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Une viande pas très tendre

Rappel du premier message :

Vigie - ILE EN VUE CAPITAINE !!!

Healscare, réveillé par le cri de la vigie, sortit peu à peu de sa torpeur maladive due à son extrême mal de mer. Il ne dormait pas vraiment, il était juste dans le mal, la tête dans une bassine. Le nain et son compagnon animal avaient embarqué sur un bateau pirate, à destination des îlots flottants. à vrai dire, pas grand monde se risquait d'aller là bas, les histoire et rumeur sur les cannibales et les bateaux disparus autour des îles n’aidant pas. Il du donc payer son trajet plein pot pour des conditions de transport désastreuses. Dans une petite case aménagée dans la cale, il subissait de plein fouet les tourments de la mer, ce qui n'améliore pas son cas. Bien sûr, un homme à moitié comateux dans un bateau pirate ne risquait pas de faire long feu, mais Bunker montait la garde. Presque tout au long de la traversé, elle resta posté devant la porte, menaçant de croquer les personne qui s’approcher trop.

mousse - m’sieur, m’sieur
Bunker - GRrrrrrrrrr

Le jeune mousse qui descendit dans la cale pour avertir le chasseur s’approcha un peu trop près de la porte, ce qui n’était pas au goût de l’animal. Enfin, le mousse semblait tout à fait à son goût mais le fait qu’elle s’approche. La bête se leva en grognant et le petit homme recula d’un bon.

mousse - m’sieur On est arrivé! on va bientôt débarquer les chaloupe
Scare - Ouais ouais, j’arrive !
Rho bordel, quelle horreur ce voyage


Healscare se redressa sur son lit, main sur les genoux, attendant que le bateau arrête de tourner. Semblable à un poivrot finissant la tourner des bars, il rassembla ses affaires et rangea précisément le journal qui l’avait mené ici en prenant bien soin de remettre toutes les feuilles volantes à leur place. Et oui, l’aventurier n’avait pas choisi cette île au hasard, au fin fond d’un bazar, il avait déniché ce journal manuscrit appartenant à un certain Mr.Harisson. Cet ouvrage rempli de cartes dessiné à la main, de note et illustration en tout genre donnait une idée assez précise de ce qu’on pouvait trouver sur les îlots flottants. Mais entre les cannibales et la faune sauvage, et ce qui intéressait par-dessus tout le petit barbue : le temple caché et son fabuleux trésor.

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Pendant ce temps sur le pont

- Grrrr son ours de malheur est insupportable.
- Sur le bateau on pourra rien faire, il faut l'emmener dans les pièges.
- Quoi? hors de question, je ne dépasse pas la plage !  
- TU FERA CE QUE TON CAPITAINE TE DIS ! SINON C’EST TOI QU’ON EMMÈNE!


Une fois son sac fermé, le chasseur tituba jusqu'à la porte avant de perdre l’équilibre et de tomber au sol. Bunker alerté par le bruit, rentra dans la pièce pour voir son maître couché au sol. Connaissant bien le mal de son compagnon, elle attrapa le sac dans sa gueule et se baissa pour que le nain s'agrippe à elle. Avec son déambulateur vivant. Healscare réussit à se glisser jusqu'à l'échelle de meunier qui permet de remonter sur le pont. Bunker passa devant et monta en trombe. Étrangement, il y avait beaucoup de matelots autour de la trappe qui semblèrent tous assez déçus de voir l’oursonne passer en premier. Scare monta à son tour. Respirer l’air extérieur fut comme une délivrance. Sa nausée disparu presque instantanément.

Capitaine - Alors ! On supporte mal le grand large ?! héhé
Scare - Mouai, c’est votre bouffe qu’était pas fraîche
Capitaine - Mais bien sûr ! Je vous laisse embarquer sur votre carrosse !

Pointant d’un déroulé de bras un canot fixé à la grue de débarquement, il invita de manière un peu méprisante le nain à monter dedans. Le matelot qui tenait la poulie fut très surpris quand Bunker sauta dans la barque et manqua presque de tout lâcher. Scare embarqua plus calmement  accompagné de dans espèce d’armoir à glace de l’équipage portant de gros sacs. La barque descendit tranquillement, les pirates retirèrent les crochets et se mirent à ramer en direction de la rive. L’île n’était vraiment pas très accueillante, même de loin. La plage donné sur une petite falaise derrière laquelle on distingué la flore typique des mangroves et des jungle humide.

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A mis chemin, Bun, comme à son habitude sauta du bateau pour se baigner et rejoindre la terre ferme à la nage. Sauf que là , elle avait toujours bien accroché dans sa gueule le sac rempli des affaires et du livre de Scare. Le nain se leva pour courir sur l’avant de la barque pour tenter en vain de la retenir, mais trop tard. L’oursonne nagé toute contente en direction de la rive.

Scare - Raalala mais quelle plait cette ourse ! SI LE LIVRE ET FOUTUE J’TE TRANSFORME EN TAPIS!
Armoir n°1 - Quelle dommage pour vos affaire
Armoir n°2 - Oui quelle dommage

VLAM


Scare eut à peine le temps de se tourner que le second gaillard s'était levé, tenant sa rame en arrière pour l'éclater telle une batte dans la tête du barbu.


° ° ° °


*renifle* *renifle* hum ça sent bon ça c’est quoi comme odeur?! du ragoût? mais un peu épicé avec une pointe de fermeté et puis il fait chaud, c’est agréable, quoique, je commence un peu à transpirer. Et puis c’est quoi cette douleur à la tête faudrait que j’arrive bouger ma main mais… rah c’est coincé coin
Scare - RRAAAAAA

Scare émergea enfin pour se rendre compte de sa piteuse situation ! main et pied attacher à un tronc tel un cochon qu’on rôtie au-dessus d’une marmite bouillante au-dessus d’un grand feu de joie. Le tout entouré d’un tas d'hommes tenus rudimentaire à base de pagne et de masque de bois. La situation s’annoncé vraiment mal…


Dernière édition par Healscare Nesingwary le Mar 28 Fév 2023 - 11:25, édité 2 fois
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Chapitre IV : L'île aux cauchemars


Être retenu contre son gré, nous privant de toute liberté d'action est une chose atroce. Pour certains, il s'agit d'une des nombreuses prisons du Gouvernement où finissent les criminels. Pour d'autres, cela ressemble plus à une prison doré, dans laquelle la pression sociale et familiale les enferme. Il y a tant de style de prisons différentes et toutes on leur entrave bien à elles. Des barreaux, des murs, la peur de la réaction des autres… et de l’échec.

En ce qui me concerne, la mienne était fait de bois et de cordes. Recouverte d'une mousse verdâtre, celle-ci était très étroite. Même avec mon petit gabarit, je ne pouvais m'y asseoir, m'obligeant à rester debout. Mais à vrai dire, ce n'était pas ça le problème...  Ce qui m'inquiétait le plus, c'était l'énorme marmite, posait sur le feu, qui se trouvait face à moi.

Depuis que les sauvages m'avaient ramené dans leur camp, après m'avoir détachée, ceux-ci s'afféraient autour de ce gros récipient, attisant le feu, y versant des litres et des litres d'eau, ainsi que diverses herbes aromatiques. Il était clair qu'ils étaient en train de préparer un grand festin... et que le repas, ce serait moi.

J'avais bien essayé de parler avec eux, les suppliant de me relâcher, mais en vain. Aucun des hommes et des femmes présents de ce camp, ne parlaient ma langue. Comprenant que j'étais fichue, la peur s'empara de moi. Il n'y avait plus aucune chance que je m'en sors. Cela faisait à peine un mois que j'avais commencé mon aventure sur les mers et celle-ci allait déjà prendre fin. Et pas de la plus belle des façons... Qu'un animal cherche à me manger, comme le sanglier de tout à l'heure, était déjà en soit, pas très agréable... Mais imaginer me faire dévorer par un autre humain, m'horrifier.

Une fois les préparations terminées, l'un des cannibales s'approcha de ma cage et défit les cordes afin de l'ouvrir. Voyant que celui-ci ne semblait pas trop farouche, je décidai d'en profiter. Dès que la porte fut ouverte, je sortis de celle-ci, bousculant le sauvage avant d'essayer de m'enfuir. Seulement, rapidement, plusieurs autres vinrent me bloquer le passage. Ne me laissant pas faire, je me mis à me défendre, donnant des coups de pieds à ceux essayant de m'attraper.

Malheureusement, très vite, je fus submergé par eux et ils parvinrent à me saisir par les jambes et les bras, me soulevant dans les airs avant de se diriger vers la marmite. Apercevant celle-ci se rapprocher dangereusement, je me débâtais afin de tenter de leur faire lâcher prise. Cependant, rien n'y fit... L'heure de la cuisson était venue... Oui, elle est nulle, je sais...

- " A L'AIDE !! " Me mis-je soudain à hurler de toutes mes forces.

Ce fut la seule chose, que je pus faire avant d'être jetée dans l'eau bouillante... Peut-être espérais-je que quelqu'un m'entende... Peut-être que le nabot et son ours, ainsi que Skriek allaient surgir d'un coup de derrière un arbre et me sauver... Enfin... C'était utopique. Après tout, ils n'en avaient rien à faire de moi. Même s'ils étaient dans le coin, ils ne prendraient sûrement pas le risque de me venir en aide. Il fallait que je l'accepte... C'était fini.

Seulement, alors que je baissai les bras, quelque chose se passa. Au moment où les cannibales s'apprêtèrent à me jeter dans leur marmite, ceux, me portant furent faucher avant que cela arrive. Ceux-ci envoyaient à plusieurs mètres dans les airs, me lâchèrent, me laissant tomber lourdement au sol.

- " Bah alors petite ! Je sais bien que tu as besoin d'un bain... Surtout vu l'odeur, mais là, c'est un peu extrême, tu ne trouves pas ?! " Me dit une voix d'homme avant de se mettre à pouffer de rire.

En entendant cette voix familière, je me retournais en rampant dans la boue, sentant mon cœur s'accélérer.

- " Vi.. Vice-Lieutenant Tork ! "

- " Lui-même, poupée ! "

Face à moi, se tenait l'un des membres de la 89ème. Un homme d'une trentaine d'années, à la musculature imposante, vêtu d'un simple slip et d'un marcel. Cet homme assez extravagant était l'Officier Tork Hans. Et bien que j'avais toujours été un peu mal à l'aise à son contact, j'étais très heureuse de le voir. Un large sourire de gratitude se dessina sur mon visage recouvert de terre.

- " Attention !! " Me mis-je à lui hurler en pointant du doigt, un cannibale derrière lui.

D'un geste rapide, le Marine se retourna tout en décochant un puissant coup de batte à son agresseur. Sur le coup, le visage du sauvage se déforma avant que son corps décolle du sol et parte valser dans les airs à plusieurs mètres de là.

- " Home run ! T'as vu ça ?! " Sifflant tout en regardant son exploit, le sourire aux lèvres.

Tandis qu'il s'extasier devant son fait, d'autres cannibales se jetèrent sur lui, lances pointaient dans sa direction. Seulement, cette fois-ci, je n'eus pas le temps de le prévenir... Je n'en eu pas non plus l'utilité. A l'instant où les sauvages tentèrent de porter leurs coups, ceux-ci furent neutralisés par une puissante décharge électrique.

- " Hans ! Fait un peu plus gaffe ! " Se mis à hurler la voix d'une femme.

- " Héhé, pourquoi faire ? T'es là pour assurer mon derrière ! "

- " Mes arrières... On dit mes arrières, pas ton derrière ! Idiot ! " Continua de hurler la voix féminine.

- " C'est du pareil au même. " Rétorqua Hans, avant de pouffer de rire.

Pendant que l'officier de la Marine riait, la femme lui faisant face continua de le sermonner. Cette personne n'était autre que Ma'isha, la jeune féline. J'étais surprise de la voir ici. C'était bien la dernière personne que je pensais voir partir à ma recherche... Fin... Était-il là pour moi ou bien pour les pirates ? Était-ce seulement un hasard... ? A cette pensée, mon coeur se serra de douleur, en imaginant qu'ils n'avaient peut-être même pas essayé de me chercher.

- " Bon ! C'est pas tout ça ! " Fendant l'air de sa batte de baseball avant de la pointer vers les cannibales. " Si on s'occupait d'eux ? " L'expression de Hans changea, se durcissant totalement. " Ils vont regretter de s'en être pris à quelqu'un de l'équipage. "

Sans rien ajouter d'autres, les deux officiers de la 89ème fondirent sur les sauvages. Ce fut un véritable carnage. Aucun homme et aucune femme ne furent tués à ce moment-là, étant juste mis hors d'état de nuire. J'étais ébahi par la vitesse et la facilité avec lesquelles ils avaient mis fin à cet affrontement. On n'était clairement pas du même niveau... Mais peu importe. Le plus important, c'était qu'ils soient là. De plus, ce qu'avait dit le Vice-Lieutenant m'avait beaucoup touché. Ca veut dire, qu'ils étaient venus pour moi ? A cette idée, une joie immense me submergea.

Alors que je souriais en les regardant, Ma'isha s'avança vers moi. Son visage, lui n'affichait pas le moindre sourire... Non, à la place, je pouvais y voir de la colère.

- " Attends, Ma'isha... " Tenta de l'arrêter, Hans en l'interpellant. Seulement.... " Ouch.... " En voyant la jeune féline me coller violemment une gifle.

Le coup fut si rude, que mon visage tourna sous l'impact. Je sentis même du sang couler au coin de ma lèvre. A cause de sa gifle, celle-ci s'était légèrement fendu.

- " A cause de toi, sale gamine, tout l'équipage à dû se mettre à ta recherche et à cause de toi, nous n'avons pas pu mettre la main sur ces maudits pirates. Si ça se trouve... " Me fixant d'un air méprisant. " Par ta faute, on les a peut-être raté et notre mission est un échec. "

Les mots qu'elle me balança, furent encore plus violents que de sentir sa main fouetter ma joue... Je ne savais quoi répondre face à de tels reproches. Dans un sens, elle n'avait pas tort. Mon acte égoïste les avait poussées à mobiliser tous les membres de l'équipage pour me retrouver et s'assurer que j'aille bien. De ce fait, ils n'avaient pas retrouvé la piste des pirates... Tout était ma faute...

- " Désolée... " Gardant la tête baissée, la main sur la joue.

- " Désolée ? C'est tout ce que tu trouves à dire ? " Me hurla dessus, la jeune femme, tandis que Hans nous fixait, sa batte sur l'épaule.

- " Je regrette... " Rajoutais-je timidement.

Je savais que j'avais fait une bêtise et il était normal que Ma'isha me sermonne de la sorte. Je m'en voulais énormément de les avoir ainsi mis dans l'embarras. Je ne voulais pas qu'à cause de moi, la mission échoue. Tout d'un coup, ma vue se troubla légèrement, des larmes venant emplirent mes jolis yeux... Tandis que la tristesse s'emparait de moi, je relevai la tête pour fixer mes deux camarades avant de laisser parler mon coeur.

- " Je suis désolée... Je... Je regrette... Je ne voulais pas que... " Faisant une petite pause pour renifler. " Je voulais seulement que... Que vous soyez fiers de moi... " Mes larmes s'intensifiant et ma gorge se nouant de tristesse. " Je voulais vous... vous montrer que.... que je suis digne d'être des votre... "

La jeune adolescente que j'étais laissa complètement sa peine la submerger et les larmes ne cessèrent de couler. Pendant que je pleurais, les deux Marines se regardèrent en même temps, gardant le silence. Puis, une grosse main vint se poser sur le sommet de mon crâne. Hans, s'était agenouillé devant moi et me souriait chaleureusement.

- " Ne dis pas de conneries. Bien sûr que tu es digne d'être des nôtres. Sinon tu ne serais pas là. " Me dit-il d'un ton rassurant.

- " Mais... " Fixant Ma'isha, l'officier suivi mon regard avant de le reporter sur moi.

- " Cette chatte de gouttière est juste une grande gueule ! Elle est juste jalouse que Sy', s'occupe de toi ! "Celui-ci tourna la tête dans la direction de la concernée. " J'ai pas raison, Minette ! "

Sur ces dernières paroles, les yeux de Ma'isha s'exorbitèrent tout d'un coup.

- " Ne m'appelle plus jamais comme ça ! Sinon tu vas voir ! " Lui hurla dessus, la jeune féline.

Celle-ci semblait ne pas avoir très apprécié ce petit nom adorable que lui avait donné son supérieur. Seulement, pour une fois, Ma'isha montra un signe de faiblesse que je n'avais jamais vu chez elle. Continuant de la fixer, je ne pus voir Hans qui la fusillait du regard, comme s'il attendait quelque chose de sa part. Soudain, la jeune féline se calma et baissa légèrement les yeux, fuyant ceux du Vice-Lieutenant. Puis, au bout de quelques secondes, la jeune femme posa son regard sur moi. Pour une fois, celui-ci n'était pas rempli de colère ou bien de dédain... Au contraire, je pouvais y lire de la compassion.

- " Je suis désolée. " Me dit-elle avant de se masser l'arrière de la tête, gênée. " Je n'aurai pas dû te parler comme je l'ai fait. "

- " Bien ! Maintenant que Minette s'est excusée, on va pouvoir y aller ! "

- " Tork espèce de... "

Sur ces mots, la jeune féline se jeta sur Hans avant de tenter de le mordre. En la voyant faire, l'Officier plaça sa batte sur sa trajectoire pour que ses crocs s'y plantent. Tandis qu'ils se chamaillaient, mes larmes cessèrent de couler, laissant place à un léger rire. M'entendant rire, les deux camarades cessèrent de se taquiner et me fixèrent avant de sourire chacun à leur tour.

Ce petit moment avec eux resterait gravé à jamais en moi. Le jour où je compris qu'en fait, j'avais toujours fait partie de l'équipage et qu'ils m'avaient accepté en leur sein. Je n'étais vraiment qu'une idiote d'avoir pensé le contraire. Si j'avais pris le temps d'en discuter avec eux, à ce moment-là, rien de tout cela ne serait arrivé... Sans cela, nous aurions pu mettre la main sur ces pirates... Les pirates... Mais oui !!!

- " Je sais où trouver les pirates ! " Lâchais-je tout d'un coup.


Hayase Yorha
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Scare - Ouuuuh… ça doit piquer ça

Regardant le pauvre homme piétiner en serrant les dents, Healscare avait mal pour lui. Même si de toute évidence il n’était pas du même camp. Tels un vrai jockey, il poussa Bunker au maximum de sa vitesse pour semer les pirates et avoir du temps pour trouver l'entrée du temple. Car oui, le but de la venue sur cette îles rester tout de même ce fameux temple, la petite sauterie avec les sauvages et les pirates ce n’était que du bonus.

BANG

Un dernier tir siffla dans l'oreille de l’explorateur avec d’éclater un tronc d’arbre à proximité. Celui qui tenait le fusil se remit à courir, enjambant presque son ami écrasé tandis que gentils vint de suite lui porter secours. Heureusement pour lui, enfin c’est un ennemi mais bref… il n’était pas trop amoché, et avec l’aide de benet arriva à se relever. L’oursonne était agile, cependant, il faut rappeler que la jungle de mangrove n’était pas son environnement de prédilection elle pour assurer ses pas, devait conserver une allure de croisière assez limité. Voyant que la distance avec ses nouveaux petits amis n'augmentait pas assez vite, Scare se tourna sur le dos de l’animal et prit son fusil à lui. Tant bien que mal au vus des circonstance, il visa le groupe de pirate réformé et tira dans le tas.

BANG
Scare - Rater!
Benet -A couvert !!!

Avec les secousses, la course, les arbres etc… le chasseur bien que bon tireur n’avait touché personne. Par contre, son tir avait eu pour effet de bloquer leur course quelque instant pendant qu’il se mettait à couvert. Même si ce n’était pas le but et que le nain, radin comme il est n’aimait pas gaspiller les munitions, il se satisfait de ce résultat, enclenche le verrou et tira à nouveau.

BANG
Méchant - Mais putain! il nous allume le babot !
Boulet - On va pas réussir à l’attraper si ca continue
Méchant - Vous deux ! courrez par là nous on passe par l’autre coté.

Méchant invita Benet et Boulet à courir sur la droite alors que lui et gentils passerait sur la gauche. Le deux débiles s'exécutèrent mais Méchant attrapa gentil pour l'empêcher d’avancer. Avec un sourire satisfait, il voulait attendre et voir les deux premiers se faire tirer comme des lapins avant d’avancer. Healscare rechargea, s'apprêta à tirer sur ses deux jolie cibles qui courait à découvert, mais au moment d’appuyer sur la détente, il remarqua une jolie petite boule de papier juste au-dessus de lui. Une idée germa dans son esprit et un sourire se dessina sous sa barbe. Il ajuste son tire sur la branche tordu par le point de la ruche ce concentra et tira.

BANG

La balle heurta la branche, qui commença à se craqueler jusqu' à céder et tomber. Alors que la ruche était au-dessus du nain il y a encore quelques secondes, elle tomba pile sur Boulet qui presque par réflexe l’attrapa à deux bras comme un vase fragile qui tomberai du plafond. Un vase cependant rempli d'insectes volant et piquant qui n’appréciait guère être déranger. Quasiment instantanément, un nuage bourdonnant sortie de la boule de papier mâché éclaté et déferlèrent sur les deux pauvres pirates. Apeurés par la nuée, les deux hommes coururent par réflexe vers leur compagnons en agitant les bras dans tous les sens pour tenter en vain de chasser les insectes.

Méchant - PAS PAR LA CRETINS!
Benet - CA PIQUE !!!!
Méchant - ILS SONT DANS MES CHEVEUX!!!!! DANS MES CHEVEUX.
Boulet - AAAAAAA
Scare - Haha ! bon débarras

Se retournant et rangeant son fusil pour prendre une position plus adaptée à la caval et ne plus être secoué sur la croupe de Bunker comme un prunier, Scare en profita pour quelque tape à l’encolure de la bête pour la félicité. Ce que l’animal ne manqua pas de faire remarquer qu’elle appréciait.

Bunker - graaaaooOOOW


Après quelque mètres sans les pirates au trousse, Scare ressentie une sensation étrangement familière, celle de la gravité, qui reprenait ses droits.son coeur remonta dans sa poitrine, l’ours en dessous de lui glissa de ses jambes et ses bras commencèrent à se lever automatiquement.

Scare - Pas encore ….. HAAAAAAA
Bunker - graaaaOOOOOOOOOOWWWW

Lui et bunker tomber dans une sorte de canyon dissimulait dans la végétation. La crevasse était fine,mais asses pour que L’oursonne, distraite par des caresses, se fasse avoir.. Healscare fut séparé de son animal et les deux tombèrent en chute libre. Bien que profonde, les racines des gros arbres et des lianes les ralentissaient progressivement à force qu’il se les prenait dans la figure. Scare agile qu’il était, se fraina avec ses bras et se ralentit au fur et mesure que le sol se rapprochait tel un gymnaste. Bunker Elle, bien moin à l’aise se retrouva stopper à raz du sol, emmêlés dans une tonne de lianes.

Scare -Ha Hahahahah ! pas alors ma grosse ! tu fais le rôtis ? HAHA
Bunker - grrrrrr

Après s’être moqué un peu de son ami, le nabot dégaina son tomahawk et trancha quelques lianes, laissant tomber lourdement l’ours sur le sol. Bun se releva et se secoua pour faire tomber rapidement le reste des lianes avant de montrer une moue pas contente à son maître.

Scare - Bon… Ca va pas être simple de remonter tout ça…

Bon voyons ce qu’on à la ?! Le canyon semble être assez long, vue qu’il nya pas d’eau en dessous, c’est pas creusé par l’érosion alors qu’est ce qui à bien pu creuser un truc comme ça dans une mangrove?! c’est pas censé être des arbres flottant ? pourtant le sol et les paroies c’est bien de la pierre

Healscare s’approcha du mur et toqua dessus à plusieurs reprises. Aucun doute, c’était bien de la caillasse, pas du végétal. Il regarda tout cela, perplexe, sans remarquer l’évidence. Il faut dire que pour sa défense, la racine et les arbres avait quasiment tout recouverts. placé au milieu du canyon, il regarda d’un côté avant de regarder de l’autre, plissant les yeux pour espérer voir un le détails étrange qui lui échappait mais qui le turlupinait les méninges.Bun, elle, faisait sa vie dans la crevasse. elle avançait tranquillement en dandinant ses grosse fesse d’ours poilu nonchalamment avant de s'arrêter sur un pierre au milieu pour lui grognait dessus.

Bunker - grrrrrrrrriggghh
Scare - Bah alors! elle te reviens pas cette pierre ?

Le nabot s'avança pour comprendre pourquoi son animal grognait contre un cailloux avant d’écarquiller des yeux globuleux devant cela. Ce sur quoi il avait le regard n’était pas une simple pierre, mais une statue ! Il avait réussi il avait trouvé le temples ! Regaillardit par cette découverte, Healscare sortit son sac et s’empressa de chercher la page avec ce croquis de dessiner et bingo ! il s’agissait bien de la dernière status avant l'entrée du temple. La il compris enfin.

Une viande pas très tendre - Page 2 Istock10

Scare - MAIS OUI !!! C’est le couloir du temple ! c’est juste que la mangrove à pousser autour et toute l’île à monter de niveau ! donc le couloir qui était à la base creusait de quelques mètres dans les racines se retrouvent à plus de 10 mètres sous le sol !
Bunker - aoooowww

Gémissant comme si elle avait compris. Bun posa la tête contre le sol sur ses pattes en regardant son maître s’extasier. Tout fous, le nain regarda encore une fois à droite et à gauche avant de remarquer qu’au bout du canyon, un mur de racine épais s'était développé, très serré et masquant complètement paroie derrière.

Scare -  Ca doit être la!

Healscare dégaina son second tomahawk et au vue de l'épaisseur des racine, il fit tournoyer ses deux armes par le petite lanière en cuire avant de s’en saisir et tout en accompagnant la fin de la rotation, sectionna le bois devant lui. Bon bien sûr, là il s'attendait à ce que tout le bois sécrouleet ouvre le passage, malheureusement, les racines en plus d’être tenu par le haut était épaisse et ancrée dans le sol. Un peu agacé par son effet théâtral raté, il refit la même opération plus près du sol et d’un coup pied, poussa le mur de bois entrelacé laissant place long couloir sombre. L’explorateur ne pouvait plus cacher son sourire ou son excitation ! A son tour, il avait trouvé un temple, à son tour il vivait des aventures qu’un jour il pourrait raconter ! Fier de lui, fier de suivre les traces de son oncle, il resta quelque secondes sans bouger pour s'imprégner du moment.

Scare -  Oncle Neto s’rait fier !
Bunker -  AOOOWwwww
Scare -  Allez ! pas de temps à perdre !

Scare attrapa un bout de racine qu'il arracha du reste, prie quelque liane et herbe sèche au sol pour en faire une torche. Il l'enduit ensuite de la résine des arbres fraîchement coupée qui coulait un peu avant de l’allumer et d’entrer enfin dans le temple. A l'intérieur, les mur était recouvert d’inscription étrange, de bas relief vieillot autre bizarrerie antique. Ce qui serait sans doute le saint graal pour un archéologue, Healscare s’en foutait royalement, il était juste admiratif, la signification de tout cela n’avait pas d'intérêt pour lui. Son objectif restait de découvrir le monde et ses curiosités, pas de les comprendre.

Le nain, qui avait rengainé ses haches, était maintenant armé d’une torche et d’un livre dans l’autre main qu’il tenait ouvert au page correspondante. Dans celles-ci, après moultes descriptions et croquis de ce qu'on trouve sur les murs, il y avait surtout des gros panneaux danger avec un plan quadrillé. Certaine case était siglé d’une croix tandis que d’autre d’un rond. En regardant au sol, il compris vite que cette grille réprésentait les dalles du sol et que les symbole indiquait les plaque dangereuse et les plaques sans risque. Par acquis de conscience et pour ne pas mourir idiot, il lancer un caillou sur une plaque marqué d’une croix et rien ne se passa.

Scare -  mhm Trop léger.

Le mécanisme un peu vieux devant sans doute être grippé ou bien prévu pour des cibles plus grosses, scare délogea une pierre beaucoup plus grosse pour la jeter sur la dalle. Cette fois-ci, elle s'enfonce de quelque centimètre et et des cliquetis résonnèrent dans la pierre. Scare recula, mettant sa main devant Bunker pour l'inviter à faire de même. Au bout de qule seconde de pierre qui roule, engrenage qui tourne et autre bruit étrange, des pieux en bois moisi jaillir du sol des murs et du plafond.

Scare -  C’est un couloir pieger !!!! c’est un couloir pieger !!!! ta vus ça ?!

Beaucoup trop excité par la situation, Le Nain donna quelques coup de pied pour se dégager un passage parmi les pieux qui depuis le temps était rongé par les termites. Il fait tout de même attention de marcher sur les plaques indiquées par un rond, vous comprenez, pour le frisson et aidez bun à faire de même. Vous vous en doutez, l’animal ne savait pas lire une carte. Donc après une séance un peu étrange de twister avec un ourse, les deux parvinrent à traverser le premier couloir pour tomber sur une grande salle carré, avec dans chaque coin, une brasero rempli d’huile rance  ainsi qu’un gros autel central. Il l' alluma pour y voir plus clair et analyser la salle plus en détail.

L’autel ressemblait plus à un bloc de pierre dans lequel était taillé quelque bas relief qu'à une jolie sculpture finement ouvragée, mais bon, sans doute à l'époque. Au sol, de fine rigole désinait des cercles étranges dans le sol partant tout juste en dessous d’un petit bec dans l’autel. En se penchant sur le codex une nouvelle fois, Healscare y trouva une page avec le même symbole que ceux dessiner sur la structure suivi de leur traduction.

Le Sang versé ouvrira la voie

Scare -  glauque l’ambiance.

L’explorateur plissa les yeux avec une petite moue,comprenant un peu comment devait fonctionner le tout. On posé le sacrifice sur la table et on le saignait pour que le sang coule de l'espèce de baignoire dans le bec pour finir dans la rigole sur le sol. Même s' il était familier avec le concept de saigner un animal ou n’ayant pas spécialement peur de la vue du sang, cette idée lui tourna quelque peu l’estomac. Il reprit sa lecture pour y voir une petite note :”On peut l'ouvrir avec un levier, Attention ! l’escalier et glissant”. comprenant que la suite de l’aventure se trouvait sous l’autel Healscare commença à pousser de toute ses forces pour libérer l'escalier qui devait se trouver en dessous.

Scare -  AAAARRRGGGHHH pfffffff
Putan! ça bouge pas d’un pet !.


Encore une fois, le nain fut battu par un cailloux.Mais cette fois personne pour lui filler un coup de main. Imaginant que le mécanisme devait être un peux rouillé, il alla attraper un des brasero rempli d’huile pour le vider autour de l’autel. Espérant avoir assez lubrifié le système, Scare se remit à pousser avec l’aide de Bunker/

Grrrr grrrrr GRRRRR RRRRRRRRRRRRRRRRR

A deux, il réussirent à ouvrir le chemin de l’escalier en faisant glisser l’autel. En voyant cela, Healscare n’arrivait pas bien à comprendre comment le mécanisme sanglant pouvait fonctionner mais dans tous les cas, ils pouvaient avancer. L’escalier semblait recouvert d'une mixture noiratre presque luisante, et vue que non, ce n'était pas de l’huile qui avait coulé, le nain n'eut aucun mal à comprendre d'où cela pouvait provenir. Un peu dégouté,il avança prudemment dans l’escalier. Bun elle, n’avait pas cette patience, et en y allant franchement glissa et se retrouva à rouler en boule jusqu’en bas, entraînant une nouvelle fois son maître avec elle.

Scare - Fait attention !  
Bunker - aaaooowww

L’escalier d’une petite vingtaine de marches donner quant à lui sur un couloir incliné cette fois. A force de descendre, Scare devait sans doute être sous le niveau de la mer car ici, les murs qui jusqu'à l'or était sec était complètement humide. Entre les flaques dos et les traces de moisissure au sol, cela ne faisait aucun doute. Sans faire plus attention à ces détails, il avança dans le couloir en prenant bien soin de vérifier si dans le bouquin des pièges était mentionné et effectivement,il était mention encore une fois de dalle piégée. que cette fois il évita sans les tester. Au bout de quelques dizaines de mètres, toujours à la lueur de sa torche, il arriva enfin à la salle du trésor ! …. entierement vide.

Scare - Euh?!  

Fouillant désespérément le codex et la salle vide à le recherche d’une quelconque suite, Healscare se rendit à l’évidence. Enfin, il remarqua la petite note gravé sur le mur du fond

Sir Harrinson est passé par là !

Un sourir en coin apparut sous sa barbe. Évidement que s' il était venu là avant, il avait déjà tout pillé. Après tout le nain n’était pas venu ici pour la richesse. Il s'assit un instant pour encaisser le choc et se reposer un peu. Bunker vint s'asseoir à côté de lui et il la caressa doucement. Pour lui, un nouveau titre venait de se débloquer, et il avait enfin atteint le rang d’explorateur !

Scare - Faudra raconter tout cela à Thorring !
Benet - Vous pensais qu’il est en bas?!
Méchant - Y va voir ce qu’il voir, j’vais lui faire la peau à ce nabot.
Gentil - En plus il nous mène tout droit jusqu’au trésor du temple.
Méchant - Allez toi ! descend en premier
Boulet - Mais pourquoi moi ?
Méchant - DISCUTE PAS
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Six ans plus tôt...

La mer était particulièrement agitée ce jour-là. Il ne l’avait jamais vu comme ça. Pourtant ses vagues et ses courants il les connaissait aussi bien que les rides de son visage. Son regard se perdit un instant vers l’horizon. Depuis combien d’années naviguait-il ? Il avait perdu le compte. Peut-être que ce jour serait le dernier. Peut-être que l’océan venait réclamer ses droits après une vie de crimes. Ce n’était pas juste. Il n’était pas d’accord. Et il n’allait pas se laisser faire. L’homme retourna à la barre. Il dégagea le timonier d’un regard et se prépara à l’affronter. L’océan déchaîné. Il n’avait pas peur. Jamais. Les hommes qui bossaient pour lui le savaient.

Soudain le vent se mit à souffler plus fort. Son vaisseau disparaissait aux creux des vagues. Réapparaissait sur leur crête. Une pluie diluvienne s’abattait devant eux. Comme lu rideau qui tombe après que les comédiens aient achevés leur représentation. Eux ressurgissaient toujours, sous les ovations. Pour la première fois de sa vie il n’était pas sûr. Peut-être que son rôle s’arrêtait ici. Le ciel était noir. Sans étoile, sans lune. Sans rien pour se repérer. Pour se convaincre qu’il n’était pas encore en enfer. Un éclair aveuglant fracassa le ciel en deux. Le vacarme assourdissant qui l’accompagnait semblait sortir du tréfonds des abysses.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, le soleil s’était levé. Sous sa tête il sentait du sable. Il avait l’impression d’avoir été roué de coup toute la nuit. C’était un peu le cas. Son vaisseau s’était éventré contre les récifs d’une île. Il en avait été projeté. Il avait manqué de se noyer. Il cracha un peu d’eau salée. Porta la main à son visage : il ne voyait rien de l’œil droit. Peu importe. Autour de lui, rien. Ses gars servaient sans doute de repas aux poissons. Cette fois encore la Mort l’avait rejeté de ses bras osseux. Il allait vivre un jour de plus. Se battre. Tuer. Voler. Recommencer. Il n’avait pas peur. Jamais.

Il ne sut jamais pourquoi les cannibales l’avaient épargné, à l’époque. Peut-être n’aimaient-ils pas la viande maturée. Peut-être n’était-il pas assez tendre pour eux. C’était sans importance. Il avait une chance de s’en sortir. Il comptait bien s’en saisir. Après des mois en leur compagnie il comprenait leur langue. Leur culture. En échange, il leur apprit ce qu’il savait. Quand vint le moment de se séparer, le capitaine sans navire leur promit qu’il reviendrait. Il tint parole. En échange de malheureux qu’il livrait en pâture, il était grassement payé. Couvert d’or. Il n’en avait jamais assez.

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De nos jours...

Skrik observait le capitaine. Il était repoussant à tous les niveaux et tentait de camoufler sa laideur par des bijoux et des atours qui ne la rendait que plus aveuglante. Une odeur répugnante s’échappait de sa bouche que nul or ne transformerait jamais en palais. Son apparence odieuse à part, l’agent du CP2 sentait que cet homme était vicieux, pourri jusqu’à la moelle. Que son âme était au moins aussi putride qu’il en avait l’air. Tout chez lui inspirait le dégoût. Des postillons s’évadèrent du caveau qui lui tenait lieu de bouche et ses dents comme autant de tombes semblaient renfermer des cadavres en putréfaction. Cet homme ne pouvait pas parler, seulement cracher des sons qui formaient par accident des mots. A ce propos, Skrik n’avait absolument rien compris de ce qu’il avait dit. Manque de pot le capitaine connaissait la langue locale et entendait bien s’entretenir avec son invité.

Certains peuvent compter sur la chance. Ils sont peut-être nés sous une bonne étoile ou peuvent-ils compter sur leur ange gardien.  Ils trouveront toujours moyen de tirer parti de n’importe quelle situation, même la plus désastreuse. Skrik ne s’était jamais senti particulièrement veinard, bien au contraire. C’en était presque une fierté ! Le dénouement de cette situation, quoi que pénible, n’était néanmoins pas franchement surprenant. Ce n’était en fait que la suite logique après une succession d’événements toujours plus contraignants. Pour gagner du temps avant l’inéluctable, le jeune homme avala une rasade d’eau contenue dans une gourde qu’on lui tendait. Il remarqua qu’il était assoiffé et en profita pour tout boire. Le capitaine s’impatientait et cracha un immonde mollard qui vint s’écraser dans la poussière aux pieds de Skrik. C’en était trop. L’agent avala de travers et s’étouffa en toussant, des larmes lui montant aux yeux. Un pirate le frappa dans le dos pour faire passer et après un moment qui parut interminable il récupéra enfin son souffle. Le capitaine, impatient, s’était éloigné pour vaquer à d’autres occupations. Incroyable, Skrik allait-il s’en sortir aussi facilement ?

- Ça va mieux ? s’inquiéta le jeune pirate en oubliant la barrière de la langue.
- Oui, merci, répondit Skrik en oubliant la barrière de la langue.

Un ange passa. C’était peut-être l’ange gardien de Skrik qui jugea ce dernier beaucoup trop con pour être sauvé encore une fois. Le capitaine pivota sur lui-même. Il n’était pas sûr d’avoir bien entendu. Et pourtant si…

- Eh merde…

Skrik abandonna sa couverture et assomma le gentil pirate d’un coup de poing à la mâchoire avant de lui voler son sabre. L’effet de surprise n’allait pas durer et face à autant d’hommes, même mal entraînés, le risque d’être mortellement blessé était grand. Il fallait agir vite. Surmontant son dégoût, il se jeta sur le capitaine qu’il plaqua au sol en maintenant le fil de son arme sur sa gorge.

- Bougez et j’bute vot’ chef !

Les pirates se figèrent et jetèrent leurs armes. Skrik voyait la possibilité de s’en sortir sans trop de dégâts. Incroyable. En se plaçant dans le dos du capitaine, la lame toujours sur sa gorge, l’agent pensait pouvoir s’échapper du camp et mettre assez de distance entre les pirates et lui pour s’en occuper ensuite individuellement. C’était sans compter sur le capitaine sans peur et sans hygiène qui, au mépris de tout instinct de survie, se saisie de la lame à pleine main pour la repousser. Le geste surprit tellement Skrik qu’il n’eut pas le temps de réagir et son otage se libéra au prix d’une profonde coupure à la main.

- Tuez-le, hurla-t-il sans prendre de gant.


    Chapitre IV : L'île aux cauchemars


    Le fait de retrouver des personnes dont on a été séparé, même un court instant, est toujours une source de joie. Surtout lorsqu'il s'agit d'êtres aimés que nous ne pensions plus jamais revoir. Mais par-dessus tout, le fait d'être sauvé par ces personnes, était un bonheur incommensurable.

    À cet instant, c'était exactement ce que je ressentais, entouré de mes deux sauveurs. Grâce à l'intervention de Ma'isha et de Hans, j'avais échappé au destin funeste de finir en ragoût. Sans leur aide, je ne serai plus de ce monde et à l'heure actuelle, je serai déjà en train de me faire dévorer par ces maudits cannibales.

    Par chance, ce ne fut pas le cas et cette histoire était maintenant derrière moi. Dorénavant, je me trouvais en sécurité avec les deux membres de mon équipage. Avec eux à mes côtés, je savais que plus rien ne pouvait m'arriver de fâcheux. C'est donc toute rassurée, que je menais les deux Marines vers l'endroit où je pensais trouver les pirates que nous cherchions. Malheureusement, il n'était vraiment pas facile de se diriger dans cette abominable forêt et je n'étais pas sûre à cent pour cent d'aller dans la bonne direction. Il m'arrivait même parfois de m'arrêter pour essayer de me repérer. Cependant, tout se ressemblait et je commençais à perdre espoir.

    Sentant peut-être ma détresse, le Vice-Lieutenant Tork brisa le silence.

    - " Alors, raconte ! "

    - " Racontez quoi ? " Lui demandais-je surprise.

    - " Eh bien comment le bébé de l'équipage à failli finir en rôti ! " Me répondit-il avec énergie, un sourire amusé aux lèvres.

    - " Mais, je... "

    - " À mon avis, elle allait plus servir d'accompagnement. " Me coupa Ma'isha. " Elle est tellement mince... Y a rien à manger là-dessus. "

    Sur ces mots, Hans se mit à rire, tandis que moi, je fis la moue, boudeuse. Ce n'est pas vrai d'abord... Je ne suis pas un bébé. J'avais bientôt dix-sept ans quand même... Puis ce n'est pas ma faute si je suis petite et mince... Ça ne me faisait pas du tout rire leurs moqueries.

    Voyant mon air boudeur, Ma'isha, qui marchait sur ma gauche, me fouetta les fesses de sa queue de chat. Sur le coup, je sursautais avant de poser mes yeux sur la Minks. La jeune féline me rendant mon regard, me souriait chaleureusement avant de me faire un petit clin d'œil. Son attitude avait vraiment changé à mon égard depuis que je leur avais ouvert mon cœur. Elle, qui était si froide et méprisante, était maintenant devenue douce et avenante avec moi.

    - " Dis Ma'isha... " Lui dis-je d'une toute petite voix. " Pourquoi... "

    Aucun autre mot ne franchit mes fines lèvres, ne finissant pas ma phrase. Je n'osais pas lui poser la question qui me taraudait l'esprit. S'en apercevant, la jeune Marine pencha la tête sur le côté, intriguée. Celle-ci resta silencieuse, continuant de me fixer comme si elle attendait que je reprenne la parole. Le regard rassurant qu'elle portait sur moi, me fit retrouver une once de courage.

    - " Pourquoi tu me détestes... ? " Ne puis-je me retenir de lui demander.

    Sur ces mots, la jeune féline entrouvrit les lèvres, restant bouche bée devant la question que je venais de lui poser. À son air surpris, j'eus l'impression que celle-ci venait de recevoir une gifle a laquelle, elle ne s'attendait pas. On pouvait même lire dans ses yeux, une certaine tristesse. Avais-je dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? À tout moment, je m'attendais à ce que la condescendante Ma'isha refasse surface, pour me faire payer cette question indélicate.

    Seulement, ce ne fut pas le cas. À la place, la jeune Minks semblait légèrement gênée par mon interrogation, se massant l'arrière de la tête comme si elle cherchait une réponse à me donner. Alors que je continuais de la fixer du coin de l'œil tout en faisant attention à là où je mettais les pieds, ce ne fut pas elle qui rompit le calme ambiant, mais une fois de plus, l'homme qui nous accompagnait.

    - " Par jalousie ! " Balança-t-il sans hésitation avant de rire de nouveau.

    - " Ferme-la, Hans ! " Lui intima la féline avec colère.

    Ce n'eut pas l'effet escompté par la jeune femme, qui lança une pierre ramassé par terre en direction de son camarade. Ne voyant pas le coup venir, le trentenaire se la pris à l'arrière de la tête, le faisant immédiatement arrêté de rire. En résultat par la suite une énième dispute des deux antagonistes... Ces deux-là s'adoraient comme chien et chat... Sans mauvais jeu de mots vis à vis de la Minks. Ils ne pouvaient rester ensemble sans se chamailler et peu importe le sujet de discorde. Il pouvait s'agir des poils que laissaient la féline dans la douche, à la tenue que portait Hans. Des fois, cela pouvait aussi porter sur qui aurait la dernière part du repas...

    Beaucoup de membres de l'équipage aimaient les charrier en les traitants de vieux couple. Ce qui avait tendance à énerver encore plus Ma'isha, qui devenait aussi rouge qu'un coquelicot. Généralement, cela finissait par des insultes et des décharges électriques contre ceux qui avaient osé dire ça.

    En les observant bien à cet instant, je comprenais pourquoi certaines personnes pensées cela. C'est vrai qu'ils ressemblaient à un couple... J'avais l'impression de voir mes parents quand ils se disputaient parfois. Est-ce qu'il y avait vraiment quelque chose entre eux ? En pensant cette à éventualité, mon visage s'empourpra bêtement à l'idée de les imaginer s'embrasser. Rapidement, je détournais mon regard, secouant légèrement la tête pour chasser cette pensée.

    Au bout d'un petit laps de temps, les deux officiers cessèrent de se quereller, reprenant leur sérieux. Avant de se séparer, je crus voir un regard complice entre les deux... Mai non Haya, tu te fais juste des idées. Ils sont amis rien de plus... Et puis on s'en fiche après tout.

    - " Je ne te déteste pas, Hayase. " Dit soudainement Ma'isha, chassant ces idioties de ma tête. " Si tu veux, on parlera de ça une fois de retour sur le navire, mais sache que je ne te déteste pas. "

    Ces paroles prononçaient, la féline m'offrit son plus beau sourire, ce qui me réchauffa le cœur. Il me tardait qu'on rentre sur le navire pour avoir le fin mot de l'histoire. Certes, j'étais déjà très heureuse de savoir qu'elle ne me haïssait pas, mais je voulais savoir pourquoi elle s'était ainsi conduite avec moi depuis mon arrivé dans l'équipage. Était-elle vraiment jalouse de moi ? Ou de quelque chose que j'aurai fait ? J'étais encore plus motivée de finir cette mission et de rentrer au bateau.

    Pour l'heure, nous continuions de marcher à travers cette sombre forêt marécageuse à la recherche de la trace des trafiquants. Il n'y avait toujours rien en vue jusqu'à ce que tout d'un coup, un hurlement se fît entendre au loin. Sans prendre le temps de se concerter, la jeune féline se précipita dans la direction d'où cela venait, suivie de prêt par l'Officer Tork. Les voyant ainsi filer, je me dépêchais de les suivre afin de ne pas me faire trop distancer par eux. Malheureusement, je les perdis rapidement de vue, ceux-ci allant beaucoup trop vite pour moi.

    Par chance, continuant tout droit sur ma lancée, je les rejoignis après un court instant être restée seule. Sur place, les deux soldats de la 89ème étaient déjà aux mains avec plusieurs hommes qui à n'en pas douter semblaient être des pirates. Mes deux compères s'en sortaient à merveille, combattant côte à côte contre les forbans. Ils n'avaient clairement pas besoin de moi dans cette bataille, mais hors de question que je reste là à me tourner les pouces pendant qu'ils font tout le travail. Moi aussi, je voulais me rendre utile et prouver que je savais me battre.

    Sans attendre, je m'élançais à mon tour dans ce combat opposant Marines et Pirates. Jouant de mes yo-yos, j'envoyais certains pirates mordre la poussière, esquivant parfois les attaques d'autres qui cherchaient à séparer ma jolie tête de mon petit corps. Bien qu'étant bien entraîné par Sy-ven, il s'agissait là, de ma première bataille et je ressentais un peu de peur en voyant certaines lames me rater de justesse. Le moindre faux pas me serait mortel... De plus, certains de ces hommes étaient assez coriaces...D'aucune menace pour mes deux camarades, ils pouvaient l'être pour la novice que je suis.

    Soudain, au milieu de ce fracas d'armes, j'aperçus quelqu'un ne m'étant pas inconnu. Recouvert de boue et vêtu simplement d'un pagne, je vis le vacancier en train de se battre lui aussi contre les pirates. Celui-ci semblait très fort, se défendant à merveille contre les assauts de ses adversaires. Seulement, trop concentré par son combat, il ne vit pas un plus grand danger arriver. Au milieu de ce champ de bataille, un homme en slip surgit derrière lui, prêt à lui assener un violent coup de batte.

    N'étant qu'à quelques pas de ce drame qui allait se produire, je m'empressais d'intervenir, me glissant entre Skrik et son bourreau.

    - " STOP ! " Hurlais-je au batteur.

    Seulement, il était trop tard, l'homme en slip avait déjà envoyé son coup qui fusait dans ma direction... Le choc allait être terrible. Connaissant la force de celui qui la tenait, j'imaginais déjà mon crâne se fendre en deux et finir planter comme une fleur dans le sol. Par chance, cela ne se produisit pas. À la dernière seconde, le batteur dévia son attaque, frappant avec fracas le sol à quelques centimètres de Skrik et moi.

    - " Woooh ! C'était juste ! " Hurla le Vice-Lieutenant Tork, légèrement inquiet d'avoir failli me tuer. " Un petit peu plus et tu finissais en crêpe, poupée ! "

    - " Désolée, monsieur ! Je vous ai juste évité de faire une grosse bêtise ! " Me tournant vers mon ancien compagnon de fortune. " Il est avec nous. "

    - " Ah merde ! Euuh.... " Cherchant ses mots pendant qu'il reposait sa batte sur son épaule. " Désolé.... Toi... Pas... Peur... Moi... Gentil ! OK ?! " Levant un pouce en direction de l'homme qu'il prenait pour un sauvage, tout en affichant un sourire rassurant.


    Hayase Yorha
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    Healscare se retrouvait pris au piège. La pièce dans laquelle il était ne disposait que d’une issue et le long couloir qui menait jusqu'à eux ferait de lui ou Bunker une cible beaucoup trop facile, même pour de simple misérable pirate. Pour réfléchir et se donner du temps, il se plaqua au mur de la porte et indiqua à son ours de faire de même de l’autre côté.

    Scare - Bougez plus !
    Méchant - Et Pourquoi ?! qu’est tu va faire bloqué tous seul contre nous quatre?! Allez les gars ! on avance on va s’le faire
    Boulet - Tfffu fa foir ffce que tttfuu fffaa fffoire!!!
    Clic
    Benet - Commença clic?
    Méchant - QUI A FAIT CLIC ?
    Scare - J’vous l’avez dit !
    Gentil - euh je euh c’est la dalle la je crois
    Méchant -La dalle? quel dalle?
    Clac grrrrrrrrrrr brrrr brr BAM

    Toujours caché, le nain se risque un œil en dehors de sa cachette pour comprendre ce qu’il se passait. Évidemment les pirates, sans plan avait activé le piège, reste encore à savoir de quel type il était. Juste derrière les pirates, on pouvait entendre des tas de mécanisme ainsi que des bruits plus sourd comme un éboulement.

    BLAM

    Une énorme boule de pierre tomba juste derrière eux. La pierre prenait presque toute la place dans le couloir, impossible de passer à droite, à gauche ou même au-dessus. Avec le couloir en pente, la boule commença à rouler dans la direction des quatres pirates. Apeurés, Ils se mirent tous instantanément à courir en direction de Scare et de la salle au trésor. Sauf Méchant, comme figé il regarda la boule accéléré vers lui, complètement démuni. Benet lui attrapa le bras pour l'entraîner avec lui dans sa course.

    Boulet - ON FA TOUF MOURIR!
    Gentil - AAAAAAA
    Benet - CCourez !!!!! VOUS ARRETEZ PAS

    Voyant la scène Healscare indiqua à Bun de partir à l’autre bout de la pièce d’un geste de la main et sauta lui-même dans coin. La boule était trop grosse pour passer la porte de la salle mais au vu de son poids et de sa vitesse, elle allait sans aucun doute bien impacter les ouvertures. De justesse les pirates qui couraient sautèrent de justesse dans la pièce et la boule de pierre s’écrasa qu’on les montant les fissurant en partie. Toutefois, le mur de la sale tenu bon et le rocher ne les écrasa pas. Méchant et benet avait perdu leur fusils dans la course poursuite, Gentils était juste essoufflé au sol et Boulet enfin ce qui semblait être boulet était méconnaissable avec une tête intégralement rouge et tellement boursouflé de piqûre qu'elle avait gonflé comme un ballon.

    Scare - Qui c’est qui est coincé maintenant?!
    Bunker - grraaaoooOOww

    Healscare se craqua les doigts, une main resserrée sur l’autre en s’approchant dans le dos des pirates. Marchant lentement, il se craqua le coup comme le font tous les mec badass dans n’importe quelle bon film/anime. L’oursonne, marchant elle aussi lentement contourna le groupe pour les encercler. Avec un sourire un peu sadique et féroce, il bondit vers le plus gros d’entre eux poingt en avant. Benet, surpris par cette agression, pris le coup en plein dans le bide, cracha une gerbe de salive en se faisant plier en deux et éjecté. Gentils, qui avait beaucoup trop peur de ce qui se passait rampas sur les fesses jusqu’au mur et se cacha les yeux.Boulet lui, pris son sabre à deux mains et fonça sur l’oursonne en hurlant. Bunker baissa la tête et d’un coup de boule, elle l’envoya valser. Il ne resta plus que méchant.

    Scare - Lui, tu m’le laisse !

    Agacé d’avoir été malmené et de ne pas avoir pu se défouler, le nabot avait bien besoin d’un bon combat. Bunker recula et plaça sa lourde patte sur boulet histoire de s’assurer  qu’il ne bouge pas d’un pouce. Méchant jeta un coup d'œil à l’ours et ne le voyant pas bouger dégaina un couteau pour se mettre en position de combat contre le petit barbu. Hésitant à dégainer ses tomahawk, Healscare préféra rester à main nue. Les deux se regardèrent droit dans les yeux, se décala tous deux sur la droite en formant un cercle. Le nain le savait, affronter quelqu’un d’armé sans arme était dangereux mais il avait l’habitude. Très souvent, il avait affronté sans armes des bêtes féroces armé elle de griffes et de crocs. Dans tous les cas, il ne devait pas perdre son sang froid.

    crrrack Ploc

    Méchant fonça sur lui, lame en avant. La rapidité de son attaque désespéra le nain qui se contenta d’une esquive à droite, par réflexe sans anticipé que c’était le côté par lequel le pirate tenait son arme. Le pirate n'eut aucun mal à enchainer avec un revers pour trancher la gorge du barbu. Scare esquiva en se baissant en arrière et tendit la jambe pour faire un croche-pied. Avec trop peu d’envergure pour le faire chuter, il ne put que le ralentir. L’homme à la dague, imprégné d’une rage meurtrière, enchaîna les attaques. coup de dague perforant à gauche, slice vers la droite, tranchant vertical… Le nain dont la vitesse n’était pas le plus grand point fort commençait tout doucement à perdre le rythme.

    Méchant - MAIS TU VA CREVER!!!!

    Ca y est, il avait craqué, il était passé de l’attaque frénétique à la rage. Avec un coup un peu trop ample, il ouvrit une porte qu’Healscare se saisit instantanément. Il chargea L’homme au couteaux, l’épaule en plein dans son torse. Profitant de l’hébétement généré par la puissance de l'attaque. Il enchaîna un coup de coude en plein dans le ventre et lui attrapa le bras pour l’envoyer valser en le faisant passer au-dessus de lui, comme une prise de judo pour l’envoyer s’écraser contre le mur. Ne voulant pas lui laisser de répit, il tenta de le chargé mais sentit une résistance sur son pied qui l'empêchait de bouger. Il regarda pour voir la main de Benet agrippé à sa cheville.

    Ploc

    Pertubé, Healscare ne vit pas méchant lui fonçait à nouveau dessus lame en avant et parra inextrémisme avec son bras. En encaissant la lame dans sa main, il évitait non seulement de se faire transpercer mais agrippa l’arme, empêchant à son adversaire de la récupérer. Il serra fort son poing entaillé sur la garde de l’arme. Pour essayer de retirer son arme, le pirate s’y mit à deux main, en tirant de toutes ses forces. Profitant de la proximité, Scare commença à faire tournoyer son bras avant d’asséner un terrible uppercut à son adversaire. Le coup le propulsa contre le plafond avant qu’il retombe, inconscient au sol.

    Ploc

    Toujours agrippé à la cheville du nain, Benet tenta de le faire tomber mais Healscare fut plus rapide et, coude brandit, se laissa tomber sur le dos de son adversaire, lui faisant lâcher complètement prise et sombrer lui aussi dans l’inconscience. Regardant tous ses adversaires au sol. L’explorateur ne put s'empêcher d’afficher un sourire satisfait. N’aimant pas particulièrement les pirates, c’était toujours sympa d’en éclaté quelques uns au passage. Il retira la dage en grimaçant de douleur et arracha un bout de chemise d’un pirate avec pour se faire un bandage.

    Ploc
    Scare - Bon, maintenant il faut sortir de là!

    Le nain s’approcha de la pierre qui bouchait la sortie et commença à l’inspecter. C’était un ancien mineur après tout, les cailloux c’était son domaine. La pierre était dense, mais assez effritée. La moisissure et les diverses fentes indiquait qu’elle avait pas mal subi les affres du temps. Trancher une pierre n’était clairement pas dans ses compétences actuelles, mais en tapant suffisamment fort, il sans doute l’éclaté. Ses tomahawks allaient être particulièrement utiles, car en plus d’un côté avec la lame, l’un deux était équipé d’une pointe et l’autre d’un marteau. Il repéra le centre du rocher, se plaça bien devant lui et frappa de toutes ses forces avec la pointe.

    Ploc

    Le coup ne fut évidemment pas assez puissant pour pulvériser la pierre. Healscare avait pas mal sous-estimé sa résistance. Pas très surpris, il recula son pied droit pour avoir une meilleure prise. Il fit glisser son arme dans sa main pour attraper la sangle et se mis à le faire tourner. Accélérant la rotation le plus vite possible, il attrapa subitement le manche et accompagna le mouvement jusqu'à frapper le rocher. Le pieux se planta de quelques centimètres et des fissures crépitèrent tout autour de la pierre. Le coup était si puissant qu’il avait presque résonné dans toute la pièce. L’explorateur fut cependant contraint  de constater que son attaque n’avait pas assez de puissance. Regardant la salle vide tout autour de lui, une autre idée lui vient.

    Bon, même la frappe de l’ours n’est pas venu à bout de ce caillou. Il va me falloir quelque chose de plus puissant ! la salle est assez grande, j'aurais assez d’élan. Par contre si je me rate ou si je ne transfère pas assez de force, je m’empale contre le rocher. Tient j’avais pas remarqué qu’il y avait autant d’eau au sol; je devrais faire attention à ne pas glisser.

    Après mûre réflexion, Healscare allait tenter une nouvelle technique. Pataugeant dans une sorte de pédiluve qu’il n’avait pas remarqué jusqu'à maintenant, il se mit sur le mur opposé à la porte, presque en position de départ de course. Il prit ses deux tomahawk vers le bas et fixa la porte. Prenant sa respiration pour se concentrer sur son attaque, il ferma les yeux.

    Ploc

    Il les rouvrit, se laissa tomber en avant en même temps qu’il donna une impulsion contre le mur. L’impulsion fut si forte qu’elle fissura la pierre autour de son pied. En un éclair, il se retrouva à quelque centimètre de l’énorme rocher, tête en avant et armes le bas. Dans un mouvement assez contre intuitif, il posa son pied devant sa tête et se releva d’un coup, en accompagnant le mouvement par la relevé de ses tomahawk pour frapper verticalement par le bas. Avec son mouvement, c’était comme si toute la force de sa course avait été transmise à la roche en deux traces bien précise. Le rocher trembla avant d'éclater en morceau. L’onde de choc était d’une telle puissance qu’elle se transmis dans toute la pièce, faisant trembler les murs et s'effondrer quelque bout de mur et de plafond.

    Scare - Allez ! on s’en vas!
    Bunker - grrrrrrrrr
    Scare - Qu’est ce que t’as?

    Bunker avait de l’eau jusqu’au genoux, et elle tremblait et grognait en regardant le plafond. Healscare commença à s'inquiéter tout de même du niveau d’eau. Quand ils sont arrivés dans la pièce, elle était humide alors que maintenant, il pataugeait. D'ailleur, depuis son attaque, de la poussière et des bouts de cailloux tombaient en continue du plafond. De l’eau ruisselée du mur et goûtée du plafond. Le nain comprit enfin d'où venait le bruit qu’il entendait depuis tout à l’heure.

    Scare - Le plafond va ….
    CRAAAAACCCKK

    Dans un bruit monstrueux, les murs et le plafond de la salle du trésor explosèrent ! Les combats et autres impacts depuis tout à l’heure avait fragilisé la structure et le dernier coup d’Healscare avait fini de l'achever. Maintenant, ce n’était plus du goutte à goutte mais un torrent d’eau qui remplissait la pièce. Prenant ses jambes à son cou, le nain courra avec Bunker vers la sortie avant que tout le couloir ne soit submergé. Arrivé dans la porte, il tourna instinctivement la tête. Derrière lui, Gentils était en train de boire la tasse en essayant de porter les trois autres inertes.

    Scare - Et merde … Bun! attrape le gros !

    Healscare se jeta sur méchant pour l’attraper le trainer dans le couloir tandis que Bun chopa le bras du gros dans sa gueule. Gentils attrapa Boulet sous le bras et commença à nager vers la sortie. Malheureusement pour le petit groupe, la perte de temps occasionnée par ce petit retour en arrière avait permis à l’eau de submerger la sortie. Toujours son ennemi sur l'épaule, Scare plongea et se mis à nager difficilement vers la sortie. Arrivant dans le couloir, il constata que lui aussi était fissuré. Mais le courant les entraînaient au fond de l’eau. En Apnée, le nain n’arrivait pas à lutter contre le courant. l’oursonne étant beaucoup plus à l'aise dans l’eau il s’accrocha à elle et fit signe à gentils et boulet de faire pareil. Tous trois accrochés, ils nagèrent à l’unisson dans le couloir rempli d’eau. Le couloir était long et il progresse lentement. Au loin la lumière commençait à peine à apparaitre qu’elle était masqué d’un voile noir autour de ses yeux. Un rocher lui tomba dans le d’eau lui faisant cracher les dernières bulles d’air qu’il avait en lui, finissant d’obscurcir sa vision.

    ° ° °

    Dans un trous noir qui sembla durer une éternité. l’explorateur perdit conscience. Il manqua même de lâcher prise mais gentils l’attrapa in extremis et me tira dans l’escalier hors de l’eau. La bouffée d’air fut comme une renaissance et l'empêcha de tomber dans l’inconscience. Healscare s’accrocha à l’escalier et tenta de se hisser hors de l’eau. Bun l'aida et fit monter Benet qui crachotait un peu d’eau. Inconscient, il n’avait pas pu prendre d'inspiration initiale.

    Gentil - Merci monsieur!!!
    Scare - Pffff
    Bunker - GRRRRRR

    Reprenant peu à peu ses esprits, le nain sortit une corde de son sac pour ligoter Méchant et Benet et les poser sur le dos de Bunker.

    Scare - Prend ton pote avec toi ! Maintenant j’vais chercher mon billet de retour.

    Avec ses quatres prisonniers. Healscare sortit rapidement du temple. Les escaliers marquant environ le niveau de la mer, le reste de la structure ne menaçait pas de les noyers. Sans trop d'encombre, il réussit à sortir et à reprendre la route du camp de pirate. L’explorateur n’eut pas tellement de difficulté à se repérer, surtout qu’il avait déjà triangulé, littéralement, la zone. Il ne mit pas très longtemps avant de retrouver son chemin, surtout que rapidement, des bruits de bastons se firent entendre. Impatient, il commença à courir suivi de près par Bunker qui en accélérant fit tomber les deux corps qu'elle portait sur le dos.

    Hayase - Il est avec nous.
    Soldat - Ah merde ! Euuh....Désolé.... Toi... Pas... Peur... Moi... Gentil ! OK ?!

    En ouvrant les derniers buissons qui le sépare de la clairière il tomba sur un gros chant de bataille des soldats de la marine affronter les pirates. Skrik se retrouvait en pagne couvert de terre dans la mêlée et Hayase était avec les soldats. voyant ce champ de bataille, Healscare se saisit de son fusil, visa un pirate et tira, mais seule de l’eau surgit du canon…

    Scare - Zut… Bun à l'attaque !
    Bunker - GRRRRROOOOOAAAARRRGGGH

    Dans un énorme hurlement, Bunker s’élança dans la mêlée. Scare jeta son fusil et  s'agrippa à des poils de s’en encolure en courant à côté d’elle avant de sauter sur son dos. Sur sa monture de guerre hurlante, le nabot fonça à travers le champ de bataille prenant bien soin d’esquiver les soldats. Accroupi sur le dos de son animal, Healscare donné des coups de hache à droite et à gauche tout en amenant Bunker droit sur le capitaine des pirates.
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    Le plan A n’était pas d’un succès retentissant. Le plan B ne s’était pas déroulé beaucoup mieux. Le plan C, quant à lui, prenait une tournure sacrément pénible et il n’y avait pas de plan D. Il n’y a jamais de plan D, remarqua Skrik. Pourquoi il n’y a jamais de plan D ? On estime que c’est peine perdue à partir de ce moment ? L’agent se demandait si la réponse à cette question – sans réelle importance compte tenue de sa situation critique – se trouvait dans les souvenirs perdus de  l’existence qui avait précédée son entrée au Cipher Pol. Pourquoi ressassait-il toujours ces mêmes doutes lorsqu’il faisait face à la mort ? Quelqu’un lui avait dit un jour qu’au moment de mourir, les hommes voyaient leur vie défiler. Fallait-il qu’il en fasse l’expérience pour retrouver sa mémoire ? Pourtant il avait déjà effleuré la mort – il avait même flirtée avec elle – plusieurs fois et à ces occasions tout ce qu’il voyait se résumait à un trou noir insondable. Si quelqu’un, quelque part, l’observait s’échinant à retrouver ses souvenirs il devait bien rire face à ses vaines tentatives. Skrik redirigea la colère qu’il éprouvait à l’égard de cet hypothétique ennemi vers ceux qui étaient de chaires et de sang. S’il ne voulait pas se vider du sien ici et maintenant, il devait réagir.

    Deux pirates se tenaient face à lui avec la ferme intention, à en croire les épées qu’ils agitaient dans tous les sens, de le transformer en une sorte de salami de Skrik. Peut-être étaient-ils tentés de s’initier au cannibalisme pour mieux comprendre leur partenaires commerciaux ? Le jeune agent avait déduit la relation entre les deux groupes tout récemment, les disparitions dans la région, la richesse visible des pirates et le fait qu’ils n’aient eux-même pas fini sur le barbecue confirmaient la plupart de ses doutes, même si de nombreuses questions demeuraient. Elles devraient attendre puisque les deux pirates passèrent à l’attaque. Ils étaient entraînés, habitués aux combats, mais affronter à plusieurs un homme seul dans un espace réduit n’était pas dans leur habitude. Skrik le savait, comptait dessus. Pour lui donner raisons, leurs attaques n’étaient pas coordonnées, ils se gênaient l’un l’autre et ne parvenaient pas à établir une stratégie. Dans cet environnement, il avait l’avantage.

    - C’est vot’ dernière chance pour vous rendre, les gars.

    Les deux hommes se mirent à rire comme s’il s’agissait d’une grotesque plaisanterie et non pas d’un ultime avertissement offert de bonne grâce. A la bonne heure.

    - Alors ? Z’avez les j’tons ? Vous chiez dans vot’ froc ?

    A cette évidente provocation, les pirates réagirent sans surprise par une attaque de front. Sans trop de difficultés, Skrik parvenait à les tenir à distance et à parer leurs coups en tentant lui même quelque passe destinées à fatiguer ses adversaires plus qu’à les toucher. Son objectif n’était pas de les tuer ici au risque que les autres s’en mêlent, mais de créer un contexte qui favorisait sa situation. Skrik leur laissa une ouverture si flagrante qu’ils ne purent s’empêcher de la saisir. Du moins, ils essayèrent puisque Skrik comptait précisément là-dessus pour prendre enfin l’ascendant dans cet affrontement. Les deux pirates se télescopèrent alors littéralement, manquant de peu de s’embrocher mutuellement. Surpris et quelque peu effrayés, ils avaient tout deux besoin d’une seconde de plus pour se remettre en garde et attaquer. Une seconde que Skrik ne comptait pas leur accorder. En tenant le sabre par son extrémité Skrik exécuta un long balayage horizontal dont la portée, sous estimée par l’angle bizarre de l’attaque, fit parfaitement mouche. Dans le camp, les pirates ne pouvaient pas voir que leurs camarades étaient blessés et se persuadaient que l’étranger était dans une mauvaise posture. La réalité était tout autre et les deux hommes étaient sévèrement blessés. La blessure, provoquée par la pointe du sabre, n’était pas profonde, mais Skrik avait visé leur visage et était parvenu à toucher la joue du premier et l’œil du second. Presque imperceptible, les plaies saignaient pourtant abondamment et sans soin rapide, l’œil serait perdu.

    Encore plus énervés à présent, les deux hommes multipliaient les attaques à défaut de les rendre plus efficace. Skrik était parvenu sans mal à repousser les attaques lorsqu’il arriva là où il le souhait. Sous l’arbre duquel il était plus tôt tombé, mais surtout où il avait caché son harpon chéri. Il jeta son arme droit sur son adversaire dans un acte visiblement désespéré. Sa cible, surprise par cette attaque inconsciente, l’évita de justesse mais perdit l’équilibre et l’autre avait quitté Skrik des yeux pour suivre le projectile. D’un saut, l’agent s’était propulsé jusqu’à la branche où son arme l’attendait sagement. Il s’en saisit puis bondit sur son adversaire plus bas comme s’il s’attaquait à un orque piégé dans ses filets. Le harpon ne rencontra aucune résistance et la lame dentelée provoqua une large blessure sur le flanc de l’un des pirates. Il se viderait de son sang en quelques minutes sans pouvoir y faire quoi que ce soit. L’autre homme, presque borgne à présent, se jeta sur Skrik en profitant du moment qu’il lui fallait pour se redresser et assena plusieurs coups rapides pour en finir avec son adversaires. Touché au bras, l’agent décréta qu’il s’était suffisamment échauffer et réduisit la distance entre son adversaire et lui d’un bond. Son arme à lui, plus courte, était aussi plus efficace dans un corps à corps de proximité. Assez efficace en tout cas pour expédier dans l’au-delà son infortuné adversaire.

    Pour autant le combat n’en était pas fini, loin de là. Abandonnant les deux corps à la voracité de la jungle, Skrik retourna au campement où il stupéfia tout le monde en réapparaissant. Cette fois-ci, le jeune agent ne comptait pas laisser le temps au capitaine de lancer ses ordres et initia lui-même le combat face à des adversaires en proie aux doutes et peut-être même à la peur. Les cris de douleurs qu’ils avaient entendus étaient donc ceux de leurs amis… Partagés entre le désir de les venger et la crainte de découvrir la raison de ces hurlement, les pirates hésitaient à se lancer à corps perdus dans la bataille.

    Leur état de stupeur ne devait pas s’arranger de si-tôt… Skrik, face au capitaine qui était le seul à être venu au contact, était-lui même très surpris par le dénouement qui se produisait sous ses yeux. Plusieurs soldats de la marine, dans leur beaux petits uniformes couverts de sueur et de terre, venaient de débarquer sans avertissement. Il n’en croyait pas ses yeux, ils étaient visiblement menés par le petit Poussin ! Moins de boulot pour moi, songea Skrik avec une forme de soulagement. Maintenant, la bataille battait son plein et les pirates ripostèrent enfin. Trop tard cependant. Ils étaient totalement dépassés… Couverte par le bruit des combats, la voix du Poussin n’était pas parvenue jusqu’aux oreilles de Skrik lorsqu’elle hurla un « stop » impératif. Fort heureusement, ce n’était pas à lui qu’elle s’adressait, mais à l’un des marines qui avait bien faillit lui décoller la tête des épaules. Il s’en était fallu de peu. Skrik devait reconnaître que dans cet accoutrement il était impossible de savoir qu’il était un agent du Cipher Pol, mais il était visiblement en train de se battre contre les pirates ! Ce type était-il idiot ? Skrik n’eut pas le temps de lui remonter les bretelles car il lui parla en premier.

    - Désolé.... Toi... Pas... Peur... Moi... Gentil ! OK ?!

    C’était donc ça. Le pauvre était seulement simple d’esprit. Skrik avait entendu parler de ces vétérans qui, à force de coups sur la tête durant leur carrière, avaient perdu la boule. Le gars était encore jeune ce qui était d’autant plus désolant. Skrik lui rendit un sourire au pouce qu’il leva.

    - Gentil ! Eux, – Skrik désigna du doigt les pirates – méchants ! ...Pirates !

    Pas tout à fait sûr de s’être fait comprendre, Skrik laissa le marine un peu esquinté du ciboulot à ses affaires pour se concentrer sur le pirate qui lui faisait face. Une surprise s’ajoutant à une autre, le nain et son ours avaient eux aussi débarqué et ne firent qu’augmenter le chaos déjà bien installé. Le capitaine, quant à lui, était sans conteste un homme solide et qui entrait au corps à corps sans crainte comme s’il se fichait de la douleur, ce qui annulait l’avantage de la portée sur lequel l’agent comptait alors. Pour ne rien arranger, Skrik sentait qu’il devait épargner la vie de cet homme et le vaincre sans le tuer pour qu’il puisse donner aux supérieurs de Poussin les réponses qu’ils attendaient. Il avait donc délaissé les lames effrayantes de son harpon pour se servir de l’estoc. Ses mouvements, totalement inconnu du capitaine, étaient désemparant. Lorsqu’il paraît à gauche l’attaque venait en réalité de droite et la fatigue commençait à ralentir ses mouvement et à brouiller sa vision.

    - J’te laisse une chance ! Rend-toi et on épargnera tes hommes ! criait Skrik à l’adresse de son adversaire. Il espérait que face à son destin inéluctable le capitaine face le bon choix. Rien n’était moins sûr.


      Chapitre IV : L'île aux cauchemars


      Fracas des armes, menaces, cris de douleur et vies qui s'achevaient dans la plus grande souffrance. Voilà ce qui résultait en général d'une bataille entre deux camps adverses. La guerre entre Pirates et soldats de la Marine était un éternel recommencement. Celle-ci avait débuté bien longtemps avant ma venue au monde et ne semblait trouver aucune issue.

      Il serait pourtant bon, de ne plus pleurer nos proches, tombaient sur un champ de bataille. Me concernant, à cette époque, je n'avais encore jamais eu à souffrir une telle perte. Et naïve que j'étais, j'espérais que cela n'arrive jamais...

      Pour l'heure, mes amis, le nabot, le vacancier et moi-même, étions sur le point de remporter la victoire sur nos adversaires, ne comptant aucune victime parmi nous. En face par contre, on ne pouvait en dire autant. Nombreux étaient les pirates qui avaient péri, ne laissant derrière eux, en vie, qu'une petite poignée dont faisait partie leur Capitaine.

      En voyant ce massacre auquel j'avais participé, je ne pus m'empêcher de ressentir une certaine tristesse, pensant à leur proche qui ne les reverrais jamais. Ainsi était fait notre monde... Seize ans seulement et pourtant j'avais déjà ôté la vie à quelqu'un...

      Alors que je combattais l'un de ses pirates, au milieu de cet affrontement terrible. Mon adversaire reçut un puissant coup de yo-yo dans le visage, qui le fit tomber en arrière. L'attaque en soit ne fut pas assez violente pour le tuer, mais la pierre contre laquelle se cogna sa tête lors de sa chute, si. Et c'est déboussolais que je regardais ce pirate à peine plus âgé que moi, le corps inerte et sans vie.

      Il était ma première victime et il me fallu un gros effort pour ne pas laisser couler mes larmes à cause de ce que j'avais fait.

      - " Hayase ? Est-ce que ça va ? " Me demande la voix d'une femme.

      Détournant mon regard du cadavre du pirate, je le portais sur mon amie Ma'isha qui me regardait, légèrement inquiète. Les yeux embuaient de larmes, je la regardais, silencieuse, un court instant avant de reporter mon attention sur le corps sans vie.

      Semblant comprendre ce qui se passait, la jeune féline blanche s'approcha de moi avant de passer un bras autour de mes épaules. Sans un mot, celle-ci me caressa le bras, tout en posant sa tête contre la mienne. En sentant sa présence chaleureuse, des larmes se mirent à rouler sur mes joues, comme si ce geste plein de tendresses, me donnait la permission de me laisser aller.

      - " Chhht... Ça va aller. " Me dit la jeune féline d'une voix apaisante tout en me serrant tendrement contre elle.

      Bien que cela est différent aujourd'hui, à l'époque, je restais encore une enfant, venant tout juste de prendre la mer et qui venait de prendre la vie de quelqu'un pour la première fois de sa vie.

      Tandis que je pleurais à chaudes larmes dans les bras de Ma'isha, les bruits de combats autour de nous, cessèrent, marquant la fin de notre affrontement. L'Officer Tork et les deux autres avaient réussi à mettre hors d'état de nuire les derniers survivants du camp adverse. Le Capitaine et quelques-uns de ses hommes s'étaient rendu, déposant toutes leurs armes aux pieds des vainqueurs.

      Au bout d'un petit moment, blotti dans les bras de mon amie, celle-ci me lâcha et recula avant de reprendre la parole d'une voix douce.

      - " Tu t'es bien battu, je suis fière de toi. Fière que tu fasses partie des nôtres. " Me complimenta-t-elle, affichant un sourire chaleureux. " Alors relève la tête et sèche-moi ces vilaines larmes... En plus, tu n'es pas belle quand tu pleures... Franchement, regarde moi ça ! C'est de la morve que je vois couler de ton nez ? " Me demanda la jeune féline qui affichait un air faussement dégoûté.

      - " N'importe quoi... " Passant ma main sur mon visage pour essuyer mes larmes, tout en arborant de nouveau un petit sourire sur mes lèvres. "

      - " Tu es sûre ?  S'en est pas ça ? " Me questionna-t-elle une fois de plus avant de me mettre une petite pichenette sur le bout du nez avec ses griffes.

      Recevant le coup qui me fit légèrement sursauter, je portais une main à mon nez pour le masser, l'air boudeuse. De son côté, la jeune féline me regardait en riant, amusée de la situation. La voir ainsi rire, je ne pus me retenir de faire de même, chassant la tristesse de mes pensées. Heureusement que j'avais des amis aussi avenants. Sans elle, il était clair que je serais encore en train de pleurer la mort de cet ennemi.

      - " Allez, si on rentrait maintenant ? Je crois qu'une certaine personne doit avoir hâte de te revoir. "

      - " Elle doit être très en colère... " Lui dis-je en ressentant une petite pointe de crainte s'emparer de moi.

      - " Oh que oui ! Sy-ven va te passer un savon dont tu te souviendras toute ta vie, ma petite ! " Dit-elle en affichant un sourire amusé.

      C'est ce que je craignais... En imaginant retrouver ma meilleure amie qui devait fulminer de rage, je me demandais si il ne serait pas plus sage de rester ici plutôt que de subir sa colère.... Non, parce que vous avez jamais vu quand Sy' est véritablement furax... Je peux vous dire que cela fait très mal... Oh oui, très très mal. Mais bon, même si je savais ce qui m'attendait, j'avais hâte de rentrer.

      C'est donc accompagné de mes amis ainsi que des prisonniers que nous repartîmes en direction de notre navire, proposant au passage à Healscare et Skrik de venir avec nous s'ils souhaitaient qu'on les dépose quelque part.


      [...]



      Émergeant doucement de mon sommeil, mettant fin à ce vieux souvenir dont je venais de rêver, je me redressais sur mon lit. Mon regard parcourant ma chambre, je me rendis compte que le soleil ne s'était pas encore levé, les rayons de la lune étant encore visible à travers les volets fermés.

      Laissant échapper un petit bâillement de fatigue, je décidai d'allumer ma lampe de chevet. Une fois, la lumière chassant la pénombre de la pièce, j'aperçus le livre que j'avais posé à côté de celle-ci. Alors que je repensais à mon rêve, je pris l'œuvre dans une de mes mains avant de le poser sur mes jambes.

      - " L'île aux cauchemars... " Dis-je dans un souffle en lisant le titre du livre.

      Cet ouvrage parlait d'un homme qui pouvait réaliser les rêves de n'importe qui. Rêves de fantasmes qui se transformaient en véritable cauchemar. Les personnages de cette histoire devaient lutter pour leur vie, afin de quitter cette île devenue monstrueuse. Rien d'étonnant à ce que je rêve de cette mésaventure que j'avais vécue sur l'Îlot Flottant, en lisant un livre pareil avant de dormir.

      Réalisant cela, c'est légèrement agacer que j'envoyais le livre voler à travers la chambre.

      - " Stupide bouquin... En plus, il est nul... " Me mis-je à pester toute seule avant d'éteindre à nouveau la lumière et de me blottir sous la couette avec mon doudou dans les bras.


      Hayase Yorha
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      Alors qu’il arrivait presque à portée de sa cible, Le capitaine pirate, acculé, jetta ses armes et leva les mains. Devant ce revirement soudain de situation et au vu de la faible distance entre sa monture et sa destination, Scare poussa des ses mains sur le coups l’ours pour lui indiquer de s'arrêter. L’animal au, percevant plus ou moins la situation compris l’urgence de ne pas heurter la bonhomme et pour se faire, elle tendit ses pattes avant pour déraper dans la boue. Non équipé d’abs, les pattes de l’animal se bloquèrent. Suite à la décélération beaucoup trop immédiate, et à la posture déjà bien en avant d’Healscare, le nabot se retrouva propulsé en avant. Roulant Boulant comme une balle de bowling sur le sol, il finit par s'arrêter nette sur les quilles qui n'étaient autres qu’un assortiment de barils et de caisse  poser un peu plus loin. Les tonneaux explosèrent au contact du nain, déversant leur contenu sur lui.

      SBLAM!!!
      Scare - C’est bon! tout va bien!

      Le capitaine pirate, qui, en voyant l’énorme animal lui foncer dessus, s'était recroquevillé et caché derrière ses bras, fut un peu surpris de ne subir aucune douleur physique malgré le bruit assourdissant. Il entrouvrit les bras pour voir ce qu’il se passait et bondit en arrière en constaté l’ours blanc beaucoup trop proche de lui. Il regarda autour de lui, voyant ses hommes se rendre un à un. Esquissant une moue mauvaise en coin devant les soldats en blanc et bleu qui menottés ses troupes, il éclata de colère en voyant l’état des barils.

      Capitaine Morgan - MON RHUM!!!! MAIS VOUS AVEZ UNE IDÉE DE COMBIEN CA COUTE!  DU PUR RHUM DES ILÔT FLOTTANT
      Scare - J’confirme ! il est top

      Le Nain, se baignant dans le Rhum commença à se “toiletter” le bras pour laper le précieux liquide brunâtre qui semblait tout à fait à son goût un soldat vint rapidement lui passer les menottes, l'empêchant tout action contre l'alcoolique. Après avoir bien lécher ses deux bras et hésiter à boire la flaque qui n’était pas encore totalement absorbée par le seul, Scare se releva et épousseta son … pagne? Hélas, dans le roulé boulet, sa cape qui jusqu'alors lui cacher ses majestueux attributs de mâle était resté accroché quelques mètres derrière à une racine.

      Scare - *siffle*

      Récupérant de morceaux de bois, le nain se releva, cachant le devant et le derrière avec. Marchant en crabe jusqu'à l'emplacement de sa cape, il la ramassa gêné et dans un mouvement d’une impressionnante rapidité, lâcha les bouts de bois et rattacha sa cape autour de sa taille. Après cette scène légèrement cartoonesque, quelques soldats commencèrent à entourer la bête féroce la pointant avec leur épée et fusils.

      Bunker - grrrrrrrrrrrrr
      Scare - Hola hola ! On se calme, Bouge pas ma belle, c’est bon

      Healscare bondit avec son pagne retrouver pour s’interposer entre les soldats et son animal de compagnie, levant les bras pour faire opposition au soldat. Détournant rapidement le regard pour regarder Bunker, il posa une main ferme et apaisante sur son encolure.

      Soldat - Euh vous qu’est ce qu’on fait d’eux ? Qui êtes vous d’abord?!
      Scare - Moi c’est Healscare Nesingwary et elle c’est Bunker !
      Soldat - Nesingwary? comme Thorring Nesingwary?
      Scare - Yep, c’est mon oncle
      Soldat - Et qu’est ce que vous faite ici?!
      Scare - et bin…
      On va peut être pas leur dire que je suis monté moi même avec les pirates pour venir ici, ca va pas leur plaire.
      Scare - J’me suis fait capturer par les pirates, il ont même tenté de vendre au sauvages de l'île qui ont eux même tenter de me bouffer, alors j’ai vraiment passé une mauvaise journée!!!
      Soldat - *tousse tousse* oui bon alors dans ce cas circulé.

      Les soldats se détournèrent rapidement de lui pour partir s’occuper des prisonniers. Scare baissa peu à peu les mains pour se concentrer sur son animal et de lui frotter un peu les joues.

      Soldat - Sergent ! l’identification est confirmée, il s’agit bien du Capitaine Morgan. Avec lui et les blessé, nous avons capturé 13 Pirate
      Scare - Regardez derrière les buissons là bas,j’en ai chopé 3/4

      Comme indiqué, son petit colis attendez derrière un arbre. Benet et Méchant, toujours inconscient et Gentils et Boulet qui n’avait pas bougé car de toute manière, seul dans la jungle, sur une île peuplée de cannibal, leur survie était assez incertaine, donc autant rester. Remarquant enfin l’état de Skrik, il s’approcha de lui en rigolant.

      Scare - Bah alors! toi aussi t’adopte le pagne haha

      De leur côté, les marins bougeaient dans tous les sens a faire des choses que le commun des mortels ne pouvait pas comprendre. Certains partirent dans la jungle même si le gros des troupes restait là. Ayant repéré au préalable les caisses de provisions des pirates, Healscare part s'y installer et commence à ouvrir les caisses nonchalamment pour se faire un petit buffet gratuit. Au vue du contexte, il évita la viande de mais piocha allégrement dans le pain et les fruits sans oublier d'ouvrir un tonneau encore intact pour y plonger sa propre gamelle et boire le délicieux breuvage. Même si lui, préfère évidemment la bière.

      Scare - T’en veux un verre?

      S'adressant une dernière fois à son compagnon de fortune, Healscare remarqua du coin de l’oeil la proximité entre la gamine et les soldats, comprenant qu’elle faisait partie de leur équipage. N’aimait pas particulièrement les soldats et le gouvernement, il préféra rester loin et invita l’autre bonhomme à boir avec lui, ignorant sa vraie nature. Après moin d’une petite heure, le navire de la marines se pointa au loin et les soldats commencèrent, comme un long pèlerinage carcéral, à y amener les pirates les invitant au passage à monter à bord et à les déposer tous les deux sur l’île la plus proche. En montant sur le navire, Scare jeta un dernier regard sur l’île, content de l’aventure qu’il venait d’y vivre. Finalement même si crapahuté à poils pendant des heures dans la jungle ne le dérangeait pas, L’aération des roustons devant tant de gens devenait un poils gênant.

      Scare - Euh… *tousse* *tousse* Personne n’aurait de fringue en rab?
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      Le capitaine Morgan était aussi tenace que supposé et n’avait pas l’intention de rendre la tâche de sa capture plus facile. Face à un homme aussi têtu que lui, Skrik savait que le combat ne s’arrêterait qu’à la mort de l’un d’eux. Les frappes du capitaines, imprécises et prévisibles étaient toutefois suffisamment lourdes pour faire grimacer de douleur lorsqu’il faisait mouches. Derrière lui, les encouragements de ses hommes, même ceux qui avaient déjà été capturés par les soldats de la Marine, lui insufflait un regain d’énergie insoupçonnable. L’issue de ce duel ne faisait aucun doute pour eux et la confiance que ses hommes éprouvaient pour lui plaçait le capitaine dans une situation où il ne pouvait baisser les bras. Mourir était une option préférable à celle d’être humilié devant son équipage. Il était ici question d’honneur et le réaliser permit à Skrik de trouver une solution pour le moins originale. Pour éviter de blesser mortellement son adversaire, l’agent du CP s’était délesté de son fameux harpon, planté droit dans le sol comme un paratonnerre inversé qui décourageait quiconque de s’approcher. L’affrontement se présentait donc comme un combat de lutte opposant  technique et souplesse à force brute. Skrik était fatigué, mais sa jeunesse l’emporterait inévitablement face au palpitant fatigué du vieux capitaine. Néanmoins, pour remporter la guerre Skrik savait qu’il devait devait perdre cette bataille. Alors qu’ils s’étaient empoignés par les épaules et qu’ils cherchaient tout deux à faire basculer l’autre au sol, Skrik chuchota au capitaine.

      - C’fini vieux. Mais t’peux ‘core partir avec les honneurs !

      Un marron accueilli sèchement la sentence et sonna Skrik qui riposta d’un coup de coude à la mâchoire. Les combattants s’éloignèrent une seconde et crachèrent au sol une salve du sang qui s’échappait de leurs lèvres. Dans la flaque vermeille aux pieds de son adversaire, le jeune agent reconnu l’éclat doré d’une fausse dent. Ils retournèrent ensuite à la charge, comme deux taureaux se disputant le rôle de chef.

      - Écoute, abruti ! T’peux pas gagner, mais t’peux garder ta foutue dignité si tu écoutes ma proposition !

      Le capitaine Morgan considéra le jeune homme d’un air de défi qui se mua lentement en curiosité lorsque son genou gauche défaillit et menaça de le faire chuter. Encore un coup ici et il serait handicapé à vie, diagnostiqua Skrik. Ce n’était pas sa volonté, un homme blessé et revanchard était dangereux et vouerait à ses ennemis une haine éternelle. Le pari de Skrik était que Morgan comprenne assez rapidement qu’il avait tout à perdre.

      - Qu’est-ce que tu veux, chien ? Plutôt mourir que de me rendre !
      - Ouais, j’avais bien compris l’idée. Skrik soupira en cherchant les bons mots à employer. Assomme-moi. Aux yeux d’tous t’auras r’porter c’duel. Les aut’ soldats te tomberont d’ssus et à douze contre un c’sera pas un combat honnête. T’as compris où j’voulais en venir ?

      Comprise ou pas, sa suggestion ne laissa pas le capitaine de marbre. L’écume aux lèvres, il attaquait avec plus de férocité, mais sa colère ouvrait dans sa garde des brèches si énormes qu’une armée aveugle aurait pu s’y engouffrer. Les acclamations ne cessaient pas malgré les injonctions des soldats. Comme un gladiateur dans l’arène, Morgan agita les bras vers le ciel et ses hommes répondirent à ce geste par des hurlements plus forts encore. A n’en point douter, l’équipage de Morgan était loyal. Jusque dans la défaite. Le capitaine se retourna vers Skrik avec un sourire. Il était trop fier pour accepter l’offre en la verbalisant, mais dans son attitude l’agent comprit qu’il s’était rendu à l’évidence. C’était la seule alternative à la mort. Elle ne l’avait jamais effrayé, jamais. Pourtant, pour la première fois de sa vie, il réalisait qu’il avait autre chose à perdre que sa propre vie, son héritage, son nom. Morgan se mit à hurler comme un sauvage et se jeta sur Skrik avec les forces qui lui restaient. Son poing gauche le frappa au menton avec la force d’un marteau sur une enclume. C’est du moins l’effet que cela dit à Skrik. Manquant de peu de réellement s’évanouir, il hocha la tête à destination du pirate et bascula en arrière pour chuter lourdement dans la poussière.

      Les pirates étaient déchaînés et parvinrent presque à retourner cette seule victoire en totale domination. La marine mit rapidement un terme à leurs délires. Plusieurs hommes s’étaient jetés sur Morgan et face à autant d’hommes sa défaite était logique. Mais il avait tenu bon, il n’avait pas flanché et chaque hommes et femmes présents ici pouvaient en témoigner. Lorsque des menottes lui furent passées aux poignets, Morgan était complètement dans les vapes et ses hommes se turent presque instantanément. Têtes baissées, les poings et les dents serrés, ils ne pouvaient pas voir ça, mais avaient enfin admis leur défaite.

      Lorsqu’ils furent conduit aux navires de la Marine pour y être mis aux fers, quelqu’un aida Skrik à se remettre sur pieds. Légèrement sonné, il était plus fatigué que prévu et fixait le soleil d’un air reconnaissant et lâcha même un merci pour un destinataire connu de lui-seul. En se massant la nuque Skrik récupéra son arme et s’approcha d’un officier qui lui faisait signe. Le Poussin avait certainement mentionné que le jeune homme travaillait pour le Gouvernement Mondial – sans entrer dans les détails - et l’officier de la Marine lui proposa de monter à bord de son navire pour le déposer lors de leur prochain ravitaillement. Skrik accepta l’offre de bonne grâce. Finalement même si les histoires à dormir debout de Ranek n’étaient peut-être pas toutes fausses, Skrik n’avait pas mis la main sur le moindre trésor. En outre, il avait perdu ses vêtements et une paire de lunettes qu’il aimait beaucoup !  Peut-être le nain avait-il rencontré plus de succès, mais il en doutait fortement.

      Sur le pont du navire, Skrik regardait l’île s’éloignait lentement jusqu’à être engloutie par l’horizon et le soleil incandescent. Dans sa tenue de marine gracieusement offerte par un autre soldat, il avait l’air d’un jeune idéaliste partant pour l’aventure parmi tant d’autres et cette fois ce n’était peut-être pas si ridicule. Arrachant son regards à la contemplation de l’océan, Skrik décida de rejoindre les autres soldats pour fêter dignement leur succès.
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