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À la ratatouille !

Rappel du premier message :

EMA: Whiskey Peak, hein ?

Les Supers Cocottes se trouvaient devant le bureau et la belle Sandarienne qui n'était autre que Robina Erwolf.

EMA: Que pouvons nous trouver là-bas ? Je veux dire, vous qui avait déjà mis les pieds en cet endroit.

Mais à peine la pauvre femme à la chevelure bleue avait-elle le temps de répondre que l'ainé s'extasiait en lisant son livre de conte pour poules...

EMI: Vous parlez bien de Whiskey Peak !? La célèbre île des gens légumes et fruits !? Il parlait qu'une pastècopoule y vit ! Une espèce rare en ce bas monde !

Les yeux d'Emi ne pouvaient s'empêcher d'émettre une lueur de joie en entendant le commencement de la conversation ! Une telle trouvaille ! Impossible de passer à côté !

EMI: Capitaine Robina ! Vous n'imaginez pas toutes les poules existantes que nous avons découvertes avec mes soeurs ! Et la pastècopoule est de loin la plus extraordinaire de toute ! Parait-il que ses œufs sont constitués de pastèque et qu'il ne suffit que de lui donner à boire avec quelques gouttes d'arôme de menthe pour la nourrir !

EMA: Emi ! Tu ne vois pas que tu mets notre capitaine mal à l'aise avec tes bêtises ?

Puis, la plus timide du lot se raclait la gorge en toussotant avant de refermer son bon vieux bouquin.

EME: Ne vous disputez pas pour si peu mes sœurs. Écoutons plutôt ce que Robina a à nous proposer. À notre dernière discussion il me semble que vous nous parliez d'une nouvelle recrue, n'est-ce pas capitaine ?

De sa nature nerveuse et timide Emé se mettait à jouer avec ses doigts en baissant légèrement la tête et déviant son regard sur le côté.

EME: Est... Est-il possible de faire la connaissance de cette personne avant d'arriver à bon port ?

EMA: Je reconnais bien là ta curiosité détournée ma petite soeur.

EME: Non, mais c'est que...

Puis ses joues devinrent rouge pivoines.

EMA: Excusez notre impolitesse, en groupe nous sommes intenables. Donc, par où devons nous commencer capitaine ? Quels sont nos ordres ?
    La tendance semble s'être inversée, de notre duo en position de force avec deux prisonniers nous passons à deux pirates tenus en joue par une Amirale champignon sur les nerfs mais respectueuse de sa Terre, par une chasseuse de prime en colère, prête à tout pour radier notre existence de cette Terre. Les enchaînements sont allés, je dois l'avouer, bien trop vite pour que je puisse tout suivre, la situation m'échappe je le reconnais. Il y a des plantes qui semblent sortir du sol pour libérer nos otages, Robina a défoulé sa haine sur Jyll qui se retrouve le nez en sang à quelques mètres de moi, son arme à feu réduit en morceaux. Ce dernier se relève alors, semble t-il assez énervé par la situation, je m'efforce de réapparaître de derrière un champignon géant pour lui attraper le poignet.

    « Jyll non. C'était un risque, vaux mieux ça que de perdre sa tête. Nous sommes sur une terre sacrée, avec Chante-Relle ici, aucun risque pour que Robina ne se défoule sur nous. J'ai déchiffré ce ponéglyphe. Nous pouvons partir. »

    « Hmpf ... cette chasseuse de prime. »

    Je m'avance alors, un peu plus proche de nos opposants, mon Climat-tact est encore sorti, dans ma main gauche, mes mains sont en évidence. J'affiche un regard fermé, les sourcils légèrement froncés, mon regard se fixe dans celui de Chante-Relle et Robina. Jyll de son côté se relève et passe le revers de sa main sur son nez pour nettoyer le peu de sang qui y coule, son regard croise celui d'Hitoshi, il lui fait un doigt d'honneur avant de se retourner, comme pour partir d'ici, les mains dans les poches. Mon acolyte semble exténué par la situation, il sent tout de même que nous avons réussi à franchir un cap, nous venons de rencontrer des éléments importants d'une île renommée de l'entrée de Grand Line, avec en plus de cela, la chance d'avoir pu accéder à ce ponéglyphe que j'ai pu lire. Pour lui, c'est une mission rudement bien accomplie, réussir à se glisser parmi l'ennemi semble l'amuser bien plus que je ne l'aurais imaginé. De mon côté, je m'efforce de garder le peu de calme qu'il me reste pour m'adresser à l'équipage de Robina, à l'homme ailé et à l'Amirale.

    « Je serais vous, je ne chercherais vraiment pas à envenimer la situation ici. Nous allons partir. Mais vos menaces ne resteront pas sans impact. C'est tout de même ironique qu'une érudite dotée d'un talent pour la lecture des ponéglyphes soit alliée à une chasseuse de primes, certains se sont fait tuer pour moins que ça. J'espère vous revoir bientôt Robina, quant à vous l'ailé, on devrait vite se recroiser si vous retournez sur votre île céleste. »

    Je pris un élan depuis le sol, ma main droite balança mon climat-tact en hauteur devant moi, mon bâton du chaud et du froid balayèrent une nuée de sable vers le haut, une espèce de tornade sableuse se mit à tournoyer entre nos opposants et nous-même, nous permettant ainsi de disparaître de leur champ de vision rapidement et sans laisser de traces, le vent emportant le sable et nos traces de pas, nul doute qu'ils ne devraient pas retrouver nos traces très rapidement, ce qui allait m'arranger pour les évènements à venir. Trotinant à allure modérée jusqu'au village de Frutopolis aux côtés de Jyll, c'est silencieux que nous entrons de nouveau dans ce village portuaire, où deux hommes champignons lourdement armés s'avancèrent vers nous. Les acolytes de Chante-Relle, qu'elle a laissé ici avant de nous emmener un peu plus en hauteur, ou qui sont redescendus, je ne saurais le dire avec exactitude à cause de la fatigue et de la chaleur.

    « Vous. Vous étiez avec Chante-Relle et la chasseuse de primes ? Que vous est-il arrivé ? »

    « Jyll. Part lever l'ancre, je te rejoins immédiatement. »

    Dis-je d'un ton sec et empli de haine tout en m'avançant vers le premier homme champignon qui eut le malheur de croiser mon chemin. Maintenant mon acolyte à distance respectable, je pu sortir mon couteau acéré, qui se logea rapidement dans la poitrine du premier champignon en face de moi, mon arme blanche s'était glissé dans sa tunique avec une aisance folle. Un râle profond fit sursauter son collègue qui se tourna vivement vers moi, il me repoussa avec une hardeur et une fougue impressionnante. Titubant légèrement en arrière, je mit quelques secondes à me redresser, cela n'allait pas suffire. Le second combattant m'asséna un coup de poing en plein ventre, qui eut pour effet de me tordre de douleur, me forçant à lâcher mon arme climatique.

    « Toi ! Qui es-tu ? Qu'à tu fais à notre Amirale ? »

    « Ri..rien malheureusement ... j'aurais aimé la tuer elle et sa larbine de chasseuse de prime ! Cyclone Tempo ! »

    Haletante mais pleine de haine, j'eut assez de force pour relancer mon attaque climatique du vent, repoussant le champignon de plusieurs mètres, pour le faire atterrir un peu plus loin, légèrement sonné par le choc il ne se releva pas immédiatement. Me laissant une longueur d'avance, je pu retrouver mes esprits, en regardant la foule de fruits humains et de civils qui s'étaient arrêtés pour comprendre l'origine de l'affrontement. Essoufflée, je dû puiser dans mes poumons pour trouver la force de prendre la parole d'une voix forte.

    « L'Amirale Chante-Relle et son acolyte la chasseuse de prime Robina Erwolf ... ont menée des pirates ... sur la terre sacrée du Ponéglyphe de votre île. »

    Hurlant ce discours tout en faisant tournoyer mon bâton du froid et du chaud, je continuais d'avancer vers le port. Derrière moi, le soldat champignon s'époumonait à me dire de me taire, il se relevait, avec difficulté, mais il se relevait.

    « Et ces pirates ! Ont déchiffré ce ponéglyphe ! Retenez bien ça, peuple de Frutopolis ! Moi, Lise ! Je jure de rétablir la juste vérité de ces stèles du passé ! Thunderbolt Tempo ! »

    Éreintée par les évènements, mon discours fusait comme un cri du cœur. Au moment où je pris mon climat-tact de la foudre dans ma main, un élan d'adrénaline me fit balancer une vague de Thunder Ball dans mes nuages crée quelques secondes auparavant. L'orage se mit à gronder, et alors, une pluie d'éclairs commençait à ravager les quais, les corps des deux soldats champignons se faisaient foudroyer, quelques civils, dix tout au plus, furent prit dans l'orage. Le choc fut si près de moi qu'un éclair manqua de m'électriser le bras, je fut simplement envoyé à l'eau, en contrebas du port. Jyll fut forcé de sauter de notre bateau pour venir me chercher à la nage, en vérifiant qu'il ne me manquait aucune partie de mon climat-tact avant de remonter à bord. Il me jeta sur le pont de notre embarcation, essoufflé des efforts qu'il venait de faire, et tout trempé à présent.

    « Ahah ! Lise ! Alors ça, ça c'est de la piraterie comme rarement j'en ai vu ! Allez capitaine, j'ai levé l'ancre ! »

    « Ah ... ahah ! Cap vers l'inconnu, on fonce vers notre prochaine destination. Jyll, je crois que de grandes choses nous attendent ! »

    C'est ainsi que nous sommes partis, à bord de Vaillant, notre fidèle embarcation, vers notre prochaine île. Laissant derrière nous, un quai ravagé par l'orage d'une sorcière climatique et de ses dires qui ont semés le trouble ou au moins le questionnement chez tous les civils présents. Je ne connais à vrai dire, pas le lien entre les civils de Frutopolis et l'Amirale Chante-Relle, mais j'espère sincèrement que mes actes auront des répercussions.
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    La règle d'or d'un détective, hormis l'intégrité et la loyauté, c'est surtout sa discrétion. La filature , c'est le béaba j'vous dis. Moi je suis ni vaillant, ni suicidaire, ni en manque d'attention. Qu'on me laisse mener mes investigations tranquillement, est tout ce que je demande. Les seuls armes que j'ai pris avant de partir, un stylo et un calepin. Pas vindicatif le gars. Toujours été plus herbivore qu'avide de sang et de larmes. Pendant qu'on ne s'occupe pas de moi, et que le centre de la conversation se ramène aux femmes -on peut dire que j'suis bien accompagné, j'en profite pour m'éclipser dehors, tandis que la scène se tasse et se calme. Une cibiche au bec, j'ouvre mon Zippo, le fait rouler contre ma cuisse, la flamme dansant à mon poing, et me voilà entrain de calciner quelques grammes de nicotine; J'me dis, ça se trouve, toute ses merdes que j'consomme auront ma peau. D'un autre côté je pète le feu. Rien que ça. Malgré mon alcoolisme notoire, et mes réflexes de fumeur compulsif, je sens que cette vie va être longue encore. M'tarde un peu de voir le spectacle que ça donnerait, mon dernier rodéo, le dernier tours de pistes ... Bon survire est ma priorité, et comme j'sens pas trop le groupe qu’on forme comme étant sain, je préfère ne pas me mêler de leurs histoires. Jamais bon de se mêler de ce qui vous regarde pas, un coup à se prendre un surinage version taulard, avec tout et n'importe quoi -Quand tu sais que l'ancien copain d'une de mes clientèle a essayé de me planer avec une brosse à dent taillé en pointe, tu commence à comprendre que je suis méfiant.

    La deuxième règle, pour un privé, c'est d'être observateur. Toujours suivre mon instinct, il se trompe rarement. Notre cerveau, cruel et joueur, rend les choses beaucoup plus faciles et transforme même les pires cauchemars en douce nostalgie; Vivre dans le passé ? Non. En tirer de leçons utile pour l'avenir; ça me plait plus; Après tout les erreurs sont la pour nous apprendre, vivre sans faire une ou deux erreur, ça me ferait flipper. Un proverbe dit sept fois à terre, huit fois debout. Et bien j’aurais beau chuter, vous me verrez jamais bien longtemps au sol. J’tire vers le soleil, façon tournesol, mes pétales se gorgeant de lumière, mes racines bien ancré dans la terre, solide sur mes appuis. Je laisse passer le groupe devant moi, et je les suis bien sagement, feutré et silencieux comme un mort.

    Le groupe se déplaçait à la manière de touristes visitant le coin, et moi, par contre, j’avais plutôt l’air suspect. Le col de mon imper remonté le plus haut possible, mon béret assombrissant mon visage, j’avais plus l’air d’un pervers en rute, qu’un gars du commun. P’tet pour ça qu’ils m’ont arrêté, l’air vindicatif, avec leur tête de brocolis, et leurs armes pointées sur moi.

    - Halte là, c’est une zone interdite au public, repartez d’où vous venez !

    Je pris mon air le plus charmant, bouche en cœur, ce qui peut parfois faire son effet, même si généralement j’ai plus l’air d’un singe qui fait la grimace.

    - Je suis avec eux, là bas, vous les voyez ?Fais-je en pointant du doigt le groupe qui continue son chemin sereinement… C’pas ma faute, j’ai mal à la hanche les jours de pleine lune, ou p’tet que la drache va bientôt tomber, j’sais pas moi … Je me gratte l’arrière du crâne en ayant un sourire un peu nias.

    Mais eux, ils sont bien trop sérieux, bien trop impliqués, et n’ont aucune envie de rire à mes idioties.

    - Circulez, avant que je vous colle ma lance dans le pif ! Lâche l’homme légume en avançant sa lance sous mes narines.

    J’obtempérais en me retournant, grommelant dans ma barbe …. T’façon j’ai jamais aimé les brocolis, ça n’a aucun goût.

    J’avais quand même réussis à m’faire une idée du « où est-ce que c’est »… Maintenant me reste plus qu’à savoir « quand je vais pouvoir y aller » et « Par quel moyen ». Il faut dire que l’endroit ne possède que deux entrées, diamétralement opposés, et gardé par une tripotée de légumes armée jusqu’aux dents.
    Moi, j’ai jamais aimé les légumes t’façon . A part en purée ou bien en soupe. Va pas falloir qu’ils me courent sur le haricot bien longtemps ceux là. Heureusement, le mur d’enceinte est fait de bois, d’énormes arbres déracinés et taillés en pointe, disposés là en un cercle concentrique.

    Je vais encore suivre le code du bon détective, celui qui consiste à toujours arriver à son objectif, qu’importe que ce soit dangereux ; Détective, toujours prêt. On va la faire en mode ninja. J’enfile une paire de gants pourvue de pointes, et un appareillage faisant de même avec les pieds. Je mesure l’ampleur de l’effort, a vue de nez doit y avoir six ou sept mètres. Pas de quoi me décourager, ni même m’impressionner. Je commence ma longue ascension. Toujours plus haut, toujours plus fort. Je laisse des traces de mon passage, mais fort heureusement, personne ne vient patrouiller le long du rempart, et la coursive qui s’étends de l’autre côté, permettant de repousser les ennemis directement depuis le haut.

    Chance, coïncidence, manque de vigilance ? Je ne le saurai probablement jamais.

    J’suis du bon côté de la palissade, et j’cherche les escaliers qui me mèneront jusqu’à la terre ferme. Je regarde à droite, rien. Et à gauche ? Bingo. Je descends les marches en trombe, ne sachant pas si d’autre légumineux viendrait pas vérifier qu’un intrus se trouve parmi eux. Je rase les murs, me perds dans le dédale de rues que forment des petites maisonnettes en bois, à moitié enterrées, mais semblant très coquette. J’suis pas surpris, les légumes doivent avoir une sacrée connexions avec la terre, si bien qu’ils préfèrent s’endormir à moitié enfoncés en son sein.
    L’observation, ça va bien deux minutes. L’action m’appelle comme l’appétit vient en mangeant.

    Deux personnes me passent devant sans crier gare, deux personnes du groupe que je suis depuis le début. J’essaye de les saluer de la main, mais ils ne font pas attention à moi. Tant mieux, z’ont pas l’air de très bonne compagnie. Y’en a une aussi froide et frigide qu’un glaçon, et à les voir s’enfuir comme ils le font, z’ont dû faire une grosse boulette. Pas mes histoires, mais au moins j’ai une direction à suivre.

    Par contre, le ciel se couvre en quelques instants, faisant disparaître le soleil, donnant un air lugubre à l’endroit. Des éclairs tombent dans tout les sens, sans raison, ni objectifs précis. Je suppose alors que c’est pour couvrir leur fuite –les deux ne demandent pas leur restes, ou bien que le climat sur Whyskey Peak, est vraiment très lunatique.
    A voir tous les légumes se planquer, courir dans tous les sens, et crier que la fin est proche, je mise sur la première option. Heureusement que la pluie ne s’en mêle pas. J’peux suivre allégrement la piste laissée par le groupe, et me retrouve devant une cavité naturelle, une grotte qui m’invite autant qu’elle m’attire.

    Je sens qu’un pan de l’histoire disparue se trouve ici. Ca résonne jusque dans mes os, et le picotement derrière la nuque qui termine en frisson.

    Le ponéglyphe est là, à quelques mètres, je le sais.

    J’avance à petit pas, et retrouve dans l’une des salles, une chasseuse de prime fulminant, un légume et l’obsédé des champignons. Les lieux est en pagaille, le ponéglyphe semblant être la seule chose encore intacte dans cette pièce.

    - ‘Scuzez l’intrusion, et le retard. Fais-je en levant mon béret en signe de respect. On dirait que y’a eu du grabuge par ici ? Je sais pas où me mettre, tant le regard de Miss Erwolf me fait l’effet d’être un moins que rien.

    Je jette un œil sur le ponéglyphe, sous le regard désapprobateur de tous ; Je ne suis pas là pour me faire aimer t’façon … Et là, je pars dans un fou rire tonitruant. Je me tiens les côtes, tellement c’est drôle.

    Putain.
    Tout ça pour ça ?
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    Grâce à l'intervention de Chante Relle et le capitaine Robina, les prisonniers étaient désormais épargner et en sûreté ! Emé s'accrochait fermement au champignon qui poussait encore et toujours jusqu'à une certaine hauteur ! Épuisée moralement et déçue de son propre comportement qui venait de mettre tout le monde en danger, la femme de loi restait abattue sur le chapeau du champignon.

    Ema et Emi se sentaient soulagées, mais ! Mais elle restait à nouveau sur leur garde, prêtes à riposter en cas de nécessité. Si la plus téméraire du lot comptait sur la force de Robina, la commis de cuisine elle se sentait frustrée de ne pouvoir en faire plus. Une grande colère s'emparait d'avantage après que la dénommée Lise répondait hautainement aux deux femmes de la situation. Des pirates, hein ? Elle ne pardonnerait jamais cette acte, celui de s'en prendre à des vies innocentes et encore plus à ses propres soeurs. Son regard devint si sombre... si mauvais envers cette femme.

    EMA: C'est ça, barrez-vous bande de lâche...

    Grinçait-elle des dents, serrant son poing. L'ennemi ne tardait pas à faire apparaître une tornade entre eux et le groupe de la femme fruit. Une haine profonde naissait en Ema, elle ne voulait plus voir un pirate de sa vie !
    Emi, quant à elle, se contentait de voir si les deux prisonniers allaient bien. Pas qu'elle prenait tout ceci pour un jeu, mais ce n'en était pas si loin que ça... Ses poules revinrent vers elles, furieuses d'avoir été utiliser comme des armes de jets !

    Les mains en avant et tentant d'établir un contact avec elles:

    EMI: Oui, je sais ! J'aurais du demandé votre permission les filles ! Comprenez que la situation était très grave !

    Comme si elle ne l'était pas encore, tiens ! Pensait Ema. Si elle s'écoutait, la jeune demoiselle irait à la poursuite des deux gugus ! Pourtant elle ne le fit pas. Elle savait pertinemment qu'Erwofl ne tolérait aucun autre pas de travers. Alors en respect pour sa capitaine elle ne bougeait plus d'un poil frappant du poing sur le sol. Elle avait besoin de passer ses nerfs.

    Emé, terrifiée, impuissante et perchée sur le haut du champignon ne daignait bouger ou donner signe de vie. Seules quelques larmes coulaient sur son visage. Elle se renfermait sur elle-même.

    *
    * *
    *

    Mais peu de temps après tout ce grabuge, ce fut l'arrivée d'un autre personnage. Les deux Niwatori encore conscientes tournaient la tête vers lui. Ema s'agaçait presque de le voir fixer le ponéglyphe et Emi ben... tout ça n'était pas de son ressort et de toute façon les amies lui faisaient encore une leçon de morale ! Presque dans la seconde à venir, l'homme se mit à rire, tout seul...

    EMA: Je ne vois pas en quoi la situation est marrante...

    Lâchait-elle froidement.

    EMA: Souiller des terres te semble si amusant ?

    Cinglait-elle en prime. Étant donner les dégâts et le mal qui venait d'être fait, c'était la capitaine de l'Iceberg qui intervenait pour épargner tout le monde d'une énième bagarre.
      Hitoshi se protégea les yeux tandis qu’une tornade de sable s’éleva dans le ciel. Les deux pirates profitèrent de l’aveuglement général pour disparaître et la tempête de sable s’arrêta aussi rapidement qu’elle avait commencé. Tout autour de lui ses compagnons étaient éteints, désabusés par ce qu’il venait de se passer. Robina semblait particulièrement grave et Hitoshi comprenait parfaitement sa frustration. Si cette rencontre s’était déroulée sur un autre terrain le jeune homme était persuadé que le résultat aurait été tout autre. Préoccupée par le fait de se battre sur un terrain sacré, la belle chasseuse de prime n’avait certainement pas montré toute l’étendue de ses capacités. Les cocottes quant à elles étaient abattues mais au moins toujours vivante. Après tout ce n’étaient que des enfants, et elles avaient été très courageuses pour leur âge (peut-être même un peu inconscientes).

      Une…deux… tient. Il manque une cocotte. Après quelques minutes de recherche, inquiet qu’elle ne fut enlevée par les pirates, Hitoshi retrouva Émé perchée tout en haut du champignon géant qui lui avait sauvé la vie quelques minutes plus tôt. La jeune fille était tremblante et l’ange crut entendre quelques sanglots étouffés. Hitoshi grimpa tant bien que mal sur cet étrange champignon pour la rejoindre. Au passage, il récupéra un petit bout de ce champignon géant qu’il mit dans sa poche.

      « - Ça sera peut-être bon avec des légumes… »

      Émé sembla surprise de voir l’ange débarquer et détourna rapidement le regard, sans doute gênée de montrer ainsi ses émotions. Hitoshi ne lui dit pas un mot. Il savait que si la jeune cocotte souhaitait lui parler elle le ferait. Il se contenta de se rapprocher et de la prendre dans ses bras. Il la laissa ainsi de longues minutes évacuer sa peine et toute la peur qu’elle avait pu ressentir quelques minutes plus tôt. Les enfants qui naviguent sur les mers sont malheureusement contraints de grandir bien plus rapidement que les autres. Une fois la jeune cocotte calmée, il la prit sur son dos pour descendre du champignon géant. Hitoshi sentait qu’Emé lui tirait les plumes trop fortement en s’accrochant mais il ne lui dit rien, ne souhaitant pas aggraver son mal-être avec des reproches. Malgré tout, l’ange grimaça en se sentant perdre une plume. Une fois arrivés en bas, il déposa Emé au sol (une plume cachée dans sa main droite) et assistèrent tous deux à une étrange scène.

      L’homme qui avait soutenu Hitoshi dans le bar se trouvait près du ponéglyphe et se tenait les côtes en riant aux éclats. Ema semblait particulièrement agacée.

      « - Je ne vois pas en quoi la situation est marrante… »

      Sa voix était froide et son petit poing se serra.

      « - Souiller des terres te semble si amusant ? »

      La cocotte regarda sa capitaine du coin de l’œil et s’abstient d’en dire davantage. Même si le moment était mal choisi, Hitoshi se devait de discuter avec Robina. Ils s’éloignèrent tous deux de quelques pas avant que l’ange ne prenne la parole.

      « - Je sais que le moment est mal choisi mais je me devais de discuter avec vous. Merci encore pour votre protection sur cette île. Quand je vous ai proposé de vous accompagner je pensais réellement pouvoir vous être utile. Or, ce ne fut pas le cas et vous avez été contrainte de venir à ma rescousse. Dans le bar je vous ai dit que j’étais à la recherche d’une personne qui m’est chère. Il s’agit de ma mamie. Elle se trouverait actuellement sur Juicy Berry. Je devais initialement prendre la translinéenne et m’arrêter sur Drum où j’aurais rejoint Bulgemore pour me lancer sur la seconde voie de Grand Line. Si les gens sont aussi forts que le binôme que nous venons d’affronter, je n’ai aucune chance de retrouver ma mamie. »

      L’ange inspira profondément.

      « - Je suis trop faible pour la rejoindre tout de suite. Accepteriez-vous que je vous accompagne jusqu’à votre prochaine destination afin de m’entrainer et de progresser ? »

      Hitoshi avait été sincère et attendait désormais patiemment la réponse de la belle aux cheveux bleus.
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      Robina regarda la grotte alentour, elle avait le moral dans les talons, pourtant, elle ne devait pas rester comme ça, l’avenir était devant elle. Elle se mit une petite tape mentale, releva la tête et croisa le regard de Relle, elles en avaient fini d’être ici. Elles devaient sortir, et au vu des derniers agissements de Lise et de son acolyte, gérer les retombées de son passage sur Whiskey Peak, elles devaient faire vite. Ils évacuèrent la grotte, l’homme qui les avait suivis de loin aussi, la chasseresse de primes pensait même qu’il était resté en ville.

      L’Amirale attrapa l’homme et le traîna derrière elle pour le faire sortir, quant à la cuisinière, elle se fit prendre à l’écart par Hitoshi. Elle l’écouta d’une seule oreille, elle comprenait son problème, mais il n’était pas le moment d’en discuter, la situation ne se prêtait pas à ça.

      Pardon, mais nous en discuterons plus tard, nous devons déjà gérer la situation qu’ont laissée ces deux pirates. Elle posa sa main sur l’épaule de l’ange et plongea son regard dans le sien, elle voulait l’aider, mais ça n’était pas le moment pour en parler. Réparons déjà les dégâts et nous serons plus à même de prendre notre temps pour un sujet aussi important.

      L’homme des îles célestes hocha de la tête, il ne s’était pas attendu à ce genre de réponse, mais il comprenait la raison derrière cette réponse. Maintenant que le premier du groupe était géré, la capitaine du galion devait s’occuper des sœurs Niwatori, des jeunes femmes qui étaient pour le moins chaotiques dans leur façon d’être.

      Emé, Emi, Ema ! Nous partons, et je ne veux pas de discussions pour l’instant, c’est un ordre ! Le ton de la voix était neutre, il n’y avait pas de colère ou de sentiments contre les femmes, elles s’attendaient à se faire réprimander, cela les frappa plus fort que si ça avait été le cas.

      Emé : capitaine…

      Emi : Vous êtes…

      Ema : Déçue de nous, n’est pas ?

      La jeune femme aux longs cheveux blancs se retourna alors que les triplés la regardaient, elles étaient comme des enfants cherchant à se faire pardonner pour une bêtise.

      Non, je ne suis pas déçue. Mais il va falloir vous améliorer, nous sommes sur la route de tous les périls. Je ne vais pas être là tout le temps pour vous sauver la vie. Elle sourit en ébouriffant les cheveux de la plus proche des trois filles, elle disait ça pour elles, mais pour elle-même aussi, elle devait apprendre et s’améliorer. Son regard se fit plus froid, elle se retourna et suivit Relle pour retourner à l’air libre, depuis le temps le soleil avait bougé dans le ciel, la fin de l’après-midi approchait.

      Nous devrions nous dépêcher de rentrer au port, je sens que les pirates ne sont pas restés sans rien faire. La femme champignon se tourna vers Robina, elle se trouvait dans une drôle de situation, elle avait voulu aidé son amie et se retrouvait dans uen situation délicate maintenant.

      Ne t’inquiète pas, nous allons y arriver, il suffit de retrouver ces deux personnes et nous réglerons le problème. La cuisinière se voulait rassurante, elle affichait un grand sourire à la chanterelle et leva le poing vers le ciel en signe de courage.

      Un fin sourire s’afficha sur le visage de Chante, elle aurait voulu que cela soit aussi facile, mais le grand monolithe avait été bafoué, il y aurait des répercussions. Au loin, des nuages se regroupaient sur le port, et des éclairs frappèrent aveuglément tous ce qui se trouvait dans la zone. Voyant l’attaque et se doutant que la météo n’était pas un phénomène naturel après ce qui venait de se passer avec Lise, les deux femmes se mirent à courir pour arriver le plus vite possible au port des fruits et légumes vivants.

      Les flammes avaient commencé à se propager partout, des fruits et légumes se trouvaient allongés sur le sol. Certains ne se relèveraient pas, elles pouvaient le sentir à l’odeur qui se dégageait autour d’elles, mais elles ne pouvaient pas rester là à ne rien faire. S’activant comme des diablesses, la chasseresse de primes ainsi que la dirigeante de l’armée Végétarienne évacuèrent ceux qui le pouvaient. Les sœurs Niwatori ainsi qu’Hitoshi aidant du mieux qu’ils pouvaient avec des seaux d’eau ainsi que de la terre pour étouffer les flammes.

      Mais la situation était déjà hors de contrôle, les dégâts étaient déjà trop nombreux et le feu n’était pas contrôlable, pas avec aussi peu de mains. Le sauvetage des habitants se faisait trop pressant et la commandante des Glaciers se tourna vers les quatre personnes qui tentaient de mettre un pansement sur une plaie ouverte.

      Aidez-nous à évacuer les blessés ! Nous verrons plus tard pour sauver les bâtiments ! Les triplés ainsi que l’ange se retournèrent vers elle et se mirent tout de suite en action.

      Plusieurs fruits et légumes ne se relèveraient pas, certains avaient été frappés par la foudre ou écrasés par des décombres. Cela rappela à la jeune femme aux longs cheveux blancs ce qui était arrivé à Orange Town il y de cela quelques mois. Edward Minaro et les Ouroboros avaient attaqué la ville, pour se passer les nerfs, de ce que lui avait expliqué le capitaine. Est-ce que tous les pirates étaient véritablement les mêmes, des êtres meurtriers et prêts à tout pour détruire ce qui les entourait et qui n’était pas à eux ?

      De son expérience, c’était le cas, chacun des pirates qu’elle avait vu, n’avait voulu qu’une seule chose, s’enrichir, détruire pour arriver à ses fins. Peut-être avait-elle bien fait de devenir chasseresse de primes ? Grâce à elle, les mers se faisaient plus sûres à chaque prime qu’elle remettrait à la marine, en plus de lui remplir les poches. Elle pouvait ainsi une pierre deux coups, c’est avec cette pensée qu’elle traînait une citrouille sur les planches des quais pour le mettre à l’écart et en sécurité.

      Les Glaciers ne pouvaient pas faire plus, mais la champignon n’avait pas dit son dernier mot. Elle attrapa son sabre et d’un mouvement souple du poignet, elle fit descendre une graine dans la garde de son sabre. La bille roula dans une rigole et s’enfonça dans la terre où avait planté la champignon, un arbre se mit alors à pousser, de plus en plus rapidement, jusqu’à surplomber tous les alentours.

      Faisant environ cinquante mètres de haut, les feuilles se mirent à faire tomber des gouttes d’eau, tels des missiles sur tout ce qui se trouvait en dessous d’eux. De grande envergure, il ne laissa pas le groupe qui venait du ponélgyphe tranquille et c’est après être rentré dans une maison qu’ils purent souffler.

      C’est quoi ce genre d’arbre ? Je n’en ai jamais vu avant ! Robina était curieuse, la route de tous les périls était un endroit plein de mystères et de nouveautés pour elle.

      Un arbre cascade, il fait pleuvoir sous lui pour attraper ses victimes, les personnes qui se trouvent coincées en dessous finissent attraper par ses racines et il les digèrent. L’Amirale regardait le tronc de l’arbre dehors alors que la porte était ouverte.

      Et pour les personnes que nous avons laissées dehors ! Ils ne craignent rien ? L’angoisse prit la chasseresse de primes à la gorge, elle n’avait pas sauvé ces hommes et femmes pour les laisser mourir aux mains d’un arbre mortel.

      Ils sont hors de danger. Nous les avons mis en dehors du périmètre de son champ d’action, il ne reste que nous et je dois l’utiliser pour éteindre les flammes. Une certaine lassitude pouvait s’entendre dans la voix de la femme, elle était fatiguée par les derniers évènements.

      Je suis désolé Relle, je ne pensais pas que ça tournerait comme ça. La cuisinière se sentait toujours responsable pour les dégâts qu’avaient provoqués Lise et son complice.

      Ne t’excuse pas pour ça, j’aurais aussi dû faire attention, ils avaient une idée derrière la tête, tu n’étais pas la seule qui aurait pu empêcher ça. Moi aussi j’aurais dû être attentive. Responsable de la sécurité de son peuple, elle savait que si elle n’avait pas laissé venir Lise et son acolyte, les dégâts ne seraient jamais arrivés.

      Nous ne sommes responsables de rien toutes les deux, ils nous ont roulés dans la farine. Nous allons juste nous faire plus prudentes à partir de maintenant. La volonté de faire mieux remontait à la surface, faisant briller les yeux de l’ambassadrice de Sanderr d’un éclat nouveau.

      Comment ?
      Elle leva un sourcil, ne comprenant pas comment faire.

      En contrôlant l’identité de ceux qui s’amarrent à votre port. Ils ne pourront pas mettre pied à terre avant que celui-ci soit terminé, ainsi vous serez en sécurité, vos deux peuples. Et si vous trouvez des pirates, vous pourrez peut-être les arrêter et les livrer au Baroque Works. Elle présentait son idée simplement, elle n’était pas sûre de ça, mais ils devaient essayer.

      Nous essayerons, la princesse veut avant tout que nous nous ouvrions au monde. Et ta solution que tu me proposes prendrait énormément de temps, je dois essayer de trouver un équilibre. Laisse-moi y réfléchir. L’Amirale se retourna, regardant la pluie battante s’abattre sur les toits environnants ainsi que le port et la terre battue.

      La pluie s’arrêtera bientôt ? Que nous ne soyons pas bloqués ici indéfiniment. La jeune femme aux longs cheveux blancs se faisait du soucis pour les sœurs Niwatori ainsi qu’Hitoshi, ils n’avaient pas mangé depuis longtemps.

      Oui, il faut que je sois sûre que les flammes ne vont pas repartir, nous allons devoir attendre encore une demi-heure, je dirais, pas beaucoup plus. En attendant, nous allons prendre notre mal en patience, je ne pense pas qu’un temps aussi court soit dangereux pour vous. Un sourire s’afficha sur les lèvres de Chante alors qu’elle regardait Robina.

      Non, tu as raison, je vais discuter avec l’ange, il voulait me demander quelque chose avant que nous partions de la grotte du monolithe. je te laisse. Elle se leva en soupirant, le temps allait être long en attendant, mais elle n’avait pas trop le choix.

      Elle passa dans une autre pièce, ici l’homme de Skypea était en train d’attendre patiemment en faisant les cent pas, il releva la tête en voyant la capitaine de l’Iceberg entrer. Il se rapprocha d’elle, lançant directement la conversation.

      Vous avez le temps de discuter alors ? Il parlait vite, comme si ce qu’il voulait dire lui brûlait les lèvres depuis des heures.

      Oui, je vous écoute, j’ai cru comprendre que vous cherchiez quelqu’un. La chasseresse de primes prit une chaise pour s’asseoir, elle n’avait pas vraiment envie de rester debout alors qu’elle avait déjà marché depuis des heures.

      C’est ça. Dans le bar je vous ai dit que j’étais à la recherche d’une personne qui m’est chère. Il s’agit de ma mamie. Elle se trouverait actuellement sur Juicy Berry. Je devais initialement prendre la translinéenne et m’arrêter sur Drum où j’aurais rejoint Bulgemore pour me lancer sur la seconde voie de Grand Line. Si les gens sont aussi forts que le binôme que nous venons d’affronter, je n’ai aucune chance de retrouver ma mamie. L’ange était un peu déçu par son incapacité à pouvoir aider la jeune femme qui l’avait aidé plus tôt dans la journée.

      Le binôme n’était pas fort, j’ai déjà affronté plus puissant, bien plus puissant qu’eux. Elle se remémora Edward Minaro, Mayaku Miso et Mitzi de Bra, trois capitaines pirates qui avaient des pouvoirs dépassant ceux de la jeune pirate qui venait de leur jouer un sale tour. Je comprends votre sentiment, je vais vous aider, je crois que vous m’avez demandé dans la grotte du monolithe si vous pouviez venir avec moi pour rejoindre votre grand-mère c’est ça ?

      Oui, vous vous rappelez bien. Les yeux de Hitoshi se remplirent d’espoir en entendant les paroles de la capitaine des Glaciers.

      Je vous accepte avec plaisir, j’ai vu que vous étiez un homme bien, malgré la première impression qui était plus que, disons-le, désastreuse. Elle frappa dans le dos de l’ailé et lui sourit. Vous n’êtes pas faibles, nous avons tous été pris par surprise par ces deux pirates, nous aurons notre revanche un jour ou l’autre, je peux vous l’assurer.

      Pendant ce temps, le bruit de la pluie que provoquait l’arbre qui les surplombait ne s’arrêtait pas, créant un rythme continu. C’est ainsi que le temps passa lentement, chacun des occupants de la bâtisse réfugier dans ses propres pensées. Ce fut la chute de l’arbre qui fit ouvrir des yeux hallucinés aux cinq humains dans la maison, l’arbre aux chutes d’eau venait de sombrer dans l’océan. La pluie s’était arrêtée.

      Nous n’en avons plus besoin, tout est bien trempé, le feu ne se répandra plus. La générale de l’armée Végétarienne sortit, montrant l’exemple aux autres personnes qui la suivirent.

      Robina se tourna vers les sœurs Niwatori ainsi que Hotishi alors qu’ils regardaient l’immense arbre flotté au bord de l’océan alors que les lames d’air du sabre de la femme champignon l’avaient fait tomber là.

      Emi, Emé et Ema, vous rentrez sur l’Iceberg, vous montrerez le chemin à Hitoshi pour qu’il ne se perde pas. Vous direz au quartier-maître Lanch qu’il sera avec nous, du moins pendant un temps. Vous avez bien compris ? Les trois acquiescèrent d’un même ensemble. J’ai à discuter avec l’amirale Chante Relle, je vous rejoindrai d’ici une petite heure, maximum.

      Emi : Bien compris, capitaine.

      Emé : À vos ordres, capitaine.

      Ema : j’aurai voulu faire plus…


      Vous en avez déjà fait beaucoup. Et je suis fière de vous, ne doutez pas de ça. Elle sourit aux petites adoratrices de poules et leur tourna le dos pour mettre fin à la conversation.

      Déjà des délégations des deux pays se dirigeaient vers le port, à leur tête, John Lemon et la Princesse Pea. Un petit groupe de gardes cactus se détacha pour vérifier que personnes n’était coincé quelque part et c’est ainsi que les discussions commencèrent.

      Amirale Relle que signifie tout ceci ? C’est inacceptable ! Le dirigeant de Frutopolis était furieux, sa voix déraillait vers les aigus tant il criait.

      Une pirate du nom de Lise a accosté au port et a, après avoir visité les alentours, attaqué le port alors que je ne me trouvais pas sur place. La voix froide de la femme champignon énonce les évènements, en omettant quelques détails.

      Et où étiez-vous ? La petit-pois se rapprocha, cherchant à se faire entendre malgré sa petite voix.

      À la grotte du grand monolithe, la chasseuse de primes Robina Erwolf m’avait demandé à ce que je l’y emmène pour comprendre ce que c’était. Le rapport continuait, et même si cela la mettait dans une situation étrange, Robina resta à écouter son amie faire son rapport.

      C’est bien dommage que vous n’ayez pas été là, vous auriez pu l’arrêter si vous aviez été au port. Le ton se fit accusateur, mais Lemon savait aussi que la champignon ne pouvait pas se dédoubler.

      Je le regrette aussi Secrétaire Général Lemon. La neutralité affichée par la chanterelle impressionnait la cuisinière qui se demandait comment elle faisait pour garder son calme.

      Combien de personnes avons-nous perdues exactement ? L’acidité de la voix du dirigeant fruité ressortait toujours à chacun de ses mots.

      Je n’ai pas pu faire le point exact sur la situation, mais nous avons évacué environ une centaine de personnes avant d’arrêter l’incendie qui ravageait le port avec l’arbre à chute d’eau. Je n’ai pas compté plus d’une vingtaine de victimes. Chante Relle gardait son sang-froid, pour ne pas perdre pied face à cette situation catastrophique.

      Et où sont-elles ? L’ironie de ne pas voir les corps pointait dans la voix de Lemon qui s’autorisait un interrogatoire.

      Je les ai déposés dans l’ancienne auberge qu’ont construite les humains, elle est maintenant en ruine, mais elle a permis que l’arbre ne les prenne pas.

      Parfait, nous allons récupérer les fruits et nous discuterons plus longuement dans quelques heures, ou jours, de ce qui est arrivé ici. Messieurs, allez récupérer nos concitoyens ! Princesse Pea, ça a été un plaisir de vous voir. L’homme n’en pensait pas un mot, mais il s’inclina tout de même légèrement avant de prendre congé.

      Se retrouvant seule avec la dirigeante des Végétariens ainsi que l’amirale Relle, la chasseresse de primes se tourna vers la dirigeante du peuple légume. Je suis désolé, si je n’avais pas demandé à Chante Relle de me montrer le grand monolithe, tout ça ne serait pas arrivé.

      Vous n’y êtes pour rien, certains viennent avec des intentions malhonnêtes et nous allons devoir apprendre à les détecter rapidement. La douce voix de Diana Pea calmait l’humeur des deux femmes sur les nerfs.

      Les soldats des deux peuples s’activaient, il y avait des victimes, beaucoup plus que ce qu’avait annoncé l’Amirale. Elle ne les avait pas vues. Le port était dévasté par les dégâts provoqués par les flammes, la foudre et la chute de l’arbre. Il faudrait plusieurs jours pour tout reconstruire, mais la perte des deux pays était immense. Un soldat boitant s’approcha du petit groupe qui observait ce grand ballet, il salua rapidement ses deux dirigeantes avant de faire son rapport.

      La femme qui a attaqué le port s’est enfuie dans l’embarcation avec laquelle elle est venue. Nous avons bien voulu l’arrêter, mais la pluie foudroyante nous en a empêchés. Nous n’avons pas compris de quoi elle parlait, une histoire d’inscription décryptée, même si je ne sais pas de quoi elle parlait. Les humains sont morts pour la plupart, il en reste une poignée, ceux qui se trouvaient le plus loin de la zone dangereuse.

      Je vous remercie, vous pouvez aller vous faire soigner. La jeune dirigeante posa sa main sur l’épaule du soldat afin de lui montrer son affection.

      Après plusieurs minutes de discussions avec les deux femmes, Robina prit congé, elle était exténuée de cette journée, cette aventure sur Whiskey Peak serait sa dernière, elle devait continuer son chemin. Elle aimait beaucoup Chante Relle, mais elle devait vivre sa vie.
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