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TodeZaungel

Zaun en vue, Lieutenant-colonel.

Je rassemble mes papiers et un tas parfaitement rectangulaire en faisant taper la liasse sur mon bureau, puis les pose avec attention dans un coin, lissant les angles avec le pouce et l’index. Je me lève ensuite et quitte ma cabine pour rejoindre le pont du navire. Je prends une grande inspiration de cette brise marine particulièrement fraîche en cette fin d’année 1628, et m’étire doucement. Le voyage a été long, depuis South Blue, mais j’ai un regain d’excitation alors qu’il touche à sa fin. Dans quelques heures tout au plus, je poserai le pied sur l’île et me retrouverai à nouveau dans le feu de l’action. Je balaye les environs de l’île du regard, et suis agréablement surpris à la vue de multiples voiles blanches et bleues. L’opération du Commandant d’élite Bathory semble se poursuivre lentement mais sûrement, et je me targue d’y avoir modestement contribué en permettant la prise d’un des deux ports de l’île lors de ma dernière mission. Notre navire manœuvre lentement à l’approche des falaises de l’île, esquivant les récifs et évitant de se faire rabattre contre les rochers. Nous arrivons finalement dans la rade du port, et après avoir passé les divers contrôles, lâchons l’ancre.

A quelques dizaines de mètres du bateau, je reconnais immédiatement le Couperet, le navire du Lieutenant-colonel Macallan et de ses hommes. Je ne suis jamais en retard, et pourtant à chaque fois que je le rejoins quelque part, mon collègue semble avoir une longueur d’avance sur moi. D’un autre côté, peut-être que le Sous-Amiral Leto du G-6 a moins tendance à envoyer ses hommes en mission à l’autre bout du globe, lui… Je ravale ma fierté, me dirige au bout du pont, et comme à mon habitude m’élance dans les airs grâce à mon Rokushiki pour rejoindre le navire allié.  En atterrissant sur le pont du Couperet, je suis immédiatement reconnu par quelques soldats qui me saluent. Les événements récents semblent confirmer que ma réputation commence à me précéder sur les mers bleues. En chemin, nous avons croisé et combattu plusieurs petits navires pirates… Enfin, combattu, c’est vite dit : ils se sont très vite rendus, et sans opposer la moindre résistance. Et bien que ça ne devrait pas m’importer, étant donné que seul le résultat de mes missions compte… J’en tire un plaisir immense, me rapprochant peu à peu d’un de mes objectifs personnels : éclipser mon frère et redorer le nom de Raines.

Lieutenant-colonel Raines ! L’adjudant Jack Bowmore, homme de main du Lieutenant-colonel Macallan, m’interpelle depuis l’autre bout du pont.
Adjudant Bowmore. Je le salue d’un rapide garde-à-vous qu’il semble me rendre à la hâte, sans forcément attendre que je ne le lui indique. Bon, les manières et le respect du protocole, chez les Viandards, ça n’est toujours pas ça… D’un autre côté, ce n’est pas vraiment ça que je suis venu chercher chez eux. Le Lieutenant-colonel Macallan est dans ses quartiers ?
Non, vous venez tout juste de le manquer. Il vient tout juste de débarquer avec Kyara et James.

Malgré ma très bonne mémoire, j’ai besoin de quelques instants pour me rendre compte que Bowmore parle des deux autres aides de Macallan. Quelle idée, aussi, de les appeler par leurs prénoms au lieu de leurs noms de famille. Je lui fais un signe de la tête et prends congé comme je suis arrivé, en m’élançant dans les airs.

Je me retrouve rapidement sur un des quais du port, où de nombreux hommes et femmes en uniforme s’affairent. Effectivement, il est raisonnable de penser que la prise d’une île de cette échelle ne se fait pas sans mal. Je parviens finalement, au milieu de toute cette agitation, à me faire aiguiller le bureau dans lequel je retrouve mon collègue et ses hommes, appuyés sur un bureau et visiblement en train de consulter des cartes. Alors que je rentre dans la pièce, Glendronach regarde par-dessus son épaule et tape Macallan sur la sienne pour lui notifier de ma présence. Le marine se relève et se retourne vers moi.

Raines. Il hoche la tête.
Macallan. Je lui rends la pareille, puis me tourne vers ses hommes. Glendronach. Talisker.
Lieutenant-colonel. Nous étions justement en train de passer en revue les dossiers de Sissy sur ce fameux Dr. Argilo.
Oui, je l’ai eu par escargophone avant mon départ du G-4. Elle m’a confirmé qu’il était bien sur sa liste de cibles à neutraliser, comme Kripke et Magnus, et m’a fait transmettre ce qu’ils ont sur lui.
Malheureusement, ça ne sera pas aussi simple dans ce cas là. Argilo est un cafard, il se cache dans un trou sombre. Sissy sait qu’il opère depuis une clinique clandestine, mais ses hommes n’ont pas réussi à la localiser… Macallan siffle entre ses dents, visiblement énervé à l’idée de devoir chercher plus que de raison celui dans qui il aimerait bien coller son pied de biche fétiche.
Oui, ils n’ont même pas réussi à restreindre le périmètre des recherches. Vous ne croyez pas si bien dire, en le qualifiant de cafard…
Ouais… Il va falloir la zone au peigne fin, interroger les habitants… Macallan râle, et je peste également. Je n’ai aucune envie de me lancer à nouveau dans des recherches interminables, à devoir violenter une racaille qui ne veut pas me répondre comme au Cimetière d'Épaves…
Je sais que ça ne sera pas une partie de plaisir, et je m’en veux un peu de vous traîner la dedans. Mais dans tous les cas, Lieutenant-colonel… Merci d’avoir répondu à mon appel.

Le remerciement est sincère. C’est une mission de routine, un nom de plus sur la liste du Commandant d’élite Bathory à rayer… Et très honnêtement, je pourrais continuer mon investigation et m’en occuper seul. Mais dans un monde où nous sommes souvent livrés à la solitude de l’océan… Je suis content de pouvoir m’entourer d’alliés.
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Comme on dit, on prend les mêmes et on recommence. Nous voilà de retour sur Zaun, prêts à frapper bien fort une nouvelle fois. Plaisir non dissimulé de revoir ce bon vieux Raines, le genre de gars sur qui on va pouvoir compter quand ça va commencer à péter dans tous les sens. Cette fois-ci, c’est un scientifique qu’on est venu choper, Tif Argilo, un putain d’cinglé, paraît qu’il se prend pour Dieu avec ses expériences. Si la première partie de la mission m’parait un peu emmerdante, la seconde partie me plaît bien. Une fois qu’on aura exfiltré l’autre tordu, y’aura plus qu’à démolir sa.. « clinique ». Et tu peux m’croire, quand il s’agit de démolir quelque chose, j’suis toujours le premier. Kyara laissée en retrait pour assurer la liaison avec Jack et le navire, me voilà en debrief avec Raines. À ce qu’on raconte, il a pas mal fait parler d’lui dernièrement, un élément prometteur, je ne le dirai jamais assez, mais il faudrait vraiment plus de gars comme lui.


On m’a dit que notre gars peut se trouver dans l’coin d’Ord Mantell. Mais j’ai entendu parler de galeries souterraines.. « Shad » ou un truc du genre. Faudra aller jeter un œil.


James hoche la tête, le Doscarien est gonflé à bloc comme toujours. Sûrement pour ça qu’on s’entend bien, quand il s’agit de castagne il est toujours là. Première cible localisée, on monte une équipe et tout ce beau monde s’met en route. James embarque un escargophone dans son paquetage, histoire de demander un appui en cas de pépin. Prévoyant ? Il faut bien l’être, généralement quand je pars en mission, y’a toujours un truc qui finit par me tomber sur le coin de la gueule, j’dois être maudit. Enfin ça, depuis mon petit coup d’éclat sur Kikai No Shima, c’est une certitude que je le suis. J’en viens même à espérer que le fruit du démon que j’ai croqué puisse me conférer de la chance, ça rééquilibrerait sûrement les choses. Mais non, tu vas voir que j’découvrerai bientôt être capable de faire des bulles de savon avec le nez… On finit par arriver à quelques minutes de ce que les Zauniens appellent Ord Mantell. Une vaste plaine à l’aspect désertique au cendre de laquelle trône une espèce de patchwork infâme, une tour composée de plusieurs strates posées les unes sur les autres de façon bien degeulasse. Pas de gardes ou d’individus louches de prime abord.


Bon ben « y’a plus qu’à » j’imagine… James avec nous, vous trois vous restez postés ici et surveillez les allées et venues. dis-je en désignant trois de mes hommes.


Ne pas re-commettre l’erreur de foncer dans le tas avec toutes nos forces Wayne… En laissant certains d’mes gaillards en retrait, postés en couverture, je nous évite un quelconque effet de surprise et de potentielles déconvenues. Enfin j’imagine. Le reste du groupe se met en marche vers la grande tour et rapidement on se tient prêts à dégainer. Si mes récents passages sur cette île de tordus m’ont bien apprit une chose utile, c’est qu’le danger peut venir de toutes les directions et à n’importe quel moment. Un tireur embusqué aura vite fait de nous mettre un pruneau entre les deux yeux. J’reste aux abois, mais notre descente dans cette plaine se fait dans le calme. Quelques minutes de marche jusqu’à la grande tour, j’espère sincèrement qu’on va faire mouche d’entrée de jeu, les enquêtes et les recherches c’est pas vraiment mon fort j’dois dire. D’ailleurs, petite surprise en arrivant, on capte bien vite qu’on est pas seuls sur site. Pourtant Bathory n’a pas dit avoir envoyé des hommes… Tu m’diras, s’il s’agit de forces d’intervention de l’élite, c’est pas dit qu’ils aient annoncé leur présence.
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Ma mission principale est de mettre fin aux agissements de Ral ZAREK, le Voleur de Foudres. Peu importe les moyens et le temps que ça prend, je me dois de l'arrêter coûte que coûte. Du fait qu'il s'agisse de mon éternel Némésis, 'suis le plus à même de m'en occuper. Comme il laisse aucun survivant par principe, 'suis le seul à pouvoir me dresser contre lui et ses machinations obscures. Par le passé, à chaque fois que je l'ai croisé, j'ai toujours été en mesure de résister, contrairement à la norme. Je connais le fonctionnement de ce type dangereux plus que quiconque, il est donc normal que cette tâche délicate et ardue me revienne. Les gens peuvent y voir d'un mauvais œil que ça soit moi qui dois accomplir ce devoir au point de m'y trouver obsessionnel, mais j'en ai rien à foutre! Y'a aucun intérêt de mettre un novice sur le dossier, car mon rival en fera qu'une bouchée. Sauf que cette fois-ci, je fais plus que tenir le coup. Je le traque. Et même s'il m'échappe encore une fois, je sais que c'est qu'une question de répit.

Avec une équipe réduite, 'suis au pied d'Ord Mantell, cet hôpital à l'architecture affreuse en plein centre de Zaun. De base, ça ressemble à rien, mais depuis ma petite visite avec l'aide du Commodore Anton TORRES de la 91ème Division de la Brigade Scientifique, l'endroit est encore plus sens dessus dessous... Maintenant, c'est sécurisé, mais ça reste temporaire. Des corps jonchent çà et là autour du site, car les gus ont cru pouvoir nous retenir. Une perte de temps! 'Sûr, j'ai retourné l'édifice à l'envers dans le seul but d'y chopper Ral. Seulement, je me suis heurté à des complications, et résultat, il est encore en cavale. Et comme il s'échappe facilement par les airs, ça rend la recherche plus insupportable et fastidieuse. Avec mes connaissances et mon intuition, je peux éventuellement prévoir sa prochaine destination, mais malheureusement, 'va me falloir plus d'élément pour ça. Alors que je laisse Anton quitter les lieux, je m'adresse à ma petite troupe.

« À défaut de rater notre proie, on peut au moins dire "bonjour" à notre façon aux scientifiques du coin, histoire de dégoter de nouvelles trouvailles. 'Possible que ces lascars fricotent avec Ral, vue comme ça pollue de vermines ici et que c'est bien son genre. »

Comme le Voleur de Foudres est un ingénieur comme moi, il fait souvent des affaires avec des rats de laboratoire. J'ignore ce qu'il magouille, mais ça semble tellement important pour lui. Je pense pas vraiment dénicher une piste fiable, mais ça coûte rien d'essayer. Je me tourne ensuite vers l'une de mes officières, la Lieutenante d'Élite Karen LYONS.

« Karen? »

Relevant la tête, ses cheveux blonds se mettent à virevolter.

— « Oui? »
« Appelle des volontaires. Nous avons besoin de plus de gars. Puis, vois avec les Marines qui contrôlent le port pour leur remettre notre prise. »

Le toubib qu'on a capturé se nomme Otto WALSZ. C'est lui qui s'est occupé de la prothèse de mon Némésis. Pour le moment, il parle pas beaucoup. Il est surveillé par l'un de mes soldats, John BROWN. Dans le milieu, on l'appelle John aux marrons, car il adore distribuer des marrons dans tous les sens du terme. 'Pourrait être facile Lieutenant, mais il préfère avoir zéro responsabilité et juste castagner des criminels. Quand il faut se lancer dans le traque, je peux compter sur lui, car il a du flair pour ça. Enjoué, il peut pas s'empêcher de s'exprimer.

« C'est une bonne idée, ça. Avec un peu de chance, je pourrais tomber sur un type à ma hauteur. »
« T'emballe pas trop, John. 'Pas sûr de trouver des pointures, je te rappelle qu'on est sur les Blues... »
« Ouais, mais ça n'a pas empêché Ral de se pointer sur Boréa et sur Zaun. Et si on recroise des costauds comme GORCHKOV, il faudra bien que je m'en occupe. »
« Je te le fais pas dire. »

Le Titan des Mers, mon navire, est positionné à l'opposé du port principal. Comme Ral connaît mon bâtiment imposant, j'ai préféré joué la carte de la discrétion. Et il est inutile d'envoyer mes gars au casse-pipe, d'où le fait qu'on soit si peu nombreux. J'ai utilisé un sous-marin que j'ai laissé à Nar Shadaa. Après, 'sûr que saccager Ord Mantell est pas vraiment ce qu'on peut dire un acte qui passe incognito. Seulement, dès que mon rival sait que je suis à sa porte, alors autant tout défoncer. En parlant de ça, du fait que je dois poiroter, je vérifie rapidement la plupart de mon équipement et tout mon aspect cybernétique. Il faut dire que mon précédent affrontement a froissé la tôle qui me compose. Et je peux pas me permettre de partir au combat avec une panne. Alors que je bidouille mon bras mécanique, je vois que ça se pointe à l'horizon. C'est assez loin pour avoir le temps de se préparer, mais je fais signe à mes compagnons de se tenir prêts au cas où.
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Je suis ravi de constater que Macallan et moi sommes sur la même longueur d’onde. Bien que la clinique du Dr. Argilo se trouve sans doute planquée dans les bas-fonds de Nar Shadaa… Commencer les recherches à Ord Mantell est loin d’être une mauvaise idée. Après tout, maintenir un établissement médical, clandestin ou non, demande de trouver un moyen de s’approvisionner en matériel et en drogues… Et avec la prise de contrôle d’un des deux seuls ports de l’île par la marine, il y a fort à parier que les filières de livraisons classiques sont perturbées… Et qu’il faut donc se rabattre sur d’autres moyens. Détourner les ressources du plus grand hôpital de la zone paraît être le choix le plus logique… Et il y a donc fort à parier qu’on y trouve un témoin ou un complice, quelqu’un au moins capable de nous aiguiller dans la bonne direction.

Nous arrivons finalement à Ord Mantell. Il s’agit d’une espèce de tour quasi brinquebalante dont les cinq étages semblent avoir été empilés au hasard. L’endroit est poussiéreux, et semble sur le point de s’effondrer… Et ma première réaction est naturellement de me demander comment on peut parvenir à soigner des gens dans un endroit pareil. Pourtant, cet “hôpital” de fortune est réputé dans tout North Blue comme étant à la pointe du traitement des cas les plus difficiles. Je continue d’avancer, la tête levée vers cette structure particulièrement étonnante. Le Lieutenant-colonel Macallan m’arrête alors, en me barrant la route avec son bras.

Yep, ne vous en faites pas, je l’ai vu aussi… Je réponds à son geste à voix basse, alors qu’il me prévient que nous ne sommes pas tout seuls. Deux soldats portant un uniforme de l’élite s’avancent vers nous, méfiants. Derrière eux, difficile de louper et de ne pas reconnaître le Commandant d’élite Baal. Déjà, parce qu’il est immense : il doit mesurer presque trois mètres, et semble faire partie de la même espèce que ces mastodontes comme Skellington. Ensuite, il y a tout l’ensemble de prothèses cybernétiques dont il est truffé… Et qui sont d’une qualité bien supérieure à celles des cyborgs que je croise tout récemment. On voit clairement la patte et le savoir-faire de la brigade scientifique. Dans tous les cas, c’est un officier de l’élite dont j’ai entendu parler. Quelqu’un d’efficace, procédurier… Mécanique, comme on pourrait s’y attendre. En somme, quelqu’un avec lequel je ne peux que bien m’entendre… Et ce même si son surnom, partagé par d’autres officiers de la marine, “le briseur de rêves”, me paraît particulièrement pompeux et mal choisi.

Commandant d’élite Baal. Soldats. Nous sommes les Lieutenant-colonels Macallan et Raines, du G-4 et G-3. Une introduction simple et sobre, accompagnée d’un salut militaire en bonne et due forme. Bien qu’en nous regardant et en nous comparant, Macallan et moi-même ne semblons pas avoir le même grade… J’ai le mérite de bien représenter ma fonction et de rassurer nos interlocuteurs sur notre identité. Comme à mon habitude, je porte de manière impeccable mon uniforme sur lequel sont parfaitement alignées et lustrées les médailles que j’ai gagnées durant mon service. Le Commandant d’élite Baal hoche la tête.
Que font deux officiers de la régulière dans une zone où a lieu une opération de l’élite ?
Je suis actuellement en mission pour le compte du Sous-Amiral Niromoto, du G-3.
Vous êtes pourtant loin de West Blue…
Effectivement, une piste que je suis m’a conduit à la recherche d’un docteur qui agirait depuis Zaun. Je commence à lui expliquer la situation. Et comme l’individu en question semble également être sur la hit-list du Commandant d’élite Bathory, nous avons pensé pouvoir faire d’une pierre deux coups. Quant au Lieutenant-colonel Macallan, il l’a pas mal épaulée pour toute son opération sur l’île et m’assiste aujourd’hui.

Je vois… Il commence, pensif, puis reprend. Votre Tif Argilo, là… Il s’y connaît en prothèses ?

Mon regard se fige, surpris qu’il mette directement le doigt en plein dans le nœud du problème. Le sentiment de confusion ne dure pas, et je me ressaisis relativement rapidement.

Euh… Oui, il y a une forte possibilité. C’est un chirurgien clandestin de la pègre. Je le cherche parce que j’ai des raisons de penser qu’il est impliqué dans un vaste trafic d’organes et d’êtres humains qu’il augmente avec des implants cybernétiques pour le compte de divers criminels.
Intéressant… Vous pensez qu’il est à Ord Mantell ?
Non. Il y a de plus fortes chances pour que sa clinique soit planquée dans les tréfonds de Nar Shadaa. Nous pensions dans un premier temps questionner les civils ici pour voir si le nom leur dit quelque chose.
Je ne sais pas s’ils seront très coopératifs avec la marine. Je viens un peu de retourner l’endroit.

Je relève la tête vers Ord Mantell. De me dire que c’est ici, dans ce patchwork d’architecture que les gens du coin sont le mieux soignés… Je comprends un peu mieux pourquoi cette île est le taudis qu’elle est. L’accès aux ressources basiques, dont l’éducation et les soins, est primordial au développement d’une société. Quand ses citoyens ne peuvent pas s’assurer de rester en bonne santé, quel intérêt à penser à l’avenir ? C’est la pente glissante vers une vie d’immédiateté, qui conduit indéniablement au crime. Alors… Si même la marine saccage ces centres de soins, quel espoir donnons nous aux habitants ? Mon regard se porte sur l’individu qui se trouve ligoté non loin du Commandant d’élite. Au vu de son accoutrement et du sang sur sa tenue, c’est un médecin. Ou un charcutier. Ou les deux. Une vraie question sel ou poivre. Dans tous les cas, je n’ai aucun doute quant au fait que le Commandant d’élite Baal a toutes les bonnes raisons d’être intervenu et d’avoir capturé cet individu… Mais tout de même… Faisons-nous le bon choix, par rapport à Zaun, de débarquer et de faire courber l’échine à l’île par la force ? Peut-on espérer autre chose qu’une résistance justifiée et une rancœur qui en découlera ? Peut-être. Après tout, quand on veut s’occuper de son jardin, on commence toujours par arracher les mauvaises herbes. Et Tif Argilo a tout l’air d’être un sacré chiendent. D’ailleurs…

Si je peux me permettre, Commandant… Pourquoi cette question précise, tantôt, quant à l’expertise prosthétique de Tif Argilo ? Vous avez des informations sur ce réseau qui pourraient m’aider ?
Malheureusement non… Mais je suis moi-même à la recherche d’un criminel qui m’élude depuis quelque temps, Ral Zarek. Il est venu sur Zaun pour se faire rafistoler sa prothèse que je lui ai salement amoché à Borea… Il marque une pause, et désigne d’un hochement de la tête la structure derrière lui. Je l’ai retrouvé à Ord Mantell, mais il a de nouveau réussi à fuir. Alors peut-être que ça peut valoir le coup que je fouille du côté de votre Tif Argilo…
On peut toujours faire équipe sur ce coup là. Vous nous aidez à traquer Tif Argilo, et si votre Ral Zarek se trouve bien avec lui, on vous assiste pour le capturer.

Je me retourne vers mon collègue.

Ce serait bon pour vous, Macallan ?

Avec le Commandant d’élite Baal à nos côtés, cette mission ne devrait être qu’une simple formalité, et le plus pénible sera sans doute simplement de taper chaque tas d’ordure du coin du bout de la botte en espérant voir les nuisibles en sortir en rampant. En plus, il a déjà appréhendé un individu à questionner… Et à trois dessus, quelque chose me dit que le docteur-charcutier va très vite se mettre à table et nous dire ce que nous voulons savoir.
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Est ce que ça me convient ? J’suis plutôt de l’école « plus on est de fous plus on rit » et puis ce commandant d’élite m’a l’air pourvu d’un sacré attirail. Aucun soucis pour moi en ce qui concerne la coopération avec la marine d’élite, ce sont pas tous des abrutis écervelés finis à la pisse comme on a déjà pu me dire par le passé. Tiens par exemple le petit Lex Regalia avec qui j’ai bossé sur Jaya.. ça c’était un gars sur ! Fin bref tout ça pour dire que l’aide de l’officier Aran ne sera pas d’trop, surtout si on peut écourter la partie « chasse à l’homme ». On bouge rapidement, direction Shad’ pour tenter de mettre la main sur notre gars. Et au terme d’une interminable marche, nous voilà devant ce que je qualifierait littéralement de trou du cul du monde. L’entrée d’une grotte gigantesque, sombre et humide comme j’aime. Tu sens d’emblée qu’il pourrait s’agir d’un repaire de malfrats et comme d’hab on va me dire « tout doux Macallan, on parle avant de frapper ». Quelques gars laissés aux abords de l’entrée, petit signe de main comme pour indiquer que l’honneur revient à Raines, voilà qu’on lui emboîte le pas Baal et moi.


On garde les yeux bien ouverts James…

Reçu.


Ah ce Doscarien.. toujours prêt à dégainer et à tirer dans l’tas quand la situation l’exige. On commence donc notre périple dans ce long ensemble de dédale souterrain. Au centre une rivière d’eau noirâtre dans laquelle j’ai pas franchement envie de faire trempette, des lumières se reflètent sur les parois ici et là et.. BORDEL DE MERDE C’EST QUOI ÇA ?! Rapide sursaut y’a cet espèce de mec l’aigrelet en haillon qui vient de surgir de je n’sais où et qui est parti en courant en nous apercevant. J’ai entendu parler des.. hum.. occupants.. de Shad’. Les Loosers ? Ouais c’est comme ça qu’on appelle ces pauvres diables. Parait qu’il s’agit de déchets de la société Zaunienne, de types qui ont perdu leur « grand combat existentiel ». Le combat de la survie hein… J’imagine que c’est pas le genre de bail uniquement réservé aux Zaunien. C’est alors que James dégaine son fusil et le pointe sur les hauteurs derrière nous à l’intérieur du tunnel, je fais halte.


On est épié, j’ai un contact visu. Permission de faire feu ?

On s’calme.. voyons d’abord de qui il s’agit.


Le Doscarien baisse son fusil et je fais quelques pas dans la pénombre. Y’a effectivement une petite masse qui gigote un peu plus haut. Mes yeux s’habituent à l’obscurité mais c’est pas suffisant j’arrive pas trop à comprendre c’que c’est. Soudain le truc se met à bouger, rampe sur le mur.. puis sur le plafond… Et c’est là que ça nous tombe dessus. James réagit aussitôt, dégainant son couteau pour taillader la bestiole. Un scorpion… Un PUTAIN DE SCORPION gigantesque qui grouille juste là devant nous ! Je dégaine mon pied de biche et le frappe de toutes mes forces en prenant le soin d’esquiver sa queue. Jetant un rapide coup d’œil à mes acolytes, je constate avec dégoût que d’autres de ces bestioles nous foncent dessus…
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Au moins, ça fait plaisir de savoir qu'ils savent se battre. Je connais pas vraiment leur profil, mais de ce qu'on dit, z'ont l'air d'êtres prometteurs. Une montée fulgurante dans les échelons pour être d'une efficacité redoutable sur le terrain. Je suis pas étonné de voir Sisi faire appel à eux. 'Veulent pas venir dans l'Élite? Toujours est-il qu'ils sont les premiers à engager le combat. Par contre, 'sont sans doute pas au courant, mais faut pas guetter seulement en haut, ça grouille aussi en bas. Le sol est glissant à cause de l'humidité et le chemin est complètement escarpé. En contrebas, on peut encore voir des stalagmites aiguisées et un autre accès tout aussi dangereux. Je donne immédiatement mes instructions à mes gars.

« John, va épauler les soldats du Lieutenant-Colonel MACALLAN. Karen, avec moi. »

Sans perdre une seconde, je saute avec mon officière sur le second chemin en contrebas. Ça pullule d'autres Scorpions Géants. Avec tout mon poids, j'en écrase un facilement. Karen, quant à elle, utilise son marteau de guerre pour percuter le sol violemment tout en délivrant une charge foudroyante. Sous l'effet du choc combiné à l'électricité, plusieurs de ces infâmes bestioles se retrouvent soufflées hors de notre portée et totalement grillées. 'Faut dire qu'elle se ménage pas. D'ordinaire, elle forme un duo avec un autre de ses collègues, mais avec moi, elle est tout autant redoutable. Jouant avec son arme dans tous les sens, elle dégomme un à un les monstruosité du coin. De mon côté, j'utilise Sombracier, mon bras mécanique, pour me défaire de ces choses affreuses. De temps en temps, je fais parler mon lance-flammes pour repousser autant d'arthropodes que je peux. J'ignore ce qu'il se trame là-haut, mais parfois, de la caillasse nous tombe dessus.

— « On avait plus de chances tout à l'heure. Il y en a d'autres qui viennent. »
« J'te le fais pas dire! »

Se mettant dos à dos, on combine nos efforts pour repousser l'invasion. Je me demande si c'est pas un coup d'ARGILO pour nous empêcher d'avancer, mais j'ai jamais vu autant Scorpions Géants en une fois. Alors qu'on se bat main dans la main, Karen et moi, j'entends un homme tomber. Je lève alors la tête pour tenter une récupération et je réalise qu'il s'agit du Lieutenant-Colonel MACALLAN. Instinctivement, je le rattrape avec Sombracier avant qu'il chute encore plus bas dans le gouffre. Alors que je ressers mes doigts dans le creux de ma main pour éviter qu'il glisse, il se met à faiblir à cause de mon alliage en Kairōseki. La seconde d'après, je me mets à hurler comme un gamin qui découvre une araignée.

« OH, BORDEL! C'est un putain de Fruité!! »

Je pivote dans la foulée pour le ramener hors du vide et le mettre en sécurité près de nous. Je peux être sûr que le Lieutenant-Colonel RAINES est également témoin du haut de son perchoir. Le sourire à l'envers, je le laisse reprendre conscience. Je déteste les utilisateurs du Fruit du Démon. Ça me fait resurgir de mauvaises pensée. Par le passé, je flirtais avec une nana qui en avait mangé un, rien de bien extraordinaire. Un Zoan insignifiant de mémoire. Elle a malheureusement croisé le chemin de Ral. Mon rival a pas hésité à la tuer pour revendre le FDD derrière. Pendant que je sombre dans mes souvenirs, Karen nous fait remarquer qu'il y en a d'autres qui viennent.

— « Il faut qu'on avance et trouver un endroit plus sûr. »

Je suis pas contre. J'espère que les gars de la Régulière vont capter.
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