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Le fouet du GM s'abat sur le Whip

Les cheveux en pagaille, le pas rapide et déterminée, une jeune femme en robe victorienne traverse les bureaux du Cipher Pol numéro 4 en trombe. Une mallette noire dans une main, des fiches sous l’autre bras, elle finit par enfoncer joyeusement une porte auquelle est noté sur une pancarte dorée le titre d’Administrateur.

J’ai survécu, vieux crouton ! Gnihihihi !

Cette entrée fracassante ne manque pas d'offusquer l’homme mûr, propriétaire du lieu. Cette agent du Cipher Pol s’est permise une telle entrée, car les coordinateurs l’ont redirigée aux bureaux de leur supérieur lorsqu’elle a tenté de rendre son rapport. Elle vient à peine de rentrer de mission. Et ce supérieur hiérarchique est justement celui qui la contraint à un budget ridicule, l’obligeant à rentrer par ses propres moyens, ainsi qu’à passer en revue la totalité de ses plans de long en large et en travers juste pour le plaisir de briser sa fierté. Aujourd’hui, c’est à elle de jubiler. Claquer ses fiches sur le bureau, elle porte fièrement un grand sourire devant lui..

“M’enfin ! Agent Tarentule, ce n’est pas une manière de se présenter à un administrateur !
-Oups, le voyage m’a fait oublier mes bonnes manières. Il faut que je me réhabitue aux manières de Marie-Joie. Hihi ! Je vous offre mon rapport sur mon projet à Myriapolis. Une grandiose réussite !
-Ce sera à nos services d'en juger. Si vous voulez mon avis, ils s'en contrefichent, Mademoiselle. Cette nouvelle a tout de très secondaire par rapport aux priorités du mo…
-Cela tombe bien, je n'ai rien demandé.


Le passif entre les deux individus alourdit l’atmosphère. La défiance de l’Agent Tarentule est bien plus assumée que par le passé. De son véritable nom, Capulina Dubal, sa carrière et sa réputation sont déjà bien établies dans l’Institution. Sa récente victoire lui donne de la marge pour tenir tête à son supérieur. Selon elle, on ne lui donnera aucune sanction surtout si elle s’arrête devant la ligne à ne pas franchir.

“Ce séjour vous a rendu bien trop familière à mon goût. Dois-je vous rappeler, qui suis-je?
-Oh ! Vous m'envoyez navrée, mon cher Administrateur. Je pense que nous devrions en rester là, si ma présence vous irrite autant.
-Ce n'est pas un plaisir de devoir vous retenir. Néanmoins, une collaboration avec le troisième pôle a été demandée. Cela concerne le dossier de Whipéria.
-Enfin ! Il commençait à prendre la poussière.
-Comme vous appréciez tant agir hors des cadres, vous ne rechignerez pas cette mission, n'est-ce pas?”


L’administrateur du CP4 lui tend un dossier avec toutes les informations sur l’affaire et l’ordre de mission. D’un geste sec, Capulina  Connaissant bien le terrain, elle se penche simplement sur l’angle d’approche choisi par le CP3. Un instant de silence, elle redresse la tête pour témoigner d’un sourire hypocrite.

J'ai beau ne pas pouvoir rivaliser avec votre aigreur, je n'en reste pas moins professionnel. Hihi !
-les préparatifs de votre infiltration auront lieu dans une semaine. Vous connaissez les modalités. Déguerpissez.”


Tournant les talons sans plus de politesse, la blonde quitte le bureau sans fermer la porte. L’agent Tarentule semble avoir été mis de bonne humeur par cette interaction. En effet, un détail montre que sa carrière touche sûrement le tournant qu’elle attendait tant. L’administrateur lui donne des missions en personne. Cela ne veut dire qu’une seule chose. Elle a enfin réussi à tellement faire parler d’elle que l’Institution ne peut plus l’ignorer. L’odeur de la promotion a totalement effacé la fatigue du voyage.

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Section 741 ! Debout, les vermines ! Il est temps de sortir de votre trou.

Habillée comme un Whiper, Capulina arbore l’attitude d’un maton typique du bagne. Cuissardes à talon, fouet et chaînes à la taille, jupe tailleur et chemise au couleur du Whip, sa couverture de nouvelle recrue Whiper est parfaite. Les recrues sont très rares en cette période mais le CP3 semble avoir fait pression pour lancer  l’une des rares opérations de recrutement. Ainsi, deux agents, on pu y être envoyés. L’agent Tarentule qui connaît le dossier, et une certaine Chang’e, affiliée au Cp3, dont elle ne connaît pas grand-chose. Cette opération montera bien assez tôt si cette collègue est à la hauteur. Sur l’île Beta, elle s’occupe avec son homologue, aussi une agente infiltrée, de l’appel du matin. Devant la porte Nord du Pivogor, le dortoir des bagnards, la blonde utilise un haut-parleur pour informer la section qu’elles prendront en charge. Ce sont les Chefs de grilles qui ont la gestion du lieu en lui-même, donc des bagnards eux-mêmes. L’agent Tarentule trouve cette idée géniale. Les dominés frustrés et pervers pour en mater d’autres. Ainsi la collaboration ne se fait que plus fluide. Enfin, c’était son avis avant de voir un seul homme se diriger vers elle. Son sourire enthousiaste du premier jour dans le métier s’efface par un air interrogateur.

Mesdames ! Ah, vous êtes nouvelles. Enchanté, je suis le CG en charge des sections 740 à 750. Aujourd’hui, les hommes ne viendront pas.
-Comment?
-On a fait des arrangements internes, si vous voulez, on peut compenser notre absence avec un peu de sous dans vos poches. C’est comme ça que l’on fait ici depuis un moment. Alors, votre prix?

L’agent Tarentule n’en revient pas. La corruption a donc pénétré aussi profondément dans le système du bagne. Les condamnés se pensent à même de négocier leur condition. Quelle déchéance ! Dès le premier jour en interne, un fondement vient d'être bafoué. La blonde est curieuse de fouiller dans ce bazar plus en profondeur. Pour le moment, elle ne comprend pas comment les choses peuvent autant se dévoyer. Approchant du chef de Grille, elle décroche une chaîne de sa ceinture.

Mon prix?

Sans sommation, le dos du pied frappe violemment le genou du bagnard. Celui-ci ploie sous le choc. La pointe du talon de la surveillante s’enfonce dans son torse. L’agent Tarentule écrase ainsi l’homme au sol. Dans cette brutalité, elle ne lésine pas de cruauté en continuant de planter son talon aiguille sur la poitrine du malheureux. Criant de douleur, il tente bien de se libérer en vain. La chaîne s’enroule soudain autour de son cou, grâce au Rope Action de la tortionnaire. Tirant dessus comme une laisse, la pression de son pied devient plus forte.

Tu trimeras pour les dix chiens qui ne se sont pas pointés. Voilà mon prix. Hihihi !
-Qu…Arrrgh ! Pitié…

Le souffle coupé, le CG se sent partir. Capulina lâche sa prise avant. Elle ne le laisse pas se remettre de la maltraitance. C’est encore toussotant sévèrement que l’agent Tarentule tire sur la chaîne au cou pour le trainer.

Debout ! Fini les présentations, direction le pont des Damnés.

Elle lance un regard de dépit à sa partenaire du moment en haussant les épaules.

On va devoir faire avec ce que l’on a.

Costume:
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Le fouet du Gouvernement Mondial s'abat sur le Whip
La bête noire du Cipher Pol, voilà comment ont appelé l’agente de catégorie III Tarentule. Une véritable tête brûlée qu’il valait mieux éviter si on ne voulait pas voir son dossier entaché par sa mauvaise réputation connue au sein de toutes les branches. Mais ce n’était pas là ce que pensait la Sœur de lune à qui ont avait confié la mission de la seconder dans cette sombre affaire dans laquelle baigne Wipheria. En effet, Capulina était passé maître dans la folie qui la caractérisé. On pouvait même dire que la petite araignée aux cheveux dorée était une vraie teigne. Une chipie qui aime faire tourner ses supérieurs en bourrique ainsi que les officiers de la Marine.

Mais pour une espionne qui n'avait rejoint l'organisation que trois ans auparavant, Chang'e voyait surtout en elle une femme d'expérience. Une force de la nature qui avait toujours mené à bien ses missions. Et ceux peu importe la difficulté et la façon d'y arriver. Un véritable modèle que beaucoup se devaient de suivre. Surtout au vu des résultats de certains qui ne volaient vraiment pas haut. Ou bien des nombreux traîtres que pouvaient compter leur rang. Comme Corsandre S. Farore ou bien comme son ancienne amie, Yorha Hayase.

Non, Tarentule était peut-être totalement dérangée, voir même dangereuse, mais au moins, elle était toujours du côté du Gouvernement Mondial. Mais surtout, elle était une occasion en or pour l'albinos de gagner en faits d'armes pouvant la faire monter dans la hiérarchie. Sans oublier qu'elle était un véritable plaisir des yeux pour la femme aux longs cheveux blancs qui ne se lassait pas de la regarder sous toutes les coutures.

- " Lâche-moi sale pétasse ! " Continua de hurler le bagnard que la blondinette avait copieusement corrigé au grand plaisir de Chang'e pour avoir essayé de la soudoyer. " Tu me le paieras crois-moi ! Tu sais pas à qui t'as osé t'en prendre ! J'ai plus de pouvoir que toi ici grognasse de merde ! "

Se débattant comme un beau diable, le prisonnier cherchait par tous les moyens à se défaire de la chaîne avec laquelle la belle araignée le traînait comme le boulet qu'il était. Amusée par cette situation, la sœur le regarda néanmoins avec une fausse petite moue attristée tandis qu'elle suivait sa consœur quelques pas derrière elle.

- " Tania.. " Interpela-t-elle sa collègue qui s'arrêta brusquement pour lui faire face dans une volée de cheveux blonds. " Tu vas lui faire mal à ce pauvre petit chou voyons... "

S'agenouillant à côté de ce dernier, elle le regarda la bouche en cœur et de ses grands yeux plein de tendresse avant de poser délicatement une main sur le genou du malheureux.

- " Je suis désolée... Elle peut se montrer un peu dure parfois... " Souffla cette dernière de façon sensuelle tandis que son buste se penchait plus en avant, dévoilant un décolleté plongeant qui ne laissa pas le prisonnier indifférent. " Vous voulez bien lui pardonner ? Vous seriez si mignon... "

Déglutissant à la vue de cette beauté sur laquelle son regard se perdit entre ses seins, le prisonnier se détendit rapidement en succombant à son charme ravageur. De son côté, la petite araignée regarda la scène quelque peu perplexe, ne comprenant pas ce que sa consœur était en train de manigancer. Une réponse qui lui fut pourtant bien vite apportée. Car alors qu'elle continuait de le charmer pour l'attendrir, la nymphe qui laissait glisser ses doigts le long de la jambe du taulard qui ne cachait pas son désir pour elle, lui saisit violemment son précieux service trois pièces.

- " Prochaine fois que tu ouvres ta sale gueule pour insulter ma collègue... " Commença l'agente dont le comportement était devenu soudainement terriblement glacial face à cet homme qui fut pris de panique. " Je te l'arrache !! "

À ces mots, la nonne qui s'amusait à jouer le rôle d'une parfaite sadique qui se cache sous les traits d'une fille mielleuse pressa ses doigts sur l'entrejambe du bagnard qui se mit à hurler de douleur. Une souffrance qui dura plusieurs secondes avant que la déesse aux cheveux blancs ne daigne enfin l'en libérer quand elle entendit le raclement de gorge de la jolie blonde. Posant son regard sur celle-ci, Chang'e put voir un sourire amusé éclairer le doux visage de la blondinette qui lui indiqua d'un signe de tête vers le pont des Damnés que leur tour de présenter leur prisonnier était venu.

Hochant la tête en réponse, la demoiselle commença à se relever quand elle s'arrêta finalement dans son élan. Fou de rage, le taulard venait de lui glisser une petite insulte que nulle femme sur cette planète n'aime entendre. Le regardant sans rien dire tandis que ce dernier lui envoya un crachat au visage, la soeur ferma tranquillement les yeux avant d'arborer un sourire des plus charmant tout en penchant légèrement la tête sur le côté. Un sourire qui fit hausser les sourcils a l'homme qui venait de la souiller avec sa salive et qui ne vit pas venir le châtiment qu'elle lui avait réservé.

D'un terrible revers de la main, cette dernière lui colla une gifle qui lui fit pivoter la tête sur le côté dans un craquement sinistre. Loin de l'avoir tué pour autant, la Sœur de lune sachant se maîtriser en toute circonstance, venait lui déchausser une dent qui finit sa course dans la terre tandis que du sang couler abondamment de sa bouche.

- " On peut y aller ! " Déclara-t-elle au moment de se relever avec un large sourire tendre sur le visage alors que Tarentule y allait de son rire si particulier avant de reprendre la route en tirant d'un coup sec sur la chaîne autour du cou du malotru à moitié sonné.

En arrivant devant les gardes qui tenait l'entrée du pont, ces derniers regardèrent les deux femmes avec étonnement. Quelque chose les rendait perplexes. Ne s'attardant pas plus longtemps sur l'homme qu'elle avait rossée sans ménagement et dont un filet de sang continuait de couler de sa bouche, l'un des matons jeta un regard derrière elles.

- " Ils sont où les autres ? " Leur demanda-t-il d'une voix ferme au moment d'arquer un sourcil interrogateur.

- " Absent... " Répondit le plus simplement du monde la déesse aux cheveux blancs tout en haussant des épaules nonchalantes. " Le gentil monsieur que voilà nous a dit qu'ils n'avaient pas envie de venir. "

- " Mmh... Ok... " S'exprima le second dont l'attitude démontrait qu'il s'agissait là d'un cas commun dans cette prison. " Allez, vous pouvez passer. "

Sans même prendre la peine de vérifier que le taulard possédait sur lui des effets illégaux, les deux gardes laissèrent passer les agentes qui bien qu'elles ne le montrèrent pas était surprises et mécontentes. Ne cherchant pas à relever ce point des plus étranges, les deux espionnes reprirent leur route en direction de la mine où le prisonnier devait y faire ses travaux forcés. Sur le chemin, quelque chose d'autre attira l'attention de Chang'e qui s'empressa d'en faire part à sa collègue.

- " C'est étrange. " Souffla-t-elle entre ses lèvres de façon à ce que seule la petite araignée puisse l'entendre. " Ils n'ont procédé à aucune fouille et puis surtout, c'est quoi ces trucs étranges qu'ils semblent cultiver ? " S'interrogea la demoiselle en pointant discrètement du menton un champ de culture de champignons où des bagnards étaient en train de travailler. " J'avais pourtant cru lire qu'il s'agissait d'une mine où on y extrayait du guano et non des plantes. "

Et étrange cela l'était pour que même l'agente expérimentée Tarentule voit cela d'un mauvais œil.


Dernière édition par Sœur Chang'e le Sam 20 Avr 2024 - 18:27, édité 1 fois
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Les méthodes de sa collègue sont bien plus satisfaisantes qu’elle ne l’espérait. L’agent Tarentule ne peut s'empêcher de rire en contemplant la scène. Le pauvre prisonnier est entre deux folles, sa défiance est retombé comme un souflé. Il avance tête en cachant ses parties génitales. A présent plus docile, la blonde progresse avec sa partenaire, contemplant ce qui fut dans le temps la mine de guano la plus rentable du monde. Son index joue avec quelques mèches de cheveux en scrutant ses carrières de haut.

En effet. J’avais conscience que les Chefs de Grille possédaient certains privilèges. Mais l’absence de fouilles rompt totalement avec ce que l’on attend d’un bagne. Regarde-les s’enorgueillir de dignité et de fierté.”

Sortant son fouet, l’agent Tarentule réprimande le bagnard comme un esclave pour le faire avancer plus vite.

Argh !
-Gnihihi ! Plus vite, n’oublie pas que tu travaille pour dix. Ne perds pas de temps.


Ce monsieur semble bien assez dompté pour ne plus broncher. Comme quoi, les bonnes vieilles méthodes sont toujours aussi efficaces. Néanmoins, la blonde a bien conscience qu’au moindre signe de faiblesses, cette autorité s'affaissera. Le bagne devrait l’avoir assez conditionné à la soumission, force est de constater que ce n’est plus cas. Guidant le bagnard dans les mines, elle s’approche de son homologue du CP pour chuchoter ses réflexions. De loin, on pourrait croire à du commérage.

Célestia. Je crains que la situation les force à reconvertir leur activité. Le guano est pourtant la denrée la plus rentable de cette blue. Est-ce qu’il camoufle un épuisem…
-Aïïïe ! Vous deux !


Un gradé vient soudain les interpeller pendant leur supervision de leur unique bagnard. Ce moustachu est tout simplement le geôlier en chef, commandant second de tous les Whipers après le Fouet. Sa couverture oblige la blonde à montrer un certain respect envers cet énergumène dont la réputation nauséabonde est connue de toute l’île.

Oui, monsieur le Vicomte !
-On n’a pas besoin d’être autant ici. Allez donc à l’usine.
-Pourtant, il n’est pas de tradition de fouetter pour augmenter la productivité de ces minables. Hihi !
-Les temps ont changé, on a plus besoin d’autant de travail, ma p’tite. Je ne sais même pas quoi lui faire faire à lui. Boarf, il va sûrement me cirer les bottes.
-Si je puis me permettre, la rentabilité risque de chuter. Du moins, mon expérience à Tequila Wolf me l’a appris.
-Oh, je me disais. Vous êtes les mignonnes petites nouvelles. Une petite visite guidée, cela vous…
-Non, merci. Le Fouet nous a déjà à l'œil, monsieur le Vicomte.


Son regard pervers se meut en une crispation. Cet homme déteste sa nièce mais n’est rien plus qu’un lache doublé d’un moins que rien incapable de résister à l’homme de l’héritière du Whip. Il comprend rapidement qu’il ne vaut mieux pas se mêler avec ses deux femmes pour éviter le retour violent du bâton. Bien évidemment, ce n’est qu’un grossier mensonge de l’agent Tarentule.

Bref. Bienvenue, ici, c’est plus tranquille ces temps-ci. Profitez-en. Ça ne sert à rien d’extraire trop vite une mine en rade. Croyez-moi, j’veux me casser le plus tôt possible, mais c’est les ordres. AÏïe ! Qu’est ce que j’ai envi de passer au quartier des plaisirs, bordel. Nous sommes en pleine plani…palani… plafi… plica… Aïïïe !  Et puis merde. L’usine est une zone plus à risque, allez-y en patrouiller.
-Hum. Très bien.

C’est ainsi que le geôlier en chef laisse les deux nouvelles venues se diriger vers l’usine. Entrant dans ce complexe gigantesque, l’odeur devient rapidement agressive. Dans cette usine de traitement des déchets et de transformation du guano,  une puanteur s’en dégage,  rappelant les pires toilettes qu’elle a pu visité dans sa carrière, mélangeant humidité, moisissure et fumier de campagne. Se pinçant le nez, l’agent Tarentule grimace un instant. Repensant à ses récentes découvertes, elle soupire déjà.

Comment a-t-on pu passer à côté d’une telle déchéance ? J’en ai honte.

Progressant à travers de grandes bassines et une circulation intense des ouvriers, les agents constatent une mixité incontrôlée entre les bagnards et des civils souvent plus qualifiés. Les uniformes permettent de différencier les uns des autres. Néanmoins, la blonde voit ce fonctionnement d’un très mauvais œil. L’attention aiguisée, elle scrute toutes les interactions sociales sur son chemin. La gardienne remarque ainsi une civile fricoter avec un bagnard, camouflé dans un coin, adossé à une cuve. Empoignant son fouet, elle s’approche en trombe du couple illégal.

Vous là ! Qu’est ce que vous faîtes?
-Du calme, on discute juste.
-Vous discutez, voyez vous donc. Moi aussi j’adorerais y participer. Hihi !


D’une main, la blonde aggrippe le poignet de la femme pour la confronter.

Oh ! C’est une civile ! Vous ne pouvez pas la frapper.
-Tiens donc. On m’a dit pendant ma formation que la qualité de bagnard pouvait se transmettre par le sang ou la salive.


D’une taille similaire, l’agent Tarentule lève son bras et approche son visage avec un sourire inquiétant. La civile est assez intimidée pour recroqueviller sa tête. Elle a quelques choses d'indigne à cacher. L'espionne le sent.

Mais vous n’auriez jamais osé avoir ce genre de rapport. N’est ce pas, madame? Que cachez-vous dans votre dos?

Le bagnard pousse la whiper pour libérer sa bien aimée. Visiblement, n’ayant pas froid aux yeux, il est prêt à en découdre. Le regard de sa douce doit lui donner du courage. Tirant sur le fouet, elle le claque comme une première sommation. Au même instant, un autre maton témoin de la scène les interpelle. Son grand sourire s’affaisse.

“Oh les nouvelles, c’est bon. Rappelez les juste à l’ordre.
-Comment? On ne punit pas ce déchet?
-Pff. Ce n'est pas la peine.
-Il faut donner l’exemple, mon cher! Sinon cela pullule.
-Tu comprendras pas bien assez tôt comment cela marche ici. Mais si tu insistes à provoquer la haine. Ne touche pas aux civils, c’est tout.
-Soit. Sans la haine, ce travail est d’un ennui. Hihi !


Le trouble-fête laisse ainsi faire. La blonde range, en fin de compte, son fouet à sa ceinture. D’un mouvement hautain de la tête, elle invite la civile à déguerpir en vitesse. L’agent Tarentule réajuste ses gants tandis que cette scène semble attirait de plus en plus l’attention. Elle effectue quelques étirements pendant que sa future victime agite sa langue dans tous les sens.

Tu vas me frapper ! Tu crois que l’on va pas te mettre une cible sur ton crâne ensuite ! Le dernier qui a abusé autant est six pieds sous terre, crasseuse ! La nouvelle va se propager partout. On va te bousiller et te broyer ! Salo-

En un instant, la jeune femme disparait sous ses yeux par la technique du Soru. Sans le voir venir, un puissant coup de coude lui écrase les tripes. A moitié sonné, la respiration du bagnard se coupe. Sa main attrape l’homme désorienté par les cheveux. Elle fracasse ensuite son visage contre la cuve. Le bruit métallique résonne à travers toute la pièce. Le corps tombant au sol à plat ventre, le nez en sang, l’agent Tarentule utilise ses chaînes pour lui attacher les poignets. Le talon appuyé entre ses omoplates, elle lève ses bras, forçant sur l’articulation de ses épaules. La douleur intense alerte la victime d’une potentiel rupture. A la panique, la blonde répond avec un ricanement aigüe.

Hihi ! Excuse-moi, je t’ai coupé. Tu disais?
-Arrgh ! Non, non ,non ! Arrêtes !
-Le discours change d’un coup. Pathétique. Hihi ! Il est trop tard pour les suppliques. A ton avis
Celestia, est ce qu’insulter et s’opposer à un maton vaut des épaules brisées?

-Non! Arrgh ! Vous avez pas le droit, putain !
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Le fouet du Gouvernement Mondial s'abat sur le Whip
La croupe posée sur un tonneau avec les jambes croisées l'une sur l'autre, la Sœur de Lune avait observé le moindre petit mouvement de sa consœur. Sa façon de frapper rapidement le sol du talon pour disparaître. Sa posture au moment d'enfoncer son coude dans le ventre du prisonnier. Tous ces petits détails, elle avait réussi à les capter de ses yeux rubis. Un spectacle des plus éblouissants pour l'agente du Cipher Pol qui en secret jalousait la petite araignée.

La différence entre les deux femmes était flagrante. Et ceux malgré l'entraînement que Chang'e avait suivi depuis sa plus tendre enfance. Ayant forgé son corps et son esprit depuis tant d'années, cette dernière pensait à tort pouvoir rivaliser avec les plus grands de ce monde. Une dure réalité qui se dessina devant ses yeux au moment où elle réalisa le chemin qui lui restait à parcourir pour ne serait-ce arriver à la cheville de Tarentule. Un constat qui la faisait l'admirer davantage.

- " Mmh... " S'exprima la faucheuse de Parisse face à la question de sa collègue. " Ma chérie... " Reprit-elle de sa douce voix mélodieuse au moment de positionner son coude sur ses genoux avant de caler son menton dans la paume de sa main. " Tu es bien trop cruelle avec ce pauvre malheureux... "

Poussant un profond soupir, la nymphe aux cheveux blancs fit une petite moue désapprobatrice devant les manières de la jolie blonde. Une expression qui affecta le sourire de Capulina dont les magnifiques yeux bleus étaient plongés dans ceux de l'espionne. Durant cet échange, la Danse-Lame ne trahit pas le moindre sentiment. Continuant de faire semblant de lui tenir tête, cette dernière porta délicatement sa deuxième main sur sa cuisse. Frôlant du bout de ses doigts sa peau d'albâtre, elle les glissa sans geste brusque sous sa jupe en cuir.

Soudain, la Sœur de lune en saisit avec vivacité l'une des aiguilles de combat qui s'y trouvait attaché par une lanière en cuir. Dans le même mouvement, d'un geste gracile des doigts cette déesse l'envoya en direction de l'araignée. Un léger sifflement se fit entendre prêt de l'oreille de Capulina au moment où le senbon fendit l'air pour lui passer qu'à quelques centimètres de sa joue. La légère brise qui en résultat fit virevolter quelques-unes des mèches blondes de cette dernière. La rendant à cet instant encore plus belle qu'elle ne l'était déjà aux yeux carmin de l'agente.

Un cri se fit entendre par la suite. Celui d'un homme qui avait eu l'audace de se glisser dans le dos de la petite araignée afin d'essayer de la prendre en traître. Un geste bien malencontreux que celui-ci venait de payer chèrement au moment où le froid mordant de l'acier venait de le frapper. Pénétrant sa chair, la pointe de son arme s'était planté au niveau de son cou. Bien que n'étant pas mort, ce dernier souffrait d'une terrible blessure dont il ne risquait pas de s'en sortir indemne. Situé tout prêt de la carotide, l'aiguille affûtée pouvait à tout moment lui trancher.

- " Tania, mon cœur. " Souffla-t-elle d'entre ses lèvres pulpeuses qui s'étirèrent en un large sourire tandis que sa victime s'écroulait au sol devant les yeux de Capulina. " Tu devrais soulager cet homme de sa souffrance... D'un coup sec. "

À ces mots, le sourire sadique de la petite blonde étira de nouveaux ses magnifiques traits. Partant dans un rire dont elle avait le secret, Capulina tendit brusquement sa jambe posée au dos de sa victime. Derrière les complaintes du taulard, deux bruits bien distincts se firent entendre. Celui de ses épaules qui se déboîtèrent dans un craquement sinistre.

Face à cette violence, mais surtout devant ce doux sourire enfantin qu'arborait sa collègue, Chang'e se mordilla la lèvre inférieure. N'en perdant pas une seule miette, la jeune femme la regarda en ressentant du désir pour elle. À ce moment précis, elle voulait faire de Capulina, sienne. Mais plus encore, l'assassin décida qu'à partir d'aujourd'hui, elle la prendrait comme modèle.

Le reste de la journée passa rapidement. Durant celle-ci, les deux agentes du Cipher Pol qui ne perdirent pas de temps à se faire connaître comme les deux folles dingues du pénitencier récolèrent de nombreuses informations. Tandis que la petite araignée continuait de jouer la plus brutale des deux, Chang'e, elle, en glanait en jouant les vierges effarouchées.

Deux méthodes qui portèrent leurs fruits et qui leur permirent d'apporter les preuves des méfaits qui y étaient commis. Des preuves qui n'étaient pas encore assez conséquentes pour en informer leurs supérieurs, mais qui ne saurait tarder à être le cas.


Dernière édition par Sœur Chang'e le Sam 20 Avr 2024 - 18:27, édité 1 fois
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Les deux agents en couverture ont bien intégré la routine de matons. Certainement, un peu trop. Leur duo se fait déjà un nom comme les tortionnaires les plus vicieuses du bagne. Une réputation dont même les supérieurs ont commencé à avoir un écho. Néanmoins, le Whip semble laisser ces deux femmes catalyser la haine des Zeks. Dès qu’elles sont au vestiaire, l’agent Tarentule s’en amuse en accrochant son fouet et ses chaînes à sa ceinture.

Combien de menaces de mort recevais-je aujourd’hui? Cela dépassera peut-être le record d’avant-hier. Hihi !

Depuis que la blonde côtoie cette collègue, elle a remarqué de nombreux indices pour cerner la personne. Chang’e est un public friand des punitions de l’agent Tarentule. Son sadisme talonne largement celui de l’agent du CP4. Celle-ci n’a pas trouvé d’occasion de la tester, cependant, son intuition détecte une plus grande perversion en elle. A plusieurs reprises, la blonde croise un regard loin de toute innocence dans les yeux de sa collègue. Peut-être serait-il temps de rappeler à l’ordre son impudeur?

Alors que la jeune femme prend son temps pour ajuster ses cuissardes, la dernière collègue présente quitte les vestiaires. Seules dans cet espace clos, Tania se redresse, le regard vers celle qui l’attend patiemment à proximité de son casier. Un mince sourire se dessinant sur son visage, elle s'approche de Chang'e. Ses talons claquant le carrelage sur ses pas, la blonde s'arrête devant elle. Cette femme aux cheveux blancs est bien plus grande. La tête levée, légèrement incliné vers la droite, Tania pose ses doigts sur le bout de sa cravate. Elle remonte ainsi le toucher de sa main jusqu'au nœud. Son regard suit ce mouvement mais continue jusqu'à sa bouche aux lèvres pulpeuses. Prétextant de réajuster sa cravate, elle tire petit à petit dessus pour que sa partenaire rapproche son visage du sien.

Ma tendre et fatale Célestia, une question me taraude depuis notre rencontre…que se cache-t-il derrière ce masque?

Une de ses mains frôlent son cou avant de caressé son visage. Son pouce caresse sa lèvre inférieure. Alors leurs visages à quelques centimètres l'une de l'autre, les yeux bleus de l'agent Tarentule plongent dans les pupilles écarlates de la religieuse. Quelques secondes s'écoulent, la tension monte dans les vestiaires féminins du Whip. La blonde entrouvre la bouche en réduisant lentement la faible distance qui les sépare.

Un soufflement du nez brise, brusquement, ce moment d'égarement. Sa bouche esquisse un grand sourire. Tania tire avec force sur la cravate de sa collègue, ne manquant pas de la faire ployer sur un genou. Regardant cette femme de haut, son rire caractéristique perce le silence des vestiaires.

Gnihihi ! Qu'est-ce que tu croyais, ma chère ? Que je te laisserais te rincer l'œil avec autant d'indécence. Tu semble avoir de la peine à contenir tes désirs. Quel vilain défaut ! Moi qui pensais les femmes de foi sage et pure. Il faut croire que les contradictions pullulent en ce bas-monde. Hihi !

Le bout de son index tapote le nez de Chang'e avec un visage amusé. Les doigts de son autre main appuient sur le haut de la poitrine de sa collègue afin de la plaquer dos au casier. Ses mains glissent ensuite tout le long de sa cravate avant de tourner les talons vers la sortie. Elle lance, finalement, un regard par-dessus son épaule.

Fais en sorte que je ne remarque plus cette faiblesse.

L'agent Tarentule, ayant allègrement jouer avec les tentations de Chang'e, s'attend à ce que celle-ci se montre bien moins arrangeante. Mais, elle reprend son attitude routinière comme si l'échange qui avait eu lieu était déjà derrière elle.

Ne faisons pas attendre le Train, Celestia. Il serait dommage de faire attendre nos collègues, déjà que la moitié des bagnards nous haïssent. Hihi !

Le jeune femme quitte ainsi les vestiaires, laissant sa partenaire se remettre de l'affront. Elles se rejoignent ensuite à la Station numéro un, devant un des wagons voyageurs du Train. Contrôlant les entrées et la circulation, ce dont principalement les quelques civils travaillant de nuit qui quittent l'usine et la centrale, la relève ayant été assurée par les Zeks. Les wagons sont donc peu remplis. L'agent Tarentule et l'Agent de la Lune ont bien jeté, en amont, vers les wagons du fret. Le guano n'est pas la seule marchandise transporté, ces champignons louches ont aussi une large part des compartiments. Cependant, rien est explicitement figuré sur les documents produits par la logistique. Les preuves accablantes s'accumulent.

Croisant les jambes sur un siège, la blonde est pensive tout au long de l’allé. Elle pense déjà à la manière dont présenté les choses pour amener une réaction immédiate du Gouvernement Mondial. Il leur faut un maximum d'éléments. La blonde se redresse une fois le train arrivé au terminus. Le duo contrôle l'afflux de civils qui remplit les wagons avec plus de zèle que les autres Whipers. L'agent Tarentule remarque de nombreux regards noirs et dédaigneux. Une fois les civils installés, les deux agents entrent dans leur wagons. Les portes se referment et une étrange atmosphère s'installe. Debout, les mains croisés, les femmes bloquent la porte du sas menant vers un autre wagon de voyageurs. Des yeux les fixent, le silence est pesant. D’instinct, les mains de l’agent Tarentule se posent sur ses armes. Balayant du regard le wagon, elles sont les seules Whipers présentes. Le mauvais pressentiment se confirme. Un homme se dresse tendant une arme à feu.

Bang !

Le premier tir résonne. La balle file entre les deux femmes. Tous les autres civils sortent leur arme au même instant, allant de la lame de couteau, au marteau, jusqu’à même des armes à feu pour quelques uns.
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Le fouet du Gouvernement Mondial s'abat sur le Whip
Ce début de journée n'était décidément pas des plus agréables pour la Sœur de lune. Pour commencer, se voir rabaisser de la sorte par sa consœur l'avait mise hors d'elle. Chang'e n'avait pas apprécié sa façon désobligeante de la traiter. Jouer de ses charmes sur elle pour ensuite la menacer l'avait quelque peu décontenancé. Et maintenant, voilà qu'elle se retrouvait prise pour cible par des moins-que-rien qui n'avaient rien trouvé de mieux que de leur tendre un piège dans cet engin de fer.

Non, cette matinée n'était vraiment pas au gout de la jeune femme. Le visage totalement de marbre, l'agente gouvernementale observa tous ces misérables qui osaient s'en prendre à elle. D'un regard vide, elle les balaya tous un à un par-dessus ses lunettes aux verres rouges.

Parmi eux, certains semblaient déterminés à tous pour les abattre. Tenant fermement leur arme à feu, ils attendaient que les deux matonnes daignent montrer le moindre signe d'agressivité pour leur cribler le corps de balle. Tandis que d'autres se demandaient dans quelle galère ils s'étaient retrouvé. L'un d'eux dont les dents claqué de peur se tendit au moment où l'ange de la mort de Parisse plongea ses billes écarlates dans ses yeux.

Un nouveau coup de feu retenti dans le wagon. Se crispant sur la gâchette de son arme, le froussard qu'elle regardait tira sur elle. La balle sifflant à vive allure dans sa direction se logea qu'à quelques centimètres de sa tête dans la carcasse métallique du train.

- " Attendez le signal bordel ! " Ordonna l'un des hommes en tête du peloton d'exécution en levant la main pour les empêcher de vider leur chargeur dans l'instantané.  

Sans ciller ne serait-ce un seul instant, Chang'e porta la main sous son veston. De ses doigts fins et manucurés, cette dernière garda son calme malgré la rage qui bouillonnait en elle en sortit son paquet de cigarettes. Se saisissant de l'une d'elle, l'agente du Cipher Pol la glissa au bord de ses lèvres pulpeuses qui la pincèrent avec douceur. L'allumant dans le même temps, la nymphe s'avouera la douce volupté de la fumée s'infiltrant dans ses poumons.

- " Puis-je ? " Lâcha-t-elle d'un ton plat à l'encontre de sa collègue dans un souffle, recrachant délicatement la fumée d'entre ses douces lèvres recouvertes de rouge camellia.

Inhalant une nouvelle bouffée de nicotine, Chang'e détourna le plus possible l'attention de leurs agresseurs sur les gestes graciles de sa main qui tenait la sèche. Captant chacun des regards du sien, elle laissait sa longue chevelure des neiges pousser dans l'ombre de son dos. Silencieusement, sans éveiller le moindre soupçon, une mèche de cheveux descendit le long de sa jambe avant de se frayer un chemin sous les sièges. Puis soudain, au moment où le leader de ce groupe s'apprêtait à donner le signal pour mettre fin à leur vie, les cheveux de la Danse-lame s'enroulèrent autour de sa cheville.

Le tirant d'un coup sec vers elle, ce dernier tombe à la renverse devant les yeux de ses camarades qui n'en réalisèrent pas immédiatement la raison. Quand enfin, l'un des civils découvrit la supercherie. Malheureusement, au moment où ces derniers décidèrent de faire feu sur les deux agentes, il était déjà trop tard. Après l'avoir traîné au sol jusqu'à elle, la Sœur le souleva à l'aide de sa chevelure pour se dissimuler entièrement derrière son corps. Un organisme qui lui servit de bouclier humain en arrêtant les balles qui lui étaient destinées.

- " Décidément, rien ne va sur cette île. " Souffla-t-elle en toute quiétude tandis que le son rempart mort depuis déjà quelques secondes se vidaient de son sang des nombreuses plaies qui lui furent infligées par les armes de ses propres hommes. " Peut-être devrions-nous la nettoyer de fond en comble et ne pas seulement s'arrêter à la zone carcérale. "

Le visage toujours aussi inexpressif, elle regarda en coin la petite araignée qui ne souffrait d'aucune blessure apparente. Durcissant son corps à l'aide dr l'art du Sixième Style, l'agente Tarentule la regardait adosser contre le mur du wagon en affichant un large sourire. Voyant que l'albinos s'en sortait très bien sans son aide, elle décida de ne pas intervenir, préférant savourer le spectacle.

- " Qu'en penses-tu ma douce Tania ? " S'exprima la déesse blanche plus pour la forme qu'autre chose tandis que le reste de ses cheveux se dressèrent dans son dos en de nombreuses mèches menaçantes de plusieurs mètres de longs. " Un petit rafraîchissement lui ferait le plus grand bien si on la débarrassait de ces rebuts qui la souillent de par leur simple présence. "

Chang'e porta de nouveaux son regard sur son auditoire qui continuait de leur tirer dessus tandis que d'autres rechargés dans la panique. Car oui, la peur se lisait sur de nombreux visages en voyant que cela ne leur faisait rien. Quelques-uns cherchèrent même à s'enfuir en laissant leur arme sur place. Cependant, le glas venait de sonner. Celui-là même de leur propre perte.

- " D'ailleurs, leur simple vue m'incommode et me donne la nausée... " Déclara la nonne dans un dernier souffle de fumée avant d'écraser son mégot de cigarette sur le corps encore chaud de sa première victime.

Ce qui se passa après, fut un véritable bain de sang. Dans les hurlements de douleur et de frayeur, les civils qui avaient osé s'en prendre à ces deux agentes périrent les uns après les autres. Usant de sa capacité à mouvoir sa douce chevelure blanchâtre, Chang'e les assassina jusqu'au derniers sans la moindre pitié ni même la moindre émotion visible. Enfin presque tous. Car caché sous un siège, la tête entre les mains à trembler de peur, la Danse-lame en avait laissé un en vie afin de pouvoir glaner des informations.

Une fois le calme revenu dans le wagon, la Sœur de lune se débarrassa du corps de sa victime en l'envoyant s'écraser au milieu des autres morts. Alors que ses cheveux ensanglantés reprenaient leur taille normale, l'espionne s'approcha de sa consœur. Se penchant pour se mettre à sa hauteur, elle pivota légèrement la tête sur le côté tandis que leur visage ne se trouvait qu'à quelques centimètres.

- " Ne t'avise plus jamais de me traiter de faible. " Souffla-t-elle d'une voix douce qui contrastait avec son regard vide qui ne laissait rien paraître de son animosité envers elle.

Une amertume qui disparaîtrait sûrement avec le temps en raison du respect que lui inspirer malgré tout la jolie blonde. D'un geste de la main, elle saisit une mèche de ses cheveux d'or qu'elle laissa doucement glisser entre ses doigts. Puis, brusquement elle approcha ses lèvres charnues du creux de son oreille.

- " Si ça ne te dérange pas, je te laisse t'occuper de notre invité, ma chérie " Stipula la Danse-lame d'un ton taquin et à la fois voilé de glace. " Je vais aller me refaire une petite beauté en attendant. "

S'éloignant sans rien ajouter de plus, l'agente de la lune partie s'enfermer dans les cabinets pour essayer de nettoyer tout le sang impur qui avait sali sa chevelure d'un blanc lacté. Une tâche ardue par faute de produit adapté en cette circonstance et qui risquait à l'obliger d'en couper les pointes qui dégoulinaient encore.


Dernière édition par Sœur Chang'e le Sam 20 Avr 2024 - 18:27, édité 1 fois
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L’agent Tarentule n’a pas perdu de son effet. Elle sait où appuyer pour insupporter ses collègues. Y a pas à dire, elle en a trouvé une particulièrement sanguinaire. La main sur le menton, et la tête légèrement inclinée sur la gauche, la blonde fixe d’un œil insensible le massacre orchestré par sa collègue. D’un soupir, elle sent que cette histoire va leur retomber dessus. La Comtesse Halle Berry-Whip, dit le Fouet, sera bien obligée de réagir à ce massacre de civils, aussi crapules soient-ils. Pensive, Tania prévoit deux résolutions. Soit le Fouet les suspend le temps que l’affaire se calme, soit elle les suspend le temps d’élaborer le procès de leur radiation du corps des Whipers. La décision de cette comtesse en dira long sur sa politique. Dans les deux cas, l’agent Tarentule voit mal comment échapper à une suspension de poste. Autant donc faire la lumière sur cette affaire. La gardienne s’approche de l’individu en état de choc. Recroquevillé sur lui-même, taché de sang de toute part, il se balance en se tenant le crâne. Fixant le sol, il répète des murmures.

“Pitié… pi… pitié… reprend toi putain… beurk…”

Il se retient difficilement de ne pas vomir. Le pauvre homme ne doit pas être bien plus âgé que Tania. Celle-ci le regarde de haut, en maintenant une certaine distance. Les talons sur la surface du sol ensanglantée, elle sourit les bras croisés.

Nous avons atteint le terminus, mon cher. Hihi !

De son air moqueur, elle tend les chaînes pour signifier son état d’arrestation. Cependant, le jeune homme semble l’ignorer.

“Pour Cynthia… pour elle… je survivrais…
-Ce n’est pas en prononçant le nom de votre dulciné que vous vous en sortirez si facilement.


Redressant la tête, le maigrichon armé d’une batte clouté plonge son regard empli de haine dans les yeux perçant de la blonde.

“C’est ma fille !”

Empoignant son arme de fortune, il se lève vivement et vise le visage souriant de son adversaire. L’agent Tarentule ploie son torse vers l’arrière esquivant une première tentative. D’un râle agacé, le délinquant continue son enchaînement. Tout en reculant, Tania use de sa souplesse pour esquiver chaque coup. Dans l'écho de ses rires, le bruit métallique de la batte cognant le sol ou les sièges se fait entendre.

Oh oh ! En voilà, un jeune papounet dévoué, malheureusement, il ne sait pas quand s'arrêter.

L’agent du Cipher Pol finit par exploiter une de ses nombreuses ouvertures dans ce style de combat médiocre. La pointe de son talon se plante dans son genou. Un cri de douleur, l’homme s’affaisse. Le dos de son pied encastre la mâchoire du bonhomme sur un des sièges. Il s'effondre au sol, inerte un instant. Crachant un peu de sang, le souffle fort, le jeune père se relève malgré une jambe en vrac. La ferveur de sa volonté ne manque pas d’intriguer sa tortionnaire tout sourire.

Cessez donc de vous relever. Ne soyez pas ridicule, nous pataugeons déjà dans le sang de vos camarades. C’est répugnant.
-Vous, les Whipers… toujours à prendre les autres pour de vulgaires insectes, hein?! Nous ne méritons rien que la mort, nous les fils des Zeks ! Notre avenir dans ce trou n’est pas assez pitoyable pour vous ! Nous sommes que des fils de déchets, destinés à rester des déchets… Bah ouais haha... Écrasez nous comme des cafards ! Les monstres gagnent toujours dans ce monde de merde…
-Absolument. Je rajouterai même les f-
-Combien d’orphelins? Combien de veuves? COMBIEN?!
-Dois-je aborder le concept de légitime défense ?
-Mon cul ! Avec votre putain de pouvoir, nous avions aucune chance ! Vous tuez pour le plaisir ! Vous êtes des abominations. Des démons venus brûler cette île pourri pour qu’il devienne à nouveau l’Enfer sur terre !”

L’agent Tarentule commence à lier quelques points. Le bagne a plus d’un siècle de service. Sachant que tous les Zeks ne sont pas des criminels recherchés du Gouvernement, il y a pu y avoir des prisonniers politiques du Sultanat des Pétales comme des rebelles de Luvneel réduit à l’esclavage. Sur les cent mille habitants de la ville, tous ne sont pas des familles de Whipers ou immigrés. Certains sont nés dans l’enceinte même du Pivogor. Le dortoir a beau séparer les hommes des femmes, certains contacts sont inévitables et les conséquences qui vont avec. Cela en fait finalement des orphelins enlevés de leur mère, séparés de leur père, élevés dans la ville, condamnés à la misère. La main d'œuvre idéale pour toute pègre. Silencieuse pendant sa réflexion, elle s’aperçoit qu’une étrange vapeur émane du maigrichon.

“Même si les dieux nous abandonnent. Je mourrai pour la sortir de ce trou… je la protégerais comme je l’ai promis à sa mère…
-Crois-tu qu’un homme aussi insignifiant peut faire quelque chose contre moi?
-Chacun de mes coups portent le poids des vies que vous avez bafouées ! Ces gens ont tous une histoire. Nous avons tous des vices, des qualités, des passions, des rêves. Oui, on fait pitié ! On est né dans le fumier du guano ! MAIS NOUS SOMMES HUMAINS, BORDEL !”

Une aura enflammée surgit soudain autour du jeune homme.

Les choses deviennent intéressantes. Hihi !

Le malfrat fonce d’un bond vers l’agent Tarentule. Sa batte enflammée frôle sa chevelure blonde. Cette tentative n’était qu’un leurre. L’arme tombe au sol. Un poing vient percuter le ventre de la whiper. Malgré sa peau endurcie par un Tekkai de réflexe, la puissance du coup fait reculer Tania de quelques mètres. Elle l’aurait sous-estimée ? Ce n’est un pecno d’une île pourri.

Comment est-ce possible?
-Cynthia… ton papa reviendra à la maison… IL REVIENDRA !”


La température du wagon augmente rapidement. L’homme foncé avec vivacité vers la blonde. Cette fois-ci préparée, l’agent Tarentule évite son poing destructeur en montant au plafond tel une araignée. Le bras enfoncé dans une paroi du train, son assaillant est immobilisé un instant. Dans une acrobatie, un pied décanille son crâne suivi d’un autre sur la paroi d’à côté. Visant toujours au même endroit, la jeune espionne ne pense pas le voir se relever. Cependant, une de ses mains frissonne avec que tout son corps tente difficilement de se remettre sur ses jambes. Contrairement à ce qu’elle montre, cette situation amuse beaucoup Tania.

Soyez raisonnable. Je reconnais votre ténacité, mais vous allez finir par en mourir. Nous pourrions simplement discuter en bonne compagnie.
-Ja… kof… JAMAIS ! Un p…père n’a qu’une parole…”


D’un mouvement, l’aura de flamme est projeté sur l’agent Tarentule. D’un pas de côté suivit d’un tour sur elle-même, elle esquive l’attaque tout en dégainant son fouet avec une fluidité. Elle s’attend à pouvoir maltraiter cet homme encore longtemps. Malheureusement, lorsque la fumée se dissipe, le jeune père a disparu ne laissant que les portes du train enfoncées et fumantes.

Quelle surprise… Pfft ! Hihihi ! On dirait bien que je me suis faite avoir.

Habituellement, elle l’aurait poursuivi mais ce n’est qu’une petite frappe hors de ses priorités. Sortant du train, l’agent Tarentule contemple l’horizon en ajustant ses gants. Personne n’a été attiré par le bruit. Ils attendent surrement un nouveau retour pour camoufler les pistes de leur assassinat et laisser leurs corps être découvert plus tard. Si ses suppositions sont justes, il y a de la corruption dans l’air. Il faut à présent accélérer les choses. Remontant sa manche, elle utilise son mini-escargophone pour appeler le service Analyse du Cipher Pol.

Ici, Agent Tarentule, actuellement mobilisé avec l’Agent Chang’e sur Whiperia. Nous avons un rapport alarmant sur la situation du bagne. Je préconise une renégociation du contrat dès Berry-Whip au vu des multiples preuves de leur infraction, ainsi qu’une assistance d’une escadrille de la Marine sur la mer de l’Ouest.
-Nous communiquerons tous ce que vous avez pu collecté, ainsi que vos conseils. Le pôle numéro 3 jugera des dispositions nécessaires en fonction.
-Faites en sorte que ce soit une décision rapide. Nous sommes déjà sur la sellette à cause de notre… sévérité. Les règles se sont ramollies, la corruption est omniprésente, j’en viens à douter du véritable chef de ce lieu.
-Vous n’êtes pas censé vous faire discretes? C’est ce que l’on attend d’agents d’infiltration !
-Vous comprendrez votre impertinence en lisant le rapport. Terminé.


Même s’il n’a pas tord, l’agent Tarentule préfère mourir que donner raison à un bureaucrate qui ne fait que lire et répondre à son escargophone toute la journée. Il ne reste plus qu’à trouver Chang’e pour envoyer leur rapport et signaler l’incident au Whip. Tania parie sur une suspension en attente de jugement. Elle espère que le Cipher Pol réagira avant le moindre procès.
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Le fouet du Gouvernement Mondial s'abat sur le Whip
Les choses sérieuses étaient enfin sur le point de débuter. Enfin l'heure de remettre de l'ordre sur cette île avait sonné. Après leur petite altercation à bord du train avec tous ces civils qui perdirent la vie dans d'atroces souffrances, l'agente Danse-Lame avait contacté ses supérieurs. Leur apportant toutes les données qu'elles avaient réussi à glaner, la décision fut prise de frapper un grand coup dans cette organisation déplorable.

Les consignes étaient parfaitement claires. Un escadron de la Marine avait été envoyé pour assister les deux demoiselles dans leur mission. Cependant, en attendant les renforts, ces dernières se devaient de préparer le terrain pour leur faciliter les choses. Il était bien évidemment hors de questions pour les jeunes femmes de se tourner les pouces en attendant leur intervention. Pour ce faire, la directrice elle-même de la troisième branche du Cipher Pol leur ordonna d'appréhender les personnes à la tête du Whip.

Une charge que les deux espionnes comptaient bien mener à bien avec le plus grand plaisir. Surtout que celles-ci avaient carte blanche pour accomplir leur tâche. Mais pour l'heure, ces pseudo-gardiennes s'étaient retirées dans leur appartement afin de se préparer au mieux en circonstance. Se retrouvant dans la petite chambre miteuse qu'on lui avait attribuée pour l'occasion, Chang'e sortait tout juste de sa douche enveloppée dans une serviette propre qui ne recouvrait que très peu sa nudité. Il faut dire que la qualité du service y était déplorable. Mais rien qui ne pouvait arrêter la Déesse blanche qui se voulait toujours bien apprêtée en toute condition.

- " Il me tarde de nettoyer une bonne fois pour toutes les rues de ces déchets qui la polluent. " Lâcha-t-elle sans la moindre émotion apparente, n'ayant pas de publique devant lequel elle devait se forcer à les exprimer. " Quand je pense que j'ai dû couper la pointe de mes cheveux à cause de ces rebuts de la société. " S'offusqua avec mépris la Soeur de lune qui au moment se les brosser repensait au sang qui les avait souillé. " Heureusement que je peux les faire repousser à volonté sinon ce n'est pas de soldats qu'on aurait besoin, mais d'un nouvel architecte pour reconstruire l'île toute entière. "

Amusée par ses propres propos qu'elle pensait jusqu'au dernier, Chang'e le visage toujours aussi impassible cessa soudainement tout mouvement. Stoppée dans son mouvement, la faucheuse de Parisse scruta le reflet de son miroir en silence. Alerté par un mouvement suspect, derrière elle, l'albinos toujours assise les jambes croisées devant ce dernier chercha minutieusement ce que cela pouvait être.

Étrangement, il n'y avait rien. Et pourtant, la demoiselle était sûre de ne pas avoir halluciné. Continuant de rester sur ses gardes, elle finit de se coiffer avant de s'emparer de son maquillage qu'elle appliqua soigneusement.

- " En tout cas j'ai hâte de voir de quoi est véritablement capable Capulina. " S'exprima-t-elle tout en reposant son rouge à lèvres sur le bureau avant de commencer à mettre de la crème sur sa peau sans quitter le miroir du regard à la recherche d'un éventuel intrus. " Savoir si elle est aussi forte que laisse présumer les rumeurs que j'ai pu entendre sur elle ou alors si c'est juste un joli petit minois avec une trop grande confiance en elle. "

Mais alors qu'elle s'interrogeait sérieusement sur les compétences au combat de sa consœur, un nouveau mouvement se fit sentir dans son dos. Seulement, cette fois-ci, Chang'e aux aguets y réagit en conséquence. D'un mouvement fluide du poignet, elle attrapa sa lime à ongles en métal qui se trouvait à porter de ses doigts pour l'envoyer filer à travers la chambre.

- " AIE !!! " S'écria la voix d'une jeune femme de derrière un rideau en recevant l'objet sur la tête qui lui causa un petit hématome.

Un timbre qui n'était pas inconnu à la Déesse blanche qui n'avait pas perdu de temps pour se relever de sa chaise et se jeter sur l'intruse. La saisissant par un bras, la Danse-lame la révéla au grand jour en la sortant de sa cachette.

- " Tiens tiens... " Souffla-t-elle en regardant l'adolescente qu'elle tenait fermement entre ses griffes en forçant son visage à exprimer le mécontentement. " Une petite lapine s'est enfuie de son terrier pour venir mettre son museau où il ne faut pas. Devrais-je la punir sévèrement pour lui apprendre à rester à sa place ? "

Pour seule réponse, la jeune fille à la chevelure violette secoua énergiquement de façon négative tandis que ses yeux reflétaient la crainte de se voir réprimander d'une quelconque façon.

- " Qu'est-ce que tu fais ici, Lulutsu ? " Gronda la Sœur de lune à l'encontre de la jeune femme qu'elle n'avait pas revu depuis son départ de Parisse il y avait presque trois ans de cela.

- " Coucou maman... " Répondit simplement sa fille en souriant timidement à sa mère qui comme elle le pressentait ne serait pas contente de la voir ainsi débarquer lors d'une de ses missions. " Je... "

- " Peu importe... " La coupa la mère de famille en soupirant et secouant doucement la tête avant de la relâcher puis de reprendre avec froideur. " Les questions attendront. J'ai plus important à faire. "

- " Mais... "

- " Il n'y a pas de mais ! " La coupa sèchement Chang'e à contrecœur qui mourrait d'envie de la prendre dans ses bras pour la cajoler. " Tu n'as rien à faire ici ! Je n'ai clairement pas de temps à perdre avec toi alors que je suis en mission ! "

Les mots étaient durs en effet et l'albinos se maudissait de parler ainsi à son enfant. Mais il fallait qu'elle comprenne que même si elle était heureuse de la revoir après si longtemps, elle avait du travail. Et sa présence en ces lieux ne l'arrangeait pas. Au contraire même, cela l'inquiétait quand on voyait que des hommes avaient cherché à les tuer elle et Capulina.

Après cet échange inattendu entre les deux femmes, Lulutsu resta sagement assise sur le lit les mains croisées sur les genoux à attendre que sa mère finisse de se préparer. L'air attristée, l'adolescente fixait le sol quand l'agente finissait de s'équiper d'une combinaison entièrement noir pour se marier à la perfection avec la nuit qui était tombée et durant laquelle les deux Cipher Pol comptaient frapper. En la voyant si chagriné, le cœur de la Déesse blanche se serra et un long soupir en résultat.

S'approchant délicatement d'elle, elle vint dessiner les contours du visage de sa fille du bout de ses doigts manucuré en une tendre caresse. Surprise par ce geste alors qu'elle pensait que sa mère était en colère contre elle, Lulu la regarda confuse.

- " Attends-moi sagement ici ma chérie. " Lui demanda-t-elle d'une voix aimante au moment d'arborer un doux sourire complice. " On discutera tranquillement toutes les deux à mon retour. "

Sur ces mots, la jeune fille lui rendit son sourire en se saisissant de sa main dans les siennes. Une main si douce qui lui avait tant manqué durant toutes ces années sans elle. Se penchant sur elle pour lui déposer un chaleureux baiser sur le front, Chang'e lui souffla avec amour qu'elle lui avait manqué avant de finalement quitter la pièce pour se rendre au point de rendez-vous où l'attendait sûrement sa collègue.
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Vous avez mis plus de temps que prévu. As-tu eu le temps de trouver une amante, ma chère ? Hihi !

Encore vêtu de son costume de whiper, l’agent Tarentule n’a pas opté pour la dissimulation. Elle semble avoir préparé un engin étrange. Une sorte de mini-ballon dirigeable dégonflé dont des sacs, des cordes et deux étriers y sont accrochés. Adossée au mur d’une sombre ruelle de la ville, la blonde tend sa main pour contempler ses ongles qu’elle vient de finir de limer.

La directrice du CP3 a donc opté pour ce genre d’opération. Elle est plus intransigeante que je ne l'aurais pensé. Probablement que Madame la chatte veut avoir un haut fait dans sa manche pour rivaliser avec les autres pôles. Quel dommage, alors que nous avions tous les moyens de pression pour une négociation. Quoiqu'il en soit, les ordres sont les ordres.

Jetant sa lime, l’agent Tarentule commence à allumer la flamme de l'appareil à l’aide d’une allumette. Cette machine était à la base une assurance pour la jeune femme si jamais la situation dégénère. Après le massacre du train, la blonde a pris assez peur pour préparer une porte de sortie idéale. La voie aérienne était la meilleure option étant la principale lacune du système de défense du bagne. Problème, la Directrice en a décidé autrement. Capulina s’adapte et doit en faire un outil pour une attaque surprise.

Voici notre véhicule, Agent Chang… Hum. J'ai une prononciation désastreuse des noms exotiques. Permets moi d'être plus familière. Après tout, nous avons déjà partagé des vestiaires, des recadrages et une tentative d'assassinat ensemble. Cela rapproche. Hihi !

Le ballon grandit, gonflé par l’air qui chaud s'emmagasine à l'intérieur. Les sacs maintiennent le ballon au sol. Tania en met un sur un étrier.

Voyons, voyons. Une blancheur perçant l'obscurité. Petite Lune, ce surnom te rend plus mignonne. Ce sera parfait.

D’un geste, elle invite sa compère à faire de même.

Alors ma chère petite Lune, prenons donc notre envole.

Une fois sa partenaire aussi sur son étrier, du tranchant de sa main, l’agent Tarentule coupe quelques cordes allégeant le mini-dirigeable. Le duo s’élève dans le ciel noir de la nuit. Telle une grande ombre, le vent dans les cheveux, des petites hélices s’actionnent. La direction de l’engin est fixé difficilement vers Knut, le QG des Whipers. Le système de ce mini-dirigeable est plus précaire qu’il en a l’air. On lui refile souvent des prototypes lorsque l’agent Tarentule demande des gadgets. Traversant l’île en contournant tous les projecteurs, elles parviennent à approcher l’un des murs les plus hauts de Knut. Ce sont les appartements des Berry-Whips. Tania utilise le Rope Action pour étendre une corde jusqu’aux barreaux d’une fenêtre. Son ton est plus sérieux qu’à l'accoutumée.

Je fais diversion. Assure toi de couper toute retraite de nos cibles.

Une fois sa compère accrochée à cette fenêtre pour s’infiltrer, l’agent Tarentule longe les murs en s’élevant un peu plus en altitude. Elle parvient à un vitrail qui illumine habituellement la pièce principale de cette riche famille. D’un Rankyaku, la blonde brise cette vieille décoration. Au même moment, des cordes accrochent les bords intérieurs de cette nouvelle ouverture. Les serviteurs sont paniqués et la famille en présence est prise de stupeur. Dans cette gigantesque salle à manger, la Comtesse, le Comte et leurs enfants mais, aussi, le Vicomte et d’autres branches de la famille Berry-Whips au grand complet.

Gnihihihi ! Désolé de gâcher ce joli repas de famille. Au nom du Gouvernement Mondial, le non-respect du contrat qui le lie les Berry-Whips est à présent rompu. Les règles changent. Notre Sérénissime Gouvernement nous demande l'arrestation et la déposition de tous les Berry-Whips. Rendez-vous ou subissez les affres d'une guerre sans merci.
- Aiiie ! Bordel, mais c'est la p'tite nouvelle...
-Whiper Tania… je m'en doutais.
-Le Fouet est perspicace.
-Cette île nous appartient depuis plusieurs générations. Vous pensez pouvoir nous le retirer sans procès !
-Ainsi, Whiperia choisit la guerre plutôt que la paix. L’hybris de votre dynastie a un prix. Et il est temps de le payer !


Sautant du mini-dirigeable, l’agent Tarentule fait claquer son fouet et laisse tomber ses chaînes. La Comtesse Halle siffle pendant que son mari tente de mettre à l’abri les membres de sa famille. Ceci n’est rien d’autre qu’une tentative de coup d’Etat des plus brutales dans l’histoire de ce bout de cailloux.
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