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Une viande pas très tendre

Vigie - ILE EN VUE CAPITAINE !!!

Healscare, réveillé par le cri de la vigie, sortit peu à peu de sa torpeur maladive due à son extrême mal de mer. Il ne dormait pas vraiment, il était juste dans le mal, la tête dans une bassine. Le nain et son compagnon animal avaient embarqué sur un bateau pirate, à destination des îlots flottants. à vrai dire, pas grand monde se risquait d'aller là bas, les histoire et rumeur sur les cannibales et les bateaux disparus autour des îles n’aidant pas. Il du donc payer son trajet plein pot pour des conditions de transport désastreuses. Dans une petite case aménagée dans la cale, il subissait de plein fouet les tourments de la mer, ce qui n'améliore pas son cas. Bien sûr, un homme à moitié comateux dans un bateau pirate ne risquait pas de faire long feu, mais Bunker montait la garde. Presque tout au long de la traversé, elle resta posté devant la porte, menaçant de croquer les personne qui s’approcher trop.

mousse - m’sieur, m’sieur
Bunker - GRrrrrrrrrr

Le jeune mousse qui descendit dans la cale pour avertir le chasseur s’approcha un peu trop près de la porte, ce qui n’était pas au goût de l’animal. Enfin, le mousse semblait tout à fait à son goût mais le fait qu’elle s’approche. La bête se leva en grognant et le petit homme recula d’un bon.

mousse - m’sieur On est arrivé! on va bientôt débarquer les chaloupe
Scare - Ouais ouais, j’arrive !
Rho bordel, quelle horreur ce voyage


Healscare se redressa sur son lit, main sur les genoux, attendant que le bateau arrête de tourner. Semblable à un poivrot finissant la tourner des bars, il rassembla ses affaires et rangea précisément le journal qui l’avait mené ici en prenant bien soin de remettre toutes les feuilles volantes à leur place. Et oui, l’aventurier n’avait pas choisi cette île au hasard, au fin fond d’un bazar, il avait déniché ce journal manuscrit appartenant à un certain Mr.Harisson. Cet ouvrage rempli de cartes dessiné à la main, de note et illustration en tout genre donnait une idée assez précise de ce qu’on pouvait trouver sur les îlots flottants. Mais entre les cannibales et la faune sauvage, et ce qui intéressait par-dessus tout le petit barbue : le temple caché et son fabuleux trésor.

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Pendant ce temps sur le pont

- Grrrr son ours de malheur est insupportable.
- Sur le bateau on pourra rien faire, il faut l'emmener dans les pièges.
- Quoi? hors de question, je ne dépasse pas la plage !  
- TU FERA CE QUE TON CAPITAINE TE DIS ! SINON C’EST TOI QU’ON EMMÈNE!


Une fois son sac fermé, le chasseur tituba jusqu'à la porte avant de perdre l’équilibre et de tomber au sol. Bunker alerté par le bruit, rentra dans la pièce pour voir son maître couché au sol. Connaissant bien le mal de son compagnon, elle attrapa le sac dans sa gueule et se baissa pour que le nain s'agrippe à elle. Avec son déambulateur vivant. Healscare réussit à se glisser jusqu'à l'échelle de meunier qui permet de remonter sur le pont. Bunker passa devant et monta en trombe. Étrangement, il y avait beaucoup de matelots autour de la trappe qui semblèrent tous assez déçus de voir l’oursonne passer en premier. Scare monta à son tour. Respirer l’air extérieur fut comme une délivrance. Sa nausée disparu presque instantanément.

Capitaine - Alors ! On supporte mal le grand large ?! héhé
Scare - Mouai, c’est votre bouffe qu’était pas fraîche
Capitaine - Mais bien sûr ! Je vous laisse embarquer sur votre carrosse !

Pointant d’un déroulé de bras un canot fixé à la grue de débarquement, il invita de manière un peu méprisante le nain à monter dedans. Le matelot qui tenait la poulie fut très surpris quand Bunker sauta dans la barque et manqua presque de tout lâcher. Scare embarqua plus calmement  accompagné de dans espèce d’armoir à glace de l’équipage portant de gros sacs. La barque descendit tranquillement, les pirates retirèrent les crochets et se mirent à ramer en direction de la rive. L’île n’était vraiment pas très accueillante, même de loin. La plage donné sur une petite falaise derrière laquelle on distingué la flore typique des mangroves et des jungle humide.

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A mis chemin, Bun, comme à son habitude sauta du bateau pour se baigner et rejoindre la terre ferme à la nage. Sauf que là , elle avait toujours bien accroché dans sa gueule le sac rempli des affaires et du livre de Scare. Le nain se leva pour courir sur l’avant de la barque pour tenter en vain de la retenir, mais trop tard. L’oursonne nagé toute contente en direction de la rive.

Scare - Raalala mais quelle plait cette ourse ! SI LE LIVRE ET FOUTUE J’TE TRANSFORME EN TAPIS!
Armoir n°1 - Quelle dommage pour vos affaire
Armoir n°2 - Oui quelle dommage

VLAM


Scare eut à peine le temps de se tourner que le second gaillard s'était levé, tenant sa rame en arrière pour l'éclater telle une batte dans la tête du barbu.


° ° ° °


*renifle* *renifle* hum ça sent bon ça c’est quoi comme odeur?! du ragoût? mais un peu épicé avec une pointe de fermeté et puis il fait chaud, c’est agréable, quoique, je commence un peu à transpirer. Et puis c’est quoi cette douleur à la tête faudrait que j’arrive bouger ma main mais… rah c’est coincé coin
Scare - RRAAAAAA

Scare émergea enfin pour se rendre compte de sa piteuse situation ! main et pied attacher à un tronc tel un cochon qu’on rôtie au-dessus d’une marmite bouillante au-dessus d’un grand feu de joie. Le tout entouré d’un tas d'hommes tenus rudimentaire à base de pagne et de masque de bois. La situation s’annoncé vraiment mal…


Dernière édition par Healscare Nesingwary le Mar 28 Fév 2023 - 11:25, édité 2 fois
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Lesprit de contradiction a quelque chose de formidable. Il est capable de pousser n’importe quel individu rationnel à prendre des décisions à l’opposée du bon sens, parfois même présentant des risques non négligeables pour la pérennité de sa propre existence. Oui, l’esprit de contradiction est une force parmi les plus dangereuses, mais aussi parmi les moins comprises. Il n’est pas toujours d’un égo aux proportions aberrantes, ni la traduction d’une volonté d’opposition binaire à l’égard d’une personne. Parfois, c’est juste dans votre nature, vous ne pouvez pas vous empêcher et rien ni personne ne se dressera entre vous et votre objectif! Des imbéciles… Parfois, c’est cette fameuse curiosité qui poussa tant d’aventuriers à entreprendre les expéditions les plus dangereuses. Des imbéciles ! Et enfin, oui, parfois, l’esprit de contradiction est, pour un imbécile, la seule façon de penser. Skrik, lui, était peut-être un peu tout ça à la fois. En avait-il seulement conscience ?

  En convalescence pour se remettre d’une succession méthodique de blessures infligées – à en croire leur régularité – par une conscience commune et partagée par l’ensemble de l’humanité, Skrik s’était vu accorder quelques jours de repos. Un climat doux et sec, lui conseillait-on pour ses poumons mutilés par les blizzards, pas d’activité sportive, lui intimait-on pour préserver ses tendons, ses muscles et ses ligaments fatigués. Lisez quelque chose, lui conseillait-on, peignez ! Et surtout, restez loin des ennuis ! Alors, inhabituellement docile, l’agent du CP2 s’était plié aux consignes des médecins qui s’étaient penchés sur son cas. Ces derniers, à son grand déplaisir, avaient même invités des internes à son chevet pour qu’il illustre, à son corps défendant, les différents sévices que le corps humains pouvaient subir. Skrik pouvait jurer, sans le prouver, qu’on avait même invité un apprenti vétérinaire et un jeune légiste pour en tirer quelques leçons substantielles.

  Toujours est-il que, au début, Skrik avait écouté les consignes, plus docilement qu’on aurait pu le croire. Il lu un livre, il peint une toile. Puis il rencontra un type, Ranek. Ranek était dans un état pire que le sien, le fait même qu’il soit encore en vie demeurait un mystère pour le corps médical et révélait de la science-fiction. Son histoire devait être autrement plus intéressante que 30 façons de fabriquer des bougies parfumées pour redécorer votre intérieur et comment les associer à votre personnalité, le seul bouquin qui était à disposition. Alors Skrik délaissa les activités « enrichissantes » pour satisfaire sa curiosité. Ranek n’était pas le meilleur narrateur, il était difficile de faire la part entre les délires dont il souffrait et la réalité dont il avait incontestablement souffert. Au milieu des géants cannibales, parmi les bêtes féroces et des malédictions séculaires, il y avait une part de vérité que son état physique suffisait à prouver. Dans un dernier râle de douleur, dans un ultime avertissement à destination de ce jeune homme trop curieux pour son bien, l’agonie de Ranek prit fin. La flamme qui l’animait jusque-là et qui l’avait mené à sa perte avait été transmise.

  Il n’en fallait pas plus pour que Skrik se décide à ignorer les consignes pour se lancer à corps perdus dans une nouvelle aventure dangereuse. Ces quelques jours d’inaction suffisaient à le rendre fou et il tournait comme un lion en cage, inquiétant tout ceux qui croisaient sa route et redoutaient que ce fou ne le saute dessus pour les dévorer. Lorsqu’il avait annoncé sa volonté de rejoindre les Îlots Flottants, on avait bien essayé de l’en dissuader, mais sans vraiment insister. Cette clinique n’était pas équipée pour retenir une tornade.

  Dès que l’occasion se présenta, l’agent du CP2 en congé usa de ses prérogatives et de menaces à peines voilées pour embarquer à bord d’un navire qui passait à proximité de sa destination. Là encore, le commandant avait tout tenté pour que cet homme change d’avis, mais il aurait tout aussi bien pu pousser une montagne et les raisons qu’il avançait pour son réquisitoire ne faisaient que convaincre encore plus son destinataire malavisé. D’excellente humeur, Skrik se réjouissait visiblement des histoires qu’on lui racontait. Pire encore, il en redemandait, lui, pourtant coutumier des conversations brèves et monosyllabique qu’il achevait prématurément d’un regard ou d’une beigne.

  Un accord fut finalement trouvé entre Skrik et le commandait qui, vous comprenez, ne pouvait pas risquer son navire et l’équipage pour quelque chose d’aussi insensé ! Skrik ne voyait pas le problème, mais accepta néanmoins de couper la poire en deux. Un canot de sauvetage lui serait confié à proximité des îlots et il resterait à sa charge d’en rejoindre les rives. Et après quelques jours de voyages qui semblèrent une éternité pour un Skrik impatient, la nouvelle tomba. Là-bas, derrière ces récifs acérés comme des lames de rasoirs se trouvait son objectif. Excité par la nouvelle comme un enfant le matin de noël, Skrik s’était précipité jusqu’à la petite embarcation et avant même que le commandant n’ait pu dire ouf, soulagé de ce dangereux énergumène, il n’était plus qu’un point ballotté par les vagues.

  Alors même qu’il n’avait pas posé le pieds sur l’archipel, le danger était omniprésent. Les courants traîtres et les rafales de vents malmenaient le frêle esquif que Skrik manœuvrait avec difficultés, sans cesser d’afficher un grand sourire. Chaque vague qui venait le fouetter semblait le ragaillardir encore un peu plus, le vent tranchant et le sel qui le griffait ne rendait le voyage que plus agréable, vivifiant. Skrik serra quand même les fesses quant à proximités des rochers le gouvernail ne répondit plus du tout, mais il ne se débarrassa pas de son sourire pour autant. Armé de son harpon, il eut quelques sueurs froides quand des ombres massives se mouvaient sous sa barque, mais il souriait encore et toujours. Au cours des quelques heures qui le séparaient encore de la terre, Skrik s’était débarrassé de ses vêtements trempés et là, nu, il se sentait mieux que jamais. Ce moment ne fut immortalité par aucun peintre ni aucun photographe, mais il était à jamais gravé dans la mémoire du jeune homme.

  Finalement, il arriva à destination. Son excitation était palpable, mais ses réflexes n’en étaient pas pour autant émoussés. Il avait rapidement arraché quelques planches de son embarcation pour allumer un feu et, avant que la nuit ne tombe, il avait pêché et fabriqué un abris de fortune sous un arbre. Son sommeil fut agité par des rêves d’aventures épiques et par des menaces beaucoup moins oniriques en provenance de la forêt. Son sommeil fut agité, mais il dormit mieux cette nuit-là que toutes celles où il s’étaient senti pris au piège.


Dernière édition par Tagata Tai le Sam 25 Fév 2023 - 22:49, édité 1 fois
    L'île aux cauchemars
    Les hululements d'une chouette. Le bruit des pages d'un livre qu'on tourne. Voilà les deux seules bruits qu'on pouvait entendre de ma chambre. Tout était calme durant cette fraiche nuit d'hiver. Ignorant l'heure qu'il pouvait être, j'étais plongé dans un livre éclairait à la faible lueur d'une bougie et emmitouflée dans un plaide bien chaud. Point non négligeable avec le froid qu'il faisait ce soir. Ce moment de détente me faisait le plus grand bien. J'en avais réellement besoin après la mission que je venais d'accomplir... En plus de souffrir de quelques blessures, mon corps était complètement épuisé. Mon dernier travail ne fut pas de tout repos... J'étais si épuisée.

    La fatigue se faisant de plus en plus ressentir, je luttai contre mes yeux qui cherchaient à se fermer. Seulement, voyant que je commençai à relire plusieurs fois, certains passages de mon livre, je décidai de m'avouer vaincue. Tout en refermant celui-ci, je me levai du fauteuil dans lequel je m'étais assise avant de me diriger vers mon lit. Une fois sur place, je posai mon ouvrage sur la table de chevet avant de me laisser aller sur le martelât, serrant mon petit fantôme en peluche contre mon cœur. Blotti dans mon lit, je sentis mes paupières se faisant de plus en plus lourde avant de finalement plonger dans le monde des rêves.


    .                                                                    


    - " Vas-y Haya ! Tu peux l'avoir ! " Criai une voix féminine avec énergie.

    Cela faisait un mois que j'avais rejoint l'équipage du Commodore Canone. Un mois que j'avais quittée pour la première fois l'île qui m'avait vue naitre et grandir. Quitter ainsi tout ce que j'avais connue me troublai quelque peu. Il m'arrivai souvent de repenser à mes parents, me demandant ce qu'ils pouvaient devenir. Parfois, je me demandai même si je n'avais pas fait d'erreur. J'en avais d'ailleurs fait part à mon amie Sy-ven, qui m'expliqua que c'était tout à fait normal de ressentir cela, elle-même l'ayant déjà vécue. Mon départ de mon île natale était frais et il me faudrait quelques temps avant que la nostalgie s'estompe. Heureusement qu'elle était là, car sans elle je pense que ça aurai été encore plus difficile.

    En parlant de Sy', c'est elle qui m'encourageai. Pourquoi ? Parce que j'étais en train de me battre. Vous voulez savoir pour quelle raison ? Tout simplement parce que j'étais en plein combat d'entrainement contre un membre de l'équipage. Et pas n'importe quel membre. Il s'agissait de Ma'isha, l'une des officier les plus gradés, mais également d'une Minks type chat. C'était la première fois que je rencontrai une représentante de cette race magnifique qu'étaient ces hommes bêtes. Quant à cette sublime, mais non moins terrible jeune femme pas beaucoup plus âgée que moi, elle était une féroce combattante. Signe distint de ses origines d'après ce que j'avais cru entendre.

    La belle féline à la fourrure blanche avait gentiment acceptée de m'aider à m'entraîner. Ou plus exactement, avait insistée pour savoir ce que j'avais dans le ventre. C'est ainsi, que je me retrouvai à me défendre face à ses terribles assauts. Me défendre, c'était bien la seule chose que j'arrivai à faire contre elle. Ma'isha ne me laissait aucune ouverture et même si j'avais pu en déceler rien qu'une seule, je n'avais aucune chance de répliquer. Celle-ci était trop rapide. C'est d'ailleurs ainsi que notre petit combat terminai. D'une façon... rapide.

    Alors que je continuai à me défendre, esquivant et repoussant ses attaques, celle-ci accéléra et me balaya les jambes d'un coup net et vif. Sous le coup, je m'écrasai lourdement sur le pont du navire dans un petit couinement. J'avais perdu... Face à cette défaite, la déception commençai à m'envahir et cela se lit sur mon visage.

    " Tu n'as pas à avoir honte, Haya. " Me dit Sy-ven tout en s'approchant de moi pour m'aider à me relever. " Ma'isha est une excellente combattante et c'est déjà génial que tu aies tenue aussi longtemps face à elle. "

    Sur ces mots, mon amie se mit à me sourire chaleureusement, cherchant à me réconforter. En la voyant me sourire ainsi, je lui rendis timidement avant de me retourner vers la jeune Minks qui me regardait impassible.

    - " Tu es vraiment très forte... Je n'avais aucune chance de te battre. " Lui dis-je en me massant l'avant bras l'air gêné et en souriant aimablement.

    Ma'isha ne répondit pas tout de suite, continuant à me fixer sans ne rien laisser paraitre de ses émotions. Puis tout d'un coup, elle se mit à sourire, montrant ses magnifiques crocs de félins. Seulement, ce sourire ne fut ni chaleureux, ni réconfortant comme celui de Sy-ven. Non, celui-ci était dédaigneux.

    - " Je sais, oui. Toi, par contre, tu ne vaux rien du tout "

    - " Ma'isha ! " Se mit à hurler Sy-ven en la fusillant du regard, mais cela ne l'arrêta pas.

    - " Je ne vois pas ce que le Lieutenant-Colonel te trouve et je ne comprends pas pourquoi elle t'a fait venir dans notre équipage. " Alors qu'elle parlait de cette dernière, son regard se posai sur Sy-ven avant de le replonger dans le mien. " Tu ne mérites pas d'être parmi nous. "

    - " Ca suffit Ma'isha ! Tu vas trop loin ! " Hurla de nouveau mon ami tout en faisant face à la Minks. " Elle mérite sa place sur ce navire comme n'importe lequel d'entre nous ! Si tu as quelque chose à redire là-dessus, je me ferai un plaisir de te rappeler où est ta place ! "

    La tension entre les deux femmes était palpable. C'était la première fois que je voyais Sy' autant en colère. Quant à moi, je ne disais pas un mot, restant en retrait. Ce que la féline avait dit m'avait beaucoup blessée.. A tel point que je commençai à me demander si elle n'avait pas raison. Mais de l'autre côté, il y avait aussi Sy-ven, disant tout le contraire. Même si c'était grâce à elle que je me retrouvais en mer avec cet équipage de la Marine et que c'était aussi elle qui m'avait appris à me battre aux corps à corps, je ne pouvais m'empêcher de douter. Est-ce que je méritais vraiment d'être sur ce navire de guerre ? Est-ce que j'avais ma place parmi ces hommes et ces femmes ? Mais surtout, est-ce que Sy-ven m'avait proposé de les rejoindre seulement parce que j'étais son amie ?

    Tandis que je me posai ces questions, les deux officiers continuaient de s'affronter du regard. A tout moment, cela pouvait s'envenimer. Par chance, quelque-chose allait arriver et faire redescendre la pression.

    - " Terre en vue ! "

    En entendant la vigie hurler, tout le monde se tournai en direction de l'île en question. Enfin nous arrivions à destination. Oh, je ne vous ai pas dit ce que nous faisions sur la mer de North Blue ? Le Commodore Canone avait eu vent d'un trafic d'être humain ayant lieu sur l'île du nom de Îlot flottant. Oui, rien d'original comme nom, je vous l'accorde. Bref... Le Commodore décida donc de se rendre sur cette île pour y mettre fin et sauver les pauvres malheureux qui auraient pu se retrouver embarquer dans cette histoire.

    Il ne fallu pas longtemps à notre navire pour s'amarrer à l'île, ni à l'équipage de s'activer sous les ordres de Sy-ven. En ce qui me concerne, encore légèrement sous le choc de ce que m'avait balancé Ma'isha, je ne bougeai pas, fixant juste l'île. Celle-ci ne semblai pas très hospitalière. On peut même dire qu'il s'y dégageai quelque chose de macabre. Cette île n'inspirait pas confiance. Mais ce n'était pas à la seule chose que je pensais à ce moment-là. Je ne cessai de me repasser en boucle ce que m'avait dit la Minks. Je ne méritais pas d'être là... En y repensant, une idée folle me traversa l'esprit alors que je regardais l'île. Si pour que la jeune féline m'accepte, pourquoi ne pas faire mes preuves ? Pourquoi n'irai-je pas m'occuper de cette affaire moi-même.. ? Oui après tout. Si j'arrivai à mettre la main sur les trafiquants et à les arrêter, je prouverai que je mérite de faire parmi de cet équipage.

    Vous devez être en train de vous dire que mon idée était complètement stupide et dangereuse. Et vous auriez surement raison. Pourtant c'est exactement ce que je comptais faire.

    Regardant que personne ne faisait attention à moi, je remis discrètement les chaussures de mon uniforme de la Marine avant de m'éclipser du navire, pénétrant dans cette sombre forêt.


    Dernière édition par Hayase Yorha le Dim 17 Mar 2024 - 11:39, édité 3 fois
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    La bonne odeur d’herbe aromatique et d'épices commençait tout doucement à disparaître pour laisser place à l’odeur de cochon cuit avec les poils du nabot qui se mettait à griller. Sentant, sans mauvais jeu de mots, que ça allait mal finir pour lui s' il ne se bouge pas le cul, Healscare se mit à se débattre sérieusement sur son barbecue improvisé.  D'abord il força sur les liens de ses mains mais rien à faire, il avait beau tordre dans tous les sens, tirer sur les liens mais rien. En désespoir de cause il essaya même de déchiqueter la corde avec ses dents mais rien à faire…à force de bouger, il remarqua la souplesse de la branche sur laquelle il était attaché et de la, lui vint une nouvelle idée : faire sauter la branche de son reposoir.

    Avec une souplesse inattendue, Healscare se mit à faire de grands mouvements de bassin pour faire rebondir la branche, une fois, deux fois … Rapidement, la branche sautillé de ses poteau, il ajouta un petit mouvement de coté et

    PAF

    Scare - AAAARRRGH!

    Le nabot hurla de douleur en s'éclatant le dos sur le sol et la bout de bois dans la gueule dans une synchronisation presque artistique. Mais maintenant, que le premier souci était réglé, un autre persisté : il était toujours attaché. De plus, le bruit du crépitement du feu commença à se faire très fort dans ses oreilles.

    Scare - SA BRULE !!!!  

    En effet, Scare ne s’était pas du tout projeté assez loin, et son énorme chevelure hirsute avait commencé à prendre feu. Frénétiquement, il se mit à rouler de droite à gauche pour essayer d’éteindre les flammes sans y perdre sa crinière. Évidemment, avec tout ce bordel, les sauvages fut alerté et arrivèrent en masse autour de leur futur repas.


    Scare - Héhé ! pas besoin de s'énerver, c’est juste un malentendu hein?!  

    Autochtones - Le bak'o' u escapa

    - Táan apretado bey juntúul mierda

    - Je'el u páajtal u yaantal in p'atik u tso'otsel quemado

    - Cálmate, tuméen bejla'e' dejaremos u le bak'o' humee

    - Empate ma'alob le ka'atéen


    Les habitants du village discutent entre eux un dialecte inconnu. Certains rigolent pointant du doigt le nain, d'autres se regardent, certains semblent acquiescent par de petit mouvement de têtes… Dans cette cacophonie incompréhensible, des mots comme “Mierda” semblaient tout de même familier. Quoi qu’il en soit, Scare compris vite que globalement ce qui a été dit devait être du genre : “remettait le sur le feu”. Deux femmes, vêtue uniquement d’un pagne et d’une grosse coiffe soulevèrent la broche pour le remettre au-dessus de la marmite de fonte. Au passage, avec de nouvelles cordes, il fixèrent la broche solidement au pylône.

    Scare - HEHO!!! J’SUIS PAS COMESTIBLE!!! VOUS ALLEZ ÊTRE MALA… GLoups gloups gloups
    ARRRG mais arrêtez !


    Un dés cul-nus, assez petit s'était approché dans le dos du nain avec une grosse outre remplie d’un liquide doré pour en verser sur le bout de viandes. Surpris, Healscare en avala une partie pendant qu’il parlait et la recracha aussitôt, manquant de s'étouffer  regarder avec un air furieux le petite homme. Le petit recula surpris avant de recommencer à lui en verser dans la gueule. D'abord recrachant, le nabot renifla la bonne odeur d’houblon fermenté et se mit plutôt, bouche grande ouverte, à essayer d’en boire le plus possible.

    Veille autochtone - Cuidadoso! Wa uk' jach, le bak'o' olerá kin
    Scare - Et mais pourquoi tu t'arrête?  
    Veille autochtone - Teech! Xeen ookol le bak'o'

    Le vieux en pagne à la coiffe impressionnante et aux os dans le pifs qui de toutes évidence était le chef pointa du doigt un autre homme qui se saisit d’une lance et s’approcha d’Healscare, pointe en avant et donnant de petit coup sec comme pour le piqué. Avec de gros mouvements de bassin, pour éviter de finir en brochette. il esquiva un coup, puis un deuxième… Dans un élan de génie, le sauvage se décida de tenter de piquer près des liens pour rendre toute esquive impossible.

    RAAAAAAAOOOOOOOORRRRRRR

    Autochtones - Ba'alche' !!!

    - Leti' jach u desatado!

    - Leti' jump'éel monstruo!

    - Áantaj !!!!!

    - yaan a julte'ob

    Scare - BUN!!! ICIIIIIIIII

    Le rugissement qui résonna au loin fit immédiatement sourire le petit chasseur. L’immense grizzli blanc semblait terrorisé les sauvages, il ne devait pas avoir se genre de bestiole sur cette îles. Bunker courait au milieu du village faisant fuire en hurlant de droite à gauche les homme qui essayait de l'arrêter. Elle n’était pas là pour se battre, mais pour sauver son maître. Les quelques trop courageux pour bouger se faisaient éjecter par un coup de tête magistral. L’animal se précipita au centre de la foule qui s’écarta instantanément pour renverser le barbecue géant.

    Veille autochtone - Ts'o'okij/Chéen le jéelo' !!!
    Autochtones -
    - Yaan u ookol le bak'o'

    - Le nuxi'

    Scare - Libère moi vite !

    Infiniment content de voir son compagnon s’approcher de lui, il le fut un peu moins quand elle lui lécha tout le visage avec sa grosse langue bien baveuse. Elle avait dû sentir la bière et comme tous les animaux aimait bien le sucré. Pensant d’abord qu'elle allait croquer ses liens, l’ours ouvrir grand sa gueule, lacha le sac quelle portait et aggripa un coté de la broche sur lequel était attacher Healscare

    Scare - Non non nooooooooon

    Avec son arme improvisée, Bun donna de grand coup de tête de droite à gauche pour assommer la plus possible de personne et de faire un peu de place pour reprendre de l’élan. Avec la Pov digne d’une des plus grand roller coster ou encore plus précis de hermione chopé par le saule cogneur, Healscare se prenez un à un les sauvages dans la tête essayant tant bien que mal d’esquiver leur arme pointée vers lui. Après un coup de boule involontaire, Scare réussit à choper une lame archaïque entre les dents et commença à essayer de couper ses liens. malgrés les coup qu’il continue à prendre il réussi a desserré les corde avant de lâcher le couteau dans un râle de douleur

    Scare -Argh! mais c’est moi que tu veux tué!

    Avec la force de centrifuge, les cordages de ses mains lachèrent et Healscare se retrouva violemment envoyé en arrière. Le surprenant changement de point de gravité de sa masse improvisée lui fit lâcher prise et l'envoyer quelque mètre plus loin sur un petit malchanceux qui amortit la chute.. Se secouant la tête pour reprendre ses esprits, le nain fut surpris de voir que le choc avait fissuré le bois, relâchant les cordages de ses pieds lui permettant enfin de se mouvoir tranquillement. Repérant son sac à coté de son oursonne, il courut pour le mettre sur son dos. Un ballottement suspect au niveau de son entrejambe lui fit baisser la tête pour qu'il se rende enfin compte de sa complète nudité. il regarda rapidement autour de lui pour les trouver. il ne vit rien sauf un petit éclat de métal poli reflétant le soleil qui semblait être ces tomahawk. sans hésité il se mit à courir dessus.

    Scare - *siffle* Bun, ramène toi!

    L’ours qui tenait à distance de son mettre la horde d’homme pagne, se tourna pour se mettre à courir dans la même direction que son maître. D’un coup d'épaule, Healscare éjecta un soldat qui voulait lien barrer la route et attrapa sa ceinture et son fusils qui se trouvait là. Il ferma la ceinture sous son bide, mis son fusil sur son épaules avant de se remettre à courir dans la direction opposée à celle de l'arrivée inattendue de Bun. D'ailleur comment elle était arrivée?!

    Un peu plus tôt a écrit: Bun ne tenez pas place sur la petit barque se rapprochant de la rive. Sur le bateau, elle n'avait pas beaucoup bouger pour protéger son maître. Rester enfermé aussi longtemps la déprimait un peu et elle devait se défouler. Comme à son habitude, elle sauta de la barque, ignorant le sac qu’elle avait dans les dents, pour nager jusqu'à la terre ferme.

    Scare - Raalala mais quelle plaie cette ourse ! SI LE LIVRE ET FOUTUE J’TE TRANSFORME EN TAPIS!

    Très bonne nageuse, elle arriva vite sur la plage. Elle se secoua intégralement pour se sécher un minimum et s'avança sur la terre pour explorer un peu. C’était son petit rituel. Elle attendait le sifflement de son maître qui ne devrait pas tarder à arriver pour aller le retrouver mais en attendant elle fouiller. Bun posa le sac, gratta un peu la terre pour renifler, se dressa sur un arbre pour regarder ce qu’il y avait en haut… ses oreilles, dressées très hautes, était en alerte pour entendre tous les sons, elle sentait le maximum d’odeur… c’était son petit quart d’heure de folies à elle. Elle courait/sautait partout, elle était vraiment trop mignonne, enfin si on oublie qu’elle était énorme et qu’elle peut te séparer la tête du corps en 1 coup de patte. Commençant à trouver le temps un peu long, elle reprit le chemin de la plage, attrapant le sac au passage.

    De retour sur la plage, elle fut surprise de ne pas voir le nabot poilue, une petite moue triste se dessina sur son visage et elle cligna plusieurs fois des yeux en regardant par la mer. Même le gros bateau n’était plus là. Sa moue se transforma vite en visage suspicieux : tout ça n’est pas normal ! Elle leva la tête pour se mettre à renifler activement et essayer de pister son maître. Bon la je vais passer sous silence les diverses mésaventures, le combat avec le crocodile et la course avec une armée de loutres pour passer directement au moment où comme son maître semble s'éloigner rapidement elle décide d’augmenter la cadence. En courant,elle ne mit que quelques minutes pour arriver à l'entrée du village sauvage.

    D'abord courant côte à côte, éjectant à droite et à gauche les opposant sans essayer de les battre réellement ils s'arrêtèrent quand ils se retrouvèrent face à une horde compact lance tendu en avant. Scare se retourna et le même mur s’était formé derrière eux. avec un sourir gêné, il tendit la main en avant essayant de leur faire signe de se calmer mais il se contentait d’avancer de manière synchronisé. Bunker attrapa le sac par les dents et projeta Healscare sur son dos avant de se mettre à courir en direction des Hütte. dabors tourner dans le mauvais sens, le nain se retourna agilement juste à tant pour se prendre la paille sécher des habitations dans la tête. Bun foncer à pleine vitesse, traverser les huttes vides une à une, laissant simplement troue de leur silhouette des les fines parois. La horde de sauvages se mit rapidement à leur poursuite mais L’oursonne était rapide, très rapide. Elle n’avait pas forcément une grosse accélération et une grande agilité, mais une fois lancée elle était inarrêtable.

    Scare - Mais c’est à moi ça?

    Passant au travers d’une maisonnette, Scare eut tout de même un eye contact avec un bonhomme sur ce qui semblait être des toilettes et qui était habillé d’une chemise étrangement familière. Dans la dernière bâtisse, il prit le pas d’attraper un bout de tissu qu’il pourrait utiliser comme pagne et éviter d’avoir les bonbons à l’air.

    Bunker - Graaaaoooww

    Après la dernière maison traversée, bunker fit presque un soleil en s'arrêtant. A moitié en équilibre, se tenant simplement sur le pied pour ajuster son pagne manqua de passer par dessus. Il regarda à droite et à gauche et voyant la plage d’un côté, envoya sa monture dans cette direction. Même si la distance avec les cul-nus augmentait, il n’arrivait pour autant pas à les semer. Prenant une position plus adéquate pour cavaler, il poussa Bun au maximum de sa vitesse. Le soleil bas du matin leur permettrait peut-être de se cacher mais pour l’instant il était toujours à leur trousse. Au détours d’une falaise, Healscare plissa les yeux croyant apercevoir un campement au loin. Il les plissa les yeux pour voir mieux et affectivement, il y avait les restes d’une barque et d’un feu de camp ainsi qu’un bonhomme allongé à côté.

    Scare - OH HE!!!! BARRE TOI!!!!!! ILS ARRIVENT !!!!! BARRE TOI

    Criant pour alerter l’homme qui pouvait voir un petit homme barbu en pagne, chevaucher un ours et criant à tue tête, il continuait de se rapprocher. peut être que la horde courante toute nus, armé de lance et de javelot qui fusait de temps à autre aller le faire réagir.

    Pour les curieux:


    Dernière édition par Healscare Nesingwary le Mar 28 Fév 2023 - 11:25, édité 1 fois
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      Le soleil pointait à peine le bout de ses rayons sur la plage semi-paradisiaque semi-infernale et Skrik, en temps normal, devait déjà être levé. Des années d’une discipline martiale ne sauraient être oubliées aussi facilement et certains réflexes, certaines habitudes, avaient la peau dure. Depuis cette époque le jeune homme conservait des automatismes qui paraissaient bien ridicules à des regards extérieurs, comme cette posture lorsqu’il était à table, véritable fauve protégeant sa proie de toute agression extérieure. Cet héritage précis, il le devait aux repas aux mess qui dégénéraient souvent en guerre ouverte pour s’approprier l’assiette de ses camarades. Complètement paranoïaque depuis lors, Skrik montrait les crocs et sortait les griffes si quiconque s’approchait un peu trop près de son repas. Pourtant, et contrairement à ce qui était devenue une seconde nature, à l’aube de cette nouvelle journée, le jeune agent – en repos forcé – roupillait sec. Le sommeil du juste, disaient certains.

      Aussi difficile à croire que cela puisse être, Skrik ne rêvait jamais. Ou plutôt il ne s’en rappelait jamais. Ses nuits étaient opaques, imperméables à toutes interventions extérieures. Il s’agissait peut-être d’un effet secondaire de la perte de mémoire dont il était victime et qui l’aurait privé à la fois de ses souvenirs et de ses songes. Sans que cela ne constitue une réelle inquiétude, cette amputation était la source d’une vraie frustration. Et, qui sait, peut-être que ses rêves reconstitueraient son identité ? ¨Peut-être qu’ils agiraient en oracles pour le prévenir de quelques dangers ? Cette nuit-là, malheureusement, ne fit pas exception à la règle. Pourtant, ce rêve-là aurait été particulièrement utile, si seulement s’en souvenait-il !

      Entre ses propres délires et le témoignages fabuleux et affabulé du pauvre Ranek, l’esprit de Skrik avait de quoi faire pour composer un rêve délirant. Durant cette symphonie imaginaire, il avait été tour à tour attaqué par des serpents moqueurs, poursuivis par des rochers dont la course se poursuivait à jamais, il avait été attaqué par une horde d’esprit hideux aux dents pointues et aux babines retroussées qui se pourléchaient les lèvres en le regardant et même les cocotiers s’en prenaient à lui en le bombardant à la moindre occasion. Un ours terriblement vulgaire s’en prenait verbalement à lui et des fusils déguisés en hommes déguisés en fusils lui courraient après. C’était un véritable cauchemar, épuisant et qui, chez tout autre individu que Skrik, aurait suffit à motiver un rapide repli stratégique.  Cela lui aurait épargné tous les ennuis qui ne manqueraient pas de lui tomber dessus dans les prochaines quarante-huit heures. A compter du moment précis où il ouvrit les yeux.

    - ...BARRE-TOI !!!

      Skrik avait connu des réveils plus amicaux, mais il s’était déjà réveillé sur son matelas en pleine mer alors disons que celui là ne situait dans sa zone de confort. Au début, en tout cas. Un type drôlement poilu courait dans sa direction en vociférant un flot de jurons, mais Skrik avait déjà ouvert les yeux et remarqué qu’il était suspendu par les pieds au-dessus de requins affamés, alors il ne s’en inquiéta pas outre mesure. Derrière lui, soulevant un nuage de poussière et couvrant presque la voix du premier gars, une cinquantaine d’individus remarquable sous bien des aspects, s’approchait rapidement. Là encore, Skrik qui avait un jour dormi dans la même chambre que Jack qui était intolérant au lactose, considéra l’animation avec son flegme habituel. Puis, alors que tout ce beau monde se rapprochait rapidement, les premières flèches et les premiers javelots sifflèrent à proximité. Et cet à cet instant que Skrik comprit qu’un nouveau réveil de merde s’invitait à son palmarès.  

      Sans prendre le temps d’enfiler ses vêtements, Skrik suivit les conseils avisés qui lui avaient été si gentiment adressés. Son harpon dans une main, son service trois pièces dans l’autre, il décampa et couru aussi vite qu’il était possible au saut du lit. En jetant un œil derrière son épaule, Skrik faillit bien en perdre l’équilibre ; le type poilu de tout à l’heure était en fait jugé sur un ours. Un vrai ours, avec des dents d’ours, des griffes d’ours, des yeux d’ours… Un ours.

    - C’QUOI C’BORDEL ?!

      Le moment semblait opportun pour poser cette question qui, du reste, était tout à fait légitime. Pour éviter de finir empalé pour une cause dont il ne savait rien, Skrik devait bifurquer dans la forêt où les arbres, les branches et les lianes rendaient à la fois difficile de le toucher et plus facile de disparaître. A l’ours jugé sur l’homme, ou peut-être était-ce l’inverse, le jeune homme suggéra par un signe de la main de suivre la même direction. Ce n’était peut-être pas judicieux de rester avec lui, mais Skrik n’avait pas la tête à être judicieux. Il avait la tête à une grasse matinée. Quelqu’un allait payer pour ça.

      Dans sa course effrénée, Skrik qui était préoccupée par l’imminence de sa mort, avait relégué la question de sa destination au second, voire au troisième plan. La question en décida autrement et s’invita comme actrice principale quand le sol se déroba sous les pieds de l’agent du CP2. Au détour d’une branche habilement esquivée, Skrik chuta brusquement dans le vide. L’estomac remonté dans sa gorge et le cœur dans bouche empêchèrent qu’il ne ridiculisa davantage en criant, mais sous ses yeux il vit quand même sa vie défilée. C’était quand même trop court. Par chance, le terminus n’était pas pour aujourd’hui puisqu’après une interminable chute, Skrik percuta après un remarquable plongeon la surface d’un petit lac. Six sur dix selon le puritain jury qui condamna sa nudité. L’eau, tout à fait glaciale, acheva de réveiller le jeune homme qui, à l’adresse de qui que ce soit pouvant l’entendre, réitéra sa question.

    - C’QUOI C’BORDEL ?!
      L'île aux cauchemars
      Mélancolique, sinistre et inquiétante, voilà comment on pouvait décrire cette île. Chaque recoin de celle-ci donnait froid dans le dos. Malodorantes et dégoutantes, ses terres n'étaient que marécage où se déplacer n'était pas chose aisée. Entre mangroves et autres plantes semblant venimeuses, mais également la faune qui la peuplait. Comme des moustiques, aimant venir te tourner autour, espérant te sucer le sang. Des araignées ainsi que d'autres insectes aussi terrifiant que dangereux. Bien que mortelle pour la plupart, il ne s'agissait là que des plus petites créatures vivant dans ces marais.

      Que ce soit derrière un arbre ou des buissons, on pouvait y entendre toutes sortes de bêtes. De la plus petite, comme des rats à la plus grosse comme, le rugissement d'un ours. Parfois même, au milieu de cet endroit sinistre, des murmures se faisaient entendre et on pouvait avoir l'impression que quelque-chose nous épiait, caché dans la végétation. Il y avait de quoi, devenir parano.

      Et c'est dans cet endroit loin d'être paradisiaque que je me trouvais, me déplaçant aussi vite que je le pouvais sur ces terres boueuses. Cet endroit était vraiment horrible et je commençai à regretter de m'être ainsi lancée dans cette quête de retrouver, à moi seule les trafiquants d'être humain. J'avais même hésitée à faire demi-tour alors que cela faisait peut-être juste une dizaine ou une vingtaine de minutes que j'étais rentrée dans cette sombre forêt. A dire vrai, il m'était impossible de savoir depuis combien de temps j'étais là. Si ça se trouve, cela faisait déjà plus d'une heure que j'essayai d'avancer tant bien que mal à travers l'île.

      Quoi qu'il arrive, il était hors de question que je retourne au navire les mains vides. Je comptais bien leur prouver à tous que je pouvais leur servir à quelque-chose. Seulement, pour l'heure, il n'y avait aucune trace de pirates ou de leurs victimes. Je ne savais absolument pas où aller et tout autour de moi, semblai se ressembler. Il m'était difficile de me diriger au milieu de ce marais. De plus, je me devais de rester aux aguets. Tout sur cette île semblai vouloir me tuer... A commencer par ces fichus moustiques qui n'arrêtaient pas de me tourner autour...

      J'avais réussi à fabriquer une protection de fortune pour mon visage et mon cou, entourant ma veste autour de ma tête, tout en laissant un trou pour mes yeux. Cependant, bien que partiellement protégée à ce niveau-là, je les sentais parfois venir se substanter de mon sang sur mes avant-bras... Quelle plaie ces bestioles.. Et puis ce bruit. Ce vrombissement aigu qui sifflait à mes oreilles.. De quoi devenir folle. Si, si je vous assure. Les piqures passent encore. Les démangeaisons que cela procurait, bien que désagréable, je pouvais m'en accommoder, même si cela commençai à m'agacer légèrement. Mais alors ce bruit atroce qu'ils faisaient avec leurs petites ailes... A vrai dire, oubliez ce que je viens de dire. TOUT chez cet insecte m'horripilait.

      - " J'en ai marre de cette fichu île de malheur ! " Me mis-je à hurler tout d'un coup.

      Quoi ?! Ca vous arrive jamais de laisser exprimer votre rage ? Bah moi, si et ça fait du bien. Malheureusement, ce n'était pas la meilleure idée que j'avais eu. En hurlant ainsi, j'avais signalé ma présence à une créature plus imposante et dangereux que les moustiques. Bien plus imposante...

      Alors que je continuai d'avancer aussi rapidement que possible, j'entendis tout d'un coup un bruit que je n'avais pas encore entendu jusque-là. Une sorte de grognement comme... Oui celui que pouvait faire un cochon. Surprise d'entendre qu'un cochon semblai se trouver sur cette île, je m'arrêtai pour voir d'où cela pouvait provenir. Malheureusement, il était difficile de voir à travers toute cette flore qui s'étendait à perte de vu. J'étais frustrée de ne pas avoir réussi à trouver la direction d'où cela venait, car en entendant ce cochon, ma première idée fut qu'il y avait peut-être un village non loin. Il faut croire que la chance n'était pas à moi. Et c'était peu de le dire...

      Abandonnant l'idée de trouver la source de ce grognement, je repris mon chemin, espérant bientôt sortir de cet enfer. Tandis que mon périple continuait, un nouveau grognement se fit entendre. Cette fois-ci, celui-ci n'était pas très loin de moi. M'arrêtant de nouveau, je me remis à chercher du regard d'où cela venait. Quand tout d'un coup, une énorme créature apparue devant moi. Face à moi ce tenait un mammifères devant faire facilement deux fois ma taille. Sotte que j'étais, j'avais cru que le grommellement que j'avais entendu, venait d'un cochon, mais au final, il venait de son cousin. Un énorme sanglier qui ne semblai pas très inoffensif. Au contraire, celui-ci me regardait, les yeux injectaient de sang en reniflant fortement.

      - " Tout doux mon gros, je ne te veux pas de mal. " Lui dis-je d'une voix douce pour ne pas l'effrayer.

      Tout en lui disant cela, je m'efforçai de faire le moindre geste brusque, pouvant lui donner l'envie de m'attaquer. Si celui-ci me chargeait et qu'il me donnait un coup, je n'avais aucune chance de m'en relever. Je restai donc sur mes gardes, reculant doucement tout en continuant de le fixer droit dans les yeux. Jusque-là, le sanglier ne bougeait pas, restant juste plantait là à me rendre mon regard tout en grognant.  

      - " Bien, gentil sanglier. Reste là, bien sage... " Lui dis-je à nouveau d'une voix douce.

      Cela semblai fonctionner, celui-ci ne bougeant toujours pas. Malheureusement, ce n'était qu'une impression... Alors que j'avais réussi à mettre plusieurs mètres de distance entre nous, l'énorme animal sembla changer d'avis avant de se mettre à charger dans ma direction.

      Par chance, étant sur mes gardes, je m'étais préparée à cette éventualité. Sans perdre mon sang froid, je pris un de mes yo-yos en main avant de lui envoyer de toutes mes forces. Le jouet fila droit sur le mammifère, le touchant de plein fouet au milieu des deux yeux. Seulement, ce n'eut pas l'effet escompté. Je ne m'attendais certes pas à l'assommer au vu de la taille de celui-ci, mais j'avais espérée le faire ralentir, ou peut-être même fuir. Au contraire, cela semblai l'avoir énervé plus qu'autre chose. Le voyant ainsi me foncer dessus avec frénésie, je ne pris pas le temps de rembobiner mon yo-yo plongeant de justesse sur le côté pour éviter sa charge.

      Il en avait fallu de peu... A quelques secondes prêts, je finissais piétinée sous les pattes de cette vilaine bête. Heureusement, pour moi, l'animal emportait par son élan, s'était pas mal éloigné de moi. Profitant de cette occasion, je me relevai, recouverte de boue et décidai de prendre mes jambes à mon cou avant que celui-ci décide de charger à nouveau. Il fallait que je mette le plus de distance entre lui et moi.. Je n'avais aucune envie de risquer ma vie à combattre un monstre pareil. Seulement, le sanglier ne fut pas de cet avis et il ne lui fallu pas longtemps pour se retrouver derrière moi, me poursuivant à travers le marais.

      - " Laisse-moi sale bête ! Je ne t'ai rien fait ! " Lui hurlais-je tout en retenant mes larmes de peur.

      Oui j'avais peur, ça vous surprend ? Je vous verrais bien avec un sanglier qui doit faire pas loin de trois mètres de haut vous courir après. Ca vous dit on échange ? Non ? C'est bien ce que je pensais.

      Alors que je commençai à paniquer, cherchant n'importe quel moyen de m'en sortir tout en continuant de courir à toute jambe, je vis au loin une autre forme semblant venir dans ma direction. Plus celle-ci s'approchait, plus je me rendis compte qu'elle était également imposante. Le sort s'acharnait-il donc contre moi ? Etais-ce encore un autre sanglier ou bien une autre créature tout aussi monstrueuse ?

      - " J'aurai dû rester sur le navire avec les autres... " Dis-je complètement abattue par la situation.

      Je ne savais pas comment j'allais bien pouvoir m'en sortir. Derrière moi se trouvait un énorme sanglier voulant me tuer et en face, quelque chose semblant également imposant. C'est ainsi que j'allais mourir ? Je n'allais donc jamais revoir mon frère ?

      Pendant que je me posais ces questions, la chose en face de moi commençai à se distinguer. Il s'agissait bien d'une autre créature. Plus exactement un ours blanc. Un ours blanc et.... Je n'étais pas très sûre de ce que je voyais. Etais-ce un homme que je voyais chevaucher cet animal ? En tout cas, cela semblai y ressembler. Un indigène poilu et portant un pagne se trouver sur le dos de cet animal. Après tout... Après un sanglier géant, plus rien ne pouvait m'étonner sur cette île. Enfin, ça ne changeait rien à mon problème actuel. Voyant que l'ours avait un cavalier, je compris qu'il n'était pas sauvage mais qu'en était-il de son maitre ? Est-ce que lui aussi aller chercher à me tuer comme ce satané sangler qui gagnait de plus en plus de terrain et qui serait bientôt sur moi... Littéralement d'ailleurs.

      - " Et si... "

      Une idée vint me traverser l'esprit. Et si je me servais d'eux ? Mais oui, la voilà la solution. Il me suffisait de faire en sorte qu'ils se battent l'un contre l'autre pour en profiter pour m'enfuir. Après tout, lui et son ours seraient tout à fait capables de résister à un tel monstre. Cette idée ne me plaisait pas plus que ça.. Je ne savais pas à qui j'avais à faire. Peut-être qui s'agissait quelqu'un de bien et que par mon geste égoïste, j'allais sacrifier cet homme et son compagnon... Seulement, il me fallait penser à sauver ma vie.

      C'est donc à contrecœur, que je pris cette décision. Tandis que le sanglier était presque à porter, j'envoyai un yo-yo en direction d'une branche. Quand je fus assurée que celui-ci était bien enroulé autour, je tirai un coup sec dessus, priant pour qu'elle ne casse pas. Par chance, celle-ci était solide et je pus me propulser en hauteur, m'éloignant ainsi d'un sort funeste avant de survoler l'ours et son cavalier.

      - " Attention au sanglier ! " Lui hurlais-je tout en espérant que ce sauvage me comprenne.


      Dernière édition par Hayase Yorha le Dim 17 Mar 2024 - 11:40, édité 3 fois
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      Avec une rapidité d’esprit étonnante, l'inconnue se mit à courir avec Healscare et Bunker. Sans doute que la horde à lance et à pagne y était pour beaucoup. L’ours ne mit pas longtemps avant d’arriver à sa hauteur. L’homme s’engouffra dans une faille de roche montant sur la jungle et presque par réflexe Bun le suivit. En plus de devoir se tenir sur sa monture, le nain devait maintenant esquiver les branches. Jetant un coup d'œil en arrière pour voir si les sauvage les poursuivit. Il était toujours derrière mais semblait ralentir la cadence mais ne les regardait plus, il fixait un peu plus haut. Le nain tourna la tête pour voir face à lui une fillette s’envoler et derrière elle, un énorme sanglier !

      Inconnue - Attention au sanglier !

      Surprit par sa nouvelle rencontre, ils ne virent pas le gouffre devant eux en ressenti simplement la gravité reprendre ses droits avant de chuter. Même s' il n’avait pas beaucoup, la chute fut profonde. Scare lâche sa monture et se prépara tant bien que mal au potentiel impact.

      PLOUFFF PLOUF PLOUFF

      Les trois masses entrèrent dans l’eau avec fracas. Par chance, il était tombé sur un lac souterrain, enfin chance. Il s'agissait d’un lac en dessous du niveau de la mer alimenté par l’infiltration de l’eau par les diverses failles de la mangrove et de la roche. Ayant bus la tasse, Scare constata qu’il ne s’agissait pas d’eau douce, malgré une eau pleine d'algues et de vase avec une odeur nauséabonde. Heureusement, ce genre de lac n’était que très rarement habité, sauf si par le plus grand des hasard, un tunnel assez grand existait entre le lac et la mer, mais ce serait vraiment pas de chance.

      Inconnu - C’QUOI C’BORDEL ?!!

      Le sanglier sauta, par dessus le gouffre sans effort et continua sa charge, cette fois en direction des sauvages. Brassant des bras et battant des jambes, Scare se maintenait à la surface, crachant régulière la vase houlante qui lui arrivait dans la barbe.

      Scare - Faut pas trainer ici ! on sait pas ce qui peux trainer des cette eau.

      Faisant toujours fit des normes sociales et ignorant les questions de son compagnon de fortune, il se mit à nager au milieu du lac. Regardant en l’air pour essayer de trouver un moyen de remonter. Ici, il n’y avait aucun chemin disponible à cause des rebords creusés mais un petit canal semblait se découper et il commença à le suivre. Nageant dans la fange salée immonde d'algues, il prit enfin le temps de répondre au badaud.

      Scare - J’sais pas qui c’est ses gus! mais il parle bizarre, et on tenté d’me bouffer, j’aimerai éviter de les r’croisé !
      A parfait !!!


      Scare venait de tomber sur un bout de mangrove qui tombait jusque dans l’eau. Il n'avait pas fait attention, mais l’eau c’était adouci au fur et à mesure qu’il avançait. Les racines, liane et autres végétaux qui tombaient dans l’eau malgré les parois rocheuses était une véritable aubaine et formaient un vrai escalier végétal. Le nain commença l’ascension,  Pour le bonheur de tous, le pagne de fortune n’avait pas tenu l’impacte avec l’eau, laissant apparaître ses grosse fesse poilue au yeux de tous. Bunker monta aisément de son côté et rapidement les deux arrivèrent sur la terre ferme, enfin ce qui s’y approchait de plus dans un mangrove. Rapidement, Healscare vida son sac, retira son fusil et ses tomahawk pour constater les dégâts sur son équipement. Par chance, le sac de cuire bien que pas totalement imperméable n’avait pas laissé rentrer trop d’eau et encore avec encore plus de chance, le journal était à peine mouillé. Il le posa soigneusement ouvert sur le sol pendant qu’il se mit à sécher son fusil et ses tomahawk. l’eau salée étant particulièrement corrosive, il ne fallait pas perdre de temps.

      Scare - Dit moi ! ta pas vus une femme s’envoler avant qu’on tombe  ?

      Une fois ses affaires mis à sécher, le nabot reprit enfin conscience de sa condition de nudiste. Toujours les fesse à l’air, il se saisit de sa cape grosse cape de fourrure qu’il venait de sortir du sac pour l'attacher autour de sa taille avec sa ceinture. Sa jupe improvisée n’était pas forcément à la bonne taille mais et pourrait laisser entrevoir certaines choses en cas de mouvement mais bon, cela ferait l’affaire.

      SBAM!
      Scare -Rho! Satané de moustique !
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      Une fois passé le choc thermique qui suivit de prêt le choc physique, ce fut un choc olfactif qui frappa de plein fouet le pauvre Skrik pour qui cette journée commençait sous les pires auspices. L’odeur fétide qui s’échappait du marais dans lequel il avait plongé n’avait rien à envier aux latrines des casernes dans lesquelles il avait fait ses armes. Après avoir été contraint de les récurer du sol au plafond avec une petite brosse – une corvée qu’il devait à sa nature impertinente vis à vis de ses supérieurs hiérarchiques – Skrik était tout à fait certain que plus rien ne serait en mesure de le dégoûter. Des années durant, il eut raison et même des cadavres en décompositions parsemés d’insectes grouillants dans des orbites vides ne parvenaient à provoquer le moindre haut-le-cœur.  Skrik était hermétique, sinon littéralement, au moins métaphoriquement à toutes sources de nausées, mais ce qu’il se passa dans ce marécage puant dépassait de loin toutes les horreurs que vous seriez capable d’imaginer. Et tout ce que Skrik était capable d’encaisser.

      Ce que la vase parvenait à cacher sous son épaisse couche de déchets, Skrik pouvait le sentir contre sa peau et ce qu’il pouvait voir de ses yeux ne présageait rien de particulièrement réjouissant. Une chose visqueuse et froide caressait sa cuisse droite en demeurant mystérieuse, Skrik tâchait de résister du mieux qu’il le pouvait en pratiquant ses habituels exercices de méditations. Et il y avait quelque chose de vivant dans ses cheveux… Pourtant, ce qui acheva véritablement de traumatiser le pauvre agent du CP2 était bien plus facile à identifier. Bien trop, en réalité. Une paire de fesses aux dimensions quasi planétaire qui se trémoussait au rythme d’une respiration inhumaine, certainement empruntée à un troll asthmatique. C’en était trop pour Skrik qui se réfugia pour protéger sa santé mentale dans un monde imaginaire.

      Lorsqu’il revint à la réalité, le postérieur pachydermique venait d’achever son ascension hors de l’étang marécageux et manifestement satisfait de sa performance, il s’adressait à Skrik avec un panache digne des plus habiles arnaqueurs en ignorant superbement les questions de Skrik avec la même aisance qu’il chasserait toutes objections à son plan. Skrik, trop occupé à refouler ses envies de vomir, ne prit pas la peine de répondre à sa question. En outre, il n’avait vu personne puisqu’il était occupé à échapper à la mort. Empruntant le chemin précédemment utilisé par son compagnon d’infortune, Skrik parvint à s’extraire du cloaque dans lequel il s’était enfoncé et espérait sincèrement que les souvenirs de ce lieu resteraient piégés à tout jamais dans la fange. Néanmoins, pour l’ours qui accompagnait l’éléphantesque séant, remonter exigerait probablement une autre solution.

      - Rho! Satané de moustique !
      - R’couvre t’peau avec l’boue, ça t‘prot’gera des insec’ et ça masqu’ra t’nodeur aux aut’ préd’teurs.

      Joignant le geste à la parole, Skrik macula sa peau nue jusqu’à être totalement recouvert et imitant l’autre homme il se confectionna un pagne pour protéger sa virilité d’observateurs ingénus. D’un geste rapide, il expédia au loin trois ou quatre sangsues et abrégea leur festin sans plus de cérémonie. La végétation ici était très dense, seuls quelques rayons parvenaient à trouer l’obscurité et l’humidité des lieux. Impossible de se repérer dans ce labyrinthe de mangroves et les oiseaux perchés dans les branches ne leur serait d’aucune utilité. Skrik classait mentalement ses priorités et la nécessité de rester hydraté dans ce climat chaud et humide prit la pôle position. L’eau saumâtre n’était pas propre à la consommation, mais l’expérience de Skrik en milieu hostile lui permettait de savoir qu’une rivière d’eau douce devait se situer à proximité, théoriquement.

      - On va sauver l’ours, mais avant i’ faut trouver d’l’eau, ok ?

      Se frayant un chemin avec le harpon qu’il n’avait miraculeusement pas lâché, Skrik avançait difficilement dans la végétation luxuriante et l’Éléphant ne s’en sortait pas mieux. Ses jambes courtes s’enfonçaient profondément sous ses pas et les nombreux obstacles sur leur route ne lui facilitait pas la tâche. Skrik l’observait en silence depuis un moment avant de s’arrêter pour une pause.

      - Bon. T’es qui, et c’quoi c’bordel ? répéta pour la troisième fois un agent Skrik dont la patience venait à manquer au fur et à mesure de cette promenade impromptue.
        L'île aux cauchemars
        Prouver sa valeur est une chose que tout être, souhaite faire. Que ce soit au prêt de sa famille, ses amis, son âme-sœur ainsi qu'aux gens qu'on côtoie au quotidien. Cela pouvait s'avérer parfois gratifiant d'être ainsi reconnu pour ses compétences ou pour tout autres faits accomplis, mais également très dangereux. Certaines personnes voulant briller aux yeux des autres, se brulaient parfois les ailes, jusqu'à en perdre la vie. Nombreuses de ces âmes sur le trépas, regrettèrent amèrement de ne pas avoir écouté cette petite voix, cette personne, qui leur incitait à ne pas faire cette folie.

        Personne ne croit en vos capacités de vaincre ? Tout le monde pense que vous êtes de mauvais parents ? Mais, vous dans le fond ? Est-ce que vous croyez en vous ? Si, oui, pourquoi avoir voulu leur prouver quoi que ce soit ? Ces personnes qui vous jugent et qui ne vous connaissent pas réellement. Vous n'avez rien à prouver à qui que ce soit. La seule personne à qui vous devez rendre des comptes, c'est vous-même.

        Je vous dis tout ça, mais seulement, je ne vaux pas mieux que vous. Moi aussi il m'ai arrivée de faire cette erreur. La preuve, lorsque j'eu la brillante idée de vouloir capturer à moi seule, les pirates. Depuis que j'avais mis les pieds sur cette île, il m'était arrivée que des malheurs. Les moustiques et maintenant ce sanglier géant qui en voulait à ma vie. Et tout ça pourquoi ? Pour monter ma valeur, à mon équipage, mais surtout à Ma'isha.

        Par chance, j'avais réussi à échapper à cet énorme mammifère, cousin du cochon. Seulement, je n'avais pas pensé à ce qui m'attendait par la suite. Alors que je me balançais à une branche grâce à l'un de mes jouets, passant au-dessus de ce sauvage et de sa monture que j'avais décidée de sacrifier, je vis au loin d'autres sauvages, armées de lances. Le cauchemar continuait... J'avais l'impression que je n'arriverai jamais à me sortir de cette galère, ma bonne étoile m'ayant abandonnée.

        Soudain, j'entendis à sifflement non loin de moi, comme si quelque chose était passé rapidement. Il ne me fallu pas longtemps pour comprendre que cela venait des sauvages qui me lançaient des lances, cherchant à m'embrocher. Certaines passèrent de plus en plus prêt, me faisant écarquiller les yeux de peur.

        - " Il faut que je me sorte de là et vite... "

        En effet, il fallait que je m'enfuis une fois de plus. Surtout que dans cette position, j'étais une cible facile. Je ne pouvais qu'essayer de me balancer pour esquiver leurs armes. Cependant, mes bras commencèrent à fatiguer à rester ainsi suspendu dans le vide. Il me fallait trouver une solution et vite, si je ne voulais pas recevoir un de leurs projectiles. Mais que faire ? Derrière moi se trouvait le sanglier pendant que ces sauvages me barraient la route.

        - " Une minute... "

        Je me rendis tout d'un coup compte de quelque-chose. A part les grognements du sanglier, je n'entendais rien d'autre venant de derrière moi. Pourtant, l'animal devait en toute logique avoir rencontré l'ours et son cavalier, à l'heure qu'il était. Etaient-ils déjà mort ? Je n'avais néanmoins pas entendu le moindre signe de lutte. Intriguée par cette information, je pris le risque de jeter un petit coup d'œil en arrière.

        - " Mais... Ils sont passés où ? " Me demandais-je, surprise.

        Ils avaient complètement disparus, sans laisser de traces. J'étais abasourdie par ce que je voyais. Qu'est-ce qui avait bien pu se passer ? Un ours ça ne disparaissait pas comme ça, après tout... Il devait bien y avoir une explication. Ou bien... Peut-être qu'il s'agissait de...

        - " Fantômes... "

        Un frisson me parcouru le corps en pensant à cela... Mais alors que je m'imaginais des choses encore farfelues, quelque-chose attira mon attention. Plissant légèrement les yeux, j'aperçus un gouffre caché par la végétation. Un trou béant dans lequel j'aurai pû tomber et me rompre le coup si avant ça, je ne m'étais pas envolé grâce à mon yo-yo. Finalement, peut-être que ma bonne étoile ne m'avait pas abandonnée. Et qui sait ? Peut-être que le cavalier était tombé dedans avec sa monture. Il n'y avait qu'une seule façon de le savoir. Décidée à y aller et ne voyant pas d'autre solution pour me sortir de ce guêpier, je donnai de petits coups de hanches d'avant en arrière pour de nouveau me balancer et avoir assez d'élan pour m'envoyer dans le trou.

        - " Allez Haya, encore un petit peu.. " Continuant de me balancer. " Maintenant ! "

        A ce moment-là, constatant que j'avais pris assez d'élan, je décidai de mettre fin à mon balancement, tirant un coup sec sur le jouet pour qu'il se détache avant de me propulser dans le trou. C'est sans encombre que je descendis en chute libre à l'intérieur de celui-ci. Une descente qui me parue durer une éternité jusqu'à ce que je commence à apercevoir le fond. Bien que la grotte, fut sombre, je pus distinguer dans la pénombre qu'au fond de ce gouffre, m'attendait de l'eau...

        - " Non, non, nooooon.... "

        Je me mis à paniquer en voyant que je me rapprochais rapidement de celle-ci, en pensant à l'impact brutal que je risquais en touchant la surface de l'eau. Dans un geste désespérait, je lançais mon yo-yo en espérant que celui-ci trouve quelque-chose à laquelle s'accrocher. Seulement, la chute arrivait à sa fin et je me mis à fermer les yeux par réflexe, pour ne pas assister à la suite...

        Aucun bruit... Aucune sensation d'humidité... Il me fallu quelques secondes avant de rouvrir les yeux et me rendre compte que je ne me retrouvais pas dans l'eau. La chance m'avait sourie. Par je ne sais quel miracle, je me retrouvais suspendu dans le vide, juste à quelques centimètres de la surface de l'eau. Mon yo-yo avait réussi à s'accrocher à une racine qui, s'était délogée légèrement de terre, mais avait tenue bon.


        - " Ouuf... C'était juste. Heureusement que je suis légère sinon, je crois que j'y passais. " Me dis-je tout en sentant une petite goute de sueur couler le long de mon front. " Bon... Où est-ce que je suis maintenant... ? "

        Il me fallu plisser les yeux pour essayer de distinguer quelque-chose à l'intérieur de cette grotte souterraine. Tandis que j'analysais les lieux, j'aperçus la forme d'un ours et de deux hommes sur une rive un peu plus loin. Ne sachant de qui il pouvait s'agir, je préférais ne rien dire, restant silencieuse à les observer. Quand tout d'un coup...

        - " Hiiiiiiiiiii... " Me mis-je à hurler quand la racine décida de lâcher, me laissant tomber dans cette eau immonde et nauséabonde.


        Dernière édition par Hayase Yorha le Dim 17 Mar 2024 - 11:40, édité 3 fois
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        Inconnu - On va sauver l’ours, mais avant i’ faut trouver d’l’eau, ok ?
        Scare - Sauver l’ours?! Pourquoi?
        Bunker - aoooowww
        Scare - Si ta soif, attrape ça

        Bunker marcha à côté du jeune homme et se secoua le plus possible, éjectant une partie des algues qu'il lui restait sur elle, dessus. Scare envoya sa gourde encore remplie d’eau au garçon avant de s'afférer minutieusement au nettoyage de son fusil, il avait tout démonté et il était en train de tout sécher et nettoyer, il regardait à traver les tubes que rien ne bouche, que rien n’était incrusté dans les mécanisme etc… un travail important pour garder une arme en bon état.

        NAn mais il se prend pour qui celui-la ! C'est moi le chasseur, l’expert en survie en milieu hostile. il ne va quand même pas me voler la vedette !
        Inconnue - Hiiiiiiiiiii...
        Scare - Bah voilla, je savais que j’avais vus une femme !

        Healscare ne donné pas beaucoup d’attention aux deux autres. Très concentré sur la maintenance de son fusil. Il ne l’avait pas depuis très longtemps et n'avait pas encore tous les automatisme et remonté l’arme lui posait quelques problèmes.

        Scare - Ca y est !!!

        Le nain s’exclama très content en levant les bras l’air. satisfait de sont travail, il repris son armes fit deux ou trois aller retour avec le verrou, et régla correctement la lunette en se tournant vers ses deux camarade de fortune. Arme vers le bas biensur ! il n se mets pas à les tenir en joue.

        Scare - J'ai les crocs! Vous voulez manger un truc??
        Inconnue - Non merci, je n'a pas faim... Et puis manger avec cette odeur immonde autour de nous, je ne sais pas comment vous faites..
        Inconnu - Non pas faims
        Scare - Tant pis pour vous alors Moi j’ai faim.

        Le chasseur regarda l’eau attentivement. Même s' il y avait des poissons, le goût de l'animal de cette flaque de fange ne sera sûrement pas très ragoutant, il regarda donc en l’air. Il marche un peu partout au sol pour changer son angle de vue des branches et trouver ce qu’il cherche.

        Scare - Bingo ! Bun t’es prête ?!

        Il pointa du doigt une branche en hauteur, et l’animal se positionna en dessous, debout sur ses pattes arrière. comme cela , elle était vraiment impressionnante. déjà qu’au garrot elle faisait 1m30, la elle dépassait les deux mettre. Le nain prit une grosse de motte de boue et la lança contre la branche. Du moins c’est ce que penserait les autres, car avec sa très bonne lui y voyait un nid. Au bout du troisième tire, il fit mouche et le tas de brindilles tomba, un oiseau s’envola, et l’ours intercepta le nid avant de le ramener, dandinante à son maître.
        Scare - Bravo ma grande !

        Dans le nid, 3 petits œufs. Healscare en envoya un dans la gueule de l’ourse pour la remercier de son travail et posa le nids au sol avant de commencer à rassembler ce qu’il fallait pour un tout petit feux avec le nid, qu’il alluma en vitesse avec une balle de sa giberne. Avec le petit feux, il secoua les oeufs et les posa directement dessus.

        Scare - Si vous en voulez d’autre j’ai vus d’autre nid par la haut !


        Dernière édition par Healscare Nesingwary le Ven 3 Mar 2023 - 13:43, édité 1 fois
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        La situation était grotesque. Presque comique. Un observateur averti trouverait certainement dans ce plateau étonnant quelques inspirations vaudevillesques, peut-être même un clin d’œil à l’œuvre du célèbre dramaturge Georges Fait-D’eau « Mais n’te promène donc pas tout nu ! ». Sur scène, outre l’ours commun à l’ensemble de ses comédie, se tenaient donc deux hommes à moitiés nus et une jeune femme en uniforme. Au cœur de cette jungle dangereuse, aucun de ces quatre protagonistes n’avait l’air d’être à sa place. A l’exception peut-être du nain qui, sans trop forcer, passerait aisément pour un ermite sauvage. A travers cette version, manifestement proposée par un metteur en scène très ambitieux, la sémiologue Fernande De Chaussure remarquerait une « [...]distance linguistique inédite entre ses personnages », mais qu’à travers leurs corps ils « exprimaient déjà des points communs insoupçonnés.» Quant à l’impitoyable critique Harry Stote nul doute que sa plume acerbe s’acharnerait à démonter l’improbabilité d’une telle réunion en insistant sur « [...]la nature absurde des décisions prisent tout au long de l’histoire ». Sur ce point, nous ne pouvons guère lui donner tort, n’est-ce pas ?

        - J'ai les crocs! Vous voulez manger un truc?
        - Non. Pas faim.

          Ignorant tout de la farce dont il était l’un des dindons, Skrik s’accorda un moment de réflexion après toute cette agitation pour mieux cerner l’étrange troupe dans laquelle il s’était engagé bien malgré lui. Le nain, qui ne s’était toujours pas présenté et que le jeune agent identifiera comme étant Le Nain quoi qu’il puisse dire, semblait familier des lieux et aucunement inquiété par l’imminence de la mort à laquelle il venait d’échapper in-extremis. La jeune femme en uniforme de la Marine lui évoqua instantanément un poussin sur un champ de bataille. C’était encore une môme. Toutefois Poussin ne pouvait pas être là par hasard et sa seule présence était source de renseignements – un navire de la Marine avait accosté ou bien s’était échoué ici - autant que de questions : que font-ils ici et..

        - Où est l’reste d’ton équ’page ?

          La possibilité que ces derniers soient tous morts n’était pas inenvisageable et cela préoccupait Skrik, non pas qu’il ne s’intéressa à leurs sorts, mais parce qu’il pouvait les rejoindre dans l’au-delà plus tôt que prévu si la menace était aussi grande. Son ton manquait sans doute de compassion et son apparence générale n’invitait pas spécialement au réconfort. D’un autre côté, la présence de la Marine ici indiquait que le Gouvernement Mondial s’intéressait à quelque chose qu’un agent du Cipher Pole, Skrik ne pouvait pas totalement ignorer. Question de conscience professionnelle dont Skrik, contrairement aux rumeurs circulant dans les bureaux, n'était pas totalement démuni. Subitement, il comprit que ses vacances avaient pris une tournure des plus inattendues. Paré de son habituel fatalisme – un stoïcisme que certaines petites natures qualifieraient paradoxalement d’égoïsme autodestructeur – Skrik accepta la conclusion de sa brève introspection : il était dans une merde noire.

        - Et toi, t’vas finir par m’dire pourquoi ces types voulaient ta peau ?

          D’un air tranquille, il avait toutefois ostensiblement tourné la pointe de son harpon vers le Nain. L’ours qui s’était miraculeusement tiré du marécage pouvait bien montrer ses crocs, Skrik empalerait le Nain sans hésiter s’il persistait à ignorer ses questions. Il était dans cette galère essentiellement par sa faute et même si Skrik n’était pas connu pour être particulièrement rancunier il était temps de donner des réponses. En plus, à gober des œufs crus sortis d’on ne sait où comme ça, Skrik n’aurait peut-être même pas besoin de lever la main pour que le Nain passe l’arme à gauche. L’agent le regardait faire avec un mélange équilibré de dégoût et de respect.

          Quelques années plus tôt, en mission dans une région oubliée de tous, des hommes comme des dieux, Skrik avait eu l’occasion de goûter aux spécialités locales. L’aspect repoussant des cafards géants qu’on lui servit était un signal d’alarme évident pour la plupart des gens, mais Skrik ne voulait pas vexer son contact. Ce simple souvenir faisait encore bondir son estomac pourtant solidement accroché. Le goût n’était pas aussi abominable qu’il le redoutait, mais la texture et l’apparence du repas lui avait retourné l’estomac. En l’absence de preuve il ne pouvait que le jurer, mais Skrik était sûr que son hôte s’était payé sa fiole : personne ne mangerait ça volontairement...

          Quoi qu’il en soit, l’acte 1 de cette pièce avait bel et bien commencé. Les personnages de ce freak-show étaient tous – ou presque – en place et le mécanisme de la narration pouvait se mettre en branle sous la bienveillance toute relative d’un maître de cérémonie cosmique et capricieux. Cependant, n’oubliez pas une chose : les monstres de foire sont peut-être de l’autre côté de la barrière, prisonniers de leur curiosité morbide derrière les barreaux du spectacle vivant.
          L'île aux cauchemars
          L'hallucination, information erronée envoyait au cerveau. Les causes sont nombreuses et variées comme par exemple, les effets d'une drogue, l'alcool, ou bien les symptôme d'une maladie. Cela pouvait provoquer des troubles auditifs ou visuels, faisant croire à la personne qui en a, qu'elle voit ou entend des choses qui n'existent pas.

          Ce fut exactement ce dont je fus victime, lorsque j'étais tombée dans cette grevasse. Pensant que j'étais tombée dans une grotte, je me rendis compte une fois dans l'eau, qu'il n'en était rien. En réalité, je me retrouvais dans une petite rivière se trouvant au fond d'un ravin. La pénombre qui y régnait n'était dû qu'à la végétation qui le recouvrait. Me rendant compte, que je m'étais trompée, je me demandais si tout allait bien chez moi. Peut-être avais-je contractée une maladie qui me faisait avoir ces hallucinations... Ou bien, peut-être était-ce seulement dû à l'adrénaline du moment. Après tout, il est vrai qu'avant de sauter, je me retrouvais dans une situation très dangereuse, encerclée par le sanglier et les sauvages. En cette crevasse, j'y avais peut-être vu comme un refuge. Ce qu'une grotte pouvait être pour les animaux et même les hommes qui cherchaient à se mettre à l'abri du mauvais temps.

          Bref, cela n'avait aucune importance. Pour le moment, je me devais sortir de cette eau immonde... Celle-ci était vaseuse et je sentais des choses étranges nager autour de moi. Malheureusement, je ne voyais pas ce que cela pouvait être et dans le fond, je crois bien que je n'avais aucune envie de le savoir.

          - " Qu'est-ce que ça pue... Ca me donne envie de vomir. " Déglutissant en sentant venir un haut le coeur.

          L'odeur qui se dégageait de cette eau était pestilentielle. Je n'avais jamais rien senti d'aussi mauvais. Une fois de plus, je regrettais d'avoir ainsi quitté le navire. Il aurait été préférable que je reste à son bord plutôt que de venir patauger dans une cette chose nauséabonde.

          Tandis que je me faisais cette réflexion, j'arrivais contre la paroi du ravin que je me mis à escalader, sortant enfin de l'eau. L'ascension ne fut pas de tout repos, la roche étant glissante. Parfois, il en fallu de peu pour que je lâche prise et retombe dans la rivière. Seulement, grâce à mon irrémédiable envie de sortir de là, je parvins à atteindre le bord du gouffre. Avant de sortir entièrement, je fis une petite halte afin de regarder s'il n'y avait aucun danger. Voyant qu'il n'y avait rien à l'horizon, je me mis à pousser un petit soupir de soulagement avant de me hisser hors de ce trou.

          Cela faisait du bien de sentir à nouveau la terre ferme sous ses pieds et encore plus de voir que les sauvages et l'espèce de monstre avaient disparurent. Il n'y avait également aucune trace, des formes étranges que j'avais vu avant de tomber dans l'eau. Peut-être encore un effet de l'hallucination, que j'avais eu...

          - " Il faudra que je pense à en parler au médecin quand je rentrerai sur le navire... " Me dis-je légèrement inquiète.

          En tout cas, cela était agréable après toutes ces mésaventures d'être enfin un peu tranquille.

          - " Ca y est !!! "

          Pas si tranquille que ça finalement... En entendant une voix s'exclamer non loin de moi, je fus pris d'un sursaut, sentant mon coeur s'emballer par la peur. Me retournant brusquement vers la source de cette voix, j'aperçu l'ours et le cavalier en compagnie d'un autre homme.

          - " J'ai les crocs ! Vous voulez manger un truc ? "

          - " Non merci, je n'ai pas faim... Et puis manger avec cette odeur immonde autour de nous, je ne sais pas comment vous faites.. "

          Surprise, je me rendis compte que j'avais répondu machinalement à la question de cet homme. Enfin, est-ce que l'on pouvait vraiment appeler ça un homme ? Certes, il avait deux bras, deux jambes et il savait parler, mais... Il était tout petit, même moi je le dépassais. Puis surtout, il était recouvert de poils. Était-ce une sorte d'hybride entre le Minks et l'être humain ?

          - " Un Huminks ? " Me murmurais-je à moi-même tout en penchant la tête sur le côté.

          Non mais Haya... Ressaisis toi ma grande... Voilà que maintenant tu divaguais et disais n'importe quoi... A croire que j'étais peut-être vraiment malade. Alors que je me posais la question, l'autre homme, qui pour le coup en était vraiment un, porta son attention sur moi avant de m'adresser la parole.

          - " Où est l’reste d’ton équ’page ? "

          - " Euuh... " Fut la seule réponse que je réussi à sortir tout en battant plusieurs fois des cils.

          Je n'avais absolument rien compris de ce qu'il venait de me dire. Celui-ci mâchait ses mots et je me mis à essayer de déchiffrer ce qu'il avait essayé de me dire, me le repassant en boucle...

          - " Où est... le reste... de ton... Ecu... Ecupage ? " Me murmurais-je à nouveau.

          C'est quoi un Ecupage ? Oui, oui c'est la seule chose que j'avais réussi à en déduire... Ne jugez pas, ok ! Je vous assure que j'avais vraiment compris ça... C'est pas ma faute, s'il parlait bizarrement. Puis, j'étais fatiguée... Voilà !

          Ne préférant pas dire d'âneries, je préférais l'ignorer, fixant les alentours. Pendant que je leur tournai le dos, j'entendis brièvement l'homme au langage étrange, s'adresser à son compagnon. Ne prêtant pas vraiment attention, je n'eus pas besoin d'essayer de comprendre ce qu'il lui disait. Malgré tout, je me demandais qui ces deux personnes pouvaient bien être. Ma curiosité prenant le dessus, je décidais de leur faire face à nouveau.

          - " Mais... Sinon, qui êtes-vous ? " Leur demandais-je timidement.

          - " J'm'apelle Skrik " Me répondit le plus grand des deux.

          - " Moi, c'est Healscare. Elle, c'est Bunker. " Répondit ensuite l'espèce de nabot tout en indiquant son ours d'un signe de tête.

          - "Et.. Qu'est-ce que vous êtes venus faire ici "

          Alors que je leur posais cette question d'une voix toujours aussi timide, les deux hommes se mirent à me répondre. L'homme se prénommant Skrik disait être venu en vacance sur cette île... A d'autre, oui.. Je crois bien que cet homme, me prenait pour une idiote. Peut-être à cause de mon jeune âge. En tout cas, je n'étais pas assez dupe pour croire que quelqu'un viendrait sur cette île cauchemardesque pour prendre du bon temps... Quant à l'autre, il se mit tout d'un coup à rentrer dans un long monologue.

          De ce que j'avais compris, il parlait d'un livre traitant de cette île écrit par... Un certain Harrinson... Soit disant, un grand explorateur qui aurait découvert un temple maudit se trouvant sur cette île... Je n'avais aucune idée de quoi il pouvait parler, Je ne connaissais pas du tout cet Harrinson et à dire vrai, je n'en avais pas grand-chose à faire. Le seul point intéressant que je relevais dans le monologue de cet Healscare, ce fut le moment où il parla de pirates, grâce à qui il était arrivé sur cette île.

          - " Pardon, mais... Ça veut dire que vous savez où ils se trouvent ? "

          - " Qui ça ? "

          - " Bah, les pirates dont vous parliez. Vous savez où ils sont ? " Lui demandais-je légèrement agacée.

          Pour seule réponse, celui-ci me répondit qu'il ne savait pas. Cela me frustra et un long soupir de lassitude m'échappa. Je perdais mon temps avec eux... S'ils n'avaient aucune information concernant les pirates, ils ne me servaient à rien. Seulement, même si ça ne m'enchantait pas de rester avec eux, je n'avais pas vraiment le choix. Après tout, je ne savais pas où je me trouvais. De plus, cet Healscare avait parlé de cartes trouvaient dans son livre. Alors peut-être en avait-il une de cette île qui pourrait m'aider à trouver mon chemin. Et puis, qui sait ce qui pouvait bien y avoir d'autre sur cette fichu île en plus des sauvages et du sanglier... Si on tombait sur quelque-chose de bien plus dangereux, je pourrais très bien profiter de leur présence pour m'enfuir. Pour le moment, je décidai donc de rester en leur compagnie, mais à la moindre occasion, je comptais bien m'éclipser.

          - " Et c'quoi ton nom ? " Me demanda le soi-disant vacancier.

          - " Hayase. " Lui répondis-je faiblement dans un souffle.


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          Inconnu - Et toi, t’vas finir par m’dire pourquoi ces types voulaient ta peau ?
          Scare -  C’est pas ma peau qu’ils voulaient! plutôt ma viande et mon gras Haha!
          Bunker - grrrrrrrrrrrr

          De dos par rapport au jeune homme, Healscare ne l’avait pas vue lever son harpon, et je pars de son harpon au premier degrés hein?! n’allait pas vous imaginer des chose étrange… Bun le remarqua et n’était pas trés contente. Elle s’interposa entre son maitre et l’inconnue. Alerter par son compagnon, Scare se tourna, portant la main à son tomahawk et le souleva, pour commencer à dégainer. Bras en avant pour tenir sa garde, il fixa le bonhomme et repassa devant son animal

          Scare -  Baisse ton arme gamin !
          Inconnue - Mais... Sinon, qui êtes-vous ?
          Skrik - J’m’apelle Skrik
          Scare - Moi, c'est Healscare ! Et elle, c'est Bunker.

          L’intervention de la jeune femme brisa instantanément la tension montante de la situation et Healscare lacha son armes en se tournant vers elle. Bunker restait cependant à l'affût du bougre au harpon, prête à lui sauter dessus au moindre geste brusque.

          Inconnue - Et.. Qu'est-ce que vous êtes venus faire ici
          Scare - Alors, y’a une s’maine j’suis tombé sur un bouquin : Codex des ilots flottant By Sir Harrinson. j’croyais qu’cétai qu’un bestiaire donc j’l’ai ignoré, mais quand juste aprés, j’ai vu article parlant de M.Harrinson comme un grand explorateur. ni une ni deux, je chope le gros bouquin et PAF,  c’est son journal de l'exploration de l'île ! J’l’ai dévoré ! alors que j’aime pas lire, et dedans BINGO ! plein d’cartes et d’description pour un temple maudit ! *voix soufflé et petite pause pour un effet dramatique*
          Bon bah forcément ! j’ai voulu m’pointé sur l'île, mais IM.PO.SSI.BLE d’trouver un bateau. Sois disant à cause des coutûme local bla bla bla *levant les yeux au ciel en guise d’agacement*  
          Bref, en cherchant un bateau, j’suis tombé sur cette bande de pirate, c’était pas donné mais il d’accord…  bon pas grave, il fallait absolument que j’vienne ici. d'ailleurs horrible la traversé, leur cabine était dans la cale sans aérations et j’ai passé mes journées à vomir mes tripes. mais bon, quand on est arrivé, c’est p’tit bâtard mon assommé. et c'est là qu'ils ont voulu me faire cuire le cul



          Healscare se surprit lui-même à parler autant. Bien que d’habitude peu loquace, parler de ce qu’il aimait déclenche chez lui de terribles spams de pipelette… Parlant avec un rythme soutenu, il ne se souciait même pas de l’attention de ses interlocuteurs. Faisant de grands gestes pour illustrer c’est dire on avait presque à faire à un one man show.

          Inconnue - Pardon, mais... Ça veut dire que vous savez où ils se trouvent ?
          Scare - Qui ça?
          Inconnue -Bah, les pirates dont vous parliez. Vous savez où ils sont ?
          Scare - Non

          Bien sûr, Healscare retrouva vite son habituel caractère antipathique et plutôt qu’essayer de faire la discussion préféra couper court. Le fait est. il n’avait réellement aucune idée d'où pouvaient bien se trouver les pirates.

          Scare - Mais si j’l’ai r’croise, j’leur pet les dents!
          Skrik -  Et c'quoi ton nom ?
          Inconnue - Hayase
          Scare - *snif snif*

          Une légère odeur de cramé parvint jusqu’au narine du chasseur qui se rappela soudainement qu’il était entrain de cuisiner. Il se précipita donc sur sur le mini feu de camp, attrapa les oeufs noirci grillant dans le nid qui finissait de brûler, les pressa un peu pour éclater les coquille et les écala soigneusement. les deux œufs bien propre, il en goba un avant de présenter l’autre à la petite gargouillante. Bien qu’elle avait dit non, un bruit comme celui la ne pouvait passer inaperçus devant la puissante ouïs du nain

          Scare -  t’es sur? c’est cramé q’dehors !

          Comme elle l’ignora, il manga de le deuxième aussi vite que le premier. Gêné par de tout petit os dans la bouche sans doute du au début de poussin de l'œuf, Scare Grimacé en faisant rouler sa droite de gauche à droite pour s’en débarrasser pour finalement finir avec les doigts bouche ouverte dans une classe absolue. Mais en tournant la tête dans tous les sens pour dégager ce qui le gênait, son regard se posa sur un bout de forêt étrange. il ne savait pas dire pourquoi, mais cela ne collait pas. les formes, la couleur, la mousse , un truc n’allait pas avec se caillou.il s’en approcha et commença à gratter tout doucement la mousse, libérant une pierre orange dans laquelle ce qui semblait être une fente sculpté. Ses yeux s’écarquillèrent, il se jet à genoux devant la pierre et frénétiquement arracha toute la mousse avant de basculer à assis en pour contempler son œuvre.

          Une viande pas très tendre C27rhx10

          Scare - Mais OUI!!

          Le nain se retourna et marcha à quatre pattes au sol car même pas le temps de se lever et se jeta sur son livre en train de sécher. Il tourna les pages comme un possédé avant d’attraper une des nombreuses feuilles volantes et de ramper à nouveau vers la statue. La feuille tendue vers l'avant, il se releva d’un trait.

          Scare - La pierre au trois visage commence la voix; c’est la !!!  Le dessin la status! c’est les même

          Bondissant de joi Healscare prit du recule pour ajuster au maximum le dessin avec la pierre qu’il avait en face de lui. Toutes les galères qu’il avait vécues ne seraient finalement pas vaines. Il avait la preuve maintenant que ce journal disait vrai ! Que sir Harinson était venu ici et surtout que le temple existait!

          Scare - Harrison a dit vrai! la pierre regarder c’est la même!

          Il se tourna vers ses deux compagnons leur pointant du doigt un croquis qui aurait pu tout aussi bien être produit par un enfant de quatre ans censé ressembler à la statue cassée. Mais bon qui que ce soit aurait pus lui faire la remarque, c’était trop tard, il était parti dans son délire.Il reprit la feuille devant lui pour poursuivre la lecture des instruction en les marmonnant à mis voix.

          Scare - Blablala le guerrier regarde le soleil bla bla le foue ne vois rien blablabla et le sage regarde le chemin Le Sage regarde le chemin! il faut suivre leur regard.

          S’aidant des trous petite flèche indiquant sur le dessin qui était le fou, le guerrier et le sage avec une multitude d'indices, Scare se mis comme à la place de la tête du sage et essaya d'imiter la direction de son regard qui pointait droit vers ses compagnons. il se releva et se retourna pour vérifier la direction deux ou trois fois mais rien n’y faisait, elle indiquait toujours vers là d'où il venait.

          Scare - Bizarre … il dit qu’il faut s’enfoncer dans la forêt, mais la on va vers la plage? … à moin que

          Le nabot se rabaissa devant la pierre et essaya de dégager son pied. Sur le dessin on distinguait à la base 2 espèce de boudin devant représenté comme une base de pilier mais la, sur la statue on avait seulement quelques cassures. De plus, si on considérait les proportions du dessin, la pierre devrait être beaucoup plus haute, presque deux fois d'ailleurs.

          Scare - La base! il manque la base! la pierre est cassée!  Il faut trouver la base du pilier ! venez m’aider

          Sans vraiment demandant l’avis à qui que soit, peut être content sur une espèce d'hystérie euphorique qu’il avait déclenché lui, il se mit à ratisser autour de lui pour trouver la base en pierre pouvant accueillir le rocher espérant au passage que les deux autre zigoto viendrait l’aider ! car si il le fond pas, on s’ra quand même bien emmerder pour continuer le RP ensemble pour trouver le temple.
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          A cet instant, il y avait plus de doutes que de certitudes. Beaucoup plus. A tel point qu’en y réfléchissant intérieurement, Skrik remarqua qu’il n’était en réalité sûr que d’une seule et unique chose : il était fourré dans un sacré guêpier. Vous aurez peut-être du mal à le croire, mais on ne devient pas un agent du Cipher Pole en tremblant à l’évocation du mot danger. Excepté bien sûr si ce tremblement est lié à de l’excitation, un usage déraisonnable de produits récréatifs ou au manque d’alcool. A partir du moment où vous êtes prêt à risquer votre vie pour un objectif qui vous dépasse et un idéal qui ne vous concerne pas, considérez-vous comme engagé. Skrik, qui gardait pour lui une opinion très tranchée concernant la politique du Gouvernement Mondial, ne s’était pas porté volontaire pour un rêve qui n’était pas le sien. Mais il était doté de cette détermination et de cette dose de folie qui font les joies des agences gouvernementales qui ne proposent pas de plan de retraite. Tout ça pour dire que Skrik n’était pas effrayé, mais qu’il réalisait lentement à quel point il était foutu. En conséquence de quoi il devrait fournir d’autant plus d’efforts en raison d’éléments hors de contrôle et potentiellement mortels. Des éléments incarnés par une jeune fille paumée et un nain désaxé.

          - Ok, Hayase. Et donc, qu’est-ce qu’tu fous toute seule dans c’te jungle ?

            Pendant un monologue hystérique entrecoupé de temples maudits et de légendes abracadabrante, Skrik comprit que le nain était le plus dangereux des deux. Sa folie, non contente d’être potentiellement contagieuse, multipliait les chances de mourir sur cette île perdue. L’agent n’écoutait que d’une oreille distraite en sachant qu’à chercher à démêler le vrai du faux dans ce récit loufoque, il ne ferait que se créer des nœuds au cerveau. Passant totalement à côté de l’ironie de la chose, Skrik ne manqua pas néanmoins de réagir quand Poussin s’inquiéta des pirates. Non pas qu’elle les craignait, non… Elle les cherchait. Cela n’avait en soi rien de surprenant venant d’un soldat de la Marine, mais les circonstances actuelles se prêtaient davantage à la survie qu’à la traque de criminels. Sauf s’ils étaient la raison de sa présence ici. Mais pourquoi seule ? C’était l’idée que se faisait les soldats de la Marine d’un bizutage ? Ceux du CP2 étaient d’un autre calibre, se souvint Skrik avec amertume. En pleine nuit, il avait été abandonné par ses « frères d’armes » dans le désert en prenant soin de glisser des scorpions dans ses chaussures, sans oublier la sève de cactus hallucinogène dans sa gourde qui avait provoqué fièvres, vomissements et surtout la vision traumatisante de son sergent instructeur dans une version de six mètres de haut et doté de pince à la place des bras.

          Enfin, ce n’était pas le moment pour repenser à cette mauvaise blague surtout quand – perdu dans son discours erratique – le nain avoua que les locaux en avaient après lui pour le manger. Au-delà du fait qu’il était à présent lui aussi au menu du jour, Skrik trouvait le cannibalisme comme une pratique vraiment bizarre. Bien sûr, il comprenait la nécessité de se nourrir et partageait leur goût pour la viande, mais de ce que Skrik savait des Hommes, ils n’auraient pas bon goût… Même avec une sauce. Et puis il n’y avait rien d’appétissant chez cette créature qui marmonnait dans sa barbe en sautant dans tous les sens comme s’il était monté sur ressorts. D’un autre côté, il n’y avait rien non plus à se mettre sous la dent autour des os du petit Poussin qui devait certainement se limiter à un régime de graines, à en juger par l’épaisseur de ses cuisses.

          - J’croyais qu’c’était qu’une blague, ces histoires d’cannibales… Après une pause, il lança d’une voix innocente : Vous s’riez prêts à bouffer un type, vous ?

            A choisir s’il devait manger quelqu’un, Skrik se tournerait vers un sportif. Quelqu’un qui prendrait soin de son corps, sans oublier de se faire plaisir. Un amateur de bonne chaire et de bon vin. Après réflexions, du point de vu d’un anthropophage éclairé, Skrik était un met de choix ! En observant discrètement l’ours et le nain, le jeune homme enregistra mentalement que dans le pire des cas, il n’aurait qu’à courir plus vite qu’eux.

            Curieusement, même si le piaillement incessant du nain était à peine tolérable c’est quand il cessa que Skrik s’inquiéta. Son instinct lui disait que c’était mauvais signe. Son arme à présent aussi propre qu’un sous neuf, il s’approcha du nain pour s’assurer qu’il était encore en vie lorsque, sans prévenir, ce dernier hurla à plein poumon. Le cœur de Skrik fit un bond il pu tout juste retenir un cri de surprise, tandis qu’autour d’eux les animaux cachés dans les fourrés et les branches prirent la poudre d’escampette. Exactement comme il le craignait, le nain avait mis la main sur quelque chose : une statue en pierre visiblement ancienne et d’un goût plus que douteux. Le nain ne pouvait contenir sa joie et c’est ainsi qu’il reprit le rythme infernal de son débit de parole que nul n’avait vraiment eu le temps de regretter pendant son absence. Forcé d’admettre qu’il y avait néanmoins quelque chose de comique à l’observer dans cet état d’euphorie frénétique.

          - Il faut trouver la base du pilier ! Venez m’aider !

            Sans trop savoir ni pourquoi ni comment, Skrik se retrouva à fouiller entre les racines et derrière les troncs pour retrouver ce fameux socle qui manquait à l’œuvre. La journée n’avait peut-être pas commencée dans des conditions idéales, ce n’était pas une raison pour qu’elle ne prenne pas une tournure plus agréable. Et s’il y avait au bout de cette folie un trésor bien réel, alors ça valait peut-être le coup de supporter ce dément encore un peu. Quant à cette histoire de pirate et de mangeurs d’hommes, la question se posera quand ils s’y retrouveraient confrontés. Inutile de s’en inquiéter d’ici là.

          - T’pourrais pt’et’ nous dire c’qu’on cherche.
            L'île aux cauchemars
            La faim est l'un des pires ennemis que le monde peut compter. Invisible et pourtant si dangereuse, beaucoup périssent par sa faute. Certaines personnes disent que c'est une bonne maladie, démontrant que l'on se trouve en bonne santé. Certes, il est vrai que quelqu'un atteint de maladie et retrouvant l'appétit, est signe que le patient commence à guérir. Mais qu'en est-il des autres ? Ceux qui ne peuvent manger à cause de la pauvreté par exemple... Ceux dont les estomacs grondent sans arrêts, qui ressentent des étourdissements, des nausées et des vertiges. Toutes ces pauvres âmes qui n'ont pas la chance de manger à leur faim afin de subvenir à leur besoin.

            A cet instant, je percevais ce que ces malheureux pouvaient ressentir. Je mourrais de faim... Cela devait faire de nombreuses heures que j'avais quitté mon navire et que je n'avais rien dans le ventre. Je rêvais de manger un bon petit plat ou bien une bonne mandarine bien fraiche... Seulement, à la place, la seule chose qu'on me proposait de manger, c'était des oeufs d'oiseaux... Rien de bien ragoutant dans ce festin de fortune. Il est vrai, qu'au vu de la situation, il n'était pas permis de faire la fine bouche et que rien ne nous disait qu'on trouverait autre chose à manger de sitôt... Mais... Je ne pus m'y résoudre.

            Déjà que je me sentais légèrement affaibli par le manque de nourriture et la fatigue, je savais que si je mettais ça dans ma bouche, j'aurai aussitôt fait de le vomir. En expulsant cette horreur de mon organisme, je risquais d'aggraver mon état d'épuisement et ce n'était pas le moment. Pour toutes ces raisons, j'ignorais donc la proposition du nabot, de m'offrir un de ses oeufs, qu'il se mit à gober en voyant que je ne lui répondais pas.

            - " Ok, Hayase. Et donc, qu'est-ce qu'tu fous toute seule dans c'te jungle ? "

            Tandis que celui-ci semblait savourer son repas, le dénommait Skrik m'adressa de nouveau la parole. Cette fois-ci, bien que continuant de parler d'une façon bien étrange, je le compris du premier coup. Seulement, je ne savais trop quoi lui répondre.

            - " Je... Comment dire... " Me massant l'avant bras d'un air gêné pendant que je cherchais mes mots. " Mon équipage est à la recherche de pirates qui s'adonnent au trafique d'être humain sur cette île... Et... " Un petit sourire gêné se dessina sur mes lèvres. ".. Je me suis perdue. "

            Pourquoi lui mentir ? A vrai dire, je n'en avais aucune idée moi-même. Peut-être avais-je honte de lui dire la véritable raison. Dans le fond, ça ne le regardait pas. Je préférais passer pour une petite idiote qui s'était égarée plutôt que de lui dire je m'étais lancée seule au devant d'un danger dont je ne reviendrais peut-être jamais. Puis entre nous... J'étais vraiment perdue. Alors, je ne lui mentais pas vraiment sur toute la ligne.

            Après avoir répondu à la question de cet homme, je repensais soudainement à mes amis qui devaient surement être en train de rattiser l'île à ma recherche. J'imaginais déjà Sy-ven fouiller le moindre recoin et ordonner à tout l'équipage de ne pas arrêter tant qu'ils ne m'auraient pas trouver. Je l'imaginais aussi, me retrouver et me passer un savon que je n'oublierai jamais... A cette idée, un petit frisson me parcouru tout le corps, sachant que mon amie pouvait se montrer très sévère parfois. Mais honnêtement, j'étais prête à subir ses foudres tant que je pouvais me blottir de nouveau dans ses bras, dans lesquels je serai en sécurité.

            Et puis, j'avais tellement envie d'un bon bain... Ma peau était moite, recouverte de boue et je ne sais quoi encore... Mes cheveux n'en parlons pas, j'avais l'impression qu'il y avait des bêtes dedans, tellement ça me grattait. Mes vêtements étaient bon à jeter et puis l'odeur... Il n'y avait pas que cette île qui sentait mauvais à cet instant... Bref... Il me tardait de partir d'ici. Mais pour ce faire, il fallait que je puisse voler les cartes à cet énergumène afin de voir s'il en avait une pouvant me ramener à mon navire.

            - " Mais OUI ! "

            Soudain, les cris de Healscare me sortirent de mes pensées. Reportant mon attention sur le nabot, je le vis à quatre pattes, le faisant de plus en plus ressembler à une bête. Celui-ci s'était précipité sur le livre qui contenait les cartes que je convoitais avant de se mettre à le feuilleter comme un possédé.

            - " La pierre aux trois visages... "

            La quoi ? Détournant mon regard de ce spectacle ridicule, du nain rampant sur le sol, je regardais cette fameuse pierre dont il parlait sans écouter la fin de sa phrase. Qu'est-ce que c'était que cette horreur ? La pierre était tout aussi laide que le reste de cette île. Et en même temps, intrigante. C'était la première fois que je voyais un truc pareil. De plus, qu'est-ce que ça pouvait bien faire au milieu de la jungle ?

            - " Mais pourquoi je me pose ces questions... ? " Me murmurais-je avant de soupirer tout en secouant légèrement la tête pour me chasser celles-ci de mon esprit.

            J'avais mieux à faire que de perdre mon temps à écouter ces inepties. Il me fallait ce livre... Seulement, comment l'avoir ? L'ours de cet illuminé semblait garder ses affaires et cela me semblait impossible de le prendre sans déclencher la fureur de cette bête.

            - " Réfléchie Haya... " Murmurais-je à nouveau tout en regardant à tour de rôle le nain qui s'activait autour de la pierre et l'ours qui gardait le livre. " L'autre idiot est complètement absorbé par son rocher... Et elle, ce n'est qu'un animal. Tu peux le faire... "

            Un animal certes, mais un animal pouvant me tuer d'un simple coup de griffes... Subtiliser le livre n'était pas en soit impossible, grâce à ma vitesse, mais il suffisait que je me rate pour finir en charpie. Je ne savais pas quoi faire... La solution à mes problèmes, était pourtant juste là, sous mes yeux. Tandis que j'hésitais, j'entendis de nouveau la voix de Healscare qui me permis de trouver la réponse.

            - " Il faut trouver la base du pilier ! Venez m'aider ! "

            L'aider... Mais oui. Peut-être était-ce là finalement la solution. Si j'acceptais de l'aider, peut-être que ce petit homme accepterai de me laisser voir une de ses cartes. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? A cause de l'égoïsme dont je faisais preuve depuis notre rencontre...? Je ne faisais que penser à moi, me fichant bien des autres. Ce n'était pas ainsi que mes parents m'avaient éduqué. Il faut croire que le peu de temps passé sur cette île, m'avait complètement fait tourner la tête.

            Sans attendre une seconde de plus, je partis rejoindre mes deux camarades, pour les aider à trouver cette fameuse base. Fouillant partout où les deux hommes n'avaient pas pensé à regarder, je tombais sur quelque-chose d'étrange. Une structure qui n'avait rien à voir avec la végétation environnante et ne ressemblant à aucune pierre normale. Était-ce, ce dont parlait le nain ?

            - " Par ici, je crois avoir trouvé un truc ! " Me mis-je à hurler en direction de mes camarades.


            Dernière édition par Hayase Yorha le Dim 17 Mar 2024 - 11:40, édité 3 fois
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            Hayase - Par ici, je crois avoir trouvé un truc !

            Healscare se releva, presque oreilles dressées en entendant cela. Il se dirrigea vers la jeune femme pour voir sur quoi elle était tombé. A ses pieds, une vieille pierre au dimension et à la couleur sensiblement similaire à celle de la statue. Vue les traces d’érosion et de mousse, le socle est l’idole semblait désolidarisé depuis un bout de temps. Le nain n’était pas un expert en caillou mais avec son passé de mineur, il avait quand même une petite idée. Surtout qu’avec les indications du bouquin il avait déjà une bonne piste sur l’orientation de la pierre. Scare retourna vers la sculpture quasiment aussi grande que lui se baissa avec ses genoux pour garder le dos droit, passa ses petit bras épais sous la roche et tenta de la soulever de toute ses forces.

            Scare - aaaaaaAAAAARRRRRGH

            Hurlant et forçant au point de risquer la rupture d'anévrisme, la veine du front gonflé il essaya de se lever, la pierre sur les bras. Au bout de quelques trentes secondes d'essai qui devait donner un spectacle assez ridicule, il dû se rendre à l’évidence, il n’arriverait pas à bouger la pierre tout seul. Relâchant la pression, il tomba en arrière dans l’herbe, légèrement hébété. Il secoua sa grosse tête poilue pour essayer de retrouver ses esprit et se tourna vers ses deux compagnons.

            Scare - Venez m’aider à porter ça !!

            Toujours avec tact et politesse, il appela à l’aide. Bunker galopa la première et se positionna derrière la pierre. Skrik lui aussi se ramena pour jouer de ses bras puissants. Reprenant sa position, Scare donna le rythme pour la synchronisation.

            Scare - On y va à 3, 1… 2 … TroiaaaaRRGHH !!


            Avec l’aide des deux autres, ils parvinrent assez facilement à la soulever. Une fois au-dessus du sol, l’ours vint se glisser en dessous pour porter avec son dos. Lentement mais sûrement, il s’approchèrent du support. Arriver maintenant le point crucial de la manipulation : poser doucement la statue sans la casser et dans la bonne direction. Tant bien que mal Healscare essaya de se baisser tout en tenant le bloc de pierre pour ajuster l’emplacement mais ne pouvant pas se baisser complètement, c’était assez difficile. Sans doute par pitié en les voyant galérer comme des glands, la gamine vint à leur secours.

            Hayase - vous n'y êtes pas du tout. Attendez... alors... un peu plus à gauche. Mais non pas cette gauche là... encore un peu.. c'est bon !



            Tous ensemble, suivant les hasardeuses indication d’Hayase, ils réussirent enfin à poser la pierre sur son socle de la manière la plus ajustée possible en faisant attention de ne pas la poser sur ses doigts. Les deux bout de cailloux concordait encore assez bien malgré les affres du temps. Healscare se recula, regardant le tout avec attention, les yeux globuleux comme attendant quelque chose. Malheureusement pour lui, pas de rayon de soleil se créant comme par magie puis touchant le sommet de la statue avant de pointer une direction dans la jungle ; ni même de mécanisme mystique s'enclenchent sous la terre. Il s'agissait simplement d’une sculpture en pierre, tout ce qu’il y a de plus banal. Avec une petite moue de déception, Healcare répit la même position que la tête sculpté pour trouver la bonne direction et très fièrement, il pointa la forêt

            Scare - C’est par là ! Bun mon sac!

            L’ours galopa jusqu’au affaire étaler au préalable, attrapa le sac et le ramena à son maître. Bien caché dans une petite pochette en cuire rigide, l’explorateur sortit une boussole avec s’il vous plaît 3 cadran de réglage. Avec le premier cadran le nain marqua la direction une fois aligné au nord. Il accrocha la petite sacoche à sa ceinture et commença soigneusement à rassembler ses affaires dans son sac histoire de ne rien oublier. Sac sur le dos tenant les hanse comme le ferait un écolier,il regarda ses compagnon et les invita à le suivre.

            Une viande pas très tendre 61flyq10

            Scare - Allez ! pas de temps à perdre ! directions : le Temple !

            Bras en avant pour lancer la machine, Healscare se mit à avancer à bon rythme avec Bunker qui lui emboîta le pas. Ne faisant pas trop attention au deux autres, il s’enfonça dans la jungle en tranchant avec son tomahawk la dense végétation qui lui bloquait le passage. Régulièrement, il véririfer la trajectoire sur sa boussole. Car même s' ils avaient l’impression de marcher droit, il était impossible ou presque de le confirmer, mieux valait être prudent pour ne pas se perdre dans la jungle.

            *ssssssssiiiiii ssSSSSssss
            Bunker - GRRRAAAAAAOooowww

            Bunker rugit et bondit d’un coup, attrapant au vol un gros serpent qui, camouflé par sa couleur dans la végétation avait tenté de sauter sur le coup du nain. Préoccupé par la direction, Scare n’avait pas fait attention, mais le reptile n’avait pas échappé à l'œil avisé de l’ours qui l’attrapa sens délecta au passage. Mâchant bruyamment comme si elle mangeait un chew gum, Elle finit par avaler goulument. Soudainement, Scare s'arrêta, croyant entendre des voix humaines un peu plus loin. Il chuchota sa question au deux autres, prenant enfin la peine de regarder si il l’avait suivit

            Scare -Vous entendez ça?
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            Le temps dévore, l’Homme dévore encore plus. Henry Stemper, directeur de la deuxième section du Cipher Pol et accessoirement celui qu’on considérait comme le plus grand archéologue de son époque, se plaisait à répéter cette phrase à qui voulait l’entendre. Son sens, initialement obscur, devenait chaque jour plus évident et prenait même une valeur prémonitoire au fil de missions qui se succédaient les unes après les autres. Ironiquement, cette prophétie était invariablement réalisée par ceux-là même, les chercheurs, les explorateurs, les scientifiques, qui tentaient d’y échapper. Cette soif de connaissance, cet appétit insatiable pour la connaissance finirait par les consumer non seulement eux, mais peut-être également toute l’humanité. Skrik, les mains écorchées par les ronces et les rochers, était bien loin de ces considérations philosophiques, mais il ne pouvait s’empêcher de penser aux paroles du Directeur. Le mystère qu’ils essayaient, ici, de percer était peut-être celui qui leur coûterait la vie. Ce savoir interdit protégé par une secte cannibale pouvait l’être pour une bonne raison. Parallèlement à cette réflexion pessimiste, l’agent Skrik songeait aux propres secrets de son existence, au prix qu’il devait payer pour les dévoiler.  Était-il prêt à aller jusqu’au bout, quitte à apprendre des choses qu’il aurait préféré ignorer ? Le Poussin en uniforme abrégea ces questionnements Manifestement, elle avait trouvé « un truc ».

            Le Nain se précipita à ses côtés comme si c’était lui l’ours et elle un pot de miel. Au-delà des risques insensés qu’ils couraient tous par sa faute, ce type était vraiment un personnage divertissant. Le Poussin qui ressemblait alors plus à une biche avait l’air traumatisée par la charge de l’ours-nain aux allures de sanglier… Une drôle de ménagerie qui amusait beaucoup Skrik. Le coup de grâce fut porté évidemment par le nain qui essayait vainement de soulever un pilier beaucoup trop lourd pour lui. L’agent du CP2 était hilare, plié en deux, incapable au début de venir lui prêter main forte en dépit de ses injonctions qui, au final, n’avaient pour effet que de démultiplier le fou rire dont Skrik était victime. Finalement, alors que le nain était à deux doigts de claquer, Skrik se décida à lui prêter main forte. Ensemble, ils réussirent à soulever le pilier. D’un coup, c’était devenu vachement moins drôle. En sueur, ravalant entre ses dents des jurons qui n’auraient pas leur place dans une île infernale peuplée de sauvages mangeurs d’hommes, Skrik suivait les indications à la précision douteuse que leur fournissait la jeune marine. Quand ils parvinrent enfin à placer la statue correctement, Skrik lâcha un profond soupir en se laissant tomber par terre, épuisé par l’effort. Le Nain lui, n’avait pas l’air accablé du tout, comme un enfant le matin de Noël qui trouve en lui un sursaut d’énergie inattendu pour déballer ses cadeaux.  

            Alors qu’il cherchait à reprendre son souffle, l’agent du CP2 repensait à ce qu’avait dit le Poussin un peu plus tôt. Selon elle, sévissait ici une bande de pirates qui s’adonnaient au trafic d’êtres humains. Son équipage aurait pour mission d’y mettre un terme ce qui expliquait leur présence, mais pas qu’une simple Marine soit envoyée toute seule dans une jungle périlleuse. En outre, la position du Gouvernement Mondial sur la question de l’esclavage n’était pas tout à fait claire. Au sommet, les nobles se permettaient d’en faire un usage public et faisaient peu cas de la valeur humaine. Parmi ces nobles, la rimeur circulait qu’ils allaient jusqu’à tuer ou torturer un esclave juste pour s’amuser. Le fait que le Gouvernement déploie ses forces pour arrêter des pirates qui se livraient au même temps était une preuve parmi tant d’autres de leur hypocrisie Bien sûr, Skrik ne s’était jamais présenté comme un parangon de moral, mais il y avait des limites au tolérable. Une limite qui semblait avoir été franchie sur les Îlots Flottants.

            - Allez ! Pas de temps à perdre ! Directions : le Temple !

            Chaque chose en son temps. L’improbable trio mené sans que quiconque ne sache exactement pourquoi – un ours de trois cents kilo pourrait peut-être l’expliquer – par le nain pénétra dans la jungle dans la direction supposée du temple. Entre les lianes, les racines et l’absence de lumière, la progression était difficile, le risque de se perdre plus que redoutable et la capacité à se repérer dans le temps quasiment impossible. Après ce qu’il semblait à Skrik être des heures de marche mais qui pourrait n’être qu’une poignée de minute, parsemées d’embûches qui tantôt avaient des dards et tantôt des crocs, un bruit attira leur attention à tous. Un bruit qui n’avait rien à voir avec le chant des oiseaux ou le grognement d’une bête. Des voix.

            - Vous entendez ça ? chuchota le nain en se tournant vers eux.

            Skrik acquiesça sans un mot, figé sur place. D’un geste de la main, il intima à ses compagnons de se baisser doucement pour se dissimuler dans les hautes herbes, quitte à loucher sur les innombrables insectes qui y grouillaient. Le bruit se fit plus clair. De toute évidence, quelqu’un se rapprochait. Skrik jugea qu’il pouvait être une dizaine, mais des personnes habituées à la forêt et à ses dangers pouvaient se déplacer silencieusement et ce chiffre pouvait être en dessous de la réalité. Quoi qu’il en soit, un affrontement était hors de question. Il se solderait par une mort lente et particulièrement peu commode. L’agent du CP évaluait rapidement les possibilités qui se présentaient, les risques et les opportunités. L’ours du Nain n’était pas franchement dans son élément ici et sa présence pouvait mener l’ennemi à eux. Cela ne lui plaisait pas, mais Skrik ne voyait qu’une seule solution.

            - ‘faut qu’on s’sépare. Ensemb’, on d’vient une cib’ trop facile. Il pointa du doigt le Nain et poursuivit à voix basse. Toi et ton ’nimal, z‘allez courir aussi vite qu’possib’ jusqu’au temp’. Toi, avance tout douc’ment à t’gauche. Moi, j’rebrous’ ch’min pour qu’ils s’divisent.

            Son plan n’était pas parfait et il comprenait l’inquiétude de ses compagnons, mais Skrik tâchait d’avoir l’air confiant. Avec un peu… non, avec beaucoup de chance, ils s’en sortiraient tous avec de supers souvenirs à raconter en prime. Dans le cas contraire… Skrik préférait ne pas trop y penser pour le moment.

            - Cherche une rivière et r’monte son cours. On s’retrouva là bas. OK ?

            Il pointa un pouce en l’air et offrit son plus sourire au Nain puis au Poussin avant de se relever à moitié, puis il revint sur leurs pas en marchant doucement. Son cœur battait fort dans sa poitrine. Même s’il n’y pouvait rien, il ne se pardonnerait jamais si quelque chose arrivait à l’aventurier fou ou à la bleusaille volontaire.  
              L'île aux cauchemars
              Un temple perdu avait un certain attrait. Y découvrir une culture peut-être vieille de centaines, voir de millier d'années devait être une expérience des plus enrichissantes. Seulement, je n'étais pas une archéologue à mes heures perdues. Même si cette histoire me rendait quelque peu curieuse, je n'avais pas la même passion que le nabot. De plus, je me retrouvais seule sur cette île pour retrouver des pirates et non un trésor perdu.

              Cette situation commençait à me porter sur les nerfs. Me retrouver ainsi, à devoir aider cet homme que je ne connaissais même pas à découvrir des indices sur son temple, ne m'enchantait pas du tout. Malheureusement, je m'y retrouvais contrainte par la force des choses. J'étais perdue... Et la seule solution que j'avais trouvé, pour m'en sortir, fut d'aider Healscare afin d'avoir peut-être la chance de mettre la main sur l'une de ses cartes.

              En attendant cette occasion, je fis de mon mieux pour ne pas craquer. Il fallait que je reste forte, sinon cette île aurait raison de moi.

              - " Venez m'aider à porter ça !! "

              Un s'il-vous-plait serait trop demandé ? En entendant le nain nous demander de l'aide après avoir essayé en vint de soulever la statut, un long soupir de lassitude m'échappa. Face à cet insupportable nain, je n'arrivais plus à cacher mon agacement. C'était grâce à moi, que nous avions retrouvé la base du pilier sur lequel devait reposer cette horrible pierre aux trois visages. Est-ce que j'avais eu le droit à des remerciements ? Pas le moins du monde... Certes, je n'avais pas fait cela pour lui, mais un peu de considération n'aurait pas fait de mal.

              Vous trouvez que j'exagère un peu ? Peut-être... Je ne vais pas vous cacher que le fait d'être épuisée, d'être sale et de n'avoir rien mangé depuis des heures, me rendait un peu agressive.

              - " Qu'il se débrouille avec sa maudite pierre... " Me mis-je à siffler entre mes dents en fixant le nain qui continuait d'essayer de la soulever. " En plus, comment il veut que je l'aide ? Elle a l'air de peser une tonne... "

              Tandis que je râlais toute seule dans mon coin, le nabot fut rejoint par son ours et le vacancier. A eux trois, ils parvinrent à soulever la statut, fortement aidé par l'ours qui se glissa en-dessous. Je ne payais pas cher de sa peau à cette pauvre Bunker si les deux hommes venaient à lâcher ce rocher. Puis vint le moment de la mettre sur son socle... Vous ne voulez pas savoir... Si ? Bon s'il le faut...  Eh bien ce fut une catastrophe. Les deux hommes n'arrivèrent pas à viser avec précisions afin d'emboiter les deux parties. Il en fallut parfois de peu que l'un des deux s'y coince un doigt...

              Bon... Il est vrai que j'étais peut-être un peu médisante. Mes deux camarades faisaient leur possible pour y arriver. La pierre était tellement grosse qu'il n'était pas simple de réussir à l'encastrer dans l'autre tout en la soulevant. Lachant de nouveau un long soupir, je décidai de leur venir en aide.

              - " Vous n'y êtes pas du tout. "

              Bah quoi ? Vous ne vous attendiez quand même pas à ce que j'aille les aider à porter ?

              - " Attendez... " Leur dis-je, analysant comment procéder. " Alors... un peu plus à gauche. Mais non pas cette gauche là... " Les voyant partir à droite... " Encore un peu.. c'est bon ! "

              Enfin, la pierre retourna à sa place, laissant les deux hommes totalement éreintaient pas l'effort impressionnant qu'ils avaient dû fournir. Cela n'empêcha pas pourtant le nabot de reprendre son inspection de la pierre avant de se mettre à hurler qu'il fallait aller dans la direction de la forêt tout en la pointant du doigt.

              - " Et c'est reparti... " Me dis-je totalement désespérée.

              Sur ces mots, je pris également la direction de la forêt, emboitant le pas à mes compagnons de fortune. Il me tardait tellement de retrouver son temple et que nos routes se séparent par la suite... J'en avais plus qu'assez de jouer les assistantes et de supporter ce nain malpoli...

              Tandis que nous marchions dans cette lugubre forêt, entourait de créatures en tout genre... Un bruit étrange ce fit entendre. Ou plutôt, des bruits ? Il ne me fallu pas longtemps pour me rendre compte qu'il s'agissait là de plusieurs voix et je ne fus pas la seule. Les deux hommes que j'accompagnais, les avaient clairement entendu aussi. Figés tous les trois sur place, à l'affut du moindre mouvement suspect, Skirk nous fit soudain signe de nous baisser.

              Pour une fois, je m'exécutais sans rechigner, me cachant derrière un petit buisson. Il était en effet plus prudent de se dissimuler, ne sachant pas à qui nous avions à faire. En parlant de ça, la première chose à laquelle je me mis à penser, était qu'il s'agissait peut-être des pirates que je cherchais. Cela serait une véritable aubaine de les croiser à ce moment-là. Peut-être allais-je enfin accomplir ce pourquoi j'avais quitté mon navire sans rien dire à personnage. Curieuse de savoir s'il s'agissait bien d'eux, je pris la décision de regarder discrètement pour m'en assurer. Seulement, alors que je m'apprêtais à le faire, la voix de Skrik me retint.

              - " ‘faut qu'on s'sépare. Ensemb', on d'vient une cib' trop facile. " Nous dit-il dans son langage bien particulier avant de continuer. " Toi et ton 'nimal, z‘allez courir aussi vite qu'possib' jusqu'au temp'. Toi, avance tout douc'ment à t'gauche. Moi, j'rebrous' ch'min pour qu'ils s'divisent. "

              Nous séparer ? Oh mais quelle excellente idée ! Quoi que... Je serai en effet débarrassée du nabot, mais.... Ca n'arrangerait rien au fait que je ne savais pas par où se trouvait mon équipage. Et puis... S'il s'agissait bien des pirates, je préférais les capturer, au lieu de perdre de nouveau leur trace... Quel dilemme. Que devais-je faire ? Ecouter les instructions de Skrik ou bien mener à bien ma mission ? Seulement, une fois de plus, la voix de ce dernier m'interpella.

              - " Cherchez une rivière et r'montez son cours. On s'retrouva là bas. OK ? " Nous dit-il tout en levant son pouce avant de nous sourire.

              Aussitôt dis, Skrik fit ce qu'il avait dit, suivi du nain et de son ours. Quant à moi, je restais là un petit peu plus longtemps, toujours hésitante sur ce que je devais faire. Puis tout d'un coup, abandonnant l'idée d'aller vérifier s'il s'agissait de pirates, je pris la décision de partir dans la direction qui m'avait été indiquée. Même si ça ne me plaisait pas, il était plus sage de remettre cela à plus tard... Les personnes à qui appartenaient ces voix, semblaient nombreuses et moi, je me retrouvais seule. Certes, je savais me battre, mais je n'avais aucune idée sur qui je pourrais tomber. De plus, je n'étais pas au mieux de ma forme...

              Faisant le moins de bruits possibles, je partis donc dans une direction différente de mes camarades. Une fois assuré d'être assez loin, je me mis à courir le plus vite possible afin de m'éloigner de là. De nouveau, je me retrouvais seule dans cette sombre forêt, à la recherche d'une rivière comme Skrik l'avait dit. Seulement, il n'y en avait aucune et je commençais à craindre de retomber sur le sanglier ou une autre créature aussi massive. Si seulement, je pouvais tomber sur mes amis...

              - " Mais attend... " Me dis-je tout en m'arrêtant brusquement...

              Pensant soudainement à mes amis, l'idée même qu'il aurait pu s'agir d'eux me traversa l'esprit... Quelle idiote j'étais. Je n'avais même pas envisagé qu'il pouvait s'agir de mon équipage qui était en train de me chercher.

              - " Il n'est peut-être pas trop tard... "

              Songeant à ce petit espoir, je rebroussais chemin en courant à en perdre haleine. Je n'arrivais pas à croire que je n'avais pas pensé à une chose aussi évidente. L'une de ces voix appartenait peut-être à Sy-ven ou bien même Ma'isha et stupidement, j'avais peut-être laissé passer ma chance de les retrouver... De quitter cette maudite île...

              - " Pourquoi je l'ai écoutée ? J'aurai dû vérifier... Mais quelle idiote je fais ! " Ne puis-je me retenir de hurler à mon encontre tandis que je continuais de me hâter pour revenir sur mes pas.

              Cela faisait déjà plusieurs minutes que j'avais fait demi-tour, mais aucune trace des personnes que je cherchais. Soit ils étaient encore loin devant moi, soit je m'étais trompé de chemin... Tout se ressemblait dans cette forêt... Mais il était hors de question que j'abandonne. Ma meilleure amie n'était peut-être plus très loin de moi...

              Seulement, tandis que je continuais mes recherches, tout ne se passa pas comme prévu. Tout d'un coup, sautant au-dessus d'une grosse racine qui me barrait le chemin, je sentis quelque chose s'enrouler autour de ma cheville quand mes pieds retouchèrent le sol. Puis soudain, je fus soulever dans les airs, reliais par une corde à une branche... Un piège... Il fallait que je tombe dans un stupide piège. Mais pourquoi est-ce que cette île m'en veut autant ?

              Sans perdre un instant, j'essayais d'atteindre la corde attachait autour de ma cheville, jouant de mes abdo. Malheureusement affaibli, je n'y parvins pas malgré plusieurs tentatives. Par chance, je n'abandonnais pas, pensant à mes précieux yo-yos que je pouvais utiliser pour m'accrocher à la branche avant de me hisser. Cependant, alors que je m'apprêtais à me saisir de l'un d'eux, j'entendis du mouvement dans les broussailles autour de moi.

              Tout d'un coup, plusieurs sauvages surgirent de derrière la végétation, armés de lance.


              Dernière édition par Hayase Yorha le Dim 17 Mar 2024 - 11:42, édité 2 fois
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              Skrik - faut qu’on s’sépare. Ensemb’, on d’vient une cib’ trop facile. Il pointa du doigt le Nain et poursuivit à voix basse. Toi et ton ’nimal, z‘allez courir aussi vite qu’possib’ jusqu’au temp’. Toi, avance tout douc’ment à t’gauche. Moi, j’rebrous’ ch’min pour qu’ils s’divisent.

              Bien sûr ! Se séparer, cela ne pouvait être qu’une excellente idée?! Impossible de trouver un seul exemple de mauvaise conséquence d’une séparation en groupe de 1 dans un milieu hostile. Cela dit, Healscare n’ayant pas particulièrement d’attaches avec les deux autres n’y voyez pas spécialement d’inconvénient.

              Skrik - Cherche une rivière et r’monte son cours. On s’retrouva là bas. OK ?.
              *Une rivière dans un environnement aussi marécageux?! mais quelle géni ce type *

              Trouvant tout de même l’idée marrante de faire se séparer le groupe devant eux pour s’en occuper séparément, le nabot ne fit pas les chose à moitié ! Il Sauta sur Bunker sans prendre le temps de la prévenir et lui tapa sur le croupe. Il ne manquait plus qui crie “Yaha” pour qu’on est une scène de cowboy clichés.

              Bunker - GraaaaooOOOOWWW

              Surprise, l’ours rugit et fonça à travers la jungle, donnant des grands coups de tête de droite à gauche pour retirer les liane et feuille qui lui tombait dessus. Par un léger manque de contrôle, la direction ne fut pas parfaite et Healscare se retrouva à foncer directement vers les chuchotements. Et après une énième touffe de fougère, le duo déboula dans une sorte de clairière tout juste défricher dans laquelle ils retrouvèrent une grosse partie de l’équipage pirate qui l’avait amené ici.

              Scare - Salut les gaaAAAaaaaars !!!!!

              Créant la surprise générale dans le tas d’affreux, Scare, enfin Bunker continua sa course alors que le nain se permit un petit coucou sourir au lèvre. En faisant le malin, Scare manqua même de se prendre une branche un peu basse. Après l’avoir bêtement regardé passer bêtement sans rien faire. Le capitaine des pirates s'insurgea.

              Capitaine - Restez pas planté là !!!! Chopper le !!!!!

              Quatre pirates s'empressèrent de se lever et de partir en courant à la suite du cavalier, enfin de l’ursilier si on veut être précis. Vous allez me dire, pourquoi les pirates voulaient le choper? et bien vous auriez raison ! même si techniquement une fois que les trafiquant d’humain on vendu quelqu’un, ce n’est plus leur problème, il n’ya pas de garantie. Mais si leur victime survit, il risque surtout de balancer leur combine à la marine ! et là cela deviendrait beaucoup moins sympa. Enfin bref, les quatre matelots les plus proches du nain se dépècherent de suivre les ordres de leur capitaine. Comme ce sont de simples PNJ tertiaires on ne va pas s'embêter à les nommer, on aura donc : Balourd, grand, gros, un peu bené mais costaud ; Méchant : grand, fin, propre sur lui mais avec un sourir de psychopath; Gentils, un petit gars, trop faible, trop gentils un peu forcé d’être la et le derniers mais non des moindre Boulet, corpulence normal mais il à une malchance et maladresse qui dépasse l'entendement.

              Capitaine - RAmenez le moi ou c’est vous qui finirez sur une broche!
              Scare - Ahaha ! Vasi ma belle montre leur qui est la plus rapide
              Bunker - Graaaaaaaaaa
              Autre pirates -  On y va aussi capitaine ?!
              Capitaine - grrr NAn c’est bon, il seront assez de quatre pour ça, vous autre continuer à monter le camp ! J’aimerai bien avoir un jolie petit pied à terre la prochaine fois qu’on viens

              Le Nain distança vite le quatuors à ses trousses. Même si Bun ne pouvait pousser à sa vitesse de croisière, elle était plus rapide, laissant néanmoins une piste assez évidente à suivre. Et pendant toute cette course poursuite, Healscare ne devait pas oublier l’idée principale, le temps car oui, il avait toujours comme projet de le retrouver. Il faut dire que tenir un cap sur un ours qui n’en fait qu'à sa tête n’était pas chose aisée. Au bout de quelques minutes, il dû se rendre à l’évidence, il avait beaucoup trop dévié. il allait devoir regarder la distance estimée dans le bouquin et effecteur fouiller dans une zone estimée ce qui risqué d’être assez fastidieux, surtout avec quatre bonhomme au trousses. Toujours à cheval sur son ours, il ressortie le bouquin et l’ouvrit à la page marquée au préalable.

              *Mouais, l'entrée aurait pu être beaucoup plus proche que ça… j’ai un bon kilomètre de trops. Mais bon, si on regarde le croquis ça doit être dans un genre de falaise? Enfin du moins creusé dans la roche, c’est pas non plus un environnement trop commun dans une mangrove flottante. donc si je corrige un peux la trajectoire que j’estime un peux la distance je devrais me trouver par la et la falaise devrait être par la

              Balour - il est là bas !
              Méchant -  J'm'en occupe !
              BANG

              méchant, arma son fusil qu’il tenait en main et sans prendre trop de temps pour se positionner et viser tira. Scare se baissa en sursaut en attendant le tire mais la balle heurta un arbre à quelque. il remit à la hate le codex dans son sac, et donna un petit coup de talon à l’ours pour qu'elle reparte de plus belle mais dans une direction qui passait dangereusement proche des pirates. Quelques feuilles volantes s’échappèrent du codex mais le nabot se résigna, il n'avait pas le temps de les ramasser. Une fois son sac remis en place, il se cramponna au poil de l’animal pour se remettre accroupi et accompagnait les mouvements au mieux les mouvements de l’animal comme un vrai jockey et course.

              BANG … BANG
              Gentil - Hé il à dit de l’attraper! pas de le tué
              Méchant -  J’te conseille de la fermer avant de prendre une balle perdu niark niark
              Boulet -  J’le tiens

              Le psychopathe au fusil enchaîna  les tirs, tournant en suivant Healscare et Bunker du regard. Gentils, à sa hauteur, tenta bien de l’en dissuader mais sans résultat. Benet, qui s'était trop avancé, fut encore une fois distancé mais Boulet qui lui était à la traîne voulait profiter de l’occasion pour intercepter le duo. Il fonça pour leur couper la trajectoire mais dans sa malchance légendaire, se prit le pied dans une racine avant de se faire piétiner par l’ours.

              Bunker - AAAOOOOWWW
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              L’art de la guerre est bien délicat. De nombreux stratèges se sont penchés sur ce sujet, mais seuls quelques noms sont parvenus à marquer durablement leur discipline. Et puisque l’Histoire et la guerre sont indissociables comme peut l’être l’orage de la foudre, ses quelques femmes et hommes ont également laissé une trace indélébile dans le monde, d’une manière meurtrières certes, mais pas seulement. Leurs legs, à travers des des livres ou des tactiques, ne se cantonnent en effet pas simplement à la question martiale, ils apparaissent également comme des philosophies de vie, des guides spirituels parfois emprunts de poésie. Skrik, bien sûr, serait bien incapable de vous citer le nom de ces auteurs, mais leurs enseignements se sont profondément encrés dans sa mémoire. Des leçons d’autant plus faciles à retenir quand elles seules vous séparent de la mort.

              Son plan, sans doute à la surprise de tous et malgré les apparences, n’était pas celui d’un sot désespéré. Pas davantage qu’il était le fruit d’un esprit lâche. Non. Ceux qui eurent la chance ou le déplaisir de croiser la route de Skrik ne le soupçonneraient pas une seconde. Alors même s’il était perdu au beau milieu d’une jungle épaisse, sans aucun repère et menacé par des pirates esclavagistes et des sauvages mangeurs d’homme, l’agent Skrik n’avait pas peur. Sa main fermement serrée autour de son harpon, il progressait parmi les lianes et les racines avec la ferme intention de sauver sa peau et celles de ses compagnons. Surtout, ils se débarrasseraient ensemble du mal qui rongeait cette île.

              Grâce à l’action courageuse voire téméraire du nain et de son ours, l’ennemi qui était sur leurs talons s’était éparpillé dans une totale confusion. A en juger par les coups de fusils qui faisaient trembler la forêt il s’agissait des pirates et donc d’une excellente nouvelle car ces hommes n’étaient pas habitués à chasser parmi les arbres, leur armes n’étaient pas adaptées et surtout – point essentiel du plan de Skrik – la communication était impossible. Les pirates, ainsi isolés, devenaient une cible facile. Une proie. Une invitation à l’assassinat à laquelle Skrik avait la ferme intention de répondre. Peut-être pas de la plus civilisé des manières, en revanche…

              - Rends-toi le nain, t’es un homme mort ! Un demi-homme mort, hahaha !

              Cette requête bravache, cette petite blague lancée à qui pouvait l’entendre par un pirate peu confiant dans ce contexte qu’il ne maîtrisait pas, tomba à plat. La mousse, les lianes et les insectes assourdissaient ses cris qu’ils trouvaient d’ailleurs étrangement faibles, comme etouffés. Il n’y avait personne pour l’entendre. A part Skrik. Empruntant aux serpents leurs mouvements silencieux et mortels, l’agent frappa. Rapidement, les poumons du pirate se vidèrent de l’air qu’ils conservaient et ses veines cessèrent de fournir l’oxygène si précieux au cerveau qui fini lui-même par cesser de fonctionner. Il était mort avant de toucher le sol et sa réincarnation en festin pouvait commencer à l’instant.

              Une partie des pirates seulement s’était lancée à la poursuite du Nain. Les autres, visiblement, retournaient aux campements qu’ils avaient dressés dans une clairière plus loin. Ignorant le sort funeste de leur camarade, ils avançaient en se livrant à ces plaisanteries grivoises qui semblaient être l’apanage de cette espèce grotesque que sont les pirates. Le moins drôle – et c’était peu dire – des trois hommes que Skrik suivait devint sa nouvelle cible. Ses compagnons lui avaient fait comprendre que son silence était plus que recommandé après quelques tentatives de calembours foireux et, vexé, il s’était muré dans le silence. Un silence qui devint éternel lorsque Skrik lui trancha la carotide.

              - … et en fait c’était les chiottes, arf arf arf !
              - J’ai toujours pas compris…
              - Pfff… Bon, il est où l’autre con ?

              A la lisière de leur bivouac, les deux pirates avaient finalement interrompu leur concours de blagues pour s’enquérir du sort de « l’autre con ». Ce dernier qui retournait à la terre ne pouvait bien sûr pas répondre.

              - Il s’est p’t-être perdu, avança l’un des pirates.
              - Ou alors il chie un coup ! Laisse tomber, je retourne pas crapahuter dans c’bourbier, moi !

              Surprise. Mauvais calcul. Skrik avait clairement surestimé l’intérêt que les pirates se portaient les uns aux autres. Il avait au contraire espéré qu’une battue soit décidée pour retrouver le disparu ce qui aurait alors laissé le campement sans surveillance, parfait pour les manigances d’un agent un peu taquin. Tant pis, plan B. Skrik s’entailla volontairement le front où une simple coupure pouvait saigner abondamment sans gravité. Il se badigeonna le visage et grimpa avec difficulté à un arbre qu’il marqua avant tout d’une grossière croix, puis, dans les feuillages, il camoufla du mieux qu’il le put son arme fétiche. Ce curieux manège accompli, Skrik se laissa tomber d’une branche en criant juste assez fort pour être entendu par les pirates. Le choc, même s’il s’y était préparé, fut brutal et lui coupa le souffle. Quand trois pirates accourent pour comprendre ce qu’il s’était passé, il n’avait pas encore récupéré et face à trois lames pointées vers lui il utilisa le langage universel pour signifier qu’il se rendait.

              Méconnaissable dans sa tenue composée d’un simple pagne et grâce au mélange de sang et de boue qui le couvrait, Skrik passait facilement pour l’un de ces mangeurs d’hommes, quoi qu’il fusse bien plus grand. Les pirates, pour ne pas envenimer les relations qu’ils entretenaient avec eux, aidèrent Skrik à se relever plutôt qu’à l’abattre.

              - Qu’est-ce que tu foutais là, lui demanda un pirate aux traits encore si juvéniles qu’on pourrait le voir encore téter le sain de sa mère.
              - Mais t’es con ou quoi ? Tu sais bien qu’ils causent pas la langue !

              Un autre pirate, à peine plus vieux, répondit à la place de Skrik. C’était parfait. Les deux jeunes pirates, à peine sortis de l’adolescence, le portèrent jusqu’au camp et lui apportèrent à boire. De mieux en mieux. Skrik compta le nombre d’adversaires présents, évalua leurs armes, leurs vivres… Et tomba nez à nez avec celui qui, avec son accoutrement tape à l’œil, était certainement le capitaine. Il s’approcha d’un pas lourd, soulevant sous ses bottes en cuir des nuages de poussières, jusqu’à son invité surprise. Lorsqu’il ouvrit la bouche, le jeune agent remarqua deux chose : la première était une dent en or à la place de l’incisive supérieure gauche remarquablement exécutée pour un homme de sa profession. Et la seconde :

              - Bix a’kaba ?

              Le capitaine connaissait la langue des cannibales. Pas Skrik.
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