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Don't Fear The Reaper - Phase I | Pv Eleonore

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Don't Fear The Reaper
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Eleonore



La Marine...

Organisme puissant, tentaculaire, implacable... Souffrant aussi désespère ment du propre poids de ses ambitions. Pour elle qui gérait son empire à l'échelle du monde, il devenait compliquer parfois d'avoir des yeux dans chaque recoin de ces océans infinis. Les Vice-Amiraux, peu en nombre, se retrouvaient toujours contraint de passer de champ de bataille en champ de bataille sans pouvoir trop s'attarder à un endroit. Avec le regard porté sur le nouveau monde, et l'immensité des Blues qui imposaient une vigilance exacerbée, tu trouvais que les affaires se déroulant sur Grand Line étaient bien souvent négligées...

Et une nouvelle preuve de cela t'était tombée dans les bras sous forme d'un ordre non négociable. Quelques temps auparavant, Yamamoto Kogaku, un haut gradé de la marine ainsi qu'élève de Salem s'était perdu dans une chasse à l'homme à Karakuri. Une histoire sordide prenant des tournures de règlement de compte plus qu'autre chose, et si la situation avait su se stagner après son passage, elle avait fini par reprendre de plus belle, à l'exception que désormais, lui n'était plus-là. Et puisque Salem avait bien trop à faire, et que Yamamoto n'était plus joignable, c'était naturellement vers toi, la nouvelle petite protégée de Salem que c'était tournée cette mission.

Non pas que cela te gênait plus que cela. Encore dépourvue de véritable affectation, tu étais une carte joker que la régulière pouvait déployer comme bon lui semblait pour le moment. Certes, il y avait l'élite, mais l'élite était davantage entraînée pour des conflits à grande échelle plutôt que des enquêtes susceptibles de déboucher sur une traque nationale. L'avantage dans tout cela, c'était que tu avais été rodée aux deux méthodes si bien qu'il t'était facile d'en tirer le meilleur des deux pour les exigences du moment.

Enfin bref...

Tu n'avais pas attendu une fois les ordres reçus et tu avais prit le premier navire du gouvernement en partance vers Karakuri. De l'île tu ne savais pas grand chose, si ce n'était qu'elle était peuplée par un peuple tranquille en apparence. Alors évidemment, lorsqu'il y avait ce genre d'évènement dramatique, cela faisait des remous et pas qu'un peu. Le Gouvernement Mondial ne voulait sans doute pas voir l'un de ses rares coins paisible être baigné par la violence et la corruption et vous aviez tout intérêt à couper une nouvelle fois le problème à la racine plutôt qu'à le laisser pourrir les terres de l'île.

Il ne t'avait fallut que quelques jours de voyage à peine avant de mettre un pied à terre et de te présenter au QG sur place. les soldats qui avaient été laissés sur place afin d'assurer une vigilance accrue, cependant, même eux avaient leur limite. Si l'île n'était pas d'un tempérament complexe à gérer, il n'en restait pas moins que tu les trouvais bien peu nombreux en comparaison de la surface de celle-ci. D'autant qu'ils valaient pour eux un avis extérieur quant à la situation. Si cela partait en conflit ouvert, tu te doutais fortement de leur capacité à pouvoir endiguer celui-ci. D'autant qu'ils agissaient comme un entre-deux entre des marines et une simple milice.

- Si vous pouviez me faire parvenir les derniers rapports sur la situation au plus vite. J'ai besoin de savoir tout les éléments en cours afin d'agir au mieux.


L'avantage d'avoir un grade bien supérieur au leur était que tout se passait si facilement. On ne venait pas à discuter tes ordres et cela était très bien ainsi. Certes, tu n'étais pas Contre-Amiral ou autre, mais tu commençais enfin véritablement à avoir un poids sur la manière dont les choses devaient être gérées. A défaut de plus influent que toi sur place, tu étais maîtresse de la situation, et cela n'était pas pour te déplaire.

Venant alors à prendre possession de l'un des bureaux d'un général, tu avais passé une grande partie de la matinée à feuilleter les quelques rapports non être perplexe quant à la situation. Un règlement de compte ? Une volonté de prendre le pouvoir une bonne fois pour toute ? Ou simplement une mise en scène, pour tuer un homme qui influait bien au-delà de sa petite île mouvante ? Difficile à dire dans l'état et les cartels n'allaient sans doute pas te donner la réponse sur un plateau d'argent.

- Eux excusez-moi Commodore. Mais une lieutenante vient de se présenter à nous en prétextant avoir reçu des ordres similaires au votre.


Tu arquais un sourcil. Tu n'étais pas seule sur le coup ? Pourquoi donc ? Tu étais pleinement capable de gérer ce genre de chose... Se méfiait-on de ton comportement qui pouvait être erratique de par tes problèmes de santé ? Tu pensais que les inquiétudes d'en haut avaient été balayées suite au Buster Call d'Aeden... Eh... Pourquoi pas... Un second avis sur cette affaire ne pourrait de toute manière pas te faire de mal.

- Faites-la venir, je verrais avec elle directement.

Tu n'en restais pas moins curieuse de qui on t'avait mit sur le dos.






Dernière édition par Pandore le Mer 13 Déc 2023 - 16:00, édité 1 fois
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“You become a changed person when you face the reaper and deny him your soul.”


‘’Say what now ?‘’ S’exclame la blanche qui se tourne vers son supérieur.
‘’On vous envoie sur l’île de Karakuri sur troisième voie de grande ligne.‘’
‘’Pourquoi ? C’est plutôt loin de notre position non ?‘’
‘’Et bien, après la foire, quelqu’un à décider, vous envoyer là-bas… Des ‘vacances forcées’ comme on m’a dit.‘’

Éléonore regard son supérieur avant de soupirer. Elle se glisse dans le siège en cuir devant elle. Il est vrai que malgré la réussite de la foire, elle était souillée par les pirates et révolutionnaires qui avaient décidé d’y mettre leur grain de sel. Elle vient se masser les tempes avec un autre soupir. Malgré la natte de cheveux qui cache une partie de son visage, elle sent le regard de son supérieur sur elle. Elle offre une unique pupille à l’homme, en même temps que ses mains retombent lentement sur ses cuisses.

‘’C’est Madame Fenyang ?‘’
‘’C’est madame qui demande oui…‘’ Dit Rushkin Scias en avalant sa salive.
‘’Des ‘vacances’ hein ?‘’
‘’C’est ça… Et il y a de fortes chances que vous rencontrez l’élève de…‘’
[color=#754D70]‘’Salem…‘’/color]
‘’Peut-être… Ne me demandez pas pourquoi je fais écouter les demandes de madame.‘’ Annonce le blondinet en réajustant ces lunettes sur son nez.
‘’Comme toujours…‘’
‘’Le bateau dans lequel nous sommes est déjà en chemin pour là-bas, profiter des quelques jours restant pour bien vous reposer.‘’

La Lieutenant hoche doucement la tête, soulève sa carcasse encore endolorie et s’éloigne simplement. Elle ne pouvait rien faire contre les demandes supérieures et en même temps, elle n’avait pas envie d’aller contre Marie, la femme d’âge mûr avait toujours sut lui apporter la sagesse qu’elle avait besoin et elle avait un très grand respect envers la femme qui avait pris soin d’elle. Il était clair que l’ancienne Marine ne faisait jamais rien pour rien. Tout en quittant la cabine du Commodore, elle se fait le commentaire qu’elle devrait bientôt aller la visiter…

[...]

La blanche laisse un long sifflement s’étirer face à la vision exotique qu’offre l’île de Karukuri. Il fallait dire que de voir ses propres yeux la créature de légende était des plus impressionnants. Dire que tout ceci sortait littéralement d’un conte de fées, mais en même temps tout pouvait arriver sur Grande Ligne, même les pires fantaisies de l’être humain. Entre-les monstres marins, les températures folles et les pirates enthousiasme de chair fraîche, ils étaient enfin arrivés à destination sans trop de perte. Le capitaine pousse des ordres et la marine s’active sous les yeux clairs de la veuve qui reste calme malgré l’impatience qui monte en elle. Elle remercie intérieurement sa façade de calme et pourtant, un petit sourire en coin s’affiche sur ses lèvres roses, offrant une touche maternelle qui choque quelques membres.

C’était bien la première fois qu’il voyageait avec la fameuse Bloodhound et qu’il la voyait sourire. Aussi petit soit le sourire, la différence restait tout de même flagrante, au point que l’un des hommes l’appela maman par mégarde. Après un lourd silence de surprise et quelques éclats de rire, elle avait chassé sans dire un mot le pauvre qui s’était déjà assez humilié de la sorte. Ceci lui fait tout de même réaliser qu’avec les derniers événements elle avait pris en force et qu’elle devrait peut-être garder en laisse son aura… En même temps, ceci pouvait se révéler être une bonne arme de distraction. Elle est si prise dans ses pensées qu’elle ne remarque même pas l’approche de Mars et pourtant, il n’avait pas cherché à cacher sa présence.

‘’Ma’ma… Voici le rapport de la part du Commodore.‘’
‘’Hmm ? Merci Mars. Toi et Roy vous êtes bien rétablie ?‘’
‘’Oui, ce n’était pas nous qui étions le plus abîmé dans ce combat.‘’
‘’Un simple détail. Alors vous êtes tous les deux ici, sur le bateau ?‘’
‘’Oui, nous avons demandé à être transférés sous la brigade du Commodore Scias.‘’
‘’Oh ? Is that so…‘’ Marmonne la blanche le nez dans les papiers.
‘’J’espère que ça ne vous dérange pas ?‘’
‘’Pourquoi cela le serait ? Vous êtes des personnes compétentes, vous serez des ajouts importants…‘’
‘’Merci Ma’ma.‘’

La discussion se tait sur ce simple compliment. Éléonore lit les lignes rapidement, comprenant la tâche plutôt simple en soit, assister au mieux de ces compétences la Commodore sur place. Toutefois, sa présence était avant tout pour des ‘vacances’ si par pure chance elle se retrouvait à être utile et épauler la Commodore sur place, ce serait dès l’expérience considérable pour son cv, mais aussi pour elle-même. Malgré les mots qui se veulent neutres et martiaux, la trentenaire, ressent la plume maternelle de Marie dans les écrits et ceci lui donne un léger sourire. Cette femme était une merveille du monde qu’il fallait à tout prit protéger. Il y eut ensuite un rapport plutôt simple sur la situation actuelle de l’île, ainsi donc l’imagerie première de l’île n’était qu’une façade pour cacher la pourriture qui se trouvait sous la carapace. Elle hoche finalement la tête, garde la dernière page qui était destinée à la Commodore Pandore avant de donner le reste à Mars.

‘’Merci Emeryx…‘’
‘’Plaisir Ma’ma… Si vous avez besoin de quelque chose, moi et Celethe sommes disponibles.‘’
‘’Hmm… Profitez plutôt de votre repos, vous l’avez mérité.‘’ Annonce la blanche qui tire un bonbon de sa poche et le poser sur sa langue.

[...]

‘’Vous pouvez me suivre, elle vous attend dans le bureau.‘’ Annonce la voix d’un homme.

Les sens en alerte, Éléonore observe silencieusement son environnement pendant qu’on la guide dans les couloirs du QG de Karakuri. Le lieu simple en soit est d’une propreté sans faille, les bureaux vides des papiers qui s’amasse sous la surcharge de travail, l’atmosphère est calme, signe que d’ordinaire l’endroit est un endroit plutôt ordinaire et absent de conflit. Elle remonte la ganse de la hache à deux mains sur son épaule, s’assurant que l’arme ne tombe pas, la tête de l’arme cacher dans un étui de cuir neuf, cadeau du Commodore Scias pour son travail pour la foire. Elle est habillée simplement de noir, un manche longue noire au col haut, une paire de pantalons de style sarouel et son accoutrement se termine sur une paire de bottes militaires. Le pantalon, plus bouffant au niveau des cuisses semble cacher de larges poches où elle enfile une main pour en ressortir un bonbon qu’elle porte à ses lèvres et fait disparaître dans sa bouche.

En quelques minutes plus tard, la femme d’un point cinq mettre débarque dans un bureau et pose sa pupille pâle sur le bout de femme qui se tient derrière le bureau. Elle prend la peine de passer une main devant l’épaisse natte tressée qui cache une partie de son visage et de l’envoyer vers l’arrière pour dégager son minois et de bien observer la demoiselle de ses deux yeux ambrés. Étrangement, tandis qu’elle observe le visage sérieux de la femme, elle se laissait aller à un grand sourire chaleureux et elle tend la main vers la femme avec la lettre de recommandation de la part de Marie Fenyang. Il n’y avait rien d’extravagant dedans, seulement la possibilité de peut-être prendre Grey comme recrue dans cette mission… Que la demoiselle serait probablement un atout pour Pandore, autant plus qu’elles étaient tous les deux des survivantes du Vice-Amiral Fenyang, Marie était persuadée qu’elles s’entendraient à merveille.

‘’Lieutenant Éléonore Grey pour vous servir. Un honneur de rencontre une des participantes du Buster Call D’Aeden.‘’
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Éléonore Grey...

Pensive, tu penchais légèrement ta tête sur le côté alors que tu l'observais de haut en bas... Contrairement à la lieutenante qui semblait avoir été briefée sur toi, de ton côté, tu étais presque presque de court. Tu aurais pu te douter qu'on te confie quelqu'un à ta charge, mais pas de cette manière. Ce n'était de toute façon pas de ton ressort que d'accepter ou non sa présence et tu venais à faire avec malgré que quelque chose te gênait dans cette présentation. Ta mémoire presque absolue semblait déjà fouiller au plus profond d'elle-même pour y ressortir chaque information que tu savais d'elle.

- Vous... Vous êtes...

- C'est la bonasse dont parlait Alheiri tu crois ?! Bon sang, il se fait pas chier le vieux !

Une tête de serpent avait trouvé son chemin dans la pièce, venant vociférer ses paroles comme le grossier personnage qu'il était. Dévisageant Cobra à chaque fois qu'il intervenait de la sorte, tu t'y étais certes habituée mais tu avais conscience que ce n'était pas forcément le cas des autres. Au moins, cette fois-ci, il n'intervenait pas à l'égard de l'un de tes supérieurs... Y avait du mieux dans ton malheurs.

- ... Pardonnez-le. Il est incontrôlable quand il s'y met. Enchantée. Je suis la Commodore Pandore mais vous semblez déjà le savoir.


Tu te levais de ta chaise pour venir lui serrer la main presque d'égale à égale. Si tu la surpassais en rang, elle semblait de son côté être plus mature et âgée que toi. Non pas que cela avait une quelconque importance quant à la mission, mais tu avais toujours un peu de mal à prendre de haut les gens qui étaient tes aînés. Tu ne connaissais pas vraiment le lien qu'elle partageait avec Salem, mais tu savais au moins que son nom avait été mentionné de sa bouche. C'était d'ailleurs ce dont faisait référence Cobra, sous-entendant sans doute à juste titre connaissant le bousin, qu'il se l'était farcie à un moment ou un autre.

- Asseyez-vous, on a beaucoup à discuter quant à la mission. Y a quelque chose qui me chiffonne quant à tout ça et je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Celle-ci risque d'être plus mouvementée que la manière dont on vous l'a décrite.


Tu ne savais pas vraiment où se situait ses compétences dans tout ça. En tant que Lieutenante, tu pouvais penser naïvement que tu ne pourrais pas vraiment compter sur son expérience ou sa force, mais ce n'était pas le cas. Toi-même, tu avais été une lieutenante un peu particulière, dépassant aisément les standards de tes pairs. Si tu avais entendu son nom dans la bouche de Salem, nul doute qu'elle devait tomber largement dans le même cas que le tiens. Quant à savoir si c'était grâce à ses compétences ou son apparence... Difficile à dire.

Et si Cobra était occupé à la reluquer comme le sale pervers qu'il était, Vipère, une autre tête, se faisait plus discrète. Se servant de cette intervention pour feuilleter tranquillement les rapports dont elle tournait les pages du bout de son museau une à une. Si vous ne partagiez pas la même conscience apparemment, elle restait toujours une partie de toi. Tout ce qu'elle était capable d'apprendre et de déduire de son côté te saurais être partagés d'une manière ou d'une autre et tu te trouvais donc à discuter avec la lieutenante tout en continuant à approfondir tes connaissances sur le sujet. Une capacité fort pratique en réalité malgré les quelques déconvenues.

- Mais avant tout, parlez-moi de vous. Vous semblez déjà savoir que j'ai été présente lors du Buster Call déclenché par l’initiative du Vice-Amiral Fenyang. Ne vous méprenez pas, tout les mérites reviennent en grande partie aux Vice-Amiraux sur place. Je n'étais qu'un soldat là-bas.


Tu souriais, reprenant ta position sur ta chaise tandis que tu ne lâchais pas tes iris reptiliennes des siennes. Tu appréciais toujours en apprendre davantage de tes pairs, qu'importe leurs origines. Et c'était bien la première fois que tu tenais une véritable position d'autorité. Si, évidemment, tu avais commandé plusieurs fois des hommes sur le champ de bataille, c'était la première fois qu'on te regarderait comme tu avais pu regarder jusqu'ici Salem. Tu n'avais pas intérêt à merder cette fois-ci, si tu avais la réputation d'être capable de survivre aux enfers les plus effrayants de ces mers, tu ne pouvais pas prendre le risque de jouer avec la vie de cette lieutenante.

Quand bien-même serait-elle capable de s'occuper d'elle-même comme une grande.




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Toujours souriante, elle l’observe à son tour de la tête aux pieds, sans oublier, bien sûr les deux têtes reptiliennes qui s’activent autour de Pandore. Si elle était surprise qu’un tel phénomène, son apparat maternel ne change pas, restant calme et serein. Elle hoche doucement la tête, observant curieusement la tête qui continue de fouiller les documents sans avoir l’air dérangé par tout ceci. Ses pupilles ambrés se portent ensuite sur la deuxième tête qui l’avait amicalement affublé de bonasse. Ainsi, Salem avait parlé d’elle à la Commodore. Maintenant, elle espérait seulement qu’elle ne se retrouverait pas avec l’étiquette de la bonne à rien qui utilise son corps pour monter les échelons de la hiérarchie. Elle jouissait déjà d’une réputation de chien de chasse, alors celle qui écarte les jambes, elle pouvait bien s’en passer.

‘’Ne vous en fait pas, aucun mal de fait. J’ai connu bien pire comme insulte.’’ Annonce la blanche qui rend le regard à la deuxième tête. ‘’Autant plus que venant d’une tête aussi mignonne ce doit presque être un compliment.’’ Réplique-t-elle. ‘’Seulement, de réputation, vous avez tout de même survécu à Salem…’’

Elle lui rend une poignée de main ferme, ses doigts devenus calleux à force de manière les armes et les travaux manuel encercle l’autre main sans hésitation. Tout en posant à nouveau les yeux sur la jeune femme, Éléonore déplore la jeunesse qui marque ses traits, non pas parce qu’elle craint un manque d’expérience, mais plutôt le fait qu’elle a l’impression qu’une partie sa vie lui a été voler. Tout en penchant la tête un peu sur le côté, elle ne peut pas s’empêcher de l’étudier, découvrant dans sa pupille unique morte, l’effigie d’une vie de combat et d’en merdes perpétuelles. Elle ignore pourquoi, mais son instinct kick in brusquement, lui donnant envie de la prendre dans ses bras pour la serrer doucement. Elle chasse ce sentiment, relâchant la poigne pour prendre place comme l’invite la demoiselle.

‘’Je vais être franche avec vous, on ne m’a rien partagé de la mission, la seule chose qui m’a été dite est que je dois vous épauler. Alors, je ferais au mieux de partager mes connaissances et mes capacités avec vous. Partager ce que vous voulez et je ferais en sorte d’en trouver une utilité.’’ Annonce la femme simplement en déposant son arme sur le bord de porte.

Le dos droit dans le siège, elle croise les jambes pour écouter un peu mieux. Tout en faisant rouler le bonbon dans sa bouche, elle le croque avant d’en avaler simplement les éclats sucrés. Ses pupilles se posent à nouveau sur le serpent qui l’avait traité de bonasse.

‘’Les participants du Buster Call d’Aeden ne sont pas réellement secrets. C’est un événement qui marque maintenant l’année 1 629 et qui sera gravé dans l’histoire… Et puis… Disons qu’avec mes liens à la famille Fenyang, la maternelle me tient au courant de beaucoup de choses qui touchent son fils.’’ Souffle Grey avec un soupir exaspérer. ‘’ Toute les âmes qui étaient présentes durant ce moment-là a été importantes pour la réussite de ceci… Je ne crois pas qu’à eux seuls, les Vice-Amiraux auraient pu réussir.’’ Glisse la blanche pensivement en croisant les phalanges sur ses genoux. ‘’Que dire sur moi… Je suis principalement utilisée pour pister et chasser les cibles qu’on me donner. Je suis une bonne annaliste du combat ou encore évaluatrice des gens… On me qualifie de profileuse ? Je crois que c’est le terme utiliser.’’

Éléonore se tait un instant, réfléchissant en ramenant ses yeux sur Pandore. Elle ne savait pas quoi dire de plus et elle ne croyait pas que la demoiselle soit intéressée par sa vie d’avant la marine… Elle finit par pencher la tête sur le côté une nouvelle fois, tournant son attention sur Cobra qui la dévisageait toujours. Elle sourit avec taquinerie, elle pouvait presque croire que la tête pensante avait des questions ou des envies.

‘’Dites-moi, si je peux me permettre, à quel point ces têtes sont-elles pensantes ? Ont-elles des envies particulières ? Agissent-elles d’elle-même ?’’

Tout en posant ses questions, elle tend doucement les mains vers Cobra, dans une invitation à l’approcher et à la sentir. Elle donnait l’impression d’une mère qui appelait un enfant pour le cajoler.
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Eleonore




Perplexe...

Cette femme était des plus atypiques, si bien que tu ne pouvais t'empêcher de décrocher ton regard du sien. Elle transpirait une aura que tu n'avais retrouvé chez personne avant elle, et bien que sa présence te paraissait apaisante, tu ne pouvais t'empêcher de te perdre en hypothèse quant à sa personne. Tu respectais bien évidemment sa vie privée et tu n'irais pas plus loin dans ce qu'elle refusait de te dire ouvertement, mais ce serait mentir de dire que tu n'étais pas curieuse à son sujet.

- Une profileuse ? Cela va être intéressant de vous avoir à mes côtés alors.

Tu ne savais pas si ses compliments étaient sincères ou non, mais tu pouvais au moins attester de sa connaissance quant au Buster Call. Généralement, cet évènement n'était synonyme de bruits de couloirs. Évidemment, cela pouvait faire la fierté de la suprématie du gouvernement mondial, mais cela restait ce que c'était réellement : un massacre complet de la population sur place. Si cela avait été nécessaire afin d'éradiquer les pensées révolutionnaires qui gangrenaient les lieux, cela n'était pas quelque chose qu'il était facile de mettre sur la table. Encore moins face à ses supérieurs.

Elle avait au moins le mérite de ne pas manquer de cran. Quelque chose que tu saurais très vite apprécier.

- Malheureusement pour moi, elles sont totalement indépendantes de ma volonté. C'est pratique pour avoir des avis divergents au miens, mais elles font bien souvent ce qu'elles veulent. Je vous conseillerai de ne pas trop vous attarder sur celle-ci. Elle a une tendance maladive à être grossière plus qu'autre chose.


- Dis pas ça Pandore ! On fait une équipe d'enfer toi et moi ! Et laisse parler la demoiselle ! Contrairement à toi, elle a un de ces c... !

Avant que Cobra n'en dise trop, tu venais à lui mettre une main sur la bouche comme pour étouffer toute tentative de rendre cette situation encore plus malaisante. Puis après t'être assurée qu'il ne dirait plus rien, tu le laissais voguer à quelques caresses prodigués par la lieutenante. Tu te retenais de dire que d'une certaine manière elle te caressait toi, tu voulais éviter d'en rajouter encore plus à cette situation absurde. Heureusement pour toi, c'était Vipère qui vint à prendre le relais.

- Nous avons étudié les rapports sur la situation depuis que nous sommes arrivés. Il y a plus d'un an, Yamamoto Kogaku, a officié ici afin de punir l'assassin du capitaine Cavano. Il en a profité pour apporter de l'ordre au sein de cette île et du cartel, mais il semblerait que la situation ai prit une toute autre tournure depuis peu.


S'étant enroulée autour du rapport en question, Vipère venait à laisser tomber dans les mains de la lieutenante les documents avant de revenir vers toi. Hochant la tête, tu reprenais alors.

- Un des fils de l'une des anciennes têtes du cartel a été retrouvé mort de manière tragique. Depuis le coupable est tout désigné, mais je trouve cela trop simple. Les choses se sont parfaitement alignés pour remettre du chaos là où l'ordre semblait enfin avoir reprit ses droits.


Te levant de ta chaise, tu fixais l'arme de la lieutenante non sans marquer un temps d'arrêter. Une personne à l'allure si élégante maniait-elle vraiment une arme de cet acabit ? Tu l'avais déjà senti à la sensation de ses mains caleuses sur les tiennes, elle avait beaucoup plus à revendre qu'un joli minois et une modestie manifeste.

- Je tiens à aller sur place et interroger moi-même les acteurs concernés. De plus, je voudrais observer l'endroit où la dépouille a été retrouvée afin d'en déduire davantage. Vos talents d’analyste sont plus que bienvenue. Je crois comprendre que vous savez vous défendre, mais je tiens à vous le dire avant toute chose, il y a des grandes chances que cela dégénère. La tension là-bas semble palpable.


Et c'était bien pour ça que vous envoyez. Si jamais votre enquête ne menait pas à un résultat acceptable pour le cartel, alors c'était à vous de vous en débarrasser une bonne fois pour toute pour régler le soucis à la racine. Une approche que tu envisageais en dernier recours si nécessaire.




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‘’Je ferais mon mieux pour être utile. Je ne suis pas une experte, mais je me débrouille bien, surtout pour traquer.’’

Ensuite, elle laisse ses pensées fugaces la remplir, devait-elle essayer d’attirer à elle l’une des têtes qui semble demander silencieusement quelques câlins… Ou peut-être que c’était tout simplement sa langue bien pendue comme Salem qui la faisait bien rire. Elle hoche lentement la tête, ses pensées trouvant la chose bien fascinante. Il n’y avait qu’un porteur du fruit du démon qui pouvait avoir de telle habilité… La ressemblance entre cette tête et le Vice-Amiral la fait rire, une nouvelle fois le commentaire de la vilaine s’élève dans l’air. Même si la Commodore réussit à sauver son image, Éléonore à clairement comprit ce qu’il insinuait, combien de fois lui avait-on dit ou avait telle simplement quelques marins courageux le murmurer ? Avec son ouïe fine, peu de chose lui échappait, du moins avec la populace normale. Il est clair en observant la femme qui se trouve devant elle, qu’elle est d’un tout autre gabarit… Elle secoue la main, chassant la retenu ;

‘’Ne vous en faite pas, j’ai entendu bien pire que ceci. Je tiens à rappeler que j’ai croisé le chemin de Salem et avant lui mon mari était du même calibre que celui-ci… Juste en plus discret, mais ils étaient tout de même de bons amis. Ne l’empêchez pas de parler.’’ Rassure la Lieutenante en se laissant finalement aller à vouloir toucher la bête reptilienne.

Elle vient doucement glisser ses phalanges sur le cuir écailleur, découvrant la texture lisse. Telle une mère qui prodige de l’amour à un enfant, elle le traite comme une personne entière avant de le relâcher, à regret, pour se concentrer un peu plus sur le moment présent. Le moment la première tête prend une respiration pour s’exprimer, Éléonore tourne la tête vers celle-ci lui offrant toute son attention. Elle attrape le rapport en question, glissant immédiatement les yeux sur les lignes d’encre tout en écoutant l’autre parler. Elle hoche doucement la tête, l’air pensive et une légère ride est maintenant dessinée sur son front, signe qu’elle réfléchit. Tandis que la Commodore se soulève et fait le tour de son bureau, elle ne quitte pas des yeux les feuilles, tournant simplement légèrement la tête comme si elle la suivait avec son oreille.

‘’Peut-être une tierce partie ? Il n'est tout de même étrange que l’animosité reprenant après un an de silence… Autant plus qu’avec ce que je lis ici, toute l’île et le Cartel œuvre pour la paix… Autant plus les résidents qui sont à la merci du Cartel… Peut-être que quelqu’un veut remplacer les têtes dirigeantes ? Où simplement s’en débarrasser ? Quels sont vos ordres exactement ? Vous débarrassez de la concurrence si elle trouble les eux de l’île ?’’ Suppose la marine calmement. ''C'est ce qui me semble le plus logique en tout cas.''

Elle soulève sa svelte stature, déposant avec douceur les papiers sur le bureau avant de faire le tour de son fauteuil. Il ne serait pas nouveau que la marine envoi des soldats faire le sale boulot… De toute façon, elle se retrouvait souvent à faire ce genre de boulot, nettoyer la source du problème. Elle ne faisait plus dans la dentelle, pas depuis la perte totale de son ancienne vie. Elle attrape son arme pour la déposer sur son épaule silencieusement. Maintenant, qu’elle la tenait contre elle, l’arme dévoile à quel point elle est démesurément grande, dépassant d’un pied l’épaule de la veuve et sa large tête, dépasse la largeur de ses hanches. Elle ouvre la porte et invite la femme à prendre les devants.

‘’Il est toujours préférable de se faire sa propre idée et de visiter le terrain, nous trouverons beaucoup plus d’information ainsi. Ça nous permettra de nous faire une idée de la populace et de l’endroit. Il est mort depuis longtemps ? Sinon serait-il possible de voir le corps ? J’ai cru lire qu’il avait été égorgé, mais d’autre information ? Il est possible de voir le fameux réfrigérateur ? Plus j’aurais accès aux odeurs et autres mieux ce sera pour moi pour trouver des pistes. Oui, ne vous inquiétez pas pour moi, je sais me défendre et sinon j’ai toujours une botte secrète… Je doute aussi que nous rencontrions quelqu’un de votre calibre ici… Si c’est le cas, je ferai office de distraction et de supporte, ça vous va ?’’ Offre la blanche avec un sourire apaisant.

En moins de deux, on les guide à la compagnie des Mélen, les deux fils restants semblent faire les cent pas à l’intérieur. Il était possible de les voir par la grande baie vitrée et dès qu’ils semblèrent les apercevoir, l’un d’eux leva les mains en l’air en ouvrant la bouche silencieusement. Il pointe dans leur direction et semble tourner la tête dans une direction, interpellant quelqu’un. Éléonore plisse les yeux, incertaine d’avoir bien compris le ton de voix féminine aigu qui lui avait répondu. Il y eut des éclats de voix, un échange vicieux entre les deux frères avant que l’un d’eux ne les accueillent à la porte. Éléonore se penche doucement sur Pandore, s’exprimant tout bas.

‘’Nous ne sommes clairement pas les bienvenues, ils cachent quelque chose, mais je ne crois pas que ce soit en lien avec notre problème actuel…’’

À peine arriver dans l’entrée, que le deuxième frère qui les avait accueillis s’exclamait :

‘’C’était temps que la Marine envoi quelqu’un ! Vous en avez mis du temps par arriver, il vous on mit dans le plus lent des bateaux ?! Des jours qu’on attend ! Des jours, je vous dis ! MARCUS, la marine est là !’’ S’exclame l’homme en appelant l’autre frère.
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Don't Fear The Reaper
Feat
Eleonore




Étonnante...

Silencieusement, tu louais l'assurance de la lieutenante. Malgré son grade qui pouvait définir une grande partie de la force militaire du gouvernement mondiale, elle exprimait un jugement et une confiance en elle qui rivalisait avec ceux de ton rang. Qu'elle vie avait-elle pu avoir pour agir de la sorte ? Avec une maturité qui semblait transcrire d'une expérience bien plus grande que la tienne sur le sujet. Et tu ne pensais pas cela à la légère... Tu connaissais Salem et tu avais admiré pendant très longtemps le Colonel d’Élite Jakku. Tu n'étais pas du genre à être impressionnée facilement après avoir connu ces deux-là.

- Je vous assure, il vaut mieux que je l'arrête-là. Il n'est pas uniquement doté de parole.

Tu souriais un peu plus détendu par la sympathie manifeste de la lieutenante. Tu ne voulais cependant pas que cela dérape sans que tu ne puisses rien y faire. Cobra était vulgaire certes, mais il était aussi étrangement efficacement lorsqu'il s'agissait de dévorer les objets de ses convoitises. Tu regretterais qu'il vienne à mordre le postérieur de la dame simplement dans un excès d'instinct primaire.

Enfin... Elle avait connu Salem comme elle le disait si bien. Ce ne serait sans doute pas la pire des expériences à ce sujet qu'elle pourrait connaître.

- Bien, nous aurons le loisir d'en apprendre davantage une fois sur place. Je vous fait confiance lieutenante.


Peut-être te laissais-tu tromper par son charisme mélangé à son élégance. Il ne fallait pas oublier que survivre à Salem n'assurait pas de survie à une lame tranchant son flanc. Tu ne la laisserais pas tomber au combat, pas sous ta surveillance. Mais parfois, les blessures étaient inévitables, et tu avais un long vécu à ce sujet. Tu ne daignais d'ailleurs même pas t'arrêter sur Cobra qui se faisait dompter par les atouts charmeurs d'Eleonore. Comme tu lui avais indiqué tantôt, Cobra était indépendant de toi. Alors si elle pouvait trouver un moyen de le faire taire pendant quelques heures, au moins le temps de l'enquête, tu ne pouvais que l'en remercier. Même si cela passait par ce genre de rapprochement un peu gênant à première vue pour toi. Non pas que cela était déplaisant.

Bref...

Quelques minutes tout au plus, c'était tout ce qu'il avait fallut pour vous rendre sur place. Les deux frères, les derniers encore en vie, étaient entrain de se disputer de manière à peine voilée.

- Tout le monde cache quelque-chose, encore plus au gouvernement...

Encore fallait-il découvrir quoi. Contrairement à Salem ou à d'autres officiers de ton rang, tu ne maîtrisais que le Haki de l'Armement. Si celui-ci était indispensable pour survivre à des champs de bataille comme celui d'Aeden, il ne t'aiderait malheureusement en rien dans cette situation. Évidemment, si tu étais capable de manifester une quelconque forme d'Haki de l'Observation, cela t'aurait permit de plus facilement démêler le vrai du faux. Malheureusement pour toi, tes troubles et tes traumatismes passés t'empêchait encore de t'ouvrir au monde et de le laisser s’engouffrer en toi. Tu allais donc devoir compter sur ton bon jugement et celui de ta partenaire qui semblait plus talentueuse dans le domaine que toi. Il était peut-être trop-tôt pour elle de penser à posséder un quelconque Haki, mais son aura chaleureuse et sa bienveillance d'apparence auraient pu briser la carapace de quiconque.

- Et vous auriez pu attendre encore longtemps vous savez, les embouteillages sur les mers sont plus fréquent qu'on le pense.


Tu dévoilais un léger sourire en coin malgré la gravité de la situation pour ces deux frères. Tu ne te laissais que rarement marcher sur les pieds, et puis, pour toi, toute cette situation n'était qu'un énième évènement macabre sur une très longue liste. Pas de quoi t'ébranler.

- Vous avez refusé que la marine examine en détail le corps de votre frère prétextant vouloir l'enterrer au plus vite. Cela n'aide pas à connaître le fin mot de l'histoire. Malheureusement pour vous, il va falloir qu'on le voit, ainsi que-là où il a été retrouvé. La lieutenante à mes côtés, va se charger de vous interroger quant à ce que vous faisiez pendant son meurtre. Souvent, la réponse est devant nous.


Bien que tu pensais toujours que cette série d'évènement était trop parfaite en apparence pour être le simple fruit du hasard, tu n'écartais pas la possibilité d'un simplement règlement de compte familiale ayant tourné en tragédie. Désormais, ils n'avaient plus besoin de partager l'influence de leur cartel laissé par leur géniteur à trois...

- Et puis quoi encore ?! Vous osez venir chez nous pour nous accuser !? C'est cet enfoiré d'Augustus qui a fait ça, moi je vous le dis !


Le second frère n'avait pas mit longtemps pour débarquer dans la scène. Affichant une mine entre l'amusement de passage et l'ennui, tu retenais un léger soupire avant de l'observer de bas-en-haut. Vu leur colère, tu ne saurais pas étonnée qu'ils aient déjà préparé leur force pour partir en véritable guerre de gang avec l'homme qu'il accusait de tout leurs maux.

- Comme vous le dites, on a prit du temps pour venir, alors essayons de faire les choses bien et de ne pas bâcler cette enquête ? Ne vous méprenez, nous n'avons fondamentalement pas besoin de votre coopération pour trouver le coupable. Il vaut mieux simplement que vous soyez coopératifs, pour votre bien.


L'un, moins colérique que le second, vint à déglutir face à ta menace à peine voilée. Comme l'avais si bien comprise Eleonore, il y avait toujours la dernière option pour mettre un terme à ce chaos en devenir. Arrêter ou exécuter toutes les têtes à même de mettre à feu et à sang cette île, qu'importe qui était le véritable coupable. Le Gouvernement ne voulait qu'avoir une emprise sur cet endroit, qu'importe comment cela se retranscrivait véritablement.

- ... Mon frère Marcus va vous accompagner sur la scène. Je resterai avec votre lieutenante pour répondre à ses questions...

Et bien voilà ! Quand tout le monde y mettait un peu du sien, cela avait le mérite d'avancer bien plus rapidement. Tournant ton regard vers Eleonore, tu lui partageais quelques mots avec la même voix basse qu'elle tantôt.

- Essayez de tirer des incohérences avec son précédent témoignage dans nos rapports. Si vous ne trouvez rien, rejoins moi et on avisera ensuite.


D'abord, enquêter, après vous sauriez tirer un début de conclusion.




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“You become a changed person when you face the reaper and deny him your soul.”


Elle hoche simplement la tête, offrant un léger sourire face à l’avertissement qui la mettait en garde contre la tête pensante numéro deux. Elle jette un regard à celui-ci, lui offrant un clin d’œil accompagné d’un petit tirement de langue taquine avant de se reconcentrer sur la tâche principale. Étrangement, la grande blanche se sent à l’aise avec Pandore, peut-être même un peu trop, elle n’en connaît pas encore la raison, mais il se dégage quelque chose chez la jeune femme qui lui est familier et ceci titille énormément sa curiosité. Elle avait la vague impression de se retrouver face à un miroir et en même temps… Elle chasse cette idée de son esprit, l’heure n’était pas dans le déchiffrage de sa compagne, mais dans celui de leur potentiel ennemi, peut-être même au pluriel.

‘’En même temps, qui n’a pas de secret ?’’ Réplique simplement la blanche avant que la porte ne s’ouvre en grand.

Éléonore affiche un sourire en coin, quelque chose de polie qui se veut amical avec l’homme qui vient d’ouvrir la porte. Sans même, rentre le minimum de politesse, il s’exclame en grand, offrant des gestes expressifs qui se veulent démesurer pour la situation. Elle ferme les yeux un instant, laissant Pandore gérer la rencontre. Éléonore le sentait venir, elle allait finir la journée avec un mal de tête et une envie folle de… Elle ouvre ses paupières, posant ces pupilles ambrés sur l’homme qui ne ce n’est toujours pas présenté. Elle se concentre davantage sur ses autres sens, prenant connaissance du cœur qui bat beaucoup trop de l’homme, de la goutte qui lui coule le long du front ou encore de cette légère odeur de sueur qui se détache de sa personne… Il est visible à ses yeux qu’il est nerveux et non pas face à la mort de son frère, mais plutôt face à leur présence à elles.

Elle tend l’oreille un peu, retrouvant la présence de trois personnes dans la maison, toutes trois proches d’elles. À l’odeur, elle détecte deux hommes, l’odeur musquée et de sueur bien présente, mais aussi derrière tout ceci une odeur plus délicate, fleurie. Ainsi, elle n’avait pas eu tort d’avoir eu l’impression d’avoir entendu une voix féminine, il y avait une autre femme ici. Après un échange habile de langue de la part de la Commodore, ils acquissent finalement et offrent même de l’aide. Toujours silencieuse jusqu’à maintenant, elle tend l’oreille à Pandore avant d’offrir un léger hochement de tête et de la laisser partir avec le dénommé Marcus. Elle se tourne ensuite vers l’autre frère qui ne ce n’était toujours pas présenter, mais elle fait fi de tout ceci et s’exprime calmement.

‘’Désolée du dérangement occasionné, vous voulez discuter ici ou au salon ?’’
‘’Pardon, que je suis bête, suivez-moi s’il vous plaît.’’
‘’Ne vous en fait pas, j’ai l’habitude des pas-de-porte, je suis rarement la bienvenue en tant que Marine.’’
‘’Ne dites pas ceci, vous êtes la bienvenue ici, nous sommes simplement stressés par tout ce qui se passe.’’ Annonce l’homme qui semble amadouer par son aura.
‘’Vous m’en voyez heureuse alors.’’

À vrai dire, elle n’aurait jamais cru retomber aussi vite dans de si vieilles habitudes de politesse et de jeu de mots amadoueurs. Elle qui avait abandonné tout ceci il y a plus de quatre et pourtant la revoilà qui retombait aussi facilement dans l’acte qu’une addicte. En même temps, les femmes n’étaient telles pas reconnues pour être des créatures vicieuses qui trouvaient toujours ce qu’elles désiraient quand elles le désiraient ? Ils s’installent au petit salon et l’homme interpelle plus calmement quelqu’un, demandant qu’on leur apporte de l’eau.

‘’Alors, dites-moi ce qui s’est passé. Je sais que c’est pénible et un événement déplaisant, mais c’est le protocole, nous devons repasser en revue bien des choses face à la lacune de certains.’’
‘’Et bien, comme on a déjà dit aux forces de l’ordre ici, nous l’avons trouvé dans le réfrigérateur de la compagnie, égorgé…’’
‘’D’accord, mais j’aimerais plus de détail, comme l’heure de la trouvaille ? Est-ce qu’il y avait une odeur particulière ou un truc qui vous a frappé quand vous êtes arrivé sur place ? Vous n’aviez pas remarqué l’absence de votre frère avant ? Où est-ce qu’il était parti plutôt ce matin-là ? Où était-il en retard le soir ? D’où l’inquiétude de le chercher peut-être ? Qui a trouvé le corps ?’’ Demande Éléonore toujours avec un doux sourire et d’un ton calme.

Elle le bombarde de question, elle cherche à le déstabiliser, à lui faire commettre des erreurs, à tester l’honnêteté de l’homme, à voir s’il va craquer sous la pression. Pendant ce temps, elle écoute son cœur, observe minutieusement ses faits et gestes, respire la moindre goutte de transpiration qu’il pourrait s’échapper de sa personne, elle étudie et observe, elle analyse et assimile le moindre détail et pourtant tous ses efforts volent en éclats quand la tierce personne pénètre la pièce. Elle tourne immédiatement en même temps que l’homme vers la demoiselle qui se glisse silencieuse dans la salle. Un plateau en argent entre les mains, elle apporte une cruche d’eau et deux verres. La blanche penche la tête sur le côté, surprise par l’odeur de la demoiselle.

Maintenant, qu’elle est plus près, elle détecte sous les effluves fleuris, une odeur de cannelle et de citron… Deux odeurs caractéristiques qu’elle cherche désespérément à cacher par le parfum qu’elle porte, mais les deux autres odeurs s’accrochent à sa peau comme si elles en faisaient partie. La veuve soldate laisse un large sourire s’étirer sur ses lèvres, offrant exactement la réaction qu’espérait recevoir la femme à l’apparence fluette, délicate qui offre des mimiques nerveuses. Cependant, la lieutenante connaît mieux que de simplement ce fier à ses yeux, il y a longtemps qu’elle a appris à se fier à ses autres sens et ceux-ci ont démenti cette fausse apparence de douceur.

‘’Oh, merci Acilia. Je te présente la Lieutenante que la marine à envoyer, l’une d’entre elle, l’autre est avec Marcus.’’
‘’Ooooh, enchantée, j’espère que vous trouverez le coupable. Beaucoup de preuves semblaient pointer dans la direction d’Augustus Bojoie.’’ Annonce la jolie blondinette.
‘’A oui ? Ce n’est pas ce que j’ai vu dans le rapport.’’ Marmonne la blanche en lançant son appât.
‘’Augustus est une écharde dans notre pied depuis des années,’’ marmonne l’homme, ‘’je ne pourrais pas voir qui d’autre a fait ceci.’’ Crache amèrement le deuxième frère.
‘’Ooh, Artur, ne te fais pas de faux sang avec lui, tout le monde est derrière vous.’’ Souffle habillement cette Alicia, alimentant un peu plus cette haine.
‘’Parfois, la colère peut rendre aveugle, comme une confiance absolue.’’ Réplique Éléonore qui avait les yeux fixés sur Alicia.

Elle venait de trouver un rat et elle venait de lui faire savoir. Si Artur ne semble pas comprendre, la blonde, elle comprend. Elle se raidit un peu, avant d’offrir un semblant de sourire désolée et de s’excuser avant de s’éloigner.

‘’Ça fait longtemps que cette Alicia travail pour vous ?’’ Demande Éléonore en fixant la demoiselle quitter.
‘’Quelques mois ? Elle a rejoint l’île à la recherche d’un frère et finalement, elle est tombée amoureuse de notre frère… Celui qui est décédé… Ils filaient le parfait amour avant…’’
‘’Et elle travaille pour vous, ou plutôt la compagnie ? Avant l’affaire amoureuse ?’’
‘’Oui, elle a été d’une très grande aide pour la compagnie, elle a découvert quelques lacunes et à aider à remonter la pente…’’

Elle tourne son attention vers Artur, venait-il d’annoncer qu’elle était la principale source de leur fleuraison soudaine de leur compagnie ?

‘’Intéressant. Cela dit, il faudrait répondre à mes questions avant que je quitte.’’
‘’Oui, pardon, nous avons été distraits.’’
‘’Ne vous en fait pas, c’était une distraction très intéressante…’’ Le rassure la soldate qui n’oublierait pas de sitôt une odeur aussi délicieuse.

Il vient ensuite plusieurs longues minutes d’échanges où il répondit à toutes ses questions, renvoyant les mêmes informations offertes à la police local. Dans un dernier remerciement et une indication de la route à prendre, elle prit congé, allant retrouver la Commodore pour lui annoncer sa trouvaille.
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Dernière édition par Éléonore Grey le Sam 9 Déc 2023 - 16:04, édité 2 fois
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Eleonore





Perplexe...

Tu avais laissé derrière toi la lieutenante interroger l'autre frère et désormais tu te retrouvais en têtes à tête avec Marcus. Bien évidemment, tu ne savais que tu n'obtiendrais rien de concret de lui par la suite. Il avait sans doute déjà tout raconté dans vos rapports, et ce qu'il s'était retenu de dire n'allait pas être déversé comme ça à la première inconnue qu'il croisait, quand bien même l'avais-tu menacé à demi-mots.

- C'est dans ce coffre réfrigéré fermé de l'intérieur qu'on l'a retrouvé égorgé. On a dû forcer la serrure à cause de l'odeur qu'il s'en dégageait et on est tombé sur notre frère...  


Perplexe, tu venais à pénétrer un peu dans celui-ci en t'y penchant. L'espace était réduit, à peine de quoi encaisser un corps de taille standard. Celui qui avait fait ça avait bien choisi sa cachette, néanmoins, tu te demandais encore comment le pauvre homme avait pu être enfermé de l'intérieur.

Quant au reste, tu avais du mal à comprendre l’enchaînement du meurtre. Sur les parois, entre les tâches de sang encore bien présentes, tu pouvais y déceler des marques d’éraflures, mais aussi des dommages par-ci par-là. Même égorgé, l'homme avais continué à se débattre pour sa vie pendant quelques temps avant de rejoindre l'au-delà.

- Dites moi, j'ai cru comprendre que vous n'étiez pas vraiment frères. Pourquoi vous-vous appelez ainsi ?

- A la mort de nos pères, on a dû reprendre les affaires ensemble et s'entraider. Nous étions déjà proches auparavant, bien qu'il y avait forcément des tensions. Mais depuis, on s'est juré de s'entraider et le lien qui nous unit dépasse de loin la simple amitié. Depuis, on se considère comme frères et il n'y a pas vraiment de différence entre nous et puis, dans ce métier, on est surtout une grande famille vous voyez. Nous ne l'aurions jamais tué nous-même, je peux vous le jurer.


Tu plissais les yeux alors que tu inspectais encore les lieux à la recherche d'un quelconque indice. Au moins, tu avais la sensation que c'était sans doute la première chose véritablement honnête que tu entendais depuis que tu les avais rencontré. De plus, tout ceci semblait avoir été fait avec une détermination et un professionnalisme qui dépassait de loin ceux des deux "frères". Et puis, finalement, pourquoi faire cela comme ça. C'était eux-même qui avaient déclaré avoir retrouvé le corps. Si cela venait véritablement d'eux, la marine n'aurait jamais eu vent de cette histoire familiale.

- Vous pensez vraiment que cet homme, Augustus, aurait pu embaucher quelqu'un pour tuer votre frère et le cacher à votre portée ? A t'il vraiment intérêt à vous déclarer une guerre ouverte de la sorte.


- Il nous emmerde depuis des années ! C'est pas nouveau ! Il ferait tout pour nous anéantir !

- Et pourtant c'est lui qui reçoit des menaces de votre part désormais. Si son plan était de vous mettre notre gouvernement sur le dos, ce n'était pas malin que d'aller s'en prendre à lui de la sorte.


- Et comment vous auriez réagit si on s'en était prit à vous comme cela ?! Il a de la chance qu'on ne le saigne pas nous même ce porc !


Bonne question... Mais tu n'avais pas à y répondre ni même à te pencher là-dessus pour le moment. Dans tout les cas, tu comprenais pourquoi on réservait ce genre d'affaire d'enquête, de traque et de manipulation au Cipher Pol ou à des marines rodés en la matière. L'élite avait beau se prétendre être la force d'intervention de ces mers, ils étaient bien trop primitifs pour réfléchir aussi loin. Quant à la régulière, elle était déjà surchargée au quotidien. C'était déjà une aubaine qu'ils aient réussi à trouver une Commodore sans affectation.

- Bien. Je vous remercie. Ne quittez pas la ville et ne faites rien tant qu'on a pas tiré de conclusion.

Tu aurais voulu le rassurer en disant que tu ne le soupçonnais plus mais ce n'était pas forcément vrai. Certes, il n'avait sans doute pas prémédité ce crime, mais cela n'empêchait pas qu'à la vue des tensions avec Augustus, la situation pouvait encore dégénérer à nouveau. Cela ferait tâche sur ton rapport, et tu n'avais pas envie de subir des remontrances de ta hiérarchie pour une chose que tu aurais pu éviter.

Finalement, tu venais à le laisser là, non sans laisser traîner ton regard sur la pièce une dernière fois avant de rejoindre la lieutenante. Tu pouvais voir à son expression qu'elle aussi semblait avoir découvert quelques trucs qu'elle mourrait sans doute de te dévoiler. Mais pas devant eux. Vos hypothèses, brouillonnes, pourraient donner du grain à moudre pour que ces "frères" se mettent à orchestrer leur vendetta pour de bon.

- Nous reviendrons vers vous plus tard. Je compte sur votre retenue.


Puis, sans laisser vraiment le choix à Eleonore, tu quittais les lieux en ayant encore plus de questions qu'au départ. Un classique pour tout bon détective en herbe.

- Je peux vous offrir quelque chose à manger ? Nous aurons plus de facilité à discuter de nos découvertes autour d'un bon repas.

Car après tout, tu ne la connaissais finalement pas des masses. Pour le moment, elle était ta partenaire d'infortune et la bonne réussite de votre mission passait par la création d'une bonne relation de travail. Bien des moments, tu serais morte, si ce n'était pas grâce au lien étroit que tu avais pu entretenir avec Salem les mois suivant ta reprise.





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C’est sans se presser qu’Éléonore avait retrouvé le lieu du crime. Si à la base, elle avait laissé ses pieds la guider avec les indications offertes par Artur, c’était son nez qui avait fini par capter l’odeur de pourriture et de fleurie. Elle avait plissé les yeux, un poil surpris de sentir une telle odeur avant de réaliser qu’elle ne venait nulle autre que de Pandore. Sans quitter la demoiselle des yeux, qui donnait un dernier avertissement à Marcus qui semblait être le plus amer des deux faces à la situation, elle avait emboîté le pas de la Commodore. Tout en hochant la tête positivement à la jeune femme, elle s’était permis une petite respiration près d’elle, confirmant l’odeur légère qui s’était accrochée à elle. En plus de celle de cadavre et de cannelle citronnée, elle détecte celle plus reptilienne et humaine de la demoiselle, un mélange en soit intrigant. Elle semble même y détecter une vague odeur de… Cigarette ? Elle en profite pour donner une caresse amicale à la deuxième tête qui la reluquait toujours avec une absence de subtilité avant de retrouver sa place initiale, continuant de marcher comme si la chose était de plus normal.

‘’Hmm… Désolée, j’ai reconnu une odeur familière sur vous et je devais confirmer un truc.’’ Explique très vaguement la soldate. ‘’Oui, je dois avouer que mon déjeuner est plutôt loin et on pourra discuter tranquillement.’’

Après s’être mises d’accord sur le lieu de restauration, elles se retrouvèrent sur la terrasse tranquille d’un petit restaurant familiale. Après avoir demandé un petit coin isolé pour plus d’intimité, mais surtout pour parler en toute tranquillité, elles avaient fait leur choix. Éléonore y avait été simple, optant pour le choix du chef en demandant la spécialité à celui-ci. Ce n’était quand même pas tous les jours que quelqu’un l’invitait au restaurant. Elle qui c’était attendu à prendre un truc sur le chemin et a retourné dans le bureau de la Commodore, telle avait été sa surprise quand cette dernière avait insisté pour la sortir au restaurant. La blanche, c’était bien retenu de tout commentaire, mais son sourire taquin avait sûrement trahi sa pensée.

Une fois à nouveau seuls et installés avec leurs boissons qui étaient arrivées quelques minutes plus tard par le serveur. Éléonore avait ouvert la discussion sans trop perdre de temps ;

‘’Je ne sais pas ce que nous avez trouvées sur place, mais je ne crois pas que les deux frères soient dans le coup, sinon, c’est involontaire. Cependant, j’ai fait la connaissance d’une jolie blondinette, Alicia qui se trouve être la copine du défunt et celle qui aurait grandement aidé à la floraison de la compagnie... Elle serait arrivée sur l’île que depuis quelques mois à peine et à entendre Artur parler d’elle, je crois qu’elle a rapidement conquis le cœur des hommes. De plus, j’ai détecté une odeur particulière sur elle, celle du poison. Elle s’accrochait à sa peau comme si elle l’avait souvent manipulé ou qu’elle faisait partie d’elle. J’ai retrouvé la même odeur sur vous, en plus faible, alors je suppose qu’elle a été récemment sur le lieu du crime.’’ Explique calmement Éléonore en observant Pandore et ses têtes de ses grandes pupilles curieuses.

Étrangement, elle était incapable de détourner son attention d’elle, c’était sûrement le fait que malgré la fraternité sympathique qu’offrait la jeune femme, une partie d’elle-même était incapable d’oublier que la femme avait une aura et une expérience du combat dangereux. Il y avait quelque chose de dangereusement vicieux chez la demoiselle qui attirait et faisait reculer la soldate, elle ignorait sur quel pied exactement marché avec celle-ci et en même temps, l’idée de se faire dévorer aussi rapidement et de devoir toujours être sur ses gardes réveillait quelque chose chez la blanche. Elle ne savait pas encore quoi, mais elle était sûre qu’elle mettrait bientôt le doigt dessus.

‘’Je penche donc pour un troisième parti et je crois que cette demoiselle sera notre billet d’entrée… Les éléments basiques pointe beaucoup trop dans les mêmes directions. Je ne sais pas pour vous, mais ça me semble forcée… J’ai semé les graines de la discorde avec elle, nous verrons bien si elle mord et nous aurons notre réponse. J’espère que ça ne vous dérange pas.’’ Souffle la veuve avec taquinerie. ‘’Maintenant, que nous avons un peu de temps libre, discutons de l’une et de l’autre. Je suis dans la marine depuis environ 1 624, j’ai vogué ici et là sans affectation fixe. J’ai appris avec mon supérieur du moment le rôle de profiler, continuant d’affûter mes connaissances de pisteuse. J’ai fait quelques boulots ici et là pour m’occuper, m’aidant à me forcer et à me remettre… D’une grosse séparation forcée. Avant ça, j’étais un civil Lambda qui vivait paisiblement sur l’Archipel verte, j’avais une famille… J’étais chasseuse et bouchère. Et vous ?’’ Lance-t-elle simplement comme si tout ceci avait été le plus normal à faire.

Éléonore avait de la difficulté à s’ouvrir aux autres, mais pour Pandore, elle était prête à fournir un effort et à répondre… Allez savoir pourquoi.
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Dernière édition par Éléonore Grey le Lun 11 Déc 2023 - 15:24, édité 2 fois
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Une odeur familière ?

Tu avais arqué un sourcil face à cette observation qui te paraissait soudaine. La lieutenante n'était clairement pas comme les autres de son rang. Elle transpirait déjà d'une identité et d'une originalité qui la démarquait du lot. Sans doute qu'elle ne mettrait pas longtemps avant de grimper les échelons à toute vitesse. Après tout, le Gouvernement Mondial avait tendance à apprécier les soldats les plus extravagants à même d'officier sous leurs ordres. Toi-même, tu étais loin des standards qu'on attendait d'une jeune femme de ton âge.

Et pourtant, tu restait bien loin des prodiges monstrueux qui trônaient au dessus de toi dans la hiérarchie. Des gens que tu avais pu à peine apprendre à connaître grâce à ton temps passé aux côtés de Salem. Cependant, même lui était à niveau tellement abyssale du tiens que tu n'avais eu l'impression que d'effleurer la surface du monde qui vous séparait.

- Une odeur de poison ? Vos sens m'impressionnent Eleonore. Je n'y ai même pas fait attention.

Son sens du détail était étonnant et c'était pour ce genre de remarque que tu étais satisfaite de l'avoir à tes côtés. Tu avais une mauvaise tendance à régler les choses de la manière la plus brusque possible. Elle était la touche de subtilité dont ton existence avait cruellement besoin.

- Si c'est vraiment le cas, alors vous avez bien fait que d'essayer de provoquer une réaction chez elle. Ce n'est sans doute qu'une question de temps avant qu'on ne voit les pièces s'assembler une à une si elle est vraiment liée à tout cela. Sinon, nous n'aurons qu'à aller voir Augustus.


Le principe de la pêche était d'attendre que la proie se piège elle-même sur l'hameçon, puis de la tirer en une fois pour s'assurer qu'elle ne puisse pas s'échapper de vos griffes. Certes, elle pouvait chercher à fuir l'île, mais il y avait quand même des patrouilles à quai, et cela reviendrait à admettre sa culpabilité. Dès lors, toutes les tensions que le tueur avaient cherché à créer entre les deux camps n'auraient plus lieu d'être.

- Une civile lambda, chasseuse et bouchère, qui a décidé de s'engager il y a cinq ans et qui s'est formée au rôle de profiler... Excusez-moi par avance, mais vous avez l'un des historiques les plus déroutants que j'ai pu entendre dans ma vie. D'autant que vous semblez être assez proche de la famille Fenyang.


Et pourtant, tu en avais vu des choses absurdes ! Souriante, tu essayais d'afficher un visage amical pour ne pas la plonger dans l'embarras, mais elle semblait être une femme suffisamment forte pour prendre ce genre de remarque comme un compliment. Cependant, il n'en restait pas moins qu'elle était spéciale cette Eleonore, déjà car elle avait en apparence pas du tout la tête de l'emploie, mais en plus car elle avait débuté très tard son devoir au sein de la marine.

- Moi il n'y a rien d'aussi étonnant que vous. Je me suis engagée à l'aube de mes quinze ans où j'ai été formée pour rejoindre la marine d'élite. J'y ai fait mes armes pendant quelques temps avant d'affronter le champ de bataille de trop. Un vrai massacre qui s'est vu m'handicaper lourdement, me contraignant à prendre des distances avec mon devoir pendant de longues années. J'étais persuadée que je ne reviendrais jamais au devant de la scène pour vous dire la vérité.


Fronçant un peu les sourcils, tu n'aimais pas vraiment te rappeler ce passage dans ta vie. Certes, il avait été nécessaire pour ton épanouissement, mais cela restait à tes yeux une véritable période sombre. Pourtant, tu n'avais jamais été tranquille au quotidien que pendant ces six longues années. A l'exception de quelques accidents, contenant une agente du Cipher Pol et un chat capable de parler.

- Puis il y a quelques mois, je suis tombée par hasard sur le Vice-Amiral Fenyang qui sortait de l'un de ses combats les plus importants de sa carrière. Je l'ai reconnu, je l'ai abordé, et il m'a prise par les sentiments pour m'embarquer sur son navire. Et me voilà. J'ai accepté l'opportunité qu'il m'offrait de rayer cet accident de ma vie et de continuer à avancer. Bon, il ne m'avait pas dit que ce serait me jeter dans un nouvel enfer chaque semaine.


Mais à la vue de la réaction de Salem à chaque fois, lui même avait été horrifié par ta malchance perpétuelle. Il n'avait eu de cesse de te répéter qu'une personne de ton rang et de ton âge n'avait pas à subir une torture pareille et pourtant, dès qu'il avait tenté de t'en protéger, le destin trouvait un nouveau moyen pour t'y contraindre.

- Je suis encore vivante, c'est que je ne dois pas être mauvaise dans le domaine.

Tu relativisais alors que tu vins à prendre commande. Tu avais faim et pas qu'un peu, et réfléchir le ventre vide n'était pas une bonne option.

- Ancienne bouchère donc ? Cela explique sans doute le choix de votre arme des plus imposantes. Je suis curieuse de vous voir l'utiliser.


Tu avais évidemment tenté d'éviter le sujet de sa famille. Le simple fait qu'elle en parlait au passé indiquait tout ce dont tu avais besoin pour comprendre ce qu'il s'était passé. Après tout... Une civile ne devenait pas du jour au lendemain marine, encore moins avec une famille à charge.





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‘’Hmm, peu de temps après mon accident, j’étais tellement amochée du visage que j’ai été ‘aveugle’ plusieurs mois. Je suis devenue légèrement paranoïde alors j’ai appris à utiliser mes autres, alors je les ai affûtés… C’est un avantage comme un désavantage.’’ Explique simplement la blanche qui attrape le nankin, l’ouvre et la glisse sur ses cuisses. ‘’Ne vous en fait pas, l’odorat n’est pas un sens que les gens utilisent beaucoup…’’ Exprime Éléonore sans jugement.

Toujours les yeux sur sa compagne, elle attrape son verre d’eau, observe les glaçons bouger délicatement avant de le porter à ses lèvres pour en boire une longue gorgée. Elle apprécie la froideur du liquide cristallin qui se glisse le long de sa gorge jusqu’à son gosier.

‘’Je crois qu’il serait judicieux de nous rendre quand même chez Augustus, pour simple apparat, sinon les gens de l’île croiront que nous sommes en sa faveur. Je ne crois pas que la demoiselle réagira dans l’immédiat, surtout en pleins jours.’’

Si elles devaient jouer le jeu des officiers de la marine d’enquête aussi bien le faire jusqu’au bout et qui sait, peut-être qu’elles découvriraient des faits intéressants pour plus tard. De plus, aussi bien ramasser le maximum d’information sur la situation et sur les résidents que ce soit pour eux-mêmes ou le Gouvernement plus tard. Il y avait tout de même un autre point d’ombre qui la dérangeait… Pourquoi envoyer la marine quand c’était une mission clairement pour le Cipher Pol ? Clairement, il leur manquait des informations et ce point dérangeait grandement la veuve qui n’aimait pas être gardée au secret. Tout en observant la jolie demoiselle devant elle, elle en vient à se demander si cette dernière en connaissait la cause ? Sous la rétorque de Pandore, elle laisse un sourire en coin s’étirer, avant de s’expliquer un peu.

‘’C’est plus banal que ça en a l’air… J’ai rencontré mon défunt mari qui était lui-même officier de la marine, durant la construction d’un projet de colonisation de l’Archipel Verte… Alors, tout le monde devait se rentrer utile pour aider au fonctionnement. Mon paternel était chasseur et boucher, j’ai donc repris le travail avec lui, je suis enfant unique alors.’’ Elle se tait un instant, prenant une grande respiration avant de reprendre d’un ton plus doux ; ‘’En 1 620, Salem est celui qui m’a annoncé la perte de mon mari… Durant l’attaque révolutionnaire, le même qui a pris sa femme… Par la suite, il est celui qui a aidé ici et là, je suppose qu’il se sentait quelque peu responsable. Puis en 1 623, notre village a été ravagé par l’équipage les Saigneurs des mers, je suis la seule survivante. Une nouvelle fois, c’est lui qui m'a récupérée et offert un lieu de rétablissement, Marie est celle qui a principalement prit soin de moi. Ma relation avec Salem est complexe… La famille Fenyang a des membres très gentils et amicaux, il y a qu’Al qui agit comme une dick ambulante.’’ Termine-t-elle avec un rire. ‘’J’ai rejoint la marine un an plus tard parce que je devais faire quelque chose de ma peau… Et je n’allais certainement pas reprendre le rôle de femme au foyer.’’

Elle n’allait certainement pas avouer que sa mère et sa sœur étaient derrière elle et l’encourageaient à vouloir faire vivre un enfer à l’homme, peut-être une autrefois… Devait-elle lui avouer aussi qu’il la fuyait depuis maintenant quatre ans ? Non, elle n’allait pas ternir la réputation d’Alheïri, il le faisait très bien seul… Ceci lui fit penser qu’elle devait appeler Marie pour prendre de ces nouvelles et arranger une visite. La suite de la conversation prend un tour qui surprend la partie maternelle de la veuve. Tandis qu’elle écoute en fronçant les sourcils face aux paroles de Pandore, elle prend tout de même la peine de la laisser finir. Elle ne pouvait pas en croire ses oreilles, une âme si jeune au service de la marine, qu’est-ce qui avait bien but pousser une gamine de cet âge dans les bras du gouvernement. En même temps, elle avait entendu des horreurs inimaginables…

‘’Quinze ans ? J’en avais vingt-huit ans, tu n’étais qu’une enfant…’’ Souffle Éléonore un poil choqué. ‘’C’est cet accident qui t'a donné ces jolies mèches blondes ? Ou ton temps de service avec Salem ? J’espère qu’il t'a bien traité, que veux-tu dire par les sentiments ? Ne me dis pas qu’il a osé… Il doit avoir le double de ton âge ! Si je peux me permettre, tu peux clairement trouver mieux…’’ Elle se pince l’arête du nez, légèrement exaspérée par le comportement de son ancien amant d’une nuit. ‘’Il faudrait vraiment lui apprendre à mieux s’occuper de ses subordonnées.’’ Marmonne la blanche en secouant la tête.

Tout en reprenant une gorgée d’eau, elle se calme un peu, chassant l’exaspération que le quarantenaire semblait réveiller chez elle. Très peu de personne réussissait à réveiller ainsi ses émotions, mais lui, il semblait mettre un point d’honneur à le faire, même quand il n’était pas là. Très peu de personnes réussissait à réveiller ainsi ses émotions, mais lui, il semblait mettre un point d’honneur à le faire, même quand il n’était pas là. Lui offrait-elle des munitions pour leur future rencontre ? Où s’était simplement par envie de discorde, si Éléonore avait compris un truc, c’était que peu de femme semblait tenir tête à l’homme.

‘’Je comprends un peu le sentiment, je dois avouer que j’aime également flirter avec la vie et la mort… J’ai tendance à tout faire quand j’ai une cible en tête, ce n’est pas toujours positif, mais bon.’’ Elle se tourne vers l’arme qui repose à portée de main et son expression s’adoucit considérablement.

‘’C’était l’arme qu’utilisait mon père, qui l’avait lui-même hérité de son paternel. Ils étaient tous les deux des créatures très impressionnantes du calibre de Salem et son père, l’arme avait l’air normale entre leurs mains. C’est moi qui suis ‘petite’ et qui donne l’impression d’immensité. Je ne suis pas si impressionnante, j’ai tendance à vouloir finir les combats rapidement, rien de spectaculaire, ce n’est pas comme vous avec vos têtes de serpents. Je suppose que c’est un fruit ? Vous devez faire énormément de dégât sur le terrain, j’ai bien hâte de vous voir en action, si l’opportunité se présente. Vous pouvez en faire pousser plus ?’’ Termine-t-elle avant un sourire amical.

Au même moment, le même serveur revient avec leurs plats. Il dépose devant Éléonore un poisson des mers frais, des légumes à l’apparence exotique, le tout sur un lit de riz sauvages. Une délicieuse odeur d’épice se dégage de la chair rosée. Elle attrape sa fourchette et son couteau et annonce avec les yeux brillant d’anticipation ; ‘’Bon appétit.’’
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Don't Fear The Reaper
Feat
Eleonore




Étonnée...

Tu buvais les paroles de la lieutenante avec un intérêt certains. Qu'importe son grade, tu cherchais véritablement à la connaître un peu plus en profondeur et si possible développer une relation cordiale avec elle. Hormis Salem et quelques membres de son équipage, tu n'avais pas vraiment eu l'opportunité de te fondre dans la masse et de te construire un réseau de gens travaillant pourtant dans le même but que toi. Il faisait bon d'échanger avec une personne que soi-même de temps en temps.

- Et bah... Elle mâche pas ses mots !

Si même Cobra l'admettait, c'était qu'effectivement, elle ne manquait pas de frapper là où ça faisait mal. Tu commençais petit à petit à comprendre la relation qu'elle entretenait avec Salem et sa famille, et aussi du virage énorme qu'elle avait prit dans sa vie. La faute à une tragédie que tu préférais éviter de remettre sur la table plus que ça. Bien qu'elle semblait être passée à autre chose, tu ne pouvais pas vraiment savoir à quel point sa blessure était encore vive ou non... D'autant que même si d'habitude, tu étais du genre à manquer d'empathie, tu restais silencieuse et compatissante face à ses non-dits facile à comprendre.

- Ces mèches... Je m'en serais bien passée pour dire vrai. J'ai l'air ridicule avec mais je n'ai pas vraiment le choix. Le médecin m'a dit que ce n'était qu'une conséquence de mes nombreux déboires sur le champ de bataille. Et bien que je n'aime pas vraiment les voir se pavaner sur mon crâne, je suis bien contente de ne pas avoir à trimballer pire que ça.

Tu marquais une pause à nouveau en laissant le serveur déposait vos plats, puis, tu rendais naturellement la politesse à la lieutenante avant de toi aussi commencer à déguster avec envie la nourriture qui te faisait face. La surprise du chef que le restaurant disait, apparemment un plat à base de poisson et de légumes qu'on ne trouvait que sur l'île et dans ses rivières.

- Ma première mission avec lui fut une embuscade par un équipage pirate. Nous devions protéger des dragons-célestes, et j'ai faillit y laisser ma peau. A peine une semaine plus tard, ces mêmes dragons-célestes m'ont forcé à me battre dans un tournoi sanglant avec les pires tueurs sanguinaires et détraqués que l'on peut retrouver sur Grand-Line.


- Malheureusement pour eux, c'était Pandore la pire tueuse de toute bwahahaha.

- Le Vice-Amiral m'a épaulé dans ce calvaire, mais oui. J'ai gagné le tournoi. Il ne permettait de toute manière pas aux perdants d'en ressortir vivants. C'est suite à cela que j'ai fais l'acquisition de mon Fruit du Démon. C'est très récent finalement. J'apprivoise encore celui-ci, mais elles sont-là pour m'y aider. Je ne sais pas vraiment s'il y en a d'autres, mais elles se manifesteront d'elles-même je suppose.


Tu parlais évidemment de Cobra et Vipère. Même si tu ne les contrôlais, elles partageaient un but commun avec toi et elles trouvaient souvent des réponses à des problèmes impossibles pour toi. Elles étaient plus qu'un atout au combat, c'était véritablement une aubaine au quotidien, avec son lot d'avantages et de désagréments.

- Et à peine quelques jours plus-tard, j'ai dû aller sur le front au Buster Call d'Aeden. Vous comprenez maintenant mes cheveux blancs.


Tu souriais avec une nonchalance similaire à celle de la lieutenante. Vous échangiez vos épreuves de la vie comme si c'était purement banale. En réalité, vous étiez des monstres que les mers n'avaient pas encore réussi à engloutir. Vous aviez survécu là où des millions seraient morts en essayant.

- Mais vous m’impressionnez, tant par votre histoire et vos compétences que votre détermination à vous relever de ces épreuves. J'ai hâte de vous voir au combat. Sans offense, je suis même étonnée que vous ne soyez que Lieutenante. Si cette mission est une réussite, je vous assure de changer cela.


Bien que tu savais pertinemment qu'elle n'avait pas besoin de coup de pouce et qu'elle saurait être récompensée très rapidement. Dégustant toujours ton plat, tu venais à plisser les yeux, sentant comme un léger frisson te parcourir l'échine. Tu n'avais certes pas un Haki de l'Observation comme le Vice-Amiral Fenyang, mais tu avais des sens et instinct aiguisés. Mais surtout Vipère, qui comme à son habitude, était toujours vigilante, prompt à surveiller tes arrières même lorsque tu n'y prêtais aucune attention.

Elle avait remarqué quelque chose, et tu pouvais le sentir. D'une manière ou d'une autre, vous étiez observées. Quant à savoir par qui, c'était là une autre question. Dans tout les cas, il ne faisait aucun doute que votre enquête avait mit un coup de pied dans la fourmilière et cela n'était pas au goût de tout le monde.

- Nous devrions prendre le reste de notre journée et voir comme la situation se profile les prochains jours. J'enverrais des patrouilles garder à l’œil Augustus et les deux frères au cas où, mais j'ai cette impression que quelque chose finira par mordre à l'hameçon de lui-même. Karakuri est une petite île où tout se sait rapidement, je ne saurais pas étonnée que la moitié de ses habitants aient déjà eu vent de notre interrogatoire.


Vous n'étiez pas sur un champ de bataille. Ici, il n'y avait aucune stratégie militaire applicable. Sans doute un travail que le Cipher Pol aurait pu faire bien mieux que vous. A défaut de cela, c'était votre rôle que de tenter d'imiter leurs méthodes.





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“You become a changed person when you face the reaper and deny him your soul.”


‘’Oh, Salem connaît très bien ma pensée face à son comportement, sinon sa mère lui a sûrement dit plus d’une fois.’’ Réplique la blanche en minimisant son attaque gratuite face au vice-amiral.

Elle avait beaucoup d’amour face au grand noir, mais leur relation avait une certaine toxicité qui n’était pas négligeable. Malheureusement, s’il n’en avait pas été du lien entre son défunt mari et d’Al, il était probable qu’ils ne se seraient jamais rencontrés et accrocher comme ils l’avaient fait. Ce n’était qu’un concours de malheureuse circonstance qui avait créé tout ceci. Elle chasse l’idée au loin, se concentrant sur autre chose de bien plus intéressant que le comportement puéril de l’homme adulte qui avait la quarantaine passer. Tout ce qui était important dans le moment était la découverte de la jeune femme qui se trouvait devant elle.

Sous ses réponses, elle hoche doucement la tête, signe qu’elle écoutait attentivement la demoiselle. Ces explications simples lui rappellent un peu son corps, sa propre chevelure autrefois blonde avait virer au blanc à la suite des lourds traumatismes qu’elle avait vécu et le médecin du moment lui avait sortir un truc dans le même genre. Elle laisse un léger rire s’étirer devant de telles paroles.

‘’Ridicule ? Non, unique oui ? Ça te fait sortir du lot et personnellement, j’aime bien. Sinon, si le blanc te dérange tant que ceci, tu peux toujours les teindre en noir et les cacher.’’ Réplique la blanche avec l’arrivée du serveur.

Tout en découpant son poisson, elle hume avec attention la nourriture à la recherche du moindre défaut, une manie qu’elle avait récupéré en compagnie de son supérieur. Si au départ le tout lui avait été imposé, cette fraction des choses était devenue une habitude naturelle chez elle, ne réalisant plus qu’elle examinait toujours sa nourriture et ses breuvages. Toujours les yeux sur Pandore, un sourire presque maternel s’étire, une certaine fierté dans ses pupilles ambrés.

‘’Je suis heureuse d'entendre que malgré tout il a réussi à te redonner envie envers la vie, même si ces méthodes laissent un peu à désirer.’’ Marmonne-t-elle un poil encore peu convaincu.

Toutefois, la demoiselle en était ressortie encore plus forte et ceci lui permet de se poser la question pour elle-même ; est-ce que son abandon de sa part était une étrange manière pour lui de le rendre plus fort ? Ceci lui donne tout de même des pensées sur quoi réfléchir plus tard. En même temps, l’idée de repensée à cette période ne l’enchantait guère. Lentement, mais sûrement, elle porte la nourriture à sa bouche, humant parfois la nourriture au bout de sa fourchette avant de l’engloutit. Même si l’assiette est d’une grosse portion, elle en vient à la vider tranquillement, son estomac un monstre gourmand qui semblait toujours insatiable.

‘’Je vous rends le compliment, votre parcours n’est pas le plus commun non plus. Je crois également que nous sommes tous les deux guidées par la même volonté d’agir, à quoi bon s’apitoyer sur son sort ? Je l’ai vécue et j’ai réalisé que ça ne servait à rien… Si je voulais quelque chose, je devais le faire de mes propres mains.’’ Réplique-t-elle avec un regard entendu. ‘’Je vais avouer que les rangs ne m’intéressent pas réellement, je commence à peine à accepter la présence d’autres soldats et à devoir les guider. Alors, ne t’inquiète pas de ma potion, elle me conviant parfaitement. Disons que mon cas est un poil particulier, j’aurais dû rejoindre l’élite avec mon caractère, mais je mis refusais. Alors disons que j’ai demandé de l’aide de Marie et elle m'a mise en contact avec mon supérieur du moment… Pour le moment, je me complais bien dans la servitude. Je sais que quand je me sentirais prête que je prendrais les choses en main.’’

Ainsi s’installe un petit silence confortable, ou la blanche partage la fin de son repas avec Cobra, lui offrant des bouchées ici et là s’il le désirait. Une manière plutôt polie de charme la créature et de l’avoir de son côté. Si la veuve n’avait pas remarqué la tierce personne qui s’était ‘jointe’ à leur repas, le changement de position et le léger redressement de la part de Pandore lui souffle que sa compagne semble avoir détecté un truc. Les paroles qu’elle offre peu de temps après lui confirme qu’elle possède une information qu’elle n’a pas. Tout en continuant d’agir normalement, elle continue de sourire, passant ses pupilles de Cobra à qui elle venait de donner un gros morceau de poisson à Pandore.

‘’Oh ? C’est vous la Commodore, je ne suis qu’un chien loyal qui écoute les ordres.’’ Souffle-t-elle avec moquerie amicale. ‘’Dans un si petit village et aussi isolé, tout se partage rapidement, les rumeurs et les potins étant l’une des activités les plus populaires.’’

Au même moment, elle tourne la tête en direction du port pour observer deux silhouettes qui s’approchent. Elle les reconnaît immédiatement à l’odeur, Mars et Roy. Elle plisse les yeux et redresse le nez face à l’odeur aigre de la cigarette. Les deux marines arrivent près de la table, en habit de civil sombre, ils saluent les deux officiers poliment. La demoiselle rousse se tourne vers Éléonore et échange un sourire en lui refilant un Escargophone classique de petite taille.

‘’Désolée du dérangement, mais Commodore Alnoth nous envoient parce qu’il a oublié de vous donner des choses importantes. L’escargot, c’est pour garder en contact avec lui…’’ Annonce la rouquine avec un sourire entendu. ‘’Il aimerait que vous preniez contact avec lui ce soir.’’

Éléonore laisse un petit rire s’échapper de ses lèvres, tous deux savaient très bien que quand la veuve avait une idée en tête, elle en oubliait le reste. Avec l’escargophone, il pouvait ainsi garder un œil sur elle et lui rappelle qu’il existait. Elle hoche tout de même la tête, quelque peu reconnaissante qu’il y est des gens qui tiennent assez à elle pour lui rappeler qu’ils existaient. L’homme qui accompagnait la rouquine retire sa casquette, glisse une main dans sa chevelure sombre mi-longue en prenant une grande respiration de sa cigarette. Ce simple geste attire immédiatement l’attention de la blanche sur lui. Tandis qu’elle fouille l’une de ses poches, ils échangent un regard digne d’une mère qui chicane son fils, mais aucune parole n’est échangée. Roy offre un sourire mi-moqueur et désolée à Pandore face à la scène.

Mars grommelle un instant, retire la clope de ses lèvres et vient l’écraser contre la semelle de sa botte avant de la glisser dans ses poches. Clairement, il venait de revivre des dizaines de situations où elle l’avait repris. Au même moment, Éléonore tire un suçon de sa poche et le tend en direction de Mars qui connaît mieux que de refuser une telle offre. Il s’approche d’elle, attrape le suçon, le déballe rapidement et le met dans sa bouche avant de déposer dans la paume toujours tendue de la blanche le paquet de cigarette et le briquet qui disparaisse dans les grandes poches de la lieutenante.

‘’Merci Mars.’’
‘’De rien Lieutenante.’’
‘’Autre chose ?’’
‘’Il voulait aussi vous féliciter pour le rang de Commandante. Vos exploits à la foire se sont fait savoir…’’

Sur ces dernières paroles, elle dépose le nouveau galon de la blanche qui soupire avant de hocher la tête simplement. Elles les chassent ensuite, les laissant vaquer à leur occupation avant de se tourner vers Pandore.

‘’Je suppose qu’on ne peut pas toujours éviter les avancements de la marine… Dans tous les cas, que voulez-vous faire en attendant ? Pourquoi ne pas faire le tour de l’île et voir si nous ne trouvons pas un coin tranquille ? Avec ce temps libre aussi bien en profiter au maximum avec une séance de plaisir ?’’ Réplique-t-elle avec un sourire entendu.

Elle attrape le galon qui disparaît dans sa poche aussi. Elle espère seulement que la demoiselle comprend ce qu’elle essaye de faire, appâté leur interlocuteur à montrer le bout de son nez en se trouvant dans un lieu isolé, offrant une opportunité parfaite pour attaquer ou essayer de faire quelque chose…
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Feat
Eleonore





Amusée...

Au moins elle ne manquait pas de répondant quant aux problèmes de la vie. Tu étais toi aussi devenu pragmatique avec le temps, mais elle semblait être bien plus en avance que toi sur le sujet. Sans doute était-ce la faute à la différence d'âge malgré vos parcours assez similaires finalement. Tu n'avais pas perdu ta famille, et tu ne saurais vraiment comprendre sa peine, mais tu avais eu ton lot de tragédie. Vous n'étiez finalement que deux femmes cabossées par la vie qui avaient réussi à faire avec.

- J'y avais pensé, mais je me vois mal devoir me les teindre constamment.

Tu essayais de relativiser un peu avant de t'interrompre pour laisser place à la scène devant toi. Arquant un sourcil, tu t'appuyais un peu plus sur ta chaise comme pour bien marquer ton retrait quant à cet échange. Elle avait beau s'être comparé à un chien, quelqu'un avec autant de talent ne pouvait le rester éternellement. Certes, elle pouvait refuser les opportunités qu'on lui offrait, mais elle se sentirait tôt ou tard pas à sa place à rester enchaînée par les ordres de ses supérieurs.

Toi aussi tu avais été comme elle fut un temps. Et tu l'étais toujours un peu. Affectée à aucun équipage, tu te refusais encore de commander tes troupes bien que tu le pourrais sans trop de difficulté. Et d'une certaine manière, tu échappais aussi à la supervision des Contre-Amiraux au dessus de toi, bien que fondamentalement, ta présence sur cette île n'était que le résultat d'un de leurs ordres directs. Comme Eleonore, tu respectais avec rigueur la hiérarchie, mais depuis, tu te sentais plus à même d'avoir d'autres choses à offrir.

- Je ne pensais pas mes paroles aussi proches de la vérité. Il est d'une évidence que vous méritez ce rang, félicitation Commandante.


Tu sirotais ta boisson en fixant celui-ci. Toi aussi, tu avais été à sa position plus d'une fois, et tu ne pouvais que sourire face à cela. Tu n'avais jamais été en position de promouvoir un quelconque soldat, mais avec ton grade actuel, cela allait devenir une composante intégrante de tes responsabilités.

- La proposition est tentante, mais vous n'échapperez pas à vos responsabilités. Avec ce grade, vient les papiers. Cela va vous prendre du temps avant d'attester de la transition et c'est de votre devoir de faire cela au plus vite. La base sur cette île n'est pas le mieux pour cela mais vous devriez quand même avoir de quoi faire.


- T'es sur Pandore ?! Moi je l'aime bien la demoiselle ! Je dirais pas non à passer plus de temps en sa compagnie !

Tu te retenais de rire. C'était bien la première fois que cette tête de mule affichait son affection ouvertement envers quelqu'un d'autre que toi-même.

- Oui oui. Considérez que c'est un ordre. Vous êtes relevée de cette mission tant que vous n'avez pas mit en ordre vos nouvelles attributions. D'ici là, nous laisserons la situation se délier d'elle même. Et puis, je veux rester en alerte pour les prochains jours. Une négligence de trop de notre part pourrait changer cette petite île tranquille en un vrai bain de sang.


Et ce serait une manière pour toi de confirmer discrètement tes intuitions sans mettre en danger la Commandante ou alerter l'ennemi qui rôde. Tu ne pouvais t'en assurer, mais au fond de toi, tu savais que toute cette histoire était bien plus que ce qu'elle prétendait être.





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