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La main dans le sac !

Comme chaque année à cette même période, je voyais passer un appel aux volontaires pour venir grossir les rangs de la Marine dans les zones fortement touristiques. Après plusieurs échecs en grande partie dus à ma merveilleuse hiérarchie qui prenait un soin tout particulier à ne pas transmettre ma candidature. J’avais réussi cette année par le plus grand des hasards à passer entre les mailles du filet. Je dois dire que je n’étais pas mécontent de mettre les voiles loin d’ici et de ne plus voir leurs têtes de cons pendant quelque temps. D’autant plus que cette ligne supplémentaire sur mon CV m’aiderait à décrocher le grade de Caporal qui était pour moi une belle opportunité de me casser définitivement du QG d’East Blue.
 
C’est donc un Bartholomew remonté à bloc et débordant d’énergie qui débarqua avec le reste des renforts sur Suna Land. Je connaissais un peu l’île de par sa réputation et surtout les discussions durant le trajet. Car pour certains de mes camarades, c’était devenu un véritable rituel de venir ici une fois par an pour combattre la petite délinquance locale. À mon grand regret, j’avais appris que suite à plusieurs fiascos causés par des attaques de pirates. L’île était à présent totalement verrouillée par la Marine, les autorités ne souhaitant pas connaitre une humiliation de plus.

Dommage, car j’étais ici pour chasser du criminel avant tout ! Les attractions, le soleil et les filles c’était bien, voire très bien pour le dernier point. Mais je ne perdais pas de vue la raison principale de ma venue en tant que soldat de la Marine, j’étais ici pour faire régner l’ordre et la loi !
Une fois notre paquetage déposé dans nos logements pour les trois mois à venir. Le sergent-chef Harald se présenta aux nouveaux arrivants, il était notre supérieur durant toute la durée de la mission. Il nous rappela quelques consignes élémentaires, notamment sur notre comportement qui devait être irréprochable. Car cette île attirait les plus grosses fortunes des Blues en cette période de l’année, donc pas de vagues. Que la principale menace pour le tourisme, est bien évidemment les pickpockets et d’autres choses du même acabit.

De mon côté, je ne tenais plus en place, je n’avais qu’une seule envie c’était de partir à la traque des criminels ! Je me retrouvais avec un caporal qui avait trois fois mon âge et deux matelots de deuxième classe à peine sortie de l’école.
 
*Me voilà bien…*

Notre mission consistait surtout à se rendre visible de tous pour rassurer le consommateur afin qu’il dépense le plus possible en toute tranquillité. Comme un lion en cage, je rongeais mon frein, scrutant les alentours à la recherche du moindre délit ! Mais, je me rendis vite compte que nous étions principalement sollicités par les touristes pour des questions qui n’avaient rien à voir de près ou de loin avec notre domaine de compétence ! Au bout de trois heures, j’avais l’impression d’être un vrai guide touristique.

« J’espère que cela ne sera pas tous les jours comme ça ! Il ne se passe strictement rien ! Ils sont où les voleurs ?!! »

Le caporal se retourna vers moi l’air étonné :

« Tu devrais être content ! Payé pour se balader au calme dans un endroit aussi merveilleux ?! Ah, les jeunes, toujours à vouloir courir après le danger. Si tu voulais de l’action, que tu n’avais qu’à demander un renfort sur Las Camp ! Tu verras quand tu auras mon expérience petite, tu savoureras ce genre de mission. »
« Pfff… Tu parles espèce de vieux planqué, je suis sûr que tu es au matériel le reste de l’année.. »
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« - Joyeux anniversaiiiiiiiiiiiire… La main dans le sac !  1f3b6 »

Yemoja et sa mère chantaient en cœur pendant que Wata, sa grande sœur, peinait à éteindre l’ensemble des bougies qui crépitaient en laissant s’échapper de puissantes étincelles.

« - Si vous saviez comme je suis heureuse ! Quelle formidable surprise ! »

Pour fêter l’anniversaire de Wata, Yemoja ainsi que sa mère avaient décidé de passer plusieurs jours sur Suna Land. Cette île paradisiaque aux attractions démentielles attirait chaque jour de nombreux touristes venus de toutes les Blues, et parfois même de Grand Line.

« - C’est dommage que baba ne soit pas venu…
- Allons allons ma fille, ton père à du travail, tu le sais bien. »

Pour être honnête, c’était déjà un miracle que leur père les laisse ainsi sortir du domaine familial. Autoriser ses filles à se balader dans la nature n’avait été possible que grâce à l’intervention providentielle (et inattendue) de leur mère. D’habitude taciturne, Ibara était finalement montée au créneau et c’était montrée convaincante.

« - Il faut se dépêcher ou nous allons rater la parade ! »

Les femmes se levèrent et accompagnèrent Wata vers un siège qui lui était réservé. Lourdement handicapée, la jeune femme peinait à se mouvoir et fatiguait rapidement. Yemoja sirotait son sirop aux fraises en observant sa sœur, assise et heureuse de passer enfin des moments en famille. Fini l’entraînement au sabre (qui n’avait pas passer les portiques de sécurité) et fini les cours sur l’histoire de sa descendance et de son peuple. Ces prochains jours le programme était détente et amusement. Qui sait, peut-être que ces vacances seront l’occasion de se rapprocher de sa mère. La jeune femme lui lança une perche, fébrile.

« - D’ailleurs mama, Wata m’a dit que tu ne souhaitais pas faire le Teach Coaster avec nous ?
- Oh ça non, plutôt repartir à la nage !
- Vous n’aviez pas de parc d’attraction à Oyo ? »

Ibara se figea avant gifler sèchement sa fille. Yemoja vacilla sous l’impact tandis que des spectateurs médusés chuchotèrent. Sa mère se rapprocha pour lui chuchoter quelques mots à l’oreille.

« - On ne doit JAMAIS parler d’Oyo en public. Imagine qu’un agent du Gouvernement Mondial soit ici ? Idiote. »

Chasser le naturel il revient au gallot, tel était le véritable visage de sa mère : Ibara Kojiki.

« - Eh ! Mon sac ! »

Toutes deux se retournèrent brusquement vers Wata, tandis que cette dernière leur indiquait un homme encapuchonné venant de lui voler son sac.

Yemoja s’élança sans réfléchir, elle avait une colère sourde à extérioriser : cet homme allait passer un sale quart d’heure.
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Je compris rapidement que cela ne servait à rien de rester avec les trois clampains qui me servaient de partenaires. Le caporal n’était clairement pas là pour bosser, et les deux autres bleubites avaient le plus grand mal à distinguer leur gauche de leur droite.

Qu’est-ce qu’il fallait que je fasse pour avoir enfin des missions dignes d’intérêt ?! Je passais déjà le plus clair de mon temps au QG à devoir me taper le récurage des chiottes pendant que les autres partaient en mission. Alors pour une fois que j’avais la possibilité d’être moi aussi sur le terrain, je devais finir avec eux !

« Fais chier ! Pourquoi cela tombe sur moi ?! »

Je décidais de partir dans mon coin en laissant le caporal à ses explications concernant la cuisson du poulet et ses histoires de couple. Tel un chien de chasse traquant le gibier, je me faufilais dans la foule à la recherche du quelconque délit à punir. Les minutes défilèrent et toujours, je croisais d’ailleurs une autre patrouille, plutôt étonnée de me voir tout seul.
Aucun doute que ma petite excursion solo allait me causer tôt ou tard une remontrance de la part de ma hiérarchie. Nous étions dans une institution où c’était ceux qui souhaitaient faire leur travail qui étaient le plus emmerdés dans l’histoire.
Vivement ma prise de grade, que je puisse enfin rejoindre un équipage. J’avais déjà une petite liste dans un coin de ma tête, des lieutenants les plus actifs sur East Blue. Je mourrais d’envie de pouvoir enfin en découdre avec un véritable pirate, cela faisait maintenant quelques années que je m’entrainais sur des mannequins en bois. J’arrivais à saturation, je voulais enfin pouvoir jauger mon niveau face à un véritable criminel !
Voyant l’heure tournait, je me décidais à rebrousser chemin, quand je vis une scène qui capta instantanément mon attention !
Un homme encapuchonnait, tenant un sac dans sa main, courait à quelques mètres de moi suivie par une jeune femme.

« cri…mi…nel….. »

Tous les voyants s’allumèrent dans ma tête, mon cœur explosa ! Enfin, mon heure de gloire était arrivée ! Dans ton cul le caporal la branlette !
Je m’élançais à mon tour derrière le malfaiteur et sa victime, fermement décidé à enfermer ce dangereux criminel derrière les barreaux.
Mais à cause de la densité de la foule, je me retrouvai rapidement pris au piège, obligé de jouer des épaules pour me frayer un chemin. J’avais beau, hurlait que j’étais un soldat en mission urgente, cela n’y changeait absolument rien ! Les gens s’en foutaient totalement, tout ce qu’ils voulaient c’était de pouvoir se rendre le plus rapidement possible à la prochaine attraction.
« Laissez passer ! C’est la Marine !!! »

Je commençais à perdre petit à petit du terrain sur ma cible, je regrettais à ce moment-là de ne pas être une brute épaisse de trois mètres de haut !
Une fois sortie du gros de la foule après des efforts surhumains, je me retrouvais le bec dans l’eau. Cherchant désespérément du regard à gauche ou à droite, un quelconque signe du malfaiteur…

«Oh non… Mais comment est-ce possible ?! »

Mais pas question de s’avouer vaincu maintenant, je repartais aussitôt dans une autre direction, m’amenant sur une passerelle que j’avais repérée à plusieurs reprises dans la journée. C’’était l’endroit idéal pour observer les alentours.
Une fois arrivé en haut, je scrutais les alentours à la recherche du voleur et de sa victime. La main sur le front, les yeux plissés, je cherchais le moindre ici. Quand tout d’un coup :

« LÀ !!!»

Je venais de repérer la jeune femme noire ! Sacrée nana pour le coup, elle était toujours aux basques du voyou et ils venaient droit dans ma direction. Regardant à gauche et à droite comment faire pour les rejoindre, je décidais d’enjamber la rambarde. Il devait bien y avoir trois mètres sous mes pieds ! Des vies étaient en jeux à cet instant, cet homme pouvait à tout moment se révéler être un dangereux criminel. Même si j’avais les jambes qui tremblaient et que j’étais tout d’un coup bien moins chaud pour faire ça. Je décidais toutefois de lui sauter dessus, après tout, je devais à tout prix trouver un moyen de quitter le QG d’East Blue, et la capture de ce bandit était probablement un très bon début.

Mais dans la précipitation, j’avais mal calculé mon coup, et je m’écrasais lamentablement devant lui ! A une seconde près c’était bon, par chance il avait la tête tournée à ce moment-là, et trébucha dans mon corps étendu avant de s’écraser à son tour sur le sol. De mon côté, je venais certainement de me fouler la cheville, je me roulais parterre en me tenant ma pauvre cheville qui venait de doubler de volume.

« Vous … êtes.. Vous êtes en état d’arrestation !! »
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Yemoja poursuivait le voleur depuis de longues minutes désormais, sa robe bleue flottant derrière elle. Elle commençait à s’essouffler et à perdre du terrain, même si elle faisait tout son possible pour faire bonne figure.

Le parc d'attractions de Suna Land était immense, avec des manèges à sensations fortes, des stands de nourriture grasse, et des attractions pour tous les âges. Les cris des visiteurs se mélangeaient avec les chansons pop diffusées dans les haut-parleurs. Les couleurs vives des stands et des enseignes clignotantes éblouissaient parfois les yeux de Yemoja. L'odeur de la barbe à papa et du pop-corn flottait dans l'air, faisant geindre son ventre.

L'homme qui courait devant elle prit un virage serré à droite, et se retourna. Il allait la semer d'une seconde à l'autre. C'est alors qu'une ombre passa devant les yeux bleus de la jeune femme, suivi d'un énorme bruit. Quelque chose, qui devint rapidement quelqu'un, venait de tomber du ciel.

« - Vous … êtes.. Vous êtes en état d’arrestation !!
- Pompom ! »

Le marine, qui heureusement n'avait qu'une blessure à la cheville, se retourna vers une mamie devenue blème. Il n'eut pas le temps de réagir qu'un sac à main s'écrasa sur son visage.

« - Vous avez tué Pompom ! Assassin ! »

Des poils roux sous les fesses du marine vinrent éclairer ce mystère. Pompom avait donné sa vie pour amortir la chute du jeune homme. Certains diront que c'était involontaire, qu'il s'agissait d'un meurtre prémédité par un soldat frustré, mais ce n'est pas ce que l'histoire retiendra.

Le fait est que la course poursuite était terminée. Yemoja récupéra le sac à main de sa soeur et aida comme elle put le soldat à se redresser.

« - Merci pour votre aide. »

Le remerciement était simple, mais efficace. Yemoja ne souhaitait pas s'éterniser ici, elle avait hâte de retrouver sa sœur et sa mère.

« - Giorgio ??? »

Deux hommes, les bras chargés de victuailles sucrées, venaient d'arriver et semblaient connaître le voleur. Ils échangèrent un regard rapide et l'instant d'après ils pénétraient dans l'attraction la plus proche : le Palais des Glaces.

Yemoja aida le soldat à se relever doucement. Elle avait très envie de partir à la poursuite de ces brigands, mais ils n'avaient rien fait de mal et elle ne faisait pas parti de la Marine. Peut-être allait-il la renvoyer auprès de sa famille ? La balle était dans son camp.

« - Que voulez-vous faire maintenant ? »
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C’était bien ma veine, je venais non seulement de me fouler la cheville, mais j’avais aussi écrasé par mégarde le roquet d’une mamie. J’étais bon pour devenir la risée de tout le régiment avec une histoire aussi rocambolesque il ne manquerait plus que cette mamie soit la mère du Commandant pour que je sois préposé aux corvées de chiottes pour le restant de la mon affectation ici !
Je me relevais en clopinant aider par la jeune femme, je constatais à mon grand regret la carpette qui était autrefois Pompom.
Me redressant le torse en avant et malgré ma douleur, comme tout Marine qui se respect je me m’étais au garde à vous devant la dépouille de Pompom et d’un ton solennel :


« Il est mort en valeureux toutou, jusqu’à son dernier souffle il aura fait de son mieux ! »


Je me retournais à présent face à la mamie complètement dévastée :


« Toutes mes condoléances, votre chien est une des nombreuses victimes collatérales causées par les agissements de personnes malintentionnées, comme cet individu présent ici !»

« Que voulez-vous faire maintenant ?! »


« À première vue il ne devait pas agir seul ! Nous devons aussi arrêter ses complices en mémoire de pompom ! Mais nous ne pouvons pas laisser celui-ci seul pourtant, quand il va reprendre ses esprits, il va à coup sûr déguerpir ! »
Heureusement, l’attroupement causé par mon intervention avait attiré l’attention de plusieurs patrouilles de soldats.


« Par ici !!! »


Mon caporal accompagné d’une demi-douzaine de militaires arriva sur les lieux. Après lui avoir fait un rapide topo de la situation, il ne cachait pas son désarroi concernant l’incident avec le défunt Pompom.
Mais voyant que mes supérieurs étaient bien plus occupés à vouloir consoler la vieille dame et se plier en quatre pour éviter le scandale que vouloir mettre le grappin sur le reste des malfaiteurs. Je décide de les laisser en plan pour partir de mon côté. Faisant croire que j’avais eu l’approbation du caporal, j’embarquais avec moi quatre matelots avides d’aventures et de sensations fortes. Alors que celui-ci m’avait expressément ordonné de rester dans les parages et que j’allais devoir m’expliquer sur tout ci une fois rentré au poste.


J’avais une nouvelle désobéie à un ordre venant d’un supérieur direct, je devais à présent absolument réussir cette mission, j’étais bon pour avoir un rapport long de plusieurs pages sur mon comportement. Alors si je pouvais au moins contrebalancer le tout avec l’arrestation de dangereux malfaiteurs ! J’avais très bien compris le message en arrivant ici, l’important c’est la communication pour mettre en confiance les touristes et les inciter à dépenser davantage. C’était parfaitement ce que j’étais en train de faire à cet instant précis !

« Ils se sont planqués dans cette attraction ! Vous deux, positionnez-vous à la sortie pour les cueillir si jamais ils décident de sortir. Toi et toi, vous venez avec moi ! Mademoiselle pour des raisons de sécurités évidentes, laissez-nous faire à présent, nous sommes des professionnels ! »


J’essayais de masquer ma douleur pour garder la face vis-à-vis de la jeune fille, pourtant chaque fois que je devais exercer une pression sur ma cheville. Je recevais en contrepartie une violente décharge très douloureuse. Me voilà bien si nous devions partir à la courette une nouvelle fois ! Et même s’il fallait se rouler par terre ! Foutue cheville ce n’était vraiment pas le moment de me lâcher !


Une fois parvenue en grimaçant devant l’attraction, je scrutais avec attention les lieux pour me faire une idée. Je parvenais rapidement à la conclusion que c’était un véritable labyrinthe là-dedans, et que c’était l’endroit idéal pour les délinquants de pouvoir nous échapper. Je me dirigeais donc vers le propriétaire de l'endroit.


« Excusez-moi, monsieur ! Nous avons une mission urgente à réaliser, avec vous un plan des lieux ?! »


Je me tenais à présent devant l’entrée avec le plan entre mes mains, après un moment d’hésitation je m’engouffrais dedans avec qu’une seule idée en tête, les arrêter !


Dernière édition par Bartholomew Diez le Lun 24 Avr 2023 - 15:21, édité 1 fois
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Le soldat n’avait pas hésité un seul instant avant de pénétrer dans l’attraction. La jeune femme était impressionnée par son courage. Depuis toute petite elle avait été élevée en apprenant que le GM et la Marine étaient les méchants. Toutefois, contrairement au reste de sa famille, Yemoja avait conscience que le monde n’était pas noir ou blanc. Elle était convaincue que parmi les soldats de la Marine certains se battent pour le bien commun. En revanche pour ce qui est des agents CP… C’était tout autre chose.

La jeune femme s'engouffra donc à la suite du soldat dans la majestueuse galerie des glaces de ce manoir ancestral. Sa démarche était gracieuse, mais son cœur battait la chamade alors qu'elle cherchait frénétiquement les deux acolytes du voleur.

Les miroirs dans la galerie étaient somptueusement ciselés et ornés de dorures, créant un jeu de lumière étincelant qui se reflétait dans les yeux bleus de Yemoja. Elle se déplaçait avec agilité, en essayant de repérer leurs cibles parmi les multiples reflets qui se multipliaient à l'infini. Sa peau d'ébène contrastait avec l'éclat des miroirs, donnant à son visage une expression concentrée. À mesure qu'elle avançait, les reflets semblaient se jouer d'elle, changeant constamment de perspective, créant des illusions d'optique qui la désorientaient. Les miroirs semblaient presque la narguer, se jouant de sa confiance en sa propre perception.

Avant qu'elle ne puisse s'en rendre compte : elle était seule. Le soldat avait dû prendre une autre direction, et le pire était que Yemoja ne savait même pas depuis combien de temps. La jeune femme arriva devant un escalier très étroit. Elle s'agenouilla et observa des traces de pas. Quelqu'un venait de passer par ici.

Yemoja avança donc avec précaution, toujours tentant de distinguer la réalité de la fiction. Elle était pourtant habituée à prendre des décisions éclairées, mais les miroirs semblaient semer le doute dans son esprit. La jeune femme son reflet dans les miroirs sous différentes formes, avec des expressions qui semblaient se moquer d'elle. Cependant, elle refusait de se laisser distraire de son objectif, et continuait de chercher l'homme qu'elle traquait.

Elle accéléra le pas car elle venait de repérer l'homme. Désormais, leurs reflets fusionnaient et s'entrecroisaient dans une mosaïque infernale. Sa détermination grandissait à mesure qu'elle se rapprochait. Subitement, les miroirs semblaient se resserrer autour d'elle, créant une atmosphère oppressante. Elle pouvait voir son propre reflet se multiplier à l'infini, créant un effet de distorsion et de confusion. Elle entendait des murmures dans les réflexions, comme si les miroirs se parlaient entre eux, complotant pour la perdre.

Mais Yemoja ne se laissa pas décourager. Elle continuait à avancer, les yeux rivés sur les reflets, à la recherche de la silhouette de l'homme qu'elle poursuivait. Pourtant, plus elle avançait, plus elle se sentait perdue. Elle se demandait si elle tournait en rond, si elle avait été piégée dans un labyrinthe sans fin de réflexions trompeuses.

" - Bon sang..."

Alors que sa détermination commençait à se fissurer, l'homme se stoppa. Il ne fallut que quelques minutes à la jeune femme pour en comprendre la raison : ils venaient d'arriver dans un cul de sac. L'homme, acculé, sortit un poignard qui se refléta en une infinité tout autour de la jeune femme.

Yemoja était désarmée, la situation ne pouvait pas être pire.
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Ce n’était décidément pas une journée, car à peine j’avais franchi la portée d’entrée que je m’étais rapidement perdue dans ce labyrinthe aux mille miroirs. Ne pouvant suivre la cadence, je leur avais dit de ne pas m’attendre, la priorité était l’arrestation de ces dangereux criminels. Et au premier croisement, voilà que je me retrouvais seul avec ma cheville en vrac. Loin de moi l’idée de renoncer pour autant à la traque, j’étais bien décidé à leur mettre le grappin dessus. Je n’avais jamais eu un grand sens de l’orientation, depuis tout petit j’avais eu la fâcheuse tendance à me perdre très facilement. Alors je parcourais les couloirs en ne me reposant uniquement sur mon « instinct de chasseur », autrement dit, sur rien !


Je croisais parfois un touriste, bien souvent égaré comme moi, tous étaient très surpris de voir un Marine dans un endroit pareil ! À chaque fois je leur demandais s’ils avaient aperçu un individu pouvant correspondre à la description, mais rien, toujours pas le moindre indice. Je me consolais toutefois, en sachant que des soldats attendaient de pied ferme à la sortie de l’attraction au cas où. Non, ils n’avaient de toute façon, aucune échappatoire possible !


Plus d’une fois, je remarquais la présence difforme d’autres soldats, mais les miroirs me jouaient de vilains tours. À chaque fois que je voulais me rapprocher d’eux, je me retrouver systématiquement dans un cul-de-sac face à un miroir projetant une image d’un autre lieu. Quelle idée de concevoir une pareille attraction sérieusement ? C’était à devenir fou ! Je ne sais pas depuis combien de temps j’étais entrée là-dedans, mais j’avais la désagréable sensation de n’avoir fait que du sur-place depuis le début ! Et pour ne rien arranger, je n’avais même plus le plan en ma possession.


« Bon… »


Me retrouvant une énième fois face à un cul-de-sac je décidais de faire demi-tour pour trouver mon chemin. C’est alors que je remarquai une silhouette suspecte se refléter dans un miroir, j’en avais l’intime conviction, c’était l’un des malfrats, aucun doute possible là-dessus ! Accélérant le rythme, malgré ma patte folle pour le retrouver. Débuta alors un jeu du chat et de la souris, plusieurs fois alors que j’avais l’impression de pouvoir enfin l’appréhender, je me retrouvais encore et toujours face à un reflet.


« Mais comment cela fonctionne ce truc ?!! »


Je m’arrêtais trente secondes pour comprendre, il était forcément tout proche, mais où ?! Une chose était certaine, il n’avait pas remarqué ma présence, car il ne semblait pas se précipiter dans ses déplacements. Je décidais de continuité ma progression pour ne pas le perdre de vue, à défaut de pouvoir l’attraper, je pouvais au moins garder un œil sur lui. Au bout de quelques mètres, un autre reflet apparut, c’était celui de la jeune fille de tout à l’heure. Mince, elle était toute proche de lui, c’était dangereux ! Mais comment la prévenir sans alerter le malfrat ?!


C’est alors que la situation dérapa totalement, car l’homme se retrouva dans un cul-de-sac et décida de faire demi-tour, tombant ainsi nez à nez avec sa victime !


Mon cœur battait la chamade, j’allais assister à un drame si je ne faisais rien. Mais que faire ? Je regardais autour de moi en quête d’une potentielle aide extérieure, mais rien ! En désespoir de cause, je sortais mon pistolet pour intervenir, mais encore fallait-il pouvoir être sûr de quelle cible visée !


« Merde, merde, merde !! »


Je voyais l’homme qui se rapprochait dans tous les miroirs lentement mais surement de sa proie prise au piège. Je ne savais absolument pas où ils pouvaient se trouver, et si jamais je tirais au mauvais endroit et que ma balle touche la jeune fille ?! Cela ferait de moi un criminel !! J’étais bon pour finir mes jours en prison avec la mort d’une innocente sur la conscience !


Tant pis, je n’avais plus le temps !


Je décidais de me laisser conduire par mon instinct et j’ouvrais le feu sur l’une des images du criminel ! La détonation produit un vacarme assourdissant, puis le miroir face à moi vola en éclat tel un château de cartes, laissant apparaitre le bandit qui se tenait le bras ensanglanté en hurlant de douleur. Dieu merci, j’avais réussi mon coup, je ne sais pas comment, mais j’avais réussi ! J’étais trempé de sueur et à deux doigt de m’évanouir après autant de stress.


« PLUS EN GESTE ! VOUS ÊTES EN ÉTAT D’ARRESTATION ! »


Mais j’avais totalement occulté un petit détail, je n’avais en face de moi qu’un seul des bandits et à cause de cet effet tunnel. Cela m’était totalement sorti de l’esprit qu’il avait un complice avec lui !
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Le bruit assourdissant du coup de feu glaça Yemoja sur place. La balle fuse à travers l'air, percutant violemment le miroir. Le verre se fissure en une multitude d'éclats brillants, qui se dispersent dans toutes les directions. L'image réfléchie se fragmente, créant une mosaïque éclatée de reflets déformés. Les morceaux de verre tourbillonnent alors dans une danse chaotique avant de retomber lentement vers le sol, transformant le labyrinthe en un spectacle étincelant de débris et de confusion. La jeune femme observait avec attention le criminel blessé qui se tenait devant elle, se tenant le bras en gémissant de douleur. Son visage était déformé par la surprise et la douleur, et elle réalisa alors que l'homme qu'elle pensait être son complice n'était qu'une réflexion trompeuse dans le miroir.

Son cœur battait à tout rompre alors qu'elle prenait conscience de la gravité de la situation. Le véritable complice était encore quelque part dans ce dédale de miroirs, et il devait maintenant être alerté de leur présence. Elle chercha frénétiquement une échappatoire, mais chaque recoin était rempli de miroirs déformants qui rendaient difficile de distinguer la réalité de l'illusion.

L'homme blessé la fixa d'un regard furieux et désespéré. Elle pouvait voir la haine briller dans ses yeux alors qu'il essayait de rassembler ses forces pour riposter. Soudain, une nouvelle détonation retentit. Elle se retourna pour voir le Marine qui était à sa poursuite, tenant toujours son arme fumante. Il était couvert de sueur et visiblement épuisé par la situation. Son visage était marqué par la tension et la détermination, mais aussi par l'inquiétude alors qu'il cherchait des yeux le deuxième criminel. Yemoja se surprit à rougir devant cette homme. Ce dernier semblait prendre son devoir très à coeur. Tous les amrines n'étaient peut-être pas des monstres... surtout avec cette gueule d'ange.

Finalement, Yemoja remarqua un mouvement fugace dans un miroir adjacent. Son instinct lui dit que c'était lui, le complice tant redouté. Elle saisit le bras du Marine et lui fit signe de la suivre silencieusement. Ils se déplacèrent avec précaution, essayant de ne pas attirer l'attention du criminel.

Ils se retrouvèrent finalement dans une petite alcôve, loin des regards indiscrets des miroirs. Le complice était à quelques pas d'eux, ignorant leur présence. Le Marine la fixa avec détermination, prêt à en découdre. Ils échangèrent un bref regard de compréhension, puis ils se lancèrent à l'attaque. La bataille qui s'ensuivit fut brutale et chaotique. Le complice était un adversaire coriace, mais le Marine était un combattant aguerri. Le son des coups résonnait à travers le labyrinthe, mêlé aux éclats de verre qui volaient autour d'eux.

Finalement, après un combat acharné, le Marine parvint à maîtriser le complice. Ils étaient tous les deux épuisés, couverts de blessures et de sueur, mais ils avaient réussi à mettre fin à cette traque infernale. Le silence retomba alors qu'ils reprenaient leur souffle, conscients que le danger était enfin écarté.

Le Marine lui jeta un regard reconnaissant, et elle lui rendit un sourire de soulagement mêlé de gratitude... et d'autre chose plus subtile. Ils avaient survécu à cette épreuve ensemble, malgré les obstacles insurmontables qui se dressaient devant eux. Cette expérience lui avait montré la force et la détermination des Marines, mais aussi la vulnérabilité de ceux qui se trouvaient pris au piège dans les miroirs déformants.

Ils sortirent finalement du labyrinthe, où d'autres Marines les attendaient. Ils furent surpris de les voir enfin émerger de cette étrange attraction. Ils étaient tous épuisés, mais soulagés d'avoir accompli leur mission. Les criminels étaient enfin capturés, et la justice serait rendue.
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Une fois le shoot d’adrénaline retombée, je commençais seulement à reprendre mes esprits. Et surtout, je m’apercevais de l’ampleur de la pagaille que j’avais semée sur mon chemin. Mes mains tremblaient encore, après tout c’était la première fois que j’utilisais mon arme sur quelqu’un ! Une foule immense s’agglutina autour de nous, je sentais sur moi l’écrasant poids d’une tonne de regards.
Mais avant que je puisse faire quoique ce soit, la cavalerie débarqua, et les emmerdes aussi. Mon chef faisait des bonds de partout en cherchant le responsable de tout ce cirque ! Je savais que cela allait être compliqué de justifier tout ça, mais j’avais une carte à jouer avec la jeune fille, non seulement elle était la victime, mais avait poursuivi les voyous avec moi. Au moment où je tournais la tête pour lui demander de me suivre, je me rendais soudainement compte qu’elle n’était plus là.
Je me retournais sur moi-même pris de panique, plus aucun signe de cette dernière. Elle avait surement profité de l’occasion pour se fondre dans la masse. Alors que je m’apprêtais à partir à sa recherche, une puissante main se posa sur mon épaule et me tira en arrière.


« DIEZ ! NE COMPTEZ PAS FILER EN DOUCE !! »


« La jeune femme ! Il faut que je retrouve la jeune femme ! »


« Hein ? »


Il tourna la tête en direction de ses subalternes qui levèrent et haussèrent les épaules en guise de réponse.


« C’est un témoin capital ! Elle m’a aidée à capturer ces dangereux criminels ! »


Il jeta un coup d’œil en direction des captifs et son air s’assombrit.


« Va falloir trouver mieux que ça DIEZ pour justifier tout ce grabuge en pleine journée ! Vous vous en rendez-compte que vous avez fait usage de votre arme, dans une attraction ?! MAIS ON EST OÙ LÀ ?! À TOUT MOMENT VOUS POUVIEZ BLESSE VOIR TUER UN GAMIN ! Ce n’est pas la jungle ici ! »


Il fit un geste énergique en direction des autres patrouilles pour qu’elles prennent tout ce petit monde en charge.
« DIEZ ! DANS MON BUREAU IMMÉDIATEMENT ! On ne va pas perturber plus longtemps la journée des touristes. Je vais avoir des comptes à rendre moi avec vos conneries de justicier ! »


Il me poussa violemment en avant en me plaquant sa main dans le dos.


« EN AVANT SOLDAT ! ÇA VA CHIER POUR VOTRE MATRICULE ! »

Je continuais désespérément à chercher dans la foule une trace de la jeune femme, mais rien. C’est comme si elle avait disparu d’un claquement de doigts. Je m’adressais à l’intention d’un de mon comparse d’infortune que j’avais entrainé malgré moi dans la même galère.


« Je n’ai pas rêvé hein ? Nous sommes d’accord, il y avait bien une jeune femme !»


« … »


« OK vive la solidarité entre soldats ! »
 
J’avais ce jour-là ramassé l’un des pires savons de ma maigre existence de soldat. Toutefois, dans mon malheur, j’avais appris que j’avais participé à la capture d’un groupe de malfaiteurs recherché depuis plusieurs semaines pour de multiples larcins en tout genre. Mais cette nouvelle n’avait pas dû parvenir à mon supérieur, car cela ne changea strictement rien à mon sort !
Le reste de ma mission se passa à la guérite du QG, avec interdiction formelle de pointer mon nez en dehors de la base, même pendant mes jours de repos. Une fois de plus j’avais réussi à m’attirer les sympathies de ma hiérarchie, décidément.
Mais je me pose encore la question aujourd’hui, qui pouvait bien être cette jeune fille ? Je ne l’ai jamais revue, et aucun de mes camarades qui patrouillèrent encore durant plusieurs semaines ne la recroisa.
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