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Un détour imprévu

Chapitre 2 : Un détour imprévu


Aquila voguait tranquillement à bord d'un navire de taille moyenne. Il possédait un mât principal et deux mâts secondaires. On pouvait voir différentes familles sur le pont, les enfants étaient en train de s'amuser, et le personnel allait par monts et par vaux afin que la navigation soit la plus tranquille possible. Aquila avait loué une chambre partagée, avec plusieurs couchettes, toutes pouvant être fermées par un rideau.
Mais avant d'y aller, Aquila voulait profiter du paysage, mais surtout de la vue sur Red Line. Cette immense ligne rocheuse coupant ce monde en deux, et dont la hauteur dépassait les nuages. Le navire devait passer par un lieu nommé "La Flaque". De ce qu'il avait entendu, ce lieu était une mer souterraine permettant de passer d'une Blue à une autre. Comme c'était sa première fois par ce lieu, il voulait en profiter au maximum.

Alors que le navire naviguait tranquillement dans les eaux de la Flaque, Aquila prit son repas tranquillement puis partit se reposer. En entrant dans la chambre, il salua ceux qui y étaient, regarda son ticket pour voir le numéro de lit, se coucha en souhaitant une bonne soirée et ferma le rideau. Il savait qu'il n'allait pas forcément bien dormir, c'est pourquoi il garda ses sabres dans ses mains, au cas où !
La nuit se passait sans encombre. Tout était calme et tranquille. Qu'est-ce qui aurait pu faire sortir Aquila de son lit en un seul bond, à part un coup de canon ? Un coup de canon ?! Depuis quand ? Aquila bondit d'un seul coup, sabres aux mains, sortit de la piaule et partit en direction du pont pour voir ce qu'il en était. Oui, le navire était attaqué ! Par qui ou quoi, il s'en foutait royalement. La préoccupation première était de rester en vie. Aquila chopa un matelot au vol et lui demanda :


"Qu'est-ce qu'il se passe ?"

" Des pirates nous attaquent !"

Le sang du sabreur ne fit qu'un tour. Des pirates, la fange des criminels de ce monde, venait de prendre pour cible la navette devant l'amener sur North Blue. Aquila rengaina ses sabres et proposa son aide. Le navire avait de l'avance. Pour commencer, il fallait aider la population qui était en transit, comme lui. Il alla toquer à toutes les portes afin de sortir tout le monde de derrière et les mettre à lavant du navire, moins risqué par rapport aux coups de canons. Au bout d'un moment, un boulet alla frapper la barre, la détruisant et laissant le navire sans possibilité de direction. Les matelots, désemparés par la situation, commencèrent par abandonner tout espoir. Là, Aquila eut la rage, il les attrapa un à un et leur fit un sermon :

" SI VOUS ABANDONNEZ, C'EST LA MORT ! POUR VOUS, POUR EUX, POUR NOUS TOUS ! NOUS SOMMES LES SEULS À POUVOIR LES SAUVER ! ALORS, SOIT VOUS VOUS BOUGEZ LE CUL ET VOUS SEREZ DES HEROS, SOIT VOUS ALLEZ REJOINDRE LES PASSAGERS ET PLEURER COMME LES SOUS-MERDES QUE VOUS ÊTES, C'EST CLAIR ?!"

Le capitaine regarda Aquila et lui dit : "T'as une idée mon garçon, car va falloir se bouger le derche !"

" La barre était reliée comment au gouvernail ?"

" Par un système de roue crantée, sous le plancher."

" Bien ! Détruisons-le planché et servons-nous de la poutre qui la relie à la barre pour naviguer !"

" Une navigation à l'ancienne ?!"

" On n'a pas vraiment le choix, je crois !"

"Haha ! J'aime les types dans ton genre !" Puis en se tournant vers ses hommes : "C'est parti ! Je ne veux voir personnes tirées au flanc, sinon, je le passe par-dessus bord, c'est clair !"

" OUI, CAPITAINE !!!"

Aquila et les matelots commencèrent à enlever les planches allant de la barre au gouvernail. Lorsqu'ils virent la poutre à laquelle il était relié, ils arrêtèrent et reprirent d'autres tâches. Le Capitaine assigna des hommes aux soins des passagers. Certains de ces derniers voulaient aussi aider, même si réconforter leur famille était déjà important. Aquila regarda le Capitaine et lui dit :

"Vous devez rester sur le pont et nous guider. On doit sortir de là, peu importe la mer !"

"D'accord, mais qui va s'occuper du gouvernail ?"

Aquila sauta dans l'espace et agrippa la barre. Le problème, c'était qu'avec les différents courants, le jeune bretteur avait énormément de mal à tenir seul, si bien qu'à un moment, c'est la barre qui guida Aquila et le propulsa contre une paroi avec la barre qui lui donna un violent coup dans le ventre. Aquila cracha et eut le souffle coupé. Voyant ça, trois matelots sautèrent dans le trou et aidèrent Aquila à s'en sortir. Reprenant son souffle, Aquila prit la barre de nouveau, regarda les matelots et sortit :

" On n'a pas le temps pour ça !"

Tous suivirent les ordres du capitaine, tout en étant sous les coups des canons ennemis. Malheureusement, avec le temps perdu à dériver en fonction des courants, les pirates s'étaient rapprochés. Si bien qu'un boulet de canon touchât l'ancre ce qui fit le seul système d'arrêt du navire fut supprimé. Des matelots effrayés regardèrent le capitaine. Ce dernier souriant face à la mort :

" Pas de problèmes ! Suffit de le faire échouer ! Mwahahahaha !!!"

" Hé ! Au lieu de se faire canarder, on ne pourrait pas riposter ?"

" La compagnie a quasiment enlevé tous les canons pour les remplacer par des lits. Histoire de profits qu'ils disent!"

"Ouais... Je vois et on n'a pas de poudre noire, je suppose ?"

"Tu supposes juste, p'tit gars ! Et j'ai dégagé le dernier canon pour qu'on soit plus léger !" D'un coup, il se mit à hurler : " BARRE À GAUCHE TOUTE ! ON FILE SUR EAST BLUE !"

Aquila et les matelots forcèrent sur la barre pour que le navire vire à gauche. Le bateau prit l'embranchement de la Flaque pour se rendre sur la mer d'East Blue. Les pirates suivirent la navette, ne voulant pas perdre son butin.
Le temps passa. Les minutes devenaient des heures, et les heures, des journées. Tous étaient fatigués à essayer de faire au mieux pour que le navire garde son avance. En plus des coups de canons, on pouvait entendre certains coups de fusil. Aquila grognait dans son coin pour son impuissance, sinon, il y a belle lurette qu'il les aurait fait passer par le fond. Mais il fallait sauver un maximum de passagers. Certains étaient blessés à cause des éclats, d'autres paniquèrent et furent assommés pour éviter tout esclandres internes. Alors que le désespoir grandissait en chacun d'eux, le miracle se produisit. Le capitaine hurla de toutes ses forces :


"ILE EN VUE !!!"

On ne savait pas quelle île s'était, mais on s'en foutait royalement. C'était pour tous bientôt la fin du calvaire. Ou pas... Dans tous les coups de canons qui furent tirés, un toucha le mât principal du navire. Ce dernier se brisa sous le regard de l'équipage qui commença par être désemparé par la situation. Le capitaine, lui-même, ne savait plus quoi faire et se mit à regarder Aquila avec des yeux terrorisés. Sous les yeux de tous les matelots, le bretteur sortit de son trou, laissant les autres tenir la barre, prit le capitaine par le col et lui dit de manière à ce que seul lui pouvait entendre :

" On n'abandonne pas ! Pas maintenant ! Pas si prêt du but ! L'île est à portée. Il nous reste deux mâts. Utilisons-les au maximum. Tes hommes te font confiance ! Les passagers aussi ! Reprenez-vous, bordel !"

Après, quelques secondes d'hésitation, le capitaine regarda Aquila. Son regard était devenu plus vif. D'une poigne ferme, il desserra l'étreinte du futur chasseur de primes et rétorqua :

" Oui ! Une dernière fois, au moins ! Nous pouvons y arriver ! Merci, petit !"

Le navire continuait sa route vers l'île. Le capitaine hurlait ses ordres comme si l'Enfer allait s'ouvrir sous nos pieds. La vitesse diminuait et les pirates nous rattrapaient, mais impossible pour eux de l'aborder, le navire allait atteindre l'île avant. D'un coup, le capitaine ordonna à certains de ses hommes de mettre les passagers en sécurité, car l'impact allait être violent. Il ordonna à d'autres de préparer un maximum de choses pour le débarquement en urgence.
Quelques minutes, plus tard, le capitaine vit le port et un endroit où il pouvait échouer le navire. Là, il se mit à hurler :


" ACCROCHEZ-VOUS !!! ÇA VA SECOUER !!!"

Tout le monde s'accrocha à ce qu'il pouvait. Les femmes et les enfants étaient terrifiés, les hommes n'en menaient pas large, mais essayaient de rester le plus courageux possible. Le bateau entra dans le port à vive allure, l'amarrage était devenu impossible. Une partie du ponton vola en éclats, ralentissant le navire au passage. Puis ce fut le véritable impact. Avec la vitesse, le bateau se leva légèrement avant d'entendre la quille craquée. Là, Aquila bondit avec les matelots, car il fallait évacuer les civils le plus vite possible, en espérant que les habitants de l'île viennent aussi leur porter secours...


Dernière édition par Aquila Risenkaul le Dim 22 Jan 2023 - 22:51, édité 3 fois
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Il est dix heures du matin, la ville d’Orange Town est, comme à son habitude, calme. Les marchands marchandent leurs marchandises, les passants passent devant les stands. Le boulanger fait son pain, les marines font leur ronde, et les pêcheurs pêchent. Tout est bien, rien ne cloche, sauf les cloches qui sonnent. Le colonel Shoga, derrière son bureau, termine de consulter ses dossiers. À côté de lui se trouve un bon petit café au lait. Le colonel aime bien mettre du lait dans son café, mais alors qu’il entame son dernier dossier sur la sécurité du port, le commandant Shujin débarque dans son bureau.

 Colonel d’amour, hello !!!

— Shujin, que me veux-tu ?

Le commandant contracte ses muscles, jusqu’à faire exploser son uniforme de marin, et il prend une pose d’haltérophile.

— Regardez, j’ai pris du muscle !

Shoga lève la tête vers les muscles saillants et couverts d’huile du commandant.

— Ah, tu as pris dix centimètres de muscles autour des biceps, bien joués.

Shoga affiche un sourire.

— Soma, sors de là.

Une ombre sort d’un coin sombre du bureau, c’est Soma surnommé « Le jeune », il se met à côté du grand musclé en slip blanc.

— Vous m’avez trouvé, colonel. Depuis combien de temps, vous saviez ?

Le Minks se lève de sa chaise, laissant apparaître son Kimono noir ainsi que sa cape blanche sur laquelle est inscrit « Justice ».

— Depuis ton arrivée.

Soma transpire.

— Depuis sept heures du matin, et tu n’as même pas sourcillé, ne serait-ce qu’une seule fois… Il m’énerve, ce gros poilu.

Le colonel se craque lentement ses bras avec douceur, puis c’est autour de sa nuque, pour finir avec ses omoplates.

— Shujin, habille-toi, et Soma, suis-moi.

— Pourquoi, elle ne vous plaît pas me tenue ?

— Mets un pantalon, gros lard !

Shujin obéit à son colonel, ensuite, il part dans les vestiaires pour se changer. L’Okama tombe sur deux, trois, matelots en train de sortir des douches. Shujin prend une serviette blanche sur un banc, et il court derrière les officiers inférieurs. Il leur claque les fesses avec la serviette, les gars courent en hurlant.

— Commandant, non !!!

— Arrêté, commandant, s’il vous plaît !

— Ça sert à entraîner vos fesses, vous devez les rendre plus dures que l’acier !

Pendant que le commandant poursuit les moussaillons, Shoga et Soma se dirigent vers le port. Les deux hommes discutent sur le chemin, Soma lui raconte qu’il a réussi à manger vingt sucettes en une seule bouchées, le Minks lui dit que ce n’est pas bon pour les dents, le Ninja lui répète qu’il fait ce qu’il veut, ce n’est pas son père. Une fois arrivée au port, Soma voit une mouette, et il lui court après.

— Viens ici, viens me voir, petit oiseau !

La mouette bombe le torse, faisant apparaître des pectoraux athlétiques, puis elle fonce sur Soma. Elle l’attaque, le Ninja s’enfuit, et il tourne autour du renard.

— Les mouettes sont dangereuses, fait attention.

— Aie, elle me pince !

Guiguiguiguigui ! (Traduction : tu m’as déshonoré, je vais te le faire payer.)

Shoga croise les bras, il aime passer du bon temps au port. Soudainement, un navire arrive en direction de l’île, celui-ci n’a pas l’air de vouloir accoster, mais plutôt de vouloir rentrer dans le port. Shoga ordonne aux pêcheurs de partir, ces derniers s’enfuient le plus vite possible, le bateau démolit quelques ponts. Le Ninja et la mouette regardent le rafiot, ce qui met fin à leurs hostilités. Le Minks reste les bras croisés, tout en restant impassible, le bateau freine juste avant une possible collision.

 Il n’ira pas plus loin.

Des civils sortent en panique, Soma et Shoga leur prêtent main-forte. Le renard ordonne à une patrouille de la marine de venir escorter les blessés jusqu’à l’hôpital. Les civils sont pris en charge, Shoga regarde les deux meneurs de cette expédition. Il s’approche d’Aquila et du capitaine.

— Bonjour, bienvenue à Orange Town. Je me présente, colonel Shoga de la 473 ᵉ division. Dites-moi, votre bateau est dans un sale état. D’où venez-vous, et qui vous a fait ça ?

Le Minks tend la patte à Aquila pour lui serrer la main.
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L’entrainement ne s’arrête jamais ! Poser, recharger, aligner, tirer ! Nettoyer son arme ensuite le plus vite et le plus efficacement possible. Je répétais ces gestes en boucle depuis le petit matin, c’était devenu une routine, une mécanique, un réflexe depuis mes classes dans la Marine. Je pouvais presque le faire les yeux fermés maintenant, enchainant les gestes comme un robot. Ironique pour une cyborg.
Cependant aujourd’hui cela allait être différent. Plutôt que suivre l’entrainement habituel dans la cour militaire, nous fûmes avec nombre de mes compagnons d’arme appelé par le grand patron pour une mission des plus importantes. La garnison d’Orange Town avait besoin d’aide et manquait cruellement de main d’œuvre. Plusieurs bases étaient appelées en renfort dont la notre. Après une très rapide inspection des troupes on nous intima l’ordre de rejoindre le bâtiment qui attendait déjà au port. Un immense navire, loin des petites goélettes de pécheur, avec un nombre de canon impressionnant, trois mâts et surtout, surtout ! Le plus important de tous les équipements dont disposerait un navire digne de ce nom, un gouvernail en bois d’orme. Finement taillé, sculpté à même le tronc pour garantir sa solidité, sa structure et son élégance. Le genre de chose qu’on ne trouve que sur nos fiers bâtiments gouvernementaux, et sur les navires des plus riches.

Ne me demandez pas comment, mais mes parents étaient déjà là sur le quai pour me voir partir. Pression plus honte, sympa ! Alors que nous avions hier soir fêter ma promotion comme lieutenant, il fallait que j’impose le respect à présent. Hors c’était difficile avec une maman – que j’adore hein – qui vous agrippe par les épaules et vous embrasse goulument sur chaque joue puis que le papa qui vous offre un petit cadeau. J’eus beau leur rappeler que ce n’était pas définitif, que j’allais revenir, rien n’y faisait.
Je montai ainsi à bord, du rouge à lèvres sur chaque joue et une caisse d’huile d’olive supplémentaire sur les bras et un malaise plus que visible. Surtout devant le regard de certains, qui ne disaient rien par respect pour l’uniforme mais n’en pensait pas moins !
Je m’empressai d’aller ranger ça dans un coin avant de revenir au pas de course quand le capitaine monta à son tour sur le bâtiment.

« Lever l’encre matelots ! L’océan ne nous attendra pas ! » Hurla-t-on au port tandis que le soleil pointait tout juste le bout de son nez par-delà l’horizon.

Le vent venait gonfler les voiles et progressivement nous quittions le quai. Au bord du bastingage je saluai une dernière fois mes parents par de grands mouvements de bras, la boule au ventre malgré l’excitation.
Nous quittions maintenant le port, le vent gagnait en intensité sans les contours de l’île pour le freiner, et en chemin nous fîmes rejoins par deux autres navires du gouvernement, avec leurs immenses voiles blanches et bleues visibles depuis la courbure du globe. Il ne nous restait plus qu’à atteindre Orange Town. Mon premier véritable voyage sans un bout de terrain à l’horizon, seulement de l’eau et encore de l’eau et toujours de l’eau. Salée en plus ! Gare à qui voudrait la boire !

A bord il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire que manœuvrer l’imposant pavillon militaire, et c’était déjà beaucoup. Malgré les premiers galons sur ma veste je ne disais mot, apprenant, écoutant, surveillant aussi. Cela aidait d’avoir un zoom dans les yeux.
Heureusement la mer était calme, paisible, le vent constant et le soleil réchauffait le bois rugueux dévoré par le sel.
Les heures passèrent à vive allure, jusqu’à ce que mes tympans captent une conversation depuis le pont. Entre deux canons, le capitaine et le responsable cette expédition tentaient de discuter entre eux tout en observant à travers une longue-vue l’horizon devant nous.

« Un petit navire monsieur, très probablement civil, qui vient de s’échapper des Flaques. Et derrière lui un équipage de pirates gagnant sur eux. »
« Oui je vois, le premier a déjà perdu un mât. »
« Ils se sont certainement déjà affronté dans ce labyrinthe tortueux. Que faisons-nous ? On dirait qu’ils se dirigent vers Orange Town. »

Je m’étais doucement rapprocher sans un mot, observant moi aussi l’horizon et les deux points noirs qui apparaissaient maintenant sur la ligne bleutée.

« Direction l’ile, si ces pirates sont assez fou pour poursuivre leur route nous les accueilleront comme il se doit. »
« Mais c’est prendre le risque de laisser ces civils périr en mer Capitaine. » Intervins-je soudainement.

Les deux hommes, surprit, me regardèrent des pieds à la tête et notamment le grade affiché à ma poitrine.

« Lieutenant Emerald Lucy, messieurs. Si nous attendons d’atteindre l’île, ces pirates auront déjà coulé leur cible avant notre arrivée. Ils ont bien plus de vitesse. »
« C’est une possibilité mademoiselle mais nous aurons une bien plus grande force de frappe au port. Notre navire est en premier lieu prévu pour le transport, pas pour le combat. La priorité est donc de rejoindre Orange Town d’abord. »
« Sinon … on leur fonce dedans. »

A nouveau les deux hommes tournèrent leur regard incrédule sur moi, doutant de leurs propres oreilles.

« Veuillez répéter cela Lieutenant. » Demanda le capitaine.
« Toutes voiles dehors, avec un maximum de vitesse, on leur fonce dedans. Notre coque déjà très solide a été renforcée dernièrement pour une autre mission. Même sans cette fameuse pointe à l’avant, avec toutes nos voiles nous auront largement l’avantage pour stopper l’avancée des pirates et permettre à ces civils d’atteindre le port. »
« Vous voulez que je sacrifie mon navire pour ces gens imprudents ? Les Flaques sont connues pour grouiller de pirate, ils n’avaient qu’à pas les traverser. »
« Non elle a raison Capitaine. Votre navire ne risquerait pas grand-chose si le choc est maitrisé. C’est une tactique extrêmement osée Lieutenant, et nous ne pourront pas reprendre de la distance ensuite. »

Après un temps de réflexion, nous primes rapidement de la vitesse. Tout l’équipage sur le pied de guerre, les canons devaient être préparés pendant que le reste des marins courraient déployer toutes les voiles. Progressivement, rapidement, brutalement, nous foncions sur le navire pirate. Et le choc fut violent. Même en nous tenant au bastingage, même avec une corde de survie pour éviter que quiconque passe par-dessus bord, nous percutions cette bande d’infâmes pirates par le flan, contre toutes les stratégies d’attaque conventionnelles et habituelles. Notre navire traversa le leur de part en part, stoppant nette leur course contre ces civils bien plus abimés que prévu.

« A l’attaque !!! » Hurla-t-on, sabres et fusils sortit maintenant que nous étions littéralement au cœur de l’ennemi.

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Le navire crashé, Aquila, le capitaine et le reste de l'équipage faisait tout leur possible pour évacuer les passagers. Pour les blessés, les matelots se servaient de draps pris sur les lits, et faisaient des brancards de fortunes.

Sur l'île, on pouvait voir les soldats de la Marine s'affairaient à récupérer les passagers et à les emmener à l'hôpital. Certains soldats montèrent même sur ce qu'il restait du navire pour aider l'équipage. À un moment, alors qu'il ne restait plus que le capitaine et Aquila, une immense silhouette cacha la lumière du soleil. Lorsqu'ils se retournèrent, ils eurent à faire à... Un renard ! Un renard sur ses deux pattes arrières et vêtu d'un kimono noir et d'une veste blanche. Le bretteur ne put s'empêcher de regarder l'homme-animal ou l'animal-homme avec de grands yeux plein de surprise. En même temps, c'était la première fois qu'il croisait une personne de la race des Minks. Le renard prit la parole et se présenta comme étant Shoga, le Colonel de la 473e Division de la Marine et demanda d'où on venait et qui nous avait fait tous ces dégâts, tout en lui tendant la main pour le saluer.

Aquila regarda Shoga dans les yeux, rassuré qu'il fasse partie de la Marine, serra sa main et lui dit :


"Aquila Risenkaul, enchanté. Nous sommes partis de West Blue et nous nous sommes fait attaquer par des pirates, dans la Flaque. Nous devions aller sur North Blue, mais nous avons dû faire face à des complications et nous avons dû nous détourner sur East Blue." Puis en regardant le capitaine : "C'est bien ça, chef ?!"

Le capitaine serra à son tour la main du Colonel et répondit : "C'est ça, petit ! D'ailleurs, si on est là, c'est grâce à toi. Mais il ne faut pas oublier que les pirates sont sur notre c..."

D'un coup, un bruit sourd se fit entendre. On pouvait voir, au loin, un navire de la Marine venant de percuter le navire pirate. Voyant cela, Aquila n'eut qu'une réaction :

"Sérieux ?!"

Puis, avec la fatigue, il posa un genou à terre, serra ses poings et sortit :

"On est sauvé !"

Il fallait dire que le calvaire avait duré plusieurs heures donc les voir être en détresse à leur tour était une chose satisfaisante pour Aquila. Mais dans son esprit, le repos fit de courtes durées. Il se releva, sortit ses sabres, regarda le Colonel Shoga et lui dit :

"Colonel, avez-vous un navire ? Nous devons aller aider vos soldats !"

En effet, la situation venait s'inverser, mais ce n'était pas terminé pour autant. Il était temps d'en finir avec cette sale bande de pirates !
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Shoga serre la main aux deux hommes, même si sa gigantesque patte mange la main d’Aquila et du capitaine. Le capitaine touche les coussinets du renard, le colonel fait mine de rien, ça lui arrive tout le temps. Une fois les présentations terminées, un grand bruit se fait entendre, le Minks regarde au loin. Shoga regarde les deux bateaux, l’un est de la marine, et l’autre semble être pirate.

Un détour imprévu Mm6c

Oh, mais ce n’est pas un des nôtres.

Soma arrive avec la mouette sur son épaule, apparemment, ils sont devenus copains.

Un détour imprévu 4iwm

Non, il n’est pas de la 473ᵉ, mais il a l’air de s’amuser.

Aquila supplie Shoga d’aller rejoindre la bataille, Soma sort une sucette et il lui tend.

Tu veux une sucette ?

Guiguiguigui !

La mouette bombe le torse, attention au refus. Shoga demande au sergent responsable de la patrouille de s’occuper des civils, le matelot se met au garde-à-vous. L’épéiste regarde un pêcheur parmi la foule, l’accident attire du monde.

Ho, Mike, pouvez-vous nous prêter votre bateau ?

Mike le pêcheur fume sa pipe, il caresse sa longue barbe grise.

— Pas de soucie, colonel. Par contre, vous me devrez une petite binouze.

Merci, Mike. Mais, vous ne devriez pas boire en mer, on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Le colonel s’approche d’un bateau de pêche sur le pont le plus proche, le navire ne l’a pas touché. Il monte dedans, et Soma fait de même.

Si vous voulez nous rejoindre, montez. Je préfère assurer votre protection, même si je suis contre la venue de civil, j’ai l’impression que vous ne m’écouterez pas.

Une fois sur le bateau de pêche, Soma et sa mouette retirent la corde attachée à un poteau en pierre sur le port. Mais, une silhouette arrive de nulle part. Shujin surgit de la foule, vêtu d’un uniforme de la marine, et il atterrit sur le bateau. Shoga et Soma ne bougent pas, c’est normal pour eux, mais comment est-ce qu’Aquila va réagir en voyant le commandant ? Shoga navigue jusqu’aux bateaux, les pirates et les marines sont trop occupés à se battre pour réaliser qu’un petit navire s’approche.

Voilà le plan : Shujin, tu vas mettre Aquilla à l’abri sur le navire allié. Défendez le navire, et qu’aucun criminel ne s’en empare. De mon côté, avec Soma, nous allons nous occuper du capitaine pirate, ce ne sera pas long.

Le renard se tourne vers Aquila.

Dis-moi, quel est ton style de combat ? Je suis un épéiste, Soma est un expert dans le Ninjutsu, et Shujin est assez doué pour le corps-à-corps.

Soma en rajoute.

Et la mouette, elle est douée pour picorer !

Shoga hoche la tête pour appuyer les dires de son matelot.

Et la mouette est douée pour picorer, tu vois, c’est polyvalent comme équipe.

Après avoir entendu la réponse du voyageur, Shoga charge Shujin de la protection du civil.

Soma, tu viendras avec moi, je n’ai aucune envie de me faire poignarder dans le dos… Ça abîmerait ma cape.

Soudainement, l’épéiste disparait. Il n’est plus ici, l’utilisation du Soru est pratique. Il lui a suffi de sauter tout en se mouvant rapidement pour donner l’impression d’une téléportation, et encore, il se retient. Soma, c’est différent, lui, il a profité de la diversion offerte par son supérieur pour sauter sur le navire pirate. Il a escaladé le navire en sautant à répétition sur la coque du navire, défiant les lois de la gravité.

Un détour imprévu Z96i

Hohohoho, nous voilà tous les deux, mon choupinou. Alors, tu aimes les contes de fées ?

Mais tandis que Shujin tente de prendre Aquila dans les bras (pour le protéger, évidemment), un boulet de canon dévie de sa trajectoire pour s’écraser sur le bateau. Shujin agrippe le civil, et il saute très loin pour arriver sur le pont du navire de la marine, et ils arrivent en pleine bataille avec les pirates ayant envahi le navire. Shoga et Soma se retrouvent au milieu du pont principal du navire pirate, le Minks et le Ninja commencent à nettoyer. Ils envoient valser par-dessus bord les idiots qui leur foncent dessus. Shoga ordonne à Soma de compter les pirates, le Shinobi escalade le grand mât, et une fois en hauteur, il arrive à compter tous ceux qui ne portent pas l’uniforme de la marine.

Colonel, ils sont au moins une centaine, peut-être plus.

Shoga esquive facilement les coups d’épée des forbans, tout en discutant avec son matelot.

Parfait, maintenant que nous connaissons leur nombre, réduisons-le ! Soma, tu as quartier libre !

L’air enfantin du marin change, il s’assombrit. Le Shinobi sort huit Kunaïs, puis il saute du grand mât pour arriver sur celui de la marine. Sur son chemin, huit projectiles touchent huit pirates. Tous sont touchés à la nuque, les pirates tombent au sol. Soudainement, huit déflagrations surgissent de huit endroits différents sur le navire pirate et marine. De son côté, Shujin envoie valser les pirates qui s’approchent de trop près de lui et d’Aquila. Sa force est colossale, assez pour briser des os en un seul coup. De son côté, Shoga se trouve face à face avec le capitaine.

Un détour imprévu 6eoo

Bienvenue sur mon navire, mon frère.

Shoga regarde ce Minks chat.

Un détour imprévu Inpc

Tu me considères comme un membre de ta famille parce que je suis un Minks. En tant que Minks, je te demande de te rendre. Si tu refuses, tes hommes mourront pour rien. Mais dis-moi, à qui ai-je l’honneur ?

Le capitaine joint les pattes derrière le dos.

Je suis Neko, des pirates vibrisses. Et toi, qui es-tu ?

Le Minks tend les bras devant son « frère ».

Je suis le colonel Shoga de la 473ᵉ division de la marine, et vous êtes sur mon territoire.

Neko plisse les yeux.

Tu es donc un chien de la marine, un chien de guerre. Qu’as-tu fait de ton honneur de Minks, je vais te le dire, rien, tu n’en as rien fait. Il est hors de question de se soumettre à un renégat, un sale bâtard qui n’a aucun sens de l’honneur ! Tu es la honte du peuple Minks, nous sommes un peuple fier, jamais, je ne tolérerai qu’un traître comme toi puisse salir la réputation de notre espèce, tu t’es abaissé à devenir le chien du gouvernement, tu vas le payer !

Shoga écarte les pattes, tout en gardant ses bras tendus.

C’est le problème avec les extrémistes dans ton genre, si on devait vous écouter, personne ne réaliserait jamais ses objectifs.

Le chat fonce sur le renard, sa vitesse est très grande, tout comme sa précision. Il envoie un coup de patte aux yeux de son ennemi, ce dernier esquive sans peine en reculant, il a vu le coup venir. Du côté d’Aquila, ce dernier aura affaire à l’un des deux commandants du vibrisse. Une immense foule de pirates occupe l’intention de Shujin, il devra faire face seule à cette menace. Le commandant regarde Aquila, il tient dans son immense paume droite le visage d’un lieutenant. Ce dernier est blessé comme pas possible, le commandant le jette par-dessus bord.

Un détour imprévu Ieyi

Zéguéguéguégué, tu as l’air perdu, mon petit. Tu veux que je t’aide, non, je sais, je vais te crever, ça va aller mieux, ne t’en fais pas ! Le grand Curl s’occupe de toi.

Du côté de Lucy, le deuxième commandant s’approche d’elle, après avoir tué une dizaine de marins. Soma atterrit à côté d’elle, il est là en renfort. Le gars est assis sur une pile de corps, son épée à la main, il regarde les deux marins encore vivants.

Un détour imprévu Bzwe

Hé… vous deux, vous êtes fort ou nul ? Je préfère savoir, je n’aime pas me fatiguer pour rien.

Dit-il sur un ton las. Soma regarde Lucy, puis il lui pose une question.

J’ai envie de faire caca, pas toi ?

L’épéiste répond.

Moi aussi, une sacrée coïncidence.

Soma s’énerve.

Ce n’est pas à toi que je parle !

L’autre bâille.

Ça va, ça va, ne t’énerve pas, j’essaye d’être polie.

Le Ninja lui demande comment il s’appelle, l’autre se cure le nez.

Bobtail, et vous ?

Le Shinobi affiche un air enfantin.

Moi, c’est Soma, et la mouette sur mon épaule, je ne connais pas son identité.

La mouette écarte les ailes et gonfle le torse.

Guiguiguiguigui (traduction : je suis Robert, grand défécateur de bateau et de carreaux, petit-fils de George dit le "goulu", et fils de Jean-Pierre, celui qui s'est fait manger par des pêcheurs à cause de la faim, et je serai le futur roi des mouettes) !

Le marin se tourne vers Lucy.

Tu es célibataire ?

Le pirate semble intéressé.

Oh, tu l’es ?

Soma s'énerve.

- Oh, c'est ma meuf !

Bobtail s'énerve.

Tu rêves, elle n'aime que moi.

La mouette s'énerve.

Guiguiguiguigui (traduction : non, c'est la mienne, elle m'aime) !

Lucy est tombée sur une bande de clowns.
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Un puissant hurlement retentit, tant à travers notre navire que depuis le leur. Nous avions l’effet de surprise pour quelques secondes encore, il fallait très rapidement en profiter. Le Capitaine du bataillon hurla ses ordres d’empêcher ces, je cite, ignobles vermines sans cœur sans foi et sans âme de monter à bord. Mais alors que tout le monde s’apprêtait à rejoindre ces malotrus sur ce qu’il restait de leur bâtiment, une bonne partie d’entre eux eurent précisément la même idée.
Le combat se mua rapidement en une débâcle infernale, ça criait, ça insultait, ça riait même parfois, au milieu des coups de feu et des frottements du métal contre le métal. Le sang ne tarda pas à rejoindre ce chaotique mélange, de quoi humidifier et rendre glissant le pont du navire gouvernemental.
Fort heureusement les camps étaient suffisamment bien défini via les uniformes pour ne pas risquer de s’en prendre à un camarade, cela limitait grandement les coups perdus. Il y en avait tout de même hélas, soit via une attaque tranchante se faisant déviée en direction d’un compagnon, soit dans un élan de panique.
Au milieu du chaos, tout le monde peut perdre pied, ne plus arriver à discerner ami ou ennemi tandis que les mains serrent désespérément la crosse d’un fusil encore chargé. Le tir part, puis un autre et un autre, et un autre encore. J’accours derrière le matelot effrayé de voir tant de combat de si proche, il n’avait probablement jamais imaginer faire autre chose que de l’administratif dans sa vie. A mon arrivée il fit volte-face et tira si maladroitement que la petite bille de plomb partie traverser les voiles au-dessus de lui. Je lui arrachai l’arme des mains puis lui pointa la calle :

« Aller vous cacher, immédiatement. »

Le jeune homme paniqué ne me fit pas répété. Il vit la porte menant aux entrailles du navire et couru s’y engouffrer comme si la mort elle-même était à ses trousses. Et au regard du chaos ambiant ce n’était pas tout à fait faux.
Un deuxième fusil en main, je garda le mien au bout de sa sangle dans mon dos, rechargea celui-ci quand un ennemi se jeta dans ma direction. Les ressors dans mes mollets réagirent instantanément pour esquiver l’attaque, donner un coup de crosse sur le crâne du hors-la-loi et retomber sur mes jambes quelques petits mètres plus loin. Son corps s’écrasa inerte au sol, encore emporter par sa vitesse de course, jusqu’à percuter les roues d’un des canons.

Mais pas le temps de trainer qu’une nouvelle attaque survenait. C’était tant le chaos qu’il était difficile de faire attention à tout. Avec les coups de sabre à tout va, les chocs, les cris, et au milieu de tout ça une bille de plomb venant faucher chaque corps se trouvant sur son passage.
Le fusil récupéré tomba rapidement à court de munition, et forcément au pire moment, alors que je dansais presque entre les ennemis pour tirer à bout portant chaque balle dans une partie sensible de leur anatomie – la tête étant privilégiée – il fallut entendre le tant redouté "clic" au moment de pointer le canon sur la prochaine cible.

« Merde … »

Le pirate fut tout aussi perturbé, alors qu’il s’attendait à mourir là maintenant, finalement non il ne se passa rien. Les dents serrées je dus instantanément changer de tactique, retournant le fusil pour lui fracasser le crâne via le bois verni et renforcé de vis métalliques de la crosse. Il ne restait brusquement en l’air que le filet de bave s’échappant de ses lèvres bourrues, comme suspendu en l’air tandis que leur source imprimait déjà le plancher, propulsée par deux bras mécaniquement améliorés.
Une très bonne masse en fin de compte ce fusil, la précision était à revoir mais utilisé de cette façon il n’y avait plus aucun problème.

Occupée à reprendre mon souffle et me satisfaire de cette première véritable expérience loin des théoriques militaires, je ne vis pas le prochain coup arriver. Heureusement pour moi, l’attaquant ne vit pas la menace qui lui arrivait en même temps dessus. Son coup ne réussit qu’à heurter mon propre fusil dans mon dos avant qu’il ne rejoigne le sol comme son camarade. Je fis un pouce en l’air à l’attention du ou de la responsable, mais trop tard le combat chaotique avait déjà repris. Non il ne s’était jamais arrêté.
Cependant il y avait à présent un nouveau paramètre à prendre en compte. Les renforts. Alors que peu à peu les pirates gagnaient sur nous malgré l’effet de surprise, les dégâts et notre nombre plus important ; une immense créature monta à bord. Une espèce de renard mais bipède et immense. Une armoire à glace ferait pale figure à côté de lui. Les insignes sur sa veste indiquait un grade de colonel. Le Colonel Shoga, celui justement qui avait besoin de troupe et que nous venions supporter depuis Shell Town. Les notes mentionnaient ces spécificités mais c’était vraiment quelque chose de le voir en vrai.
Il était venu avec sa propre troupe, de quoi rajouter plus de bordel au bordel déjà très bordélique. Et parmi le lot, un gamin aux lunettes carrées et à la chevelure noire de jais, tandis qu’un pirate pas plus âgé que lui venait chercher les problèmes.
Sans un mot je me préparai à l’affronter comme je m’étais débarrassée de tous les autres, le fusil dans les mains et la crosse ensanglantée prête à faire une nouvelle victime, quand une question des plus saugrenues parvint jusqu’à mes tympans :

« J’ai envie de faire caca, pas toi ? » Demanda le Marine, ignorant presque la menace en face et autour de nous.
« Pardon ?! »

Que répondre de plus ? Cela sortait tellement du contexte, du danger de mort et du chaos. Très simplement cela n’avait rien à foutre ici ! Puis quand les deux gusses se mirent à se chamailler pour savoir à qui j’appartenais je compris. Inutile de leur porter plus d’attention.

« Fermer-là je n’ai pas de temps à consacrer pour vos imbécilités. Je n’appartiens à personne, et surtout pas à des morveux comme vous … »

Je tournai les talons, jetant le fusil ensanglanté dans l’estomac du premier ennemi à portée puis m’éloigna en vitesse de ces débiles, à la fois perturbée à l’idée que le colonel se coltine ce genre de soldat immature et choquée de l’absence de sérieux au milieu de tous ces corps sans vie.
De rage je me jetai dans une énième mêlée, profitant de la puissance de mes jambes mécaniques pour sauter, le genou bien en avant de la mâchoire d’un pirate pourtant déjà occupé à se battre avec quelqu’un d’autre, puis profiter de l’inertie pour atteindre son camarade, le saisir par le cou et le projeter par-dessus bord.
C’est là que je vis d’un coin de l’œil un groupe de malfrat parvenir à forcer la porte de bâtiment et s’engouffrer à l’intérieur. Le danger monta d’un niveau supplémentaire car s’il y avait beaucoup de pièces sans danger sous nos pieds, on y trouvait également la réserve de poudre et de munitions.

Ignorant le reste des ennemis je couru les rejoindre, et ce fut ma première véritable erreur, illustrée violemment par un choc brutal qui me propulsa loin derrière, contre un grand type aux cheveux blancs comme la neige.
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Alors qu'Aquila venait de demander au Colonel un moyen pour aller aider le navire de la Marine en proie aux pirates, pour les aider, un gamin brun se pointa avec une mouette sur une épaule. Sans même se présenter, il offrit une sucette au bretteur, qui accepta gentiment en le remerciant et en disant qu'un peu de sucres, ce ne lui ferait pas de mal. Regardant la mouette et adorant les animaux, Aquila approcha doucement sa main pour caresser sous le bec du volatile en lui disant qu'il était bien beau.

L'instant d'après, Shoga réquisitionna le navire d'un pêcheur du coin. Apparemment, le pêcheur et l'officier de la Marine avaient l'air de bien se connaître. Le Colonel et le garçon montèrent à bord du navire de pêche et Aquila fit de même lorsqu'il entendit les mots du renard.


"Je ne suis pas du genre à avoir besoin de protection, et j'ai horreur de l'injustice."

Alors qu'il venait de finir sa phrase, une immense silhouette fit son apparition. Un soldat de la Marine arriva sur le bateau. Aquila fut stupéfait par sa silhouette musclée. Sur le coup, il se disait que c'était le genre de gars qu'il ne fallait pas énerver. Mais lorsque son regard arriva au niveau de son visage, il ne put penser qu'une seule chose :

*Oh, merde !*

Le Marine en question était un Okama. Aquila en avait déjà vu sur Hinu Town, il y en a un peu partout, mais en général, Aquila les évitait, ou ne leur cherchait pas la merde. Pour la déconne, il les appelait les "m'sieur-dame". Une fois, il s'était même fait draguer par une bande d'Okama, mais il les avait vexés en disant qu'il préférait les VRAIES FEMMES ! Là où il était tranquille, c'était quand il se baladait avec Kensa.
Aquila reprit sa concentration lorsqu'il entendit Shoga énoncer son plan. Lorsqu'il sortit que le travelo devait s'occuper de la protection d'Aquila, ce dernier eut comme réflexe de serrer les fesses tellement fort qu'il aurait pu en casser des noix !
Après, le Colonel lui demanda comment il comptait se battre. Aquila esquissa un sourire et fit tourner ses lames dans ses mains et lui répondit :


"Bretteur, escrime mutoryu, ittoryu et nitoryu."

Shoga demanda au garçon de venir avec lui, puis ils disparurent tout les deux en un éclair, laissant le civil qu'il était, seul, avec un okama allaité aux stéroïdes. Ce dernier se mit à gonfler ses muscles, faisant craquer son uniforme de soldat et lui demanda si Aquila aimait les contes de fées, tout en essayant de le prendre dans ses bras.
Alors qu'Aquila allait lui répondre que oui, mais pas quand c'est lui qui joue la princesse, un boulet de canon coupa l'armoire à glace dans son élan d'étreinte. Aquila poussa un léger soupir, mais lorsque le boulet finit sa course dans le navire qui venait de les transporter, Shujin attrapa Aquila par le dos et bondit tellement fort qu'ils arrivèrent tous les deux sur le pont du navire de la Marine qui a percuté celui des pirates. Sur le coup, Aquila ne put penser qu'aux deux seules femmes qu'il a aimées véritablement :


*Maman, Kensa, pardon...*

Il y eut même une petite larme qui partit du coin de son œil pour finir dans l'air.

Une fois sur le navire, c'était le chaos. Shujin lâcha Aquila et commença à faire le ménage. Regardant le "m'sieur-dame" faire, il se dit que même s'il était bizarre, il était terriblement efficace !
Du coup, Aquila ne voulait pas perdre la face, surtout que le fait d'aborder le navire allié pour les aider, était une idée de lui. Ses deux sabres en main, Aquila partit dans le feu de l'action, entaillant jambes et bras, afin de mettre les pirates hors d'état de nuire, sans pour autant les tuer. Entre l'Okama et lui, on pouvait dire que ça faisait du vide. Seulement, à un moment, un homme se présenta au bretteur. Il était de taille normale, mais avait une allure de loubard mal léché. Le pire, c'était qu'il tenait le visage d'un soldat de la Marine et il le balança par-dessus bord. Ensuite, il s'adressa à Aquila :


Zéguéguéguégué, tu as l’air perdu, mon petit. Tu veux que je t’aide, non, je sais, je vais te crever, ça va aller mieux, ne t’en fais pas ! Le grand Curl s’occupe de toi.

L'ordure ! Ce genre de personne révulsait Aquila au plus haut point. Tuer pour tuer et en prendre du plaisir. L'enchaînement des derniers événements de la journée fit que le regard du bretteur changea. Il devint comme démoniaque. Et le fait d'avoir une raclure de la pire espèce sans foi, ni loi, en face de lui fit aussi apparaître une sorte d'aura qui entoura son corps. Bien évidemment, Aquila ne le voyait pas tellement son désir de rendre Justice était fort.

"Tu vas payer pour tes crimes, Curl."

Les deux hommes échangèrent des coups. Aquila essayait de les esquiver grâce à sa technique défensive "Ryusui", et le pirate essayait de faire de même face aux lames d'Aquila.
Après un échange rapide, les deux hommes prirent du recul pour reprendre leur souffle. Et tandis qu'Aquila était prêt à repartir au combat, une silhouette fine fut propulsée contre lui. Voyant que la personne faisait partie de la Marine, il décida de la rattraper pour ne pas qu'elle se blesse. Mais lorsque le soldat fut contre Aquila, ce dernier eut énormément de mal à la retenir. De plus, le soldat était une femme. La seule qu'il ne put comprendre, c'était comment une femme aussi fine pouvait être aussi lourde, même si elle était mignonne.

Voyant cela, Curl ordonna à ses sbires de foncer sur eux. N'ayant pas le temps de discuter avec la demoiselle, Aquila se mit à taillader les pirates tout en tournant autour de cette dernière. Le spectacle était tel qu'on aurait qu'ils étaient en train de danser. À chaque fois, Aquila sortit des mots comme "Excusez-moi !" ou "Attention !" ou encore "Pardon !"

Une fois qu'ils furent tous à terre, se plaignant de leurs blessures, Aquila tendit la main à la soldate et se présenta :


"Aquila Risenkaul, enchanté. Vous allez bien ?"

Pendant ce temps, Curl finissait ses propres soldats en disant qu'ils n'avaient pas besoin faible dans leur équipage...
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Shujin n’a aucun mal à vaincre tous les pirates qui s’opposent à lui, et il n’y va pas de main morte. Durant le combat, le peu de vêtements qu’il lui reste vole en éclats, et le voilà qui se retrouve cul nu devant la bande de forbans. Certains pirates se mettent à hurler en voyant les fessiers musclés du commandant, ce dernier saute dans les airs, puis il envoie une flopée de coups de poing sur une dizaine de pirates qui se font marteler comme des steaks sous le poids d’un marteau.

De son côté, le jeune Adjudant et l’épéiste écoutent Lucy les démolir, ensuite, elle part avant que le combat ne puisse commencer. Bobtail se lève de la pile de corps, et il dégaine son épée de son fourreau. Son flegme se fait ressentir, ses mouvements sont lents. Soma n’hésite pas à utiliser sa vitesse pour attaquer. Le Ninja et l’épéiste se percutent le Kunaï contre le Katana, un bras de fer original. Bobtail pare chacun coups du Ninja, le combat ne se déroule que dans un sens. Soma constate qu’ils sont du même force, ce genre d’affrontement est inutile. Le Shinobi saute en arrière, Bobtail se met à bâiller.

 Tu es fort… Mais… Baille*… Je veux te tuer… Après, je ferais une sieste.

Les deux guerriers se préparent à lancer leur attaque finale, car durant une bataille, ce n’est jamais bon de faire durer le combat. Bob baisse son sabre sur sa droite. Soma sort deux Shurikens explosifs, puis, il balance les deux projectiles au milieu de la zone qui le sépare de son adversaire. Les deux guerriers courent l’un vers l’autre. Les Shurikens explosent, créant une légère fumée qui englobe la zone, ce qui obstrue le champ de vision de Boby. L’adjudant sort de la fumée, ses lunettes de protection lui permettent de ne pas être affecté par sa propre technique, puis il envoie un coup de pied à une vitesse fulgurante ayant pour but de balayer l’ennemi. L’adversaire garde son calme, et il envoie son coup de Katana circulaire devant lui, juste avant que le coup de pied ne le percute. Même avec tout ce bruit de sabre qui s’entrechoque et les balles qui fusent qui retentissent dans la zone, le cri de l’adjudant se fait entendre par l’ouïe fine de son ami.

— Soma ?!

Shoga, qui est en plein combat contre Neko, réagit au quart de tour en envoyant un coup de poing dans le ventre du chat, celui-ci en a le souffle coupé. Il se met à genoux, laissant un filet de bave coulé de sa gueule, ses yeux sont révulsés. Il a du mal à garder connaissance, Shoga ne faisait que s’amuser avec le capitaine, mais lorsque la vie d’un de ses hommes est en jeu, il ne plaisante plus. Il regarde au loin, et il voit le corps de son adjudant gisant au sol, baignant dans une flaque de sang. Bobtail range son arme, ensuite, il part à la recherche de Lucy pour faire d’elle son esclave, qu’elle le veuille ou non.

— Bon, je vais la retrouver et la soumettre à mon désir et à ma volon… Qu’est-ce que c’est ?

À peine a-t-il eu le temps de faire deux pas, qu’un coup de patte venant du renard le percute, lui, et ses côtes. Le choc est tellement violent que le corps de Bobtail traverse le grand mât du bateau de la marine. Celui-ci va s’écraser sur le navire pirate, créant un pont pour les soldats de la marine. Les gars ne se font pas prier, puis ils envahissent le bateau de l’équipage du Vibrisse. La bataille devient de plus en plus sanglante, mais équilibrée. Un peu plus loin, le corps de Bobtail, qui a traversé le grand mât ainsi qu’une paroi du bateau, est en train de flotter sur la mer. Il est inconscient, en plus d’avoir une dizaine de côtés brisée. Le regard de Shoga est similaire à celui d’un fauve en colère, ses iris sont comparables à celle d’un loup prêt à mordre sa proie. Il ramasse Soma, celui-ci n’est pas mort, mais bel est bien blessé. Shoga voit rouge, mais avant de faire une bêtise, il ordonne d’une voix forte et autoritaire aux soldats de revenir sur leur bateau, c’est un ordre. La voix retentit, elle résonne dans la zone. Les marins reconnaissent le colonel, et ils obéissent. Les gars se replient, certains pirates les suivent. La majorité des criminels se trouvent sur le bateau adversaire. Les pirates pensent que la justice capitule, ce qui fait sourire Neko, après qu’il a repris ses esprits.

— Tu es moins idiot que je ne le pensais, tu préfères fuir en sauvant le plus d’hommes possible. Mais les traîtres dans ton genre, je ne leur fais aucune grâce !

— La ferme !!!

Dit-il d’une voix sèche. Neko grimace, il refuse qu’on lui parle ainsi.

— Comment oses-tu, sale… Oh, mais qu’est-ce que… ?!

Shoga se propulse dans les airs avec son Geppou, il est assez haut pour survoler la frégate de l’équipage du vibrisse. Il envoie un coup de griffe dans le vide, cinq lames d’airs se forment, et elles s’abattent à différents endroits sur le rafiot, tranchant au passage des pirates ainsi que le navire. Ce dernier est découpé en cinq morceaux, le voilà qu’il s’enfonce dans la mer de l’Est. À partir des débris, des plateformes se créer. En plus d’avoir éliminé pas mal d’ennemis, le renard a donné un avantage à la marine, en réduisant leur effectif et en permettant à la marine de combattre sur les plateformes… Ou de les bombarder avec leurs canons. Le colonel regarde Neko qui surgit de l’eau, ses mirettes sont injectées de sang, ce qui signifie qu’il est en colère. D’un bond félin, il saute sur le bateau adversaire. Il fait face à son ennemi, ce dernier confie son ami à quatre marins qui sont près de la zone de combat.

Techniques:
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L’homme jusqu’ici totalement inconnu n’avait rien d’un soldat, au contraire il aurait tout aussi bien pu être lui aussi un pirate, un autre de ces malfrats infames. Mais heureusement pour lui le coup m’avait suffisamment sonnée pour que je ne puisse pas réagir aussitôt et lui faire regretter, a lui aussi, d’être né. Une chance pour lui, et tout compte fait surtout pour moi, car il prit immédiatement ma défense alors que nous nous faisons encercler. Et sa technique aux sabres annonçait clairement la couleur, il n’était pas un amateur. Mais alors qui ?

« Aquila Risenkaul, enchanté. Vous allez bien ? » Répondit-il comme si mes pensées étaient inscrites sur mon front.
« Heu oui ça va, merci. Lieutenant Emerald, mais vous êtes qui, un civil ? Vous êtes au courant que vous n’avez rien à faire ici ? C’est un bataillon du gouvernement c’est dangereux pour … »

Le sifflement d’une balle passant tout proche de mes oreilles interrompit ce début de conversation. Qu’importe d’où puisse être la source il y avait devant nous un type au look extravagant et au regard particulièrement mauvais. Et derrière lui les quelques pirates prit pour cible avant ce désagrément en vinrent à faire céder les portes menant aux entrailles du navire. Sauf que courir tout droit revenait à se suicider, cet homme au sourire affreusement dérangeant ne me laisserait jamais passer tranquillement.
Il nous fallait un plan, et si possible solide malgré l’urgence de la situation. Cet Aquila savait de toute évidence manier les lames, qui qu’il puisse être son aide ne pouvait pas être négligée. Alors même si cela ne me plaisait nullement, nous manquions d’autres options :

« Il faut que vous l’occupiez juste assez longtemps pour que je puisse passer. C’est dans vos cordes ? Je veux dire, sans y laisser votre peau. Nous verrons plus tard les détails de votre présence ici. »

A plusieurs points de vu, c’était une honte de devoir compter sur un civil pour faire notre travail, alors qu’il nous revenait normalement à nous de les protéger. Mais compte tenu des cartes en main, nous n’avions pas beaucoup d’autres choix d’action. Il fallait arrêter ces brigands et ce pirate sans honneur ni respect pour ses propres compagnons ne nous laisserait pas agir tranquillement.
Je signifiai d’un hochement de tête au civil que j’étais prête, puis dès l’assaut lancé je profitai de l’action pour poursuivre ma route jusqu’aux portes enfoncées. Les coups pleuvaient aléatoirement autour de moi, des lames, des souffles de poudre encore fumante, des billes de plomb fusant à toute allure. Si bien je me jetai la tête la première dans l’escalier qui descendait aux étages inférieurs. La chute fut douloureuse, les galipettes entre les marches de bois et les balustrades n’eurent que bien peu d’effet, me faisant arriver en bas dans un fracas assourdissant, recroquevillée sur moi-même en protégeant ma tête avec mes bras de métal. Quel enfer.

« Tiens tiens, qu’avons-nous là ? » Fit une voix dans l’obscurité, tandis qu’un clic significatif se fit entendre précédent l’appui froid d’un fin tube de métal contre ma nuque. « Si tu bouges un pouce gamine, je te fais sauter la cervelle c’est clair ? Bon vous les trouvez ces barils ou merde ?! » Termina-t-il en s’adressant à d’autres.

Je comptai quatre voix différentes au total, dont deux plus lointaines, comme plus profondément enfouies dans le navire. Sans parvenir à lever les yeux pour ne serait-ce que voir celui qui me tenait en joue, il était possible d’obtenir plusieurs informations. Ils n’étaient pas organisés, ne connaissaient pas précisément les plans d’un bâtiment naval du gouvernement et il n’y avait pas de véritables leaders entre eux.
L’homme me tenant en joue m’attrapa brusquement les cheveux pour m’obliger à me remettre debout. Une occasion que je ne loupai pas pour me retourner brusquement, écarter son arme et lui enfoncer mon poing dans la mâchoire alors qu’il faisait feu dans le mur d’en face.
Le son tonitruant fit rapidement place au silence malgré le vacarme qui se déroulait au-dessus de nos têtes. Puis une voix demanda ce qu’il venait de se passer, si tout allait bien. Sans répondre je me servis de la direction du son pour rejoindre le propriétaire, camouflée dans l’obscurité. Il faudra d’ailleurs que je pense à demander à papa de m’ajouter une option nocturne sur mes globes oculaires.

Rapidement je me débarrassai du deuxième pirate, et continuai ma traque telle une ombre parmi les ombres. Ils avaient fini par trouver la dite salle, et à les entendre ils étaient bien plus nerveux que fébriles. Cela parlait qu’un Capitaine Neko, des pirates Vibrisses, qu’ils ne faisaient pas le poids contre le renard à la botte du gouvernement. Certainement le Colonel Shoga. Je les entendais rouler un tonneau puis donner un coup dedans, prétextant que c’était la seule solution pour ne pas finir en prison pour le restant de leurs jours.

« Et vous préférez mourir plutôt que passer quelques années derrière les barreaux ? » Demandai-je en m’avançant finalement à la lumière de leurs torches. Immédiatement ils levèrent tous deux leurs armes. « Réfléchissez bien, la prison on finit toujours par en sortir alors que la mort est définitive. Vous n’êtes que des sous-fifres, les peines ne seront pas monstrueuses pour vous, contrairement à votre capitaine. Du moins s’il survit au Colonel. » Aucun d’eux ne répliqua, le doute et la nervosité obscurcissaient leur esprit. « Laisser cette poudre tranquille, vous allez condamner autant de soldat que des vôtres dans cette initiative. Est-ce que cela en vaut vraiment la peine ? »

Encore une fois le silence régnait ici-bas, nous nous regardions tous les trois. Puis une explosion retentit à la surface, provoquant dans cette pièce la détonation qu’il fallait pour faire basculer la situation.

« Oui. » Répondit simplement l’un d’eux en jetant sa torche enflammée vers le baril ouvert de son comparse.

Les ressorts de mes jambes s’emballèrent brusquement, de quoi me faire surgir sur la trajectoire des flammes, non sans placer un genou au passage dans la joue du second pirate. Mes vêtements s’embrasèrent rapidement mais l’adrénaline m’offrit quelques très courtes secondes pour mettre fin à cette folie. L’étroitesse des lieux me permettaient de bondir dans tous les sens, de provoquer un bordel monstre mais surtout de mettre hors-jeu les deux malfrats sans que la précieuse poudre noire n’eut à subir la moindre flammèche.
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La personne qu'Aquila venait de rattraper et de défendre le temps qu'elle se remette debout, se nommait Lieutenant Emerald. Donc c'était une soldate de la Marine. Vu la situation, le bretteur se dit qu'il espérait que la Marine ne recrutait pas qu'à la gueule, sinon ils seraient tous mal. Mais en plus, c'était une vraie soldate, comme les autres dès qu'ils voyaient une personne civile leur prêter main-forte. Et "vous n'avez rien à faire là", et "c'est trop dangereux", et patati, et patata, et pour finir avec "si ma tante en avait, ça serait mon oncle". Mais qu'est-ce qu'ils sont chiants ceux-là quand ils s'y mettent. Jamais content ! Et le pire, c'est que juste après, elle vient me demander son aide pour faire diversion sur Curl pour qu'elle aille chasser ceux qui ont envahi le navire. Du grand n'importe quoi, cette lieutenante!
De toute façon, Aquila voulait en finir avec ce Curl. Non seulement parce que c'était un pirate, il avait attaqué son moyen de transport avec le reste des Vibrisses, mais en plus, ce salopard finissait ses camarades en prétextant que l'équipage n'a pas besoin de faibles. Du coup, peu importe ce que voulait faire Emerald, mais Curl était à lui !

Aquila et Curl foncèrent l'un sur l'autre. Les échanges du bretteur était plus violant que précédemment, mais ça ne suffisait pas. Aquila ne voulait pas le tuer, mais faire en sorte qu'il se repentît en connaissant la peur de la Mort. Les échanges continuèrent pendant quelques minutes. Personne n'osait les déranger tellement, c'était violent.
Puis, au bout d'un moment, beaucoup de soldats se mirent à retourner sur le navire où se trouver Aquila et Curl. La colère d'Aquila ne lui fit pas perdre sa concentration au combat, alors que Curl fut distrait sachant que pour lui, ceci n'était qu'un amusement. Voyant la faille, Aquila utilisa son Ryusui pour passer derrière son adversaire et se baissa pour lui trancher les tendons d'Achille.
Curl tomba au sol dans un cri de douleur. Il se mit à ramper vers Aquila en rageant qu'il allait le tuer. En réponse, le bretteur rangea ses sabres, lui balança un grand coup de pied dans le visage et lui dit :


"Le combat est terminé ! Maintenant, implore leurs pardons!"

Ne comprenant pas, Curl se mit à rire et répondit :

"Le pardon de qui ? Le tient ? Rien à foutre. Celui de la Marine ? Encore moins ! Je vous emmerde tous, c'est clair!"

N'écoutant pas sa réponse, Aquila se déplaça et ramassa quatre sabres, il en planta un dans chaque cuisse et dans chaque bras, mais de manière à ce que la pointe de chaque sabre finisse planter dans le bois du pont.
Ensuite, Aquila tira les corps dans des pirates que Curl avait tués et les plaça face à lui, en tas. Il les mit de manière à ce que chaque visage mort regarde le pirate. Ensuite, Aquila prit la tête de Curl par les cheveux et les lui fit regarder en lui disant :


"Non ! Leurs pardons à eux ! C'était tes hommes et tu les as trahis ! Mais vu ta cruauté, la mort serait un châtiment trop doux. Tu mérites de longues souffrances."

Le souci, c'était que Curl venait de péter le dernier plomb de sécurité de son âme. Entre la douleur de ses tendons coupés, les quatre épées plantées dans son corps, l'empêchant de bouger, où même le fait de respirer permettait aux différentes lames d'entailler légèrement son corps, additionné à la vue de ses camarades morts et aux menaces d'Aquila, lui firent perdre la raison, si bien qu'une odeur ammoniacale vint se porter au nez du bretteur. Curl venait tout bonnement de se pisser dessus. L'homme était devenu complètement fou. Il pleurait et riait en même temps. Son cas était irrécupérable. Voyant cela, Aquila sortit une de ses lames, la plaça au niveau de sa nuque et lui transperça la gorge de part en part, afin de mettre un terme à sa folie.


"Va en Enfer !"

Lorsqu'il se releva, Aquila vit que le navire pirate avait accéléré sa descente dans les abîmes d'East Blue, vu qu'il avait été brisé en plusieurs morceaux. Cherchant ce qui aurait pu détruire le navire, Aquila leva les yeux et vit le Colonel Shoga dans les airs, avec un regard des plus colériques.

"Balèze, le renard !" S'exclama-t-il, admiratif de la puissance de l'officier.

Puis, il courut vers Shoga qui faisait face au capitaine ennemi, en continuant de mettre hors d'état de nuire les pirates qu'il croisait. Ce combat n'était pas celui du bretteur. C'était un duel entre deux hommes et ça se respectait. Par contre, ce que pouvait faire Aquila, c'était de faire en sorte que personne ne les gêne...
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Shoga esquive aisément les coups de patte meurtriers du chat, et il n’a aucun mal à le faire. Neko fait preuve d’une vitesse fulgurante ainsi que d’une précision déconcertante, chaque coup qu’ils donnent vise un organe vital. Ses griffes sont si coupantes qu’elle rendrait vert de jalousie une lame de rasoir. Shoga utilise simplement le Kami-e, son corps est donc intouchable quand il se tord dans tous les sens. C’est un déchaînement de griffe, une pluie qui s’abat sur le renard. Le plus étonnant, c’est que le capitaine ne reste pas sur place, car il tourne autour de son adversaire si vite, que seuls les initiés peuvent apercevoir ses mouvements.

— Ma danse du chat te plaît ?!

— Bof, j’ai déjà vu mieux.

Shoga provoque son adversaire, mais en même temps, ce n’est pas une provocation, mais un fait, il a déjà vu mieux comme technique. Le jeune civil se place devant le combat, il se bat donc avec les pirates qui veulent prêter main-forte à leur capitaine. Ce dernier grogne, le voilà seul. Shujin fait son arrivée, il s’approche d’Aquila.

— Oh, tu es encore en vie, mon chou ?

Il regarde son ami se battre contre un chat.

— Le colonel va gagner, les mouvements du chat sont trop prévisibles. Il est rapide, mais il se répète dans sa coordination.

Shujin regarde une fois de plus son nouvel ami.

— Dis, tu veux voir mes fesses ?

Dit-il en faisant exploser ses vêtements, en contractant ses muscles, même son slip explose. Il prend sa pose de culturiste en joignant ses mains vers son pubis, et en contractant le tout… Ce qui épargne au civil la vue de son pénis. Il se tourne soudainement pour faire montrer à Aquila et aux autres hommes ses fesses. Des marins et des pirates se mettent à hurler comme des filles, voir ce fessier est terrifiant, il n’est fait que de muscle.

— Alors, comment tu les trouves ?

Neko remarque Shujin, et il ralentit sa vitesse deux secondes parce qu’il n’arrive pas à croire ce qu’il est en train de voir. Il est perplexe, Shoga lui envoie un revers de la main dans le visage, le chat pleure, puis s’écrase au sol. Il a la tête qui tourne et perd connaissance.

— Ça, c’est pour Soma.

Le colonel regarde Shujin, le commandant regarde Shoga.

— Tu as pris du muscle depuis la semaine dernière, bravo. Soma a été blessé, remet tes frusques et suis-moi. Toi aussi, Aquila, viens avec moi. Le capitaine et son navire, n’étant plus en état, laissons une dernière chance aux pirates de se livrer prisonnie… Oh, c’est déjà fait.

Devant Shoga, Shujin, et le jeune Aquila se trouve la vingtaine de pirates à genoux en train de tendre leurs mains devant eux pour qu’ils aillent en prison. La bataille est donc finie, Shoga ordonne au navigateur de se diriger vers Orange pour que les pirates soient mis dans les geôles, le temps qu’un navire-prison vienne les récupérer. Shoga demande à un des marins qui a évacué Soma de lui décrire l’état de son ami.

— Il n’est pas en danger, nous l’avons soigné à temps, les premiers soins lui ont permis d’éviter une infection. Je pense qu’il aura besoin de deux jours de repos avant qu’il ne puisse reprendre le travail, il est solide. Le médecin a fait de son mieux, ne vous en faites pas.

Le colonel est soulagé, et il remercie le marin. Shoga demande à ce marin de lui amener l’officier le plus gradé sur le navire qui est encore en état, il s’agit évidemment de la lieutenante Lucy Emerald, Shoga l’attend avec impatience pour lui confier le navire et la responsabilité des prisonniers, ainsi que les marins de son unité, le temps que son supérieur se remet sur pied. Les survivants pirates sont ramenés sur le bateau, Bobtail est mort, le coup de pied de Shoga lui a brisé la case thoracique, et le grand mât qu'il a traversé a réduit ses os en miette. Il est déposé sur le corps de Curl, un tas de cadavres est empilé au bout du bateau, ce sont ceux des forbans, les corps de marins sont posés dans la cale.
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Un temps galvanisée par le combat dans un espace aussi étroit et obscur, où seule la lueur de la torche des pirates couchée au sol apportait un semblant de lumière, je reprenais lentement mon souffle par de longues et lentes respirations. Là où seul le bruissement des vagues contre le robuste bois de la coque venait habituellement occuper l’espace sonore s’ajoutait à présent les gémissements plaintifs de ce duo hors-la-loi recroquevillé contre le plancher. Ils regrettaient peut-être finalement de ne pas avoir perdu la vie dans cette ultime altercation, car ce qui les attendait prochainement dans les geôles gouvernementales n’allaient pas être une partie de plaisir. Mais ils devaient s’en douter en rejoignant ce camp, ils devaient savoir ce qu’ils risquaient à se dresser en travers de la loi.

Un nouveau son fit soudainement son entrée dans la calle du navire. Immédiatement je mis à la main à la poche pour faire cesser le son stridant du vieux dendenmushi que mes parents m’avaient offert, pour m’apercevoir qu’une partie de ma tenue était partie en fumée durant le combat. Le pauvre escargot couché au sol vibra de tout son être cette sonnerie infâme et fatiguée jusqu’à enfin être récupéré.
Une voix bien connue retentissait depuis l’autre combiné. Mon supérieur et mentor appelait depuis Shell Town avec une nouvelle aussi curieuse que soudaine. Un ordre de revenir finalement en vitesse pour rejoindre un futur équipage.

« Monsieur, plusieurs marins sont grièvement blessés et suite à une brusque altercation nous avons plusieurs pirates à incarcérer. »
« Amenez-les aussi ils seront juger sur place. Faites savoir au Colonel Shoga le changement des ressources militaires. Terminé. » Ordonna la voix éternellement enrouée du chef.

Les mâchoires serrées, la main sur la joue à réfléchir sur la meilleure manière de réaliser ce contrordre au mieux. L’un des pirates blessés tenta un début d’évasion mais fut aussitôt arrêter d’un violant coup dans les genoux.

« Personne ne t’a donner l’autorisation de partir. Maintenant debout, tous les deux, on remonte rejoindre vos camarades. »

Je vous la fais courte chères lectrices et lecteurs, tous les pirates s’étant engouffrés dans le navire rejoignirent sur le pont dans un sale état, silencieux et peu enclin à se prendre une nouvelle rouste.

« Colonel Shoga. » Annonçai-je en le rejoignant, ravie mine de rien qu’il ne soit pas blessé. « Je viens de recevoir un contrordre de la part de mon supérieur. Avec votre permission je remporte tous ces malfaisants ainsi que les blessés à Shell Town, les premiers y seront jugés et les seconds soignés. Navrée de pas avoir pu vous être plus utile Colonel. »

Je m’inclinai respectueusement avant de prendre le temps d’analyser la situation et les forces qu’il nous restait. Beaucoup de pertes mine de rien, de blessés plus ou moins grave mais heureusement toujours suffisamment de marins pour permettre de reprendre la mer.
Il fallut tout de même une bonne heure pour peaufiner les détails, raccompagner les soldats locaux ainsi que le Colonel lui-même et ce civil nommé Aquila. Dommage hélas, je l’aurais bien interrogée moi-même concernant ses compétences et sa présence au milieu de ce bordel. Heureusement que le monde est petit, nous aurons très certainement une autre occasion de se croiser.

Une dernière salutation à tout ce beau monde, les prisonniers enfermés en fond de cale, les blessés sur leur civière et le reste sur le pont, nous reprenions la mer direction Shell Town, quitte à nous demander si cette sortie avait réellement servie à quelque chose.
Au moins un civil et son équipage avait été sauvé !
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Alors qu'Aquila se battait pour que le duel de Shoga se passe au mieux, il fut rejoint par Shujin, qui commença à faire de même, tout en demandant à Aquila s'il était toujours en vie. Aquila lui répondit :

"Pour l'instant ! Mais je suis content de te voir en vie aussi !"

En effet, même si c'était un okama et qu'Aquila préférait éviter ce genre de personnes, Shujin était une personne qui avait une "belle" âme. Disons que c'est une personne un peu trop expressive à montrer son affection...
Ensuite, il regarda Shoga et prédit que la victoire de son Colonel était sûre, ce qui étonna le bretteur. Mais comme ils se connaissaient bien, Shujin savait d'avance le résultat du duel. Mais le pire, c'est quand le gant de muscle sortit au pauvre civil qu'était Aquila s'il voulait voir ses fesses. Aquila n'eut même pas le temps de répondre que le "monsieur-dame" prit une pose de culturisme, et contracta ses muscles, déchirant ainsi ses vêtements et se retrouvant à poil devant Aquila et le reste des pirates.
Ces derniers, les pauvres, en voyant le spectacle, furent tellement choqués par la vue qu'ils s'évanouirent de peur. Aquila était tellement fatigué, qu'un truc de plus ou de moins, ça ne lui faisait plus rien. Mais pour ne pas vexer son "ami", le bretteur esquissa un sourire et de sa main droite, il leva son pouce en disant :


"Bien joué !"

Et lorsqu'il se tourna pour regarder Shoga (tout en surveillant du coin de l'œil Shujin, il ne faut pas déconner, non plus), il le vit en train de mettre une mandale hors du commun au capitaine-félin, qui alla s'écraser tout simplement au sol. Mais le pire, c'était que le Colonel se mit à complimenter Shujin comme si le combat qu'il venait de faire n'était qu'une broutille.
Voyant ça, et avec la fatigue accumulée, Aquila eut un vertige et se retrouva à genoux. Aussitôt, il leva la main en disant à Shujin et Shoga que ce n'était qu'un peu de fatigue. Il fallait dire que subir une attaque pirate, essayer de sauver les passagers en atteignant une île, et aller poutrer les dits pirates, ça pouvait faire beaucoup en une journée !

Alors qu'Aquila prenait deux minutes de repos. La lieutenante Emerald refit son apparition avec quelques pirates de plus. Elle sortit à Shoga que son chef l'avait rappelé pour le QG de Shell Town, et qu'elle devait repartir avec le navire.
C'était dommage qu'elle dût déjà repartir, mais les ordres sont les ordres, c'est l'un des problèmes de la Marine, pour Aquila. Il aurait bien aimé pouvoir discuter avec elle, histoire de faire plus ample connaissance. Mais bon, ainsi allait la vie et il n'était pas impossible qu'ils se recroisent dans ce vaste monde.
Avant de partir, elle déposa tout le beau monde d'Orange Town sur les quais de l'île, puis partit pour sa future mission. Au passage, Emerald fit une dernière salutation ce à quoi Aquila, qui avait les bras croisés, lui répondit en levant les doigts d'une main.

Ensuite, Aquila se tourna vers le Colonel et lui dit :


"Colonel, je vous remercie pour toute l'aide que vous nous avez fournie. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, je pense qu'il faudrait que j'aille dans un hôpital ou dans un dispensaire. Pouvez-vous m'indiquer la direction, s'il vous plaît ?"

Aquila allait enfin pouvoir se reposer... Ou pas !
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Shoga entend les ordres du supérieur de Lucy, son ouïe de Minks est comparable à celle d’un canidé, ce n’est pas étonnant qu’il entende ce qu’un humain ne peut entendre. Le lieutenant lui fait son rapport, comme quoi, elle doit partir pour Shell Town avec les prisonniers et les blessés. Le colonel pourrait prendre l’autorité sur cette affaire, étant sur son territoire et comme supérieur, il pourrait. Mais il ne le fait pas, pour la bonne raison que ce serait manqué de respect à Lucy, car elle n’aurait pas son mot à dire.

 Je vous comprends, je suis aussi un officier, et mon supérieur me donne des ordres. Si vous le permettez, je vais chercher mon homme qui est à l’infirmerie, ce sera bête que vous partiez avec lui.

Shujin fait des poses de culturistes derrière, pauvre Aquila. Lorsqu’Aquila tombe de fatigue, c’est au commandant de le rattraper, ses bras musclés le serrent intensément.

— Peut-être qu’en lui donnant un baiser sur la bouche, ça le réveillera, comme dans les contes de fées ?

Mais il s’avère que le civil n’est pas inconscient, ce qui peine le travelo. Shoga va donc chercher Soma, qui est en meilleur état, le voilà avec des bandages autour de son torse. Le fameux Pigeon de Soma revient se poser sur son épaule, avant de faire caca sur le nez du capitaine Minks.

 Guiguigugigui (traduction : le combat fut rude, nous avons perdu beaucoup d’hommes, mais nous avons gagné en honneur). Les fesses de cet Okama me perturbent, je crois qu’il me provoque. Je n’ai pas fui, non, monsieur, j’ai juste attendu que l’ennemi soit à terre pour lui porter le coup fatal.) !

Robert le pigeon est un être courageux, mais un peu trop vantard. Une fois déposés sur les quais, les trois marins se regardent puis, ils regardent Aquila dit au revoir à Lucy. Le civil demande où se trouve un hôpital, Shujin (qui est habillé avec le Kimono de Shoga, ce dernier lui offrit avec générosité), s’approche de l’épéiste.

— Tu peux venir dans notre base, je vais te soigner personnellement, à gros coup de seringue.

Shoga ne comprend pas.

— Shujin n’est pas médecin, à moins qu’il ne me l’ait pas dit.

Soma se pose une question.

— Pourquoi une seringue ?

Robert a compris, alors qu’il fait sa toilette. Le colonel propose de venir à l’infirmerie de la base, ou il peut le conduire jusqu’aux surviv de son équipage à l’hôpital.

— L’hôpital se trouve derrière la boucherie, juste avant la boulangerie. Sinon, vous pouvez venir avec nous, vous serez pris en charge par un médecin de la base. C’est vous qui décidez, mais sachez que si vous venez avec nous, il n’est pas impossible que nous mangions ensemble… J’ai envie d’un Milkshake, pas vous ?

Soma retrouve soudainement ses forces.

— Un Milkshake, je peux prendre ce que je veux ? Il faut aussi que je demande à Arsène de me prêter Yubashiri, je veux trancher des melons !

Shujin contracte ses muscles.

— C’est parti, colonel d’amour ! J'espère qu'on croisera Anima.

Le colonel sourcille.

— On va passer à la base avant, parce que Soma aura besoin d’un nouveau bandage. Et toi, Shujin, de nouveaux vêtements.

La marine repart vers la base, triomphante, victorieuse, les fesses à l’air pour Shujin, qui a mis le Kimino à l’envers pour cacher le devant. Le pêcheur a qui la marine a empreinte sa barque la retrouve, il en a les larmes aux yeux.
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