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Sous la casquette bombée. [Pv : Toto]

Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : North Blue - Manshon.

Feuille de personnage
Dorikis: 3520
Popularité: 128
Intégrité: -76

Ven 26 Nov 2021 - 0:02

Bambana a décarré sur Luvneel, la trouille suspendue aux miches comme un mioche s’accroche aux tétons de sa génitrice pour y boire son breuvage. Cette saloperie n’a même pas eu les roustons de rester dans son propre bureau et de m’y affronter. Ils auraient été en supériorité numérique en plus, lui et son fidèle clébard de grand brûlé. Très mauvais choix tactique de leur part que de se séparer, à deux contre un, mon avis que je serai plus là pour ressasser l’histoire. Seul, Sciavonnache m’a filé un sacré fil à retordre, j’ai presque failli caner là-bas bordel. J’imagine même pas dans quel état on aurait retrouvé mon corps si le Padre avait pas paumé ses bourses après ma balle perdue. Mais je peux comprendre, frôlé la mort d’un poil de cul, ça vous fait reconsidérer les choses sous un million d’angles nouveaux. Si seulement j’avais pas foiré mon tir…

On en serait pas là, les gars et moi. A devoir se retrouver dans ce bar clandestin à la con, au beau milieu de la nuit, dans l’un des coins les plus pourraves qu’on puisse trouver sur Manshon. Je suis venu avec Mathias et Odranoel, au cas ou que les choses partiraient sensiblement en vrille, comme j’ai l’habitude avec mon incroyable karma. Puis surtout, parce que depuis que j’ai essayé de tuer le chef d’une des grandes familles mafieuses de la ville, je suis un peu devenu le fils de chien le plus détesté de la pègre ici. Enfin, doit y avoir deux ou trois familles qui ont dû se frotter les mains en apprenant que le Chien Enragé de Boule de Billard a fini par mordre son maître.
L’Andardôg n’a jamais été et ne sera jamais mon lieu de beuverie favoris, y’a peu de place, tout juste de quoi y recevoir une trentaine de clients si on se serre bien. Il flotte dans l’air une horrible odeur de pisse et de vomi. Ca vous fout tellement les narines en branle, que vous vous demandez si les clients soûlards ont pas fini par imprégner le ciment des cloisons à force de les confondre avec les chiottes du coin.
Une heure que Mathias chiale en tentant de battre le record d’apnée, c’est qu’il est plutôt du genre douillet quand il s’agit de truc qui schlingue. Les fesses sur des chaises branlantes, une table poussiéreuse et une ampoule vieillotte au centre du plafond, y’a le tenancier qui astique ses vieux godets pourris derrière son comptoir pendant que nous, on attend qu’ils se pointent.

Ils, c’est eux. Eux, c’est les quelques crapules et autres pourritures des bas-fonds de Manshon que sont allés trouver les gars. Faire courir le bruit que Peeter G. Dicross est toujours en vie, qu’il a tué le bras-droit de Bambana et qu’il veut maintenant passer au patron. Qu’il promet de filer un sacré paquet de thunes directement puisé de la fortune du gros lard au crâne chauve, qu’il faut venir le trouver à telle heure à tel endroit pour en discuter. Ils sont allés voir quelques types en particulier, des noms que j’avais en tête, des connaissances dans le milieu, voir des amis, pour certains.
Y’a quelques tables circulaires pour ceux qui arriveraient et souhaiteraient s’installer en attendant les autres. Y’a pas d’ambiance sonore, si ce n’est les murmures des conversations.
Chaque fois que la porte s’ouvre, tous les regards se braquent sur la porte en bois du rade, ils guettent.
Les flingues sont jamais bien loin, chargés et pointés dans la bonne direction. Si c’est un tonton flingueur qui passe le bout du museau, c’est une symphonie de pétards de tous calibres qui se lance. Moi, clope à l’opium entre les lèvres, verre de rhum ambré à porté de main, je mire tous les enfoirés de fils de chiennes qui se ramènent. Selon les visages, je peux dire si je suis content de le voir ou pas. Y’en a beaucoup que je connais, depuis le temps que je bosse dans ces rues. Quand je connais pas, j’ai les sourcils qui se froncent, les mâchoires qui se resserrent et la grimace suspicieuse aux lèvres. Un brin parano ouais, mais c’est l’expérience de la vie qui veut ça. Et peut-être le fait que j’ai essayé de refroidir l’un des types les plus influents de la ville, mais ça…

La salle commence à bien se remplir, on devrait pas tarder à fermer boutique et commencer à parler affaires. J’ai encore la fiole tuméfiée par mon mano à mano avec le grand brûlé, et d'épais bandages blancs qui enroulent certaines parties de la carcasse. Pas visibles sous les fringues luxueuses, seulement de savoir qu’ils sont là et pourquoi, ça suffit à me faire mal. Des images qui reviennent en boucle, défilant aléatoirement dans le foutoir ambulant qu’est ma cervelle. Bambana, le tir raté, sa fuite, Sciavo’, notre combat, mon état, le sien, sa mort, le feu.

Et tout ça, avec un océan de haine en point d’ancrage.

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Sous la casquette bombée. [Pv : Toto] Dessin11

Sous la casquette bombée. [Pv : Toto] Hannem10
Je crois à la vengeance, pas la justice.
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