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Le combat du siècle ▬ Libre.

Canaille Rogers
Canaille Rogers
Excuse du Secret

♦ Localisation : North Blue
♦ Équipage : Les Libérateurs.

Feuille de personnage
Dorikis: 3440
Popularité: -152
Intégrité: -97

Mer 7 Juil 2021 - 7:56


S'il y'avait bien une tradition que l'on respectait sur l'île d'Alba, au sein d'une nation fière de ses rouquins, de ses Kilts et de ses alcools frelatés, c'était le concours annuel de boisson qui se déroulait à Glaschù, ville la plus peuplé, qui augmentait encore sa population quand venez les jours de l'hallali. Sonnez les cloches, faites gonfler les pectoraux, et surtout, ne reproduisez pas ça chez vous, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération. Ce jours là, c'était le grand jour du concours. La ville se paraît de fanions verts et rouges, aux couleurs de l'île mythique des irréductible albans, que rien, pas même des litres d'alcools forts, ne pouvait les effrayer, ou bien les freiner dans leurs irréductibles journées. Climat tempéré, Canaille débarque sur l'île avec un bombers en cuir sur le dos, et un simple pantalon de lin, guère plus épais que de la toile, de couleur kakis. Ses lourdes bottes cloutées frappaient le sol, marquant chacun de ses pas à la manière d'un éperon. Des mitaines noires, trouées et élimées sur les mains, elle alluma une cigarette avec son zippo, complétant le look de la baroudeuse, citoyenne du monde pas vraiment touriste, ni locale. Elle sentait l'étranger, sa peau dorées par le soleil reflétait son éclat mat, comme si elle captait l'essentiel de ses rayons pour elle seule. Pas vraiment belle, surtout à cause des cicatrices, elle n'était ni vilaine, et encore moins insipide, madame savait capter l'attention, par son charisme animale et ses manières échaudées. On eut dit l'évanescence d'une flamme brûlant dans l'âtre, recherchant avidement de l'air pour continuer sa combustion.

Elle mit les poings sur les hanches, l'avantage de voyager léger, c'était qu'on était à l'aise dans tout les environnements, et qu'on était toujours prêt pour l'aventure. une fois n'était pas coutume, elle était en permission, et s'autorisait à baisser la garde, à être plus naturelle, plus nue aussi avait-elle l'impression. Quand elle enlevait son armure de dur à cuire, elle n'était plus qu'une ancienne esclave définie par ses douleurs et ses traumatismes ; La perte, l'abandon, le rejet...Autant de sentiments d'insécurités illogiques parfois, qui lui faisait mettre les gants pour monter au cordeau.

- Ah ah ah ! A nous deux, Alba et son concours de boisson ... Aussi décidait-elle de sortir de sa zone de confort, d'aller de l'avant. De faire tout ce qu'elle avait rêvé de faire, et non pas ce que l'utopique vision d'un monde uni et juste, l'obligeait à commettre. L'absolue nécessité de son action dans le monde, guidait ses pas, et sa main, sûre et ferme, ne tremblait pas. Elle était fière d'appartenir à la division du secret, gardien de l'intégrité de l'Armée Révolutionnaire, et de la Cause.

Elle se rua dans les rues, si elle en croyait les dépliant en papier qu'on lui avait fournis, les inscriptions fermaient à midi, et étaient limitées à cent personnes qualifiées par un test de rapidité. Une fois ce premier checkpoint passé, la grande épreuve pouvait commencer. Chacun fourbissait ses armes, en choisissant l'alcool de leur préférence. Le dernier encore debout, gagnait la partie. Simple, efficace, cela plaisait à Canaille qui s'avança jusqu'à la guérite d'entrée, qui distribuait un brassard en laine d'Alba, sur lequel était affiché un chiffre qui représenterait le candidat jusqu'à la fin du concours. De nombreux Albans avaient fait le déplacement, mais l'engouement pour la fête annuelle d'Alba, semblait dépasser les limites des frontières, et attirait de plus en plus de nouveau challenger, comme notre jeune révolutionnaire.

Les rues étaient bondées, et les échoppes débordaient de clients, les queues n'en finissaient plus de se gonfler de nouveaux arrivants, qui s'agglutinait comme des mouches devant les vitrines, en attendant sagement leur tour de passer, de consommer, de vivre selon le bon vouloir d'une société que méprisait dans l'ensemble la Valseuse.

On lui donna le numéro 99, elle regarda son brassard, et la grande dame dans sa petite maison de bois, se pliant en deux pour réussir à tenir à l'intérieur, puis de nouveau son brassard. Satisfaite, elle se rendit directement au concours de rapidité. Simple, deux adversaires s'affrontaient devant un mètre de shooter, le premier à finir éliminer son adversaire. De plus, un certains temps était nécessaire pour passer à l'étape suivante, l'angoisse. Elle voulait vraiment participer à l'évènement principal, le main event, et s'illustrer pour démontrer qu'en tant que femme, elle avait sa fierté de soiffarde. Cela faisait longtemps qu'elle buvait un tord boyau du crue de la révolution, conçu à base de patate, tout juste bon à décrasser une arme grippée, ou bien à faire disparaître l'excédant de colle des poutres assemblées en charpenterie. Alors autant dire que ce concours, elle voulait le gagner, et surtout, le savourer.

- Concurrents, êtes vous prêts ? Fit l'arbitre du duel, qui surveillerait la conformité des niveaux, des gorgées et l'élimination en cas de petit vomis. Sa concentration toute tournée sur la table de troquet qui la séparait de son adversaire, un mètre de bois enfermant des verres devant eux. On lui avait heureusement remplis ses verres miniatures de son alcool favoris, le Rhum ambré lui allait si bien au palais ... Elle tendit tout ses muscles, consciente de deux choses, d'une tout allait se jouer sur la vivacité de leur corps, mais surtout qu'elle ne devait pas en laisser une goutte pour ne pas avoir de mauvaises surprises à la fin du temps imparti.

- 3 ... 2 .. . 1 .... Partez ! Fit la voix du maître du jeu, qu'elle entendait à peine, déjà qu'elle se jetait sur le premier shooter, l'avalant d'un trait, et laissant couler le liquide brûlant et doucereux, dans sa gorge. A peine eut elle engloutit le premier, qu'elle se ruait sur le deuxième ...




Peeter G. Dicross
Peeter G. Dicross

♦ Localisation : North Blue - Manshon.

Feuille de personnage
Dorikis: 2930
Popularité: 53
Intégrité: -15

Lun 4 Oct 2021 - 18:53

Cette île me rappelle chez moi, ma terre natale. Elle en a des allures, à défaut d’être identique. Probablement dû à toute cette superficie boisée et montagneuse qui habille l’île, ses lacs et son air pur respirable. Manshon est une catastrophe à ce niveau, une bouffée d’air suffit à vous refiler le cancer, la peste et le choléra. Je suis content d’avoir pu foutre le camp de la mer du Nord pour quelque temps, ça va me permettre de reprendre mon souffle, me changer les idées.
Depuis des jours, on parle que de ça autour de moi, les natifs sont en crise à cause de cet événement qu’ils attendent tant. Une espèce de concours de poivrots, de ce que j’ai compris, libre de participation. Pas de condition, il faut seulement se pointer et finir dans la première centaine de soiffards à descendre des shots. J’ai franchement vu pire.
C’est le tenancier d’une auberge qui a fini par m’en parler, après m’avoir régulièrement vu descendre des litres de rhum dans son établissement. Que j’ai une sacrée descente qu’il disait, que je ressemble à un trou noir pour la gnôle, l’air de n’avoir jamais de limite, de n’être jamais plein. C’est pas très flatteur comme constat, ça veut juste dire que je suis un foutu ivrogne.

Est-ce que l’on finit par s’y faire ? Non, pas vraiment, jamais véritablement. On continue de se dire que ça finira peut-être par nous passer, que c’est qu’une mauvaise période. On tente de sauver les apparences, de s’habiller proprement, de se couvrir de fringues luxueuses que très peu dans le coin pourraient s’offrir régulièrement. Un boit sans soif oui, mais un boit sans soif qui pourrait racheter ta baraque, ta femme et tes gosses. Alors on vient moins te faire chier, on pose un regard empli de jugement, mais on le fait discrètement. Et quelque part, on te jalouse pour ta réussite.
Chacun sa merde, je dirais.
Aujourd’hui, la mienne c’est ce foutu concours. J’ai fini par me persuader d’y aller, la récompense est intéressante. Ça, c’est la version officielle. Une raison un peu plus personnelle veut que c’est surtout de picoler pour pas un berry qui a réussi à me convaincre.
Le numéro vingt-deux sur le brassard en laine, je le cale autour de mon bras droit, sur ma chemise en dessous de mon long manteau. De ce que j’ai capté, on a le droit de choisir avec quel alcool on va se retourner la tête pendant des heures. Rhum ambré ici, on change pas une équipe gagnante.

Quand c’est à mon tour, je viens me placer de mon côté de l’énorme tonneau de bois qui accueille les deux mètres de shooters. Quand on y pense, l’humanité est quand même sacrément conne. Y’en a à la pelle des façons de s’amuser, de célébrer la vie et de se gonfler de joie pour des semaines à venir. Des manières bien moins douloureuses, bien moins dévastatrices et qui laisseront pas de séquelles, mais non. Non. Nous on préfère se faire mal, quand notre corps brûle et notre tête voit trouble, bien trouble.
Retire mon manteau, que je dépose sur une chaise non loin. Numéro bien visible, j’ai évidemment laissé mon arme dans ma chambre. Pas besoin de ramener un flingue à une fête, je suis pas un sauvage. Un regard à mon adversaire, le fixe plusieurs dizaines de secondes, air blasé sur la fiole. M’a pas l’air bien solide, c’est une espèce de cinquantenaire habitué à boire ses bières après le travail aux champs, ou une connerie du genre. Le genre qui commence à brailler et ses joues se colorer après un litre et demi de bière, pas de quoi impressionner.

D’ailleurs, c’est pas de la bière qu’il boit. Est-ce qu’ils ont interdit les alcools trop faibles ? Ou c’est le vieux qui s’est chauffé à se prendre une espèce de tord-boyaux comme on en fait souvent dans les petits villages. La spécialité de la maison, qui vous enflamme la gorge, purge tout votre intérieur et vous fait cracher le feu par la bouche comme un foutu dragon.
Concurrents, êtes-vous prêts ? Bien sûr que je le suis, je suis venu à jeun pour l’occasion. Laisse-moi te dire que ça me démange depuis un bon moment, de m'enfiler du rhum. 3… 2… 1… Partez ! Tu me le diras pas deux fois.
Mes doigts s’agitent tel un maestro joue de son instrument, le geste est fluide et vif, sans fioriture. Prendre le shot, le porter à mes lèvres, l’envoyer au fond du gosier, avaler, recommencer. J’en ai deux d’avance sur le bonhomme qui m’affronte, la cadence du vioque tient pas la route. Je savais bien, buveur du dimanche. Quand j’ai vidé mon dernier verre, il lui en reste encore trois, quand je claque le cul de mon dernier shot sur le bois, il a même pas attaqué son troisième. Numéro 22 vainqueur !

Pfeuh.

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Le combat du siècle ▬ Libre.  Dessin11

Le combat du siècle ▬ Libre.  Hannem10
Je crois à la vengeance, pas la justice.
https://www.onepiece-requiem.net/t21474-peeter-g-dicrosshttps://www.onepiece-requiem.net/t21486-peeter-g-dicross
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