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Booze can't wait | Canaille Rogers

Soif. Soif. Soif. Assoiffé tu l’étais. De l’alcool, tout de suite. Errant erratiquement dans les ruelles de Cactus Town à la recherche d’un bar dans lequel épancher ta soif, tu ne faisais pas vraiment attention. Que ce soit aux habitants qui s’écartaient de ton chemin, car tu étais trop massif ou aux regards un peu trop insistants. Tout ce que tu voulais, c’était boire.

Ton souhait fut exaucé et plutôt rapidement, même. À peine une dizaine de mètres plus loin, se trouvait l’entrée d’une piteuse échoppe à alcool tenue par un vieil alcoolique. Celles-là même où tu pouvais trouver de l’alcool de très mauvaise qualité à de très bas prix. Exactement ce qu’il te fallait toi et ta bourse trouée.

Cela ne faisait pas longtemps que tu t’étais mis à boire. Certainement pour oublier ton malheur après ton arrivée sur cette île maudite. Une fois assis au bar qui n’était même pas couvert, ou qui du moins ne l’était plus avec le poids des années, tu retrouvais enfin un semblant de calme.

— Un verre. De ton alcool le moins cher. Lançais-tu au barman sans même lui adresser un regard.

Celui-ci te dévisageait du haut en bas, un air des plus dédaigneux affiché sur son visage troué par l’alcool. Une simple onomatopée désapprobatrice sortait de sa bouche, ce qui te faisait planter tes yeux dans les siens.

— J’sers pas les gens comme toi.

Voilà ce qu’il ne fallait pas dire. Ton sang ne faisait qu’un tour et ton corps froid et lisse se réchauffait d’un seul coup. Tes yeux, devenaient fou et la mort pouvait se voir dans ton visage.


Booze can't wait | Canaille Rogers Vqng


Tu te levais d’un coup, repoussant le siège sur lequel tu t’étais assis au loin derrière toi. Celui-ci allait même s’écraser contre le mur de la bâtisse de l’autre côté de la rue. Sans attendre une seconde de plus, tes puissantes mains vinrent saisir le malheureux par le cou. Le soulevant jusqu’à le porter en dessus de toi, ton regard ne le quittait pas. Il gesticulait, se tenant le cou comme un poisson hors de l’eau. Tu étais prêt à passer à l’acte.

Pourtant…


Dernière édition par Najeem Rãkshasa le Sam 18 Déc - 14:08, édité 1 fois
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Whiskey Peak, ville barbare, ville de vendus. Elle n'aimait pas ses ruelles étroites - de véritables coupe gorge, elle n'aimait pas ses catins au bords des routes, sans doute exploitée à la manière d'esclave, mais sexuelle celle-ci, lui rappelant son cruel passé. Elle n'aimait pas l'injustice, elle n'aimait pas la plupart des gens non plus. A se demander ce qu'elle faisait à œuvrer pour un cause humaniste, sans doute que tout cela était sa façon de se venger de ceux qui l'avaient privé d'enfance, même pauvre et misérable, de liberté et de dignité aussi.

Whiskey Peak, deuxième jours de galère dans cette ville où elle risquait sa tête à chaque coin de rue. Drapée d'une cape qui lui couvrait le visage et son œil balafré, vide, mort, elle était sortie de la planque que leur avait dégoté Yami, ne supportant plus d'être enfermée, dans un espace aussi réduit. Qu'il soit vétuste ne la dérangeait pas, elle avait l'habitude des endroits malfamés, pourris, insalubres, miséreux. Elle avait bien passé un séjour à Manshon, la décadente. Et c'était l'endroit qu'elle trouvât le plus détestable à vivre, de sa courte vie.

Elle marchait, errant sans but dans la ville, quand la soif la tenailla. Le "Segñorita" était un endroit malfamé, connus pour son alcool abordable, et sa clientèle au rabais. Peu de gens s'y arrêtaient et encore moins y restaient bien longtemps. C'était un repoussoir qu'elle trouvât à son goût ce jours là, et elle décida de s'arrêter pour s'éclaircir le gosier, sa cape au maillon grossier toujours en place, elle poussa la porte du boui boui et s'installa dans le fond de la pièce. Elle commanda un whisky, inspirée par le nom de l'île, et par ses goûts personnels. Ce n'était guère un grand cru, mais comme elle ne cherchait que l'enivrement pour vaincre l'ennuis de l'attente, et s'occuper l'esprit pendant quelques heures, cela lui convenait parfaitement.

Vint un grand escogriffe, plus poisson qu'homme, ou bien un peu des deux. Il était grand, massif, imposant. Il possédait des nageoires et des branchies, et son teint de peau noir comme l'ébène attira l'attention de Canaille sur lui. Qu'était-il exactement ? Elle se demandait surtout ce qu'il espérait dans un coin aussi isolé et malfamé de la ville, comme s'il cherchait des ennuis, ou pire, la mort. Ici, les gens était intolérants, obtus, fermés, comme le voulait la tradition chez des milliers de soiffards. Le "On aime pas trop les gens dans ton genre par ici" était le sacerdoce de la faune locale.

Alors quand l'homme poisson se jeta sur le serveur, les esprit s'échauffèrent. Des couteaux jaillirent dans les mains des habitués, ou bien une chaise -arme de fortune, ou bien des poings qui se crispèrent, pour seul réponse à la violence ; Encore plus de violence.

Attaquant dans le dos de l'étrange étranger à nageoire, un habitué fonça son couteau sortis et pointé devant lui. Canaille eut quelques millième de secondes de réflexion, et décida rapidement de quel côté elle se plaçait. Alors qu'il allait attendre sa cible, et le planter, un sourire mauvais sur le visage, l'habitué reçut un verre vide en pleine tronche - faut pas gâcher le produit. Le verre explosa sous l'impact, et l'homme parut sonné, groggy. Le mouvement de Canaille avait été si furtif et si rapide, que personne ne l'avait vu.

Qu'ils se battent, pourquoi pas, mais qu'ils soient au moins honorables. la pluralité lui semblait déjà un avantage suffisant, pour ne pas ajouter l'effet de surprise. Sans attendre et sans plus se poser de questions que la haine et la colère qu'ils portaient à l'inconnu, les autres habitués virent encerclèrent l'homme poisson.

- Lâche le ou on te crève ! Fit un premier homme aviné.
- Dans tout les cas on va te crever !  Surenchérit le deuxième avec un regard trouble.

Les deux dernier se contentèrent de rire d'une manière grasse et pitoyable. Canaille, quand a elle, se contenta de préparer des armes grâce à la fonderie qu'abritait son corps. La température commença à monter dans la pièce, et ce n'était pas qu'une métaphore.


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LOST IN PARADISE, FOUND IN HELL ON EARTH.
EARTH WITHOUT ART IS JUST HATE.
THIS IS MY LAST CHANCE TO SHINE ;
TO FLY AWAY WITH UR MELODY.

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Pourtant…

Derrière toi, un bruit de verre cassé et un homme au sol. Hu, peut-être que tu avais tout de même un allié dans cette gabegie. Tout autour de toi, les avinés s’étaient levés, prêt à en découdre. Certains te menaçaient avec des couteaux, d’autres avec des bouts de chaises et d’autres encore avec leurs poings.

Le lâcher ou il te crevait ? Ha. Ha. Ha. Cette violence que tu essayais de garder enfouie au fond de toi ressortait parfois. Très fort. Si Jao avait été là… Malheureusement pour ces personnes, il n’était pas là aujourd’hui et il ne serait même plus jamais là. Un voile sombre commençait à recouvrir un ta vision et voilà que du sang coulait déjà sur tes mains.

En effet, le barman ne bougeait plus. Inerte et inanimé. Était-il mort ou avait-il simplement perdu connaissance ? Asphyxie ? Ou étais-ce tes griffes qui avaient eu le dernier mot sur sa conscience ? Cela s’était passé très vite après les menaces des deux ahuris. À peine quelques secondes après qu’elles aient été proférées à ton encontre.

Lâchant le poids mort qui te portait à bout de bras tel un vulgaire chiffon, tu te retournais. Plantant ton regard le plus menaçant dans ceux des ivrognes qui voulaient te crever, c’est-à-dire à peu près tout le monde. Tu activais ton aura malfaisante. Pouvant en déstabiliser plus d’un, cela serait peut-être à ton avantage. Mais quelque chose changeait dans la salle, tu le sentais peu à peu.

D’une voix rocailleuse et grave, tu t’exprimais.

— Quelle chaleur… Et dire que je voulais juste boire un verre.

Un rapide pas en avant pour te mettre à une distance raisonnable des deux soûlards les plus menaçant et la chorégraphie commençait. Les coups s’échangeaient, d’aucuns tombaient, d’autres revenaient. Cela pouvait durer de longues minutes tant le nombre de boit-sans-soifs dans ce bar te semblait infini.

D’un coup, un de tes ennemis profitaient d’un mauvais déplacement de ta part pour t’envoyer valser à l’aide d’une balayette bien placée. Tombé sur le cul, tu te retrouvais dans une mauvaise posture. Reculant de quelques mètres sur les fesses, tu espérais que ton allié d’il y a quelques instants allait une nouvelle fois se manifester, parce que là, c’était vraiment le moment.
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Ragnar et elle avait pour mission de réussir à passer inaperçu pendant quelques jours, le temps que Log du navire qu'ils empruntaient pour aller jusqu'au Nouveau Monde, soit complétement rechargé. Elle fit une courte prière silencieux au dieu des révolutionnaires, persuadée que s'il existait, il lui dirait d'aller à l'aide de cet homme -même poisson, démunit et qui allait passer un sale quart d'heure. Il n'y avait pas que des tendres, dans les bouiboui et les ruelles sombres de Whisky Peak. Il y'avait de tout, enfaite. Ville cosmopolite, fleurant bon le purin et la médiocrité humaine. Ici, on pouvait se retrouver très rapidement dans un coup gorge, et vendu pour quelques deniers à un trafiquant d'organe, ou bien un scientifique fou venait-il faire son marché de noël, ou bien encore qu'un simple sadique s'amusa à tuer des victimes prient aux hasards. Cette ville, puait le sang et l'argent. Le ciel tout aussi sanguin aussi de leur tête, et les bruits à l'intérieur du bar finirent par lui vriller le crâne, et elle se dit que décidément, elle ne pouvait jamais être tranquille.

L'injustice omniprésente dans le monde, et en particulier sous son nez, ça la mettait hors d'elle. La moutarde lui piquait le nasaux, et elle devint toute rouge, littéralement. La chaleur de la pièce grimpa soudainement de quelques degrés quand elle se mit debout, et qu'elle rejeta en arrière sa longue tunique, terminée par une capuche qui lui mangeait le visage. On vit à sa ceinture deux armes, une tomahawk, et une longue épée, forgée par ses soins et de qualité supérieure. Elle commençait à vraiment toucher sa bille dans la maîtrise de la forge, guidée pas à pas et entrainée par l'enthousiasme de Yukikurai, un autre révolutionnaire qui maîtrisait l'art des armes, et de comment les fabriquer.

Formant un nuage autours d'elle, la vapeur sortait par les pores de sa peau comme un véritable usine de fonderie vivante. Et n'allait pas tarder à brouiller la vision de tout à chacun comme s'ils étaient dans la brume du matin. Désolé Ragnar, pour la discrétion, on repassera.

Elle bondit en quelques foulées sur le groupe qui se battait, tandis que l'homme poisson tombait à terre, vulnérable. Elle fut sur lui avant les autres, et se plaça entre le grand requin - noir et blanc comme les zèbres, et ses adversaire, en position de combat. Elle n'avait pas besoin de ses armes, contre des vauriens de ce genre. Le premier qui allait atteindre Najeem, ne put s'arrêter dans sa course, et rencontra une armure de métal scintillante sous la cape qu'elle portait, se brisant les phalanges sur l'acier, faisant à peine reculer Canaille d'un pas.

Elle regarda ses compères, tandis qu'il accusait le coup en criant très fort. Elle le faucha d'une balayette en bonne et due forme, tournoyant sur elle même comme un toupie, et portant un coup puissant qui le fit tomber. Déjà, ils n'étaient plus aussi confiant qu'avant. La peur semblait changer de camp, comme dirait l'autre, mais pas sûr que l'homme poisson et la révolutionnaire ne connaisse ce genre de sentiment, inébranlable ou bien fous, qui pourrait le dire ?

- J'ai mal à la tête, je suis fatigué et d'humeur massacrante, je vous corrigerai volontiers, mais j'ai peur de me salir les mains.
Sans se tourner vers la poiscaille humaine, elle s'adressa à lui en ses termes : Tu peux te relever ? Debout alors ! Et termine moi ce combat comme un homme. Qu'elle dit en faisant une petite moue, presque capricieuse.

Elle attendait avec impatience la réactions de ses interlocuteurs, ou plutôt des victimes potentiels, selon elle.


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