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C'est un fameux trois mâts ♫ [Solo]

C’est un fameux trois mâts ♫



1629, L’île maléfique , Grand Line

Cela faisait plusieurs jours que toute la tribu d’adoption de Valkia s’était activée pour que tous les préparatifs soient effectués pour le jour J. Il y avait un vieux raffiot qui avait été retrouvé dans une crique, vide de tout occupant. Il était dans un sale état mais sa coque et ses mâts étaient encore solides.

C’est ce qui motiva les indigènes du coin à le conserver à l’abri des regards dans une grotte près de ladite crique. Cela faisait bien dix ans que ce bateau était là, comme s’il attendait le jour où il pourrait retourner voguer sur les flots.

Et ce jour était arrivé, lorsque la démoniaque appris l’existence de ce vieux bateau, elle demanda à y être escortée pour y jeter un coup d’oeil. Ce fût chose faites, et la bretteuse pû constaté l’étendue des dégâts. Le bateau avait bien vécu et certains crustacés s’étaient même déposés sur la coque. Assez pour que la diablesse soupire un grand coup en le voyant.

Valkia - «  Qui a eu l’idée de laisser un bateau pareil dans cet état ? »

Kaam - « C’est forcément notre peuple Dame Valkia, nous n’en avions pas l’utilité jusqu’à présent. »

Valkia - « C’est bien dommage, il m’aurait bien été utile. »

Kaam - « Nous pouvons toujours essayé de le réparer ? Si le village s’y met, il sera comme neuf en un rien de temps. »

Valkia - « Ah bon ? Vous avez des charpentiers dans le village ? »

Kaam - « Aheum, pas exactement mais on sait manier le marteau et les clous, je suis sûre qu’on peut arriver à un résultat convenable pour pareille mission. »

Devant tant d’optimisme, la démone avait lâché l’affaire. Kaam était vraiment une personne joviale et pleine d’entrain. Elle n’avait pas fini sa phrase qu’elle se mettait déjà à faire l’inventaire des choses à changer sur l’embarcation. Depuis son arrivée dans la tribu, c’était elle qui s’était montrée la plus amicale et la plus dévouée à son égard. Valkia la tenait en grande affection.

Par contre, ce qui surpris la démone, c’est la passion avec laquelle les autres membres de la tribu l’ont suivi dans son projet, certains arrêtant même leur propre activité pour se joindre à elle. C’était de l’animation, et tout le village était content de mettre la main à la patte. C’était un spectacle des plus admirables tant tout le monde venait y apportait sa touche personnelle.

Les vieillards donnaient des instructions aux enfants qui se prêtaient volontiers au jeu, écoutant les conseils avisés des anciens. Les vieilles femmes se mettaient à tisser des voiles, avec un vent comme celui de Grand Line, il valait mieux que les voiles soient solides. Les hommes de la tribu s’occupait de la découpe et de la pose des planches tandis que les femmes s’occupaient de poncer les planches et de nettoyer la coque.

Tout cela se déroulait dans une ambiance festive, si bien est qu’en à peine trois jours le bateau était prêt à voguer sur les flots. Il n’était plus de prime jeunesse mais il était robuste et quasiment flambant neuf. Les membres du village regardèrent avec plaisir le résultat de leur dur labeur. Seul une personne était beaucoup plus modérée à l’idée que ce bateau aille en mer.

Il s’agissait de Silms, le mentor de Valkia qui appréhendait énormément son départ. Non pas qu’il doute de l’artisanat indigène mais il espérait vraiment voir la cornue rester et honorer sa promesse. Il avait encore tellement à lui apprendre, mais la démone était pour l’heure décidée à partir sur les flots. Se joignant à la foule jusqu’à atteindre cette derniere, le vétéran fini par poser une main sur l’épaule de la démoniaque.

Silms - « Le bateau est magnifique, quelle dommage que tu ne veuilles pas rester et apprendre jusqu’à être prête pour nous débarasser des étrangers. N’oublies pas ta promesse d’accord ? »

Valkia - « Je pense que j’apprendrais beaucoup par la mer, et qu’une fois ma conscience tranquille, je serais plus amène à devenir ce que je dois devenir. J’ai encore beaucoup trop de questions qui demeurent sans réponse. »

Silms - « Et penses tu que ce soit le meilleur des moments pour partir ? Si les étrangers nous attaquent, nous n’aurons pas de quoi tenir sur tu embarques notre peuple dans ton aventure. »

Valkia - « La paix a été signé entre notre peuple et ceux qui viennent de la mer, par conséquent on a le temps de se préparer pour reprendre cette guerre. C’est le moment où jamais. Si jamais ils vous attaquent, cachez vous dans la forêt ou dans les ruines. Dans tous les cas, ils ne doivent pas vous mettre la main dessus. Prenez soin de vous, je vous promet de revenir avec assez de puissance pour nous débarasser de tous ces gêneurs. »

La diablesse pris le vétéran dans ses bras à la manière des indigènes. Elle n’était pas né comme eux dans la jungle mais elle avait été adoptée par eux, et tous la considéraient comme une des leurs. C’était toujours déchirant de quitter son île natale mais elle avait une mission des plus urgentes à réaliser : Retrouver le Doc et obtenir des réponses. Comment pourrait elle se connaître elle même si elle est emplie de doute ?

Faisant un signe de tête à Kaam qui s’était autoproclamée seconde du navire, cette dernière fit embarquée tout le monde à bord de l’ancienne épave devenue un joli trois mat quasiment flambant neuf. Le temps de faire de grands signes de bras pour souhaiter au revoir aux habitants restant à quai, le bateau pris la direction du large et ne tarda pas à s’éloigner jusqu’à ne plus voir l’île.



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Dernière édition par Valkia Bloodfallen le Dim 17 Mar 2024 - 19:45, édité 1 fois
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C’est un fameux trois mâts ♫


Valkia - « Tu es sûr qu’il fonctionne bien ton log pose ? »

Lou’k - « Evidemment, je le surveille toutes les cinq minutes, aucune chance qu’on se paume tant que Lou’k est aux commandes. »

Valkia était étonnée de l’aplomb de l’indigène, comment pouvait il être aussi sûr de lui alors que la navigation n’était clairement pas le fort de sa tribu ? Il y avait bien des indigènes davantage tournée vers la pêche, mais ils ne s’éloignaient jamais à plus d’un nautique de la côte. Du coup, la navigation pour retourner sur l’île se faisait facilement, tant ils conservaient un contact visuelle avec cette dernière.

Par contre là c’était le grand bain, et bien que Valkia avait connaissance que depuis quelques heures de l’existence des logs poses, quelque chose clochait. Elle connaissait le fonctionnement des boussoles et elle se disait qu’il était étrange que l’aiguille ne bouge pas de la direction du tout droit. Entre les vagues, le courant, et le vent qui tournait, cela lui semblait étrange.

C’est alors que la démoniaque compris, elle agrippa le bras de l’indigène et le tourna dans une autre direction. Le log pose en question demeurait tout droit, indiquant donc une direction contraire au sens du bateau. Voilà qui avait de quoi mettre les nerfs à vif de Valkia. Deux jours en mers et toujours aucune terre à l’horizon, et l’équipage qui suivait bêtement le log pose défectueux.

Valkia - « Lou’k, je vais te tuer ... »

Ce dernier confus ne compris pas de suite l’origine du courroux de la démone mais il comprit très bien que ce n’était pas des paroles prononcés en l’air. Courant pour sa vie, il se faisait talonner par la furie qui était bien décidée à passer ses nerfs sur le malheureux navigateur négligent. Elle n’en revenait pas de s’être fait berner de la sorte quand elle avait demandé qui s’y connaissait en navigation. Alors qu’elle coursait le jeune homme, Kaam apparu et tenta d’apaiser la diablesse.

Kaam - « Dame Valkia du calme, je suis certain qu’il ne l’a pas fait exprès, nous ne sommes pas des marins expérimentés vous savez... »

Valkia - « Cet idiot nous a paumé en plein milieu de la mer, comment veux tu que je reste calme ? »

Lou’k - « Mais je pouvais pas deviner qu’il serait cassé … »

Valkia - « Deux jours que nous sommes en mer, et pendant deux jours tu t’es pas rendu compte qu’elle pointait toujours dans la même direction ? »

Kaam - « Et bien c’est bon signe ça non ? »

Valkia - « TU VAS PAS T’Y METTRE TOI AUSSI ? »

Valkia n’en pouvait plus de l’inutilité de son équipage. Il fallait bien se rendre à l’évidence, c’était déjà un paris risqué de partir avec un équipage peu chevronnée, à bord d’un navire qui n’a plus navigué depuis longtemps, et en ignorant tout du long périble qui les attendaient. Redescendant légèrement, désabusée, elle laissa filer les deux sujets de son énervement. Elle allait devoir prendre les choses en main.

Se dirigeant vers les cuisines du navire, elle vit le cuisinier en train de s’affairer. S’il y avait bien quelque chose qui fonctionnait bien sur ce navire c’était la partie cuisine. Les indigènes savaient cuisiner avec presque rien, très utile lorsqu’on se trouve sur un bateau perdu au milieu de nulle part. La démoniaque fini par demander au chef.

Valkia - « Combien nous reste t’il de jour de survie avec la réserve actuelle ? »

Chef - « Approximativement une semaine je dirais, peut être un peu moins, ou peut être un peu plus. »

Valkia - « Parfait, et si on limite les rations au minimum, on se retrouve à combien ? »

Chef - « Deux semaines je dirais, ça dépend si on envisage le cannibalisme comme une possibilité. »

Valkia - « Tu n’as pas réellement dit ça ... »

Chef - « Mais non voyons, je plaisante. Je n’ai pas l’assaisonnement nécessaire ici de toute façon. »

Affichant une tête des plus médusée, Valkia se demandait s’il n’était pas encore trop tard pour faire machine arrière. Il fallait avouer qu’elle n’avait pas prévu tous les aléas possibles sur un bateau. Et surtout, elle n’avait pas prévu d’avoir à faire à un équipage des plus inutiles. Soupirant, la diablesse s’apprêtait à baisser les bras quand soudain Lou’k apparu dans l’encadrure de la porte.

Lou’k - « Dame Valkia ! J’ai une super nouvelle ! »

Valkia - « Tu as trouvé quels mots inscrirent en guise d’épitaphe ? »

Lou’k - « Euh non, mais j’ai une nouvelle qui va vous redonner le sourire ! »

Valkia - « Je m’attends au pire ... »

Lou’k - «  Y a une caravelle à babord qui se dirige droit vers nous. On va pouvoir lui demander notre chemin ! »

Valkia - «  Une caravelle qui se dirige vers nous ? Serait ce possible que ... »

Se hâtant vers son poste à la vigie, la cornue inspecta le bateau en long en large et en travers. Ce dernier avait un drapeau de couleur de jais. En temps normal, la démoniaque aurait soupirer de voir un obstacle sur sa route. Mais là, ils tombaient à point nommée. Un sourire satisfait vint apparaître sur son visage, provoquant l’interrogation des occupants du navire.

Kaam - « Vous avez l’air satisfaite Dame Valkia ? Une bonne nouvelle ? »

Valkia - «  Des pirates, prenez vos armes. Je vais enfin pouvoir me passer les nerfs dessus. J’ai besoin d’évacuer. »

En réalité, la bretteuse espérait trouver du personnel d’équipage qualifié sur ce nouveau bateau, mais elle ne pouvait pas le dire pour ne pas attaquer l’ego de ses camarades. Voyant le drapeau noir se rapprocher, Valkia se dit qu’elle avait quand même reçu la bénédiction des dieux.


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C'est un fameux trois mâts ♫


La scène fût un véritable bain de sang, Valkia s’était déchainée et son équipage avait pris d’assaut le bateau pirate. Pensant attaquer un bateau marchand, ils ne s’attendaient pas à obtenir si farouche résistance. La bataille fût quasiment à sens unique, ses adversaires n’étant vraiment pas des grands guerriers. Ce fût une bagarre qui galvanisa cependant les indigènes, adhérant volontiers à un bon bain de sang dès leur départ de leur île natale.

Les sarbacanes crachaient des aiguilles empoisonnés de toute part, les membres de l’équipage pirate ne savait plus où donner de la tête. Entre la pluie de métal et la folle furieuse au milieu qui calmait ses nerfs à coups de sabre, la panique se fit sentir et tout sembla très vite désorganiser. Très vite, le combat fut fini avec une victoire très nette des indigènes, n’ayant perdu que deux des leurs dans la bataille et ayant fait prisonnier cinq d’entre eux. Assise sur une pile de cadavre, la démoniaque soupirait, elle avait retrouvé son calme. Il y avait du sang partout sur le bateau et cette véritable boucherie l’a fit sourire.

La violence était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour évacuer toute sa frustration. Et pour le coup elle était servie. Se levant de son trône de cadavre, elle vit sur l’un des cadavres un log pose qui lui semblait fonctionner. Après quelques vérifications d’usages, elle jeta le log pose à Lou’k qui l’attrapa habilement. A défaut d’être une fusée de réflexion, il avait de très bon réflexe le bougre. Il vérifia à son tour le log pose tandis que Valkia essuyait sa lame sur le cadavre d’un des ennemis gisant au sol. Puis comprenant qu’il avait là la solution pour naviguer sur Grand Line désormais il s’exclama tout fier :

Lou’k : «  Bien vu Dame Valkia ! C’est top ! Vous avez vite pensez à un plan de secours pour nous sortir de là. Franchement au top ! »

Valkia : « Qu’est ce que tu crois, savoir s’adapter c’est dans ma nature ! »

En réalité, la démone n’avait aucun plan en tête, elle a juste vue une opportunité de passer ses nerfs en voyant des cibles hostiles potentielles. Tout cela se passait merveilleusement bien. Plus le temps passait plus elle se sentait béni par une sorte d’entité mystérieuse qui la guidait vers son destin.

Kaam : « Et du coup on en fait quoi des prisonniers ? On les sacrifie ? »

Valkia - « Est ce qu’il y en a un qui a des compétences en cuisine ? »

Cette question n’était pas destinée à son bras droit mais bel et bien aux cinq personnes ayant jetés les armes, assis dos à dos sous étroite surveillance des indigènes. Il y eut un grand silence suivi d’une main qui se leva. Le plus petit des prisonniers avait levé la main et s’exclama d’une voie tremblante.

Commis - « Je … j’assistais le cuisinier … ça compte ? »

Le petit homme qui avait levé la main était en réalité un enfant, pas plus de douze ans mais déjà engagé dans un bateau pirate. Et bien, il perdait pas de temps celui là. Au moins il pourrait continuer sa courte vie, et puis la démoniaque se disait que même un enfant de douze ans pourrait cuisiner plus sainement que le chef cuisinier indigène. Cela aurait été trop beau en même temps de tomber sur un cuisinier émérite sur le premier bateau pirate qu’ils abordaient. Tant pis, ça fera l’affaire. Désignant le responsable des cuisines, Valkia ajouta.

Valkia - « Bien, tu vas bosser pour lui maintenant, il n’est guère patient donc fait de ton mieux. Ton nouveau nom c’est Kom’i. Bienvenue à bord »

Kom’i :  « Mais j’ai déjà un … pardon … Oui merci ... »

Un simple regard avait suffit à faire comprendre au jeune homme que ce n’était pas une option. Déposséder quelqu’un de son nom et lui en affubler un autre qui sied davantage à son équipage, c’est une très bonne façon d’avancer vers l’acculturation du prisonnier. Il en restait quatre encore. Qu’allait elle donc faire de tous ces parias ? Pour elle, s’ils avaient abandonnés le combat et s’étaient rendus, ils ne valaient pas grand-chose. Mais d’un autre côté elle avait perdu également deux membres d’équipage, il fallait bien les remplacer.  Attrapant deux couteaux à la ceinture de deux indigènes, elle les posa devant les prisonniers et fini par expliquer.

Valkia - « J’ai pas de temps à perdre à statuer sur « qui doit vivre » ou pas. Massacrez vous mutuellement, les deux derniers survivants intégreront l’équipage. Si dans dix minutes aucun de vous n’est mort, les gars vous pourrez vous joindre aux festivités. »

Prisonnier 1 : « Mais vous êtes une grande malade, on va pas se ... ARGH ! »

Le temps qu’il tourne le dos à un de ses camarades, ce dernier avait récupéré le couteau et avait suriné son ami à plusieurs reprises. A défaut d’être un combattant émérite, celui là avait le mérite de vouloir survivre par tous les moyens même si cela consistait à tuer son ancien compagnon d’équipage. C’était tout de même plus simple que des auditions. Ne restant pas pour assister aux réjouissances, la démoniaque se dirigea vers la calle du bateau. Le reste de l’équipage était en cercle autour des prisonniers et prenaient déjà des paris sur qui va gagner ou pas.

La bretteuse les laissa faire, un peu d’amusement leur ferait le plus grand bien avant de reprendre la route vers Hat Island. Elle s’occupa plutôt de les déposséder de leur « trésor ». Il n’y avait pas grand-chose dans les caisses, juste assez pour payer des faux frais par ci par là et de quoi festoyer une soirée ou deux. Peu après, deux hommes bien amochés vinrent grossir les rangs de l’équipage. Les plus méritants pour la survie, comme se disait la démone. Enfin, à l’aide du nouveau log pose, l’équipage pris la direction indiquée par la boussole et reparti pour de nouvelles aventures sans se douter que la direction choisie était loin d’être la bonne.


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