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Ça mange ta chair et ça suce ton sang.

« Ça mange ta chair et ça suce ton sang. »

Moi je suis végétarien. Moi je suis carnivore. Et moi je suis cannibale.
1623

La vache. Je sais pas où j'suis. J'viens d'arriver ici par hasard, après m'être paumé dans cette foutue mer de North-Blue. Ma barque fendait les eaux tranquillement quand celle-ci s'était littéralement brisée me faisant échouer sur cette île. A première vue, cela ressemble à une jungle habitée par des bestioles plus effrayantes les unes que les autres. Mon corps est malheureusement étendu sur la plage au bord de l'eau claire. Ma tête est à moitié enfouie dans le sable tandis que mes pieds sont bercés par les douces vagues tièdes de la mer. Comment je suis arrivé là ? Aucune idée. La chaleur du sable me détend absolument, mais une légère rafale de vent vient en souffler sur mes yeux. Qui se referment automatiquement. Nom d'un chien ! Ça fait affreusement mal. Je me dépêche de ramasser de l'eau dans mes mains qui forment un creux, pour m'en mettre sur le visage. La douleur commence à disparaître petit à petit, mais elle est bien présente. Je fouille dans ma poche pour en extirper un paquet de cigarettes qui a absorbé de l'eau. Je l'ouvre, priant pour qu'une seule soit en bon état. La chance me sourit. Deux. J'en prends une de ma main gauche et je la dépose au coin de ma bouche avec véhémence. Il me faut désormais du feu. Arf. Un briquet. J'en ai pas. Si, finalement. Au fond du paquet de cigarettes. J'allume donc cette foutue clope et prends quelques bouffées. Je suis en piteux état, sans rien pour me nourrir n'y pour boire. Personne pour me venir en aide. J'observe lentement la jungle qui n'attends que moi. Je sens déjà la répugnante odeur des marécages qui me demande d'aller me baigner. J'entends les bruits insupportables des moustiques qui ne veulent que mon bon sang rouge, qui a si bon goût. Une aventure plus qu'alléchante m'attends. Jungle, à nous deux.

Je pénètre donc dans les hautes herbes, je sens les araignées me picorer et des bestioles me poursuivre. Si bien que je me mets à courir à toute vitesse, tentant d'échapper aux assaillants. Et...Splash ! Je tombe net dans un marécage boueux, marron. Merde. Ça pue le mort, c'est insoutenable. Soudain, je sens quelque chose m’agripper par le pied. J'essaye de me débattre, mais en vain. Malgré toute cette résistance je ne peux tenir sous la force adverse et mon corps rentre involontairement dans l'eau terriblement sale. Ma vue est brouillée par tous ces déchets qui grouillent à l'intérieur du marécage. Mais je comprends qu'un crocodile veut ma tendre viande. Ah non ! Ça ne va pas se passer comme ça. Il enfonce ses crocs dans ma jambe et le sang se met à ruisseler très rapidement. Je retire ma jambe blessée de sa gueule et avec mon autre guibolle je prends appui sur mon ennemi et m'élance vers la lumière qui, j'ai l'impression, se trouve à plusieurs kilomètres. Le crocodile ne désespère pas et se lance à ma poursuite. Dans les eaux ma rapidité est beaucoup moins importante qu'à la surface et la bête peut me rattraper aisément. Seulement je réussi à m'extirper de l'eau et à m'éloigner un peu du marécage, en position de combat. Le crocodile bondi sur moi et j'esquive de justesse son attaque, ce qui déchire juste un morceau de ma chemise. Salopard ! Elle est belle ma chemise.

J'aperçois la bête, qui laisse sa gueule ouverte et sa salive dégouliner, comme pour me dire qu'elle est prête à me bouffer tout cru. J'halète après un rude combat sous l'eau qui m'a mine de rien assez épuisé. Maintenant, c'est à mon tour d'attaquer le croco'. Je ramasse une branche coupée près de moi, au sol, et j’assène avec un violent coup en plein sur le crâne de mon adversaire à l'écaille verte. Celui-ci hurle avec puissance et s'écroule sur le sol boueux avant de replonger dans l'eau. Cela m'étonne que le crocodile vient de fuir. Il doit y avoir autre chose dans les parages. Tout à coup on peut discerner de légers bruits. Bzzzz. Bzzzz. Bzzzz Une forêt de moustiques plus ou moins gros vient à ma rencontre avec une rapidité déconcertante. Ne voulant guère attraper une maladie incurable je n'ai d'autre choix que de prendre mes jambes à mon cou et de fuir le plus loin possible. Sur mon passage j'écarte les herbes humides de la jungle, m'appui sur des mangroves, tombe dans des eaux boueuses. Je réussi à semer les moustiques qui ont sûrement déjà trouvés une autre proie. Je ne compte pas rester sur cette île bien longtemps. Trop dangereuse. J'aime le danger, mais à ce stade-là...

A un moment, à force de m'aventurer dans cette jungle et de repousser les feuillages, je pénétre dans un coin bien entretenu, sans marécage, sans mangroves, sans moustiques. Enfin des habitants peuvent me venir en aide. S'ils sont civilisés. J'explore cette relativement, vaste zone et je perçois des piques de bois avec au bout. DES TÊTES. *Ô mon dieu, sauve-moi de cette île, par pitié.* Soudain des personnes pas du tout civilisés possédant des arcs et lances m'entourent en sautant et en criant.

TCHITCHI TCHITCHI ! Etranger, la mort ou la tchitchi ?

Je n'ai pas le temps de répondre que d'un coup, ils me sautent tous dessus, lances en main. Au total je peux percevoir une dizaine d'ennemis plus ou moins coriaces. J'en attrape un par la jambe avant de l'envoyer valdinguer à plusieurs mètres. J'assène un puissant high kick à un autre ainsi qu'une méchante gauche en dessert. Cependant, un d'eux me bloque les bras dans mon dos et son compagnon en profite pour m'offrir un coup de genou en plein dans le foie. Je me mets à cracher des gerbes de sang et mes membres sont malheureusement toujours bloqués. Un homme un peu âgé, à la peu bruni par le soleil arrive sur les lieux avec une cage. Il pose celle-ci au sol fermement et regarde mes agresseurs. Il leur fait un signe de la tête et celui qui me tient me jeta avec force dans la cage qui se referma automatiquement. Je suis légèrement dans la merde, là...





Dernière édition par Viald le Ven 8 Fév 2013 - 20:23, édité 4 fois
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J'entre dans un village, toujours dans ma cage. Un village comportant des habitants très peu civilisés au premier abord. Ils sont à peine vêtus et de gros tatouages de toutes couleurs sont dessinés sur leur peau. Toutes ses personnes forment une sorte de tribu. Ils sont positionnés tout autour de moi à crier dans leur langue. Au travers des barreaux, je peux apercevoir un cercle de feu et une table en pierre avec du sang dessus. Ces pratiques me font penser que je vais être certainement dans très peu de temps sacrifié. Je n'ai jamais entendu parler de ce clan qui a déjà ouvert les hostilités. Il faut que je riposte au plus vite si je ne veux pas terminer avec un couteau planté dans le coeur. Des gouttes brûlantes de sueur se mettent à dégouliner tout le long de mon visage. Sur moi, je n'ai que deux cigarettes et un briquet. Briquet qui peut me servir pour mon évasion, c'est certain. On arrive devant l'autel et la porte de ma cage s'ouvre dans un grincement assourdissant. Je sors, pas trop sûr de moi. Derrière moi, un homme me guide en me poussant vers mon destin. J'ai toujours ma clope à la bouche et mes kidnappeurs n'ont pas eu le réflexe de me la faire cracher. Je compte un cinquante de villageois et une vingtaine d'hommes armés, prêts à en découdre. Plusieurs endroits s'ouvrent à moi pour tenter de fuir, mais je ne connais pas cette île mieux qu'eux et ils me retrouveront en très peu de temps. Sauf si la nature et les bestioles sont de mon côté.

On me force à m'allonger sur la fameuse table de pierre et un guerrier vient à ma rencontre avec un long couteau mal aiguisé dans sa main droite. Ils prononcent des sortes de prières et s'avance déterminé. Une fois positionné devant moi, il lève son arme blanche avec ses deux mains cette fois-ci prêt à m'assassiner. Mais non. Non ce n'est pas ici que je veux m'arrêter. J'ai encore pleins de choses à faire dans ce monde. Je veux de l'argent, je veux vivre des aventures, je veux une femme. Ce n'est pas un soi-disant guerrier qui va m'arrêter. Je tire la cigarette de ma bouche et la lui plante violemment dans l'oeil avec un de ces regards noirs. Il crie de douleur et je le repousse avec ma jambe. Il glisse et tombe en arrière sur une pierre. Son crâne vient s'éclater sur celle-ci laissant s'extirper beaucoup de sang. Il est mort. Je l'ai tué. Je ne voulais pas. Mais je l'ai fais. Pour me sauver. Pas le temps de s'éterniser ici, tous les villageois sont en état de choc pour quelques secondes seulement. J'en profite pour me relever et pour fuir le plus vite possible. La peur me fait aller vite. Très vite. Je les entends qui sont déjà à ma poursuite.

Au bout de quelques minutes, j'arrive à les semer. Sauf trois. Trois qui me retrouvent et m'attaquent directement. J'esquive du mieux que je peux, en attrape un par le cou et le jette un peu plus loin. Un autre me donne un coup de lance qui me heurte le bras droit. Avec ma main je chope l'arme et la tire vers moi avec toute ma force. Je suis désormais armé. Il est désarmé. Je lui enfonce le bout de la lance en plein dans le coeur, ce qui le tue automatiquement. Je suis obligé de les tuer si je souhaite survivre. Le deuxième m'envoie une mandale en plein dans la gueule. Il me touche. Je vais bien. Je lui rends sa beigne, il tombe et je le piétine. Je lui brise les côtes avec mon pied et l'achève en lui brisant le cou. Le dernier à une machette et me donne des coups circulaires avec. Je reprends la lance et je la lui plante en plein dans l'oeil. Il hurle. Je lui vole sa machette et lui ouvre le ventre. Ses boyaux sortent et il les tente de les retenir. Merde. J'ai tué quatre personnes. Je vomi. Je m'essuies la bouche.

Je suis désolé.

Je m'enfuis une nouvelle fois. J'écarte encore et encore les feuillages tentant de rejoindre la plage. Au bout d'un quart d'heures je la retrouve et fais le tour de celle-ci. Je brise le seul palmier avec mon poing et avec la machette du guerrier je découpe celui-ci. Je fabrique des cordes avec des herbes résistantes et construit un médiocre radeau avec les restes du palmier. Il est temps de partir très loin d'ici. Très loin d'ici. A l'horizon je perçois une silhouette d'île. J'y vais, tout de suite. En espérant que des tribus cannibales ne m'y accueillent pas.
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