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Il sortira des Blues... un jour ou l'autre.

>> Gates

Il sortira des Blues... un jour ou l'autre. Chibi-3-4b2addb
Pseudonyme : Le Cavalier.
Age: 57 ans.
Sexe : Homme.
Race : Humain.

Métier : Quartier-Maître.
Groupe : Pirate, un vrai de la vieille.
But : Rester en vie et Vivre.

Aptitude : Ombre de la Mort. Une aura morbide suit Gates, tout semble dépérir autour de lui... les plantes, les rires, les visages...
Équipement : Il possède un panier en osier contenant de mystérieuses cartes et divers bricoles. Si certaines sont pour la navigation, d'autres cachent peut être de futurs trésors... Ainsi qu'un long couteau de 30cm à la lame effilée et pour tout habit une vieille soutane délavée par le temps et l'air salin.

Codes du règlement :


Ce compte est-il un DC ? : Non

>> Physique

Que dire… Il n’a pas une gueule d’ange ? Ma foi, on nait avec la tête qu’on a et certains ont moins de chance que d’autres. D’une taille d’1m83, moins 5 cm avec son dos voûté, à une époque il n’aurait pas fait tache au milieu de la foule.. mais ça c’était avant. Maintenant, il doit faire attention à l'endroit où il s’endort pour ne pas risquer d'être enterré pendant son sommeil.  Il vécu l’expérience une fois, elle n’avait pas été plaisante…

Pour excuser ses bons samaritains, comprenez que le corps de Gates a mal vieilli. Ici, on ne parle d’une petite ride en trop, non… Très jeune, les cheveux sales entourant sa caboche tombèrent en touffes irrégulières clairsemant rapidement le haut de son crâne, jusqu’à ce que plus un seul poil ne s’y dresse. Rien de méchant encore, mais ça ne s’arrêta pas là. Au fil des années qui suivirent, son corps se courba et flétrit d’une manière anormalement rapide pendant que sa peau se drapait d’un teint cadavérique. Avec son regard blanchâtre, passé la trentaine il paraissait déjà plus mort que vif.

L’évolution surprenante qu’il subit, il le dut à l’aura lugubre l’accompagnant pas à pas depuis sa tendre enfance. Au première loge de son effet néfaste, il grandit avec un corps noueux avant de subir ces incroyables transformations. A ce triste tableau, on rajoutera les diverses blessures reçues au cours de ses combats.

Malgré son état lamentable, il reste toujours aussi tenace qu’une vieille peau, comme si la Mort elle même ne souhaitait pas revoir son rejeton. Il n’est plus en état de danser la gigue toute la journée, mais même avec les montagnes qu'il s'est pris dans les dents, il conserve son plus beau sourire en toute circonstance.

>> Psychologie

Comme bon nombre de pirates, Gates n’avait pas rejoint le camp des boucaniers pour se prendre la tête. Cette insouciance se manifestait à tous les niveaux de son existence. Les trois quarts du temps, on le retrouvait totalement chargé sans que la dangerosité de la mer ou d’un combat ne l’encourage à revoir sa conduite. Il ne s’intéressait pas non plus à la politique, sa vision du monde était dès plus simple. Il considérait les pirates comme ses camarades de toujours tout en méprisant les pseudo-pirates-bisounours et les corsaires. Il percevait les marines comme les empêcheurs de tourner en rond de ce monde sans leurs jeter la pierre, et  donnait aux révolutionnaires le rôle de drôles d’hurluberlus dans les nuages. Les chasseurs de primes étaient des emmerdeurs à abattre et les civils les agneaux à croquer.

Le Cavalier avait depuis longtemps perdu toutes formes d’humanités. Il ne s’encombrait jamais des sentiments de pitiés ou de regrets lors de ses exactions. Au contraire, il s’en amusait. Il avait appris très jeune à rire de la meilleur blague de l’univers, la Vie. Les problèmes du quotidien devenaient rapidement les futilités d’une bonne plaisanterie. Il ne s’encombrait pas non plus d’honneur dans ses affrontements, la laissant aux idiots, et lui préférant les coups-bas. Le sentiment de fidélité ou de loyauté lui était aussi étranger, si bien qu’un compagnon de boisson d’un soir pouvait se retrouver avec son couteau dans le dos au matin. Il témoignait le même sentiment à ses compagnons de bord, il suivait les hommes forts mais ne se retournait pas s’ils tombaient à terre, et il n’attendait pas d’autre traitement de leurs parts.  

Un homme simple, débrouillard, se contentant de ce qu’il avait et sachant animer ses journées si l’envie lui prenait. La richesse l’intéressait peu, il lui préférait l’ivresse des batailles et des océans déchainés. Un bon vivant, avec vivre et se sentir vivant pour crédo. Il était le genre d’homme qu’aucune entrave ne pouvait le priver de sa liberté.


>> Biographie


1569 : Naissance de Gates dans la délicieuse ville de Last Camp.


De père inconnu, sa mère l’abandonna peu de jours après sa naissance. On la disait fille de joie dans les bas-fonds, à quelques berrys  le service. Pas toujours facile de garder l’esprit maternel dans un milieu qui ne s’y prête pas. Menant sa grossesse à terme, pour répondre à l’offre allez savoir, on racontait qu’elle ne versa pas une larme quand l’adorable bambin arriva dans l’air vicié du logis. Ou peut être était ce du à l’atmosphère pesante  se dégageant du nourrisson. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il se retrouva à la rue avant de mouiller sa première couche. Il n’allat jamais chercher plus loin.

Dans son malheur, il eu la chance de ne pas se retrouver dans la gueule d’un chien errant. Son histoire en aurait été raccourcie. A la place, un gaillard bien bâti le ramassa. Son parcours n’avait rien de reluisant comme nombre de la population de Last Camp, mais il eu le mérite de lui sauver la vie. L’attrapant par le pied en sortant les poubelles, il le renifla un coup  pour vérifier s’il ne sentait pas le faisandé et le ramena à l’intérieur. Présentant sa prise au Boss, il l’apporta ensuite à la Nourrisse sans s’en préoccuper d’avantage.

La matrone s’occupait d’une main ferme de tous les morpions qu’on lui ramenait. Elle les nourrissait, les lavait et les baffait chaque jours afin de les préparer à leur nouvelle vie. Vu le peu qu’ils mangeaient, l’investissement retombait rapidement sur ses pieds. Certains endroits demandaient de petites tailles pour se faufiler dans des espaces hors d’attente des adultes. On les glissait au travers de barreaux ou par des cheminées, pour qu’ils ouvrent les portes cadenassées de l’intérieur. Ils n’avaient droit qu’à une seule chance. S’ils avaient la mauvaise idée de se faire  attraper dans le nid ennemi, il subissait le courroux des habitants sans espoir de recevoir une quelconque aide (ou un soubresaut de pitié pour leurs jeunes âges). Les orphelins ne manquaient pas dans la rue. Par contre si l’opération se soldait pas un succès, le sésame prononcé, des hommes plus robustes s’invitaient et plongeaient l’habitat dans le chaos à coups de matraques et de poignards sans que les occupants ne comprennent ce qu’il leur tombait dessus. Une fois plus âgés, les jeunes garnements rejoignaient le rang des coupe-jarrets et autres brigands, dépouillant et bataillant dans les rues pour leur Boss. Ce système bien rodé qu’employaient certains des gangs les plus abjectes avait de multiples fois fait ses preuves.

Pierre angulaire de Last Camp, les gangs formaient les véritables rouages de la cité. Certains constituaient les pièces d’engrenages encore plus imposants dont le sens pris secouait toute la machinerie. Ils officiaient dans la totalité des domaines, du larcin au meurtre, sans parler des trafics en tout genre. Contrebande, prostitution, tout y passait. Les forbans mouillaient leur ancre au large pour venir fourguer leurs prises à terre, qui repartaient ensuite à bord de navires marchands peu scrupuleux. L’ensemble se déroulait sous la houlette d’intermédiaires mafieux. L’autre occupation de ces bandes de malfrats consistait à défendre et étendre leurs zones d’influences au sein de la ville. Chacun avait ses rues et ses quartiers et tous se les disputaient. La violence tenait un rôle crucial dans leur existence.

Quand il fut en âge de prendre ses jambes à son cou, Gates rejoignit le groupe des pickpockets. Si leur rôle premier consistait à voler, la manière importait peu. Ils apprenaient très vite que dérober les biens d’une personne assommée ou poignardée simplifiait l’acte et repoussait le risque. La qualité première pour survivre à ce métier était de savoir différencier les bonnes cibles des mauvaises. Le reste coulait tout seul. Le logis et le couvert leurs étaient offerts s’ils ramenaient suffisamment, toujours sous la surveillance de la matrone. Ils formaient un petit groupe de cabochards, des gamins de tous âges qui faisaient ce qu’on leurs avait appris. Comme partout, la loi du plus fort primait. Le plus grand et méchant écrasait ses camarades pour mieux régner.

Depuis son enfance, Gates avait toujours été un garçon atypique au corps rachitique. Son nom provenait de l’endroit où on l’avait trouvé, les gangsters manquaient cruellement d'imagination... Sa faible constitution lui avait décerné le rôle de parfait souffre douleur, idéal pour assoir l’autorité des petits durs. Il essuya de nombreuses branlées au cours de son enfance, et la Nourrice lui en aurait donné le double s'il était venu s'en plaindre. Mais le petit homme savait encaisser. Il avait déjà l’âme d’un dur à cuir, de ceux qui craignent pas les coups. La matrone avait bien fait son boulot. Il prenait cher, il rendait peu mais par son sourire et à la manière dont il se comportait, on comprenait bien qu’ils ne l’atteignaient pas autant que souhaités. Puis une aura malsaine se dégageait de lui, même le nez en sang, un regard au plissement de ses lèvres donnait des sueurs froides à ses petits tortionnaires. Il arrivait régulièrement à ceux s’en étant pris à lui d’être victime de mystérieux accidents. Parfois certains tombaient dans les escaliers ou d’autres étaient assommés par derrière et roués de coups. Rien ne le reliait à ces incidents, mais son ricanement perpétuel poussait ses camarades à le lâcher petit à petit pour d'autres moins inquiétants.


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Les années passèrent, plus ils prenaient de l’âge plus les combats éclataient fréquemment. Gates maniait maintenant avec une certaine aisance les couteaux et autres lames courtes. Dans ses temps libres, il quittait ses camarades pour rejoindre une taverne en bord de mer. Une bicoque vendant du tord-boyaux bas de gamme à tous les flibustiers du coin. Il n’était pas rare de les entendre raconter leurs histoires, fantasmées le plus souvent, autour d’une chope. Ils contaient leurs exploits, les tempêtes essuyées et les pillages répandues. Ils relayaient aussi les histoires de grands pirates en chantant. Assommés par l’alcool, tous se lançaient dans des hymnes à la piraterie, au fracassement des armes et des vagues. Des rixes s'engageaient régulièrement sans signe avant-coureur et se déroulaient sous les acclamations. Un monde haut en couleur, loin de la grisaille et des rues étroites de la ville, qui appelait Gates par le son de multiples voix.  

Vint le jour où il céda à ses envies et lâcha tout. Il commença par s'engager dans un équipage qui appareillait le lendemain à l'aube. Il ne chercha pas longtemps, ils avaient toujours besoin de sang neuf pour remplacer les pertes des précédents abordages. Sachant tous les éclopés embarquant chaque jours, la seule prérogative pour rejoindre un équipage pirate était d’avoir des tripes. Tout le reste n'était pas indispensable. Ayant conclu son embarquement, il retourna préparer ses maigres affaires en toute discrétion. Quitter un gang sans l'aval de son Boss n'était pas bien perçu par ses dirigeants, le sort d'un déserteur n'était pas envié. S'éclipsant pour la nuit, Gates ne réapparut qu'aux premières lueurs du jour et monta sur une passerelle qui le conduisait vers sa nouvelle destinée.


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1586 : Gates devient Pirate.


L’équipage rejoint pillait en périphérie de Last Camp, en attendant d’amasser suffisamment de richesses pour s’offrir un aller sans retour sur Grand Line. Avec l’Ile aux esclaves et celles de Kage Berg et Hinu Town, les cales juteuses leurs tendaient les bras. Après l’achat d’informations, ils se positionnaient en pleine mer sur les zones de passages et ramassaient les prises promises. Il arrivait régulièrement aux embarcations convoitées de posséder de solides gardes pour le plus grand plaisir des forbans. De véritables batailles s’engageaient alors entre les navires. Une vie de tumultes et d’ivresses. L’histoire aurait pu devenir routine, mais un élément chamboula le long fleuve tranquille.

Si Gates avait toujours perçu l’aura l’entourant, il n’en avait jamais mesuré les conséquences. Sa ville natale s’étendait sur des kilomètres carrés, si bien que les habitants rentraient et sortaient de l’halo, amoindrissant ainsi son impact néfaste. Dans l’espace restreint disponible à bord d’un navire, semaines après semaines, mois après mois,  l’affaire était toute autre. Ses compagnons subissaient pleinement l’effet insidieux de l’aura, rongeant peu à peu leur moral et leur entrain. Plus le temps passait, plus les pertes s’accentuaient lors des abordages. Le navire était devenu l’ombre de ce qu’il avait été à son arrivé. Alors il l’abandonna pour un plus imposant. Il appareillait vers d’autres Blues, loin de Last Camp qui menaçait sa vie à chaque escales. Le nouvel équipage possédait le même souhait que le précédent : atteindre Grand Line, et il mettrait moins de temps à y parvenir.

La nouvelle troupe de gredins surpassait la précédente sur tous les plans. Ils chevauchèrent ensemble de multiples mers, explorèrent de nombreuses iles  et combattirent d’innombrables ennemis. Si Gates sut très jeune rire de l’ironie de la vie, il apprit à savourer l’ivresse des combats sous le drapeau noir. Rien n’égalait au petit matin l’odeur de la poudre chaude et du sang frais. Sous la sonnerie des canons ils se jetaient sur les flancs des navires et entamaient un long ballet avec le Mort, tournoyant parmi les cadavres qui s’amoncelaient. Son aura continuait à engloutir les âmes, mais seuls les hommes remplaçables flanchaient. Si les débuts de Gates n’avait pas été facile au sein du précédent équipage, il savait maintenant défendre sa place. Il avait aussi compris que tout le monde n’était pas égal à bord. Le Capitaine tenait le rôle de meneur d’hommes, seigneur en mer et cible à abattre, mais il existait d’autres fonctions à convoiter et bien moins hasardeuses. N’importe quel poste était moins harassant que celui des manœuvres, on balançait les mauvais cuisiniers par-dessus bord et un charpentier incompétent coulait son navire. Ne possédant aucun talent dans ces domaines, il s’intéressa plutôt à celui du quartier-maitre.

A bord d'un navire, on laissait le Capitaine à ses rêves de grandeur, il se contentait le plus souvent de donner le cap à suivre et de montrer sa force. Derrière par contre, le quartier-maitre s’occupait de la bonne marche des ordres. La discipline relevait de son ressort tout comme le respect des instructions. Il s’occupait aussi de mesurer la température de l’équipage pour le compte du Capitaine. John Waters, le quartier-maitre, savait se faire respecter et en se mettant à son service, Gates apprit beaucoup. Tout l’exercice consistait à demeurer dans les bons papiers du Capitaine pour rester intouchable et en même temps à savoir gérer une bande d’énergumènes pour garder le poste. Les pirates n’étaient le plus souvent qu’une bande d’ignares bons qu’à brandir le sabre, le quartier-maitre s’occupait alors aussi à terre de la négociation des prises contre de l’or sonnante et trébuchante. Un jour son mentor tomba pas dessus bord. La place était à pourvoir, il savait compter, l’affaire fut conclue. Il cognait violemment les récalcitrants jusqu’à les faire rentrer dans le chemin. On l’aimait pas, mais il était aussi juste qu’un pirate pouvait l’être. Pour le Capitaine, du moment que le navire avançait le reste lui importait peu.

De nombreuses étendues de flottes salées avaient été parcouru quand ils se lancèrent à l’assaut du cimetière des pirates. Le Capitaine avait vu sa prime gonfler au fil de ses méfaits, dotant par la même occasion son équipage d’une sale réputation pour leurs plus grand plaisir. Le moment était venu d’atteindre la route de tous les périls, ici ils avaient déjà bien ratissé. Une sacré bande de sacrés pirates qui fonçait porté par le courant en direction de leur futur. Ils foncèrent au milieu des flots déchainés en direction du canal qui leurs ouvrirait un nouvel horizon. Sous la pluie battante, leurs voiles gonflaient par la tempête les conduisaient à vitesse croissante vers l'entrée de Reverse Mountain. Au moment de l'atteindre, un déchirement se fit entendre, le navire prit dans le courant s'écrasa violemment contre la paroi et disparu de l’horizon avec tous ses espoirs.



1596 : Gates échoua à rejoindre Grand Line pour la première fois.


Emporté par les eaux, il reprit conscience au cimetière d’épaves accroché à un débris de l’embarcation. Errant parmi les déchets, il récupéra doucement de ses blessures. Quand l’occasion se présenta, il rembarqua pour la même destination et s’écrasa de nouveau contre Red Line. Tous ses autres essaies pour rejoindre la route de tous les périls se soldèrent par une suite de déconvenues plus pitoyables les unes que les autres. A chaque fois qu’il tenta de passer la barrière rouge, un coup du sort l’en empêcha. A la troisième tentative la quille lâcha, une autre fois le timonier se suicida entrainant tout l’équipage avec lui dans les récifs. Il y eu aussi l’attaque du poulpe géant à l’entrée de Reverse Moutain ainsi que le jour où un autre navire ne voulait pas les laisser passer, si bien que les deux s’entrechoquèrent à l’entrée du canal. Il essaya de passer par la flaque aussi, mais les résultats ne répondirent jamais à l’appel. Les tentatives s’enchainèrent tellement qu’il en perdit le compte.

La liste de ses mésaventures grandissait invariablement, si bien que germa au fil des saisons le surnom de Gates : Le Cavalier. Partant de plaisanteries aux tables de tavernes, l’appellation s’enracina dans les esprits côtoyant notre héros, jusqu’à s’imposer. Dans certains de ses points de chute entre deux naufrages, il en devint quasiment une légende :  
Avatar de la Mort, l'homme annonce par sa venue la fin d’un équipage. Il n’y avait pas pire porte-malheur. L’aura et la faux qu’il utilisait pour combattre augmentaient encore la légitimité du surnom. Gates s’en amusait et se faisait une joie d’entretenir l’image, glacer le sang d’un adversaire avant le combat restait le meilleur moyen de gagner. Par contre, seul ceux ne connaissant pas l’histoire acceptaient de l’embarquer. Mais heureusement la flibuste n’avait jamais été aussi populaire, il y en avait toujours pour se faire avoir. Pour ceux là, le surnom qualifiait son tempérament lors des combats, sa préférence pour les mouvements détournés et traites.  

Le Cavalier vécut ainsi sa vie, gravitant d’équipages en équipages, espaçant plus ou moins ses tentatives de traverser Red Line. Il arriva qu’il ne tenta pas l’épreuve des années durant avant de retourner la tête la première contre ce mur infranchissable. Dans son malheur, il eu la chance de survivre à tous ses essais infructueux. Il ne tint souvent qu’à un fil, mais ne passa jamais l’arme à gauche. Aujourd’hui comme souvent, il se contente de boire dans la cacophonie berçante des tavernes de boucaniers. Le nez penché dans une choppe.



1626 : Le Cavalier commence une nouvelle histoire.
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Prénom : Olivier
Age : 22
Aime : Beaucoup de choses.
N'aime pas : Beaucoup de choses.
Personnage préféré de One Piece : Hummmmm... Señor Pink a un niveau de coolitude extrême.
Caractère : C’est toujours plus rigolo de laisser les autres se faire leur propre avis.
Fait du RP depuis : Longtemps à rythme variable.... longtemps... à rythme variableeeeuh.
Disponibilité approximative : Variiiableeeuh.. Je commencerai en rp solo, en attendant d'avoir un rythme plus soutenu.
Comment avez-vous connu le forum ? Sais plus.




Il sortira des Blues... un jour ou l'autre. Signat10


Dernière édition par Sigurd Dogaku le Jeu 23 Juil 2015 - 13:28, édité 66 fois (Raison : Corrigé la partie : équipement.)
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Bienvenue à toi, Cavalier ! C'est bizarre, vu la tronche de l'ava, c'est pas le mot "cavalier" qui me serait venu le premier à l'esprit... :')

Bon, t'as l'air parti pour prendre ton temps et c'est pas un souci, par contre, nous on vient embêter les gens tous les 7-8 jours pour voir si ça avance, donc si tu veux qu'on te foute la paix, édite un post ou ton sous-titre avec la date du jour en précisant que t'es toujours dans le coin, ça nous évitera de polluer ta présentation (ou alors tu vas te retrouver dans le cas de Caoirse... La pauvre...).

Sinon, si tu as des questions, n'hésite pas ! Tu peux aussi venir squatter la CB pour discuter si tu ne l'as pas encore déjà fait. Voilà, quand tu seras prêt à recevoir ton test, fais-nous signe, j'ai hâte de voir à quoi ressemblera ce perso o/

À bientôt (ou tard...) =)
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Je ne suis pas loin hé hé hé. Fruit de l'échiquier ? Amusant ^.^ Mon surnom sera expliqué au cours de la présentation. ; )  *crée du suspens*

Jusqu'au 22/06 je suis en exam, je me mettrai à l'écriture de ma fiche la semaine suivante. (je me suis inscrit un peu vite  scratch )


A bientôt et merci. Il sortira des Blues... un jour ou l'autre. Pretty-onion-head-emoticon



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B'jour Cavalier,

Pour le test RP, donc :

Un équipage veut bien te prendre à son bord, mais d'abord, tu dois faire tes preuves : les aider à braquer une bijouterie. Raconte-nous !

Si t'en veux un autre, tu nous dis ^^

Bon courage o/
  • https://www.onepiece-requiem.net/t12258-alric-rinwald
  • https://www.onepiece-requiem.net/t12168-alric-rinwald
>> Test RP

Hat Island, 1626.

Au pays des songes, une mer d’alcool aux effluves enivrantes léchaient les plages de son petit ilot. Adossé à l’unique palmier, Le Cavalier savourait l’étreinte chaleureuse du soleil lorsqu’un requin jaillit du sol et referma sa mâchoire sur son gros orteil. Sortant avec un sursaut de sa torpeur, il se redressa en se cognant l’arrière du crâne pendant qu’un rat s’échappait surpris. Le mal de tête doublé par la cuite de la veille le laissèrent quelque peu hagard, incapable de clarifier ses pensées. Bien qu’il soit dans l’ombre d’une petite ruelle entre deux masures en bois, une lourde chaleur l’écrasait. S’appuyant sur les parois pour se redresser, il avança à tâtons parmi les débris entreposés jusqu’à un vieux baril d’eau de pluie et y plongea la tête. La source tiède lui sembla glacée. Le choc thermique, un mal nécessaire qui lui remit les idées d’aplomb à l’aube de cette nouvelle journée. D’un coup d’œil au ciel, il apprit son avancement important. Enlevant son chapeau détrempé, il le secoua machinalement pendant que les souvenirs se remémoraient doucement à lui. La nuit dernière, les bonnes pintées du produit local s’enchainaient allégrement dans son gosier, avant que l’envie de vider les écoutilles sonne à la porte. Quittant ses compagnons de beuverie le temps de satisfaire mère nature, il était parti en quête d’un lieu moins animé. A la sortie du saloon, il bifurqua au premier embranchement pour faire son office le long du bâtiment. Sa lucidité s’était envolée plus ou moins à ce moment là. Le sourire lui revint aux lèvres en même temps que ses pensées. Exact Town ne manquait pas de tavernes, la ville étant totalement dévouée à la boisson pour le grand bonheur des habitants du patelin et des pirates de passage.  Jamais il n’aurait retrouvé la sienne si elle n’avait pas été à deux pas.

Ses pieds ne se posaient pas sur ce morceau de sable pour la première fois, mais il n’y avait encore jamais passé autant de temps. A bord d’un navire pirate, il y a de cela plusieurs semaines, il sortit des calles à l’annonce de la terre à l’horizon . Après de longues semaines en mer, pouvoir se dégourdir les jambes et mettre à mal ses économies remplissaient d’allégresse le cœur des vaillants marins. Par coutume, des festivités s’organisaient pour célébrer l’approche. Souhaitant participer à l’animation, Gates avait saisi un violon avant qu’on l’en empêche, pour jouer quelques notes enjouées. Sa maitrise n’appartenait pas à un virtuose, mais elle lui suffisait pour refaire quelques vieux airs de pirates. A peine le chevalet toucha t’il les cordes que l’équipage s’écroula. La mélodie s’échappant de l’instrument fut l’une des plus lugubres jamais entendue. Quand ils arrivèrent à On vous jure c'est pas du tout un piège City, seul Gates descendit à terre. Prostré avec des visages d’enterrements, le reste de  l’équipage préféra rester à broyer du noir qu’effectuer le moindre mouvement. Habitué à ces démonstrations, Le Cavalier s’en amusa et allât directement se servir dans les caisses du Capitaine. Les poches pleines de promesses, il lui restait à trouver un endroit où tout dépenser. Exact Town se fit une joie de répondre à ses attentes, il y lapida jusqu’à ses dernières piécettes dans la « Bière-Hat ».

La démarche toujours incertaine, il avançait vers les battants marquant l’entrée du saloon. Le confort des ténèbres dans le dos, les cruels rayons du soleil irradiaient sa cervelle. Il pressa le pas et s’engouffra à l’intérieur du bâtiment, les fenêtres tamisées lui offrirent le repos souhaité. A cette heure de la journée, l’établissement ne brillait pas par son animation. Plongé dans un calme comateux, le gérant s’occupait avec un balais pendant qu’une serveuse débarrassait les tables. Quelques reliques de la veille ronflaient dans un coin. Difficile de croire qu’il y a quelques heures encore les murs tremblaient sous le tumulte. Au sein de cette tranquillité, deux trois habitués au comptoir mis à part, seul un petit groupe se démarquait. Un sourire gagna les lèvres de Gates à la vue de cette assemblée si familière. Leurs tenues et de leurs armements indiquaient qu’ils n’habitaient pas le coin. Les locaux préférant les armes à barillet aux coupes choux et vieux mousquets. Assis à une table, deux hommes s’entretenaient avec une dizaine d’autres. La chaise légèrement en retrait, le Capitaine d’une grande stature, le visage coiffé d’une barbe de jais et surplombé par un imposant chapeau, écoutait son homme de main discutailler gagné par l’ennui. La palabre ne rentrait pas dans son domaine de prédilection. L’autre, d’un gabarit plus tassé au ventre bedonnant, s’occupait de fourguer les dernières places. Profitant de sa bonne fortune, Gates se dirigea vers l’attroupement. Butant dans un pied à son arrivé, il claqua sa main sur la table, marquant sa présence et rattrapant sa chute.

- J’en suis !
- Houla, doucement vieillard. De quoi tu causes ?
- De l’embarquement hé hé.

Affichant son plus grand sourire, il renvoyait une piètre image aux deux hommes. Avec un chapeau troué et goutant à leurs pieds, la drôle de soutane dont il se drapait n’arrangeait pas le tableau. Une aura dérangeante se dégageait du personnage maintenant qu’ils s’y intéressaient. Peut être due à la contradiction entre son regard vide et le sourire abordé, ou tout simplement l’impossibilité qu’ils avaient de lui donner un âge. Le Capitaine s’amusa de l’audace, le quartier-maitre moins. Dubitatif, il éjecta l’importun sèchement.

- Dégage, on fait pas l’hospice. On a plus de place, fous le camp.
- Plus de place ?
- T’es bouché ou quoi ? On vient de donner la dernière place à l’instant, bouge maintenant.
- A celui là ? Hé hé…

Montrant du doigt le plus proche de la table à son coté, il n’eut pas de réponse audible. Le quartier-maître n’appréciait pas être relancé une fois qu’il avait clos une conversation. Sa maigre patience s’effritait. Le Capitaine quand à lui, hocha machinalement la tête, curieux de la suite.

- Je vois…

Refermant la main sur l’anse d’une des deux choppes prônant sur la table, le vieux loup de mer pivota brusquement et l’écrasa sans douceur dans la mâchoire du gaillard. Pris au dépourvu, il n’effectua aucun geste défensif. Sa tête décolla sur le coté par le haut. Droit comme un I, la gauche qui suivit l’instant d’après le plia en deux. Souffle coupé, crachant ce qu’il avait à cracher, il subissait sans pouvoir répliquer. Ne s’arrêtant pas là, Gates tournoyait son poing droit pour lui donner de l’amplitude et l’écrasa en souriant dans le visage à découvert du pirate qui n’avait rien demandé. Le choc eu suffisamment de violence pour l’envoyer s’étaler de tout son long quelques mètres plus loin, totalement sonné.

- … mon avis qu’il vaut pas un clou. Hé hé hé !

La petite troupe rugit de rire sans se préoccuper d’avantage du perdant. Personne ne réagit autour, ce type d’échange était ridiculement courant dans la région. Seul le quartier-maître n’apprécia pas la passe d’arme, vexé par le comportement du vieux. Mais un coup d’œil au rire hilare de son Capitaine lui apprit qu’il n’y avait plus rien à faire, d’un ton sec il l’invita à signer.

- Demi solde versée seulement une fois à terre, pas de réclamations. Signe ici. ... Très bien les gars, demain on quitte ce trou à coyote. Mais n’espérez pas grimper à bord sans faire vos preuves. On s’arrêtera sur le chemin et je m’occuperai moi-même de ceux qui flanchent ou posent problème.

A ces mots son regard s’appuya lourdement sur Gates sans qu’il n’en dise plus. Il l’avait pris en grippe et ne s'en cachait pas.

- Allez chercher vos affaires, on décampe dans une heure.


***

Marchant en groupe serré, une dizaine de gars s’avançait dans la rue de Bull Town. Ils avaient bivouaqué non loin et remballé leurs bazars à l’aube. Les garder à l’écart durant la nuit permettait de ne pas leurs courir derrière au petit matin et qu’aucunes informations ne filtrent d’une bouche enivrée. Autour du feu, loin des oreilles indiscrètes, on leurs avait exposés le plan. Il s’agissait simplement de ramasser des bricoles sur le chemin avant de lever les voiles. Rien de méchant, mais dans une contrée où l’ensemble de la population se baladait armé, on ne crachait pas sur quelques précautions. Le Capitaine avait rejoint le navire pour le préparer à appareiller sitôt qu'ils arriveraient, les laissant entre les mains du quartier-maître pour l’excursion. Ils remontaient l’avenue, moins peuplée à cette heure que le reste de la journée. Gates suivait le mouvement, un fusil donné pour l'occasion à la main. Pour l’instant il suffisait seulement de marcher tout droit sans faire de vagues jusqu’à la cible. Une tache pas si évidente quand son visage donnait des sueurs froides aux passants. Bien que les pirates jettent l’ancre fréquemment au port, des regards suspicieux les suivaient. Le sixième sens des locaux les avertissait quand un mauvais coup de préparait. Une nécessité pour survivre dans le coin.

Un geste du quartier-maitre les avertit, ils approchaient. Au niveau de la devanture, il effectua un pas sur le coté pour les laisser passer. Son rôle était de se débarrasser des brebis galeuses, et non d’effectuer le boulot. Les recrues se dispersèrent comme convenu à l'entrée. Deux hommes avancèrent, deux autres restèrent en arrière et deux autres se tournèrent vers l’autre coté de l'avenue. Ils dissuadaient ainsi la populace environnante d'approcher et d'intervenir en cas de problème. Le reste s’engouffra d'un bloc dans la boutique. Elle ne payait pas de mine de l’extérieur, un simple bâtiment avec une grande vitre de chaque cotés de la porte. Des barreaux d’acier encadraient et barraient les fenêtres. S’avançant sur la rue comme souvent, un balcon surplombait la petite troupe. Quand ils entrèrent, l’agencement confirma l’écriteau ‘Bijouterie’ de l’entrée. Au fond de la salle, un vendeur distingué derrière son comptoir attendait patiemment l’achat d’un couple. L’homme semblait s’ennuyer ferme pendant que la femme s’extasiait sur des vitrines de pierres brillantes. Au moment où ils braquèrent les armes, ils prirent pleinement conscience des deux gardes installés prêt du vendeur.


Plan + Bouilles (Vendeur/Gardes/Couple):

La gâchette agile, ils balancèrent une volée de balles dans leur direction. Les deux hommes de tête s’écroulèrent criblés de part en part. Participant à l'offensive, le vendeur sortit un fusil et l’épaula sans se départir de son visage flegmatique. Le chaos s’était installé en quelques instants, couvèrent uniquement par les cris de la demoiselle. Surpris les pirates répliquèrent maigrement, d'avantage occupés à effectuer une rapide retraite. Le Cavalier rentré en dernier s'embusqua le premier sous les fenêtres à l'extérieur, suivi de prêt par les deux autres. Le reste des forbans imita l'exemple et s'accroupit avant de se prendre une cartouche, le regard toujours fixé sur les habitants. Alertés par les coups de feu, ils commençaient à rappliquer. Le quartier-maître avait sorti son arme. Le plan foirait.


- S’passe quoi là !!?
- Hé hé hé, ils ont ouvert le feu avant nous.
- Et bien t’attends quoi !!? Tire par la sainte mer, dégommez moi les !

Un gars trop pressé se leva d’un bond avant de pousser un grognement de douleur, l'épaule perforée par une balle. Ils se réacroupirent, noyés sous une cascade d'éclats de verre. Sans lever la tête, Gates glissa le canon de son mousquet le long des barreaux et tira à l’aveugle, rapidement accompagné par ses compagnons et trois autres venus porter main-forte à leur groupe. Ils ne visaient pas, mais leur nombre permettait de couvrir la pièce de tires meurtriers. Des cris d'agonies et des fracas de vitrines brisées répondirent au feu nourri et calmèrent les répliques. Autour d'eux dans la rue, la tension montait. Des balles sifflaient à leurs oreilles depuis peu. Les locaux appréciaient très moyennement que des étrangers viennent voler leurs biens mal acquis. Le quartier-maître et les trois gars s'occupant de l'extérieur, répliquaient autant qu'ils pouvaient afin de gagner du temps, mais ils ne devaient pas trainer d'avantage.

Pendant qu'une partie continuait de plomber la boutique depuis les fenêtres, le Cavalier accompagna ceux qui rentraient. Rien ne bougeait à l’intérieur. Les tires se tarirent pour ne pas les blesser et chacun prit une des allées. Dans la partie la plus à droite, Gates avançait dans une marre de sang. Les restes passoirisés du couple coincé au milieu du tire croisé. A sa gauche, les hommes s'occupaient de finir les gardes. Ces derniers avaient retourné une table pour se protéger du déluge, mais certains projectiles avaient fait mouche. Ils offrirent une faible résistance avant de trépasser. Il ne restait plus qu'une âme dans le coin, en face de notre merveilleux héro. Les autres commençaient déjà à amasser pêlemêle morceaux de verre et pierres précieuses, d'avantage préoccupés par le temps que par la qualité du boulot. Gates s'approchait du comptoir. Un souffle lourd s'en échappait, conséquence d'une blessure douloureuse. Difficile de dire s'il comptait rester caché jusqu'à leurs départ ou dans un délire de bravoure leurs tirer dans le dos. Le Cavalier posa son fusil le long du mur et approcha sans se préoccuper de masquer sa présence. Le verre craquait à chacun de ses pas. Il ricana. Le marchand dos à la salle, se retourna en se levant, le fusil prêt à cracher ses munitions.

Interposant un bras au canon avant d'en côtoyer la bouche meurtrière, il agrippa le col de l'individu et le tira violemment en avant. Déséquilibré et étouffé, une pression du membre suffit à écarter l'arme. Puis d'un mouvement rapide, la main libre du vieux forban attrapa le long poignard dans son dos et empala dans un éclat de rire le marchand à son comptoir. Ce type d'exaction lui remuait toujours les tripes. L'instant d'après le pauvre homme à moitié inconscient gémissait, mais plus personne ne l'écoutait. Gates inspectait la bijouterie tout en enfournant les pierres dans un sac. Grand luxe dans ces terres poussiéreuses, les époux bien lotis se voyaient contraints par leurs dames à quelques achats. Mais un coup d’œil à la marchandise apprit au cavalier la piètre qualité des pièces. Ce qu'ils ignoraient, c'est qu'ils venaient de braquer la boutique du Boss local. Les pierres provenaient des navires appréhendés par Hector Gravril. Il envoyait les plus beaux éléments à Fortifio et vendait ici uniquement le bas de gamme. Sauf exception. L’œil du vieux filou fut attiré par une plus petite pierre, plus pure aussi et de bien plus grande valeur que tout le reste. Il glissa la main au-dessus et d'un tour de passe-passe la fit disparaitre avant que quiconque la remarque. Il balança le baluchon lesté par les autres trouvailles sur son dos et s'avança vers la sortie, avant de se raviser. Il lui restait un petit oublie à corriger. Il se dirigea vers la carcasse en piteuse état, en ricanant de son état pitoyable. Les gémissements étaient à peine audible maintenant. De la main libre il saisit le manche du couteau et enleva la lame du corps. Il l'essuya avant de la ranger dans son dos et quitta la pièce ensanglantée. Au dehors, la température avait monté d'un cran.

Des coups de feu éclataient de partout et en appelaient d’autres. Les bandits des mers ripostaient, mais ils n’allaient pas pouvoir s’éterniser d'avantage. Un gars avait déjà tenté de s'éclipser, il gisait maintenant avec une balle du quartier-maître dans le dos. D'un coup d’œil il nota l'arrivé des retardataires, l’ordre de décamper fut donné. Marchant et tirant sur les plus belliqueux, ils avançaient en direction du large avec les hommes d'Hector Gabril sur les talons. Sortant de certaines maisons, des habitants réveillés par le vacarme participaient à la chasse sans en connaitre la raison. Heureusement les bienfaits de l’alcool réalisaient des merveilles. Les trottoirs en bois surélevés, où ils cavalaient, offraient aussi de nombreux abris dans l'ombre protectrice des balcons. Poteaux, barrières, barils, ponctuaient leur passage de points salvateurs. Mais les balles arrivaient parfois à leurs cibles. Un pirate, puis un deuxième s'écroulèrent. Ils pressèrent le pas. Leurs ripostes fournies forçaient également les locaux à s’embusquer. Mais suivant le mouvement, d’autres se joignaient aux forces. Ils décomptaient au moins une quarantaine de gars derrière eux et quelques uns embusqués dans les maisons avoisinantes.

Le cavalier se régalait de cette effervescence. Il n'avait pas assisté à une telle animation depuis un certain temps. Participant à peine aux échanges, il suivait ses compagnons, riant aux éclats à l'occasion pour le grand agacement des moins téméraires. Même s'il savourait le moment, il savait aussi qu'il allait falloir donner du grain à moudre aux poursuivants pour sortir du guêpier. Attendant l'occasion, il se jeta dessus quand il en eu l'opportunité. Agrippant le quartier-maître comme pour rattraper un homme blessé, il lui enfonça sa lame dans le flanc. Sa longue tunique couvrit son exaction pendant que leur situation apportait de la crédibilité au geste. Il n'avait pas de réel animosité envers l'homme, c'était juste une tête de con qui ne pourrait que nuire à sa traversé. Le forban tenta bien de se débattre, mais le coupe-jarret de profession savait où faire mal et en tournant la lame il l'empêchait de souffler aucun autre son que des râles de douleurs. Ce tournant vers les autres, il leurs indiqua qu'il n'y avait plus rien à faire. Il ramassa l'arme du blessé et retira son couteau, le laissant au seuil de la mort à retenir les flots sanguins fuitant de son corps. L'homme de caractère, même dans cet état, n'allait pas se laisser passer la corde autour du cou sans réagir, leur apportant un peu d'avance.

Répondant à ses attentes, il leurs mit des bâtons dans les roues avant d’être calmé par les coups. Les pirates n'étaient plus qu'à une encablure du navire, ils avaient atteint leur objectif. Un barrage de boulets destructeurs tombait maintenant derrière eux. Des canons plaçaient en arrière du navire sur ordre du Capitaine couvraient leur retraite de toute poursuite. Sous les acclamations d'une cinquantaine de marins, la troupe de voleurs monta à bord. On libéra les voiles, gonflées par le vent la carcasse de bois prit la direction du grand large. Depuis la dunette, le Capitaine s'adressa aux nouveaux pendant qu'une partie de l’équipage s'affairait aux manœuvres.


- Pas mal d'imprévus. Moins d'hommes que prévus... Un sacré foutoir laissé derrière... Et la perte du quartier-maitre James Flint à qui on lèvera un verre ce soir....

Tapant du pied à l'unisson jusqu'à faire trembler le deux mats, tous les hommes saluèrent la proposition.

- .... La marchandise vaut pas un clou non plus..
- Cap'taine, n'oubliez pas ça, hé hé...

Jouant avec une pierre entre ses doigts agiles, il envoya le diamant ramassé auparavant d'une pichenette dans les mains du barbu.  

- Ah ah ah voila qui me plait mieux ! Très bien les petits gars, tout ça pour dire que malgré les bricoles vous nous avez montré que vous en aviez. Je lèvre mon verre à votre réussite Messieurs !

L'air vrombit sous les acclamions.




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Ravi de vous annoncer que c'est terminé. Bon courage !



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Salut toi, je viens pour ton premier avis.

Le point forme d’abord
Il vécuT l’expérience
AuS premièreS logeS
sa vision du monde était dès plus simple => des
sans leurs jeter la pierre => leur
la meilleurE blague de l’univers
crédo => credo
Ou peut être était ce du à l’atmosphère => dû
Il n’allat jamais chercher plus loin. => alla
il euT la chance
chaque jours => chaque
Le logis et le couvert leurs étaient offerts => leur
ceux s’en étant pris à lui d’être victimeS
les cales juteuses leurs tendaient => leur
et sortaient de l’halo => du halo
semaines après semaines => semaine après semaine
chaque escales => escale
Si les débuts de Gates n’avaiENt pas été facileS
De nombreuses étendues de flottes salées avaient été parcouruES
Une sacréE bande
le navire prit dans le courant s'écrasa violemment contre la paroi et disparuT => pris
Il y euT aussi l’attaque
seulS ceux
d’équipages en équipages, => équipage en équipage
dans une choppe. => chope
une mer d’alcool aux effluves enivrantes léchaient les plages => enivrants léchait
il sortit des calles => cale
Le Cavalier s’en amusa et allât directement => alla
avec un balais => balai
à son coté côté
Le Capitaine quand à lui => quant
Le choc euT
sans se préoccuper d’avantage => davantage
la passe d’armeS
et qu’aucunes informations ne filtrent => aucune information ne filtre
on leurs avait exposés le plan => leur avait exposé
deux gardes installés prêt du vendeur. => près
ils ne devaient pas trainer d'avantage. => davantage
notre merveilleux héroS
la carcasse en piteuse état => piteux
Les gémissements étaient à peine audibleS
de réelLE animosité
pourrait que nuire à sa traverséE
Moins d'hommes que prévus => prévu
jusqu'à faire trembler leS deux mats

Des petites fautes. Je note une erreur récurrente avec leur/leurs. Tu peux essayer de mettre au singulier, c’est tu remplaces par lui, c’est que c’est leur. Ne pas confondre aussi d’avantage et davantage. Pas le même sens. Des fautes de frappe aussi, que j’ai pas relevées, mais qui se repèrent à la lecture.


Sur le fond, niveau description, c’est plutôt sympa. Déjà visuellement, ils sont rares à faire le pari d’un personnage aussi original par leur apparence. Gates a tout pour déplaire et ça me plait, à l’inverse. Il est moche. Et il ne donne clairement pas confiance aux gens. Encore mieux, cette aura dépressive et de mort qui l’entoure est un atout aux potentiels infinis. A ne pas hésiter à utiliser. Sur la psychologie, c’est complet, c’est simple. Pas la peine de se cacher derrière des choses bien compliquées, il est libre et totalement inhumain et amoral. Il vit sa vie. Il survit. En soi, il est différent des autres qui vivent au milieu d’un carcan de règles et de morales. En ça, il est bien, parce qu’il permet de réagir et d’être comment on se l’attend pas. Et ça aussi, c’est une bonne source de richesse rp.

Niveau biographie, j’ai assez peu de commentaires à faire. L’ensemble se lit très bien et il y a relativement peu d’interrogations. On pourrait chipoter, mais on est pas là pour narrer dans le détail cinquante années de vie. Non. Pour d’autres, j’évoque souvent l’absence de gens qui ont une importance pour le personnage et qui sont en vie. C’est le cas ici. Il y a personne. Pas de famille connue, pas d’amis, etc. Après, tous tes équipages, donc tes connaissances, ont fini par crever ou n’étaient que des gens de passage. Faut pas s’attacher. A la rigueur, il aurait été sympa de développer un truc autour de ton gang initial. En plusieurs dizaines d’années de piraterie, il est curieux qu’il n’ait jamais entendu parler de toi, le traitre. Mais oui, du coup, cette absence n’est pas un si grand souci que pour d’autres, parce que tu as un passif. Tu as des dizaines d’années de voyage, tu as fait toutes les blues, tu peux virtuellement avoir rencontré n’importe qui dans ces conditions. Et c’est là-dessus que tu peux te faire un passif plus vivant. Le fait de ne pas avoir beaucoup de connaissance en vie, ça fait aussi partie du personnage. De cette aura qui assombrit tout autour de lui, c’est pas non plus un mal, en fait. Du coup, c’est plutôt sympa.

Niveau test rp, c’est plutôt sympa. Ça se lit bien, les personnages sont plutôt bien posés et l’action est vivante. Je trouve juste que sur l’ensemble de ce qui se passe, on ressent pas des masses la patte de Gates, le vieux type totalement effrayant avec son aura. Il y a beaucoup de choses qu’il fait, ça pourrait être quelqu’un d’autre. Je pensais aussi que dans l’ensemble, ça se passe plutôt bien pour Gates, alors que je l’aurais davantage vu confronter à une poisse qui l’handicape et qui handicape ses amis comme ses ennemis. Cette poisse, c’est un peu comme si ton lancer de dés dans une partie de JdR te faisait faire un échec critique. Et ça enchaine. Ils se passent des merdes pas forcément anodines, et ça enchaine, et ça touche tout le monde. Ça effraie les gens et on en vient à se dire que c’est ta faute, la faute du Cavalier. Le Cavalier qui ricane parce que c’est le seul à faire triper alors que ça le touche aussi. L’attaque de la bijouterie tourne mal, mais c’est pas à cause de ton aura, c’est d’la logique pure là. Il y a deux gardes, ils ripostent. Et les gars du coin, ils ripostent aussi. Du coup, l’existence de cette aura et le personnage que tu as, j’ai pas ressenti leur impact sur ce test. Toute la dimension violente et amorale est présente, oui, mais ça pourrait être quelqu’un d’autre. Je trouve que tu as tous les éléments pour faire vivre un personnage unique, mais c’est pas le cas là. Et je trouve ça un peu dommage.

Bref, je suis sur un 720D.
Bienvenue ! Bon rp ! Pluche !
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Bonjour ^^

T’es pas obligé de me lire, file RP c’est beaucoup mieux. J'ai envie de te voir rester ici, haha.



__________________________________



La description est assez brève, mais ça fait parfaitement bien le boulot. Très bon point du coup ^^

La bio est sombre d’entrée de jeu xD Oh putain, ça donne envie de voir la suite. C’est super, avec la façon dont ça commence, tu te demandes qu’est-ce qui va arriver par la suite pour que le perso devienne ce qu’il est aujourd’hui.

J’aime beaucoup les détails sur la vie d’un équipage que t’as inséré, les promotions en internes, répartition des tâches et tout. Merci.

A la fin de la bio, je trouve ça amusant que tu décides de t’appeler le Cavalier (La Mort, des cavaliers de l’apocalypse ?) alors que Gates correspondrait beaucoup mieux, ou du moins tout aussi bien (avis subjectif hein)  au fait que tout le monde se vautre à la porte d’entrée de GL avec toi. Les portes de l’enfer, les portes de la mort, toussa.

J’ai eu un peu de mal avec le début du test RP, ça m’a fait un poil longuet. Ca reprend beaucoup mieux une fois l’identification des pirates.

Plan + bouilles = WTF xD ? Très rigolo, bravo.

Une fois arrivée là, j’ai eu un peu plus de difficultés à te lire. Comme indiqué ci-dessus, ta narration macro, quand tu donnais les grandes lignes de la vie et du parcours de ton perso, c’était vraiment super sympa. Mais pour une scène plus affinée dans les détails, sur du micro, j’ai trouvé ça moins sympa. J’ai beaucoup moins bien accroché à la lecture. Peut être parce qu’il y a plein de détails. Faut aussi dire que le début, ça se lisait tout seul pour moi. Subjectivitié et tout, je précise.

A la lecture de Plud’, c’est vrai qu’il a raison pour le test RP, concernant l’absence de l’empreinte de Gates sur ses environs. Il n’intimide pas particulièrement les gens, sont aura néfaste ne se ressent pas… alors qu’en quelques coups de descriptions, ça pourrait rendre extrêmement bien.

Niveau point forme, j’ai jamais été porté sur ces trucs là, mais y’en a un que j’ai bien envie de te souligner vu la récurrence qui ne relève pâs de l’accident : la distinction davantage et d’avantage. Dans d’avantage, il y a avantage, qui est le contraire d’inconvénient. Et ça s’utilise pour ça. Exemple : il n’y a pas d’avantage à être récompensé par Sigurd vu le temps de réponse.
Pour l’autre, c’est l’usage que tu en fais habituellement, dans le sens « + ». Exemple : Sigurd devrait lire davantage de Gates à l’avenir.

Chuis sur un 760, donc moit-moit’ compte tenu de Plud. 740.

Le perso a l'air vraaaiiiiiment chouette. Tant sur l'ambiance que le vécu, l'expérience, et la façon dont tu en as parlé. Comme indiqué, j'étais largement fan de ce que tu as fait en bio / descrip', je t'invite de t'en inspirer à fond quand tu RP, on l'avait moins senti et c'est dommage parce que tu peux rendre méga bien. J'adorerais te voir en émissaire du malheur itinérant, ou dans le genre.

Si t'as la moindre question, si tu veux que je creuse davantage, ou sur d'autres points, avec grand plaisir. Fais juste signe ^^

Bienvenue!
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