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Tout se paie un jour [Partie 2]

HRP:

Water Seven, l’île où jamais je n’aurai pensé retrouver de vieux démons. C’est le bout d’une voie de Grand Line, que j’ai suivi en surmontant de nombreux obstacles. Pour la plupart … seule. Tout d’abord avec Jyll, puis Meira nous a rejoint. Et c’est finalement mon meilleur ami avec qui j’ai traversé la Flaque, qui s’est fait capturer par le Gouvernement. Les évènements qui ont suivi, ont réussit à nous conduire jusqu’ici … vivante. J’ai revu partiellement Izya à Marineford, rencontré Red, je l’ai accompagné jusqu’au même QG de la Marine pour l’aider, tant bien que mal, à libérer Olek. Et après tout ça … je me retrouve encore face aux mêmes démons de mon passé. Le Cipher Pole 9. Aujourd’hui je n’ai pas leur administrateur face à moi, mais deux larbins du CP9, Spectre et Hantz, le premier est connu pour être le nettoyeur, un assassin fourbe et malin. Le second est un véritable manipulateur. De l’eau à coulé sous les ponts, je ne suis plus la même qu’il y a plusieurs mois, cette fois je ferai regretter au CP9 de s’en prendre à nous.

« Lise, ça va ?! »

« Oui … laissons le temps à Gabriel de faire ce qu’il a à faire. Quant à nous, nous sommes chargées de nous débarrasser de ces nuisibles. »

« On va avoir de gros problèmes. »

« Le Gouvernement ne va jamais nous lâcher. Le CP9 est à nos trousses depuis notre arrivée sur Grand Line. Ce n’est pas demain la veille qu’ils arrêteront, notre seul moyen d’être libre c’est de nous libérer nous-même des chaînes qu’ils nous imposent. »

J’avance un pas devant l’autre, de manière calme et posée. Dégainant mon arme climatique partiellement, pour laisser mon bâton de chaleur tournoyer dans ma main gauche, repliée dans mon dos. Nos ennemis ne s’en sont pas rendus compte mais la pression atmosphérique s’est alourdie en quelques secondes. De légères gouttes de sueurs commencent à perler sur nos corps. Meira reste patiemment derrière moi. Mon pas est toujours aussi lent, je n’accélère pas, laissant traîner le début de l’affrontement. C’est finalement le jeune homme aux lunettes de soleil qui s’élance sur moi, c’est du bout de son index qu’il vient perforer le cœur de mon image rémanente se dissipant devant lui. C’est alors que l’air chaud qui n’apportait que réconfort, se transforma en véritable pression pour nos adversaires. La chaleur devenait telle qu’ils purent apercevoir trois mirages de mon corps, se tenant devant eux, à travers une espèce de brume.

« Reste à l’affut, cette sorcière est redoutable. Elle n’hésitera pas à nous tuer après ce qu’on a fait à son larbin de médecin. »

Cette phrase me fit perdre ma concentration l’espace d’une seconde, offrant l’occasion à mes adversaires de déchaîner des pieds ouragans en rafale sur mes mirages et moi-même. Me forçant à battre légèrement en retraite, le bras droit tailladé à cause de mon inattention. Meira se précipite vers moi.

« Lise. Tu dois te concentrer. »

« Je sais je sais … mais ils ont parlés de Jyll. »

« Ce ne sont que des sous-fifres de l’homme qui a ordonné la capture de Jyll … ne t’en occupes pas. »

« Et s’ils savent où il se trouve … »

« Elisabeth non, nous avons bien des choses à gérer pour notre propre survie avant de pouvoir penser à délivrer Jyll. »

« Meira … Jyll est mon ami. Tout comme toi. Vous êtes des êtres chers, j’en ai assez de devoir fuir. Je veux, pour une fois, obtenir ce qui me revient. Ces hommes font parties de l’unité de James Larson. Ils savent où est Jyll. Si je dois les torturer jusqu’à la mort pour obtenir une réponse, je le ferais. Alors sois tu me suis, sois tu fuis. »

Meira pousse alors un long soupir avant de regarder autour d’elle, la brume de chaleur commence à se dissiper, elle va devoir prendre une décision et vite. Résignée, elle secoue la tête et me regarde fixement dans les yeux.

« C’est ce regard et cette ambition que je recherche chez ma Capitaine. Je te suis … on donne tout cette fois. »

Hantz se relève au milieu de cette brume tandis que Spectre reste légèrement en retrait, patient et observateur il sera l’adversaire que je vais craindre davantage. Cet homme aime jouer sur la surprise et l’assassinat discret, je dois donc rester maître du jeu et contrôler le climat et notre environnement. De ce fait, je diffuse sans plus tarder un épais nuage de brume au ras du sol, pour permettre à Meira de s’y glisser et d’aller attraper Hantz. Elle parvient à prendre l’homme par surprise et à le tirer jusqu’à ma position tout en l’empêchant d’émettre le moindre son, le menaçant d’un poignard directement pointé sur sa jugulaire. Vigoureusement, je brandit mon arme climatique au-dessus de ma tête pour la faire tournoyer et libérer un vent artificiel qui dissipe la brume environnante.

« Vas-y Spectre, en scène mon beau ! »

Il nous faut quelques secondes d’observation à Meira et moi-même pour nous apercevoir que Spectre n’est plus devant nous, un cri nous interpelle, un prisonnier libéré par Gabriel vient de se faire exécuter de la main de l’agent du CP9 que nous n’avions pas gardé en visuel.

« Elisabeth … vous pensez encore être la maîtresse des lieux … pour la simple raison que le climat vous obéit. Cessez donc et redescendez sur terre, vous n’êtes qu’un tas que de chair que nous allons tuer, ici et maintenant. »

Le gouvernement nous sous-estime … les morts laissés sur notre chemin n’ont pas suffit à sonner le signal d’alerte. Quand est-ce que les tueries vont enfin cesser ? Quand est-ce que je pourrais vivre dans l’unique but de réaliser mon rêve et non dans le but de survivre ? Insensible, je disloque mon arme climatique pour ne garder que celle de foudre dans mes mains, réajustant le reste de mon arme à ma ceinture. Meira frappe Hantz sur le coin de la tête pour le sonner légèrement, je m’approche de lui et le réceptionne du bout de mon arme foudroyante, l’extrémité étant déjà chargée en électricité, le corps du pauvre homme se raidit et se tord alors de douleur. Un fort courant électrique le traverse, et dans un ultime grondement puissant, son corps carbonisé est projeté quelques mètres plus loin. Spectre s’arrête un instant, lâchant, lui aussi, sa victime.

« Quand allez-vous, vous ! Cesser de me rabaisser ? Je pensais me servir de vous pour retrouver la trace de Jyll ... »

« N'espérez rien de moi ! Vous aurez beau nous tuer les uns après les autres, vous ne reverrez jamais votre ami ! Sans une aide sortie d'un conte de fée, il vous sera impossible de le retrouver. Votre peine est toute tracée ! »

J’échange de manière discrète le bâton climatique que j’ai dans la main, pour prendre celui de chaleur et armer celui du froid également dans mon autre main de libre. Habilement, je les fais tournoyer afin de libérer assez de bulles climatiques pour former un petit nuage au-dessus d’un point précis. La pression atmosphérique est encore assez élevée pour que je n’ai pas à libérer tant de « Balls » que cela, mes mouvements restent donc discrets. Spectre s’avance d’un pas décidé vers moi. Le voilà finalement qui s’élance vers mon visage, paume tendue vers moi.

« À genou … sale chien du Gouvernement ! Ploie le genou devant la Reine Climatique ! »

À seulement quelques centimètres de mon visage, Spectre s’écroule à genoux devant moi. Une pression terrible m’entoure, tout mon corps est en ébullition, mon Haki Royal boue littéralement et revêt tout mon être, craquelant le sol et les barreaux des cages des prisonniers les plus proches, tous les regards sont tournés vers moi. J’aperçois du coin de l’œil, Gabriel qui continue de les libérer. Nous allons y arriver, je le sens … je le sais. L’homme du CP9 à mes pieds reste là, tremblant, il parvient tout de même à se redresser et tendre sa main vers moi. Il bégaie quelque chose que je ne saurais définir, mais soudain, une douleur vive me prend à la taille, comme si mes entrailles allaient se déchirer. Je dû retenir un vomissement et frapper Spectre d’un violent coup de poing pour reprendre mes esprits.

« Un fruit du démon ?! Lise ! Tu vas bien ? »

« Oui … quel enflure ! »

Furieuse, j’attrape Spectre par le col et profite de son état pour le lancer quelques mètres plus loin et rapidement dégainer mon bâton climatique que je reforme et fait tournoyer au-dessus de ma tête, libérant une multitude de bulles foudroyantes qui vont rejoindre mon nuage crée il y a quelques secondes.

« Ce n’est pas aujourd’hui que le CP9 pourra se vanter de notre mort. Nous vous anéantirons avant que vous ne le puissiez … maintenant crève. Thunderbolt Tempo ! »

D’un geste sec, j’abat mon arme devant moi, libérant un énorme éclair qui vient transpercer l’agent du CP9 de la tête au pied, un grondement d’une violence inouïe résonne au même instant. Voilà l’apogée de mon art, je regarde ce spectacle, les sourcils froncés et l’esprit empli d’émotions intenses. Cet éclair, cette puissance et en même temps la mort qui s’installe et le dernier souffle de vie de cet homme qui s’évapore, complètement carbonisé par la foudre. Tant d’émotions contraires qui se battent en duel dans ma tête. Je reste stoïque quelques secondes afin de bien comprendre ce qui vient de se passer.
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« Elisabeth ! Nous devons partir, votre attaque va rameuter les organisateurs de ces enchères. »

« Lise allez s’il te plaît. »

« Gabriel … emmène les prisonniers avec toi et Tomoe, vous serez bien assez pour rapporter les biens de votre Reine. Meira … on ne quitte pas les tréfonds de Water Seven sans avoir tué jusqu’au dernier membre de la Klik de Klank. »

« Lise ?! T’es sérieuse ? Je pensais que la mission c’était d’être avec Gabriel. »

« Gabriel ? Une objection à cela ? »

« Mon objectif est atteint, vous avez fixé le vôtre. Dame Tahgel sera ravie d’apprendre que la Klik de Klank ne soit plus de ce monde en plus de sa cargaison récupérée. Je vous laisse vous débrouiller. »

« Lise … nous ne sommes que deux. Tu as toi-même dit qu’il fallait profiter de cette alliance. »

« C’est mon choix, en tant que capitaine. »

« Mademoiselle Gray ! »

Un homme s’avance vers moi, de part son allure et ses écailles je reconnais qu’il appartient à la race des hommes-poissons, un ancien prisonnier libéré par Gabriel. Derrière lui, une quinzaine d’hommes et de femmes, hommes-poissons, deux géants de tailles modestes et toute une floppée de combattants armés par ce qu’ils ont pu trouver ici, se tiennent là. Ils échangent quelques mots avant que leur porte-parole l’homme-poisson s’adresse à Meira et moi-même.

« Vous ne pourrez pas mener cette guerre seules. Nous avons vu ce que vous avez fait contre ces deux membres du gouvernement. Nous vous avons entendus. Laissez nous vous prêter main-forte. »

« C’est gentil de votre part mais nous ne recrutons pas … »

« Nous n’avons pas pour but de naviguer sur Grand Line avec vous, si vous voulez bien de nous pour cette bataille, nous serons honorés d’aider celles qui ont contribués à nous sauver. Le reste des prisonniers libérés ont suivit l’homme-ange et Madame Tagashi. Ils seront bien assez … laissez nous … vous aider. Capitaine Gray. »

Voilà donc bien la première fois que des êtres humains normalement constitués se rallient et se mettent en accord pour s’allier à moi. Une émotion étrange … de la joie, du soutien ? Tout ça en même temps est en train de se passer dans mon corps. J’affiche alors un véritable sourire et un regard empli de détermination. Meira pose sa main sur mon épaule et brandit son arme en l’air.

« Au nom de la Reine Climatique ! Nous ferons tomber les organisateurs de cette vente aux enchères ! »

Cet engouement me donne une motivation toute nouvelle. J’entends soudainement des bruits au loin, beaucoup de personnes s’approchent de notre position. Gabriel a quitté les lieux avec Tomoe, un groupe de prisonniers et la cargaison d’Izya retrouvée. Au moins, nous avons réussi une partie du plan. Ce qui m’inquiète c’est le temps que nos ennemis ont prit pour arriver jusqu’ici, se sont leurs backstages tout de même. Quelque chose cloche. Nous n’avons pas le temps de réfléchir plus longtemps qu’un groupe arrive déjà, mener par deux membres de la Klik de Klank et un membre des rescapés des Tempiestas. D’après les avis de recherches que Gabriel nous a montré la veille, je crois reconnaître certains visages.

« Klank, son fils et l’ancien parrain d’une mafia chelou des Blues. »

« Oui … je me souviens de leurs avis de recherche. »

Tout se paie un jour [Partie 2] 171184BrasDroit
Renato Da Villa - Ancien Parrain de la Famille Gravia des Blues

Sans perdre un instant, le dénommé Renato da Villa, l’ancien parrain d’une mafia se mit à chuchoter des choses incompréhensibles aux oreilles de ses subalternes qui, prient d’une frénésie incontrôlable, se mirent à foncer vers nous, armes en avant.

« Qu’est-ce qu’il leur a dit ?! EN POSITION ! Défendez-vous et ouvrez le chemin afin que nous puissions sortir d’ici. Notre objectif est de quitter ces backstages tout en protégeant l’accès derrière nous. »

En d’autres termes, permettre à Gabriel de s’enfuir, ou du moins de prendre de l’avance. Donc combattre jusqu’à ce que mort s’en suive. L’affrontement commence en grande pompe, les épées s’entrechoquent, nous devons maintenir notre position. Meira a pris part aux combats, son opposant semble être le fils de Klank, qui va pour s’élancer sur mon amie, malheureusement pour lui, je lui barre la route et bloque sa main de l’extrémité de mon arme climatique qui s’électrise.

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Klank - Chef de la Klik de Klank

« Un Climat-tact ?! Tsss … »

Klank attrape à pleine main l’extrémité de mon climat-tact, encaissant volontairement un violent coup de jus pour m’attirer vers lui. Ne m’attendant pas à un tel mouvement de sa part, je n’eut pas le temps d’esquiver le violent coup de poing en plein ventre qu’il m’asséna. Son coup chargé au Haki Offensif me fit cracher du sang, les séquelles de l’attaque de Spectre n’aidaient en rien à me permettre d’encaisser plus facilement ce coup. Le choc fut d’une telle violence, jamais je n’avais ressenti une force brute de cette envergure à mon égard … depuis bien longtemps en tout cas.

« Lise … Lise ! Merde … »

« Concentre-toi sur moi … femme ! »

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Klank Junior - Fils de Klank

Meira a son adversaire à gérer … je ne peux pas me permettre d’être un boulet. Alors que je pensais que Klank allait s’acharner sur moi, ses cris parvinrent jusqu’à mes oreilles. Ses râles plutôt. Il avait affaire à certains de nos alliés de circonstances qui venaient de lui sauter dessus. Entre autres l’homme poisson qui s’était montré comme étant le meneur de ce groupe de prisonnier. Tandis que je restais là, agenouillée, recroquevillée sur moi-même tant la douleur me faisait souffrir. Ces hommes et ces femmes risquent leurs vies pour nous, pour que nous puissions vivre et continuer notre chemin. Mes pensées et mes questions m’empêchèrent de me relever de suite. C’est malheureusement durant ce laps de temps que l’homme poisson se fit transpercer de l’épée de Klank, devant mes yeux.

« Nooon … »

Cette voix bien trop faible, c’était tout ce dont j’étais capable ?! Face à la mort d’un homme qui venait de donner sa vie pour nous protéger ?! C’était sincèrement la seule chose dont je suis capable ?! Un électrochoc se fit en moi et me fit serrer mon arme climatique. Alors que Klank allait se déchaîner sur le corps désormais sans vie de notre allié dont je ne connaissais même pas le nom, un nuage foudroyant vint parer son coup, lui libérant une puissante décharge qui le força à reculer.

« C’est moi … ton adversaire … »

« Qui es-tu toi … pitoyable femme. »

« Elisabeth L. Gray. Ton pire cauchemar. »

La fin de ma phrase sonne comme un gong qui me fait reprendre conscience des choses qui m’entourent. Meira est aux prises avec le fils de Klank, l’affrontement est d’une violence que mon amie n’a jamais connue non plus, cet homme semble manipuler les explosifs et les poisons comme personne. Je reste alors figée sur mon propre adversaire qui va pour me frapper au visage, mais sa main frappe dans le vide, mon image rémanente s’évaporant devant lui.

« Mirage … Tempo ! Fata Morgana ! »

Debout devant Klank, je fais tournoyer mon arme climatique dans mon dos, libérant une forte dose de cool balls et de heat balls, dosant ainsi la pression atmosphérique de manière à pouvoir créer plusieurs mirages de moi. Et c’est ainsi qu’à mes côtés, deux copies conformes se mettent à apparaître. Je vois bien dans le regard de Klank qu’il ne comprend pas tout à fait ce qu’il est en train de voir. Je dois profiter de cette incompréhension pour préparer quelque chose d’encore plus grand. Mes capacités sont amoindries dans notre espace, nous sommes sous l’eau, les nuages sont difficiles à maintenir et le climat est d’un basique affolant, il va falloir jouer sur les effets de surprise.

« Cool Ball … Fog Tempo ! »

Cette fois, je lance plusieurs bulles de froid vers le plafond afin qu’elles éclatent pour libérer du froid et ainsi contrer subitement le chaud ambiant que j’ai instauré pour créer ce déséquilibre atmosphérique et faire apparaître des mirages de ma personne. Une fois cela fait, il ne faut que quelques secondes pour qu’une véritable purée de pois apparaisse. Je profite de ça et de mes mirages pour m’élancer vers Klank. Observateur, l’homme pense m’embrocher avec son épée, quelle ne fut pas sa déception en voyant qu’il ne s’agissait que de l’ombre d’un de mes mirages.

« Dark Cloud. »

En rassemblant mon bâton de chaleur et mon bâton foudroyant devant moi, je peux créer un mini nuage d’orage qui se charge en électricité. Je continue ma course en même temps et je profite de la panique adverse pour laisser des nuages d’orages un peu partout sur mon chemin. Il ne me faut que quelques secondes pour retourner à mon point initial et amorcer l’apogée de mon plan. Brandissant mon arme climatique, je dévoile à mon adversaire ma position. Ce dernier ne se fait pas prier pour s’élancer vers moi, consciente de ce qu’il allait faire je pare relativement bien ses assauts armés, sa force brute est impressionnante, il me ferait presque vaciller. Son épée n’est pas le seul problème auquel j’ai affaire … son poing vient me frapper au visage, une nouvelle fois recouvert de son Haki de l’Armement, je perds de nouveau l’équilibre et manque de m’effondrer, mais me rattrape in extremis à l’aide de ma main gauche. J’amorce ma contre-offensive en le frappant au genou de l’extrémité de mon bâton du froid, libérant en même temps une Ice Ball qui vient brûler par le froid son pantalon et lui infliger une gelure importante sur le mollet. Cette frappe vient lui faire perdre l’équilibre, j’en profite pour me relever d’un coup et tourner mon corps de moitié pour frapper Klank en plein visage à l’aide de mon Climat-tact reformé en bâton complet. Le choc le fait à son tour perdre l’équilibre, l’homme se tient à genou devant moi.

« Vous n’êtes qu’un pauvre homme … doublé d’une enflure capable de retenir des êtres humains en otage pour les vendre aux plus offrants ? Vous me dégoûtez. »

« Ainsi donc votre motivation n’est pas de me tuer pour le compte d’Izya Tahgel ? »

« Je vous l’ai dit, je suis Elisabeth L. Gray, votre pire cauchemar. »

« Vous ne savez rien de notre motivation, et vous, femme qui venez de débarquer sur nos mers, vous pensez tout connaître et vous permettre ce genre de choses ? Vous ne savez pas qui vous êtes en train d’affronter. »

Klank tente de se relever mais sa gelure au mollet l’en empêche, elle lui déclenche de violents spasmes qui le font râler de douleur. Tout mon corps me fait souffrir, son Haki de l’Armement est d’une violence inouïe, je dois bien avoir une côte de cassée et j’ai les jambes en compote, j’ai besoin de soin et je ferais mieux d’en terminer tant que je le peux encore.

« Où sont vos alliés du groupe de Crésus ? »

« Tsss … je ne le sais même pas. Et quand bien même je le saurais, tu ne saurais rien ! Sale trainée. »

Ne le sait-il vraiment pas ? S’il s’avère que c’est la vérité je ne comprends pas où est-ce qu’ils peuvent être, n’étaient-ils pas alliés de circonstances avec les rescapés de la famille Tempiesta pour la mise au point de ces ventes aux enchères ? Ma tête me fait affreusement mal, le contrecoup de mon utilisation du Haki des Rois sûrement, je vais devoir raccourcir notre entrevue et vite filer d’ici.

« Vous n’avez plus longtemps à vivre, vos derniers mots ? »

« Sombre idiote ! »

« Des mots qui me sont destinés ? Eh bien votre femme sera bien déçue. Le climat gronde, de menaçants nuages noirs se profilent à l’horizon ! Un conseil ? … »

Klank se relève d’un coup, mu par une motivation de dernier souffle, il s’élance à ma gorge, rapidement, je m’accroupie et brandit mon arme climatique vers le ciel. Son extrémité se met à scintiller, puis à grésiller, et finalement … à gronder.

« Restez bien cachés ou la foudre vous frappera jusqu’à la mort. Thunderlance TEMPO ! »

La foudre ne frappe pas deux fois au même endroit ? En effet … elle frappe quatre fois. Quatre mini nuages de foudre que j’avais prit soin de disposer dans la purée de pois créée auparavant se ravivèrent afin de filer droit jusqu’à mon Climat-tact, foudroyant tout ce qu’ils trouvent sur leur passage. Le corps de Klank ne fit pas exception et se prit quatre violentes décharges qui firent sans aucun doute lâcher son cœur sur l’instant même où les nuages le traversèrent. Le grondement fut d’une telle violence qu’il fit vrombir la salle de backstage où nous nous trouvions, faisant même craqueler certaines vitres pourtant bien épaisses qui nous protégeaient des fonds marins. Cela couplé à mon Haki Royal dont j’avais fait l’usage auparavant, certaines vitres cédèrent, commençant à dangereusement faire rentrer de l’eau.

« Mince … je n’avais pas prévu ça. »

Voulant me relever afin de retrouver Meira dans cette purée de pois qui se dissipe aux alentours, je m’effondre, littéralement vidée de toute énergie. Priant pour que quelqu’un retrouve mon corps parmi toutes ces cellules ouvertes et ces corps morts autour de moi. Alors que je m’efforce de garder un brin de conscience en tentant d’entendre certaines voix, la fatigue et la douleur m’emportent dans un sommeil lourd.
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Trente minutes plus tôt … du côté de Meira.

Tout se paie un jour [Partie 2] Naviga11
Meira - Navigatrice de l'équipage "La Lumière de la Reine Climatique"

« Klank, son fils et l’ancien parrain d’une mafia chelou des Blues. »

J’observe nos larbins de circonstances, certains d’entre eux ont vraiment l’air malins pour le coup, là où d’autres n’ont l’air que de vulgaires idiots tout justes capables de manier une épée. Comme cet homme ange à lunettes. J’ose espérer qu’il ne veut pas combattre. Malheureusement, le voilà qui s’élance aux côtés de l’homme-poisson qui s’est mit en porte-parole des larbins.

« Je m’occupe de son fils. »

Celui-ci a l’air d’être une grosse pointure, sûr de lui, il ne se fait pas prier pour foncer sur moi. Son regard pourrait me glacer le sang si je n’avais pas déjà l’habitude des hommes de son genre. Ce mépris dans sa façon d’être, pour qui me prend-t-il ? Des sphères ? Plusieurs sphères translucides se mirent à fuser dans ma direction, je n’ai même pas le temps d’ajuster mes lunettes que je suis forcée de trancher dans le tas à l’aide de ma réplique de Mono Oshi, la lame est d’une précision chirurgicale, comme d’habitude, et cette satisfaction de la manier me fait légèrement sourire.

« Petite idiote. »

« Tu parles à qui pauvre con ? »

Notre opposition est d’une certaine violence, je m’élance sur l’abruti de fils de Klank, à l’aide, cette fois, de mes deux poignards. L’échange est rapide, il pare mes coups avec une facilité déconcertante, seulement armé d’un couteau à la main droite, sa main gauche ne cesse de créer des orbes toxiques qu’il veut m’asséner au corps à corps. Je parviens à les éviter de justesse, jusqu’à ce que l’une d’elle me heurte en pleine cuisse, me faisant chuter en avant. La corrosion du poison me force à déchirer mon jean avant que ce dernier ne fusionne avec ma peau.

« Putain … sale emmerdeur. Mais c’est quoi ton pouvoir ? C’est un fruit du démon ça ? »

Ce foutu gosse n’a pas l’air de vouloir me répondre, continuer de jouer aux jongles avec ses mystérieuses sphères empoisonnées. Je reste muette quelques secondes à l’observer … il est fort, agile et intelligent. Comment est-ce que je pourrais gagner du temps et le faire perdre ? Comment réfléchirai Lise avec mon arsenal ? Je dois jouer moi aussi sur la supercherie, depuis peu je maîtrise le Ninjutsu, peut-être suis-je capable de le surprendre.

« Tu ne gagneras pas … larbin de la sorcière climatique. »

« Tsss … ferme là ! Je cherche à gagner du temps pour aider Lise. »

Du coin de l’œil, j’aperçois alors que Lise se prend un violent coup de la part de Klank. Je vais pour me relever.

« Lise … Lise ! Merde … »

« Concentre-toi sur moi … femme ! »

L’avorton de son adversaire vient me cueillir avec une sphère explosive en pleine épaule. Le choc est violent, me faisant rouler sur trois ou quatre mètres. Cet homme est vraiment fort, suis-je capable de gagner davantage de temps sans risquer véritablement ma vie ? Je dois me relever. Merde, je n’ai pas rejoint cet équipage pour me reposer sur mes lauriers.

« Déjà finie ? »

« Jamais ! Sale merde ! »

L’un de mes poignards s’envole alors à une vitesse folle jusqu’à venir planter la main gauche de mon opposant.

« Alors ? Tu dis quoi de ça ? Petit con. »

« L’écervelée aurait donc compris le sens de mon pouvoir ? »

Je ne pensais pas toucher juste, mais il s’avère qu’il n’est pas très futé en me donnant raison. En attaquant ses mains je l’empêche de créer ses sphères toxiques. On dirait qu’il ne peut les créer qu’à partir de là. Il peut posséder bien un arsenal empoisonné puissant, si je l’empêche de le créer, il n’est rien de plus qu’un vulgaire gosse de pirate. Et les gosses de pirates irrespectueux, j’aime leur apprendre le respect. Je prends quelques secondes pour regarder autour de nous, l’homme poisson s’est fait poignarder par Klank, Lise est en plein combat sérieux contre le même homme, on dirait qu’elle se déchaîne. Quant aux autres prisonniers restants ils se battent contre des larbins de cet homme qui a donné des ordres un peu plus tôt en chuchotant, un ancien mafieux qui reste bien trop en retrait. Mais vue le temps que nous passons ici, la bande à Crésus devrait être là depuis bien longtemps, mais aucune trace d’eux.

« Crésus vous a abandonné ? »

« Cesse de parler de ce qui ne te regarde pas, femme, et fait ce que tu sais faire de mieux, la fermer quand un homme te dit de le faire. »

« Pardon ?! »

Ce sale fils de rat n’a donc aucune éducation, et ces paroles misogynes me mettent hors de moi. Je ne laisserai pas colporter de tels paroles. La pression est tendue entre nous, sa main le fait souffrir, il s’est débarrassé d’un de mes poignards au loin que je ne pourrais pas récupérer tout de suite. Autour de nous, il n’y a que des cages ouvertes, mon Mono Oshi accroché dans le dos, j’ai quelques ruses encore en poche pour nous faire gagner du temps. Je me relève alors, réajustant mes lunettes de soleil violettes en affichant un sourire provocateur et en levant mon doigt d’honneur, bras droit tendu vers l’avant.

« Tu le vois celui-là ? »

« FOG TEMPO ! »

Lise passe à l’action au moment parfait ! Un peu plus loin, derrière des cages vides, une purée de pois commence à se répandre dans tous les backstages où nous nous trouvons. De quoi me faire gagner du temps encore plus, et prendre l’avantage. J’ai perfectionné depuis peu, des techniques de Ninjutsu, l’art des ninjas. Dans un certain pays du Nouveau Monde, cet art martial est très en vogue et consiste à se baser sur des ressentis ou sur son développement personnel pour se hisser encore plus haut dans la maîtrise de son corps et de notre environnement proche. Jamais je n’aurais cru réussir à m’élever jusqu’à cet art, mais j’y suis parvenu. Je m’accroupis en fermant les yeux, prenant la poignée de Mono Oshi dans ma main droite. J’inspire longuement, en écoutant tout ce qui m’entoure.

« Je ne te vois pas, mais je peux tout exploser ! Je serais sûr de te toucher. »

« Quoi ? »

Ce mec est totalement inconscient ! Son poison est d’une acidité extrême, il risque de faire de gros dégâts à tout ce qui nous entoure avec ça. Je m’élance jusqu’à lui à travers la purée de pois, mon arme en main. Son gros rire gras et ses paroles graveleuses le font repérer tellement rapidement. Ce qu’il peut être idiot. Il a beau posséder un pouvoir d’une dangerosité impressionnante, il n’a véritablement rien dans le cerveau.

« Lame furtive ! »

Arme en main, je l’abat d’un coup sec de haut en bas devant moi, emportant avec moi, la main droite du fils de Klank. Ma lame tranche d’un trait sec, tout ce qui se trouve dans son axe de frappe, un mètre devant moi. Je réouvre mes yeux et fronce les sourcils en voyant la faible portée que j’ai pu exécuter. L’homme pousse un long hurlement et s’élance à ma gorge avec sa seule main de disponible. Il perd énormément de sang et tout son corps tremble, la purée de pois qui nous entoure n’est plus à mon avantage maintenant que je suis au corps à corps avec lui.

« Tu vas crever ! »

Sa poigne reste forte malgré le fait que je lui ai transpercé la main. Je sens qu’en elle, il y a quelque chose qui bouillonne. Non merde … s’il fait ce à quoi je pense je risque de crever à l’instant même où il va activer sa capacité. Tout mon corps se raidit alors que je tiens fermement Mono Oshi dans ma main et commence à l’entailler sur tout son long. Ses râles sont forts et longs, ma respiration est saccadée, je sens sa main bouillonner, on dirait que mon coup précédent lui empêche de canaliser ses bulles empoisonnées. Sa main libère soudain une chaleur intenable, une chaleur qui me prend à la gorge et m’étouffe encore plus. Je sens que ça brûle, du sang coule le long de ma bouche, plus aucun mot n’arrive à sortir. Non non je ne peux pas mourir ici et comme ça. La poigne de ce type est d’une force incompréhensible après tout ce qu’il vient de se prendre comme dégâts.

« Cr…crè…crève ! »

Mon épée se plante dans le flanc de mon adversaire qui tient cette hargne à me tuer. Alors qu’aucun de nous ne veut lâcher l’emprise, un grondement extrêmement puissant retentit. Lise vient de donner le coup de grâce à son adversaire ? Peu importe, tout ce qui nous entoure est en train de trembler. Est-ce que tout tremble vraiment ou bien suis-je en train de mourir et tout ce qui m’entoure devient flou et intangible ? Je ne comprends plus rien, mon corps ne tient plus. J’entends les murs craquer. Puis tout devient sombre d’un coup, la pression qui me tenait la gorge me relâche enfin. Est-ce parce que je suis morte ? Un poids extérieur m’entoure alors, comme si je venais de tomber dans une pièce renfermée. Mon corps est lourd, mais je n’arrive toujours pas à ouvrir les yeux … oh merde … les murs ont craqués, j’entends des hurlements, mais pas la voix de Lise. On va sombrer ici ? Sérieusement ?! Et merde … encore une fois, mon souffle m’échappe, ma tête tambourine, je n’arrive plus à me … concentrer.
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