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La griffe

Farore avait clairement pris de l’avance. Il faut dire que sa capacité à voler lui permettait d’emprunter des raccourcis non négligeables, ainsi donc elle s’était mise en position sur ordre de Costa et avait bien pris le temps d’étudier la zone en effectuant des aller retour en vol circulaire, cette méthode qu’elle venait d’élaborer lui semblait être la plus logique et lui offrait ainsi une vue parfaite sur ce qui pouvait se tramer plus bas.

Ni le Commodore, ni elle, ni Costa ne savaient réellement quoi chercher si ce n’est un groupe de pirate résolu à piller les lieux comme ils ont pu le faire au port. Elle s’évertuait à chercher mais rien n’y fait, la piraterie avait tout bonnement disparu et ce même si elle observait avec assiduité les hautes-terres. Tout à fait sûre de louper un détail crucial, elle effectue une énieme fois son vol de reconnaissance mais la fatigue dans les ailes se fait sentir peu à peu.

Elle avait eu raison de se fier à son instinct puisque ce dernier recours à la reconnaissance lui permet d’apercevoir un feu naissant non loin d’une petite ville.

« Je les ai repérés. »

Annonce t’elle avec difficulté sur son Denden. Afin de faciliter sa localisation, Farore se place au-dessus de la ville et laisse exploser des flammes bleues afin d’être le plus visible possible. Le feu redouble d’intensité et elle espère que bientôt la Marine et le Gouvernement viendront en aide. Cependant, si ils peuvent la voir, les pirates aussi. Et ces derniers ne manquent d’ailleurs pas s’ouvrir le feu sur Farore avec leurs hallebardes et autres fusils. Une balle traverse de part en part Farore qui se sent mourir. Mais un événement insolite dont elle ne connaissait pas l’existence se produit. Les flammes bleues viennent saper la blessure et coterise aussitôt le tissu. Les pirates en contre-bas n’en reviennent pas et Farore non plus, le fruit du phénix était donc si surprenant ?

Elle effectue un vol plongé pour foncer vers le premier groupe qui a fait feu. Au dernier moment, elle ralentit, transformant sa vitesse en puissance elle bat des ailes, créants des lames d’air enflammées qui viennent pourfendre l’adversité dans des cris de douleurs déchirantes et immondes. Elle se pose non loin des corps avant de rester sur ses gardes, seule, elle ne pourrait pas grand-chose mais la ville fortifiée semblait bel et bien prise d’assaut pas une force démesurée.
    Farore venait de repérer les pirates, se postant au-dessus de la ville en faisant jaillir des flammes pour qu'ils la repèrent. Très bien mais ça allait sans doute dans les deux sens. Allait-elle pas se faire canarder? Pas impossible. Ils devaient presser le pas. Et c'est pour cela que Costa et la Marine avançaient bon train pendant qu'il essayait de discuter un peu avec l'homme-poil.

    - Dites, vous auriez pas un rasoir sur votre navire? Ca fait quelques jours que j'essaie d'me faire tomber les poils mais pas moyen de trouver une lame potable. Franchement... Qui aurait cru qu'aucun bonhomme sur notre navire n'utilise de Vil Kinson hein? C'est dingue tout de même. Vous aimez le golf?

    Costa tentait de briser la glace avec celui qui, il le sentait bien venir comme ça, risquait d'être leur leader le temps de la mission. Bosser avec la Marine ne le dérangeait pas tant que ceux-ci savaient se tenir. Après vu le pelage de c'lui-là, il devrait faire quelques concessions. Du moment qu'il ne reniflait pas le fiac des membres de son équipage, Costa saurait où s'en tenir. M'enfin ils n'en étaient pas encore là. Autant lui lustrer le poil tant qu'il ne se doutait pas de la suite de l'histoire. Peut-être qu'il était barbant avec toutes ses histoires.

    - La recette des lasagnes? Vous savez faire une béchamel? Oui voilà un peu de muscade. Vous badigeonnez le fond du plat avec et pis hop, une couche de lasagnes, une couche de viande hachée avec la belle sauce rouge aux oignons et aux herbes, une couche de lasagnes. Béchamel et on alterne. Bien sur on finit par la béch' et on recouvre de râpé. L'idée c'est que le dessus soit bien gratiné. Vous voulez la recette? J'vous la filerai.

    BOUM. Le coeur de Costa venait de faire un bon tandis qu'il voyait Farore descendre au sol à une vitesse folle. Dans une masse de pirates en train d'assiéger une ville en fait. Ah. Ils étaient peut-être plus nombreux que prévu alors. N'écoutant que son cœ... courage, Costa déclama:

    - Le devoir m'appelle. On se revoit tout à l'heure...

    Aussi empoigna-t-il fermement son club et fonça avec l'avant-garde de Marine dans la mêlée. Il fallait qu'il retrouve Farore dans ce joli bordel. Il pensait l'avoir trouvé quand une grande lame envoya valser des Marines dans tous les sens, les lacérant dans un joli splash bien gore.

    - MA MAMAN ELLE DIT QUE JE SUIS DOUX ! MES CHEVEUX SONT DOUX !

    Face à Costa, un colosse gigantesque. Mais genre plus que lui. Genre deux mètres. Puis gros. Avec des bras bien mastocs. Et une GROOOOOSSE EPEE. Aussi chevalier qu'il soit, Costa sait flairer le danger. N'écoutant que son courage, il regarde autour de lui et dit:

    - Euh... Les gars?

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    La traque pouvait enfin commencer.

    Il y avait un truc pour lequel j'étais doué étant gosse, c'était bien la traque de pirate dans mon Logue Town natal. En même temps, quel pire enfer pour un orphelin voyant sa sœur de rue se faire tuer devant lui de la main d'une de ces merdes humaines ? Dans la ville où le premier grand Roi des Pirates est né et exécuté, ramenant depuis, bientôt deux cents ans tous les fanatiques du monde pour des visites touristiques. Alors ne pouvant quitter cette île de malheur, je me suis spécialisé dans la traque et dans le meurtre de pirate souhaitant fouler les pavés du plus célèbre échafaud du monde. C'est ainsi que je suis devenu Marine.

    Mais désormais, grâce au fruit de démon que j'ai volontairement bouffé, j'me retrouve avec le summum des capacités du traqueur. Ça en devient presque trop facile et pas assez amusant. Oh si quoi que. Plus je trouve ma proie facilement, plus je peux passer de temps à jouer avec elle. Plutôt agréable en fin de compte. Même si au même moment où je pense déchiqueter un nombre incalculable de pirate, l'autre tête de piaf me raconte sa vie à tous les niveaux.

    Des rasoirs, des poils, des lasagnes. J'sais pas trop de quoi il me parle mais j'fais semblant d'écouter; j'acquiesce dans son sens et reste concentré sur mon objectif. Pourquoi je dois me l'coltiner au fait ? Yume et les autres m'ont laissé en tête de peloton avec cet animal tandis que son acolyte l'emplumée à flammes s'est empressé de s'envoler au-dessus de nous pour sillonner les environs. Certes, elle nous aide à repérer facilement et plus précisément que moi l'ennemi, mais le fin mot de cette histoire, c'est que je me tape l'autre fou furieux. Quel enfer.

    L'air ambiant se réchauffe alors que l'on quitte le port pour s'enfoncer un peu plus dans les montagnes des Pythons; il semblerait que l'on approche d'un campement. Et au même moment, des pétarades résonnent dans le ciel faisant tomber la belle bleue au fin fond de la forêt voisine, proche des tirs. Pas bon. Pas bon du tout. Si, en plus d'arriver durant l'attaque de pirate, j'endosse la mort de deux types du gouvernement, ça va pas le faire. Je risque de passer une mauvaise journée à mon retour au quartier général. Pas que je serais contre une punition de la part de l'amirale Kenora, mais quand même. Les bonnes doivent être dégustées avec modération.

    L'urgence est totale. Laissant le reste des troupes derrière moi, je me hâte vers c'qui semble être le parfait regroupement de vilain pas beau qu'on s'efforce de traquer. C'est alors que le bordel commença. J'aperçois la plume bleue au fond, disparaissant dans un nuage de fumée, très vite rattrapée par un groupe ennemi. Et au milieu de tout ça, mes hommes face au poulet se faisant éjecter dans tous les sens à coup de lame bien énervée. Semblerait que l'unité de repérage se soit faite totalement zigouillée par l'énorme bestiau se trouvant alors face à Costa. Où je vais trouver d'autre type à former moi dans tout ça ? Putain.

    Dans sa folie la plus contemplative, la brute épaisse empoigne son bisento avant de l'abattre sur l'agent gouvernemental. Et semblerait qu'à part faire preuve d'une langue bien aiguisée, il ne se risque pas au combat lorsqu'il sent que l'adversaire est menaçant. Personnellement, ce genre d'ennemi m'excite. Va savoir. D'un geppou puissant et rapide, additionné à un soru abrupt, j'apparais devant l'homme au masque en empoignant à mon tour mon kanabo afin de contrer la lame de l'ennemie.

    Je souris alors enfin à Costa, trouvant la situation plutôt cocasse.

    - On dirait qu'on veut pas s'faire plumer trop vite. Hein poulet ? Héhéhé

    Prenant appui de sa lame contre ma masse en acier, je profite d'une contre-force pour envoyer valser l'animal grâce à une puissante inouïe quelques mètres plus loin, histoire de souffler un peu.

    - L'agent Farore est un peu plus loin derrière ses habitations. Va lui porter ton aide, elle en aura bien besoin. Quelques pirates sont allés là où elle s'est échouée. Quant à moi ... Je m'occupe de celui-ci. dis-je d'un air excité, laissant un sourire féroce et affamé habiller mon visage.

    - Tu dois être le capitaine au vu de ta taille unique entre tous ces hommes ridicules.
    - TROLOLOLOLO ! Je suis CailleDoux ! L'homme aux cent bêtes !
    - C'est bien mais j'en ai rien à foutre !
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    Farore n’avait pas entendu les différentes conversations de ses pairs ni entendus l’arrivée de Caille Doux. Elle avait prit d’assaut le cœur de la ville et comptait démontré tous ses talents afin que l’agent Costa daigne bien vouloir lui ôter ce ridicule statut d’agent en formation. Qu’elle doive apprendre la culture administrative de l’institution passe encore, mais la mettre en « formation » et douter ainsi de ses compétences, c’est autre chose ça oui.

    Les corps fumants cessent de se tortiller, il n’est pas toujours possible d’arrêter tout le monde, mais Farore, avant d’avancer plus, décide de parler à haute et intelligible voix.

    « Mesdames et messieurs les pirates qui sévissent dans cette ville. Je suis un représentant du gouvernement mondial. Selon l’article 8 du code pénal en vigueur sur les îles affiliées au Gouvernement mondial : Tout acte de piraterie sera sévèrement réprimé par une peine de prison. Si l’individu échappe à la justice, une prime lui sera infligé à la hauteur de son méfait. Si l’individu ne se rend pas, l’agent est autorisé à utiliser la force létale. Je vous laisse trente secondes pour déposer les armes devant moi. »

    Une vingtaine de voix se mettent à rire en même temps devant le laïus soporifique infligé par Farore. Côté pirate, les rires s’accentuent plus le temps passent. Elle place ses mains dans son dos, patiente.
    Un colosse pirate s’approche d’elle, une gigantesque lance en main, il lève le bras et s’apprête à frapper mais Farore a déjà disparue. Elle a utilisé son Soru fraîchement appris sur l’île aux éveillés pour passer derrière l’adversaire. Concentrant d’avantage sa forme hybride, son bras se transforme en une aile bleutée, elle utilise le shigan avec son aile, perforant de part en part son ennemi qui baigne dans une marée de sang. Satisfaite de l’avancée de ses pouvoirs, elle laisse claqué ses talons pour s’avancer davantage dans la rue. Des coups de feu partent de part et d’autres, des tirs grossiers, de barrages, et d’autres plus précis qui font mouches ou non sur le corps de Farore. Elle reçoit des dizaines de munitions dans son corps et à chaque fois, les flammes bleues viennent lécher les plaies pour les refermer aussitôt. Farore esquisse un sourire dévoilant une rangée de dents blanches et carnassières. S’il est possible de se soigner de la sorte, il est peut-être possible de propulser des flammes pour soigner ses alliées ? Farore utilise ses pieds, les transformants en épaisses serres. Le rankyaku déferle depuis ses pieds enflammés bien réel, celui de son fire Heart. Les lames enflammées s’entrechoquent contre les bâtiments y mettent instantanément le feu. Certains édifices ne parviennent pas à encaisser les coups et s’effondrent partiellement par endroit.
    Satisfaite de son ménage, Farore s’envole afin d’évaluer la situation.

    Plus bas, le Commodore et Costa semble dans une posture fâcheuse contre un ennemi de taille. Au sens propre comme au sens figuré. Depuis les airs, elle peut observer les mouvements ennemis qui convergent vers leur chef. Il faut réaliser une diversion suffisante pour que Costa et le Chien fou puissent prendre l’initiative du combat. Farore prend davantage de hauteur avant de s’aligner sur le Commodore, de là, elle effectue un piquet pour voler en rase-mottes avant de laisser ses flammes bleues se disperser autour d’elle. Non seulement la lueur est intense et attire toute l’attention, mais le feu azur se dépose sur les soldats de la marine fraîchement blessés, les régénérants peu à peu de leurs blessures. Elle fait front à vive allure devant Caille-doux. Ce dernier réalise un saut impeccable pour éviter Farore avant qu’elle ne braque vers la droite pour reprendre de l’altitude.

    La diversion devrait permettre au Commodore d’ouvrir le combat tout en ayant l’ascendant. Farore se pose au carrefour où convergent les forces du capitaine pirate afin de faire un barrage et retenir les masses pour laisser le commodore en duel.

    Il faut désormais faire preuve de retenue, non seulement pour préserver les habitats des civils mais aussi pour s’économiser sur la durée. La petite manœuvre de Farore l’avait subitement fatiguée. Une fatigue légère mais suffisante pour être prise en compte.
      La première chose qui frappa Skrik, au-delà du chaos qui sévissait à présent, au-delà du fracas assourdissants de l’acier contre l’acier et même au-delà des boulets de canon qui fusaient tout autour de lui menaçants de lui arracher un membre à chaque instant, ce fut l’odeur qu’un vent chaud et sec apportait jusqu’à lui. Encombrée de poussière et de poudre, il y avait cette odeur, l’odeur caractéristique de la chaire brûlée. Une odeur qui le ramenait à sa première rencontre avec l’Agent Cochon : Farore S. Corsandre et ses flammes du phœnix. Aussi écœurante puisse-t-elle être, cette odeur était aussi celle de la guerre et aujourd’hui, pour Skrik, la guerre était la seule hygiène du monde. Son seul remède. C’était peut-être également son plus grand poison, mais l’heure n’était pas aux réflexions philosophiques. Non, l’heure était au sang.

        Patiemment, il avait attendu que le Gouvernement lui envoya de l’aide. Les jours s’ajoutant aux jours et  les nuits privées de sommeil empêchèrent Skrik d’en tenir le compte. Il avait pour mission de saboter l'opposition en prévision d’une attaque de plus grande envergure. Alors l’agent s’était exécuté, sans broncher. Employant des tactiques de guérilla, opérant pendant la nuit et disparaissant avant qu’on ne le remarque, Skrik avait lentement et sûrement sapé les forces adverses qui ne pouvait que redouter que frappe à nouveau le mystérieux croque-mitaine des Pythons Rocheux. S’il ne pouvait dormir tranquille, alors nul ne le pourrait, se consolait l’agent du Cipher Pole. Il s’amusait de leur peur, cultivait leur paranoïa et multipliait les prises de risques au mépris de sa propre sécurité, galvanisé par un sentiment d’impunité.

        Cela ne pouvait durer éternellement, bien sûr. Par une nuit de pleine lune, claire et sans l’ombre d’un nuage pour le cacher de ses rayons diaphanes, Skrik avait été capturé alors qu’il tentait d’empoisonner les réserves d’eau des pirates qui avaient formé un campement au cœur de la forêt. Cet excès de confiance lui avait coûté cher, très cher. Entre les mains ennemies, il devenait une source de renseignements qu’on pouvait extraire en le pressant comme un fruit. Sa formation, bien sûr, l’avait préparé à supporter la torture, les privations et les coups. Et bien sûr, il ne pipa mot. Skrik était suffisamment vexé de se retrouver en pareille position, il s’agissait à présent d’une question d’honneur que de protéger la mission.  

        Jusqu’à cette nuit où ils arrivèrent. Il vit d’abord Farore, qui était difficile à manquer dans le ciel nocturne. Déchirant la voûte céleste comme une boule de feu infernale, elle était magnifique. Puis, ce fut au tour de son ami l’Agent Poulet, lui aussi reconnaissable entre mile pour des raisons évidentes. Pris au piège dans sa cellule, Skrik ne pouvait rejoindre son camarade dans la bataille, mais il n’était pas inquiet pour ce dernier. Un autre homme qu’il ne reconnaissait pas était présent, un homme à l’air pas commode, mais qui n’était pas, contrairement à eux, un membre du CP. Du moins, pas à sa connaissance. Il avait quelque chose de canin dans son apparence, aussi Skrik l’affubla temporairement du surnom d’Agent Chien.

        Il y avait cependant une autre urgence que celle de l’identité de l’homme. Les flammes bleutées de l’Agent Cochon avait touché le camp où Skrik était retenu, et ses sinistres langues louvoyaient vers sa cellule. Skrik, s’il ne voulait pas finir en rôti, devait s’en libérer rapidement. La Providence, une fois n’est pas coutume, lui vint en aide sous la forme d’un sanglier terrorisé et partiellement cuit qui dans sa course folle pulvérisa comme un fétu de paille les barreaux qui le maintenait captif dans ce four. En sueur, Skrik ne pouvait pas s’offrir le luxe d’un soulagement. Il était toujours encerclé par des ennemis supérieurs en nombres et en armes. Saisissant d’une main une cuisse de poulet et de l’autre son harpon confisqué plus tôt, il se lança à corps perdu dans la bataille.

        S
      urpris par la présence d’un prisonnier en liberté, trois pirates rencontrèrent plus tôt que prévu leur fatale destiné. Vêtu de haillons, couvert de son sang et de celui de ses ennemis et arrachant comme une bête sauvage des morceaux de poulet, Skrik avait tout d’une apparition diabolique, digne du croque-mitaine qui terrorisait encore les pirates, il y a peu. S’étant lancé sur les traces de son comparse à tête de volaille, Skrik traversait le champ de bataille comme s’il était dans son élément, comme un poisson dans l’eau. Par chance, Carnaval Cruise laissait derrière lui une piste très nettement reconnaissable : son arme fétiche laissant des traces identifiables entre toutes. Et à en juger par les cris, il s’en rapprochait.

      - Eeeeeeh !!! Laissmoi jouer aussi !
        Costa venait de manquer de finir en tenders sauce rouge. Heureusement pour lui, une arme de gros bourrin venait de bloquer la lame de son adversaire. Ouf. Le gros chien poilu. Merci bien. WOUF WOUF manqua-t-il de lui répondre. Aller aider Farore? Oui oui merci monsieur. Le laisser s'amuser avec cette autre brute semblait être le choix à faire. Rejoindre la miss Farore... Muy bueno. Il opina d'un signe de tête et fendit un nouveau crâne d'un revers de club. Il allait devoir changer son driver prochainement.

        D'un pas décidé, il se fendit un chemin jusqu'à l'agente en formation qui, juste avant son arrivée, décolla d'un bond pour observer le champ de bataille. Quelques secondes plus tard, des flammes bleues pleuvaient sur le terrain, soignant les soldats de la Marine et leur donnant un second souffle. Bien joué Valkyrie. Le gros adversaire venait même d'esquiver son piqué, offrant une faille dans sa garde au chien-fu. Costa n'écouta donc que son courage et rallia les hommes autour de lui pour minimiser les pertes. Il essaya de faire en sorte que leurs lignes ne s'étirent pas trop, cassant les avant-bras de porteurs de sabres pirates trop hargneux à de multiples reprises.
        Les quelques types de la Marine qui au départ se méfiaient de lui formaient désormais un cercle d'une quinzaine de personnes et refermaient les espaces que Costa faisaient en avançant.

        - Vous là! Direction ces maisons. Les pirates ont sans doute dû s'en prendre aux civils. On va sécuriser cette zone, lacha-t-il en envoyant danser un autre pirate. Ca n'en finira jamais bordel !

        Faisant passer un assaillant par dessus son épaule, le temps sembla se ralentir pour l'agent Cruise. Ses yeux se mirent à luire derrière son masque tandis qu'il redressait son dos dans un mouvement de masque en latex collant. Enfin, il croisa le regard d'un homme couvert de sang, habillé comme un gueux, furieux comme un pou. Il mit quelques instants à faire la connexion. De l'extérieur, certaines soldats de la Marine pouvaient croire à un coup de foudre comme on n'en voyait que dans les films. La réalité était toute autre.

        - SKRIK? Bordel qu'est-ce que tu fous-là?

        Avant même que son interlocuteur n'ait le temps de lui répondre, Costa lança son club vers lui à une vitesse folle, massacrant un type derrière lui.

        - Tu cherchais cot... cot... quelqu'un pour te gratter le nez? dit Costa en éclatant de rire.

        Même si la situation le faisait rire, Costa riait partiellement jaune. Qui avait pu envoyer un agent du CP2 ici sans les en informer? Encore un coup de Scorpio? Si c'était cela, Costa allait finir par lui faire manger son club un jour...
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        Qu'est-ce que j'pouvais en avoir à foutre que l'autre brute s'appelait Sardou ? Marsou ? J'm'en souviens déjà plus. La vieillesse commence à justifier mes pertes de connaissance et mes génocides de pirate à demi assumé lorsque je suis transformé en forme complète de cette saloperie de zoan. J'dois dire que ça m'enchante pas trop d'avoir recours à chaque fois à cette force herculéenne, mais faut dire que ça me permet de me sortir de pas mal d'emmerde. Et là quand je vois la tête du bestiau, tout en muscle et bien plus grand que moi, je me dis que quelques coups de griffes ne seraient pas de refus. Mais pas le temps de réfléchir à quoi faire, le voilà qui revient à la charge, débraillant de toutes ses forces annonçant ma mort imminente. Bah tiens. Rien que ça. Les pirates sont trop confiants de nos jours.

        Quelle plaie.

        Sa lame fend l'air pour s'abattre sur mon poitrail, mais serrant fermement le manche de mon kanabo, je bloque son offensive d'une main autoritaire, laissant nos armes s'épouser quelques secondes. De là, nos regards se croisent. Le sien remplit de haine, de menace et de puissance brute. Alors que personnellement, je souris, les yeux s'illuminant avant les débuts d'un combat qui s'annonce mémorable.

        On se repousse l'un l'autre, mettant quelques mètres de distances entre nous. Je glisse légèrement sur le sol poussiéreux du village au sein duquel on se trouve, affichant constamment ce rictus assoiffé de feu et de sang. Les quelques hommes qui lui appartiennent et qui ne se battent pas contre les miens ou ne pillent pas les habitations alentours s'empressent de se dresser entre nous. Moi ça m'emmerde mais lui, ça semble lui plaire. Avec ses grands airs, la montagne commence à se dresser en véritable leader, me confirmant qu'il est bel et bien le responsable de tout ce beau bordel. Bien, sa mort ne me sera que plus plaisante à donner.

        Et d'un simple geste de la main, il ordonne à ses sbires de venir s'en prendre à moi. Mais ce qu'il a pas compris, c'est que je déteste les lâches.

        - N'demande pas aux sales merdes qui te servent d'hommes de mains de m'attaquer comme si je ne valais pas assez pour t'affronter ! Tu m'entends !?!

        Enveloppant mon kanabo d'une foudre terrifiante, j'expulse de mon corps un coup d'aura puant la violence, intimidante les bougres venant à moi. Et d'un coup de fer, je fais s'abattre le feu du ciel sur eux, couplé à une lame de vent accentuant mon offensive fulgurante.

        Leurs cris témoignent d'un douleur puissante avant que leurs âmes ne quittent leurs corps. Et d'un nouveau sourire, encore plus nerveux et surtout, impatient d'en découdre avec l'autre, je le regarde avec appétit. Mais à côté, mes nouvelles pulsions meurtrières reviennent sous les traits physiques d'une forme hybride chargée en foudre, recouvrant l'intégralité de ma chaire, de mon pelage et de mon arme.

        - Allez ! Viens par là Sardou ! Ta mère t'a pas apprit les bonnes manières ?!
        - Parles pô d'môman comme ça twô !

        Mes pattes arrière prennent appui sur le sol terreux avant que, d'un flash symptomatique, je me propulse jusqu'à lui, les crocs acérés et la bave aux lèvres. Et dans ma soif invétérée de sang de pirate, j'en oublie mon équipage et ces agents du cipher pol. J'espère qu'ils s'amusent eux aussi.
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        La petite diversion de Farore semble avoir fait son effet et galavaniser les troupes au sol. L’ennemi avait un désavantage, aucune unité aérienne tandis que Farore, elle, s’amusait à évaluer divers possibilités pour parfaire ses attaques meurtrières venues droit du ciel. La Valkyrie n’avait jamais aussi bien porté son surnom qu’à cet instant précis. Dans un enieme vol en rond, elle observe Costa, facilement reconnaissable à cette hauteur avec son masque de poulet ridicule, mais qui pouvait bien être l’agent à ses côtés ? Aucune idée, du moins, pour le moment.

        Déterminée à venir en aide à l’agent Costa qui n’est ni plus ni moins que son mentor, elle se doit de faire une démonstration parfaite de ses nouvelles capacités. Comme à son habitude, et ce depuis toujours, Farore analyse la situation, préférant agir a froid plutôt que de commettre une erreur irréparable. Mais alors que la foudre frappe avec violence au sol, Farore prépare d’ores et déjà son attaque en piquet, Costa n’avait sans doute pas remarqué le groupe venant sur son flanc, où du moins il n’en n’avait pas tenu rigueur à l’instant. Un cri strident déchire le ciel, le cri du Phénix, un cri puissant et noble à la fois, il remonte en alititude un bref instant avant de plonger et de tournoyer sur lui-même, se serres s’embrassent d’un feu ardent et brûlant. Au dernière moment, Farore déploie ses ailes et laisse ses serres frapper le sol de toutes ses forces. L’impact et les flammes jaillissent de part et d’autres, se déversant sur les habits des pirates. La colonne de feu se propage pour venir à bouts des premiers malfrats, il faut désormais s’occuper des autres. Elle envoi un puissant coup d’aile sur un pirate qui est soulever de plusieurs mètres de haut avant de venir s’empaler sur un toit en débris. Aucune pitié pour la piraterie, même en temps que mafieus, elle n’avait jamais pu les apprécier, il suffit de voir sa dernière rencontre avec Izumi…

        Un pirate prends son courage à deux mains et tranche net une aile, cette dernière repousse immédiatement tandis que Farore dirige ses serres sur lui et le lacere de part en part, l’échappant et le laissant au sol en miettes. Le dernier ennemi se dresse devant elle, elle décide de s’envoler et laisser ses griffes se planter dans la clavicule du pirate. Une fois qu’elle est suffisamment haut, elle relâche son emprise, provoquant ainsi un cri de terreu abominable qui déchire la bataille.

        Mais ce n’est pas fini, Farore est parfaitement consciente que le Commodore peut gérer seul le capitaine ennemi. Mais il a besoin que personne ne viennent les interrompre et c’est bel et bien ce quel compte faire tout en escortant Costa et… Skrik ?! Surprenant ! Elle reprend sa forme partielle, continuant de battre des ailes pour survoler le champ de bataille qu’est devenue la bourgade. Des fusiliers se mettent en position et tentent d’ouvrir le feu sur elle. Elle se transforme à nouveau en forme complète, laissant ce cri puissant s’échapper à nouveau. Elle réfléchi à une nouvelle approche, qu’elle était donc cette technique qu’elle avait vu sur le navire avec Costa ? Ah oui. Elle prend de la vitesse de vol et fonce en piquet sur l’ennemi qui ouvre davantage le feu, un tir nourri qui lui est difficile d’esquiver, c’est là qu’elle réalise plusieurs bonds successifs de Soru pour devenir imprévisible ! Elle arrive sur le promontoire, ouvrant son bec elle envoi en l’air au-dessus d’elle un ennemi avant d’adapter la technique du Index Gun, au lieu d’utiliser ses mains, elle utilise son bec et laisse un trou béant dans son ennemi. Sa patte droite arrache le plancher et laisse le bois transpercer son second adversaire. Devant la débâcle, les autres se mettent à fuir, elle rabat son aile pour charger son attaque et laisse une série de lame d’air qui vient tout détruire sur son passage. Satisfaite de sa prestation, elle reprend forme humaine avant de rejoindre en courant l’agent Costa et … Skrik !!?!??

        « Agent Corsandre au rapport. J’ai dégagé la tête de pont. J’attends les ordres, même si j’ai un peu pris des initiatives… »
          Arrivé à ce moment, Skrik n’était plus sûr de ce qu’il voyait. Bien sûr, les corps inertes, les cris de douleurs et les assauts conjugués de ses pairs et lui-même étaient d’une éloquence suffisante pour saisir la teneur des événements. Le point sur lequel l’agent du CP2 n’était pas tout à fait certain était celui de savoir comment appeler ça. L’affrontement était à sens unique, les pirates étaient complètement dépassés par la puissance de feu déployée par le Cipher Pole et  s’ils avaient eut deux sous de jugeotes – ce dont les pirates étaient manifestement démunis – alors ils auraient aussitôt pris la fuite ou bien ils se seraient rendus avant de finir brûlés, tabassés, lacérés, démembrés… Skrik manquait de vocabulaire pour décrire toutes les façons dont on pouvait mourir sur ce champ de bataille. Non, même ce terme, champ de bataille, ça ne rendait pas justice au spectacle dont il était témoin. A peine un euphémisme. Alors qu’il rossait un pirates à coup de harpons, il trouva : c’était tout simplement une boucherie. Un abattoir d’une redoutable efficacité qui transformait tous ces pauvres types en chaire à saucisses. Aussi brusquement qu’inappropriée, l’idée d’un barbecue lui vint à l’esprit. Une idée qui fut rapidement chassée par une autre… beaucoup moins alléchante.

          - SKRIK? Bordel qu'est-ce que tu fous-là?

            Comment ça qu’est-ce j’fous là, se demandait le jeune agent qui s’attendait à des retrouvailles plus chaleureuses avec son volatile ami, l’agent Cruise sur lequel il était enfin tombé. Skrik avait même apporté des bâtons de dynamites trouvés en chemin pour fêter ça dignement. Sauf que, à croire la surprise de Poulet, la hiérarchie n’avait pas trouvée pertinentes l’idée de prévenir son escadron de la mort qu’il y avait un AGENT DÉJÀ SUR PLACE ! Skrik n’était pas déçu de la réaction de l’agent Cruise qui n’y était pour rien. Il était en revanche franchement furieux que ses supérieurs ne se soient pas donné la peine de faire leur foutu job !

          - Tu cherchais cot... cot... quelqu'un pour te gratter le nez? 

            Ce souvenir de leur première rencontre rappela à Skrik qu’à l’époque il s’était fait sauvagement tabassé par celui qui s’avérait être son collègue. Encore un problème de communication inter-agence. Cela n’amusa pas Skrik autant que son collègue qui riait comme un dément. Enfin, ce n’était pas sa faute cette fois non plus. Skrik n’était pas du genre rancunier, essentiellement parce qu’il ne se souvenait plus des raisons d’un éventuel grief, mais une chose était sûre : il n’oublierait pas ce nouveau sale coup offert par ses employeurs. Tout en ignorant comment, il s’était mentalement promis de le leur faire payer un beau jour. Finalement, il répondit avec un sourire forcé.

          - R’garde ça, j’ai trouvé d’la dynamite !

            Joignant le geste à la parole, il exhiba sa trouvaille et alluma la mèche d’un bâton qu’il jeta en direction du « club de golf » de l’Agent Poulet. Depuis la fois où il en avait fait l’intime rencontre, ce dernier lui avait expliqué l’origine de cette curieuse arme et ils s’étaient penchés ensemble sur les règles de ce sport que Skrik trouvait franchement chiant, même s’il avait feinté un intérêt pour ne pas vexer son seul ami au sein du département. Skrik, en revanche, se souvenait d’une chose : avec un swing bien placé, Costa pouvait catapulter ce bâton de dynamite en plein sur l’ennemi et le feu d’artifice s’annonçait enchanteur pour tous spectateurs à l’abri, bien sûr.

            Alors qu’il était presque passé à autre, les yeux brillants d’excitations dues aux explosions, le visage surpris de l’Agent Cochon quand elle l’aperçu le ramena quelques minutes en arrières et affecta profondément son humeur. Ils espéraient quoi, là-haut ? Que le phœnix, par « accident » ne réduise le corps de Skrik en un tas de cendre très en colère ? Raté, il était un juste un Skrik en colère !

          - Agent Corsandre au rapport. J’ai dégagé la tête de pont. J’attends les ordres, même si j’ai un peu pris des initiatives…

            Skrik ne pouvait s’empêchait de soupirer à cet instant. Qu’est-ce qu’elle pouvait être coincée… Considérant son curriculum vitae, il s’attendait à quelqu’un de moins… quelqu’un de plus… enfin, pas ça ! Il la salua d’un signe de tête. A présent de très mauvaise humeur, Skrik n’avait pas envie une seule seconde se lancer dans les mondanités et les bavardages insipides. Il y avait encore du boulot avant que le soleil ne se lève et amoché comme il était, Skrik n’avait pas l’intention de faire durer le plaisir. Non, il avait envie d’un bain, d’un massage et surtout qu’on lui foute la paix pendant quelques jours durant lesquels il pourrait pêcher, seul. Tout seul. Enfin seul.

          - ’civils ‘fermés dans une grotte, sur l’flanc est d’la montagne là-bas. Soixantaine. ‘vec l’dépôt d’munitions et d’poudre. C’qui l’gus avecvous ?

            Les deux index qu’il s’était enfoncés dans les oreilles et l’explosions provoquées par une dynamite précédemment jetée par Skrik l’empêchèrent d’entendre une réponse.

          - R’pète ?
            Entre les coups de kanabo, de bisento et autres armes en -o comme le tanto ou même le plus classique couteau, Costa se régalait comme un petit fou. Le commodore de la Marine semblait aux prises avec le colosse et, au vu des coups échangés, mieux valait ne pas trainer dans les parages. Farore faisait du... Farore en fait. Son fruit du démon lui permettait des choses que Costa n'avait jamais envisagé. Si elle continuait ainsi, elle aurait sans doute le titre d'employée du mois. Etait-ce une bonne chose? Aucune idée. A vrai dire, l'administration du Gouvernement mondial avait la capacité de surprendre tout un chacun.

            Pendant ce temps, Skrik lui jeta un baton de dynamite. Quel allumé celui-là. Cruise avait pourtant essayé de lui apprendre le golf mais il n'avait pas compris. En même temps, il fallait commencer par faire preuve d'élégance. Ce qui n'était pas son cas avec ses frusques odorantes et son air furieux. Ni une ni deux, le fier agent du CP5 envoya valser le baton dans un groupe de pirates qui les chargeait. Ceux-ci s'éparpillèrent en sautant, en hurlant, et surtout en morceaux. A côté d'eux Farore les rejoignit.

            - Bonnes initiatives Valkyrie. Ca sent bon la promotion, lança-t-il, une main occupée à cogner un menton qui trainait pas loin.

            D'un air fier, il écouta un des ladres à son côté lui mentionner la présence de civils sur un flanc de colline, dans une grotte. Avec de la poudre et des munitions bien sur. Ca puait le piège à plein nez. Mais vous savez, comme on dit au gouvernement, plus on est nombreux, plus on est nombreux. Il n'avait jamais compris à quoi rimait cette expression mais cela collait bien avec le moment. Non loin de Costa, un Marine venait de tomber au sol, à la merci de deux lames de sabre.
            Deux cranes fracassés plus tard, Costa l'empoignait, observant avec dégoût la trace de pisse qui émanait du froc bleu du soldat.

            - Comment tu t'appelles gamin?
            - Jack. Monsieur... Poulet?
            - Appelle-moi Cruise. Tu sais comment on l'appelle la pomme à Shabondy? Avec un couteau pardi. Avec un nom pareil t'es pas pirate?
            - Euh... Non?
            - Bon et bien lève-toi et marche comme on dit. Hop! Prends-ça et défends chèrement ta vie!

            Il lui fourra un sabre en main et lui tapota l'épaule. Un jeune type avec trois poils de barbe. Le marine novice classique. 50% de chances d'être promu, le reste de mourir. Costa avait un peu de pitié pour lui. Pisser dans son froc c'était quand même du mauvais côté des 50% Mais qui sait? Peut-être aurait-il de la chance...

            - Farore, direction la grotte. Tu ouvres la marche. Skrik... OH SKRIK TU M'ENTENDS? ON VA CHERCHER LES GENS DANS LA GROTTE !

            Bordel. Quel con du CP2 avait pu envoyer ce sourdingue ici hein? A croire que le destin le foutait sur sa route à chaque fois...
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            S'il y a bien un son que j'apprécie après les cris de pirates agonisants sous mes coups de griffes, c'est bien le fer de ma masse contre les lames ennemies. Surtout lorsque celle-ci parvient à un minimum à contrer ma force voir même par moment, à surpasser mes attentes. Quel genre de dégénéré suis-je pour jouir d'une supériorité adversaire, pouvant m'amener à ma propre mort ? Sûrement, parce que ça me pousse à me dépasser toujours plus pour éviter ce genre de connerie.

            Coup après coup, les ondes de choc se dégagent de plus en plus de nos contres mutuels, laissant certaines déflagrations se créer mettant à terre les hommes aux alentours. Et plus je frappe, plus je me sens vivant. Un coup de kanabo bien placé servirait à lui faire joindre son roi mais pas évident quand le bouseux sait un minimum se battre. Alors après plusieurs contres, je me place proche d'un homme à lui, l'empoignant par le col avant de le lui jeter à la figure. Et là se passe un truc totalement fou. Le fameux CailleDoux ne l'esquive pas mais tranche d'un coup net le corps de son sbire, laissant les deux parties du bougre tomber au sol sous ses cris de misère, avant de perdre connaissance.

            Scène surréaliste. Je me retrouve comme un con devant tout ça.

            - Tu saurais faire pareil avec un bon de pain rassis que j'ai au fond de la cale ? L'autre jour on voulait faire du pain perdu avec l'équipage mais impossible de couper l'bordel.

            Autant prendre les choses avec humour. La barbarie ne m'atteint pas. Après tout c'est bien l'genre de ce type de sous homme de faire ces atrocités sans la moindre vergogne. Ça m'en filerait presque la gerbe. Pas pour l'côté gore du truc. J'ai déjà ouvert un type en deux la première fois que je me suis transformé en perdant le contrôle après tout. Je connais un peu la maison.

            - Me fait pas rire ! MEURT !

            Son bisento ou du moins, son énorme bordel de loge dans le ciel avant de fendre ce dernier pour s'abattre sur moi à l'aide d'une violence inouïe. Ni une ni deux, je me recouvre d'une foudre intense, avant d'utiliser une esquive aidée d'un soru pour reculer de plusieurs mètres. Mais me retrouvant dos à ses hommes, l'idée d'un terrible scénario me vient en tête. Cependant, après ce qui va suivre, Tarantino serait fier de moi.

            - Tiens ! T'as oublié ceux-là !

            J'empoigne à nouveau un gusse pour le lui jeter et j'enchaîne avec les sept autres se trouvant à côté. Sans le moindre remords, ce fou les tranches tous un par un, laissant le sang gicler au sol comme aux murs des habitations alentours. Du grand mendes.

            - Oh mon dieuuuuuuu ! s'écrit une civile cachée derrière ses rideaux alors qu'un ras-de-marée ensanglanté vient recouvrir la façade de sa maison.
            - Ne vous inquié-tez pas m'dame ! Cette brute sera b-ientôt hors d'état de nuire ! que j'dis en choppant un autre sbire puis un dernier se montrant apeuré et complétement tétanisé par la scène qui se déroule devant lui. J'parlerais plus d'ta grosse mère si vraiment ça te fait devenir aussi fou la prochaine fois ! Ah merde c'est vrai. Y'aura pas de prochaine fois.
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            Les ordres de Costa sont on ne peut plus clairs, elle aurait pu les contester, elle aurait pu aussi lui dire que ça ne lui convenait pas et que ce n’était pas sa façon de faire, mais… Ce n’était qu’un agent en formation. Mais le coup de la caverne elle ne le sentait absolument pas, c’était trop gros. Pourquoi des pirates qui contrôlent la ville se contenteraient d’une vulgaire grotte humide, remplie de champignons et d’autres créatures nocturnes ? Les voies du Cipher Pol étant impénétrable, elle obéit à Costa et ouvre la marche. Mais la rue qui mène à l’extérieur de la ville n’est pas sûre pour autant, un pirate armé d’un fusil ouvre le feu sur Farore. La balle traverse de part en part l’agent, avant qu’une flammèche bleutée ne vienne soigner la vilaine blessure. Utilisant son soru, elle se retrouve derrière lui avant de le mettre au sol à l’aide des coups de pied dévastateur.


            Le reste de la « promenade » se passe sans souci notable ce qui permet au groupe d’avancer suffisamment proche de la cavité. Farore, bien sûr d’elle fait signe à ses amis de ne pas s’approcher tandis que ses talons claquent davantage sur le sol pour rejoindre l’obscurité. Sans rien voir venir, elle encaisse un terrible coup de massue qui la catapulte plusieurs dizaines de mètres en arrière, non loin de son groupe. Groggy, elle crache un peu de sang avant de se remettre péniblement sur pied. Un pirate apparaît alors, ressemblant à s’y méprendre au capitaine pirate que le Commodore affronte en ce moment même !


            « Ah je vous reconnais vous ! Des agents du gouvernement ! Elle m’avait dit que ça pourrait arriver, que des fouines comme vous viendrais pour tenter de mettre fin à mon trafic d’armes sur le Royaume Doscar ! »


            Il frappe le sol avec son arme, déployant une puissante onde de choc qui se dirige droit contre les agents ! Farore déploie ses ailes et encaisse le coup avec difficulté, mais laisse ses amis indemnes. Le pirate poursuit dans son envolée.


            « Je suis Rack-ha-Yoo ! Fils de Gros Lème et de Grava Lenche. Je suis la mort des cavernes ! Et vous allez devoir périr maintenant ! Votre impudence sera récompensée par la mort ! »


            Farore avait clairement pris trop d’assurance et de confiance et s’était laissé surprendre, on ne l’y reprendrait pas. Mais pour ce combat, elle aurait besoin de Costa et Skrik pour parfaire leur synergie au combat et réaliser des combos dévastateurs s’ils voulaient s’en sortir sur ce coup.
                Force était de l’admettre, Skrik avait perdu au bas mot deux bons points d’audition à force de s’amuser avec les explosifs. Certes, il avait déjà reçu plusieurs leçons quant à leurs utilisations, mais malgré toute sa bonne volonté Skrik s’était montré être un élève au mieux médiocre et, au pire, fondamentalement dangereux pour l’humanité pour peu qu’on lui laissa entre les mains quoi que ce soit qui puisse faire boum. A contre cœur, Skrik s’était rendu à l’évidence et avait accepté que l’art de l’explosion demeure hors de sa porté. Du moins, c’était le cas jusqu’à ce qu’il tombe par malheur sur ces bâtons de dynamite qui causèrent certes bien des dommages dans le camp adverse, mais qui s’avéraient, comme une lame à double tranchant, également dangereux pour ses alliés et lui-même. Un jour, peut-être…

                Quoi qu’il en soit, Skrik était à ce moment incapable d’entendre les consignes qu’on pouvait lui transmettre. Pour être tout à fait juste il ne les aurait de toute façon sans doute pas suivie, grisé par le pouvoir entre ses mains et ivre de cette joie malsaine que seule ressentent les soldats sur le front. Des soldats qui mériteraient une place à l’asile, mais passons. En plus de son audition, son sens de la vue semblait lui aussi touché par cet état de joie et Skrik ne vit même pas que Farore était passée devant lui pour poursuivre la mission. Machinalement il s’était lui-même dirigé vers l’objectif, prêt à en découdre sans pour autant se comporter en zélote à l’image de l’Agent Cochon qui chargeait la fleur au fusil. D’ailleurs, il aurait pu ne jamais remarquer sa présence sans compter l’intervention d’un type ridiculement costaud – un croisement manifeste entre une armoire et un homme - qui envoya balader sa collègue jusqu’à lui.

               Bon prince et malgré sa réticence initiale il s’était approché pour venir au secours de sa collègue, mais celle-ci s’était envolée trop rapidement. En déployant ses ailles, elle priva également Skrik d’une vision sur ce qui l’attendait de la part de ce Rack-ha-Yoo et de ce à quoi il avait échappé grâce à elle. Il était de toute façon trop accaparé par une réalité décevante : il ne lui restait plus qu’un seul explosif. Un seul. Alors autant que ce soit spectaculaire, songea Skrik. Autant finir en beauté ! Skrik approcha la mèche de l’agent l’Agent Cochon qui s’embrasa immédiatement. Il regarda la flamme bleutée un moment, fascinée par sa beauté, son caractère imprévisible et sa dangerosité. Une seconde plus tard et il aurait été trop tard. L’Agent Skrik se serait éparpillé en plusieurs morceaux de chaires sanguinolents, un puzzle qu’aucun légiste ne pourrait reconstituer. Un cas d’école pour un céphaloclastophile à l’estomac solidement accroché. Fort heureusement pour le principal intéressé, cela n’arriva pas. De toutes ses forces, il parvint juste à temps à jeter son arme en direction de l’ennemi.

                Comme dans un rêve, le temps semblait ralentir. Dans le ciel nocturne, le petit bâton rouge décrivait un arc de cercle magnifique, entraînant dans sa course une traînée de feu d’une beauté presque poétique. En tournoyant sur lui-même, il formait des figures magnifiques, des arabesques exotiques venues de lointaines contrées. C’était sublime. Et aussi brièvement qu’un claquement de doigt, le spectacle prit fin. La dynamite était tombée à quelques mètres du golgoth. Puis, elle explosa dans une formidable détonation qui propulsa tout autour d’elle des flammes bleutée et offrant aux public chanceux la chance absolument unique d’assister à ce feu d’artifice.

                Même Rack-ha-Yoo, qui n’adorait rien de plus que de s’entendre parler, fut estomaqué par la performance qu’on lui offrait et resta bouche-bée, incapable de sortir le moindre son après avoir été confrontée à la beauté de ce monde. L’émotion était à son paroxysme et cet état de grâce ne pouvait être rompu que par un pirate incapable de saisir l’instant présent et qui hurlait à la mort tandis qu’il brûlait. Quelqu’un l’acheva rapidement, comme on fait taire une pipelette au cinéma. Était-ce ce bon vieux Poulet ? Quelqu’un d’autre ? Était-ce lui-même ? Peu importe, car Skrik savait qu'il était trop tard et que la magie avait disparu.

              - Bon ben… à l’attaque j’imagine.. ?  
                Farore était le bouclier humain parfait. Son fruit du démon lui permettait d'avancer sans trop se soucier de ce qui se passait. Prendre des balles n'était pas le pire des sorts pour elle. Et elle semblait aussi s'accommoder des coups de sabre. A vrai dire, il en était stupéfait. Mais le temps n'était pas aux chichis d'émerveillement. Ils fonçaient vers la grotte en éliminant toute trace de résistance.

                Jusqu'à ce qu'ils rencontrent un autre zigue armé d'une massue qui cette fois-ci sembla abimer Farore de manière notable. Le royaume Doscar? Mais qui pouvait bien être ce guignol. Costa était en train de s'agacer. Rack-ha-yoo? Il se foutait de leur gueule ou c'était son vrai nom? Sa main serrait le grip de son club fermement tandis qu'il le jaugeait. Vu le coup qu'il venait de mettre, en effet, il semblait un peu costaud. Voire assez costaud pour les emmerder.
                Il regarda Skrik. L'homme-agent-infiltré-bouledenerf-sourdingue était en train de constater son dernier explosif. Ne me dites pas que... Si. Il venait de l'allumer sur les flammes de la Valkyrie comme si de rien n'était. Costa se jura à ce moment là qu'il irait toucher un mot au service ressources humaines du CP2. Ils allaient devoir virer quelqu'un. Ce con observait littéralement la flamme bleue et jeta l'explosif comme au ralenti.

                Le pirate en face d'eux semblait totalement abruti par ce qu'il venait de voir lui aussi. L'explosion remit de la vie dans la scène et fit tonner un puissant écho dans la grotte, projetant gravats, poussière et fumée. N'écoutant que son courage, et sans doute sa fourberie, Costa fonça dans la fumée et frappa la masse informe au niveau de ce qui semblait être la tête. Un bruit sourd lui confirma que leur adversaire venait de tomber. Ouf. Voilà Skrik qui faisait encore des siennes et qui se remettait à parler. Etait-il totalement dément? Costa allait lui dire ce qu'il pensait de son tour de prestidigitateur à tendance manchot quand il sentit un bruissement derrière lui. Il ne le vit pas mais ses camarades si. La masse venait de se relever derrière lui avec un regard meurtrier. Et une main se posa sur sa tête.

                - HIHIHI ! Ce soir, on va manger du poulet brisé !

                Un long frisson de sueur passa le long de la colonne de Costa. Il ne se voyait pas mourir ainsi, écrasé dans la paume d'un colosse de deux fois sa taille. Regardant désespérement autour de lui, il ne discernait pas encore bien les formes et les individus sur place. Il se pensait condamné. Mais c'était sans compter sur...

                La suite dans le prochain épisode.
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                L’explosion provoque un bruit assourdissant. Plus haut, des dizaines de rochers se détachent de la paroi avant de venir s’écraser un à un sur le sol, soulevant davantage de poussière et de gravats. Consciente que l’endroit devient un véritable brouillard de guerre, Farore dans sa forme partielle se met à battre bruyamment des ailes pour repousser la poussière aveuglante. L’opération prend quelques instants, suffisamment pour que Skrik et Costa foncent tête baissée sur l’ennemi providentiel.

                Agir plutôt que de réfléchir, toute la stratégie était aux antipodes de ce que Farore prôné par-dessus tout. Après tout, elle n’avait pas monté un syndicat du crime en fonçant tête baissée sur les familles mafieuses de renom. Non, elle avait besoin d’un temps d’analyse et de réflexion pour orienté sa stratégie. Seulement, la réflexion peu poussée de Costa et Skrik la force à prendre des décisions dans l’urgence. En effet, la massue est haute et prête à d’abatée d’une manière fulgurante sur Costa, et comme ci tout ceci ne suffisait pas, la masse adverse s’enveloppe d’un puissant rayon gelée qui semble provenir de la main du pirate. Était-ce ici une variante du Fire Hearth de Farore ? Toujours est il que Costa est au bord du gouffre sans moyen de pouvoir parer ou esquiver.

                Farore est bien trop loin pour pouvoir espérer arriver et porter un coup. Il fallait réfléchir autrement. Elle utilise son Soru pour se retrouver devant Costa, et de là elle parvient à se souvenir de ses enseignements et durcit l’intégralité de son corps.

                « Metalium. »

                La masse gelée s’abat sur Farore dans un fracas assourdissant, le gel se répand de part et d’autre du corps flamboyant de la Valkyrie, qui endosse le coup pour Costa. Elle profite d’être assez proche pour lancer une nouvelle attaque afin de calmer les ardeurs adverses, une boule de feu bleue part de son aile pour venir s’encastrer sur le corsaire qui recul brutalement contre le mur. Son visage est à moitié embrasé, se cautérisant peu à peu de ses blessures, elle jete un regard taquin à Costa avant de le gratifier d’une tirade.

                « Rappel moi… qui est en formation déjà ? »

                Elle prend un air plus sérieux et jauge aussi Skrik qui semble totalement déboussolé par la situation et ses oreilles ensanglantées. C’est là qu’une idée traverse l’esprit de Farore, elle pouvait peut-être être essayé de faire comme aux soldats de la Marine plus tôt. Elle se se concentre davantage et laisser un jet de flamme bleuté s’emparer du corps de Skrik, les flammes parcourent les moindres centimètres carrés de l’agent et les flammes soignent peu à peu le sourd. Elle avise d’un regard bienveillant Jack, le soldat de la Marine.

                « Hey toi. Comment tu t’appelles, t’es tout maigrichon ! »

                « Je suis Jack Town Madame ! »

                « Ok Jack « Squelette » Town, vas falloir assurer si tu veux qu’on s’en sortes. On a besoin d’être tous ensemble pour battre ce gars. On doit arrêter de courir et de faire les fanfarons. La moindre de nos attaques doit être coordonnée et nos décisions cohérentes. Maintenant, il faut arrêter de se battre à l’entrée de la caverne, il a l’avantage en tout point ici, forçons le à se battre à l’extérieur et tentons de le capturer vivant. M’est avis qu’il a un lien avec la mission que devait nous confier le contact… Quelqu’un ici sait quelque chose sur le Royaume Doscar ? Bien. Costa et Skrik vous serez la puissance de frappe. Moi, je vais servir de bouclier, Jack Squelette Town, tu vas devoir être en soutien pour assurer nos retraites et nos couvertures ! Messieurs… »

                Groggy mais pas fou, le pirate se ressaisit et prépare d’ores et déjà sa prochaine attaque. Farore s’interpose devant, passant en forme hybride afin de laisser libre cours au sens artistique du combat des deux autres agents. Farore ne pouvait pas l’emporter seule, et elle ne pouvait pas à la fois protéger ses compagnons et se concentrer pleinement sur le combat. La faille devrait provenir de Skrik et Costa.
                  Bon, résumons.

                  Un homme de plusieurs mètres de haut à la tête de plusieurs centaines de pirates a décidé de piller l'île toute entière sans tenir compte des lois et de la vie des habitants. Jusque-là, rien de bien étonnant de la part de criminels dans ce genre. Même si ça reste toujours énormément chiant à combattre. À force, ça risque de me foutre dans une colère toujours plus noire tant que je serais soûlé d'écraser un cafard donnant naissance à dix autres merdes dans le genre. Mes nerfs vont lâcher avant de la journée et je ne vais sûrement pas m'effondrer en pleurs, mais plutôt sombrer dans mes idées extrémistes. Pas bon ça. Vraiment pas bon.

                  Mais pour le moment, je me dois de rester concentrée face au leader de cet équipage me menant la vie dure, en plus de trancher ses sbires que j'lui envoi d'une poigne assurée. Pas à pas, je me rapproche de lui avant de maintenir mon kanabo en main, prêt à faire le plus beau home run de ma vie. Mais le dernier corps que je lui jette et qu'il découpe sans vergogne me baigne dans un sang amer, m'imbibant d'un rouge macabre saupoudré de viscères et autres morceaux de son intérieur. Moi qui n'suis pas fan des abats, me voilà servi.

                  Mon champ de vision totalement aveuglé par le sang que j'ai dans les yeux, j'aperçois entre deux gouttes la lame du barbare taillader le sol nous séparant avant de m'atteindre. À peine le temps de me protéger via ma massue, me voilà entrain de faire un Shabondy-Kuraigna comme l'homme aux trois sabres, détruisant un bâtiment par lequel mon corps vient s'écraser.

                  Putain, heureusement les zoan nous confères une force et une résistance bien supérieures à la moyenne parce que bordel, j'aurais dégusté sinon. Même si je ne me relève pas sans mal, crachant une flaque de mon propre sang avant de débarrasser les débris présent sur mon manteau de plumes de corbeau. Prenant appui sur mon assommoir en acier, je peux voir ce gros tas arriver tranquillement en marchant vers moi, mais bizarrement, il me paraît tellement loin.

                  Jetant un coup d'œil autour de moi et trouvant bizarre que j'puisse avoir aussi mal que ça, je constate que j'ai traversé une partie de la ville avant de voir son arme noircie redevenir à son état normal. Nom de Dieu, c'était du haki ça, j'reconnais.

                  - Commodore ! Vous allez bien !

                  J'ai retrouvé mon équipage ?

                  - Mais t'es qui toi ?

                  Le mec ne me dit rien, jamais vu. Et quelques secondes plus tard, je me rends compte que j'ai rejoint sans le vouloir les agents du Cipher Pol se trouvant un peu plus loin. C'est là où tête-de-poulet m'raconte qu'il s'appelle Jack.

                  - Bordel mais tout le monde s'appelle comme ça ou quoi ? Et t'es pas pirate toi avec ce nom ?
                  - Pourquoi tout le monde me dit ça depuis que je suis tout petit ?! Huhuhuhu ..
                  - Mh ... Dans tous les cas ça m'file la gerbe.

                  À ce moment, le tyran débarque alors. Je reprends alors ma forme hybride, m'enveloppant d'une aura pourpre attisant la violence et le sang. Sans attendre, je demande à tout le monde de reculer. Parce que cet homme ... est une menace pour l'intégrité physique et vitale de l'ensemble des personnes se trouvant ici. Seul un homme ayant perdu son âme pourrait se permettre d'affronter une telle chose. Et j'en serais honoré.

                  Les deux mains sur le manche de mon kanabo, je concentre mes forces mêlant feu et foudre sur ce dernier avant de pourfendre la distance qui nous sépare d'une lance élémentaire venant le percuter de plein fouet. Survivra-t-il à ça ?
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                  Avec du recul, Skrik devait admettre que même si son show pyrotechnique était un vrai succès dont il pouvait être fier, ce n’était peut-être pas le lieu ni le moment pour se genre de prouesse visuelle. Il était même prêt à reconnaître que dans l’euphorie du moment, il avait mis en péril la mission et peut-être la vie – dans une moindre mesure – de ses coéquipiers. L’heure n’était pas aux regrets et encore moins à l’auto flagellation. Ses vertus méditatives n’étaient pas à remettre en question, mais un problème plus urgent devait retenir son attention. Un problème de taille. Environ trois mètres et quelque chose comme une demie-tonne de problèmes. Des mensurations d’ordinaires accordées à une belle-mère pénible plus qu’à un pirate ivre de rage et armé d’une massue qui pouvait couvrir Skrik de son ombre. Avant de l’écraser pour le réduire à un état situé entre le solide, le liquide et le gazeux.

                    De leur côté, Poulet et Cochon étaient déjà au cœur de la bataille. Poulet avait bien failli finir en escalope sans l’intervention in-extremis de Cochon. Décidé à rejoindre ses équipiers, Skrik se jeta à son tour dans la mêlée, prêt à enfoncer son harpon dans le ventre gras de son adversaire, tel un chasseur de baleine en prise avec sa Némésis. Pourtant, l’espace d’un instant, Skrik avait pu se demander s’il ne s’était pas trompé de cible, si dans son obsession il avait vu dans cette baleine - pas blanche -  son ennemie alors qu’en réalité l’ennemi était ailleurs. En la personne de l’Agent Cochon, qui, peut-être vexée d’avoir été utilisée comme briquet-humain-oiseau, projeta sur lui une salve de ses fameuses flammes bleutées. Et alors qu’il s’attendait à la douloureuse morsure du feu, il sentit au contraire une agréable caresse sur sa peau, comme une langue chaude qui s’entortillait autour de lui. Cochon n’était pas vexée ! Du moins pas assez pour le transformer en brasero-humain  Elle se servait de ses flammes de phœnix pour le soigner et Skrik sentait littéralement l’énergie revenir en lui alors que ses plaies se refermaient et que ses hématomes disparaissaient.

                  - Costa et Skrik vous serez la puissance de frappe. Moi, je vais servir de bouclier, Jack Squelette Town, tu vas devoir être en soutien pour assurer nos retraites et nos couvertures ! Messieurs…

                    Chargé ainsi à bloc, le jeune agent adressa un signe de remerciement à sa sauveuse qui lançait ses ordres. Bizarre car elle n’était pas la plus gradée ici. Sauf si Jack..? Non, aucune chance, ce pauvre môme pouvait craquer si le vent soufflait trop fort ! D’un autre côté, avec son fruit du démon, Cochon était probablement la plus dangereuse, alors Skrik devait bien reconnaître qu’en cette situation, il avait tout intérêt à lui obéir sans discuter. Avec Poulet à ses côté et ce pauvre marine qui allait probablement y passer, il était prêt à se battre. Bec et ongles. Façon de parler, dans son cas. Va savoir pour le môme, c'était quoi déjà son nom ? Skrik lui trouvait un air de lombric.

                    Au début, le redoutable Rack-ha-Yoo n’avait aucun mal à parer et à contrer ses attaques. Skrik ne s’en étonnait pas de la part de ce type qui tenait plus du sanglier sous stéroïdes que de l’humain. Ça lui était égal car sa mission n’était pas de le blesser, mais d’occuper son attention, de le fatiguer. Plus agile que le monstrueux pirate, Skrik pouvait harceler son adversaire, attiser sa colère et provoquer ses erreurs. Des erreurs qui seraient fatales ! Ce combat était un combat d’endurance et selon toute logique,  Rack-ha-Yoo allait perdre. Même Lombric avait l'air d'y croire.

                    Et la logique décida brusquement de prendre congés et d’aller voir ailleurs si l’herbe n’y était pas plus verte. L’officier de la marine que Skrik ne connaissait pas venait de débarquer au milieu du combat. Salut, ça va ? Ce n’était certainement pas le moment de poser la question, mais quand même. Skrik jugea son apparition comme le prémisse de quelque chose de pas bon, voire très mauvais. Alors que l’officier se transformait en quelque chose que Skrik n’avait jamais vu – c’est quoi ça, un genre de chien-lion-ours ?! - un autre pirate aux dimensions gargantuesques s’invita dans la danse et redistribua les cartes. Skrik regarda dans son jeu et sourit en y constatant la présence d’un huit de pique et un autre de trèfle. Avec les deux as – respectivement incarnés par Poulet et Cochon – il n’y avait aucune raison de se coucher. Il frappa un grand coup au sol avec l’extrémité de son arme et retourna tête baissée à l’assaut. Les dès étaient jetés, rien ne va plus, bingo !

                  - Si on s’en sort, j’paie ma tournée d’bières les gars !!
                    Pendant une fraction de seconde, Costa se surprit à regretter les bureaux du Cipher Pol 5. Vides pour moitié, occupés pour l'autre par une armée de fonctionnaires généralement vêtus de costume qui tapaient des rapports sans cesse pour justifier leurs exactions sur le reste du globe. Bon dieu que cela pouvait être calme parfois. Comparé à la confusion et au chaos ambiant qui régnait, il aurait volontiers donné son bec pour cinq minutes à prendre le café à Mariejoa dans les bureaux. Se faire sermonner par Scorpio lui paraissait un instant doux à côté du bordel se déroulant juste à côté. Mais trêve de rêveries, Farore venait de le sauver de manière magistrale, à croire que c'était un art chez elle de tout faire avec classe.

                    D'autre part de l'endroit où ils étaient, Costa vit débarquer l"homme-chien. Il avait certainement reçu un sacré coup de bisento pour voler jusqu'ici. Pas de sang. Les crocs toujours serrés et prêt à aboyer. Ce rapide checkup rassurait l'agent Cruise sur la robustesse du commodore de la Marine. Non pas qu'il ait eu des doutes mais les Marines avaient toujours tendance à rapidement casser. Il avait lu ça dans GM Magazine. Ou dans une revue pirate. Bref. La situation était un peu plus sous contrôle jusqu'à ce que Farore le vanne sur son statut d'agent en formation.

                    - Toi. Cogner c'est bien mais je te laisse imaginer combien c'est plus dur de taper des rapports, ironisa le poulet.

                    Sa main se serra autour de son club. Il avait réellement failli finir en poulet brisé. Il remercierait Farore à l'occasion. Autour d'un diner aux ch... d'une bonne bouteille. Oui. Un bon Château-Torino. C'était celui dirigé par un retraité mafieux non? Aucune idée. Bref. D'un air effaré, il surprit Skrik s'en retourner dans la mêlée. *Bonjour les Ressources Humaines du CP2? Oui,je vous appelle au sujet d'un de vos "agents". Ah vous l'avez déjà en entretien la semaine prochaine?* Il contint son appel escargophonique dans ses pensées. Ils devaient créer une ouverture pour démolir le gonze en face d'eux. Très bien.

                    Le Poulet prit la suite de Skrik, prenant soin d'éviter les coups de trident malencontreux. Le gros zigue en face d'eux semblait en colère. Il allait se faire botter le cul, il aurait surtout dû être triste d'aller en prison. Dans le futur. Se mettant à siffloter, Costa évita un coup aussi mortel que rapide et, d'un air détaché, se mit à siffler son air favori. Il avait entendu ça dans un bar à Shabondy. Le type jouait du saxo et était devenu mondialement connu après cela. Guy un truc du genre. Ah oui. Sax Guy.

                    Concert de Sax Guy [Quelques minutes avant de démarrer sa tournée Redlinienne]

                    TU. TUTULULULULU. TUDU TU. TUDUDUDUDU.

                    La chanteuse au début était moins douée mais Guy... Il évita encore un coup et riposta d'un coup de club dans le coude du colosse qui grogna. Non mais... Aucun respect pour la musique. Se dandinant avec grâce le Poulet profita d'un tempo crée par Skrik pour passer entre les jambes de leur adversaire et, tel un chevalier, lui frappa dans les rotules de son meilleur swing, tournoyant sur lui même pendant que le refrain de saxo reprenait de plus belle.

                    Sacré Guy.
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                    La situation est intenable. Farore avait du mal à combattre un ennemi si puissant, mais l'apparition du Commodore avec le capitaine pirate, rendent les choses d'autant plus difficiles. Même si Costa et Tagata et... Jack, mettent toute leur énergie dans la bataille, Farore serait bientôt à court d'idée et de forces. Voyant les blessures du Commodore, une idée rationnelle survient, il faut absolument le guérir et panser ses blessures. Il est clairement l'homme le plus puissant de la troupe et il fallait garder cet atout stratégique dans sa manche. Un jet de flamme bleue jailli de ses ailes, venant mordre la peau du Commodore pour le soigner peu à peu. Cette manœuvre est coûteuse en énergie et Farore affaiblis davantage. Il faut désormais s'occuper de Rah Ka Yoo et l'envoyer une bonne fois pour toutes au tapis, si possible vivant, cette histoire intrigue de plus en plus l'agent en formation. Elle lance un regard préoccupé à ses alliés, sont ils aussi fatigués qu'elle ? Où est-ce que la vie mafieuse ne l'avait pas suffisamment préparée ? Son flot de questions permanent attendrait.


                    "Il faut de la coordination maintenant ! Skrik, harponne sa main, fait en sorte qu'il soit bloqué contre la paroi ! Costa, je vais lancer une attaque enflammée, profite en pour mettre le feu à ton club, tu dois lui administrer le coup final !"


                    Elle rabat ses ailes avant de laisser toute la puissance et l’énergie de cette dernière en direction de l'ennemi. Les lames d'airs s'enflamment à mesure qu'elles avancent vers l'adversité, c'était le moment parfait pour Costa pour enduire son arme. Elle prend appui ses jambes et se propulsent en avant, en laissant ses ailes la protéger. Au dernier moment, elle repasse en forme humaine et place plusieurs index gun de suite sur le corps meurtri de son ennemi. Les lames d'airs ont lacéré sa chair et ses vêtements prennent feu. Après cet enchaînement, Farore tombe au sol, Tagata doit absolument l'immobiliser pour que Costa réalise le swing final. Si ses comparses parviennent à effectué le combo, le Commodore doit venir à bout du capitaine pirate sans trop de souci désormais, il faut espérer que Rah Ka Yoo reste en vie. Que pouvait-il bien se passer sur le royaume Doscar ? Un trafic d'armes avec la révolution ? Une prise de pouvoir ? Un coup d'état ? Un lieu de ralliement de la piraterie ? Tant de questions en suspensions...


                    Épuisée, Farore se relève péniblement, les agents sauraient-ils faire face ou devraient ils prendre leurs jambes à leur cous pour tenter de survivre aux affres de Grand Line ?
                      Epuisé.

                      Sans la moindre énergie à envoyer à nouveau, je peux me projeter dans le futur et voir la défaite de mon équipage face à ce monstre et ses sbires tenant tête à mes hommes. Foncer tête baisser dans le tas c'est pas vraiment viable à chaque fois. Je vais devoir noter ça dans un coin de ma tête. Fait chier.

                      Suant à grosses gouttes face au monstre qui se dresse face à moi, j'ai beau réfléchir à quoi faire pour l'abattre mais rien ne me vient. De toute façon, j'ai plus rien. Plus d'énergie. Mes muscles sont atrophiés et la fatigue est prêt à me plonger dans un coma de quelques heures sans me demander mon avis. C'est vraiment la merde. Parce que la lance foudroyante que j'ai pu lui envoyer lui a saccagé ce qui lui sert d'arme tout en lui transperçant à l'abdomen, mais visiblement, ça n'est pas suffisant pour le foutre au tapis. Mais ma haine envers ces êtres démoniaques me maintient en éveil coûte que coûte. Pour mieux me faire voir la mort arriver ? Très certainement.

                      Autour de moi, Yume et Mark combattent aux côtés des griffeurs, contenant et repoussant les forces ennemies. Déjà une bonne chose qu'ils soient encore tous en vie. De l'autre côté, les agents du cipher pol aidés par quelques hommes en plus croisent le fer en compagnie du fameux Jack qui fait parti de la troupe - jamais vu - et ça semble plutôt mal se passer aussi. Un joyeux bordel.

                      Et dans une lueur de désespoir, voilà que l'oiseau flamboyant vient à déployer son brasier sur moi. Etonné aux premiers abords - et limite craintif qu'elle ne se retourne contre moi, car on sait tous comment sont les agents gouvernementaux - je m'aperçois étrangement que ses flammes ne me brûlent pas. Bien au contraire. Elles m'apportent une chaleur agréable et semblent booster l'ensemble de mon corps. Elle ... me guérit ? Toutefois, conjointement à mon étonnement soudain, je peux voir que cette dose de bonne volonté l'épuise un peu plus, alors qu'elle combattait aux côtés de ses semblables. Croit-elle en moi pour apporter une possible victoire ? Dans tous les cas, je ne dois pas laisser ses efforts sans résultats probants.

                      Alors empoignant mon kanabo, je charge mon corps entier d'une foudre intense, améliorant mes capacités à tailler dans l'gras comme ma force se développant continuellement. Usant de la voie du berserker, j'entre dans la phase finale de ce combat. Ceci sera ma dernière action et elle scellera le sort de mes camarades qu'importe le résultat.
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