’me demande bien qui lui a fait ça, et surtout dans quel état cet enculé se trouve aujourd’hui. Clope au bec, vapeur d’opium qui encore une fois le rappelle des souvenirs en sa compagnie, il a l’air épuisé, sûrement pas facile de pioncer quand on sait que la mort attend l’occasion pour frapper. Non, clairement, si je suis assit aujourd’hui dans ce confortable canapé en cuir c’est certainement pas pour prévoir un picnic. Je suis intrigué, vraiment. On s’était livré l’un à l’autre par le passé, à croire que la douleur attire la douleur, à croire que le malheur ça rapproche. Et j’avais déjà cru entrevoir que malgré ses bonnes relations avec Bambana, qu’il m’avait presque avoué à demi-mot, il semblait éprouver une rancoeur flamboyante à son égard et à l’égard de tout ce que ce gros porc représentait ici.
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