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La fin de l'histoire ou l'histoire d'une fin ?

Galowyr venait de rentrer de son entrainement. La journée s’annonçait des plus belles sur Union John, pas un seul putin de nuage n’était venu obscurcir le ciel.  Le soleil régnait ce jour ci en seul maître sur le ciel, inondant de sa lumière la petite crique où baignait le Susanoo. Rien ne semblait avoir bougé depuis son départ. Heimdall avait remis le navire sur pied.

La jonque semblait en effet sortir tout droit du chantier naval d’où elle avait vu le jour. Mis à part les voiles qui n’étaient plus de prime jeunesse, le reste du bâtiment était impeccable. Enfin impeccable … Tout du moins en meilleur état qu’il ne l’avait été. Faut dire qu’il avait failli s’échouer ce con de navire. Sans parler de la fois où il avait failli péter le mat en se battant avec Drogo. Une fois sur le pont, il se mit à inspecter ce dernier tout en caressant le bastingage comme il l’aurait fait pour un vieux matou ronronnant en pleine sieste.

Il alluma une cigarette, sourire aux lèvres. Ils n’avaient que passer trop de temps ici. Union John n’avait pour lui que très peu d’intérêt. Rien de bien intéressant à piquer et aucun toubib capable de remettre Drogo sur pied. Non les bloodys n’avaient que trop traîner ici. Demain il donnerait l’ordre de départ. Mais en attendant, il avait quelqu’un à aller voir.

Comme il avait l’habitude, il ouvrit la cabine du capitaine d’un coup de pied. Drogo était toujours là … Allongé et inconscient.

Tu m’autorise toujours à fumer ici capt’aine ?

Des fois que ça le réveille … Le sale môme avait toujours était incapable de prendre la moindre bouffée de cigarette sans s’étouffer. Il lui avait promis de lui apprendre. Ça semblait malheureusement bien compromis maintenant. Il tira une chaise et se mit à lui parler. De tout et de rien. De l’équipage, de son nouveau pouvoir, de comment sa présence lui manquait. Il se mit à créer une vague de sable qu’il fit tournoyer autour de la tête du capitaine pour lui faire la démonstration de ce qu’il pouvait désormais faire. L’aurait-il jalousé d’avoir fait main basse sur un logia, si il avait été en pleine forme ? L’aurait-il félicité ? Une fête grandiose sur le navire où ils seraient descendus chacun un tonneau comme à la belle époque. Et il continua encore de parler, sans pouvoir véritablement s’arrêter. Pourquoi c’était donc tomber sur ce gosse ? Pourquoi ce n’était pas lui qui avait été blessé ? Sa vie à lui était une aberration, celle du gamin était pleine de promesses. Lui serait-il donner la chance à lui sombre homme désabusé de revoir la soif de liberté et d’aventure dans les yeux de son capitaine.

L’espoir ne lui empoigna même pas le cœur. Il n’y croyait pas. Si Drogo se réveillait un jour, il ne serait sans doute plus jamais celui qu’il avait connu. Celui qui l’avait tiré des bas-fonds dans lesquels il était. Qu’il se réveille ou non ça n’avait de toutes façons pas la moindre once d’importance. Il réaliserait le rêve de Drogo pour lui.  

Soudain un bruit sourd se fit entendre en dehors de la cabine. Le borgne sortit de la cabine précipitamment. Il ne tarda pas à voir l’origine du bruit. Aoï allongé sur le sol inconscient. Un coup avait projeté le môme aux cheveux roses contre un des palmiers qui parsemaient la plage des alentours. La rage bouillait en lui. Qui avait osé faire ça ? Il allait le mettre en pièce.

C’est là qu’il le vit. Un homme se tenait là sur la plage, dans une attitude de défi. D’un geste de la main, il fit signe à ses hommes y compris Zarechi de ne pas bouger.
Il sauta depuis le bond pour atterrir sur la plage face à son adversaire. Il le reluqua de la tête au pied d’un air meurtrier. Il ne prit même pas le temps de comprendre ce que ce type voulait. Il n’avait même pas envie de le savoir. Il allait lui ratatiner la tronche et c’est tout ce qu’il comptait.

Le sable se mit à tournoyer autour de lui, puis il le projeta en direction de son adversaire.

Aréna Spada !
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Precedently

Avant, j'étais à Innocent Island.
Mais ça, c'était avant.

Maintenant, je suis sur Union John, car j'ai entendu dire que les pirates étaient les bienvenus sur l'île, ça tombe bien, j'en suis un. Et pas très commode qui plus est. Je suis donc arrivé sur ce bout de terre qui arbore un crâne de mort grâce à la transi-machin, compagnie maritime low-cost qui n'offre pas de petit-déj, ni de serviettes hygiénique, bref que dalle.

Enfin, c'est ce que j'ai cru. Avant de m'apercevoir que j'étais à bord d'un navire pirate : Les Transi-Pirates... Je m'en suis rendu compte quand le capt'ain a débarqué sur le pont pour hisser le pavillon noir. 

- Les gars, direction Union John ! Nous y retrouverons l'oncle Pete.
- Le moustachu ? 
- Pete Winchester ?
- Brad ?
- Sam ? 
- MAIS NON ! L'oncle PETE, celui qui nous a donné une vive-card pour le rejoindre afin de trouver le trésor de John.
- Le barbu ?
- John Lemon ?
- Depp ?
- Sam ?
- MAIS NON ! Le trésor de John. 
- T'es sûr qu'il y'a un trésor chez Pete John ?
- Moi je dis qu'on ne trouvera rien comme à Innocent. 
- Ayez confiance en votre Capt'ain, les gars ! 

Heureusement que le voyage s'est déroulé sans embûches. Un trajet qui a duré un temps suffisant pour ressasser mon dernier combat avec Adrienne Ramba. Et je ne cesse de repenser à ce moment obscur qui m'a prit subitement au cours de la bataille. Suis-je vraiment un monstre infâme ou juste un humain avec ces défauts ? Ma foi, c'est ce que je compte apprendre tranquillement sur cette île paradisiaque. 

Par delà, le crâne embrumé, il doit y'avoir de sombres tunnels. Dois-je aller là-bas ? Peut-être que j'y trouverai moins de monde qu'ici. Soudain, j'entends un type jouer de l'harmonica et cette douce mélodie éveille ma curiosité, alors je marche toujours en mode furtif comme à mon habitude. Je marche sur un sentier jonché de pins, puis je regarde le ciel bleu azur tout en respirant un air frais qui me vivifie. Une brise vient effleurer mon visage souriant et je me mets à fredonner la musique qui se joue pour réchauffer les cœurs. Je m'arrête un moment et je pose le regard sur la baie où se trouve un magnifique bateau. Ravissant pour son drapeau pirate, hissé haut.

Je me sens libre.

Alors je m'assois près d'un palmier et je contemple le paysage. C'est là que j'aperçois un homme avec un chapeau de cowboy souffler dans son instrument. J'ai l'impression qu'il tourne en rond... Surveille-t-il le bateau ? Je ne sais pas. Ensuite, un jeunot aux cheveux roses le bouscule sans faire exprès. Le musicien se met en colère et frappe d'un direct du droit sur l'innocent qui se retrouve à terre. Puis tout s'accélère, je suis des yeux un borgne qui bondit sur le type sans même discuter avec lui, sans même chercher à savoir ce qu'il se trame. Tel une mère qui protège ses petits, il se jette avec vélocité et se transforme en un amas de sable. DU SABLE !? Les grains s'élèvent en tournoyant et le pirate attaque, il sort les crocs...

Crocs ! Crocs ! Crocodile Haha ! Je pouffe de rire avec cette blague pourrie, puis je me lève... C'est la première fois, que je tombe sur un Logia, c'est rare.

Un putain de logia qui met à terre son adversaire en un seul coup. Il a envoyé au tapis le musico. Pauvre artiste, je l'aimais bien. Certes, un brin colérique mais talentueux. On s'en prend toujours vite à ces gars-là. Faut croire qu'on perd l'écoute. Enfin bref... 

- Hé ! LE PIRATE ! TU VEUX PAS T'EN PRENDRE A PLUS FORT QUE TOI ?

J'esquisse d'un pas en avant vers lui, toujours en mode invisible et je le frappe avec un kick dans le ventre. Mon pied traverse l'homme. Je recule puis j'aperçois son corps se reformer... C'est effrayant un Logia... EFFRAYANT. Hahaha. Pris d'enthousiasme pour un nouveau challenge, je décide de me rendre visible...

- Je suis Mizukawa Sutero et je défie l'ensemble de cet équipage dans un duel ! T'es prêt à jouer pour ta vie, petit Rookie ?











    Est-ce que vous croyez que pioncer sur un navire c’est possible ? Répondez-moi franchement. Oui ? Et ben moi je peux vous assurer que non. Pas chez les Bloody Sorrow. Au du moins ce qu’il en reste. Entre une paire de jumeaux qui n’arrivent pas à rester en place et qui du coup cherchent à faire le maximum de conneries en un minimum de temps, une vraie de bande de gamin. Vous ajoutez à ça, un charpentier qui trouve le moyen de réparer ce fichu navire que quand MOI, j’essaie de pioncer. Après on retrouve le sabreur fou, mais lui par contre il dort à point fermé. Lui il y arrive. Reste alors le capitaine de remplacement, qui vous enfumerai toute une île à force de rester avec sa clope au bec et le dernier un Capi’chef dans le coma. J’oublie aussi, le rouquin qui est … heu … ouai porté disparu. Voilà l’équipe des bras cassés des Bloody. Des terreurs n’est-ce pas ?

    Ai-je réussi à dormir ? Non toujours pas. Après les timbrés de l’équipage, c’est un put** de musicos qui vient nous les casser. Si vous saviez où je lui mettrai son harmonica moi ! Mais soudain, purée, plus un bruit. Fin si un son sourd, creux et fort. Mais seul. Ce qui signifie, fini. Ouai, enfin un moment de calme. C’est ce que l’on pourrait croire. Parce que le bruit, c’est Aoï qui s’est cassé la gueule ou plutôt on l’a aidé dans la démarche. Pas cool ça. C’est l’autre musicien. Le Faux Capi’ sort à son tour. Il voit le tout et là je peux que penser * Le Pauvre, il n’aurait pas dû faire ça *. Un ! Un seul coup il a fallu. Un simple coup à suffit pour rosser le type à l’harmonica. Pas vraiment robuste les types de Grand Line. Je suis un peu déçu, mais bon au moins je vais pouvoir pioncer un peu. Alors je m’allonge sur le planché du pont à défaut de mon hamac habituel, lunette tinté sur le nez et les paupières qui commencent à se faire lourde. Il faut profiter de ces moments.

    Mais il faut croire que ce soir, le monde entier en a contre ma tronche. Un gusgus qui vient surement de la fête d’à côté, c’est rameuté jusqu’au bateau.  J’avais pourtant prévenu le Galo qu’on aurait des emmerdes à se garer si près de la ville. Le nouvel arrivant se met à jacter des trucs. J’en comprends que la moitié. L’essentiel je dirais. Il s’appelle Mizu quelque chose … il cherche un équipage … pour la vie … et c’est un rookie. On est d’accord c’est à peu près ce qui l’a dit ? Ben moi je vais m’en contenter. Mais là, je me dis que le gars en bas a dû prendre pour l’auberge du coin à se la raconter comme ça. Je dois de me balancer quelques mots.

      « Euh … Mizu c’est ça ? Bref. Tu sais mon gars, on est le genre d'équipage à avoir plus de pertes que bénéfices. Alors je suis pas sûr qu'on soit le genre d'équipage pour toi mon gars. Passes ton chemin c'est mieux. »

    Puis après tout, qu’est-ce que je raconte-moi ? Je ne suis pas Capitaine, c’est à Galo maintenant de gérer ce genre de type.

      « Galo !!!! »

    Pas le droit de toper son Capitaine ? Roh !
      Expulsant la fumée de sa cigarette, Galowyr fixait Mizukawa d’un air mauvais. Le borgne restait de marbre face aux provocations. Ce type … Il avait surgi de nulle part. Il ne l’avait ni vu ni senti approcher. Comment avait-il bien pu faire ça ? Il était sorti du sable ! Non impossible, le fruit du sable était déjà pris et il ne connaissait que trop bien son possesseur. Le logia du vent ! Tout aussi impossible, n’importe qui savait que ce fruit avait été interdit par la grande convention des admins de 1550. Un homme invisible alors ? Pff c’était complétement démodé ça les hommes invisibles, plus personne ne fait ça. Le dernier film là-dessus remonte au moins à 70 ans. Non ce type n’avait rien d’un has been. Ce n’était même pas pensable une seconde que ce type en soit un.

      De toute façon, ça n’avait pas le moindre intérêt. Tout ce qu’il avait à faire c’était de relever son défi et de lui foutre une raclée. Pourtant, quelque chose lui en ne voulait pas. Ce mec, il avait un truc, une aura inquiétante émanait de lui. Le manchot déglutit, une peur primaire le dévorait. La peur de l’inconnu, la peur de la proie face à son prédateur. Quelque chose lui en sentait qu’il ne ressortirait pas indemne d’un tel combat. Sans ses capacités de logia, le coup qu’il avait reçu l’aurait sans doute fait déguster sévère.

      Puis l’image de Drogo allongé sur son lit, inconscient, se rappela à lui. Il n’avait pas le temps de s’inquiéter. Son équipage avait besoin de lui. Peu importait que ce type soit potentiellement puissant ou non. Il n’avait pas le droit de fuir. Il se l’était juré. Plus jamais.

      Combattre pour se sentir en vie, pour se sentir fort. C’était sa raison de vivre. Se battre, encore et encore. Il n’y avait que ça. Pour montrer qu’il méritait sa place en ce monde. Lui l’infirme venu d’Edge Town, lui l’éternel miraculé dont la mort dansait autour sans jamais lui porter la moindre attention. Avant les Bloody cela avait été sa raison de vivre, le combat et l’or. Il n’était pas devenu plus fort pour fuir bassement la queue entre les jambes face à un parfait inconnu.

      En l’absence de Drogo, il était capitaine. Tous ses nakamas étaient sous sa protection. Hors de question qu’un sale type de son espèce ne pose ne serait-ce qu’un seul doigt sur Hayato, Zarechi ou Heimdall. Et sur Drogo … Lui vivant personne ne toucherait à ses camarades. A la famille qu’il avait si longtemps chercher. Il serra le poing.

      Mizukawa Sutero …

      Moi, Galowyr Dyrian second de l’équipage des Bloody Sorrow, au nom de l’équipage je relève ton défi.


      Le ton était d’une solennité qui ne lui ressemblait guère.

      Cependant je t’affronterais seul ! Considère-moi comme l’équipage tout entier. Si tu me bats, tu nous auras tous battu. Moi vivant, je ne laisserais personne toucher ne serait-ce qu’à un cheveu de cette équipage.  

      Voilà, il s’était ressaisi. Il n’avait pas le droit de céder à la peur. Il portait plus que sa simple vie sur ses épaules. Il portait les rêves de tous ceux qui l’accompagnaient. Voilà que lui l’éternel désabusé, se battait pour défendre les rêves d’une bande de gamin naïf. Le destin est parfois d’une ironie troublante.

      Il se tourna vers son équipage.

      Ecoutez-moi bien bande de moule ! Le premier qui lève le petit doigt pour m’aider je le savaterais de mes propres mains. Je suis le capitaine par intérim de cet équipage et vous protéger est mon devoir. Si je n’en ai pas la force je suis indigne de vous avoir comme compagnons.

      Alors asseyez-vous bien tranquillement et admirez …

      Son bras se transformait peu à  peu en sable, il le leva en l’air le regard empli de fierté.

      Les pouvoirs du Suna Suna no mi !

      Puis il baissa le bras violement, projetant le sable en direction de son adversaire. Et pendant que la lame de sable fondait sur son adversaire, le borgne hurla :

      Desertio Caliburn !

      Et puis sans même attendre de voir si l’attaque allait aboutir ou non, il se transforma en sable disparaissant au milieu de la plage. Lui aussi pouvait se rendre invisible. Il n’avait plus qu’à attendre une ouverture.
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      T'as parlé le mec aux lunettes de Tecktonik ? Fait-toi pousser la barbe et ensuite on se fera des checks et t'auras le plaisir de me tutoyer.

      Mizukawa Sutero. C'est bien mon nom, c'était pas la peine de le répéter. Je me connais bien assez. Et toi, t'es que le second ? Giga déception, je te pensais capt'ain avec ce fruit du démon. A croire que les logias traînent pas terre à la portée de n'importe quel péquenot.

      Un paysan de pirate qui veut m'affronter à la loyale. Hahahaha ! Un sourire de tueur se dessine sur mes lèvres. Une expression sale qui peut en faire trembler plus d'un. Bon, pas eux... Ils ne doivent pas lire le journal, ils ne me connaissent pas et agissent avec imprudence. Vous allez apprendre à me connaître.

      Je suis le gars qui a pris plaisir à découper la jambe d'un CP9 avant de l'achever comme un chien. JE suis le type qui a tué avec une totale indifférence des dizaines et des dizaines de civils. JE SUIS un monstre qui s'est longtemps perdu dans le pays des bisounours en croyant être chez les Toupoutous.

      Loyal envers mes principes.

      Loyal sur ce qui m'arrange avant tout.

      Je le dévisage du regard avec l'impatience folle d'un gamin qui veut jouer. Allez-là ! FERME LA ! Sort tes crocs ! Viens ! Ne me raconte pas ta vie, je m'en fous de ton équipage, je m'en fous de leurs cheveux...

      ShiHAHAHAHAHAHA !

      Le Capitaine par Interim... ''Tiens ? Je me demande qui commande les Shinos à présent ?'' ... Oof ! Qu'est ce que j'en ai à foutre, maintenant ? C'est pas comme s'ils sont venus attaquer Impel Down pour me récupérer... Piètres Nakamas.

      Et c'est la tête baissée repensant à mes anciens camarades qu'une attaque vient soudainement me fouetter. Je bouffe du sable, je recrache, mes habits se déchirent et je recule, aveuglé par cette tempête. L'instant d'après, je scrute le paysage et je n'y vois que dalle. Je pousse un cri haineux quand j'essaye de me frotter les yeux... J'ai oublié mon putain d'handicap.

      Et là, le petit prince, roi de mon esprit commence à chanter une chanson. Il se fout de ma gueule, de cette situation où mon ennemi a disparu comme je le fais souvent.

      Hé ! Marco !

      ''Prête-moi ton sabre, pour faire couler un flot. Ma patience est morte, je n´ai plus de mains, ouvre-moi la porte, pour donner un pain.''

      Hors de question d'utiliser le haki du roi contre eux. J'en ai pas besoin. Je suis manchot et alors ? Je peux très bien te foutre un coup de pied dans le BIP ! QUOI ? BIP ! ?

      Soudain, il surgit du sol en m'attrapant le pied droit pour au final se glisser par derrière. Il esquisse un mouvement circulaire avec ses mains et me tranche de part en part... Bordel, c'est que ça pique. Puis je disparais à mon tour.

      Polo ?

      Paul va manger des sablés à 3 Millions de berrys et y'a pas le café qui va avec. Aussi brûlant que le soleil qui chauffe nos esprits. Ma foi, on est pas là pour faire connaissance autour d'une tasse bien chaude. Juste pour donner des beignets.

      Ou se prendre des beignes.

      Et pourquoi pas des tartes ?

      Stop Gal, tu vas me sortir tout ton stock de ta putain de boulangerie ! Foutu soleil ! Foutu sable qui fait apparaître mes pas. Des empreintes visibles par n'importe quel abruti passant par là... Les blessures du précédent combat avec Adrienne commencent à me faire mal et j'ai l'impression que l'une d'elle s'est ouverte... Les gouttes de sang tombent et coagulent avant de toucher terre.

      La chaleur est étouffante.

      Puis je tilte. Mais je n'ai pas le temps de suivre le fil de mes pensées quand tout à coup, le second m'attrape le cou...

      Caricia Del Desierto !


      J'ai la gorge sèche.

      Je n'arrive plus à respirer.

      Ma main essaie de l'effleurer.

      MAIS JE N'AI PLUS DE MAINS !

      Une larme s'arrête de couler... Asséché par son pouvoir diabolique.

      Et ma main est là. Juste ici devant mes yeux secs. J'ai une envie de crier, mais je n'ai plus aucune salive. Ma vision est troublée et je n'ai qu'une envie... Voir cette main qui se forme autour de mon poignet. Puis elle disparaît. Comme si j'étais dans un rêve lucide ; Un moment éphémère où l'on peut toucher des doigts la beauté d'une chose qui n'existe pas.

      Qui n'existe plus.

      Alors j'y crois et j'y continue. Je me remémore...

      La perte, l'horreur, le désespoir.

      Le gain, la sérénité, l'espoir.

      Tandis que je suis baigné dans les bons et mauvais souvenirs, des flashs d'images qui retracent ma vie. Je vois le prince de mon esprit complètement bourré. Il claque la porte de chez lui, il gueule à tout va, il danse au milieu de la route tout en marchant sur les plates bandes. Il lève un dernier verre en espérant trinquer avec les étoiles, puis ce petit con le frappe violemment sur le bitume.

      Tout éclate !

      Le gobelet, le goudron, les lampadaires, les arbres, les étoiles. Même le sable !

      L'attaque étreinte de mon ennemi ''Galette'' se dissipe et je reprends peu à peu des couleurs, puis je m'envole. Et je crie ''I Believe I Can Fly'' d'une voix caverneuse et atténuée.

      Le roi en moi rigole : ''Cassez la voix !'' pendant que je prends mon envol avant de me poser derrière ''Techtonik Man''. Il sent l'aura pesante qui a troublé son Capt'ain en interim, cette puissance qui vient d'affaiblir ce Logia qui se croit tout puissant... JE VAIS VOUS APPRENDRE UNE CHOSE !

      - Vous n'êtes qu'un ramassis d'ordures qui a besoin d'être traitée. Se tourner les pouces pendant sa mise à mort vous fait rire ? VOUS PENSEZ QUE TOUT CELA EST UN JEU ? Il ne l'est que pour moi. CompRenDé ?  

      Je tourne comme une toupie et ma jambe droite s'embrase. Le feu jaillit dans un méli-mélo de ténèbres qui me consume... C'est clair que je ne suis plus le même. Non, c'est toujours moi. C'est ma vraie nature.

      Un putain d'infirme. Un monstre qui vient de donner un coup de pied enflammé à ce pitoyable rookie ou devrais-je dire : Sous-rookie. Je l'envoie valser vers son chef, puis je tousse.

      J'ai soif.

      Je pourrais boire votre sang, vous savez... Mmmm... Le voir se répandre sur la plage suffirait à combler ma rage, mais il n'en sera rien. Après tout, je ne suis pas un vampire, je suis plus inoffensif. Tellement gentil que je peux même vous conter une histoire en un mot pour vous plonger dans vos rêves.

      RONDODO !


      J'avais dit pas de Haki du Roi ?
      Ah, mais j'ai aucune parole.
      Même envers moi...


      Dernière édition par Mizukawa Sutero le Dim 24 Nov 2013 - 17:13, édité 1 fois
        Il avait suivi à la lettre la feuille de route qu’il s’était fixé. Un chemin qui le mènerait infailliblement à la victoire. Disparaitre, et porter un unique coup. Le coup fatal, qui lui offrirait la victoire sur un plateau d’argent. Un chemin qui le mènerait à la victoire sans aucun problème. Il était le désert, et rien ne résiste au désert, ni la force, ni le courage ni même la vie.

        Il l’avait porté ce coup. Sa main s’était refermée sur son adversaire. Une étreinte mortelle. Caricia Del Desierto.  La caresse du désert. L’ultime tendresse avant le grand départ. Son unique main était un engin de mort. Absorbant la vie, petit à petit, sans pitié.

        Il l’avait vu la peur. Dans les yeux de ce type. Il les avait entendus le claquement des pas de la mort qui venait chercher son adversaire. Galowyr avait alors sourit. Ils étaient tous sauvés. Ce type ne poserait jamais ses sales pattes sur Hayato, sur Heimdall sur Zarachi ni même sur Maka et encore moins sur Drogo. Ils allaient poursuivre leur route. La mer leur tendait les bras. Cette immensité bleutée lui promettait tout ce dont il rêvait. Non, tout ce dont l’équipage tout entier rêver. Il avait réussi, il les avait tous protégé. Il était digne de cet équipage.

        Et soudain, tout se passa très vite, trop vite même. Ses pitoyables illusions volèrent en éclats. Ce monde qu’il avait entraperçu l’espace d’un court instant s’avérait être aussi fragile que ne pouvait l’être un morceau de porcelaine face à un gourdin. Le monde entier parut trembler le temps d’un battement de cœur. La seconde d’après l’homme avait échappé à son étreinte.

        Les pieds de ce Mizu quittèrent le sol. Il volait.  Le borgne n’en croyait pas son œil. Comment cela pouvait-il donc être possible ? Qui pouvait donc bien être ce type qui se jouait des règles qui régissaient ce monde ?

        Il frappa Hayato. La colère, la tristesse et une forme de désespoir s’abattirent avec une violence incroyable sur son esprit. Il bondit pour rattraper son ami en vol. C’est alors que le monde trembla une seconde fois.

        Pourtant pas un grain de sable ne sembla voler. Non, le monde semblait incroyablement immobile. Son adversaire aussi. Et pourtant et pourtant …  Ses compagnons s’effondrèrent, les uns après les autres. La petite Maka s'écroula sur le pont. Heimdall lâcha le marteau qui ne le quittait jamais avant de choir sur le sol comme un patin à qui l’on aurait coupé les fils. Les muscles d’Hayato se démentirent subitement, il ne voyait pas ses yeux mais il comprit que le binoclard avait lui aussi perdu consciense.

        Et c’est là qui le sentit. Cet aura inquiétante qui émanait de son adversaire depuis le début semblait s’être étendue à toute la plage. Une force pesante, non ce n’était pas le bon mot. Oppressante. Mieux écrasante.

        Une douleur intense traversa alors l’intégralité de son corps. Comme si son sang même bouillait. Des bourdonnements insupportables résonnaient dans sa tête, une armée d’insectes grondants semblait avoir élu domicile dans son pauvre crane. La sueur perlait partout sur corps. Il n’avait jamais rien ressenti de pareil. La douleur était trop forte. Il mit les genoux à terre.

        Ce type qui pouvait-il donc bien être ? Cette force qui émanait de lui qu’elle était-elle ? Il se sentit soudainement incroyablement faible. L’homme de main, qui avait toujours vendu sa force à autrui, se sentit brusquement totalement insignifiant.

        L’homme lui sembla alors d’un autre monde. Le borgne le savait, il n’avait jamais rien été d’autre qu’un pauvre orphelin des bas quartiers de Goa à qui les Dieux semblaient vouloir mener la vie dure. Mais ce Mizu, de son esprit même émanait une chose telle qu’il n’en avait jamais vu.  Une Majesté, une splendeur sans pareil qui forçait le commun des mortels à ployer le genou.

        Que pouvait-il donc bien faire face à un tel être ? Rien, cet homme pouvait le forcer à s’agenouiller sans même avoir à bouger.

        Sur le plus beau trône du monde, on n'est jamais assis que sur son cul.

        Cette phrase d’origine pourtant inconnu retentit soudainement dans son esprit. Ce mec, n’était qu’un homme. Le même pauvre mortel à qui il avait serré la gorge. Le même type qui n’avait échappé à la mort que d’un fil. S’il le frappait, il aurait mal, s’il le tranchait il saignerait.

        Il n’allait pas ployer le genou sans rien faire. Il n’était ni des grands de ce monde, ni même des plus puissants. Il n’était rien qu’un pauvre orphelin, un misérable gosse des bas-fonds, un éternel prisonnier de sa propre faiblesse. Mais durant ces années où le destin s’était royalement foutu de sa gueule, il avait acquis une chose qu’on ne lui prendrait jamais. On avait pris son enfance, son bras, son œil, sa famille d’adoption et peut être un jour on lui prendrait sa vie. Mais jamais, non jamais il ne laisserait quelqu’un lui prendre sa fierté de combattant.

        Dans ce qui lui sembla être un effort insurmontable, il se releva. La vie est un travail qu’il faut faire debout comme disait l’autre. Faisant face à son adversaire qui le toisait du haut du Susanoo, il alluma le dernier cigare qu’il lui restait. Il n’avait pas fière allure le Galo, alors il cherchait à s’en donner une. Puis quitte à partir autant le faire avec un cigare à la bouche.

        Le gout de tabac envahit sa bouche et l’apaisa.

        Il respirait difficilement et le tabac n’arrangeait pas ses affaires, mais il sourit. Il se sentait bizarrement étrangement en vie.

        Tellement vivant qu’il se sentait presque prêt à y laisser sa vie. Mourir hein ? Drôle d’idée. Non pas mourir tout court. Mourir pour quelque chose qui le dépassait lui et sa misérable existence. Pour sa nouvelle famille. Pour Aio, Maka, Heimdall, Zarechi, Hayato … pour Drogo et puis pour Grey aussi.  Pour leur rêve à tous.

        Son corps se transforma de nouveau et il disparut dans un léger tourbillonnement de sable. Avant de réapparaître quelques instants plus tard sur le pont du Susanoo.
        Il fit face à son adversaire avec tout le courage et la détermination dont il disposait.

        C’était la première fois qu’il affrontait un type avec moins de mains que lui. Et comme dit le poète la première fois ce n’est jamais la meilleure. Les coups pleuvaient sur lui à une fréquence hallucinante. Sans le fruit du sable, il n’aurait pas tenu bien longtemps. Il tentait tant bien que mal d’agripper son adversaire mais il semblait insaisissable. Ses muscles le foudroyait de douleur, l'aura de son adversaire l'avait considérablement affaibli et nul doute qu'à un tel rythme il ne tiendrait pas bien longtemps.  

        Il bondit en arrière, et pointa l’index vers le ciel, et se mit à décrire un cercle avec son bras. Le sable ondula en suivant le mouvement jusqu’à devenir un véritable cercle tournoyant au-dessus de sa tête. Si son temps lui était compté. Alors il allait l’attaquer avec tout ce qu’il avait.

        Desertio uroboros !

        La lame de sable tournoyante fonça dans la direction du manchot. Le crocheté sourit, bouffe ça ordure. Mais soudain Mizu disparut. Merde où ce connard avait-il bien pu passer ?


        Dernière édition par Galowyr Dyrian le Lun 11 Nov 2013 - 14:39, édité 1 fois
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        Le connard est derrière toi.

        Sur la pointe des pieds en train de danser dans les airs. Je batifole avec les papillons inexistants de ce monde de merde. J'aurai aimé être un autre homme, un gars normal avec une routine mielleuse, une personne sans grands soucis. Je me lèverais tôt, je ne prendrais pas la peine de lire le journal, je me réveillerais avec le sourire sur les lèvres en regardant la plus belle femme sur terre. Je serais heureux.

        Oui, j'ai une vision nihiliste de ce monde. Et tu sais pourquoi ?

        Non ? Moi non plus. Par contre, je sais à qui je la dois.

        Oswald Jenkins.

        Cet être est le degré supérieur de la colère enfouie au plus profond de mon âme insignifiante. Et par un procédé miraculeux, tu es vite devenu la cause de ces souvenirs qui remontent peu à peu à la surface. Des bribes d'images, des vérités, des mensonges qui disent la même chose :

        Je suis un pirate lassé de la vie, au fond d'un puits sombre pour seul lumière, le goût du challenge et un but quasi-impossible vu l'état physique de mon corps.

        Resterai-je dans les ténèbres ?

        Dans un monde glacé.

        Et là, je me demande si t'as déjà ressentis un froid qui te gratte la peau comme avec un rasoir ? Non pire, similaire à tes grains de sables capable de broyer n'importe quoi quand t'exerces une pression avec, t'as jamais essayé ?

        Tu ne sais sans doute pas utiliser ton pouvoir à son paroxysme comme je n'arrive pas à contrôler le potentiel qui recouvre peu à peu ma jambe droite d'une couche hostile.

        J'hausse d'un ton.

        - Je ne suis pas là pour jouer à la dînette avec toi. Je veux me mesurer à la force d'un logia et ainsi me surpasser. Si, j'arrive à te vaincre, je pourrai réduire en poussière n'importe quel résidus ne méritant pas sa place dans ce globe.


        Ma voix rauque, comme enrouée par la mort te fait comprendre que ce combat n'a sûrement aucun sens à tes yeux. Tu ne vis que pour l'honneur, la camaraderie tel un pirate pathétique qui n'a pas encore compris. Hélas, j'étais comme toi, mais me voilà à nouveau moi.

        Tandis que mon pouvoir t'aveugle. L'élan soudain de mon corps fragmenté de parcelles noires te prévient du danger. Ni silence, ni hourvari. Te voilà éjecté sur la plage rayonnante par le choc indéniable de ma jambe et du pont. L'impact brise le bois en des milliers de petits morceaux, le mât s'écroule. Ma personne continue sa trajectoire vers le fond de cale. Le bateau subit des dégâts majeurs, il bouge pour essayer d'échapper à une mort certaine. Une triste fatalité qui prendra autant de temps qu'il m'en faut pour remonter en volant. En sautant dans cette surface invisible, intangible pour m'approcher en meurtrier de ta petite gueule de borgne.

        Je vais t'apprendre la valeur de ta vie !

        Zéro !

        Celle des autres ?

        Zéro !

        La mienne ?

        Zéro !

        Nous ne sommes rien, que des déchets, des consommateurs, des pantins... Pire encore.

        Des soumis et nous pirates, nous pensons être libres.

        La liberté. Hahahaha...

        Une notion abstraite, la carotte sous le nez avec laquelle on nous fait avancer et reculer. Je gamberge dans l'obscurantisme que l'on veut dissimuler aux plus cons d'entre nous, c'est à dire tout le monde. Nous, les pirates en quête d'aventures et je ne dirais rien par rapport aux nombreux hommes cherchant le graal mystérieux qu'est le One Piece.

        Soit-disant trésor qui fait trembler le gouvernement. La plus grosse carotte inventé depuis le début de notre histoire...

        C'est dans ce flux de pensées désordonné que j'apparais devant toi au moment où tu restes subjugué par la perte de ton navire. Les bras armés, recouvert d'une peinture à l'allure fuligineuse reflétant un désir caché, encré dans la moelle. A la frontière de l'envie, du bonheur et de la liberté des plus grands. Et la frappe te percute, elle te touche et tu saignes malgré ton avantage.

        Le miroir se fracasse. Ton invincibilité n'est plus qu'une illusion.

        Et d'un rictus moqueur, je pense à la vie en générale. Merdique en somme, semblable à un voyage en Puffing Ice, une machine qui roule sur des rails. Tu ne peux pas stopper sa mécanique à moins de tirer sur la corde ou de se faire tirer dessus.

        Personnellement, je vais juste dérailler ton train-train quotidien et foutre une putain de dérouillée. Alors je me concentre et j'essaie de refaire surgir l'armement, mais ça ne fonctionne pas et je suis comme un con devant un Galowyr qui se remet peu à peu de sa blessure.

        Haki ou pas, je vais t'écrabouiller quand même !
          Impossible …

          C’était totalement impossible. La phrase, telle une sordide  ritournelle, résonnait encore et encore dans sa tête. Impossible.  Non tout ceci ne pouvait être totalement réel. Union John se couvrait d’un voile cauchemardesque. Son monde s’effondrait. D’abord ses compagnons, puis le navire et enfin son illusion d’invisibilité.

          Illusion.

          C’était le mot. Tout n’avait toujours été que des pitoyables illusions. L’équipage, sa liberté, sa force, son bonheur même. Insignifiant. Du vent. Des fantasmes pathétiques d’un pauvre gamin des rues en quête d’un bonheur qui lui été à jamais refusé.

          La douleur.

          C’était finalement la seule chose qui n’avait jamais été feinte. Elle ne l’avait jamais véritablement quitté cette souffrance.  Son corps mutilé n’était rien face à la tristesse qui enserrait son cœur et qui ne s’était tu que trop temporairement. Oui, elle était d’une cruelle vérité cette douleur.  Si étincelante qu’il y avait une sorte de beauté qui en émanait. La beauté implacable de la dureté du monde.

          Son corps n’était plus que souffrance. Le coup que ce type lui avait porté était d’une puissance qu’il n’avait jamais vue. Ses muscles ne répondaient presque plus. Même respirer lui semblait un effort insurmontable. Il fallait tourner de l’œil mais sa volonté le maintenait éveillé. Pas maintenant. Pas comme ça.

          Il le savait mieux que quiconque. Il n’irait pas plus loin. L’obstacle qui se tenait devant lui était bien trop haut pour être franchi. Il était d’une lucidité terrible. Il se savait insignifiant, tel un homme contemplant les montagnes s’élevait vers les cieux, et qui sait qu’il ne parviendra jamais à en atteindre le sommet. Comme l’antilope face au lion, qui sait qu’elle ne peut rien faire face à plus fort. Mais comme l’antilope face au lion, il allait résister.

          Perdre la tête haute, c’est toujours mieux que rien.

          Enfin mieux que rien … Non, ce n’était pas correct. Se battre pour donner à tout cela un sens. Cette difficulté qu’il avait à respirer, cette douleur lancinante qui dévorait son corps, ce cœur qui battait, sa vie …  Tout cela n’avait aucun sens, sur ça t’as bien raison mon petit père. La vie n’est qu’un hasard. La vie de Galowyr était une escroquerie, une farce. Non sa vie plus que tout autre, n’avait aucun sens. Sa vie aurait dû s’arrêter il y a trop longtemps. Cette survie n’avait pas de raison d’être. Pas en tant que telle.

          Il lui avait donné un sens à cette survie.

          Vivre c’était se battre, encore, encore et encore. Cette règle s’impose à tous les êtres des sept mers du globe. De l’humble plancton aux plus grands des monstres marins, chacun se bat pour sa survie, seconde après seconde, jours à après jours. Celui qui arrête de se battre disparait.

          C’était ça le sens qu’il avait donné à sa misérable existence. Se battre pour montrer qu’il méritait d’être en vie. Pour prouver que son père ne s’était pas sacrifier en vain. Voilà pourquoi, tant qu’il en aurait la force, il ne lâcherait rien à cette ordure.

          Et paf c’était reparti. En plus lent, en plus imprécis certes. Oh ne fais pas le malin. J’aurais bien voulu te voir toi après petite bouffée d’haki des rois et un ultimawashi d’un Mizubaffe dopé aux supers bonbons dans la tronche. T’aurais pas été beau à voir.
          D’ailleurs le bougre, il n’est pas content de te voir encore sur ses deux pattes. Boum !

          Mizubaffe sauvage lance Pied Sauté.

          Cela n’affecte pas Galette.

          Enfin plus pour être précis. Quoi que ce type ait utilisé pour le frapper ça ne fonctionnait plus. La vrai question c’était jusqu’à quand ?

          En définitive, la seule chose qu’il avait à savoir, c’était qu’il avait là, une parfaite fenêtre de tir. Il était au bord du K.O, mais un coup, un unique coup suffisamment puissant pour lui faire payer tout ce que ce type lui avait subir. Il allait se bouffer un coup critique dont il se souviendrait.

          Sa volonté fit mouvoir son corps dans un dernier mouvement. Une lame de sable parfaite, en rase-motte. T’as pas de bras, tu peux bien te passer de jambes. Non toi et moi on sait que c’est faux. Le Galo, aussi. Mieux, il l'avait anticipé.

          Il se la jouait depuis le début le Mizu. T’en est fier de pouvoir voler. Tu crois que tu peux toucher le ciel c’est ça ? Tu sais ce qu’il arrive à ceux qui s’approche un peu trop près du soleil mon gars ? Ils se brulent les ailes.

          Allé envoles toi Mizu.

          Montes décrocher la Lune,
          Rêves à ta bonne fortune,
          Tournes, tournes dans le vent,
          Sous la planète d'argent,
          Décolles et batifoles,
          Tu t'envoles, Tu t'envoles, Tu t'envoles !

          Ou pas !

          L'adversaire du manchot fut stoppé net dans ascension.

          Pas de bol pour toi Peter Pan, le capitaine crochet a plus d’un tour dans sa prothèse. Un tour qu'il avait gardé en stock depuis le début. Et pas l’ombre d’un crocodile à l'horizon ...

          Et oui,  pépère, on vole beaucoup moins bien avec une chaîne accrochée à la cheville,et devines qui a une chaîne planquée dans son crochet ? D’un mouvement de bras, il attira l’homme volant vers lui. Il arma son poing. Plus de feinte, plus de sable ou d’autres conneries de ce genre. Juste son poing et rien d’autre. Tout ce qu’il restait des mains voleuses du gamin de Goa. L’arme du petit malfrat de North Blue. Cette main qu’avait serrée Drogo à Luvnell en signe de bien venu. Toute sa misérable existence en un coup dans ta tronche, tout ce qu’il lui restait de bonheur et de dignité.

          La force qui le maintenait debout partit en même temps que le coup. Si il n'en finissait pas avec ça. Le combat était définitivement perdu.

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          Reste silencieux.

          Tu fais bien. Car, ce que chacun recherche et aime avant tout, non seulement dans la simple conversation, c'est l'infériorité de l'autre. Et tes prunelles démontrent bien que les palabres ne sont pas le ciment de ta personnalité. Je vois dans tes yeux la peur que tu transformes en force. Tu me sais supérieur. Mais, tu brûles quand même de volonté, tu m'empêches d'atteindre la voûte céleste grâce à la chaîne qui me lie désormais à toi. Et dans quelques instants, je vais goûter à ce pain servi à point.

          Et je vais l'encaisser. Comme j'ai subis l'enfer d'Impel Down. Je perçois la douleur telle une marque au fer rouge. Soudain, elle s’effrite lorsque tu tombes de fatigue. Et mon sourire s'efface. Je suis déçu par ta performance qualifiée de précoce. Tu ne vas quand même pas mourir à la Marion Cotillarde ?

          A quoi bon t'achever... Vous avez perdus. Maintenant, retient bien ces mots.

          - MIZUKAWA SUTERO EST DE RETOUR !

          ...

          Je marche au travers la brume et je disparais au yeux des témoins qui se rapprochent, alerté par ma voix rauque. Je laisse derrière-moi les débris d'un bateau entre des rochers sombres et un équipage dissout, éparpillé sur le sable de cette baie où j'y abandonne l'horreur, où j'y laisse un passé vague pour me tourner vers un avenir.  

          Un sale avenir.

          Où je ferais preuve d'un égoïsme extrême. Sans bornes, ni règles, sans valeurs supérieures, sans idéaux. Je ne demande pas l'immortalité, ce serait vouloir la perpétuation éternelle d'une grande connerie.

          Alors mon cœur se resserre.

          Matilda.
            La défaite avait toujours un gout immonde. Mais pour un homme obsédé par la force comme Galowyr, ce breuvage était encore plus abject.

            Il se retrouvait renvoyé des années en arrière. A ce gamin des rues impuissant face aux mutilations qu’on lui infligeait.  A ce même gosse qui avait laissé la seule personne, qui ne s’était jamais occupé de lui, être abattu comme un chien.

            Il resta prostré,la tête dans le sable sans pouvoir bouger le moindre muscle. L’épave de ce qui, une dizaine de minute auparavant, avait été un être fier. Un guerrier des mers inébranlable. Le possesseur d’un des plus puissants pouvoirs au monde. Un pirate.

            Ce sentiment étrange. Ce mélange de honte, de colère et d’impuissance. Etait-ce le même que ressentait ces rois de mers qu’on retrouvait parfois échouer sur les plages ? Que pouvait donc bien ressentir ces être gigantesques et mortels, impuissant et suffoquant sur le sable brulant ? Si ces bestioles avaient des sentiments, cela ne pouvait qu’être celui-là.

            Mais il n’était pas un roi des mers. Il était un déchet et un déchet tout ce qu’il y avait de plus terrestre. Un déchet qui n’avait même pas la correction de bien vouloir passer au vide-ordure.

            Il en voulait à la terre entière. A tous ces richards de Goa qui l’avait laissé crever de faim dans les rues. A Joe qui n’avait pas été là pour le sauver des griffes de la garde le jour où il avait perdu sa main. A Dyrian de lui avoir sauvé la vie deux fois. A Drogo de l’avoir tiré des bas-fonds dont il n’aurait jamais dû soir. A Grey pour avoir disparu lors de la traversée de Reverse. A ce Mizukawa. Non pas pour l’avoir battu. Qui pouvait reprocher au fort d’être fort ? Non pour n’avoir pas rayer de la surface du monde sa pathétique existence. Il s’en voulait à lui-même autant qu’à tous les autres réunis. D’être faible, d’être un fardeau, d’être encore en vie alors que tous ceux qui l’avait aidé été mort.

            Comment avait-il bien pu se voiler la face à un tel niveau ? De croire que tout cela était derrière lui. De croire qu’une malédiction venant d’un fruit dégueulasse pouvait faire d’un minable, un type capable de protéger les autres.

            Désolé Drogo. Désolé les gars.

            Il n’était plus digne de continuer sa route sous leur étendard. Qui pouvait se prétendre capitaine alors qu’il est incapable de protéger qui que ce soit ?

            Le rêve s’achevait aujourd’hui.

            Puis alors que les heures s’écoulaient, son corps se faisait moins douloureux. Il retrouva sa capacité à se mouvoir. Le roi des mers se retrouvait de nouveau dans l’eau.

            Il se redressa difficilement. L’air marin emplit ses poumons. Le parfum de liberté qu’il ressentait d’habitude avait un côté nauséabond. La brise sur son visage n’était plus une douce caresse mais une claque violente dans sa figure.

            Il devait partir. Laisser tout cela derrière lui. Oublier tout ce qu’il venait de vivre. Pour renaitre.

            Il alluma une cigarette. Et quelque instant plus tard, un coup de vent souleva le sable de la plage. L’instant d’après il n’était plus là ne laissant derrière que le parfum lourd du tabac. Et un murmure.

            Adieu Drogo !
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