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Un Loup dans la Porcherie



Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Sous l’immense plafond végétal, la température était agréable, chaude mais douce grâce à une petite brise qui venait faire voleter les mèches de cheveux qui dépassaient de ma casquette. Et, pour le paysage, c’était magnifique, une beauté sauvage et majestueuse. Et surtout, un endroit infiniment paisible. Le calme, la tranquillité, ça changeait du bordel habituel de la vie de pirate. Je me levais pour m’étirer, m’aidant du gros ventre de Borat à côté de moi pour me mettre debout. L’énorme pachyderme ronflait bruyamment, encore profondément endormit. Un sourire aux lèvres en l’observant quelques instants, je me détournais pour gagner la maison, pour une fois posée au sol.

C’était rare que la taverne soit aussi vide, il n’y avait pas Jack derrière le comptoir, pas de tontattas qui picolaient jour et nuit en riant grassement, ni de membres des Sandstorms qui jouaient aux cartes. Le calme, la paix, mais toujours de courte durée. Alors que j’avançais dans la salle principale, j’entendis un grattement proche et un poids qui me tombait sur une épaule. La petite boule de poil noir frotta sa tête contre ma joue en y laissant une traînée de bave, comme un escargot.

~ Meooow ! ~ miaula-t-il, apparemment content de me voir.

J’avais complètement oublié qu’il était resté dans la maison pendant tout ce temps. Il avait dû être secoué dans tous les sens lors de l’attaque des t-rex, mais il semblait aller bien et ne pas m’en tenir rigueur. Il se mit à me ronronner dans le cou et bondit sur le bar lorsque je passa derrière celui-ci.

« T’as faim petit monstre ? » lui demandais-je, accompagné d’une caresse sous le menton.

~ Meoooooow ! ~ fit-il, ce que je pris pour un oui.

« Ça marche mon pote, je vais voir ce qu’on a en stock. »

J’avançais jusqu’à un frigo, le petit chat noir me suivant sur le comptoir d’une démarche guillerette, sautillant à moitié à chaque pas. Je lui trouvais finalement un poisson que je posais sur le bar, m’armant d’un couteau pour l’évider comme me l’avait montré ‘Liuquor’ Jack, avant d’ouvrir le poisson en deux parties que je présentais à Morphéo. L’animal ne se fit pas prier et passa immédiatement à table. Je lui mis une petite coupelle d’eau avant de gagner l’étage. Gagnant ma chambre, j’ouvris mes malles pour m’équiper de quelques gadgets toujours utiles lors d’expéditions. J’avais décidé de rejoindre mon équipage à la plaine où je les avais laissés, et les guider jusqu’ici. Enfin, si cela ne dérangeait pas les cochons géants, car je sentais que le rouge, qui semblait être le chef de la garde, aurait vite fait de m’écraser.

Les poches pleines d’outils en tout genre, je montais au balcon pour me fumer une clope en admirant le paysage, accompagnée d’un petit café histoire de me réveiller correctement de ma sieste. Le paysage était magnifique, entre les arbres géants qui s’élevaient tels des champignons qui montaient haut dans le ciel, formant un plafond végétal qui n’obstruait pas la lumière, les animaux herbivores pacifistes qui déambulaient calmement. Et, surtout, ces pachydermes gigantesques, multicolores et plus hauts les uns que les autres, l’espèce était majestueuse, souverains de cette terre perdue au milieu d’un volcan. De nombreux arbres plus petits ou des buissons arboraient des fruits multicolores, brillants d’une lueur enchanteresse sous les rayons qui traversaient l’épais plafond végétal.

Le chat noir, ayant finit son repas, vint me rejoindre de sa démarche sautillante et chaloupée. Il grimpa sur la rambarde d’un bond agile pour venir se coller contre mon bras en y frottant sa tête. Je continuais d’observer le paysage paisiblement, consumant la cigarette dans une de mes mains et consommant mon café dans l’autre. Requinqué, je fis quelques caresses à Momo avant qu’il ne se mette à escalader mon bras pour se poser sur mon épaule, apparemment déçu de ne pas y trouver ma capuche dans laquelle il aimait bien se cacher.

« Je vais chercher Jack et les p’tits gars, t’es sûr de vouloir m’accompagner ? Ça pourrait être dangereux. » lui demandais-je de quelques caresses sur sa petite tête.

~ Meoooow!~ répondit-il, apparemment vexé, en gonflant ses joues.

« Très bien, je vais enfiler quelques chose pour que tu t’y installe tranquillement. »

~Meoow meow meow ~ miaula-t-il triomphalement en me remerciant d’un coup de tête.

De retour dans ma chambre, j’attrapais un sweat-shirt bleu foncé, assorti à mon short et ma casquette. Momo, qui s’était posé sur ma tête le temps que je l’enfile, bondit aussitôt dans la capuche pour s’y lover confortablement après avoir patouné quelques secondes. Sentir son poids dans mon dos avait ce petit quelque chose de réconfortant. Accrochant de nouveaux gadgets à ma ceinture, j’étais paré pour toutes les situations.

« En avant, petit pote. » m’exclamais-je en sortant de la taverne.

Je m’approchais alors de Borat, toujours ronflant bruyamment, me plaçant proche de sa grosse tête en enfonçant mes doigts dans son poil vert. L’animal géant se réveilla doucement en clignant des yeux, les posant sur moi  en affichant un air interrogateur.

~Gruik?~

« Désolé de te réveiller, mon vieux. On va faire un tour avec Morpheo pour aller chercher les potes et les ramener ici, tu pourrais prévenir le Grand Rouge et le Roi Goldy ? » demandais-je en improvisant des surnoms aux deux cochons qui semblaient gérer le jardin perdu.

~ Gruik ! Gruik gruik!~

« Non, t’en fais pas pour nous, restes ici et parle avec les tiens. Qui sait, tes parents sont peut-être encore dans les parages, je suis sûr qu’ils seront heureux et soulagés de te voir, ils ont dû s’inquiéter depuis tout ce temps. » j’avais parlé en lui grattant l’oreille.

Pour toute réponse, Borat vint me lécher de la tête aux pieds, sa langue râpeuse et humide me trempant entièrement. J’étais toujours inquiet que mon camarade d’aventure ne décide de rester ici avec les siens, mais je souhaitais seulement son bonheur et respecterais son choix s’il prenait cette décision. Il serait ainsi bien mieux à m’attendre ici le temps que j’aille chercher les autres. Il pourrait alors renouer avec ses racines, et effacer ce sentiment de solitude qui le prenait par moments. D’une dernière caresse dans les longs poils verdoyants, je me détournais de Borat qui se levait doucement.

À parcourir le jardin perdu à pieds, je me rendais mieux compte de la vastité de l’endroit. Une plaine interminable que je remontais jusqu’à l’entrée que nous avions emprunté à notre arrivée. La trouée dans le gigantesque rempart naturel s’élevait devant moi et je croisais Rojo, le grand gardien des lieux qui se tenait assit à côté à surveiller. Il me lança un regard soupçonneux mais ne pipa mot à mon passage. Le soleil commençait doucement à décliner à l’horizon, et la nuit ne tarderait pas à tomber. J’avais hâte de voir quel genre de créature sortait à la nuit tombée, et de m’y confronter bien entendu.





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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Le chemin était calme, pas un dinosaure carnivore à l’horizon, seulement quelques petites bêtes et animaux qui apparaissaient furtivement à l’orée des bois. Les grands arbres, s’élevant jusqu’à une cinquantaine de mètres, bordaient le chemin créé naturellement au fil des ans par le passage des cochons géants et autres herbivores qui peuplaient le jardin perdu. Ainsi, sur un passage aussi évident dans la forêt géante, il était étonnant qu’aucun prédateur ne s’approche. Enfin, en croisant quelques larges formes arrondies dépassant du sol, colorées différemment les unes des autres, je comprenais mieux. L’endroit était fermement gardé par la milice de gardiens porcins géants, camouflés dans le décor pour surprendre toute intrusion importune grâce à cette capacité à se fondre sous terre en creusant le sol.

Dans ma capuche, j’entendais Momo qui ronronnait tranquillement, confortablement installé dans son endroit préféré. Le petit chat, malgré ses quelques centimètres de haut, était une forte tête qui n’hésitait pas à faire face à plus gros que lui. Je m’inquiétais qu’il ne fasse de même en croisant un dinosaure gigantesque carnivore, bien que j’étais là pour veiller au grain. Je me reconnaissais dans cette confiance en lui qu’il affichait, moi-même j’étais du genre à foncer dans le tas sans me soucier des conséquences. Ce qui m’avait valut des semaines en convalescence suite à notre passage sur Îlipucie avec les Sandstorms. Enfin, l’important c’était de s’en sortir en vie après tout, les risques faisaient partie du métier.

Finalement, le chemin à même les bois se termina en un cul-de-sac, m’obligeant à pénétrer dans l’épaisse forêt qui ne laissait passer que peu de lumière. Et, d’ici peu, ce serait bien pire, le soleil continuant de décliner inexorablement à l’horizon. Déjà, le ciel commençait à s’illuminer d’une lueur rouge et orange caractéristique du coucher du soleil, donnant aux alentours des allures plus sordides et inquiétantes. D’un léger haussement d’épaule, je réveillais Morpheo qui se tortilla dans mon dos pour poser ses pattes avant et son poitrail sur mon épaule, me gratifiant d’un coup de tête contre la joue.

« J’y vois pas à cinq mètres là-dedans, tu peux me prévenir si tu repères quelque chose ? » lui demandais-je alors, ayant plus confiance en ses sens félins qu’en les miens bien moins affinés.

~Me-meow!~ miaula-t-il fièrement, se relevant sur mon épaule pour jouer le rôle de vigie.

Ma petite tourelle anti-intrus juchée sur l’épaule, j’avançais prudemment sous les bois lugubres. J’entendais des craquements proches par moments, attentif au moindre mouvement un tant soit peu visible. Puis, au détour d’un gros tronc d’arbre que je longeais, Momo me tapota sur l’épaule pour attirer mon attention.

~Meow~ miaula-t-il en pointant une direction de la patte.

Aussitôt, un lézard assez mince, debout sur ses pattes arrières arquées, apparut à ma gauche en s’élançant sur moi. Il claqua des dents alors que je reculais le haut de mon corps pour éviter la morsure, levant ma main en l’air pour écraser mon coude sur sa caboche. Le dinosaure gémit avant de s’écraser à mes pieds. Mais, déjà, Morpheo m’indiquait de nouvelles directions. J’entendais les craquements des brindilles autour de moi. Les raptors tournaient en s’approchant, et ils étaient nombreux. Grognant, caquetant tels des grosses poules de près de deux mètres. Il faut dire qu’avec leurs nombreuses plumes, la comparaison faisait sens. Un nouveau signal de Momo et je me retournais pour cueillir d’un coup de pied un raptor qui me bondissait dessus. Projeté violemment contre un arbre, la bête s’écrasa au sol inertes. Je ne faisais pas de mouvements superflus, immobile, attentif à mes sens pour réagir assez vite. Ils continuèrent à m’attaquer, par deux, par trois, marquant des pauses pour analyser le meilleur moyen de me faire tomber. Ces dinosaures étaient étonnamment intelligents, agissant avec une coordination parfaite, poussant des cris comme pour communiquer entre eux.

Les minutes passèrent et les vélociraptors ne lâchaient pas l’affaire malgré leurs pertes en nombre conséquent. Les corps désarticulés de leurs congénères ne semblaient pas les déranger, ni les décourager. Puis, lorsque l’un d’entre eux tenta de s’en prendre au petit chat noir perché sur mon épaule, ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Affichant un air de hargne mêlée à de la colère, les dents apparentes, les sourcils froncés, je frappais violemment le sol d’un pied.

« Ça suffit ! » hurlais-je, si fort que les raptors s’arrêtèrent momentanément, surpris.


Broken Step!



Sous l’impact de mon pied, le sol craqua sous mes pieds, repoussant les dinosaures proches en creusant un petit cratère sous moi. Profitant qu’ils soient destabilisés l’espace d’un instant, je tendis la main avant de pointer le sol.


KNEEL!



Soudainement, toute la zone directe qui m’entourait fut influencée par les pouvoirs du paramécia de la gravité. La pesanteur s’intensifia drastiquement dans un rayon de deux mètres autour de moi, suffisamment pour y piéger cinq vélociraptors qui s’étaient approchés un peu trop de chaque côté. La terre se mit à craquer, lézardant le sol de petite fissures avant qu’il ne s’affaisse en un cratère plus large. Les prédateurs à plumes glapissaient de douleur sous l’attraction qui les écrasait face contre terre. Deux de plus s’aventurèrent dans la zone et s’écrasèrent comme leurs camarades. Je continuais d’augmenter la pesanteur, ouvrant ma paume en la descendant lentement devant moi comme si je poussais un objet invisible. Les dinosaures au-delà de la zone d’effet ne tardèrent pas à partir sans demander leur reste, laissant leurs congénères à leur triste sort. Dans un ultime effort, je poussais subitement ma paume vers le bas, écrasant les bêtes dont j’entendis les os se briser dans un dernier cri d’agonie.

« Ça vous apprendra à vouloir vous en prendre à de pauvres petits chats, bande de saloperies de lézards à plumes. » grognais-je inutilement à l’encontre des raptors morts à mes pieds. « Ça va mon pote ? Merci, sans toi j’aurais galéré bien plus que ça. »

~Meoow!~ s’exclama-t-il fièrement en posant une patte contre sa tempe comme un bon soldat.

Pour le remercier, je lui tapotais la tête tout en reprenant ma marche. Mon pouvoir relâché, la pression s’était envolée et les craquements cessèrent. Dans la forêt épaisse, le silence était retombé, assurément que ses habitants avaient été témoins de mon tour de force face aux raptors et se montraient plus prudents à présent. Je sentais tout de même leurs regards braqués sur moi et me suivant à mesure que j’avançais sous le couvert des arbres.

Finalement, nous débouchions sur un petit chemin épargné par la végétation, serpentant entre deux vastes forêts. J’observais brièvement tout autour de moi avant de me rendre compte que, ici, tout se ressemblait et que sans indications je n’arriverais pas à retrouver mon chemin jusqu’au jardin perdu. Cela répondait à mon interrogation par rapport au fait que le lieu était resté secret si longtemps. D’un coup de pied, j’abattais un petit arbre que je penchais contre un tronc dans la direction par laquelle j’étais arrivé. Les préparations faites, je repris ma route vers la clairière où j’avais laissé l’équipage. En levant les yeux vers le coucher de soleil rougeoyant, j’aperçus les contours d’un oiseau assez large pour s’attaquer à un humain. Enfin, plus rien ne m’étonnait sur cette île, particulièrement quand ça concernait la taille de la faune présente. De plus, je ne parvenais pas à le voir distinctement, celui-ci se tenant à hauteur du soleil dans le ciel, m’obligeant à plisser les yeux en redescendant la visière de ma casquette juste au-dessus. Le volatile marqua un arrêt, comme s’il m’observait, avant de repartir dans l’autre sens à grande vitesse.

« Eh beh, ça c’était du gros piaf. »

Il ne restait plus qu’un ou deux kilomètres avant la clairière. Avec un peu de chance et en se dépêchant un peu, nous pourrions rejoindre le jardin perdu avant la nuit, bien que le calcul était un peu trop optimiste. D’autant plus avec les évènements qui suivraient.






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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Le reste du chemin fut rapide à parcourir, sans les obstacles de la forêt et la pénombre. Morpheo était descendu à terre et marchait à mes côtés de sa démarche guillerette. De retour à la lumière, je m’étais rendus compte des multiples griffures que j’avais écopé de mon affrontement contre les raptors. Rien de bien méchant, et tous les saignements s’étaient déjà arrêtés. Ces bestioles avaient été sacrément fourbes et, sans l’aide de mon chat noir, j’en serais probablement sortis avec des blessures autrement plus graves. Et ce début d’aventure semblait l’avoir gonflé à bloc de confiance en soi, avançant d’un pas sautillant avec le menton relevé, fier.

Enfin, la plaine fut en vue, large et habitée en son centre par le camp monté à la va-vite plus tôt dans la journée. Toutefois, aucun son n’en provenait, pas de cris des tontattas ou leurs rires gras. Même pas d’exclamations de Jack pour les calmer ou d’engueulades sonores entre Norbert et Mirabelle. Non, seul ce silence pesant et inhabituel. De plus, je ne voyais personne aux tables installées devant le bar improvisé du barman. Plus je m’approchais et plus je ralentissais, prudent, à regarder dans tous les sens, attentif à la moindre réaction de Momo qui avait dressé ses oreilles, également soupçonneux.

Nous débouchions alors dans la plaine, et mes soupçons se confirmèrent, le camp avait été abandonné, mais pas de gaieté de cœur. Des tables et des chaises étaient renversées, des toiles de tentes étaient déchirées. Le regard attiré par la scène, j’en oubliais de vérifier mes alentours et c’est d’un coup de patte salvateur que Momo intervint. Enfonçant ses griffes dans mon mollet, il sembla comme vouloir me tirer et je fis ainsi un pas en arrière. L’instant suivant, une serre passa devant moi en venant de ma gauche et une paire de griffes lacérèrent le vide en apparaissant de la droite. Leurs griffes luisirent sous les lueurs du jour déclinant.

Mon premier pas fut suivit de plusieurs autres, me faisant reculer de quelques mètres pour faire face à mes adversaires et évaluer la situation. Morpheo en avait profité pour s’élancer dans les fourrés et disparaître à ma vue et à celle des deux bêtes devant moi. Enfin, leur caractéristiques humaines me faisaient dire qu’ils n’étaient pas sauvages, et leur regard avait tout de l’intelligence. L’un d’eux ressemblait à s’y méprendre à une chouette, avec ses plumes brunes et sa face aplatie munie d’un petit bec acéré. Ses bras étaient surplombés d’ailes et ses mains, à l’image de ses pieds, avaient une apparence griffue. Ses petits yeux ronds me fixaient intensément. Mis à part son apparence de chouette effraie, il portait des habits qui me mirent la puce à l’oreille. Cette créature devait être un zoan, car je ne connaissais aucune espèce avec une telle apparence. J’avais bien entendus parler des anges, mais il ne me semblait pas que ce soient des oiseaux.


George « Le Piaf »:


Son compagnon, lui, semblait bien plus féroce. Des crocs acérés, des griffes tranchantes et cette tête de loup aux yeux si bleus qu’ils semblaient lire en moi. Son épaisse fourrure noire sembla tressaillir tandis qu’un sourire étirait ses lèvres.

Lou "Bad Wolf" :


« On dirait bien que la proie est venue d’elle-même. » s’exclama l’homme-loup d’un air inquiétant en se pourléchant les babines. « Nous t’attendions avec impatience, dompteur de cochon. »

« Même pas besoin d’attendre Lyonel, ce coup-ci ce sera notre capture ! » renchérit la chouette qui se mit à battre des ailes pour s’élever au-dessus du sol.

« Bordel, vous êtes qui ? Et qu’est-ce que vous avez fais de mes hommes ? » demandais-je, serrant déjà mes poings pour me préparer au combat.

« Plus tard les questions ! » s’écria le loup en s’élançant vers moi à vive allure.

Ses griffes filèrent dans l’air, passant à quelques centimètres alors que je reculais d’un pas. Il griffa à nouveau, mais en plaçant le dos de ma main contre l’intérieur de son bras, je le repoussais vers l’extérieur. Ses armes de bout de doigts frôlèrent une pierre qui fut violemment découpée en tronçons précis. Il continua de frapper, me poussant à rester sur la défensive, je sentais ses griffes m’érafler, manquant de peu d’y perdre un doigt ou une main quand je repoussais ses attaques. Et enfin, une ouverture, je m’y engouffrais aussitôt en préparant un puissant coup de poing visant sa mâchoire lupine. Un tiraillement aux côtes, une vive douleur et je partais en vol plané de côté. D’un coup d’œil, je vis l’homme-chouette qui volait sur place, bien content de m’avoir frappé au bon moment.

D’une pirouette, je me réceptionnais accroupis, toujours porté par le mouvement qui me fit glisser à quatre pattes sur quelques mètres. Portant la main à mon flanc, je remarquais la blessure, trois longues griffures qui se rejoignaient au centre en formant un triangle. C’était clair maintenant, les serres du zoan n’étaient pas à prendre à la légère. Les deux sauvages se tenaient côte à côte en ricanant, l’un volait et l’autre se préparait à repasser à l’assaut sur terre. À deux contre un, je n’avais aucune chance, il fallait que je trouve un moyen de me débarrasser de l’un d’eux. Et une idée me vint.

Mes deux adversaires me fondirent dessus, la chouette volant à plusieurs mètres au-dessus de l’homme-loup. Une de mes mains formée en poing, l’autre pointant le volatile du doigt. J’étais passablement énervé, ignorant le sort qui avait été réservé à mon équipage, et je ne comptais pas enfiler des perles. J’abattis alors mon doigt vers le bas, comme un maître ordonnant à son chien de se coucher.


Kneel!



L’air confiant sur son visage de chouette s’effaça tandis qu’il se retrouvait irrépressiblement attiré au sol. La pesanteur s’intensifia dans une zone englobant les deux hommes-bêtes. Le volatile se mit alors à tomber rapidement droit vers le grand méchant loup. Également affecté, ce dernier mit un genou au sol, me fixant d’un air surprit tandis que son camarade s’écrasait sur lui. Lourds à cause de l’attraction terrestre augmentée, ils se retrouvèrent face contre terre, la chouette visiblement plus affectée n’arrivait pas à bouger une plume. Alors que le loup tentait de s’extirper du poids de son collègue sur son dos. J’augmentais la pression autant que je le pouvais, satisfait par les gémissements de l’homme-chouette qui semblait souffrir atrocement, son dos posé sur celui du loup et ses bras et jambes continuellement attirés par le sol, il était étiré à la manière d’un écartèlement interminable.

Confiant, je m’avançais vers eux, m’arrêtant à un mètre pour les toiser de mes yeux écarlates. J’ignorais d’où ils sortaient ou ce qu’ils voulaient, mis à part me mettre en pièces, mais eux semblaient en savoir ne serait-ce qu’un peu sur moi, toutefois beaucoup trop à mes yeux. Une chose qu’ils avaient dit m’avait fait tiquer, Le loup s’était adressé à moi comme le ‘dompteur de cochon’, et m’avaient donc vus en présence de Borat. Peut-être au moment où j’avais quitté la plaine, ce qui voulait dire qu’ils s’en étaient bien pris à mes hommes. Les tontattas se battaient bien pourtant, mais face à quelqu’un comme ce loup, ils n’avaient aucune chance.

« Je réitère ma question : vous êtes qui et qu’avez vous fait à mon équipage ?! » tonnais-je furieusement, le coin de ma lèvre supérieure prit de soubresauts sous la colère. « Répondez ou je vous enfonce la tronche dans le sol. » finis-je sèchement en augmentant la gravité dans la zone.

« Co...comment tu fais ça ?! » s’écria l’homme-loup, tentant toujours de se débattre du poids inutile de la chouette. « T’as bouffé une de ces saloperies de fruit ? »

« Bingo ! Pas con le toutou ! Enfin, tu peux parler. »

« J’suis né comme ça moi, enculé. » me coupa-t-il sèchement.

Soudain, je sentis une résistance au bout de mon doigt tendu, ne parvenant pas à en deviner la source. Je n’avais ce pouvoir que depuis peu, et j’ignorais encore beaucoup de choses à son sujet. Mais, les griffes qui sifflèrent dans l’air lourd pour apparaître juste devant mes yeux, n’y étaient pas étrangères.






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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Mon corps agit par lui-même, poussant sur mon talon pour bondir en arrière, évitant de justesse les longues griffes qui vinrent tout de même effleurer mon torse en y laissant cinq longs sillons peu profonds. L’attaque soudaine me déstabilisa suffisamment pour que je relâche la pression toujours exercée sur l’homme-chouette. Le loup continua alors son assaut, fendant violemment l’air de ses griffes, suffisamment rapidement pour créer cinq lames d’air qui me fondirent dessus à toute allure. Les bras croisés devant moi, ils se couvrirent de la couleur charbon caractéristique du fluide offensif, partant des doigts jusqu’aux coudes. L’attaque me frappa de plein fouet, ayant opté pour la défense plutôt qu’une esquive qui aurait probablement échouée. Le choc fut si violent qu’il me souleva du sol pour partir en vrille aérienne arrière, retombant au sol lourdement. Les griffes d’air m’avaient lacérées sur quelques centimètres juste sous ma garde, me laissant déguster la violence des attaques du minks. Profitant de la distance nous séparant, il se tourna vers son camarade ailé.

« Relèves-toi Georges ! Tu fais pas le poids contre lui, vas prévenir le patron que je l’ai capturé, ça devrait être fait d’ici à ce que vous reveniez. » s’exclama-t-il en me gardant à l’œil, apparemment toujours aussi confiant de sa victoire même après avoir eut un aperçu de mes pouvoirs.

« Mais...Lou, t’es sûr que ça va le faire sans moi ? » répondit le piaf timidement, pas très fier de sa performance jusque là.

« T’en fais pas petit oiseau, je vais le déchiqueter juste ce qu’il faut pour pas qu’il meure et qu’on puisse le cuisiner à propos de ce gros cochon, voir le cuisiner tout court ensuite. » siffla le dénommé Lou, un nom pas très original pour un loup si vous voulez mon avis.

« Vous savez que je vous entends ? Pour le coup, c’est pas super encourageant pour me faire parler. » raillais-je en me remettant en position de combat.

« Toi, fermes-la. Georges, vas chercher le Puma Rouge ! »

Mais, je ne comptais pas leur faciliter la tâche et ramener leur allié. Ce dernier avait dû être sur ma piste et celle de Borat, j’espérais seulement qu’il n’avait pas trouvé le jardin perdu où habitaient les cochons géants. Profitant que son attention soit occupée l’espace d’un instant par le piaf qui se relevait, je m’élançais sur Lou le loup. Partant dans un bond assez haut au-dessus du contrebandier lupin, je me mis à tourner sur moi-même en retombant, augmentant momentanément la gravité à l’emplacement de ma proie. Mon pied se couvrit du haki de l’armement jusqu’au genou alors que je dépliais ma jambe droit sur lui. Il leva ses bras au-dessus de lui, pliant légèrement les genoux pour amortir l’impact. Et, cerise sur le gâteau, ses avants-bras se couvrirent également d’une carapace noire brillante. Mon pied le frappa brutalement, le pliant de plus en plus avant qu’il ne bondisse en arrière pour éviter le drame. L’atterrissage fut violent, frappant la terre assez fort pour y créer un cratère en projetant quelques pierres alentours.

Lou avait reculé de quelques mètres, semblant analyser la situation en m’observant des pieds à la tête comme le prédateur qu’il était, me réduisant à la simple proie. Derrière lui, le piaf se relevait et commençait déjà à battre des ailes, s’élevant dans les airs doucement. Il semblait encore sonné par sa chute précédente, l’écart de force trop grand entre nous l’empêchait d’y résister. Un sourire en coin, je levais à nouveau ma main dans sa direction, geste qui attira l’oeil de Lou.

« Espères pas nous refaire le même coup, salopard ! » s’écria-t-il en me bondissant dessus, mais trop lent.


Crash!



Une nouvelle fois, une zone entoura l’homme-volatile qui s’élevait à près de cinq mètres du sol. Il se mit à battre frénétiquement des ailes pour lutter, mais se mit à descendre comme si une corde le tirait de plus en plus fort. Puis, il céda à la pesanteur, et dégringola jusqu’au sol où il s’écrasa violemment en soulevant un épais nuage de poussière. Je relâchais la pression précédemment exercée afin de me concentrer pleinement à ce qui arrivait en face de moi. Le loup, remonté à bloc, filait à pleine vitesse dans ma direction, toutes griffes et crocs dehors, visiblement énervé.

Je tendis mes deux mains qui se recouvrirent d’une carapace noire alors que le loup faisait de même avec ses griffes. Dans sa course, il griffa l’air pour m’envoyer plusieurs lames d’air qui sifflèrent en me fonçant dessus. Me servant alors de mes mains comme de lames, je me mis à trancher directement dans les attaques. S’étant caché derrière son barrage d’attaques à distance, Lou surgit en frappant de ses griffes serrées les unes contre les autres. J’esquivais d’un pas de côté, sentant tout de même une estafilade se dessiner sur mon épaule. Je plaçais alors le dos de ma main contre le dessous de son poignet en me servant de sa propre force contre lui pour le repousser. Entraîné par son propre mouvement, il fut momentanément déséquilibré, me permettant de le frapper d’un violent coup de poing en plein dans les côtes.

Le minks fut projeté en arrière en rebondissant sur le sol, plantant ses griffes dans le sol pour se ralentir et finalement s’arrêter. Je l’avais suivis, ne souhaitant pas lui laisser un instant pour souffler.  D’un bond en avant, j’envoyais un coup de pied vertical partant du bas vers le haut, visant sa tête. Une de ses pattes griffues bloqua le coup et enserra ma cheville, m’entraînant en tournant de côté avant de me lâcher et m’envoyer valser contre un arbre. Celui-ci se brisa sous mon poids à cette vitesse, me laissant continuer ma chute au sol, roulant sur plusieurs mètres avant de parvenir à me relever. Tout comme je l’avais fais, Lou était déjà sur moi, m’envoyant un barrage de coups de griffes renforcées au haki de l’armement. Moi-même recouvert jusqu’aux avants-bras, je parais et contre-attaquais dans un déluge de coups de poings destructeurs. Nous faisions jeu égal, ne nous arrêtant pas pour une griffure ou une frappe qui passait. Soudain, le loup bondit en arrière pour préparer une attaque en ramenant son poing contre son flanc. Des étincelles se mirent à briller au bout de ses doigts jusqu’à enrober tout son poing de petits éclairs bleus. De mon côté, je fis de même, ramenant mon épaule et mon bras en arrière, exerçant une torsion sur mes hanches pour ramener mon épaule encore plus en arrière, concentrant le pouvoir du fruit de la gravité.

D’un même bond, nous nous élancions l’un sur l’autre avec la ferme intention de faire cracher ses dents à l’autre. En un instant, nous nous retrouvions face à face, mon sourire carnassier face à sa dentition de prédateur et ses crocs acérés. Nos corps se déroulèrent des hanches aux épaules en envoyant nos poings s’affronter dans un duel de puissance brute. Ses éclairs gagnèrent en intensité juste avant l’impact alors qu’une sorte d’aura blanche entourait mon poing. Les deux entrèrent alors en contact, déclenchant les enfers.



Electro Punch!




Fly Me to the Moon!




Les deux attaques se percutèrent avec une violence inouïe. Le poing du minks crachait des éclairs brefs qui s’abattaient tout autour de nous. Et le mien repoussait tout ce qui se trouvait devant lui, obligeant l’homme-loup à lutter en enfonçant ses pattes arrières dans le sol. L’électricité parcourait tout mon corps en grésillant, ressentant comme une brûlure des pieds à la tête. Le sol se creusa sous nos pieds, formant un cratère qui nous entourait, s’agrandissant à mesure que nous luttions. Enfin, Lou ne pu résister plus longtemps à la violente poussée gravitationnelle et lâcha prise lorsque ses pattes arrières furent tirées hors du sol. J’augmentais un peu plus la poussée et envoyais ainsi le minks voler au-dessus des arbres, partant s’écraser plus loin dans la plaine.

« Ça t’apprendra enfoiré...bordel je pues le chien mouillé maintenant ! » soufflais-je péniblement en reprenant mon souffle, grimaçant sous l'effet du courant électrique qui se dissipait.

D'un regard alentours, je remarquais l'absence de l'homme-piaf à l'endroit où il avait chuté un peu plus tôt. Il avait profité de mon affrontement contre le minks pour fuir, et probablement aller chercher celui qu'ils avaient nommés 'Puma Rouge'.




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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Cette situation commençait vraiment à puer du cul. L’homme-chouette disparu, des renforts ne tarderaient pas à arriver. Je ne savais pas jusqu’où ce Puma Rouge m’avait suivit, s’il était assez proche pour intervenir rapidement ou au contraire trop loin du côté du jardin perdu. Dans le flou le plus total, la meilleure option était de se dépêcher avant que tout ceci ne se réalise. M’avançant enfin dans la plaine, je me mis à chercher des indices du regard, balayant la large plaine jusqu’à tomber sur un groupe dans un coin.

« Trouvé ! » m’exclamais-je d’un sourire en m’avançant vers eux.

Les cinquante tontattas et Jack étaient là, ligotés aux pieds d’une vingtaine de contrebandiers qui ne semblaient pas rassurés à mon approche. À dix mètres d’eux, ils dégainèrent leurs sabres pour les placer sous la gorge de plusieurs de mes hommes. Leurs fusils braqués sur moi, ils commençaient à trembler.

« Pas...pas un pas de plus ou on leur tranche la gorge ! » s’exclama l’un des contrebandiers d’un air menaçant en tenant sa lame sous la gorge de Mirabelle. La tontatta n’avait pas l’air ravie, mais prenait sur elle pour ne pas insulter les bandits qui menaçaient sa vie.

« Allons, à quoi ça vous avancerait ? Vous avez pas vu votre chef Lou le loup voler y a deux minutes ? Vous pourriez m’indiquer la direction, je l’ai perdu de vue. » expliquais-je en finissant d’un petit rire contenu.

Du coin de l’oeil, je remarquais alors Morpheo dans les fourrées derrière les contrebandiers et leurs prisonniers. Certains de ces derniers se tenaient dos à la jungle épaisse et d’un regard entendu, le petit chat noir su ce qu’il devait faire. Reportant toute mon attention sur le bandit qui avait déjà prit la parole, je tentais de gagner du temps.

« Et pour les renforts, je crois que c’est mort, j’ai intercepté votre homme-pigeon voyageur, il s’est écrasé comme une merde. » bluffais-je après avoir remarqué ses coups d’œil vers l’une des entrées de la plaine.

« Quoi ? Il a aussi fumé George ? Mec, on devrait peut-être l’écouter... » commença l’un d’eux.

« Ta gueule ! Le capitaine nous a donné un ordre, tu comptes vraiment les contredire ? » demanda le premier, faisant probablement référence à ce Puma Rouge.

Profitant de leur débat issu de leurs doutes et de leur peur, le petit Momo s’était taillé un passage jusque derrière Jack et Norbert, tranchant leurs liens à l’aide de ses griffes et de ses crocs. Les contrebandiers continuaient de discuter entre eux alors que dans leur dos les prisonniers étaient détachés les uns après les autres. Et, sans l’aide de la chouette et du loup, ils ne feraient pas long feu. Me tenant prêt, je fis un geste de tête à Norbert qui donna l’assaut avec ses pirates tontattas. Vifs comme l’éclair, un groupe s’occupa de voler leurs slips avec une adresse qui frôlait la magie, déconcentrant les plus braves d’entre eux. Un second groupe bondit sur leurs épaules en plaçant à leur tour leurs sabres sous leurs gorges. Je tendis alors la main vers un bandit resté à l’écart, plus jeune que le reste. Une zone fut créée, tel un couloir allant droit sur le malheureux qui fut soudainement attiré jusqu’à ma main qui le saisit à la gorge. Me tourna vers ses compagnons, je le tins à bout de bras tandis que le pauvre contrebandier se débattait vainement.

« Déposez vos armes maintenant, les rôles sont inversés. » intimais-je en refermant ma prise sur la gorge de leur camarade.

« Crois pas être sortis d’affaire !! » hurla une voix à ma gauche.

Le temps de me retourner pour constater le retour du Lou, il avait déjà envoyé son attaque. Dix lames d’air, croisées entre elles en un quadrillage tranchant qui me fonçait droit dessus, n’hésitant pas malgré la présence d’un membre de son équipage. Prenant le pauvre erre au bout de ma main en pitié, je le relâchais pour me concentrer entièrement à parer l’attaque. Les yeux plissés, plaçant la paume de ma main en avant, je formais une zone consistant à repousser tout ce qui l’approchait dans le sens inverse.



Wonderwall




Et l’attaque vint, pénétrant la zone qui se mit à influencer la vitesse du quadrillage de lames d’air. Toutefois, l’attaque continuait d’avancer, m’obligeant à forcer un peu plus sur la gravité exercée ainsi, une veine commençant à ressortir sur mon front. Le problème venait de la légèreté des lames, composées d’air condensé en un coup tranchant à distance. Leur masse était peu influencée par la gravité et elles parvinrent alors jusqu’à moi, leur puissance réduite de moitié. Les mains croisées devant moi, recouvertes de haki, j’encaissais le choc en sentant le tranchant des lames entamer ma protection de longues coupures. Une nouvelle fois, Lou s’était caché derrière sa première attaque pour s’approcher suffisamment pour attaquer au corps à corps. Il enchaîna de coups de griffes que je parais en reculant, récoltant quelques griffures se rajoutant à la teinte rouge qu’avait prit mon torse.

« On se débarrasse pas de moi si facilement ! » grogna-t-il sans discontinuer. « Faites honneur aux Carnivores mes frères ! Prenez vos armes et regagnez votre liberté ! » s’écria-t-il alors à l’attention de ses camarades maîtrisés par mes hommes.

Quelques regards s’échangèrent avant qu’ils n’obéissent et saisissent leurs armes lâchées au sol pour entamer le combat. La plaine s’emplit alors du tintement des sabres et des détonations des fusils. Cris et sang, un environnement digne d’une bataille. D’un coup de pied dans les côtes, j’envoyais le minks rouler sur quelques mètres, le suivant d’un bond pour venir écraser mon poing noirci droit sur lui. Ses réflexes de loup lui permirent de se réceptionner à quatre pattes avant de bondir de côté pour éviter mon coup qui explosa le sol en un cratère de quelques mètres. D’un nouveau bond, Lou me percuta d’un violent coup d’épaule qui me repoussa en glissant au sol. M’ancrant alors solidement dans le sol, solide sur mes appuis, j’attendis qu’il bondisses à nouveau sur moi pour le pointer d’un doigt luisant de mon pouvoir maudit.


Kneel !



Du sol à Lou, dans les airs à quelques mètres, la gravité augmenta drastiquement dans la zone qui l’entourait, l’envoyant droit vers le sol sans qu’il ne puisse rien faire. Recouvrant ses avants-bras de haki, il s’écrasa en encaissant l’impact. Grognant, il plaça ses paumes contre le sol pour tenter de se relever de force. Toutefois, ne comptant pas le laisser faire, j’augmentais plus encore la pesanteur, lui collant le visage à la terre. Le sol tout autour de lui, dessinant plus clairement les contours de la zone, s’affaissèrent pour former un cratère dans lequel le minks s’enfonça. L’homme-loup résistait admirablement bien, me provoquant des picotements au bout de mes doigts.

« Ça tombe bien, je suis plutôt tenace dans mon genre aussi. » dis-je d’un sourire en descendant le cratère pour le rejoindre. « Toujours pas motivé à me dire ce que vous me voulez ? J’ai bien quelques théories en stock, mais c’est toujours mieux un petit interrogatoire des familles. »

« Vas chier blanc-bec, tu regrettera bientôt ta confiance quand on t’aura dépec... » commença-t-il, interrompu d’une droite en plein visage tandis qu’il tentait de se relever sous la pesanteur qui le clouait au sol.

« Vous en prendre à moi, je veux bien, j’ai une prime sur la tronche c’est le jeu. Mais convoiter mon pote Borat comme si c’était simplement une putain de marchandise, ça je peux pas le pardonner. » déclarais-je de façon inquiétante en lui attrapant la crinière d’une main pour garder son visage lupin relevé.

Sans ménagement, je me mis à marteler son visage à multiples reprises, craquelant la couche de haki qui avait recouvert sa joue. Lou grognait, luttant contre la pesanteur en poussant sur ses jambes, mais sous mes coups répétés il commençait à faiblir et était sur le point de craquer. Après une énième droite, il trouva finalement le souffle d’énergie nécessaire pour se relever, grognant plus fort que jamais pour se tenir sur ses jambes. Je relâchais alors la zone dans laquelle il était enfermé pour le surprendre et qu’il se relève d’un coup comme un ressort qu’on relâche. Ses pattes arrières quittèrent le sol tandis que, face à lui, j’avais ramené mon épaule en arrière, recouvrant exclusivement mon poing pour l’envoyer comme un boulet de canon droit vers son ventre.


Patate de Forain



Mon poing s’enfonça dans son ventre, si violemment que je crus sentis des os se briser sous mes phalanges. Mais, sans que je m’y attende, Lou s’agrippa à mon poignet de ses deux pattes griffues pour s’empêcher de partir en arrière. Atterrissant, il me tira avec lui pour me faire passer par dessus sa tête et m’écraser au sol de l’autre côté. Il me souleva sans que je n’ai le temps de réagir pour me frapper d’un coup de genou brutal sur lequel il me lâcha pour me laisser partir en volant comme une flèche à travers la plaine. Dans ma course, les arbres éclataient contre mon dos, enfonçant de longues échardes à intervalles réguliers. Je tenta de retrouver mon équilibre, mais déjà la forêt m’accueillait en son sein pour m’écraser entre les branches. Rebondissant dans une pluie de feuilles, je m’écrasais finalement à terre, haletant et tentant de faire le point sur la silhouette hirsute de l’homme-loup qui s’approchait dangereusement.








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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




Le soleil plongeant du soir étalait ses rayons en flaques à travers la futaie qui me surplombait. Des tâches de lumière qui illuminaient mon corps blessé en plusieurs points. Des griffures au ventre, au torse et aux bras, des contusions qui couvraient une large partie de mes membres. La douleur, parcourant chaque centimètre, effaçant tout sourire confiant ou moqueur en une seule et unique expression de souffrance. Grimace pincée, dents serrées, de même que mes poings et chacun de mes muscles tendus. Ma vision revint rapidement, m’offrant le luxe de voir Lou s’élançant sur moi, plus qu’à quelques mètres. Ses griffes et ses crocs luisaient sous le soleil couchant, accentuant le carmin sanguin qui baignait ses griffes de ce même rouge illuminant le ciel. Finalement, c’était peut-être une bonne journée pour mourir.

« Je m’en fous des infos que tu peux avoir, je vais te tuer ! On finira bien par les trouver les cochons géants ! Wahawahaha ! » s’écria-t-il d’un rire sinistre et sadique.

Couché au sol, je tentais de me relever, mais j’avais encore besoin de temps pour digérer les douleurs qui m’assaillaient. Grimaçant, claudiquant, je me relevais lentement comparé à l’avancée du minks. Déjà, d’un nouveau bond, il engloutissait la distance qui nous séparait, brandissant ses griffes prêtes à frapper. Un tremblement retentit alors, soudain et fit s’envoler une nuée d’oiseaux à une dizaine de mètres derrière nous dans la forêt. Soudain, les arbres ployèrent et se poussèrent pour laisser passer un tyrannosaure qui nous fixait de ses petits yeux étriqués. La créature rugit puissamment avant de me fondre dessus, ouvrant sa grande mâchoire pour me couvrir de son ombre. En face, Lou s’approchait également, momentanément déconcentré, le regard attiré par le prédateur écailleux. Et il ne semblait pas vouloir céder sa proie. Alors que l’immense tête disproportionnée passait au-dessus de moi, l’homme-loup envoya une volée de courtes lames d’air qu’il créait à coups de griffes. Elles vinrent percuter le cuir et les écailles épaisses de la bête lézarde, dessinant de longues estafilades du bout de sa gueule jusqu’à son front. La bête se mit à rugir de douleur, des flots de sang coulant de son museau pour s’écraser en grosses gouttes sanglantes sur moi et mes alentours.

« À ton tour maintenant ! » reprit Lou en ouvrant sa gueule aussi carnassière que celle des tyrannosaures.

Car oui, dans cette jungle improbable il n’était pas si rare que les gros prédateurs habituellement solitaires s’allient entre eux pour se donner plus de chance de capturer leurs proies. Et c’est exactement ce qui se passa. Alors que l’homme-loup recouvrait ses griffes de cette carapace noire du haki de l’armement, fondant sur moi bien décidé à me déchiqueter, les arbres sur le côté frémirent alors pour laisser apparaître une large tête à la mâchoire grande ouverte. À quelques mètres à peine, ne laissant à Lou que le loisir de recouvrir ses bras de haki pour les placer devant lui alors que les immenses crocs se refermaient sur son corps. Un instant plus tôt il était là juste devant moi, et l’instant d’après il avait disparut, emporté par le corps énorme du reptile préhistorique.

L’intervention des dinosaures m’avait permit de me remettre de ma chute précédente, de nouveau solide sur mes appuis, crachant un petit filet de sang au sol en faisant craquer mes épaules. Derrière moi, le premier t-rex balafré revenait à la charge, désireux de prendre sa vengeance sur l’homme-loup, et à défaut, de me dévorer au passage. C’était là l’exercice idéal pour vérifier que tout était bien en place après cette vilaine chute. En garde les poings en avant, j’ouvrais le gauche en bougeant légèrement les doigts, formant comme un cercle, le refermant finalement en poing alors que j’invoquais les capacités de mes pouvoirs maudits.


Pull Punch



Je ramenais brusquement mon poing en arrière à son approche, une zone se formant derrière-moi pour attirer la large bête en avant. La force d’attraction fut si forte qu’elle déséquilibra le dinosaure, le faisant chuter la tête en avant, continuellement tiré dans ma direction en prenant de la vitesse. Ses petites pattes avant grattaient frénétiquement le sol sur lequel il glissait, rugissant tandis que le sang s’écoulant de ses plaies obstruait sa vue. À mon approche, son corps fut légèrement soulevé du sol. De mon côté, j’avais enduit mes poings du haki offensif, attendant que ma proie vienne jusqu’à moi. Et, l’accueil que je lui réservais fut violent, décochant un poing destructeur en annulant mes pouvoirs surnaturels, martelant sa grosse tête de poings furieux. Après quelques coups, la créature était morte, ne m’empêchant pas pour autant de m’acharner jusqu’à ce que son crâne se brise, juste au cas où.

Je l’avais déjà mauvaise d’avoir autant souffert face à un loup, je n’allais pas laisser un dinosaure me voler dans les plumes ou me piquer la vedette. Pris dans un nouvel élan de vigueur, je me sentais de nouveau prêt à botter le cul de cette saloperie de minks, mais il n’y avait pas de temps à perdre. D’un pas hâté, je me dirigeais dans le sillage laissé par la charge du tyrannosaure qui avait dévoré Lou. Je savais évaluer approximativement la puissance et la rage de vivre de quelqu’un, qu’il soit mink ou humain, et cette saleté n’était pas du genre à crever si facilement. Et, comme je m’y attendais, des traces de sang ponctuaient le chemin végétal taillé à même la jungle tel un tunnel. Je ne savais pas à qui il appartenait, mais les traces devinrent des flaques, de plus en plus grandes. Jusqu’à ce que, au détour d’un empilement d’arbres, je ne tombe sur le corps sans vie du tyrannosaure. Une ouverture pratiquée sauvagement au niveau de son thorax l’avait vidé de son sang, emplissant l’air de cette odeur métallique dérangeante, et pourtant si présente dans ma vie.

« Tu me fais le coup du loup qui fond sur sa proie depuis les ombres, tel le prédateur indomptable que tu es ? » demandais-je en observant les alentours, sous le couvert des hauts arbres et de la dense végétation. « C’est pas un peu surfait ? » continuais-je, plissant les yeux pour tenter de discerner le moindre mouvement suspect. « Allez, viens te battre en face à face, finit les stratégies et fourberies, faisons parler nos poings jusqu’à la mort de l’un de nous. » déclarais-je en ouvrant les bras, comme une invitation au combat.

Les griffes du Lou tranchèrent les trois troncs d’arbres qui le cachaient à ma vue, ceux-ci s’écrasant dans un choc qui fit s’envoler tous les oiseaux alentours. Son sourire n’avait toujours pas quitté son visage, ses crocs serrés les uns contre les autres, s’ouvrant seulement pour laisser passer sa langue qui se pourléchait les lèvres. Le prédateur était de sortie, et mon invitation semblait grandement lui plaire.  

« Pries tes dieux, humain. » cracha-t-il en s’approchant lentement.

« Ni dieu, ni maître, chien. » répondis-je en le gratifiant d’un doigt d’honneur qui marquait le début des hostilités.





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Un Loup dans la Porcherie


Flashback
✘ Solo




La tension était palpable, comme si l’air était devenu subitement lourd, ajoutant à cet instant de flottement. L’exemple parfait du calme avant la tempête, il ne manquait plus que les éclairs, et Lou m’avait déjà montré qu’ils feraient partis de la partie. Et, comme une communication télépathique, le Minks tendit ses griffes de chaque côté pour commencer à faire courir un courant électrique qui crachotait de petits éclairs bleus. Malgré la dizaine de mètres, j’entendais clairement ses grognements d’impatience, et ses yeux répondaient à ce qu’il me ferait. D’un bleu incroyablement profond, son regard bestial ne me quittait pas d’une semelle. Et, comme si nous attendions un signal pour nous élancer, les cris d’un oiseau au loin nous servirent de repère pour le départ.

Tellement ancrés dans le sol que nous créions un sillon sous nos pieds en nous élançant, partant tout deux comme des flèches envoyées l’une sur l’autre. Ses griffes lacérèrent et mes poings écrasèrent, s’entrechoquant une fois la distance nous séparant avalée en un bond. Les frappes, renforcées au haki des deux côtés, se percutaient dans de petites ondes de choc. La jungle semblait danser au rythme de nos coups, grinçant et tanguant d’avant en arrière. Les prédateurs qui, initialement avaient pensés que ce serait une bonne idée de s’approcher de deux proies humaines, déchantèrent bien vite en comprenant qu’ils ne feraient que signer leur arrêt de mort en s’interposant entre deux prédateurs.

Cinq griffes lacérèrent mon torse, envoyant voleter de fines gouttelettes de sang dans mon sillage. Esquivant une nouvelle volée tranchante, j’esquivais de côté en suivant son bras, passant en dessous en me pliant pour décocher un coup de poing au même endroit où j’avais été touché. Martelant son torse aussi vite et puissamment que je le pouvais, certains coups passèrent la barrière de sa garde. Le sol autour de nous se dessinait de sillons plus ou moins grands, traces de griffes et quelques vestiges de mes poings sous forme de cratères. À chaque esquive, notre environnement changeait, tranchant les arbres et explosant les rochers, affaissant le sol et le bariolant de couleurs rougeoyantes. Nos blessures s’accumulaient, mais aucun de nous deux ne souhaitait lâcher l’affaire.

J’en étais arrivé à ce point si particulier d’avancement dans la douleur et de blessures où les sensations se dissipaient. Pourtant toujours en phase avec mes émotions et mes sens, tout ressenti de douleur ou de faiblesse liée à la perte de sang s’évanouit. Toutefois, pour avoir déjà ressentis ce sentiment d’invincibilité par le passé, je le savais dangereux. Cet état me permettait certes de déchaîner toute ma puissance sans ressentir la douleur, ou en l’atténuant tout du moins, mais cela me valait généralement de nombreuses blessures et des soins pour ne pas mettre ma vie en danger. La dernière fois, contre Sal Veol lors de notre passage à Îlipucie, j’étais passé à deux doigts de la mort, et étais resté convalescent plusieurs semaines avant de m’en remettre totalement. Les nouvelles cicatrices décorant mon corps en attestaient. Particulièrement celle dans mon dos, qui avait barrée une partie de mon tatouage familial, un affront que j’arrangerais à mon prochain passage dans une ville civilisée possédant un tatoueur.


GOLGOTH



Lou continuait d’attaquer comme un forcené, trois de ses griffes parvenant à entailler ma chair d’un pectoral à l’épaule. Toutefois, plutôt que de prendre mes distances, j’attrapais son poignet fermement, un sourire narquois inscrit sur mon visage, bien décidé à tester l’attaque qui m’avait envoyé jusque dans cette jungle. En tirant de toutes mes forces, je le fis passer par-dessus ma tête pour venir l’écraser au sol de l’autre côté aussi brutalement que possible. Le sol se craquela sous l’impact, le contrebandier couinant comme un petit chien. Je le lâchais, plaçant un pied sur son ventre toujours à terre, plaçant la paume de ma main ouverte face à son visage.


KNEEL !



« Restes couché le toutou. » raillais-je en appuyant sur mon pied tout en déclenchant mes pouvoirs.

Lou qui avait bougé ses bras et jambes en se débattant se retrouva soudainement plaqué au sol, la mâchoire serrée en grognant comme un animal acculé. J’appuyais encore plus sur son torse, le sol craquant et s’affaissant sous son corps. Je serrais alors mon poing, ramenant mon épaule et mon coude vers l’arrière, le recouvrant du haki de l’armement, aussi épais dont j’étais capable. Je décochais alors un violent coup de poing en plein dans sa gueule, lui faisant cracher quelques crocs brisés baignés de sang. Il esquiva le second coup en bougeant sa tête de côté dans un effort surhumain, poussé par son instinct de survie. Lou parvint alors à bouger sa patte avant, chassant mon pied qui l’écrasait au sol, en plus de la gravité infernale. Sortant ses griffes par la même occasion, il lacéra ma cuisse en faisant voler des gouttelettes carmines. La zone qui le maintenait au sol se dissipa, le libérant. Il se poussa du sol pour atterrir debout face à moi, amorçant un nouveau coup tranchant à l’aide de ses griffes.

J’eus alors une idée, l’ayant observé pendant de longues minutes. Bien qu’animal, ses mouvements ressemblaient à certains arts martiaux inspirés de la faune. Les minks devaient avoir leur propre style de combat, se servant au maximum de leurs attributs naturels. Je n’étais pas mauvais pour reproduire les mouvements que je voyais, ce qui m’avait été très utile dans mon enfance d’artiste. J’imitais alors des griffes en recourbant mes doigts, toujours recouverts d’une couche de fluide offensif aux deux bras. D’une frappe identique à celle de Lou, nos deux mains ‘griffues’ entrèrent en contact, tintant presque comme des lames qui s’entrechoquent. Autour de nous, les coups se terminaient en éventrant le sol et en tranchant les arbres.

« Qu’est-ce que tu crois faire avec tes doigts ? » ricana-t-il en enchaînant les coups de griffes.

« Ce que je fais ? Ça ! » m’exclamais-je en repoussant ses bras de l’intérieur vers l’extérieur.

J’ouvris grands mes doigts, les ramenant violemment en les croisant pour frapper l’homme-loup en croix.


Cross Impact !



Mon adversaire n’eût pas le temps de réagir, mes ‘griffes’ improvisées lacérèrent son torse, déversant plusieurs giclées de sang. Choqué par ses propres blessures, il se mit à tituber vers l’arrière en portant une main à la plaie. Son regard se posa à nouveau sur moi, de l’incompréhension s’y lisait, ainsi que ma propre image face à lui. Mon poing fermé solidement, je l’envoyais en plein milieu de la croix sanguinolente dessinée sur son torse comme ‘indiquant l’endroit où frapper’. Pour renforcer l’impact, j’y ajoutais les pouvoirs de mon fruit du démon, une zone de gravité augmentée se formant dans la direction pointée par mon poing.

Projeté violemment, Lou se mit à traverser les arbres sur son passage, ceux-ci s’écrasant bruyamment. Il partit en direction de la plaine, où il rebondit sur le sol sur quelques dizaines de mètres avant de s’étaler au sol, face contre terre. Je le suivis de plusieurs bonds successifs, enjambant les troncs tranchés et déracinés, une bonne partie avait également suivie le champ gravitationnel et, par extension, vers l’homme-loup qui se retrouvait ensevelit sous des rondins. J’arrivais à sa hauteur alors que son bras sortait entre deux larges troncs, tâtonnant sans réussir à s’en extirper. M’arrêtant à quelques mètres, je levais une main face à moi, entourant la zone dans laquelle se trouvaient le minks et les rondins. Ils commencèrent alors à flotter, se séparant pour dévoiler un Lou diminué. Des ecchymoses sur tout le corps, des branches plantées à certains endroits, le visage à moitié déformé par un gonflement significatif général.

« C’est bon, t’es calmé ? T’arrive encore à causer ou ta mâchoire est complètement pétée ? »

Pas de réponse, malgré le fait qu’il gigotait encore de tous côtés à battre des jambes et des bras comme une tortue qu’on aurait mit sur le dos. J’eus beau attendre un peu, histoire de lui laisser le temps de se remettre de la claque que je venais de lui mettre, il ne pipa mot. Même pas un gargouillement, afin de me signifier son incapacité à s’exprimer, ou bien essayer la langue des signes, j’étais prêt à faire des efforts. Mais non et, lassé de cette situation, je relâchais la gravité inversée qui avait menée l’homme-loup à près de cinq mètres. Il dégringola au sol, de nouveau écrasé par les rondins qui finirent de l’envoyer dans les vapes.

Après avoir déblayé la butte de troncs, j’avais récupéré le corps encore respirant et battant du minks. Ce n’était pas par bonté d’âme mais, ils avaient pris mon équipage en otage, et je comptais bien leur renvoyer la pareille avec celui-là. Et, vu ce qu’il avait prit dans la tronche, il n’allait pas se réveiller avant un moment. Je le tirais alors derrière moi dans la grande plaine, l’exhibant devant ses hommes ligotés lorsque je rejoignis les tontattas. Ils se tenaient fièrement sur les têtes et épaules de leurs prisonniers, trônant littéralement sur leur victoire.

« Bien joué les gars. » m’exclamais-je en retrouvant le sourire, lançant le corps inconscient de Lou entre moi et les prisonniers. « Bon, messieurs les contrebandiers, lui il a pas voulut parler, mais je suis persuadé que vous vous montrerez plus intelligent que ce grand méchant loup, n’est-ce pas ? »






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