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Ô belles catacombes !

Cela faisait deux jours que le trio se préparait à la suite de l’opération. Elles avaient fini par trouver une piste prometteuse de la Cabale sur Parisse et Ada était persuadée que creuser davantage était le seul moyen de savoir si elles faisaient fausses routes ou non. La Colonelle d'Élite lui avait jeté les rênes de la mission en se reposant entièrement sur elle et l’Agent n’avait su comme esquiver la situation. Maintenant, il était de son devoir de représenter le Cipher Pol et de montrer aux rustres marines que les sections étaient bien supérieurs à cette majorité de soldat idiot et rentre dedans.

Ada s’était assise en terrasse près de la tour gauche du Féléttérique, sirotant une tasse de thé en remettant en place sa capeline maltraitée par un vent matinal. Les deux jours d’attente n’avaient servi à rien. Le trio avait eu le temps de réfléchir à un plan d’action mais également de déchiffrer le carnet retrouvé sur les hommes interrogés. Et pour la date qu’elles avaient relevé dans le livre rouge, un horaire d’un rendez-vous avait été inscrit dans le carnet. Parfait pour elle. Alors elles s’étaient organisées pour garder un œil sur la fameuse vieille boîte aux lettres qui devait accueillir le passage d’un membre de la Cabale. A une table circulaire, les trois membres du gouvernement avaient pris place dans leur accoutrement de touriste, comme trois femmes profitant du beau temps qu’offrait Parisse.

- “Restez concentré. L’heure du passage est bientôt arrivée.” Dit-elle alors qu’elle portait la tasse chaude à ses lèvres.

Et alors même qu’elle laissait le liquide glisser dans sa gorge, du coin de l'œil elle ne quittait pas la boite verdâtre qui était ignorée de bien des passants. Elle semblait s’ouvrir par une petite porte dressée sur la face avant de l’objet et qui était tournée vers l’intérieur des pylônes impressionnants de l’installation. Surement que lorsqu’elles étaient en service, les employés postaux voulaient éviter de se retrouver dans le passage des habitants. Cependant, cela en faisait un angle parfait pour cacher au plus grand nombre la nature de l’objet déposé dans cette boîte. Et alors qu’Ada détaillait la chose des yeux , un homme au regard suspicieux s’approchait doucement, un paquet emballé dans du papier brunâtre avançait vers la boîte aux lettres.

- “A dix heures, l’homme en blanc avec son paquet sous le bras.” glissait doucement Ada à ses deux consœurs.
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Bon sang...

Tu n'avais toujours rien dit, tu n'avais toujours rien partagé aux deux femmes... Tes doutes, tes craintes, tu les avais gardé pour toi, pour éviter de contaminer avec des chimères l'esprit d'Eleonore et d'Ada. Et pourtant tu étais persuadée d'une chose. Tu oubliais un élément, une variable dans votre équation. La Cabale avait toujours eu un coup d'avance sur vous, et pourtant ils n'avaient pas encore agit...

Pouvais-tu faire confiance dans ce plan qui s'était presque écrit de lui-même. L'instinct d'Ada était aiguisé, mais avait-elle déjà connu l'inconnu. Le véritable, celui qu'on ne pouvait presque jamais anticiper par définition. Même si tu avais passé tes derniers jours à potasser des dossiers que peu de gens avaient eu entre les mains, cela ne t'avait pas apporté plus de réponse.

Qui était le chef de cette organisation... Qui était cette entité à même de rendre loyal jusqu'à la mort un vétéran comme Yochiro ?

Tout ceci ne pouvait pas se résumer à quelques trafic de substances illégales et des meurtres par-ci par-là. Il fallait une connaissance approfondie du système pour pouvoir naviguer sous son radar de manière aussi habile. Même le Cipher Pol, n'avait pas trouvé la réponse par lui-même, malgré le réseau dantesque du gouvernement, malgré les génies qu'on trouvait dans chacune de leurs branches.

Il fallait néanmoins avancer, le temps n'étant plus à la réflexion. Tu n'en avais d'ailleurs jamais eu autant, toi qui était une femme d'action plus qu'autre chose. C'était peut-être cela qui t'avait sorti de tes repères, qui t'avait mit dans un doute que tu allais chasser bien vite.

D'autant plus que la cible venait d'être toute désignée par l'agent. Plissant les yeux, tu essayais d'affirmer que c'était là l'homme qui aurait toutes les réponses à vos interrogations mais tu ne pouvais pas le certifier. Des gens comme ça, tu en avais croisé durant tout ton séjour, des gens au regard furtif, à la chair aussi tendue qu'une proie dans une jungle de prédateur.

- Tout se passe comme tu l'avais prédis. S'en est presque agaçant.

Tu souriais en coin cependant tu soulevais une vraie question. Pourquoi l'organisation de la Cabale n'avait pas changé ? Vous aviez été discret certes, mais depuis le temps, l'alerte aurait au moins dû être levé partiellement dans les rangs de l'ennemi. Peut-être étais-tu tellement habituée à l'impulsivité de l'élite que tu en oubliais que souvent les décisions d'ordre d'organisationnel prenait beaucoup de temps avant d'être prise.

Soit. Autant profiter de votre rapidité d'action dans ce cas, et cette fois-ci tu ne laissas pas Eleonore et Ada s'épuiser davantage. Elles avaient eu le temps de te reposer, mais toi, il fallait que tu te défoules.

- Surveillez les alentours, et agissez en fonction.

Sortant de ta cachette, tu t'avançais vers l'homme avant de t'arrêter. Ton odorat au naturel n'était pas l'équivalent de celui d'Eleonore, mais renforcé par tes aptitudes de Zoan, celui-ci pouvait l'égaler, si bien que tu n'avais pas besoin de t'approcher davantage pour comprendre que le contenu de son paquet ne semblait comporté aucune substance similaire à de la drogue. En fait, cela ressemblait même à de la nourriture. Un consommateur honteux préférant déguster sa friandise à l'abri du regard de sa femme ?

Un touriste lambda traumatisé par le matriarcat. Un de plus.

Pour autant Ada ne s'était pas trompé sur le lieu et l'heure, loin de là. Simplement sur la cible que vous attendiez. Ton odorat était capable de flairer plus d'une chose à la fois, et c'était à quelques dizaines de mètres de là que la piste remontait. Aucun doute, c'était ce que vous cherchiez. Tentant alors de faire comprendre à tes observatrices d'un geste furtif, celui qu'il fallait arrêter, il s'avérait que celui-ci était un petit vieux en l'apparence des plus innocentes.

Un costume bien taillé, un petit chapeau melon et une canne dans sa main droite, avec un journal enroulé autour de son bras gauche.

Mais si le fruit d'Eleonore t'avait apprit une chose, c'était que les apparences pouvaient être bien trompeuses parfois.




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Éléonore sirotait doucement son café latte, savourant la chaleur réconfortante du breuvage. Ses sens s'étiraient à travers le paysage urbain, apprivoisant les sons et les odeurs qui venaient taquiner deux de ses sens. Les effluves de pain frais des boulangeries environnantes, le murmure lointain des conversations et le cliquetis des tasses de café se mélangeaient dans un ballet familier et apaisant. Tout en écoutant d'une oreille attentive les échanges entre Ada et Pandore, la commandante d'élite profitait encore un peu du moment, malgré le sentiment familier grandissant au creux de ses reins. Repoussant une mèche de cheveux sombres qui s'était échappée de son chignon noué, Éléonore glissa ses billes claires sur la cible en question. Ses yeux scrutaient avec précision chaque mouvement de l'homme au paquet brunâtre, analysant les détails de son comportement. Plissant les yeux, elle vint à la même conclusion que leur patronne, Pandore. L'homme semblait suspect, mais quelque chose dans sa démarche et son attitude ne correspondait pas tout à fait à ce qu'elles attendaient.

Éléonore savait, que maintenant ses sens plus affinés lui donnaient un avantage certain. Elle pouvait dénicher la moindre information utile avec des éléments qui pouvait avoir l’air si inoffensif. Le doux parfum de lavande d'un passant, le bruit métallique d'une pièce de monnaie tombant sur le trottoir, même le froissement des feuilles d'un journal enroulé autour du bras d'un vieil homme ; tout cela formait une toile complexe d'informations qu'elle déchiffrait maintenant instinctivement. Et dans cette toile, quelque chose ne collait pas. L'homme au paquet brun n'était peut-être pas leur cible, mais quelqu’un d’autre l’était. L’odeur d’herbe mélanger à la moufette s’échappait faiblement d’un individue, mais après en avoir récupéré sur leurs cibles, Éléonore c’était fait la promesse de mémoriser cette odeur caractéristique. Tout en ramenant ses billes sur ses compagnes, elle s’exprime faiblement, les lèvres derrière sa tasse.

‘’C’est vrai que tout ceci semble un peu trop facile…’’

Cependant, elle ne pouvait ignorer la précision des informations fournies par Ada et Pandore. La tension dans l'air était palpable, et chaque seconde d'attente semblait s'étirer. Éléonore jeta un coup d'œil à ses consœurs, s'assurant qu'elles étaient prêtes à agir à la moindre alerte. Le moment de calme avant la tempête, où chaque détail importait, où chaque sens était en alerte maximale. En fin de compte, l'instinct d'Éléonore lui soufflait de rester vigilante, de ne pas se laisser distraire par les apparences. Elle reprit une gorgée de son café latte, laissant la chaleur et le goût riche du café apaiser légèrement ses nerfs. Ses yeux, toujours fixés sur l'homme au paquet, restaient perçants et attentifs, prête à réagir au moindre signe de danger.

L'homme âgé s'installa sur l'un des bancs près de la boîte aux lettres. Son costume bien taillé et son chapeau melon donnaient à sa présence un air de dignité tranquille. Il prit la peine de lire son journal pendant quelques minutes, ses yeux parcourant les pages avec une attention feinte. Le bruit de la ville était un fond sonore constant, mais il restait concentré, semblant absorbé par les nouvelles du jour. Une jeune femme, portant un bébé dans ses bras, vint s'installer près de lui. Elle fouilla dans son sac, visiblement en quête de quelque chose, avant de sortir un paquet de couches pour bébé et de le déposer entre elle et le vieil homme en s'excusant. Il secoua la tête avec un sourire indulgent, comme pour dire que cela ne le dérangeait pas le moins du monde.

Après quelques instants, elle échappa un jouet au sol. L'homme se pencha pour le ramasser, et dans un mouvement vif et presque imperceptible, il échangea le paquet de couches avec un autre paquet identique qui était cacher sous son veston. Le geste était si rapide et naturel que même un observateur attentif aurait eu du mal à remarquer l'échange. Il redonna le jouet à la jeune femme, qui le remercia avec un sourire reconnaissant. L'homme se leva ensuite, salua la femme d'un léger signe de tête, et s'éloigna d'un pas sûr vers la boîte aux lettres. Son comportement restait celui d'un homme ordinaire, mais pour ceux qui savaient ce qu'ils cherchaient, le détail de l'échange était une confirmation discrète mais certaine de son implication. Le vieil homme s'approchait de la boîte aux lettres, son allure calme et mesurée ne trahissant en rien l'importance de l'objet qu'il portait désormais.

‘’On y va ? Ou on attend encore un peu ?
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Et alors que le vieil homme vint déposer son colis dans la boite aux lettres et que d’un signe de la tête, il salua la jeune femme pour continuer sa route, la maman reprenna elle aussi son chemin en emportant sous le bras ce qu’elle était venue échanger. Un spectacle si bien mené qu’aucun passant ne tourna le regard pour assister à cet étrange ballet. Ils étaient ordonnés, discrets sans être cachés et d’une confiance à toute épreuve. C’était donc cela La Cabale ?

- “Occupez-vous de la femme et de la boite aux lettres avec la Colonelle d’Elite. Je me charge du vieux.” Répondit alors Ada à Grey l’interrogeant sur la suite.

Pour elle, il était clair que le plus important des actifs étaient ce vieil homme et elle ne voulait pas laisser sa capture entre les mains de marines brusques et inexpérimentés. Elle se redressa, rangea sa chaise avant de déposer quelques berries pour payer les consommations et de rajouter :

- “Ravie de vous avoir revu ma chère.” Elle s’adressait directement à la Commandante d'Élite. “J’espère que nous aurons l’occasion d’apprécier un nouveau repas aussi léger.”

Malgré que leur cible prenait de la distance, la comédie devait continuer. Ada salua la marine avant de jeter son sac sur son épaule et de prendre la direction emprunté par l’homme âgé.

La place était bondée, tout comme les rues adjacentes. Ada peinait à suivre à la trace l’agent de La Cabale de par sa taille au milieu de la foule mais aussi de la rapidité de ses pas. Elle ne voulait pas paraître pressée pour éviter d’attirer l’attention mais la filature ne lui laissait pas vraiment le choix. Alors elle accélérait le pas et alors que l’homme tournait la tête vers elle, leur regard se croisa. Un sourire se dressa sur le visage du vieil homme avant de se décider à entrer dans une des nombreuses ruelles exigües. L’agent du Cipher Pol suivit l’homme à son tour, bien plus méfiante maintenant qu’elle savait qu’il l’avait repéré. Et elle eut raison parce que le duo fit plusieurs pas, s’écartant des routes les plus passantes pour se retrouver seul, loin des bruits de la ville.

- “Vos parents ne vous ont jamais appris à ne pas suivre les inconnus, jeune fille.” Dit l’homme en s’arrêtant brusquement.
- “Au contraire, ils m’y ont encouragé.”

Ada restait méfiante, conservant avec l’homme une distance de sécurité qui lui semblait raisonnable. Pourtant, en réfléchissant, elle se demandait comment agir. Elle avait été découverte, elle se retrouvait isolée avec sa cible. La situation lui semblait propice à l’affrontement et à la capture, mais quelque chose lui paraissait étrange.

- “Depuis quand savez-vous que nous sommes ici ?”
- “Depuis que vous êtes descendu du bateau.”

L’agente était surprise. Alors La Cabale savait mais les avait laissé faire tout ce temps. Tout ce qu’elles avaient trouvé jusque-là, était-ce voulu de la part de l’organisation ?

- “Pourquoi nous laisser agir alors ?”
- “Parce qu’ils vous attendent.”
- “Qui ?”

Trois lettres prononcés, un clignement des yeux et l’homme avait déjà disparu de la ruelle, ne laissant derrière lui que le souffle du vent digue d’un impressionnant soru ainsi qu’un bout de papier virevoltant jusqu’au sol. Les yeux d’Ada s'étaient écarquillés devant la disparition de l’homme et elle courut à l’ancien emplacement de sa cible. Sur le sol, un simple flyer rouge. L’agente le ramassa avant de lire le titre du livre et le nom de l’auteur qui les avait menés jusqu’à Parisse. Puis plus bas, un jour et une heure pour une séance de dédicace privée au milieu des catacombes. L’événement avait lieu aujourd’hui, dans la soirée. Et si cela ressemblait à un piège, Ada y voyait une opportunité de s'attaquer enfin aux têtes pensantes de La Cabale à Parisse.

Regardant autour d’elle pour s’assurer qu’un détail supplémentaire ne lui échappait pas, elle fourra le flyer dans son sac avant de rejoindre une rue plus passante et de retourner sur la grande place pour retrouver ses deux coéquipières.
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Suspicieuse...

Malgré que tes deux partenaires s'étaient activées, l'une cherchant à intercepter la femme, l'autre le vieil homme, tu étais restée assez immobile finalement, tentant de mettre un sens à cette suite d'évènement. Votre plan était bien ficelé, bien trop par rapport à tes habitudes. L'on t'appelait la Colonelle de l'Improvisation, celle qui ne finissait jamais sa mission comme cela était convenue à la base. Efficace mais imprévisible, douée mais instable dans son approche, tout ce qu'adorait l'élite. Pas pour rien que ton ascension avait été fulgurante.

Mais cette approche avait une limite. Celle de ta propre puissance. Que se passerait-il si tu venais à affronter un adversaire insurmontable ? Au sein du Nouveau Monde, tout était possible, rien n'était certains.

Et c'était face à cette réflexion que tu pus sentir tes poils se dresser, symptôme d'un sixième sens en éveil. En l'espace d'une fraction de seconde, ce qui te paraissait être entre tes doigts venaient de s’échapper totalement alors qu'une flèche de Haki, une aura plus que ciblée contre toi, menaça de te percuter de te déchirer par la violence de sa puissance.

Par réflexe, par instinct, tu tournas ta tête, déclencha d'un simple souffle ton propre Haki des Rois, venant s'entrechoquer à celui de l'assaillant perdu dans la foule. Une rencontre, aussi éphémère que violente qui vint à déclencher un bruit assourdissant et une onde de choc effroyable. En l'espace d'un instant, c'était comme si un coup de tonnerre avait frappé la place, avant de s'éteindre presque immédiatement pour ne laisser place qu'à la peur, la confusion et la panique.

La plupart des passants autour de vous se mirent à hurler, à tenter de fuir, incapable de saisir ce qu'il venait de se produire, alors que tu cherchais désespérément à repérer l'assaillant à travers cette agitation. Mais absolument rien. Etait-ce une tentative de t'abattre ? Non... C'était un avertissement alors que tu regardais ta main droite, tremblante face à ce qui venait de se passer.

Rapidement, tu fus rejointe par Ada et Eleonore, tout deux ayant récupéré des éléments convergents vers ce que tu venais de vivre. La cabale vous attendait, et cette attaque spirituelle était une invitation. Un échantillon de ce qui vous attendait, de ce qui t'attendais. Merde... Tu n'avais jamais confronté d'autres ennemis ayant le potentiel de développer à un Haki des Conquérants aussi si ce n'était encore plus puissant que le tiens. Comment ce genre d'être était passé sous les radars des services de renseignements...?!

Quelques heures plus tard.

- Ada, Eleonore. Si vous jugez la confrontation impossible à gagner, fuyez.

L'ordre était sans appel. Les informations qu'avaient récupéré Ada ne te laissaient pas l'opportunité de les entraîner davantage, de les préparer à ce qui les attendais. Toi-même, tu ne savais pas si tu étais prête. Mais c'était le rôle des supérieurs de mourir en premier, d'aller au devant du front et de risquer sa vie. C'était comme cela que tu voyais l'élite, ta mission. Si Salem n'était pas allé au front à ta place lorsque tu officiais sous son commandement, tu ne serais qu'une victime parmi tant d'autres. Hors de question de laisser se destin se produire pour tes deux partenaires.

- Nous irons à l'invitation. De toute manière nous n'avons plus l'avantage, et les ignorer reviendrait à leur donner le bénéfice de la surprise. Vous avez le droit de ne pas être en accord avec mes ordres, mais sachez que nous ne sommes plus en infiltration, mais bel et bien sur un champ de bataille.


Dès lors tu faisais comprendre que si conseil elles avaient à donner, elles allaient devoir s'assurer d'être pertinente. La mort tu la connaissais, tu l'avais goûté plus d'une fois. Mais tu n'avais jamais autant eu cette impression que de l'avoir en face de toi depuis ton séjour à Parisse. Elle était là, te tendait la main. Tu le savais.

Ce soir tu allais mourir.

Mais pas sans emporter la tête de tes ennemis, tu t'en faisais la promesse. Tuer ou être tué, tel était la vie d'un soldat de l'élite, et tu n'avais jamais vraiment oublié cette tragédie qui avait quitté la vie de ton escouade et quasiment la tienne. Celle qui t'avait coûté six années de ta vie. Pourquoi tu avais survécu et pas les autres ? Tu n'avais jamais obtenu cette réponse. Mais tu avais cette impression maladive que cette tragédie s'arrêtait ce soir.

- Eleonore, je t'ordonne de ne jamais quitter Ada. Elle est du Cipher Pol, son rôle n'est pas celui de se battre à découvert. Pour autant, sa force te sera plus qu'utile. Même s'il devait m'arriver quelque chose, je vous donne l'ordre formel de privilégier votre survie.

C'était ta dernière assurance. Si tu n'étais pas capable de les protéger, tu voulais qu'elles puissent agir d'elles-même, enlever cette culpabilité que de devoir rompre les rangs pour survivre.

- Assurez-vous d'être prêtes, nous décollons dans un quart d'heure.

Ta voix était plus grave que d'habitude. L'absence de Cobra et de Vipère ne faisait qu'appuyer la gravité de la situation, la manière dont tu la percevais.




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Éléonore observa attentivement la scène qui se déroulait sous ses yeux. Dès que le vieil homme s'éloigna de la jeune femme et de son bébé, elle décida de suivre cette dernière. Avec une fluidité et une discrétion qui devenait près une affinité grâce à l’effort d’Ada, Éléonore se fondit dans la foule de Parisse, ses sens en alerte. La jeune maman, semblant inconsciente de la filature, se dirigea vers un parc bondé, rempli d'enfants jouant sous la surveillance de leurs parents. Le contraste entre les cris joyeux des enfants et la gravité de la mission n'échappa pas à Éléonore. Le parc était un lieu de vie et de mouvement constant. Des rires d'enfants, le cliquetis des chaînes des balançoires, et les conversations des parents formaient un décor sonore presque apaisant. Pourtant, chaque pas de la jeune femme était soigneusement suivi par Éléonore, qui restait à une distance raisonnable, dissimulée parmi les autres adultes présents.

La jeune femme finit par prendre place sur un banc, son bébé gazouillant joyeusement sur ses genoux. À ce moment-là, elle fit un vague signe de la main dans la direction d'Éléonore. Le croisement de leurs regards et le sourire subtil qui se dessina sur les lèvres de la femme confirmèrent à la commandante qu'elle avait bien remarqué qu'elle était suivie. Éléonore, surnommée la Bloodhound pour sa capacité à traquer et à déceler les moindres indices, comprit que la jeune femme était consciente de sa présence depuis le début. Elle maintint néanmoins sa position, ses sens s’étirant telle une vague transparente, scrutant les environs pour tout signe de danger ou d'agitation. La mission restait prioritaire, et la réaction de la femme pourrait fournir des informations cruciales. La tension était palpable, malgré l'apparente normalité de la scène. Après une longue minutes à s’assurer que personne ne semblait être présent, la veuve décida d’aller rejoindre la demoiselle.

À peine Éléonore s’était-elle assise sur le même banc que la jeune femme rousse s’étira vers elle, lui fourrant son bébé entre les mains. La soldate se doutait que cette action visait à s’assurer que la fausse-noire ne ferait rien contre elle. Les bras d'Éléonore se refermèrent instinctivement autour de l'enfant, ses gestes trahissant une compétence et une familiarité inattendues avec les bébés. La jeune maman lui lança un regard empreint de fatigue et mais aussi de défi, tout en maintenant une façade de tranquillité. Elle s'approcha un peu plus, leur permettant de parler à voix basse sans attirer l'attention, mais surtout affichant un duo d’amies qui échangeaient entre elles.

‘’Il sait,’’ murmura-t-elle, ses lèvres à peine bougeant. ‘’La Cabale sait que vous êtes là depuis le début.’’

Éléonore ne laissa pas transparaître la surprise que cette information aurait pu provoquer. Elle hocha légèrement la tête, son regard glissant brièvement autour du parc pour s'assurer qu'elles n'étaient pas observées de trop près. Le bébé gazouillait innocemment, ajoutant une touche presque ironique à l'échange clandestin.

‘’Ils vous ont laissé faire,’’ continua la jeune femme, feignant de réajuster les couvertures du bébé. ‘’Pour voir jusqu'où vous iriez, pour découvrir vos méthodes. Mais maintenant, ils passent à l'action. Le vieil homme, c'est juste une diversion.’’

Éléonore écouta attentivement, chaque mot tombant lourdement dans son esprits. Elle savait que ce genre de renseignement ne devait pas être pris à la légère. La Cabale n’était pas connue pour sa transparence ou sa pitié. Mais le fait qu’ils les avaient étudiés pour les connaître était d’une ironie sans nom. Est-ce que c’était à cause du fait qu’elle-même et Pandore n’était pas des adepte de la subtilité ? Ou c’était tout autre chose qui les avait trahis ? Peut-être que Parisse leur appartenait ? Jusqu’ou s’étendait donc cette satané Cabale !

‘’Pourquoi me dire tout cela ?’’ répliqua Éléonore à voix basse, ses yeux ancrés dans ceux de la jeune femme.

La rousse sourit, mais ses yeux restaient froids. Pendant ce temps, le jeune bébé jouait avec les long cheveux noir d’Éléonore, un large sourire aux lèvres et les yeux brillants de joie.

‘’Parce que même au sein de la Cabale, il y a des dissensions. Et parfois, des alliances improbables se forment. Considérez cela comme un avertissement. Un moyen de rééquilibrer la balance ou peut-être que je fais simplement ce que mon chef me demande.’’ Elle fit une pause, jetant un coup d'œil rapide autour d'elle avant de continuer. ‘’Votre amie devrait avoir reçu toute les informations maintenant. Mais faites attention, ils ne joueront plus selon vos règles. Vous ne pourrez pas les battre de manière conventionnelle.’

La jeune femme reprit alors son bébé des bras d’Éléonore, affichant un sourire aimable comme si elles avaient simplement échangé des banalités sur la météo. Éléonore se leva doucement, ses mouvements calculés pour ne pas éveiller de soupçons. Avant de s'éloigner, elle adressa un dernier regard à la rousse, reconnaissant dans ses yeux la lassitude de la vie. Éléonore se sentait complètement inutile face à la situation et son impression de la vieille revient rapidement à la charge. Alors qu'elle se fondait à nouveau dans la foule du parc, Éléonore analysait les informations reçues. La mission venait de prendre une nouvelle tournure, une tournure que la commandante n’aimait pas.


Quelques heures plus tard.

Éléonore, ayant repris son sérieux, hocha simplement la tête. Tout en avalant sa deuxième barre tendre, elle vérifia une dernière fois la propreté et l’efficacité de ses nouvelles armes d’essai. Si elles passaient le feu de l’enfer dans lequel elles allaient se jeter, Éléonore pensait à s’intéresser un peu plus aux armes technologiques.

‘’Ne t’inquiète pas, je vais la protéger de ma vie s’il le faut. De toute façon, si l’opération échoue, il faudra un survivant pour partager l’information,’’ dit sobrement la commandante.

Tout en terminant de remonter son nouveau jouet, Héritage, elle posa les yeux sur Ada.

‘’Laisse-moi faire le plus gros du travail. Je sais que ta plus grande force est la subtilité, alors utilise-moi comme un bouclier.’’

Le quart d’heure arriva dans une lenteur exécrable, mais quand Pandore donna enfin le signal, les femmes bougèrent pratiquement d’un bloc. Armées et équipées, elles prirent le chemin de leur point de rendez-vous avant de se séparer pour converger vers leurs positions différentes.
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Et alors que l'humidité de l’air laissait planer une ambiance aussi sombre que triste, Ada progressait derrière la Commandante d’Elite Grey dans les couloirs des catacombes de Parisse. Les indications laissées par La Cabale étaient si floues que le groupe s’était décidé à se séparer au premier croisement. La Colonelle d'Élite avait joué la mère poule, ordonnant au duo de retrancher chemin si la situation devenait trop compliquée et l’Agent Viper n’avait pu contenir un levé de ses yeux au ciel. Ce trop plein de sentimentalisme avait-il toujours été présent chez les marines ? Elle avait sûrement passé bien trop de temps sur des missions solitaires pour se souvenir de ce genre de choses. Cependant, si la Commandante d'Élite Grey voulait mourir à la place de l’agent du Cipher Pol, alors Ada n’aurait aucune hésitation à fuir pour sa vie. Abattre La Cabale n’était pas son objectif premier ici. Elle se devait de veiller à l’intégrité de la Colonelle d'Élite avant tout. Et un marine mort pour le gouvernement mondiale est un marine intègre.

Leur pas en écho résonnait au travers de la galerie alors qu’elles arrivaient à une salle plus large, remplis de nombreux piliers au sein desquels étaient enfouies des ossements comme un immense ossuaire. Des torches éclairaient l’endroit, signe que la zone était autant touristique que angoissante. Pourtant, aujourd’hui aucun public n’était attendu. Plus au fond de la salle attendait un homme. Assis sur une chaise de bois, devant une table soutenant des piles de livres rouges, mais également de flyers. Les mêmes que ceux remis à l’agent plutôt dans la journée. Méfiantes, les deux femmes s’avançaient donc. Elles ne devaient pas oublier qu’ici, il n’y avait aucune division de la marine pour leur venir en aide. Elles n'étaient que trois à parcourir ces dédales lugubres. Tout du moins, trois à représenter le gouvernement mondial.

- “Ah enfin ! Mes premiers fans ! Ou devrais-je dire, mes premières fans.” Clamait alors l’homme en se redressant, serrant ses doigts autour d’une plume à écrire.

La situation avait tout de déroutant et pourtant, Ada ne laissait rien d’autre que la méfiance la gagner. Elle sentait l’anguille sous la roche. Cependant, elle se rapprocha tout de même, sortant le flyer qu’elle avait ramassé pour jouer le jeu de l’inconnu.

- “Absolument Ronan. De très grandes fans de vos œuvres.”
- “Ah et quel livre avez-vous préféré ?”
- “Le rouge du lampadaire voisin. Bien sûr.”

Ada avait seulement récité le nom de l’ouvrage qui les avait amenés sur l’île et dernier titre connu de l’auteur. Elle poussait son enthousiasme au maximum, s’étant avancée devant la Commandante d'Élite Grey pour mieux faire face à l’auteur et le détailler de haut en bas. Le sourire de l’homme s’étendait sur son visage alors qu’il attrapait un livre avant de l’ouvrir devant lui.

- “Je me doutais que ce dernier ouvrage serait apprécié. Il dépeint à la perfection la complexité de Parisse et les relations entres ses habitants.”
- “Je pensais la même chose justement.”
- “La relation de la ville avec la révolution, son rejet latent du gouvernement mondial.”
- “Tout à fait.”

Ada regardait l’homme signer la première page du livre avant de se tourner vers elle pour demander :

- “A quel nom fait l’autographe ?”
- “Priscilla Jones.”
- “A Priscilla Jones, le faux nom d’un agent du gouvernement qui pense pouvoir me rouler comme un idiot. Et voilà.”

L’expression d’Ada avait changé, à moitié surprise, à moitié méfiante. Elle serrait les dents alors même que l’homme lui tendait le livre qu’il venait de signer sans effacer son sourire. Une tension, deux regards plantés l’un dans l’autre. Et si cela dura une demi- seconde, pour les deux concernés l’échange avait été bien plus long. Mais l’Agent Viper y coupa rapidement court, frappant violemment dans le livre, déstabilisant l’homme avant de retourner la table sur l’auteur. Dans un mouvement empreint de panique, la Kindachi sortit un pistolet avant de tirer au travers le bois, couvrant alors leur retraite derrière les piliers des catacombes. Elle s’adossait aux nombreux ossements, se maudissant d’avoir dérogé aux simples règles du mensonge : ne jamais laisser l’autre parler de choses que l’on ne connaît pas.

- “Pas besoin de se cacher ! Si vous êtes fan, je peux tout de même vous faire un autographe. J’apprécie que mes lecteurs viennent de différents horizons.”

Il était difficile de savoir si l’auteur était sérieux ou non. Tout du moins, il repoussait le meuble jeté avec facilité et son corps n’était marqué par aucune trace de coup. Le combat ne faisait que commencer.

Fiche PNJ de Ronan:
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Ô belles catacombes !
Feat
La 888eme




Inquiète...

Pour toi ? Pas vraiment. Pour tes deux comparses ? Assurément. Elles pouvaient survivre mais elles étaient des têtes de mules à leur manière. Qu'importe, tu ne pouvais pas leur faire une leçon que tu ne respectais même pas toi tout le temps. Sans doute que l'Amiral serait entrain de se gausser de toi en te voyant ainsi, tenter de canaliser ta petite troupe comme il avait pu le faire avec toi.

Cette simple idée vint à te décocher un léger sourire malgré la tension qui était palpable tout autour de toi. Laissant traîner tes sens à droite et à gauche, tu te dirigeais vers l'endroit qui te semblait le plus dangereux. Tu avais sciemment prétexter vouloir te séparer pour couvrir plus de terrain, mais la réalité était que tu voulais épargner aux deux femmes la déconvenue de tomber sur un adversaire beaucoup trop fort pour elles.

Tu ne savais pas exactement la nature de la menace, mais celle-ci ne s'en cachait pas le moins du monde. Même pas du tout, comme si elle cherchait à ce que tu la trouves la plus rapidement possible.

Alors tu ne t'étais pas faite prier davantage. Le combat était inévitable, surtout après tout les dégâts que tu avais déjà infligé au sein de l'organisation. On voulait se débarrasser de vous et cette invitation en était la preuve. Pour autant, tu n'appréciais pas vraiment le fait d'avoir été mené en bateau pendant quelques jours. S'ils savaient que vous étiez bel et bien là, pourquoi avoir attendu autant de temps ? Et comment faisaient-ils pour avoir systématiquement de l'avance sur vous. Constamment. Tu n'avais même pas ton équipage avec toi, l'information de votre venu n'avait pas traîné dans les mains de beaucoup de monde.

Alors comment ?

Qu'importe, c'était des questions que tu réservais aux criminels une fois mis hors d'état. Haussant un sourcil, tu sillonnais alors les artères des catacombes avant de tomber sur une salle immense presque décoré entièrement contrastant avec l'aspect lugubre que peut avoir un cimetière souterrain. En son centre, un homme, sourire aux lèvres. La mise en scène te rappelait étrangement celle avec Yochiro, à croire qu'ils avaient tous fait des études dans l'art du spectacle.

Un autre soupir s'échappa de ta bouche avant de te poser sur le canapé en face de lui. Une chose était sur, tu ne le connaissais pas. Pas personnellement du moins. Il était grand, très grand, bien trop pour des catacombes, et porté sur son corps la marque de plus d'une bataille. Un ancien supernova sans doute ? Tu n'avais pas étudié l'ensemble des archives du Gouvernement à leur sujet, la présence d'un Pacifista t'aurait bien aidé pour l'occasion.

- Vas y, fait comme chez toi. Tu préfères quoi ? Du rouge ou du rosé ? Franchement y a pas mieux qu'un bon cru de Parisse.


Eh. Au moins il était plus avenant que Yochiro. Plus arrogant aussi. Il savait qui tu étais et en était pas du tout inquiété. Plissant les yeux, tu vins à désigner du regard la bouteille de rouge qu'il s'empressa de remplir avant de te tendre le verre. Vu l'odeur, il n'y avait aucune trace de poison.

- Pourquoi tant de cérémonie ?

- On a pas des invités de marque comme toi chaque jour ! Patriarche c'est un post confortable, mais on se fait souvent chier. On a pas vraiment l'occasion de s'amuser, et le boss cause pas des masses.


- Je n'ai pas vraiment ce luxe de mon coté. Ce boss, qui c'est ?

Tu n'étais même plus surprise par ce genre de scène avec la Cabale, ce n'était que pour la plupart, une ramassis d'égo uni dans une organisation criminelle. D'autant que tu avais reconnu son aura dès que tu étais entrée dans la scène, c'était lui qui t'avait averti tantôt par son Haki des Rois. Il était fort, bien assez pour que joues un peu son jeu, l'espace de quelques minutes.

- Franchement Pandore. Je t'aime bien. T'as fait ravaler sa merde à ce vieux de Yochiro et t'es comme un chien de chasse. Tu lâches pas le morceau une fois que t'as croqué le morceau. Grrrr. Je te dirais bien tout ce que tu veux savoir, mais ça va pas te servir à grand chose quand tu boufferas le parquet.


- Dans ce cas pourquoi me le cacher ?

- Boooooon, ok, tu as gagné. De toute façon je veux juste voir ta gueule quand je vais le dire. Disons que le Boss t'a jamais vraiment quitté depuis la première fois que t'as foutu le nez dans nos affaires. Il ne laisse jamais rien au hasard et préfère se mouiller lui même tout en restant dans l'ombre. Tu as peut-être même bouffé à la cafet avec lui ! T'en as de la chance !


Tu écarquillais les yeux. Un traître dans tes rangs ? Il ne paraissait pas mentir en disant cela, pourtant cela pouvait encore n'être qu'une tentative de te déstabiliser avant ton affrontement. Cela expliquait beaucoup de chose mais posait bien d'autres questions. Comment aurait-il pu tromper votre vigilance ? On ne faisait pas cela aussi facilement. Mais encore une fois, on parlait du chef de la Cabale.

A croire ce que tu avais vu, il paraissait être capable d'absolument tout. Il fallait à tout prix que tu te débarrasses de cet homme et que tu contactes ton équipage au plus vite.  




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Après un premier contact raté avec Ronan, Éléonore laissait son sourire éternel s'étirer sur son visage, un mélange de patience et de curiosité dans ses yeux clairs l’échange hypocrite des deux personnes avant que Ada, ce retire rapidement derrière les piliers des catacombes, permettant à la soldate de prendre le devant face à l'écrivain. Ronan, repoussait brusquement la table d'un geste théâtral et invita l’agente à revenir, un sourcil arqué d'attente. Le tout contrastant un peu avec ses paroles confiance, mais surtout l’échange calme. Peut-être était-il lui aussi impatient de faire face au demoiselles qui avaient décidées de venir jouer sur son territoire ?

‘’Je vous rassure, je n’ai pas l’intention de me cacher. En tant que fan, j’assume complètement mon penchant et je suis bien moins timide que ma compagne.’’ Rassure la veuve.

Si depuis le début de la mission, elle s’était montrée enthousiasme au point de faire croire qu’elle ne prenait rien de tout ceci au sérieux, Éléonore avait repris son calme légendaire pendant qu’elle se glissait au centre de la pièce, choisissant sa position avec soin. Elle voulait toute l’attention de Ronan sur sa personne. Elle déposa sa mallette à ses côtés, prête à être utilisée à la moindre nécessité. Son parapluie, plus qu'un simple accessoire, reposait toujours dans sa main, mais elle s’appuyait sur celui-ci de manière nonchalante. Elle semblait refléter son assurance tranquille habituelle, signe qu’elle prenait plus qu’au sérieux la situation. Elle observa Ronan avec une intensité silencieuse, captant chaque geste grandiloquent de l'écrivain, décodant peut-être des indices cachés derrière son comportement exubérant.

‘’Intéressant choix d'accessoire, mademoiselle... Un parapluie en ces lieux sombres et humides. Qu'est-ce que cela cache, si ce n'est une énigme de plus dans ce dédale de secrets ?’’ Demanda l’homme en marmonnant, observant le parapluie.
‘’Oh, ce parapluie n'est pas seulement pour la pluie. Il a d'autres usages plus... surprenants.’’ Répondra-t-elle avec un calme détaché.
‘’ Vraiment ? Je suppose que je n'aurai pas l'honneur de découvrir tous ses mystères aujourd'hui.’’ Continue-t-il en levant un sourcil sceptique.
‘’Qui sait, tout dépendra des circonstances.’’ Souffla-t-elle en esquissant un léger sourire énigmatique.
‘’Ah, les circonstances... Toujours changeantes, n'est-ce pas ? Et cette mallette à vos côtés, elle aussi renferme-t-elle des secrets ? Ou est-ce simplement un autre outil de votre commerce ?’’ Continua-t-il en souriant ironiquement.
‘’Cette mallette, comme vous le dites si bien, est bien plus qu'un simple bagage. Elle contient des réponses à des questions que vous n'avez peut-être pas encore posées.’’ Renchéri-t-elle d'un ton sérieux.
‘’Des réponses, dites-vous ? Vous savez comment attiser la curiosité d'un homme, Éléonore. Mais je présume que je devrais me montrer patient pour en savoir davantage.’’ Annonça-t-il les yeux brillants d'intérêt.
‘’La patience, Monsieur Ronan, est souvent récompensée. Mais elle exige parfois une certaine... collaboration.’’
‘’Collaboration, hmm... C'est un mot que j'apprécie. Vous avez capté mon attention, Éléonore. Voyons où cette ‘collaboration’ nous mènera.’’ Annonça-t-il finalement en inclinant légèrement la tête.

Après cette échange énigmatique, Ronan sentant une opportunité, décida de passer à l'action. Avec une fluidité remarquable pour un homme de sa taille et de son âge, il dégaina une épée fine cachée dans son dos, brillant faiblement à la lueur des torches dans les catacombes. Sans un mot de plus, il s'élança vers Éléonore, son visage exprimant une hardiesse froide et calculée. Éléonore, toujours sur ses gardes malgré l'apparente quiétude de leur conversation, réagit instantanément. D'un geste précis, elle ouvrit son parapluie d'une main, le transformant en une arme défensive inattendue. Le tissu résistant et renforcé par du Kevlar dévia la première attaque de l'épée de Ronan, provoquant un son métallique bref mais distinct dans l'obscurité. Profitant de la surprise momentanée de Ronan, Éléonore enchaîna rapidement. Elle referma son parapluie d'un coup sec tout en plongeant vers l'avant, utilisant sa vitesse et sa maîtrise aérienne pour esquiver habilement un coup latéral de l'épée de Ronan. D'un mouvement fluide, elle dégaina son couteau de tranchée qui se trouvait sous son jupon, prête à riposter.

Ronan, reconnaissant la menace, ajusta sa position avec une grâce surprenante. Il dévia le coup de couteau d'Éléonore avec son épée, créant un éclat d'étincelles métalliques dans la semi-obscurité des catacombes. Sa technique était affinée par des années de chasse aux pirates. Éléonore, adaptative comme toujours, changea de tactique. Elle recula d'un pas calculé, se permettant d’évaluer les mouvements de Ronan pendant qu’il l’attaquait. Observant son style de combat, elle se concentra, utilisant ses compétences pour identifier une ouverture dans sa défense. D'un mouvement rapide et précis, elle lança une série de coups visant les points vulnérables de Ronan. Ce dernier, résistant et agile, parvint à parer la plupart des coups d'Éléonore avec une habileté déconcertante. Il riposta avec une série de feintes et de contre-attaques, utilisant l'étroitesse des catacombes à son avantage pour limiter les mouvements de son adversaire.

L'échange de coups continuait, chaque combattant évaluant et ajustant sa stratégie à chaque instant. Éléonore, avec son métabolisme monstrueux, maintenait une endurance surhumaine malgré l'intensité de l'affrontement, mais aussi, tout ceci permettait à Ada et elle-même à mieux cerner leur ennemi. Ronan, avec son expérience de combat et son haki de l'observation, anticipait les mouvements d'Éléonore avec une précision déconcertante. Le combat était un ballet de mouvements rapides et calculés, chaque coup portant l'empreinte des compétences et des capacités uniques des deux combattants. Dans les catacombes sombres et silencieuses, les échos métalliques des armes s'entremêlaient avec les respirations haletantes des deux adversaires, offrant une mélodie parfaite pour le lieu.
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