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Les Origines d'un Roi



Les Origines d’un Roi


Présent
✘ Solo




Le soleil était éclatant en cette belle journée, trônant dans un ciel bleu dépourvu du moindre nuage. La brise était fraîche, faisant flotter les pans de ma veste ouverte, alors que j’étais tranquillement allongé dans une chaise longue sur le dos de Borat. Un cocktail à la main, des lunettes de soleil sur le nez, je profitais des embruns sur notre route vers Little Garden. Pour une fois, je ne voyageais pas avec les Sandstorms, nous nous étions séparés avec comme point de rendez-vous Clock Work Island d’ici quelques semaines. C’était ainsi le moment idéal pour honorer une promesse, et tester au passage les pouvoirs de mon fruit du démon récemment acquis.

Cette promesse, je l’avais faite à mon meilleur et plus grand ami depuis que j’avais commencé cette  aventure. Le premier de cette joyeuse bande, le seul et l’unique Borat. En effet, de passage à East Blue j’avais rencontré une officière de la Marine qui avait été ma première cliente dans mon bar. Cette femme avait le pouvoir de parler aux animaux et avait ainsi eut une conversation avec Borat, de manière bien plus intelligible que mes propres échanges avec le cochon géant. Je pouvais certes me targuer de le comprendre par moments, mais c’était loin d’être toujours le cas et jamais sur des informations très complexes. Hors, grâce à cette Ambrosias, j’avais appris les origines de Borat, tout du moins l’île sur laquelle il avait été enlevé par les contrebandiers chez lesquels je l’avais trouvé et libéré. Et c’est ainsi que nous avions pris la mer en direction de Little Garden. Heureusement pour nous, Mirabelle, la femme de Norbert le chef des tontattas, était une bien meilleure navigatrice que moi, nous permettant de ne pas nous perdre sur la route de tous les périls.

Enfin, j’aperçus les abords de l’île, petit point à l’horizon. À son approche, le cochon vert géant accéléra le rythme, brassant l’eau de ses immenses oreilles qui m’éclaboussaient au passage. Je me levais de ma chaise longue, luttant contre le vent pour ne pas m’envoler et me retrouver à l’eau. Après tout, c’était à présent quelque chose qui pouvait s’avérer létal pour moi. Et, mourir noyer n’était pas dans mes projets. Je jetais un œil derrière moi, voyant la chaise commencer à s’envoler en passant à la verticale. Une idée me vint alors et, en me concentrant je créais une petite zone gravitationnelle à la verticale pour immobiliser l’objet dans les airs comme s’il reposait sur le sol. Je me laissais alors partir en arrière, mon dos rencontrant la chaise longue sur laquelle je m’appuyais pour ne pas me faire emporter. Et en plus, c’était plutôt confortable.

« Allez Borat ! T’es bientôt à la maison ! » m’exclamais-je, un léger sourire inquiet sur le visage.

Inquiet, car je ne pouvais pas connaître le sentiment de l’immense pachyderme par rapport à cette situation. Souhaiterait-il rester chez lui après ça ? Ou bien peut-être qu’il y avait encore de la famille qui l’attendait. Que ferais-je dans ce cas ? Coincé sur une île remplie de monstres immenses, à ce qu’on m’avait dit. Borat était le premier compagnon que je m’étais fais dans mon aventure, et sans lui je n’aurais pas été là en ce jour.

~ Gruiiiiik Gruik Gruiiik ! ~ m’interrompit Borat dans mes pensées, me ramenant à la réalité.

« Ouais, allons-y, mon ami. »


L’avantage lorsque c’est un cochon géant amphibie qui conduit, c’est qu’il repère lui-même les dangers qui se mettent sur sa route. Et des dangers autour de Little Garden, il y en avait pléthore, le pachyderme vert zigzagant pour s’en approcher. Revenu dans la maison, posté au balcon, je pouvais voir au loin des formes sortir et replonger dans l’eau. Des monstres marins, immenses et en nombre, qui se battaient entre eux lorsqu’ils s’approchaient un peu trop. Prudent, Borat gardait ses distances avec eux et avait réussit à négocier un trajet qui nous avait amené jusqu’à l’île.

Les courants étaient puissants, obligeant le grand cochon à mobiliser toutes ses forces dans ses oreilles qui battaient l’eau pour lutter, et de ses petites pattes pour battre les courants. Lorsque les courants étaient vraiment trop forts, je tentais de lui donner un petit coup de pouce en augmentant la gravité dans ce sens. Toutefois, maintenir une zone assez grande pour entourer tout le pachyderme était épuisant et ne durait pas longtemps. Mais, cela fut suffisant pour s’en sortir et nous répétions ainsi ce processus pour nous approcher jusqu’à une crique où les courants étaient plus calmes. Ainsi, nous gagnions la terre ferme, où je sautais aussitôt pour retrouver le contact solide d’une île sous mes pieds.

« On l’a fait mon pote ! Enfin, t’as fais le plus gros du boulot, bien joué ! » m’exclamais-je en lui flattant le groin.

~ Gruik !! ~ répondit-il, enthousiaste.

« On va retrouver ton peuple, t’es chaud ? »

~ Gruiiiiiiil !!! ~




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Les Origines d’un Roi


Présent
✘ Solo




Se promener avec un cochon géant de vingt cinq mètres de haut, il y a tout de même plus discret, surtout lorsque les prédateurs sont tout aussi grands. En apercevant quelques créatures à mesure que nous nous enfoncions dans les terres, je comprenais mieux la taille imposante de Borat. En comparaison, il n’était pas si grand. Et, sa technique de camouflage consistant à creuser la terre pour s’y enterrer prenait alors tout son sens. Face à des prédateurs si dangereux, c’était là le seul moyen qu’ils avaient trouvés pour ne pas se faire remarquer et survivre dans ce monde préhistorique.

Avant de me diriger vers cette île, je m’étais un peu renseigné, principalement sur la faune. Selon les dires, les animaux ici étaient tous incroyablement féroces, autant dire le terrain de jeu parfait pour qui aime la baston. Des créatures préhistoriques peuplaient également l’île, des mastodontes qui cumulaient à des dizaines de mètres de hauteur. Tout cela m’avait mit l’eau à la bouche, me demandant soudain quel pouvait bien être le goût d’un steak de dinosaure. J’avais ma taverne sous la main et Jack et les tontattas pour s’occuper de la cuisine, tout ce que j’avais à faire c’était de chasser de la bestiole. Enfin, priorité à la promesse que j’avais faite à Borat, nous devions d’abord retrouver les siens.

Toutefois, la perspective me titillait d’aller chercher la baston discrètement pour avoir une bonne excuse de tester mes nouvelles techniques. Il faut dire que, depuis que j’avais mangé ce fruit du démon, les possibilités me semblaient infinies. Contrôler quelque chose d’aussi universel que la gravité me paraissait si puissant, et dangereux. Pour le moment, mes contrôles étaient plutôt basiques, mais la marge de progression ne semblait pas connaître de limites. J’aurais tôt fait de le maîtriser et de faire de cette puissance la mienne.

Au bout de quelques dizaines de minutes de marche, nous arrivions finalement à une clairière ouverte en plusieurs côtés. L’endroit était parfait pour monter le camp. Contrairement aux arrêts habituels que nous faisions autour de la maison une fois que Borat s’enfouissait, cette fois-ci ce serait différent. À la recherche de ses semblables, le cochon géant se devait de m’accompagner dans mes aventures sur l’île, et s’il se mettait à courir cela aurait secoué les habitants dans tous les sens. Ainsi, j’en avais conclus que Jack et les tontattas monteraient un camp dans un endroit tranquille et sécurisé pendant que nous nous aventurerions aux alentours.

« Allez les gars ! Au boulot, le camp va pas se monter tout seul. » m’exclamais-je en mettant mes mains en porte-voix.

« Ça marche patron ! » répondit la voix de Norbert, sa petite tête sortant de derrière une fenêtre. « Z’avez entendus les gars ? Au boulot et que ça saute ! »

Borat se baissa jusqu’à poser son ventre au sol, les tontattas lancèrent des échelles de cordes depuis la maison qui se déployèrent jusqu’au sol. Portant des charges jusqu’à dix fois plus grosses qu’eux, les petits bonhommes descendirent en transportant tout le matériel nécessaire. Plus efficaces que des fourmis, et occupant à peine plus de place, le plus gros du campement étant dévolu à Jack et à son bar portable. Pendant qu’ils s’affairaient, je me mis à faire le tour de la plaine pour m’assurer de la sécurité de l’endroit. Tout autour, mis à part les chemins qui formaient des ouvertures, les bois étaient hauts et permettaient de couvrir la plaine aux yeux des prédateurs un peu lointains. En grimpant sur un rocher, je pus vérifier les environs d’un meilleur point de vue. Et, comme je m’y attendais, notre petite arrivée avait attiré quelques curieux. Plus loin, entre les arbres, s’avançait une créature assez massive pour les faire bouger sur son passage. Un sourire en coin, je bondissais au bas du rocher.

Je m’approchais de l’orée de la forêt, gardant quelques mètres de sécurité, décidant de l’attendre de pieds ferme. Les arbres dansaient d’un côté et de l’autre, craquant dans l’obscurité, s’approchant rapidement. Puis, alors qu’il ne restait plus que quelques mètres avant que la bête ne se révèle à mes yeux, les arbres cessèrent de bouger. Les craquements disparurent et le silence se fit pesant, seulement interrompu ponctuellement par les tontattas qui rigolaient et discutaient au camp. Attentif, j’entendis quelques craquements de brindilles à ma gauche avant que le monstre ne passe à l’attaque. En un bond, l’animal me couvrit de son ombre imposante, toutes griffes et crocs dehors.




Le tigre géant rugit dans son bond, sa mâchoire grande ouverte prête à me dévorer en une seule bouchée. Ses crocs étaient aussi longs que mes bras et auraient pu me déchirer en un instant, dans une réalité hypothétique tout du moins. Un sourire en coin, je levais une main dans sa direction, me concentrant comme je le faisais lorsque je voulais me servir des pouvoirs de mon paramécia. Un halo brilla un instant au bout de mes doigts, formant la zone en cercle à l’emplacement du tigre. Puis, je baissais brusquement la main, laissant se déchaîner les pouvoirs du Zushi zushi no mi. La gravité fut augmentée drastiquement en l’espace d’un instant, attirant irrémédiablement la masse imposante de la bête vers le sol. Un air surprit dans les yeux, le prédateur s’écrasa lourdement, maintenu au sol par la force d’attraction tandis qu’il tentait de se débattre vainement.


KNEEL!!!



La bête était maintenue au sol, grognante et gémissante. J’augmentais la pression par sécurité, m’approchant d’elle avec un air de supériorité imprimé sur le visage.

« Alors, on fait moins le malin comme ça, hein ? » m’exclamais-je d’un air moqueur en m’accroupissant juste à côté de sa tête. « Pour être honnête, je m’attendais à mieux...un dino ça aurait été parfait, mais voilà que je tombe sur un gros chat qui essaie de me bouffer au premier coup d’œil. Franchement...what did you expect ? » déclarais-je théâtralement en haussant les épaules, comme si ça n’avait rien de surprenant.

D’un regard désolé, je me relevais pour commencer à lui monter dessus en passant par ses pattes plaquées au sol. D’un pas lent, je me plaçais juste au-dessus de sa tête, qui claquait des dents très lentement, luttant contre la pesanteur. Cependant, l’écart de puissance était trop grand pour le pauvre animal qui avait choisit la mauvaise cible. Levant un poing meurtrier, je fis une grimace.

« Désolé gros tigre, mais faut bien bouffer, reposes en paix gros chat. »

Puis, j’abattis mon poing avec une telle violence dans sa tempe que je sentis le crâne se fissurer sous mon coup. Les yeux du félin roulèrent dans leurs orbites avant que son corps ne s’écrase complètement au sol, sans plus aucune résistance, mort. J’essuyais vaguement mon poing ensanglanté sur mon pantacourt et descendais de l’animal. Je relâchais alors la zone de gravité augmentée et attrapait la bête par une patte arrière pour la tirer derrière moi, me dirigeant vers le camp.

« Eh les gars ! Je nous ai trouvé un truc à bouffer, ce soir c’est steak de tigre ! »






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Présent
✘ Solo




Le camp monté, tous les tontattas s’étaient affairés à dépecer l’animal géant, suffisamment grand pour nourrir tout le monde. Mis à part Borat, qui pour une fois était resté à la surface, la confiance s’était installée avec le temps et le grand pachyderme était devenu moins craintif. Je m’étais muni d’une des caisses de pommes présentes dans la taverne pour ces éventualités, nourrissant le grand cochon vert qui se régalait à chaque pomme que je lui lançais dans le gosier. Jack avait installé un comptoir et des plans de cuisine au-dessous d’une large tonnelle et avait bien évidemment sortit un grand nombre de tonneaux qui coulaient déjà à flot. Enfin, à la taille des tontattas, cela représentait de sacrées économies.

Des tables étaient alignées où les petits bonhommes festoyaient déjà en trinquant gaiement. D’autres continuaient de découper le pauvre animal que j’avais abattus de sang-froid. Ils avaient beau être petits, ils s’y prenaient comme des chefs. Et, sans grand surprise, ils retirèrent avec finesse la peau et la fourrure de l’animal en scandant des « Slips de tigres ! Slips de tigres », qui laissaient peu de place à l’imagination. Mais, je devais l’admettre, quitte à adorer des slibards comme des dieux, autant les créer soi-même à partir de créatures balèzes. Logique, non ?

Ainsi, nourrissant toujours Borat qui avait placé sa tête au bout d’une longue table, je prenais place pour déguster un délicieux steak préparé par Mirabelle et Jack. La viande était étonnamment tendre malgré la musculature saillante de la bête, les tontattas avaient dû batailler contre les nerfs pour découper les plus beaux morceaux. En quelques minutes, je fus repus, le ventre tendu par la ripaille que l’on venait de s’offrir. Quelques gorgées de bière eurent raison du ballonnement, après avoir trinqué avec mes voisins qui riaient, chantaient et dansaient joyeusement. Même Borat avait le droit à sa bassine de cidre, lapant le liquide avant de lâcher des rots tonitruants qui faisaient voler les chapeaux des petits bonhommes ainsi que ma casquette que je dus rattraper de justesse à deux reprises.

Toutefois, je n’étais pas rassuré pour autant, inquiet des environs dangereux où pouvaient se cacher de nombreuses créatures peu accueillantes. L’odeur de viande grillée avait emplie la plaine et probablement au-delà pour le flair attentif de la faune des parages. De plus, nous n’étions pas des plus discrets, à brailler comme des saoulards à la taverne. C’était sous-estimer les prédateurs du coin d’être aussi confiant à festoyer en pleine nature, mais tout de même agréable.

Comme pour répondre à mes craintes, de nouveaux craquements résonnèrent, assez bruyants pour venir couvrir les rires et les chants. La joie fut emportée dans son souffle, laissant dans son sillage un silence pesant sur toute la tablée. Quelques regards entre nous, hochant la tête avant de nous lever et de sortir nos armes, enfin pour ceux qui en avaient. Borat se leva également, le regard attentif loin devant lui, à la lisière des bois d’où provenaient les sons lugubres et cacophoniques. Une nuée d’oiseaux s’élevèrent de la forêt, piaillant sur le passage de la nouvelle bête qui venait faire son entrée en scène.

« Le dessert est arrivé les potos ! » m’exclamais-je en m’étirant, m’avançant devant la troupe pour me diriger courageusement vers le bruit en approche, et la créature qui allait probablement avec.

« À vos armes bande de traînes savates ! » s’écria Norbert en montant sur une table, dégainant son sabre en le tenant au-dessus de lui comme un général de guerre qui encourage ses troupes. « Prenez exemple sur le patron ! Regardez, même Mirabelle est plus courageuse que vous ! »

« Me prends pas pour un de ces peigne-cul, chéri ! Quel que soit la bestiole qui débarque, on va lui botter le cul ! » répondit une Mirabelle plus badass que jamais, une poêle à frire encore brûlante dans une main et un couteau de cuisine dans l’autre.

Norbert, toujours inquiet pour sa femme, se précipita à sa suite en tentant désespérément de l’empêcher de plonger dans le combat tête baissée. De mon côté, j’avais pris les devants, m’avançant vers l’orée des bois où les arbres s’écrasaient au rythme d’un pas lourd et violent. Les tontattas s’étaient armés et se tenaient à plusieurs mètres derrière-moi, prudents. Il y avait de quoi en même temps, pour les petits bonshommes les créatures de l’île étaient encore plus gigantesque que pour moi ou Jack. Ce dernier, en tant que non-combattant, était resté du côté de son bar improvisé, à veiller sur Borat à ses côtés qui s’était recroquevillé légèrement pour ne pas se faire repérer par les prédateurs. Le pas lourd s’arrêta alors soudainement, me faisant penser à l’apparition du tigre quelques heures plus tôt.

« Il arrive. » soufflais-je aux tontattas qui se tenaient derrière moi.

Un rugissement me répondit entre les arbres, assourdissant, faisant s’envoler plusieurs nuées d’oiseaux un peu partout dans les alentours. Et le pas reprit, les arbres à l’orée des bois s’écrasèrent au sol dans un fracas, dévoilant une créature carnassière à l’apparence reptilienne étrange.




La créature préhistorique faisait fuir de plus petits dinosaures sur son passage, ceux-ci se dispersant en courant pour leur survie. Mais, l’un d’eux, trop lent, fut aussitôt prit au piège entre les mâchoires du monstre, ses crocs se refermèrent sur lui en le dévorant d’une bouchée. Le dinosaure devait mesurer près d’une quinzaine de mètres de haut, avec son énorme tête pas du tout proportionnée par rapport à son corps, tout comme ses petits bras qui semblaient trop petits pour avoir le moindre intérêt. Il se mit à rugir de nouveau, puissamment, glaçant le sang des petits bonshommes derrière moi.

« Que...qu’est-ce que c’est que ce monstre ?! » s’écria Norbert d’une voix qui partait dans les aiguës, dénotant d’une certaine appréhension.

« Ça mon pote, c’est ce qu’on appelle un dinosaure, des créatures préhistoriques censées avoir disparues il y a des millions d’années. » expliquais-je à mon nakama, fasciné par la créature qui tournait sa grosse tête et ses petits yeux dans ma direction.

« Eh ben, je te savais pas si savant ! » s’exclama-t-il surprit.

« Faut pas croire, j’ai eus une bonne éducation. »

« Mais vous allez la fermer ? C’est pas le moment de discuter, vous voyez pas qu’il fonce droit sur nous ?! » s’insurgea Mirabelle derrière nous avec les autres tontattas, nous ramenant à la réalité.

« Ah ouais, en effet. »

Le tyrannosaure martelait le sol de ses larges pattes dans sa course, faisant trembler la terre sur son passage. Les yeux injectés de sang, il rugissait avec la ferme intention de faire de nous son repas.

« Bon, quand faut y aller.. » dis-je alors en haussant les épaules.

Je m’élançais à mon tour dans sa direction, un grand sourire carnassier imprimé sur le visage, l’envie de combattre cette créature à l’allure puissante était irrépressible. Serrant les poings, je bondis en avant à l’approche de la bête qui ouvrait sa grande gueule. Je me penchais en avant dans mon saut, enclenchant un mouvement de rotation qui me fit tournoyer sur moi-même de plus en plus vite, arrivant à la hauteur du monstre. Mon pied se déplia pour frapper une des grosses dents du dinosaure qui fut repoussé, la dent brisée tomba au sol en se plantant dedans. Le tyrannosaure fit quelques pas en arrière, rugissant de nouveau alors que je retombais accroupis sur la dent qui ferait un magnifique trophée à accrocher dans la taverne au-dessus de la cheminée. Toutefois, malgré la grosse beigne que je venais de coller au reptile préhistorique, il ne déchantait pas ni ne prit la fuite. Rugissant de plus belle, il s’élança une fois de plus pour retenter sa chance.

« Ramènes-toi mon mignon, j’ai quelques tours à te montrer ! » m’exclamais-je en affichant un grand sourire.

Mes poings se recouvrirent alors de cette couche de couleur charbon caractéristique du fluide offensif. Sentant des fourmillements me monter dans les bras, les poils dressés, j’étais concentré comme un prédateur qui s’apprête à fondre sur sa proie. Toujours accroupis, je m’aidais de mes bras, poussant en même temps sur mes pieds pour me projeter en avant. De mon perchoir, je plongeais au sol, évitant l’immense mâchoire qui claquait dans le vide où je m’étais trouvé l’instant d’avant. Je roulais au sol, me relevant avant d’envoyer un violent coup de poing dans une des pattes du dinosaure. Renforcé par le haki de l’armement, le coup fut suffisamment puissant pour faire partir la jambe du t-rex de côté, le faisant aussitôt tomber au sol, droit sur moi. Couvert de son ombre, je le vis me tomber dessus comme au ralentit, un sourire toujours fiché sur mon visage. Je me baissais, pliant les genoux en ramenant mon poing droit en arrière, contractant tous les muscles et concentrant mon haki sur ce seul poing. Puis je me relevais, poussant sur mes jambes en me projetant vers l’énorme masse qui me tombait dessus. Je décochais alors une patate formidable, appliquant les pouvoirs du fruit de la gravité à l’impact.


Fly Me to the Moon



Mon poing s’enfonça avec force dans la peau dure et écailleuse de la bête, le haki de l’armement perçant presque la défense épaisse de l’animal. J’appliquais alors une zone de gravité partant vers le haut, poussant le dinosaure dans cette direction. Le tyrannosaure rugit de souffrance, s’élevant dans les airs jusqu’à une vingtaine de mètres avant que je ne relâche la zone et qu’il parte s’écraser un peu plus loin à l’orée de la forêt, les arbres se brisant sous son poids et soulevant un nuage de poussière. J’époussetais mon sweat-shirt avec un air de fierté sur le visage sous le regard médusé de mes hommes.

« Alors, c’est qui le patron ? » ricanais-je en me tournant vers eux. « Bon, ça devrait servir d’avertissement pour les prochains curieux qui voudraient venir ici nous emmerder. » déclarais-je en pointant le corps inerte du t-rex derrière moi. « Mais faites attention au bruit et aux odeurs si vous voulez pas vous faire bouffer pendant mon absence. »

« Tu...tu t’en vas maintenant ?! » s’exclama Norbert, inquiet.

« Ouais, je pense que c’est le bon moment pour partir à la recherche de la famille de Borat. » dis-je en regardant le concerné qui était resté au camp un peu plus loin au centre de la plaine. « Viens par ici mon pote, on se met en route ! »





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Les Origines d’un Roi


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Nous étions alors partis à l’aventure, quittant la terre ferme pour aller me poser sur le gros groin vert de Borat. Juste nous deux, avançant dans cette jungle peuplée de dinosaures qui, pour les plus petits, fuyaient devant la majesté du cochon géant. Pour les plus téméraires, un coup de pied bien placé en bondissant du groin de mon ami suffisait à calmer leurs ardeurs, à jamais pour certains. De plus, depuis ce perchoir, je pouvais continuer mes expérimentations avec mon fruit du démon. Un vélociraptor courageux en fit d’ailleurs les frais, ne s’écartant pas de la route de Borat, je l’avais soulevé dans les airs jusqu’à ce qu’il flotte vingt mètres au-dessus de moi. En nous éloignant, j’avais ainsi pus tester la distance de contrôle du pouvoir, le malchanceux raptor tombant en chute libre avant de s’écraser, mort sur le coup. Son corps fut rapidement récupéré par un plus gros carnivore qui disparut dans la forêt avec son dîner entre les dents.

Toutefois, le Grand Roi Cochon ne semblait pas mieux connaître le chemin que moi, scrutant les lieux de ses petits yeux noirs. Enfin, petits proportionnellement, car ils faisaient facilement la moitié de ma taille. Nous déambulions ainsi pendant plusieurs heures, l’instinct et le flair du pachyderme nous permettait de nous diriger sans tomber sur de trop grosses bestioles. Au passage, je condamnais quelques oiseaux qui passaient au-dessus de nos têtes à finir dans la gueule du cochon géant. L’avantage de ce genre d’animal, c’est que je pouvais le nourrir avec à peu près n’importe quoi. Ce qu’il préférait par dessus tout, c’était les pommes, sous toutes ses formes, cependant c’était compliqué d’en faire pousser ou de s’en procurer suffisamment pour sa taille. Au cas où, j’avais embarqué dans les frigos de la taverne quelques steaks de tigre géant et quelques tonneaux de bière pour la route.

Ainsi, un tonnelet à la main, nous continuions notre promenade, à la recherche des origines de Borat, sa famille, son espèce. J’étais toujours inquiet qu’il décide de rester sur Little Garden, parmi les siens, mais j’étais heureux de le voir si enthousiaste. Borat était un animal timide, peureux, qui se mélangeait très peu aux autres et, en ces lieux, je le sentais plus confiant que jamais. Il se déplaçait, le groin haut et fier. Il savait que les plus petits animaux seraient impressionnés par sa taille, se pavanant entre les arbres. Mais, à être trop confiant, on déchante vite. Et, au détour d’une jungle épaisse, le danger pointa le bout de son nez.

Les arbres frémirent et les branches craquèrent, Borat s’arrêtant net en regardant tout autour de lui d’un air inquiet. Des grognements montèrent doucement, provenant d’en face, de derrière et des côtés. Et, comme pour mettre fin au suspens, ils sortirent tous en même temps de l’ombre des arbres. Entre quinze et vingt mètres de haut, une peau de reptile épaisse, des crocs aussi longs que des bras pour une tête disproportionnée par rapport au corps. Ils ressemblaient en tout point à celui qui était venu visiter notre camp et que j’avais laissé pour mort à la lisière des bois. Ses congénères avaient dû nous suivre depuis le campement pour nous bondir dessus en nombre. Ils étaient sept, rugissant en nous tournant autour, comme s’ils cherchaient le meilleur morceau sur le corps du cochon géant.

« Woh les lézards ! C’est moi votre adversaire, alors espérez pas lui croquer un bout d’cul avant de m’avoir vaincu ! » m’exclamais-je fièrement les poings sur les hanches, le menton relevé, la tête haute.

Sur ces mots, je bondissais du groin de Borat au moment où le tyrannosaure face à nous passait à l’attaque. Passant sa tête de côté en ouvrant grand la gueule, il s’approchait dangereusement du cochon géant qui reculait effrayé. Tournant sur moi-même dans mon bond, je pris de la vitesse avant de décocher un puissant coup de pied qui vint s’écraser sur le large crâne de la bête. Les yeux exorbités sous le coup de pied, le dinosaure trébucha alors que sa tête s’écrasait au sol dans un rugissement. Je lui retombais dessus alors qu’il se tortillait pour se remettre debout, un peu sonné pour l’instant mais qui se remettrait vite.

« Espères pas te barrer toi ! » grognais-je à mon tour.

Utilisant les facultés de mon fruit du démon, j’augmentais drastiquement la gravité sous la grosse tête de l’animal préhistorique. Il aurait beau tenter de se relever, sa tête resterait collée au sol et ne lui faciliterait pas la tâche. Je le voyais déjà racler le sol de ses pattes arrière, mais j’avais d’autres t-rex à fouetter. Le cercle de dinosaures autour de Borat commençait à se refermer, s’approchant en claquant des dents.

« Eh Borat, maintiens celui-là à terre, fais-moi confiance mon poto ! »

Le gros cochon suivit mes ordres et posa ses pattes avant sur la tête du tyrannosaure, à son tour attiré par la gravité mais qui parvenait à se maintenir debout grâce à son poids. Le pauvre dinosaure en-dessous se faisait enfoncer la tête dans le sol petit à petit, grognant lamentablement sous le poids du pachyderme géant.

D’un bond, je m’accrochais aux sangles sous le ventre de mon ami cochonesque, m’en servant pour me balancer et me diriger d’un nouveau saut périlleux vers la gueule d’un tyrannosaure qui s’approchait un peu trop à mon goût. Exécutant une vrille sur moi-même, je rebondissais sur le nez de la bête pour atterrir juste au-dessus, me servant de l’énergie cinétique de la rotation pour décocher un coup de poing, déroulant mon épaule d’arrière en avant pour écraser mes phalanges en plein dans son œil. La puissance de l’attaque fut suffisante pour faire exploser le globe oculaire comme une bulle qu’on éclate, déversant un flot de sang par son orbite. Le dinosaure partit en arrière en titubant, rugissant de douleur. Je quittais le haut de sa mâchoire en poussant puissamment d’un coup de talon pour me propulser d’une vrille en salto arrière.

Me servant du dos du pachyderme comme centre de mon aire de combat, mes pieds regagnèrent sa surface, me préparant au prochain assaut. Et c’est à deux qu’ils se jetèrent sur nous, côtes à côtes, ouvrant simultanément leurs mâchoires en visant un flanc de l’animal vert géant. Je vérifiais brièvement que Borat était toujours posé sur la tête du t-rex à terre, puis je relâchais la pression exercée par mes pouvoirs démoniaques. Je passais dans le vide d’un pas, longeant le flanc de Borat en me positionnant à l’horizontale, plaçant mes pieds sur son ventre pour me projeter vers la tête d’un des deux dinosaures. Arrivé à hauteur de sa mâchoire, je lui envoyais un violent coup de pied auquel j’appliquais une zone de gravité pour le pousser encore plus sous l’impact, l’envoyant sur son camarade. Les deux tyrannosaures s’écrasèrent l’un sur l’autre en s’emmêlant les pattes, rugissant de frustration et de colère.

~ Guiiiiiiiiiik ~

Me retournant, je vis Borat lutter pour maintenir le premier t-rex au sol, attaqué par derrière par les trois autres encore debout. Celui que j’avais éborgné se rapprochait également petit à petit, s’étant remit de mon attaque et étant sacrément en colère après ce que je lui avais fais. Seul, je ne doutais pas que je pourrais les écraser uns à uns sans trop de difficultés, mais protéger mon ami pachyderme était une autre histoire. Annulant mon pouvoir, je le réactivais dans une zone qui souleva un rocher sur lequel je grimpais, le faisant monter assez haut pour que je puisse rejoindre le dos vert du cochon d’un nouveau bond.

Mais, cette fois-ci, les t-rex revinrent à la charge, se relevant et se dirigeant aussitôt vers nous avec la ferme intention de nous dévorer. Borat ne put retenir celui au sol et dû reculer alors que lui aussi se relevait péniblement. J’avais beau les repousser à grands coups de poings, de pieds, usant de mon pouvoir à foison et même quelques droites de fluide offensif. Cependant, rien n’y faisait, les dinosaures blessés continuaient de se relever. Ne pouvant tenir ma promesse, le gros cochon subit plusieurs morsures et griffures, gémissant à chaque attaque en tentant de les éviter et de s’éloigner.

Puis, comme un coup de clairon, un mugissement survint non loin de là, depuis la forêt où les arbres étaient secoués sur le passage de quelque chose. Son cri résonna comme un écho alors que d’autres, de tous côtés, lui répondaient. Tout autour de nous, la forêt dansait d’un côté puis de l’autre sur le passage de nombreuses créatures qui criaient et meuglaient. Les grandes oreilles de Borat se levèrent à l’affût, et les dinosaures se stoppèrent pour se tourner vers les arbres, attentifs aux mouvements des inconnus.

J’aperçus alors une forme dépasser d’entre des arbres, d’un bleu clair pétant, arrondie et qui me rappelait étrangement quelque chose. De même que leurs hurlements, j’en avais déjà entendus des similaires, et ce bien des fois. Soudain, les formes sortirent du couvert des arbres, hautes de près de trente mètres pour certains. Un corps tout rond juché sur quatre pattes proportionnellement petites, de grandes oreilles aussi larges que des voiles, et un gros groin représentant la majorité de leur tête, surplombé par deux billes noires en guise d’yeux. Des cochons géants, en tous points similaires à mon ami pachyderme Borat, si ce n’est que leurs couleurs étaient différentes. L’un d’eux, le plus massif était tout rouge, tandis qu’un autre était bleu clair et un autre blanc, des roses et des violets. Ils étaient nombreux, près d’une vingtaine qui sortaient uns à uns des bois en grognant sur les dinosaures. Les reptiles préhistoriques s’étaient retournés vers eux, tout d’abord confiants à l’apparition des premiers avant de déchanter devant leur nombre.

~ Gruik Gruik Gruiiiiik !!! ~ s’exclama un Borat enthousiaste en sautillant, martelant le sol de ses petites pattes.

Les cochons géants lui répondirent en chœur du même grognement joyeux. Les dinosaures tentaient de se soustraire alors que les cochons les entouraient, leur lançant des regards noirs. Moi qui pensais que tous les cochons géants se comporteraient comme Borat, timidement et évitant le conflit, j’étais surpris de les voir ainsi s’attaquer directement à des prédateurs. Et, profitant de leur nombre, les pachydermes gigantesques se mirent à attaquer les t-rex, les frappant de leurs groins ou se lançant sur eux flanc en avant. Le rouge, qui mesurait facilement trente-cinq mètres de haut, gonfla ses joues à tel point qu’il se mit à rouler sur lui-même, accélérant sa course avant de percuter deux tyrannosaures qui furent projetés plus loin. Les cochons géants coopéraient entre eux et attaquaient les dinosaures de tous côtés, les empêchant de réagir et les piétinant pour les plus malchanceux. Rapidement, les quatre encore capables de se mouvoir prirent la fuite à travers la forêt, claudiquant pitoyablement sous les acclamations mugissantes des pachydermes. Les trois autres gisaient par terre, piétinés à mort et baignant dans leur propre sang.

« Qu’est-ce que... » soufflais-je, surpris mais surtout impressionné par la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux.

Les cochons géants se détournèrent alors de leurs adversaires en fuite pour revenir vers nous, nous entourant en continuant de pousser de petits « Gruik Gruik » auxquels répondait Borat. Ils semblaient converser, bien que je ne connaissais pas les tenants de leur conversation. Mais, je compris assez rapidement lorsque le gros rouge, qui devait être leur chef, s’approcha de Borat face à lui, et donc à moi toujours posé sur son groin. La grosse tête du pachyderme écarlate s’arrêta juste devant moi, posant ses deux billes rondes sur moi avant de pousser un long grognement.

~ Gruiiiiiiiiiiiiiiiiiiik Gruik Gruik Gruiiiiiik ! ~

Face à mon air d’incompréhension, il s’approcha plus encore, ouvrit lentement sa grande gueule, me révélant un grand nombre de petites dents tranchantes et une haleine à réveiller les morts. Mais, contre toute attente malencontreuse, c’est sa langue qui en sortit pour venir me lécher de la tête aux pieds, me soulevant dans l’exercice et me trempant jusqu’aux os.

« Bien, j’imagine que c’est bon signe. »

~ Gruik Gruik ! ~






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Les Origines d’un Roi


Présent
✘ Solo





Guidés par la tribu de cochons géants, nous déambulions à travers la forêt. Les immenses animaux martelaient le sol bruyamment sur leur passage, faisant fuir tous les curieux qui s’approcheraient un peu trop. J’avais été témoin de la force de ces bêtes quand elles s’y mettaient sérieusement, et au vu de la réaction des dinosaures qui ne demandaient pas leur reste sur leur passage, ils étaient respectés en ces lieux. La balade à dos de Borat continua ainsi pendant de longues minutes, il passa ce temps à discuter avec ses pairs dans ce langage que je ne comprenais pas. Toutefois, en tendant un peu l’oreille et en me concentrant sur les intonations, je pouvais au moins deviner qu’ils étaient amicaux et que nous n’étions pas leurs prisonniers. Le fait qu’ils aient débarqués ainsi en groupe juste après le mugissement de douleur du grand cochon vert n’était pas une coïncidence, ils avaient répondus à son appel et avaient fait bloc pour repousser la menace.

À présent, je comprenais mieux le comportement craintif de Borat. Seuls, les cochons géants n’étaient pas particulièrement forts, mais en groupe ils devenaient redoutables, et c’était probablement ainsi que cette espèce avait put subsister sur une terre aussi dangereuse que Little Garden. Leurs tailles différaient les uns des autres, ce qui était sûrement une question d’âge, signifiant que le rouge était l’aîné de la grosse troupe. Ainsi, j’analysais les gestes et comportements des cochons, ne pouvant discuter avec eux comme le faisait mon compagnon d’aventure. Toutefois, pour créer le contact et m’inclure dans le groupe, je sortis quelques caisses de pommes et des tonneaux de cidre que je proposais aux cochons alentours. Cette petite attention sembla me faire marquer des points, et me valut quelques léchouilles qui me laissèrent de nouveau trempé, m’obligeant à sortir des serviettes pour me sécher et quelques vêtements secs.

La chaleur était agréable et je décidais de rester torse-nu, seulement vêtu de mon pantacourt cargo munit de nombreuses poches. Une casquette blanche et bleu vissée sur la tête, j’admirais le paysage sous la visière du couvre-chef. Les arbres se faisaient plus grands, formant comme une haie autour d’un chemin créé à force de passages répétés. Puis, nous débouchions dans une clairière qui s’ouvrait de plus en plus, encerclée de ces murs de verdure immenses. Le sol se soulevait en falaises sur les côtés qui accentuaient l’effet de forteresse naturelle qui entourait l’endroit. Je remarquais alors que ces falaises formaient une ceinture quasiment complète autour d’une forêt gigantesque aux troncs assez écartés pour laisser le sol ensoleillée. L’endroit ressemblait à une terre perdue au creux du cratère immense d’un volcan éteint. Cela formait comme une large plaine à perte de vue, masquée sous le couvert des arbres qui formait un haut plafond naturel. La plaine, elle, s’enfonçait dans les terres, s’ouvrant sur un territoire caché par sa difficulté d’accès et sa topographie. Suivant les falaises, des parcelles de terre s’en détachaient pour venir former un plafond naturel autour de certaines parties de la plaine. En bas, de nombreuses formes arrondies vadrouillaient ici et là, tandis que d’autres formes, telles des buttes, dépassaient du sol, n’affichant que leurs dos pendant leur repos. La plaine était parsemée d’arbres et de buissons fruitiés qui donnaient une multitude de couleurs à l’endroit. Les cochons géants étaient bien plus nombreux et organisés que ce à quoi je m’attendais, je comprenais mieux pourquoi les dinosaures ne s’attaquaient pas à cette source de nourriture intarissable.

L’endroit ressemblait à un verger légendaire que l’on pouvait trouver dans un conte, La vie y grouillait, pas seulement des cochons géants, mais également de nombreux herbivores, même dinosaures. Comme un dernier bastion pour que les proies puissent survivre face aux nombreux prédateurs, tous plus grands et violents les uns que les autres. Tout en bas de la plaine, une ouverture à même la falaise volcanique, en pente par strates plus plates, celle-ci s’ouvrait tout en bas sur une large crique qui se refermait par des pitons rocheux pointus formant comme une mâchoire. Seule une ouverture d’une trentaine de mètres de large permettait d’y entrer et sortir, l’ouverture probablement trop petite pour laisser passer un navire, particulièrement à cause des fonds pointus capables de déchirer la coque des plus audacieux.

À mesure que nous avancions, la troupe de cochons m’escortant grossit, rejoints par quelques curieux. Borat semblait parvenir à sympathiser avec eux sans trop de difficultés, grognant joyeusement avec tous ceux qui s’approchaient de lui pour faire connaissance. D’autres restaient en retrait, probablement soupçonneux de voir l’un des leurs monté par un humain et sa maison. Toutefois, bien que je n’avais reçus aucune accusation, que j’avais compris en tout cas, je ne pouvais pas me défendre quoi que je fasse. Je sentais leurs regards accusateurs posés sur moi, m’imaginant tout ce qu’ils pouvaient penser de moi. Que j’étais un esclavagiste ayant rendu Borat docile, que je l’avais soumis par la force, après tout quand on nous voyait ainsi avec l’animal géant sanglé pour tenir une maison biscornue sur son dos, la question pouvait se poser.

Le grand cochon rouge en tête, il nous guida jusqu’à une place à l’écart où un verger de pommiers entourait une grande plaine qui était parsemée de larges souches. Elles-même formaient un arc de cercle qui faisait face à une souche beaucoup plus grande où trônait un immense cochon doré. Sous les rayons du soleil, le pachyderme était éblouissant. Une couronne de lys géante ornait sa tête, marquant clairement à mes yeux son statut de roi des cochons géants. Ou bien Roi de la vallée perdue des cochons géants amphibies multicolores, mais j’imagine que le nom serait trop long.  

~ Grugruik ? ~ s’exclama brusquement l’immense cochon doré, qui était un peu plus grand que le gros cochon rouge.

~ Gruik grugrugruik Gruuuik gruik ! ~ répondit fièrement le chef écarlate en levant haut le groin avant de se tourner vers nous.

Du bout du groin, les cochons géants derrière nous poussèrent en avant, au milieu de la salle du trône en plein air. De nombreux pachydermes prirent place sur les souches, donnant vie à ce qui ressemblait à une sorte de procès, à moins que ce ne soit le verdict du roi qui aurait lieu, et ceux autour n’étaient que sa cour. Je me posais beaucoup de questions, observant à droite et à gauche, cherchant des sorties par réflexe. Toute cette mise en scène ressemblait vraiment à un tribunal, bien qu’il n’y avait pas lieu d’être accusé de quoi que ce soit. Je ne comprenais pas bien ce qu’ils pouvaient me reprocher.

~ Gruik ? ~

~ Gruik gruik Gruik ! ~ répondit un Borat, plus courageux que jamais, répondant avec aplomb et conviction quelque chose que je ne compris pas.

Une goutte de sueur perlant de mon front, je me grattais l’arrière de la tête d’une main en affichant un air d’incompréhension. J’aurais bien aimé mugir comme eux, mais j’avais peur de les insulter en improvisant un truc. Soudain, me vint une idée qui aurait dû me venir depuis un bon moment si j’y avais réfléchis plus tôt.

« Eh Borat, y a moyen que tu traduises ? » demandais-je en lui flattant l’encolure.

~ Gruik ? ~





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Les Origines d’un Roi


Présent
✘ Solo




« Bien le bonjour messire Roi Cochon. » saluais-je le grand cochon doré d’une révérence, la même que l’on servait aux nobles et aux rois.

~ Gruik Gruik gruiik ! ~ traduisit Borat, attentif à mes paroles.

« Mes intentions ne sont en rien malhonnêtes, je suis simplement là pour que mon ami ici présent puisse retrouver ses racines et son peuple. Ça va le faire Borat ? » demandais-je finalement en regardant mon pote pachyderme pour m’assurer qu’il avait tout compris.

~ Gruiiiiik gruik gruik gruiiik. ~

~ Grugruik gru gru Gruik ? ~

~ Gruik gruik gruik ! Gruik. ~

Pris dans leur conversation, je ne savais plus où donner de la tête, ni quoi comprendre à tout ça. Les deux cochons s’échangeaient des grognements incompréhensibles. Les seuls indices étaient leurs expressions faciales qui n’étaient franchement pas très expressives. Bref, rien pour m’aider à comprendre le sort que le roi des cochons me réservait. De mon point de vue, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter, sinon le grand cochon rouge m’aurait déjà attaqué depuis longtemps. J’espérais seulement que Borat plaidait en ma faveur, et qu’il était convaincant.  

Les grognements continuèrent de s’échanger pendant de longues minutes, me laissant dans l’incompréhension la plus totale. D’autant plus quand les autres cochons géants assis sur les souches tout autour de nous se mêlèrent à la conversation. À ce que je comprenais, c’était une sorte de conseil populaire, où chacun avait droit à sa voix sur le sujet traité. Sans grande surprise, cette forme de société me rappelait les sociétés humaines, celles qui savaient écouter leur peuple en tout cas. Les cochons tout autour étaient de couleurs et de tailles différentes, certains semblaient jeunes, d’autres plus âgés, et quelques vieux croulants tout ridés devaient être les doyens de la tribu. Certains descendaient même de leurs souches pour laisser un autre cochon les remplacer afin qu’ils prennent la parole. Le cochon doré, loin de monopoliser la parole et l’attention, tenait plus un rôle de médiateur que de juge, laissant le débat s’organiser démocratiquement en laissant chacun prendre la parole chacun son tour, sans qu’ils ne s’interrompent les uns les autres.

J’attendais donc, debout sur le dos de Borat alors qu’il plaidait ma cause devant l’assemblée de cochons géants amphibies multicolores. Et, au bout de quelques minutes, le verdict sembla être prononcé, les cochons s’arrêtèrent de grogner et hochèrent la tête de haut en bas les uns après les autres, le patriarche doré terminant le tour en faisant le geste à son tour. Enfin, les souches furent libérées unes à unes alors que les pachydermes géants retournaient vaquer à leurs occupations. Borat resta là, comme s’il attendait quelque chose de la part du cochon doré qui lui non plus ne bougeait pas. La discussion entre eux reprit dès lors que les autres cochons eurent quittés le cercle d’arbres qui délimitaient l’endroit.

~ Gruik ? ~

~ Gruik Gruik ~

De nouveau, je me retrouvais spectateur de leur conversation qui dura quelques minutes avant que le cochon doré ne prenne congé à son tour. Borat tourna ses deux petits yeux noirs vers moi.

~ Gruik gruik!~ s’exclama-t-il joyeusement.

« Je sais pas ce que tu leur as dis, mon pote, mais merci d’avoir plaidé en ma faveur. » le remerciais-je en m’accroupissant pour lui gratter le dos. « Du coup, on est les bienvenus ici ? »

~Gruiiik!~

En voilà une bonne nouvelle, il semblerait que nous puissions rester dans la vallée pour quelques temps. Ainsi, Borat sortit de la clairière-cour du roi pour revenir sur nos pas dans la vallée perdue. La paix régnait sur les lieux où tous les animaux et dinosaures herbivores paissaient tranquillement, sans prédateurs pour venir les déranger. Au loin, dans la crique au bas de la vallée, on devinait quelques formes arrondies qui tournaient dans l’eau, de petits cochons accompagnés par leurs parents qui leur apprenaient à nager. J’aperçus même un grand cochon bleu foncé passer par le petit passage depuis la mer alentours, tirant avec lui ce qui ressemblait à s’y méprendre à un filet de pêche.

Certains pachydermes avaient des abris, principalement composés de toits posés à même les branches d’arbres proches les uns des autres. Ou encore des grottes creusées dans la falaise comme les alvéoles d’une ruche. Borat vint se poser dans une petite plaine entourée de pommiers à profusion qui nous proposaient des pommes de toutes les couleurs. Je descendis alors de son dos pour lui faire face lorsqu’il posa son gros ventre et son groin à terre, fatigué de notre journée mouvementée.

Je pris soin de détacher les sangles qui retenaient la taverne sur son dos, alors qu’une idée m’était venue. Cela faisait longtemps qu’il la portait ainsi, et parmi les siens cela semblait faire mauvais genre. Ainsi, j’avais pensé à un moyen de lui retirer temporairement l’habitation du dos grâce à mes pouvoirs. Encore inexpérimenté dans le domaine, c’était un pari sacrément risqué, mais je m’en sentais capable. Et puis, pour parer aux mouvements trop brusques du cochon vert géant, tout ce qui était fragile était soigneusement attaché au plancher ou aux murs. Respirant profondément, je me concentrais alors en tendant les deux mains face à la taverne, faisant appel à mes pouvoirs démoniaques.


Rise !



Le bâtiment trembla légèrement avant de commencer à s’élever dans les airs, puis il se mit à bouger de côté, lentement pour ne pas trop secouer les nombreux tonneaux de bière. Je n’étais pas encore habitué à contrôler une zone si large et à doser la force gravitationnelle aussi précisément, mais je parvins par un effort considérable à déposer la taverne sur le sol à côté de Borat. Le cochon géant s’ébroua, débarrassé du poids de l’habitation depuis plusieurs mois. Il roula sur le côté en somnolant, apparemment heureux d’être libre de ses mouvements.

« Grâce à ce pouvoir, je pourrai souvent faire ça pour que tu puisse gambader comme tu veux mon pote ! » m’exclamais-je avant d’être soudainement pris de vertiges. « Woh, je crois qu’une bonne petite sieste s’impose, t’en penses quoi ? »

~Gruik!~ répondit-il en baillant, tourné de côté.

Je vins prendre place contre son large ventre, espérant qu’il n’oublie pas ma présence à son réveil en m’écrasant. J’avais déjà vus quelqu’un finir comme ça à mon arrivée sur Grand Line, et ça n’avait pas été beau à voir. Enfin, je lui faisais confiance et ainsi, un sourire aux lèvres je fermais les yeux pour me laisser sombrer dans le sommeil.






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