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La Coalition Raciale

Chapitre 3 : La Coalition Raciale


Après avoir suivi Shoga et sa troupe au sein du QG d'Orange Town, et de s'être restauré avec eux, Aquila décida d'aller à l'infirmerie afin d'être soigné et prendre un peu de repos. Ne connaissant pas les locaux, il demanda où elle se trouvait et bien évidemment, Shujin accepta de l'accompagner, ce qui rajouta un stress sur les épaules du bretteur.
Mais bon, Shujin était un "homme" bizarre, certes, mais sur qui on pouvait compter. C'est ainsi que les deux hommes partirent en direction de l'infirmerie. Sur le chemin, le soldat faisait tout pour draguer et connaître un peu mieux Aquila. Bien éduqué, il répondait aux différentes questions sans vouloir vexer Shujin. En effet, si Aquila venait à lui sortir qu'il n'était pas son genre et que son cœur était pris par une femme, qui sait quel genre de cataclysme il serait capable de créer.

Lorsqu'ils arrivèrent devant la porte de l'infirmerie, Shujin ouvrit la porte, entra et prit une pause de culturisme, déchirant une nouvelle fois ses vêtements :


"Docteur, je vous amène un ami. Voulez-vous que je vous aide à l'ausculter ?"

Le médecin regarda Aquila et vit qu'il était mal en point. Ensuite, il regarda Shujin et lui dit :

"Merci, mon grand. Mais je préfère m'en occuper seul. Va changer tes vêtements, même si t'as prise de muscles est impressionnante !"

"Comme vous voudrez !"

C'est ainsi que Shujin quitta l'infirmerie, tout en faisant un clin d'œil à Aquila, qui eut un frisson du plus glacial qui lui parcourut l'échine.

"Pardonnez-le. Il est un peu bizarre et c'est un bon garçon. Disons qu'il est un peu trop émotif."

"Je m'en suis rendu compte. Merci de prendre de votre temps pour moi."

"Aller ! En sous-vêtement et installez-vous sur le lit que je regarde dans quel état vous êtes."

Un peu gêner, Aquila s'exécuta et s'assit sur le lit. Le médecin regarda Aquila sous toutes les coutures et à part quelques bleus par-ci par-là ou de légères coupures, vite cicatrisées, dues au précédent combat, Aquila était en bonne santé. Il était juste très fatigué. Quand le médecin lui demanda qu'est-ce qu'il l'avait mis dans cet état, il lui raconta son périple, et le médecin poussa un grand soupir, se disant qu'il venait d'hériter d'un nouveau forçat du combat. Une fois qu'il eut terminé son auscultation, il lui dit de prendre du repos et de rester ici pour dormir. Aquila accepta, remis son t-shirt et son pantalon, posa ses armes non loin de lui, ainsi que ses chaussures et sa veste, puis il s'allongea sur le lit, afin de dormir et de récupérer.

Le lendemain, après avoir passé une bonne nuit, Aquila se réveilla, s'assit sur le bord du lit, fit craquer sa nuque et ses épaules, puis finit de s'habiller et de se chausser. Le médecin le regarda et lui dit :


"Bonjour. Comment allez-vous ?"

"Beaucoup mieux, je dois dire ! Je vous remercie."

"Tant mieux. Tient, je vous ai apporté votre petit-déjeuner."

"Oh ! Merci, c'est gentil."

Aquila prit le plateau contenant la nourriture et mangea tout en discutant avec le médecin de tout et de rien. Lorsqu'Aquila lui sortit qu'il voulait devenir chasseur de primes, le médecin lui conseilla d'aller à l'accueil du QG afin de faire sa licence.
Une fois qu'Aquila eut fini son petit-déjeuner, il remercia le médecin, prit le plateau et lui dit qu'il le porterait au mess du QG. Aquila déambula tranquillement dans le QG, certains soldats le regardèrent bizarrement, se demandant ce qu'un civil foutait dans une enceinte militaire. D'autres avaient vu le dit civil accompagné le Colonel Shoga et certains de ses soldats, donc savaient que c'était un invité. Une fois rendu au mess, Aquila posa le plateau et remercia les cantiniers pour le repas, puis il partit en direction de l'accueil du QG, afin d'accomplir une partie de son destin.

Lorsqu'il arriva au bureau de l'accueil, il regarda le soldat en charge de la réception et lui demanda :


"Bonjour. J'aimerais obtenir une licence de chasseur de primes, s'il vous plaît."

"Bonjour. Pas de problèmes." Le soldat chercha les formulaires à remplir afin d'assouvir les démarches administratives. "Tenez, veuillez remplir ces documents, s'il vous plaît. Et il faudra payer la somme d'un million de berries, aussi. Une fois que ça sera fait, vous serez officiellement un chasseur de primes, et serez enregistré dans les registres du Gouvernement Mondial en tant que tel. Je vous conseille aussi d'aller sur West Blue où se trouve l'un des Quartier Généraux du Baroque Works."

"Le Baroque Works ? Qu'est-ce que c'est ?"

"Je ne sais pas bien. C'est une sorte d'organisation rassemblant pas mal de chasseurs de primes, apparemment."

"D'accord, j'irais faire un tour, à l'occasion. Merci."

Aquila se mit sur un côté de la réception pour ne pas gêner d'autres personnes, remplit tous les papiers demandés, ainsi qu'un mandat autorisant le Gouvernement Mondial à retirer la somme d'un million de berries sur son compte. Quand il eut terminé, Aquila donna les papiers au soldat, qui vérifia si tout était été en règle, puis lui dit :

"C'est parfait ! Je vous inscrits immédiatement dans les registres. Vous êtes officiellement un Chasseur de Primes. Bon courage à vous !"

"Merci. Une dernière question, savez-vous où je peux m'entraîner aux sabres sans risque de ne gêner personnes."

"Tout à fait ! Vous avez le Dojo Seigi qui se trouve en dehors de la ville, à deux kilomètres de là. C'est indiqué, vous ne pourrez pas vous perdre."

"Merci beaucoup. Au revoir."

"Au revoir, bonne journée !"

C'est ainsi qu'Aquila sortit du QG et prit la direction du Dojo Seigi...


Dernière édition par Aquila Risenkaul le Dim 9 Avr 2023 - 20:06, édité 2 fois
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Il est tôt, et comme à son habitude, le colonel Shoga est dans son bureau. Il a passé la nuit à compléter les dossiers en cours pour ce mois-ci. Il ferme le dernier dossier, et il se lève de son fauteuil en cuir, puis il pousse un bâillement terrible. Les soldats qui passent devant son bureau sont épris de stupeur, surtout les nouvelles recrues qui poussent un petit cri efféminé.

— Hiiiiiiiiiii… !!!

Sanglote un soldat.

— Bah, que t’arrive-t-il, matelot ?

Demande un vieux caporal dégarni.

— J’ai entendu une bête hurler, c’est normal ?

Le caporal regarde ses deux camarades à côté de lui, puis les trois se moquent du jeune.

— Hahaha !!! Tu ne crois pas si bien dire, jeune matelot. Il existe une rumeur dans cette base, il parait qu’un loup géant aurait mangé l’ancien lieutenant-colonel responsable de la base, et d’un seul coup. Il a englouti le défunt Sam Gallagher.

Le jeune soldat tremblote.

— C… C’est pas possible.

Le vieux agrippe le col du matelot.

— Tu me traites de menteur ?

Le matelot ne sait pas comment réagir.

— Écoute, ce que tu viens d’entendre, c’est le cri reproducteur du loup géant, il semble avoir jeté son dévolu sur toi. Si j’étais à ta place, je ne fermerais plus jamais les yeux, je ne dormirai plus que d’une oreille, par peur de recevoir la visite plus qu’amicale du monstre !

Dit-il en agrippant le col du soldat, ses amis se mettent à rire, tout comme le caporal. Subitement, une gigantesque ombre apparaît derrière les trois anciens.

— Hello, mes petits choux. Vous voulez jouer avec moi ?

Les trois anciens se mettent à crier comme de jeunes filles effarouchées.

— Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!

Hurlent-ils en courant. Le matelot ne bouge pas, il regarde la mystérieuse ombre se révéler.

— Oh, j’ai dû leur faire peur. Ma prise de muscle en effraie plus d’un.

Le commandant Shujin regarde le soldat, puis il pose son index droit sur ses lèvres et l’agite de bas en haut, le bruit fait rire le commandant. Shoga sort de son bureau en bâillant, le matelot souffle de soulagement en s’apercevant qu’il s’agit du colonel, et non d’un loup géant. Lorsqu’il voit son renard d’amour comme il l’aime l’appeler, Shujin lâche le soldat pour aller dire bonjour à son supérieur. Le jeune garçon retourne à ses responsabilités.

— Bonjour, colonel d’amour !

— Oh, Shujin, comment vas-tu aujourd’hui ?

— Je vais bien… Vous avez rêvé de moi, cette nuit ?

 Non, toujours pas. Bon, je vais prendre une petite douche et je vais m’entraîner au Dojo. Et vous, qu’avez-vous de prévu de faire, aujourd’hui ?

Le travelo réfléchi.

— Je vais m’amuser avec Anima, nous allons cueillir des fleurs ! Mais avant, une petite douche s’impose, je sens la sueur !

Les deux marins rentrent dans les douches communes, mais le petit Ninja les dépasse. Il a, lui aussi, en serviette blanche enroulée autour de sa taille. Les trois marins se douchent les uns à côté des autres. Shujin porte un bonnet de douche sur ses cheveux, tandis que Soma (le petit Ninja) mâchouille une sucette à la fraise, tout en regardant Shoga qui se brosse les dents avec une brosse à dents gigantesque par rapport à la norme humaine.

— On dirait une brosse à W.C., colonel.

Fais remarquer le Ninja.

— Roooh, mais laisse notre colonel tranquille, il est beau quand il se lave les dents.

S’exprime le travelo en se savonnant les pectoraux.

— Qu’est-ce que tu racontes, toi. Tu t’es vue avec ton bonnet à fleurs roses sur la tête, puis pourquoi t’as ça ?!

Shujin regarde le Ninja.

— C’est parce que j’ai les cheveux qui frisottent, après.

Soma lui balance la savonnette au visage, Shujin contracte ses muscles en prenant une pose de culturiste.

 Hm… Je vais te le faire payer !

Le travesti attrape sa serviette, et court après le Ninja en le fouettant. Le Shinobi est trop rapide pour se faire toucher. Shoga aime bien passer du temps avec ces hommes, leurs comportements décalés tranchent radicalement avec leurs responsabilités sérieuses. Le Minks termine de sa douche, puis il se sèche avec des serviettes, et il termine en se secouant dans tous les sens. Une fois secs, les poils mouillés du Minks doublent de volume. La simple vue des poils en bataille du colonel fait éclater de rire ses deux amis, Shoga se met, lui aussi, à rire lorsqu'il voit les cheveux de Shujin ébouriffés. Lors de leur course, le bonnet de douche du commandant est tombé par terre, et le travesti a reçu de l'eau sur ses cheveux.. Shoga attrape un grand peigne, et il rabat ses poils rebelles, puis il le passe à Shujin.

Ça pourrait vous servir, commandant.

Dit-il sur un ton moqueur. Puis, il sort des douches pour homme avec une serviette blanche autour de la taille. Il se rend dans ses quartiers pour se changer, et une fois son kimono noir enfilé, le voilà qu’il se dirige hors de la base. Il porte à son turban blanc Damoclès, son Meitou des grandes lames. Il se promène dans les rues d’Orange Town, les habitants le saluent. Il arrive très vite au Dojo Seigi, et il y trouve quelques têtes connues. Il y a plusieurs soldats et civils sur place, ils s’entraînent à l’art du Katana. Le Minks marche lentement. Et le bruit des tongs en bois sur le plancher, fait de la même matière, ne passe pas inaperçu. C’est soit ça ou la carrure gigantesque du colonel qui attire sur lui l’attention des élèves. Shoga se pose dans un coin, puis il observe.
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“Vous ne vous demandez pas ce que l’on fait ici?”
Benitio Miriage regardait le ciel d’un air songeur. L’un des moments où il semblait d’humeur à méditer. Juste à côté de lui se tenait son Supérieur et Ami Arsène Alighieri, simple Lieutenant de la Marine mais également l’un des quelques véritables Noble servant le Gouvernement sur le terrain.
“Ce que l’on fait ici? Eh bien... C’est l’un des mystères de la vie non? Comment nous sommes arrivés jusqu’à ce point. Comment tout ce monde s’est peu à peu construit.”
Benitio le regarda d’un regard scrutateur. Une petite goutte de sueur perlant de son magnifique front pratiquement chauve à l’exception d’une touffe de cheveux impeccablement peignés.
“Non je veux dire, vous ne vous demandez pas ce que l’on fait en plein soleil alors qu’il fait une telle chaleur?”
Répondit-il alors en pointant un peu d’ombre créer par un arbre à même pas 5 mètres d’eux. Arsène regarda l’ombre, puis Benitio, puis l’ombre de nouveau. Puis encore Benitio avant de se racler la gorge.
“Heu... Oui en effet. Mettons nous à l’ombre.”

L'île d’Orange avait un climat assez chaud par nature; c’était ce qui avait permis la culture de nombreux fruits et légumes qui en plus de la pêche avait permis à l’île de devenir un coin raisonnablement bien fixé pour le petit commerce et de donner à l’île une certaine autonomie.
La 473 ème division de Marine s’y était installée et avait réussi à s’implanter confortablement avec la population qui au départ avait eu quelques objections. Cependant les nombreuses attaques pirates comme celle encore récente dans les mémoires des Chapeaux de Fer avait fini de rendre la protection de la Marine indispensable.
De plus, il y avait le souci de la Malvorange -plante carnivore capable de se déplacer et d’activement chasser- qui posait la question de la fertilité du sol. Mais des mesures étaient en cours de déploiement pour résoudre le souci.
Aujourd’hui, c’était une journée banale. L’après-midi venait débuter et malgré un épais nuage menaçant au loin qui semblait se rapprocher; rien ne laissait paraître des soucis.
“Où en est le ravitaillement du Tempest?”
“De ce que j’ai compris, il ne reste plus qu’à charger les vivres si l’on reçoit un ordre de départ et nous pourrions lever l’ancre en une dizaine de minutes.”
“Et l’équipage?”
“Le moral est au plus haut. Et depuis votre retour de Shimotsuki, tous semblent essayer désormais de s’essayer au Katana plutôt qu’au sabre d’abordage.”

Levant un sourcil devant cette information. Le Noble plaça machinalement sa main sur le fourreau de son arme. Yubashiri. L’un des Meitous de Troisième Rang et certainement l’une des plus connues.
“A ce point?”
“Capitaine... Vous réalisez que vous portez quand même une part de l’Histoire non? A chaque fois que vous êtes sur le pont, il y a toujours quelques regards qui se portent sur votre Katana. Et tout le monde cherche désormais à y faire honneur. On a même eu plusieurs demandes de partir en permission prolongé à destination de Shimotsuki après votre petite démonstration de la semaine dernière!”

La semaine dernière, Arsène avait proposé à son équipage un petit tournoi alors qu’ils étaient en mer. Les dix finalistes auraient alors la chance d’affronter le Lieutenant/Capitaine du Tempest dans une petite confrontation d’entraînement.
Dix combats que le Lieutenant avait remporté sans difficulté. Mais qui semblait également avoir eu un impact sur l’envie de beaucoup des membres d’équipage pour devenir tout aussi doué. Sauf que , cela Arsène ne s’en était pas véritablement rendu compte. Il voulait juste jauger les progrès de ses soldats et prodiguer conseil et entraînement.
“Y’a un particulièrement spécial. Un seconde classe, Shawn Dwolf je crois.. Il vient tout juste d'arriver dans l’équipage mais il à quelque chose. En quelques jours il est devenu aussi bon bretteur que le meilleur de nos premières classes."
“Vraiment?”
“Et il a une présence intrigante. Je ne serais pas surpris qu’il vous tape dans l'œil quand vous le verrez en action.”

Acquiesçant devant cette déclaration. Arsène se posa une main sur le menton, réfléchissant. En effet, il devrait peut-être voir cette recrue en action. Si Benitio était intrigué, c’était que ce jeune avait quelque chose. Mais pour l’heure...
“Continuez à surveiller le Tempest. Je vais aller voir le Colonel. Nous avons peut-être reçu des ordres, le QG adore envoyer les directives en début d’après-midi.”
“Bien compris.”
“Ho, et peut-être sortez un baril de poudre. Si il n’y a rien de prévu, je pense que l’on fera un exercice au tir, cela permettra aussi pour moi de découvrir ce Shawn.”

Un simple geste de la main de Benitio. Un pouce levé pour être exact lui suffit comme réponse, peu protocolaire. Mais l’équipage du Tempest avait une approche légèrement plus relaxé entre eux. Et cela valait également entre les supérieurs du navire.
Se séparant, Benitio part en direction du Tempest. Arsène quant à lui se dirigea vers la ville, là où se trouverait très certainement Shoga.
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La routine de la vie de caserne c'est chiant à pierre fendre. Les jours se suivent et se ressemblent. Je me lève, me grille une blonde, esquive Shujin, petit déjeune, vais au Dojo, esquive Shoga, me douche, esquive Shujin, déjeune avec tout le monde, esquive tout le monde, m'isole dans les bois, retourne à la caserne pour des exercices en groupe, me douche à nouveau, esquive Shujin, encore, me plante au bar et boit quelques bières, dîne avec tout le monde, fuit tout le monde, m'enferme dans ma chambre, m'allonge, regarde le plafond en détestant ma vie, puis, enfin, je dors.

Ce matin est donc un matin exactement comme les autres. Sauf que… j'en ai marre alors… au diable la routine! Je vais me laisser attraper par Shujin! Voilà, de toutes façons, il se passera quoi? Je ne suis clairement pas sa came alors je ne pense pas risquer grand chose. Et que dire, je m'attendais à tout… sauf à ça! Cueillir des fleurs? Franchement? Bon, au moins ça casse la routine… Me voilà donc à arranger un bouquet en fonction des couleurs qu'on trouve dans la nature…Et, après une heure, je dois me rendre à l'évidence… je n'ai aucun talent pour l'arrangement floral! Mes gerbes de fleurs ressemblent plus à du vomi d'elfe qu'à un truc qu'on offrirait.

Mais mon exubérant supérieur, lui, à passé un super moment. Il n'a pas cessé de bavasser sur les hommes qu'il trouvait à son goût, notamment un petit nouveau qui brigue la licence de chasseur de primes. Or, comme les hommes ne m'intéressent pas, ses babillages incessants sont rentrés par une oreille et ressortis par l'autre. Ce n'est qu'à la fin de notre excursion qu'il me tend un magnifique bouquet. Là, je ne comprend plus rien.

"Merci, mais tu… enfin, tu n'est pas de l'autre bord?"

"Ben si, mais toi aussi, non?"

Là, je suis sur le cul, il m'a grillée sur mes préférences? Quoique, c'est sans doute parce qu'on est plus semblables que je ne veux bien l'admettre qu'il à senti ça en moi. Cependant, je ne comprends toujours pas.

"Mais tu veux que j'en fasse quoi?"

"Ben... que tu l'offres à la jolie serveuse du café où tu vas toutes les fins d'après midi! Tu crois que je ne t'ai pas vue la dévorer du regard, petite coquine?"

Je rougis légèrement, à la fois à cause d'une certaine gène de m'être fait démasquée sur quelque chose d'aussi intime, mais aussi car son attention me touche. Et ça fait longtemps que quelqu'un n'avait pas fait vibrer ce petit quelque chose en moi qu'on appelle une âme. Je le regarde, lui souris, l'embrasse sur la joue et lui lance un :

"Merci, t'es un frère!"

Je file donc, bouquet en main, en direction de mon petit rade habituel, pour proposer à Judith, la jolie serveuse, un rencart. Comme quoi, casser la routine, ça a du bon!


Dernière édition par Anima Labrusca le Ven 6 Jan 2023 - 16:11, édité 1 fois
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La coalition raciale
Les rayons du soleil passant à travers la fenêtre, le chant infernal du même coq qui se met à beugler chaque matin pour avertir toute la population que le soleil est bel et bien levé et les quelques bruits de pas ça et là dans la caserne. S'il y a bien un moment de la journée que la Cornue déteste, c'est bien le matin. Et s'il y a bien une chose qu'elle déteste le matin, c'est ce foutu coq. En ouvrant les yeux dans une mine à la fois fatiguée et agacée, elle serrait les dents en essayant d'ignorer ce volatile pendant quelques secondes avant de se redresser tout en s'écriant.

« On sait bien que c'est l'matin saloperie de piaf, pourquoi tu la fermes jamais ?! »

Dans le Cimetière d'Épaves, ce piaf serait déjà en train de rôtir embroché au dessus d'un bon feu de camps pour nourrir tous les mômes de Tehlu, il ne serait certainement pas là, fièrement posé sur son rondin de bois à nerver toute la population dès le matin ! Ou du moins, il n'énerverait pas Enra, ce qui serait déjà une très bonne chose. Bien qu'elle a fini par s'habituer au chant de ce coq depuis qu'elle est en poste dans cette ville, et que se réveiller ici sans cette crapule lui ferait bizarre en réalité. On s'habitue aux petites habitudes, même si elles sont énervantes ! La Cornue se levait donc pour quitter son lit en laissant son agacement se dissiper peu à peu pendant qu'elle prenait son temps pour se laver puis aller manger autant que possible au réfectoire avant de vraiment démarrer sa journée. Il ne faut pas être pressé avec elle, et si quelqu'un profite bien de ses avantages de Commandant, c'est bien Denra. S'il n'y a qu'une seule personne qui peut lui crier dessus quand elle est trop lente ou qu'elle se lève trop tard, pourquoi ne pas en profiter ? C'est donc qu'une fois toute propre et rassasiée qu'elle quittait enfin la caserne pour vaquer à ses occupations.
Globalement, Orange Town est un lieu relativement calme et sans trop d'histoires. En fait, mis à part dans l'obligation de ses fonctions, le problème auquel la femme a été exposée, c'était deux petites frappes dans le dojo, une affaire qui a été bien vite réglée et expédiée. La vie dans un quartier général a bien sûr tout son charme, mais par moments, la vie mouvementée en mer manque un peu à notre chère Licorne. Enfin, ce n'est pas une raison pour se reposer sur ses lauriers. Comme son ancien supérieur lui disait de sa voix rauque pleine de fierté à vanter les incroyables mérites de l'entraînement :

« N'avoir rien à faire c'est avoir le temps de s'entraîner ! »

C'est cette phrase qu'elle se prononçait à elle-même avant de se mettre en route pour le dojo. Son long manteau blanc de commandante négligemment noué autour de ses hanches pour laisser sa peau respirer et se faire caresser par les doux rayons du soleil, étant bien la seule chose d'agréable dans le concept de matinée, la cornue traversait les rues habillée d'un débardeur noir ainsi que d'un pantalon ample et des bottes hautes de la même teinte. Disons qu'elle a commencé à prendre ses aises dans cette ville, et maintenant que toute la population sait qu'elle est en effet une commandante de la Marine, elle n'a plus besoin de le montrer à tout bout de champs. Et c'est justement des champs qu'elle traversait ensuite avant d'atteindre le Dojo, qui était par ailleurs l'une des meilleures choses que cette ville avait à offrir. Elle y entrait, saluait le colonel déjà présent sur place en priant pour qu'il ne fasse aucune remarque sur son heure tardive, puis récupérait un katana en bois là où ils étaient tous rangés. Ce n'est absolument pas l'arme de prédilection d'Enra, mais quitte à être dans un équipage réputé pour son unité Katana, elle pouvait bien apprendre quelques bases avec cette arme.

Codage par Libella sur Graphiorum
    Aquila se dirigea tranquillement vers le Dojo Seigi. Comme il faisait beau, il en profita pour regarder le paysage qui l'entourait. Il était habitué au sable du désert et n'a connu l'herbe fraîche et la rosée, pour la première fois, que sur la Nouvelle Ohara. Ici, c'était complètement différent. La nature avait été travaillée, façonnée par l'Homme. On pouvait voir différentes cultures, comme les fruits, des légumes, voire de l'élevage. Mais malgré ça, on sentait que quelque chose n'allait pas. Par endroits, on pouvait apercevoir des fermes abandonnées ou en reconversion, des sols qui n'étaient pas travailler, mais où l'herbe ne poussait plus, comme si toute vie lui avait été enlevée. Aquila se rendit compte que chaque île avait ses propres problèmes, en plus de ceux du monde. Les terres stériles, il connaissait, mais c'était un désert, donc, c'était logique. Et malgré ça, certaines oasis étaient cultivées, il fallait juste avoir une gestion de l'eau très stricte. Là, il voyait très bien que le problème était différent. Ça se voyait comme le nez de Buggy le Clown au milieu du visage ! Du coup, Aquila décida d'en parler à Shoga, car s'il y avait bien quelqu'un qui connaissait l'île, c'était lui. Malgré ça, on pouvait voir des zones de forêt, et c'était très agréable.

    Après plusieurs minutes de marche, Aquila arriva enfin au dit dojo. Le bâtiment était dans un style classique oriental. On pouvait sentir une certaine aura se dégageait du bâtiment. Aura qui lui rappelait les souvenirs du dojo familial.
    Prenant un air sérieux, Aquila s'approcha de la porte et s'exclama par un :


    "Veuillez m'excuser !"

    Puis, il ouvrit la porte. Là, le bruit de personnes en plein entraînement faisait rage. Aquila les observa lentement et vit une escrime qui était certes basique mais efficace. Et comme le disait le grand-père d'Aquila, à quoi ça sert de faire de grands mouvements si c'est pour mourir. Là, il vit Shoga. Il était assis parterre et regardait ses hommes, tel un sensei entraînant ses hommes et regardant le moindre défaut pour les corriger.

    Comme à son habitude, Aquila sortit ses chaussures, les rangea dans un coin, posa ses sabres avec, entra dans le dojo, chercha un tonneau avec des shinais ou des bokkens, en trouva un et choisit le plus lourd de tous. Ensuite, il se mit au bord de la surface de combat, la salua, s'approcha de Shoga, le salua en penchant légèrement la tête, suivi d'un "Colonel", puis partit s'entraîner dans un coin, afin de ne gêner personne. Aquila se mit torse-nu, posa le bokken au sol, puis se mit à alterner des séries de pompes et d'abdominaux. Ensuite, il fit quelques étirements, et enfin, il prit le bokken et fit des séries de coups. Ce qui était bien dans ce dojo, c'était le fait que Shujin n'y était pas. C'était une distraction de moins. Par contre, au fur et à mesure de son entraînement, Aquila mit de plus en plus de force et de conviction dans ses coups. Voyant cela, il se dit qu'il fallait qu'il s'entraîne dehors afin de ne pas faire de dégâts.
    De ce fait, Aquila sortit de la surface de combat en la saluant, puis alla dehors où se trouver un jardin de sable avec des rochers à l'intérieur. Là, il reprit son entraînement et à chaque coup porté, on pouvait voir le sable qui s'envolait légèrement. En même temps qu'il faisait ça, il repensait aux techniques qu'il avait apprises à la Nouvelle Ohara. D'un coup, il regarda un rocher puis il dirigea ses coups vers lui. Au bout d'un moment, il serra le pommeau du bokken fermement avec ses deux mains et sortit :


    "Ittoryuu..."

    Puis il bondit vers le rocher, en donnant un coup sec à ce dernier. Aquila se releva et fit comme s'il rangeait un sabre dans son fourreau et déclara :

    "... Tranche-Terre !"

    Et là, au moment où Aquila finit de prononcer ses mots et de se relever, le rocher qui, intact jusqu'alors, se fendit en deux dans un fracas audible depuis l'intérieur du dojo.
    Voyant que ses entraînements aient porté ses fruits, Aquila esquissa un sourire puis rentra dans le dojo pour prendre une pause et voir Shoga sur les événements de l'île et lui dire qu'il était officiellement chasseur de primes...
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    Shoga regarde les disciples qui s’entraînent, le renard aime ce qu’il voit, car ils font des progrès. Le Minks regarde Aquila s’entraîner dehors, tout en gardant un œil sur Enra qui est arrivée en retard. Il regarde la cornue s’entraîner au sabre, ce qui le fait sourire.

    Elle semble s’acclimater aux coutumes de la division.

    Soudainement, le chasseur arrive vers le Minks, puis il discute avec lui.

    Oh, vous êtes devenu un chasseur de primes ? C’est un beau métier, plus dangereux et plus solitaire que marin, mais il faut être courageux pour choisir cette voie. Vous êtes au courant de la situation de l’île ? Ce n’est pas un secret, vous devez déjà être au courant qu’Orange Town est frappé par une stérilité causée par la graine du Malvoranger de l’ancien empereur Teach. Mais ne vous enfaîte pas, il y a quelque temps, mon équipe et moi avons participé à une expédition sur l’île de Boyn. Nous avons réussi à récolter les ingrédients nécessaires pour supprimer cette mauvaise graine, la section scientifique ne devrait pas tarder à terminer le vaccin. Les plantes monstrueuses ne s’approchent pas de la ville, notre division n’a aucun mal à les détruire, sans parler des civils qui désormais savent se défendre grâce au Dojo. Et vous, Aquila, avez-vous déjà une prime en tête ?

    Du côté d’Enra, cette dernière doit supporter les conseils d’un enfant qui critique ses mouvements. Le petit rouquin est en kimono blanc avec une ceinture blanche, sans oublier qu’il mange une sucette.

    — Hé, c’est pas comme ça qu’on fait ! Mon papa, lui, il fait mieux que toi ! Tu ne dois pas frapper comme ça… Tu dois imiter un tatou, mets-toi en boule et roules !

    Le petit se met en boule, puis il roule comme un tatou. Soudainement, un soldat arrive au Dojo, il est couvert de sueur. Il se dirige vers le colonel, tout en tombant de fatigue.

    — Colonel ! C’est urgent !

    Le poilu regarde son matelot.

    Que se passe-t-il ?

    Le matelot reprend son souffle.

    — Des… Des… Merde… Des pirates !

    À la simple prononciation de ce mot suffit à faire régner une ambiance de cimetière, le Dojo est silencieux, mais les civils ne paniquent pas pour autant. Le gradé donne sa gourde d’eau à son soldat, celui-ci boit une bonne gorgée.

    Maintenant que tu es calmé, tu vas me dire ce qu’il se passe.

    Le soldat termine sa gorgée.

    — Nous avons reçu un message de la part du chef des pirates, ce dernier a envoyé un messager en ville, celui-ci a attaqué une patrouille pour attirer notre attention. Il a ensuite déposé une lettre sur le corps d’un des soldats amochés, puis d’après les témoins, il aurait pris la fuite. Mais d’après les mêmes témoins, cet individu serait un Minks. Nous ne l’avons pas ouverte, car elle vous est personnellement destinée.

    Shoga prend la lettre, ensuite, il l’ouvre en découpant le papier avec sa griffe de l’index droit comme un coupe papier.

    « Nous sommes la coalition des Minks et des Hommes-poissons, notre objectif est simple, nous allons envahir et détruire cette civilisation humaine pour le bien de nos deux peuples. Les Minks et les Hommes-poissons ont trop longtemps été maltraités par la race humaine, c’en est assez, nous avons pris les armes pour rendre justice aux nôtres. Vous allez mourir, vous et tous les habitants de cette île. Mais nous vous laissons une chance, si vous souhaitez vivre, vous devrez vous rendre et nous prêter allégeance et vous deviendrez nos esclaves. Notre équipe s’est installée dans la zone nord de l’île, et si à dix-sept heures, nous n’avons pas de réponse de votre part, nous prendrons cela comme une déclaration de guerre. C’est bien parce que vous êtes un Minks que nous vous laissons l’option de la reddition, mais sans réponse de votre part, nous tuerons les paysans du coin avant de nous attaquer à Orange Town, afin de vous prouver que nous ne rigolons pas. Votre présence est obligatoire, colonel. Nous n’accepterons pas de réponse par message, mais uniquement de vive voix. Il ne vous sera fait aucun mal durant notre conversation, vous avez ma parole. »
    Signé, Danger.

    Le Minks soupire.

    Bon, commandante Enra, vous avez l’ordre de rassembler les troupes et de les préparer au combat avant dix-sept heures. Je vous donne cette responsabilité, quant à moi, je dois donner ma réponse à ce Danger. J’irai en personne dans leur camp. Est-ce bien compris, commandante ?

    Shoga se lève, puis il regarde le chasseur.

    Aquila, vous qui êtes désormais un chasseur de primes, voulez-vous m’accompagner ?

    Après avoir entendu la réponse d’Aquila, Shoga fonce vers le campement des pirates. Il utilise le Geppou mélangé au Soru, tout en tenant fermement son ami le chasseur. Après quelques minutes de route, ils arrivent devant le camp. Ce dernier est rempli de pirates, pas moins de 400 forbans sont réunis. Le camp est rempli de tentes, ainsi que de plusieurs caisses contenant des vivres et des armes. Shoga rentre sans se gêner, les hommes-poissons et les Minks reconnaissent le colonel, et ils n’osent rien faire, pas par peur, mais à cause des ordres. Le colonel est l’invité du chef, ce dernier est intouchable, tout comme Aquila qui l’accompagne. Shoga ordonne aux hommes de les conduire jusqu’à leur chef, mais ce n’est pas nécessaire, Danger se présente de lui-même.

    Colonel Shoga, je vois que vous avez invité un camarade… Pas de problème, il sera, tout comme vous, traité comme un invité de marque. Si vous voulez discuter dans ma tente, je vous y attends, mais seul. Votre ami devra attendre dehors, le temps des négociations.

    Shoga regarde le chasseur.

    Attendez ici, et au moindre mouvement suspect, vous avez l’autorisation de vous défendre. Mais tout devrait bien se passer, si j’arrive à bien mener la négociation, personne ne sera blessé.

    Shoga suit Danger dans sa tente, c’est la plus grande du camp. Une fois à l’intérieur, Shoga s’assoit sur une chaise en face de la caisse qui sert de table au capitaine. Le Minks loup croise les bras, puis il examine le marin, comme s’il le jugeait.

    C’est donc ça, Shoga… Je suis un peu déçu, en entendant tes faits d’armes, je m’étais imaginé un gars plus grand et plus massif. Mais ce que j’ai en face de moi n’a rien de comparable, par contre, le côté chien de guerre de la marine est plus que fidèle, il dépasse de loin mes attentes.

    Le Minks renard examine le criminel, il le dépeint du regard.

    C’est pour négocier que je suis venu, et non pour passer le temps.

    Le loup plisse les yeux.

    Écoute, je ne vais pas y aller par quatre chemins. Notre objectif est d’anéantir la race humaine, nous commencerons par East Blue, puis ce sera autour des trois grands autres océans, suivi de Grand Line. Les Minks doivent détenir le pouvoir, nous sommes la race supérieure, même les hommes-poissons et les géants ne peuvent rien contre nous. Les hommes-poissons sont peu nombreux et ils sont désorganisés. Les géants sont stupides et lents. Les Minks sont forts et ils obéissent au mâle alpha, ils suivent donc leur instinct, ce qui fait d’eux de parfaits soldats. J’attends ta réponse, colonel.

    Le marin croise les bras, puis il s’adosse à son siège.

    — Si j’accepte la reddition, vous massacrerez des innocents, que ce soit à Orange ou Shell Town, vous n’allez pas vous arrêter. Autant nous combattre ! Je préfère vous prévenir, vous n’avez aucune chance de l’emporter. Ne sacrifiez pas des vies inutilement, rendez-vous maintenant et les juges seront plus indulgents avec vous. Je sais qui vous êtes, Danger le capitaine de l’équipage des Chacals, votre prime monte à 170 000 000 de Berrys. Votre réputation n’est plus à faire, vous risquez la potence ou l’emprisonnement à vie. En tant que Minks, je ressens de la honte. Vous déshonorez notre peuple, et le pire, c’est que votre influence embrigade des innocents dans votre croisade absurde ! Tous les humains ne sont pas mauvais, c’est comme partout, il existe de bonnes et de mauvaises personnes. Vous allez conduire plusieurs centaines d’innocents à la mort, et pourquoi ? Pour assouvir votre envie de pouvoir, vous voulez marquer l’histoire ! Mais l’histoire ne retiendra qu’une chose de vous et de votre pitoyable tentative de coup d’État, votre défaite cuisante aujourd’hui à Orange Town. Ma réponse est non, je refuse de me soumettre. À mon tour de vous faire une proposition, rendez-vous et vous serez épargné.

    Les mots de Shoga sont durs, mais justes. Le pirate plonge son regard dans celui de son compatriote.

    Peut-être que nous mourrons, mais le monde se souviendra de la hargne et de la combativité que le peuple Minks et celui des hommes-poissons ont fait preuve de bravoure jusqu’à leur dernier souffle ! Notre volonté ne mourra pas, et d’autres prendront notre relève, ils seront plus nombreux et plus forts !

    Shoga s’énerve.

    Vous voulez mourir en martyr pour induire en erreur la jeunesse, pauvre fou. Tu sais ce qui va se passer ?! Le peuple Minks et les hommes-poissons seront exterminés par le gouvernement mondial, leurs réputations seront à jamais salies, souillées ! Vous allez réduire à néant tous nos efforts pour être traité d’égal à égal avec les humains, de mon vivant, jamais cela n’arrivera. Et si pour préserver les générations futures, je dois tous vous tuer aujourd’hui, je le ferai.

    Danger s’emporte.

    Pauvre idiot de traître, je le savais que tu n’étais qu’un vendu ! C’est vous qui allez mourir aujourd’hui, et la bataille sera retransmise en direct à travers la région ! East Blue verra la marine tombée, et elle verra notre coalition vainqueurs ! Sache qu’actuellement, le capitaine de l’équipage des Rascasses surveille les alentours de l’île avec quelques hommes, ils empêchent quiconque de se rendre sur l’île ou de la quitter.

    Shoga se lève de sa chaise, tout comme le loup. Les deux Minks sont face à face, plongeants leur regard dans celui de leur adversaire.

    Je suis navré que la négociation ait échoué, nous nous retrouverons à dix-sept heures sur les plaines désertes de la zone nord.

    Je suis heureux de pouvoir d’affronter celui que l’on surnomme « Le vainqueur de la Malvorange », sache que je serai sans pitié, même pour les civils.

    Shoga tourne le dos à son ennemi, ce dernier se rassoit dans sa chaise, puis il croise les bras et les jambes, tout en fermant les yeux. Le colonel rejoint Aquila, les deux hommes traversent le camp, les personnes ne les attaquent. Shoga utilise le Geppou et le Soru en tenant son ami, sur le chemin, il lui explique qu’il va devoir se battre. Une fois de retour en ville, le Minks se dirige vers la base. La majorité de ses troupes sont mobilisées, il laisse quelques soldats en ville pour la protéger. Shoga fait un discours à ses hommes, ils sont tous alignés dans la cour de la base.

    Soldats, vous êtes sûrement tous au courant de la situation. Une alliance Minks et Hommes-poissons vient de naître, leur objectif est de raser l’île ! Nous allons les combattre dans les plaines du nord ! Je me suis entretenu avec l’un de leur chef, il n’est pas ouvert à la négociation, c’est pourquoi nous allons combattre et gagner ! Nous allons former quatre groupes de cent vingt-cinq soldats, tous menés par un officier supérieur. En première ligne, nous enverrons l’unité Katana. En deuxième ligne, ce sera l’unité des combattants, tous ceux qui utilisent des armes peu orthodoxes, cette unité aura pour objectif de s’occuper des adversaires ayant passé la première ligne de défense. La troisième ligne sera celle des snipers qui sera en charge d’abattre tout ennemi ayant franchi les deux premières lignes de défense. La quatrième ligne sera celle des informateurs, elle aura pour but de suivre la bataille et de nous informer des failles de l’ennemi et où l’on peut frapper pour l’affaiblir, c’est aussi le dernier rempart qui sépare les pirates d’Orange Town. Voici la liste des responsables de section : la première ligne sera conduite par moi-même, supervisée par le lieutenant Hayai. Pour la deuxième ligne, elle sera sous le commandement de la commandante Enra D Raubahn, supervisé par la lieutenante Tsuyoi. La troisième ligne sera guidée par le commandant Shujin, supervisé par le vice-lieutenant Seikaku. La quatrième ligne sera sous les ordres du commandant Reikoku, supervisé par le sous-lieutenant Meikai et le lieutenant Ikari. Avez-vous des questions ?! Non, alors, préparez-vous, nous partons dans une heure ! Rompez !

    Les soldats sont motivés, ils préparent leurs affaires pour être préparés. Shoga prend à part Arsène, Anima, Aquila ainsi que Soma.

    J’ai déjà donné les différentes affectations aux derniers soldats, ils ne restent plus que vous. Aquila, tu seras avec moi dans l’unité Katana. Toi, Arsène, tu seras en deuxième ligne sous les ordres de Enra. Et Anima, tu seras sous la responsabilité du commandant Shujin. Soma, tu seras sous les ordres de Reikoku, vous nous aideriez au niveau stratégique. Allez vous préparer, nous partons dans une heure.

    Shoga se prépare, il prend son épée Take, et hop, lui et ses troupes partent vers le nord. Les pirates font de même, les hommes-poissons ont rejoint la terre ferme pour rejoindre la bataille, les deux chefs sont présents. Ils sont déjà sur les plaines, Danger attend avec impatience de combattre, tandis qu’Ambre est plus soucieuse pour ses hommes.
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    A peine venait-il d’entrer dans le dojo que...
    “Tss, ils ont du culot de venir ici.” Maugréa-t-il en entendant le matelot en panique.
    Arsène était entré juste derrière lui et n’avait même pas eu le temps de saluer ses supérieurs.

    Donc résumons, un messager des pirates est venu en ville et a attaqué une patrouille et laissé un message. Vu le timing, cela s’est fait plutôt rapidement. Restait désormais à savoir comment gérer cela, le fait que les pirates ont réussi à s’introduire sur l’île n’était pas si incroyable que cela.
    L’île était plutôt grande et même avec la garnison remplie à 100%, une couverture complète de la zone était techniquement impossible.

    Non le problème désormais était de réussir à les déloger en causer le minimum de dégât collatéral. Mais une complication déjà se faisait voir, il s’agissait de Minks et d’Hommes-Poissons. Qui sur bien des points était supérieur à l’être humain normal et donc cela voudrait dire que tout combat au corps à corps devait se faire avec un nombre supérieur pour espérer l’emporter sans trop de danger.
    Enfin bref, l’après-midi s’annonçait bien différente des plans initiaux.

    Un plan se mit en oeuvre, Shoga allait partir avec un chasseur de prime à la rencontre des pirates pour des négociations -dont Arsène ne se faisait que peu d’illusions quand au résultat final.-
    La Commandante Enra fut envoyée chercher les troupes. Arsène quand à lui vue qu’il était déjà sur place n’avait pas d’autre choix que de retourner fissa au Tempest pour aller chercher ses propres hommes.

    “Les pirates deviennent de plus en plus téméraires. Il va falloir trouver une solution à cela.”
    Se dit-il tout en courant vers le Tempest.




    Quelques heures plus tard. Arsène était avec ses hommes face à Shoga, écoutant son petit speech et apprenant sans véritable surprise que les négociations avaient échoué. -Il était prêt à parier que le meneur des pirates avait sorti un speech comme quoi les Minks et Hommes-Poissons étaient destinés à régner sur les Océans... Et sans doute que Shoga était un traître ou quelque chose comme cela. Les pirates étaient bien des choses, et entre autres prévisible dans leurs revendications.-
    Son unité sera envoyé en seconde ligne de défense, et Arsène lui-même y était placé sous les ordres naturellement d’Enra.
    Il n’avait pas véritablement grand chose à faire, simplement disposer ses hommes comme lui ordonnait Enra, vérifier l’état des armes de ses hommes, et également vérifier l’état des nouveaux membre de l’équipage: ceux qui n’avaient encore jamais combattu.
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    Le rendez-vous galant se passe bien. On échange quelques banalités et quelques sourires. On se trouve des points communs, on rigole même un peu. Je crois bien que j'ai mes chances! Tant mieux, parce que je commençais à trouver le temps long ici. Au moins, avec Judith, la jolie serveuse aux cheveux châtain clair et aux grands yeux verts, il y aura moyen de passer quelques moments forts agréables. Surtout qu'elle ne me lâche pas du regard. C'est très plaisant de plaire! Ca booste l'égo! Sauf que voilà, toutes les bonnes choses ont une fin. Une silhouette massive nous masque le soleil, heureusement, avant que je me lève corriger l'inopportun, je capte qu'il s'agit de Shujin et je range au placard mes idées noires.

    "Ani-chou, Le Colonel Shoga convoque toutes les troupes valides, il … "

    Le grand gaillard se tait, il n'y a pas de raisons d'affoler les civils en annonçant l'attaque des non-humains. Cependant, son ton l'a trahi, car j'ai bien compris qu'il se passait quelque chose de grave et une ombre passe sur le visage de Judith. Et alors que je m'excuse et que je me lève pour aller accomplir mes obligation de soldat, je sens sa main me retenir délicatement par le bras. Je me retourne et je vois qu'elle s'est levée, puis d'un petit bond, elle réduit l'écart entre nous deux et me vole un baiser. Je vire cramoisi en moins de temps qu'il ne faut pour dire Alabasta.

    "Reviens en vie."

    "T'inquiètes..."

    Et voilà que Shujin m'embarque de force pour que je me mette en tenue de combat et que je rejoigne le front. Mais moi, je ne peux m'empêcher de m'en vouloir. Franchement, je n'avais pas mieux à lui dire? Un truc plus stylé, plus rassurant... ? Je fais promettre à l'okama de ne rien dire de mon amoureuse aux autres, mais je sens que ça embête fortement son côté commère. Je ne sais pas combien de temps il va la boucler, mais ça m'offre un répit.

    Une fois parée et armée, j'écoute le discours du chef. Je ne sais pas trop à quel poste je serais affectée, mais j'espère vraiment être en première ligne pour tuer le maximum de ces pourritures. Et puis, je dois bien avouer que depuis le bain de sang du Baratie, j'ai une furieuse envie de remettre ça. Je masque donc ma déception quand je percute que je vais être en arrière garde. Je remarque quelques visages familiers, le basané déjà rencontré sur le navire restaurant que je salue d'un signe discret de la tête et Arsène le Lieutenant qui a récupéré son sabre à Marine Ford que j'accueille plus formellement.

    "Lieutenant, c'est un plaisir de vous revoir. Navré que ce soit toujours en de sombres circonstances..."

    Je ne m'éternise pas, le contact sociaux ne sont vraiment pas ma came. Alors, je m'éclipse et je vais prendre position auprès du Commandant Shujin, avec les snipers.
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    La coalition raciale
    Le katana n'est clairement pas le point fort d'Enra. Il faut quand-même dire que la commandante a pass sa vie à se battre avec une arme particulièrement rare et polyvalente dans sa capacité à être aussi pratique à distance qu'en mêlée, d'autant plus avec ses petites personnalisations. Un katana c'est... Plus classique. Une merveille de forge pour atteindre l'un des types de sabre les plus efficace, mais ça reste un sabre à ses yeux. Pas assez polyvalent, donc, bien que l'arme soit parfaite pour les mouvements globalement gracieux de la femme au combat, mais elle n'arrive pas à la cheville des chakrams pour elle. Elle fit une myriade de coups dans ses habituels mouvements fluides, quand une voix déjà agaçante et encore plus aiguë que la sienne se fit entendre.

    « Hé, c'est pas comme ça qu'on fait ! Mon papa, lui, il fait mieux que toi ! Tu ne dois pas frapper comme ça...
    Hein ? Ton papa c'est le cadet de mes souc...
    —Tu dois imiter un tatou, mets toi en boule et roules ! »

    Si on veut agacer Enra, il suffit de lui dire qu'un type qu'elle connaît ni d'Adam ni d'Eve fait quelque chose mieux qu'elle alors qu'elle s'en fiche pas mal de ce type ! Alors elle s'apprêtait à exprimer son indifférence au môme avant qu'il raconte n'importe quoi. Elle haussait donc un sourcil, perplexe devant ces bêtises.

    « Un tatou ? Rouler ? »

    Et le voilà qui se met à rouler après s'être mis en boule. Même pour une femme bizarre, c'est une scène particulièrement bizarre. Globalement, Enra s'entend plutôt bien avec les enfants, même si elle ne sait pas vraiment comment agir avec eux, mais pour le coup elle avait juste envie de shooter dedans pour l'envoyer dans des filets. Elle devait bien sûr se retenir de le faire par pur bon sens, et décidait donc de plutôt se défouler sur son mannequin d'entraînement qu'elle vint attaquer avec son arme en bois dans un mouvement circulaire vertical, suivi d'une rotation sur elle-même en deux pas pour abattre sa cible d'un coup horizontal puis un en diagonal. C'est ensuite à l'entrée du doho que d'autres voix attiraient son attention.

    « Colonel ! C'est urgent !
    Que se passe-t-il ?
    —Des... Des... Merde... Des pirates ! »

    La Cornue stoppait son entraînement à ce moment tout comme l'ensemble du dojo afin de tendre l'oreille sur cette discussion. En fait, dans son excès de confiance et son grade de commandant qui le lui permettait un peu aussi, elle rejoint directement son supérieur et le soldat, se plaçant un peu en retrait aux côtés du Minks pour suivre la discussion tout en le laissant la gérer. Un message du chef de ces truands directement destiné au colonel, plutôt intriguant et audacieux comme démarche. Et elle se devait d'en exprimer la stupidité.

    « Il est nul leur marché. Dans tous les cas on part sur un affrontement. Ils veulent surtout se donner bonne conscience. »

    Dans ces conditions, les prochains ordres du colonel étaient plus qu'évidents et elle se serait de toute façon attelé à cette tâche sans même qu'il n'ait eu à le lui dire.

    « Bon, commandante Enra, vous avez l'ordre de rassembler les troupes et de les préparer au combat avant dix-sept heures. Je vous donne cette responsabilité, quant à moi, je dois donner ma réponse à ce Danger. J'irai en personne dans leur camp. Est-ce bien compris, commandante ? »

    Le laisser y aller seul ne l'enchantait pas des masses, n'importe quel imbécile pourrait tendre un piège aussi simple en donnant simplement l'illusion que la cible puisse éviter la casse. Mais le Minks avait l'air sûr de lui, elle se contentait donc de hocher la tête pour approuver.

    « Compris. »

    Elle quittait ensuite le dojo, laissant au colonel le soin de s'occuper des négociations que tout le monde savait inutiles, mais un miracle peut toujours se pointer sans que personne ne s'y attende, alors pourquoi pas. Pour sa part, Enra rentrait donc à toute vitesse en ville pour rejoindre la base de la garnison d'Orange. Il lui fallait avant tout réunir toutes les troupes et c'est ce qu'elle fit avec un appel global transmi à tous les soldats grâce à son escargophone.

    « Ici la commandante Raubahn D. Enra. Tous les soldats de la garnison d'Orange sont appelés à se rendre dans la cour de la base sans exception et dans l'immédiat. Quoi que vous fassiez, je vous donne dix minutes pour être sur place. »

    C'est une commandante maintenant bon sang, autant en profiter pour user de son autorité et être exigeante ! Complexe de supériorité mis à part, durant des dix minutes durant lesquelles les soldats les plus éloignés de la base devraient stopper instantanément leurs activités pour se hâter vers leur destination, la commandante, elle, se plaçait déjà sur la cour. En chemin, elle détachait son manteau noué autour de sa taille pour venir tout simplement poser celui-ci sur ses épaules et attendre sur place tandis que quelques soldats se présentaient bien assez tôt. La cour se remplissait peu à peu jusqu'à être noire de monde à la fin des dix minutes quand la commandante commençait à prendre la parole. Tant pis pour les retardataires, ils devront s'informer auprès de leurs camarades et la Cornue les fera balayer la forêt à l'occasion pour leur retard.

    « Je vais être claire et directe ! Un groupe de Minks et Hommes-Poissons extrêmistes s'est installé sur l'île et s'apprête à s'attaquer à tous les habitants, civils et soldats compris ! Le colonel Shoga est parti tenter des négociations, mais ne nous faisons pas d'illusions, ce genre de personne n'attend aucun compromis autre que l'obéissance absolue, alors nous devons être prêts au combat ! Le colonel organisera l'attaque selon les nouvelles qu'il apportera mais vous devez aussi être prêts à défendre la ville s'ils attaquent pendant son absence. »

    En attendant le retour du colonel, la commandante observait les troupes après avoir annoncé la situation et les avoir préparés psychologiquement à un affrontement à tout moment. Gardant son escargophone près d'elle au cas où l'un des guetteurs qu'elle avait placé aux environs de la ville annonçait l'arrivée des ennemis, elle passait lentement à travers les rangs pour analyser les soldats au maximum, de la qualité d'entretien de leurs armes jusqu'à leur état d'esprit, ordonnant par moments à certains de partir aiguiser immédiatement leur arme et en rassurant d'autres qui avaient l'air à deux doigts de flancher. Finalement, monter en rang ce n'est pas seulement avoir plus d'hommes à disposition... Pour le cas d'Enra c'est d'autant plus de personnes sur lesquelles veiller.
    Ce n'est que quelques heures après que le colonel revint, annonçant comme prévu que les négociaitons n'avaient menées à rien et faisant un petit speech bien motivant tout en organisant les troupes en plusieurs groupes. La Cornue allait devoir diriger cent vingt-cinq soldats en deuxième ligne, celle qui a à la fois l'avantage de ne pas être envoyée en première ligne au casse-pipe ni en dernière ligne à seulement récupérer les miettes. Être le deuxième rempart allait au moins lui permettre de diriger ses soldats en temps réel face à des vagues d'ennemis plutôt que face à toute l'armada en même temps. Rien de mieux pour une jeune commandante. Une ultime heure passée à organiser en détail les troupes qui seraient sous ses ordres directs et à réfléchir à leur disposition selon leurs spécialités, puis elle prit les devant de tout ce beau monde pour partir au front en suivant les pas des premières lignes.
    Les pas d'innombrables soldats foulaient l'herbe d'une vaste plaine jusqu'ici calme et paisible dont les brins n'étaient dérangés que par la légère brise qui s'était graduellement faite un peu plus forte depuis le début de la journée. En face, des Minks et des Hommes-Poissons à perte de vue, visiblement prêts à en découdre derrière deux personnes ayant bien plus de prestance. Un Minks aux traits de loup avec un pelage bleu et blanc ainsi qu'une Femme-Poisson étrangement très peu typée. Probablement les capitaines de ces deux équipages. Et alors qu'elle prenait place pour se préparer au combat et que ses yeux observaient les troupes adverse, Enra faisait bien sûr attention à quelques ennemis se démarquant du lot, notamment un immense crabe dôté de quatre bras et deux paires de ciseaux.

    « Soyez prêts. On doit neutraliser au plus vite tous ceux qui passent les premières lignes et éviter d'être débordés. »

    C'était la chose la plus sensée à faire en deuxième ligne, et l'élément sur lequel ses ordres allaient être basés. Dans le pire des cas ils devront lâcher du lest et laisser les lignes arrières s'occuper de certains ennemis pour garder le contrôle du terrain. Quoi qu'il en soit, malgré sa voix rempli de confiante, la Cornue laissait échapper un petit soupir légèrement tremblant. La tension montait en elle à l'approche de la bataille, des pirates allaient mourir, des soldats aussi, et peut-être même qu'elle allait y passer sur cette belle plaine.

    Codage par Libella sur Graphiorum
      Ainsi, l'île avait été attaquée par une plante du nom de Malvoranger. Aquila en avait légèrement entendu, mais les informations d'East Blue sont rares lorsqu'on habite West Blue. Disons, que ça fait partie des "faits divers". Le pire, c'est que c'était dû à un foutu Yonkou, Teach. Heureusement, d'après les dernières nouvelles, ce dernier est mort. On pourrait même dire "crever", vu le mal qu'il a fait sur Orange Town. Mais heureusement, Shoga a mené une expédition afin de trouver un antidote à cette plante. De ce fait, l'île était sauvée, mais il fallait du temps pour qu'elle pense ses blessures et que les terrains retrouvent leur fertilité.
      Pendant qu'il écoutait Shoga, Aquila aperçut une jeune femme dans le dojo. Celle-ci n'était pas humaine, c'était une cornue...asymétrique... C'était la première fois que le bretteur voyait une personne de cette race, et elle faisait partie de la Marine, donc, sous les ordres de Shoga. Son équipage était vraiment hétéroclite, se disait Aquila. La jeune femme dégageait un certain charme, entre ses cheveux longs, sa corne et son physique.

      Mais voilà que le calme du dojo fut interrompu par un soldat qui courut aussi vite qu'il le pouvait, tel le soldat de Marathon qui courut jusqu'à Athène pour prévenir de la victoire d'Athène sur les Perses. Sauf que, heureusement, pour lui, il ne mourut pas à son arrivée. Mais il donna une lettre à Shoga en disant qu'un équipage de pirate Minks et d'hommes-Poissons avait envahi l'île, sur sa partie Nord, et qu'il voulait rencontrer Shoga pour une reddition de l'île où les humains seraient les esclaves, sinon ils allaient tuer tout le monde.
      Aussitôt, Shoga regarda la cornue, qui en fait, s'appelait Enra, et lui ordonna de rassembler ses troupes. Pendant ce temps, Aquila reprit ses affaires, s'équipa et lorsque Shoga lui demanda s'il voulait l'accompagner, il fut surpris, car il ne faisait pas partie de la Marine, mais il accepta avec un grand honneur et une immense fierté, en lui répondant :


      "Ça sera avec plaisir, Colonel !"

      Aquila avait bien vu la valeur morale de Shoga, et Shoga devait avoir fait de même avec Aquila. Là, Shoga attrapa Aquila et partit vers le campement des pirates. Les moyens de déplacement de Shoga surprirent Aquila. Entre le fait de se déplacer dans les airs et de courir à une vitesse fulgurante, le jeune bretteur regardait avec attention comment faisait Shoga. Car ce genre de techniques pouvait lui être utile. Une fois arrivée sur les lieux, Shoga entra dans le camp, suivi d'Aquila. On pouvait clairement sentir qu'ils n'étaient pas les bienvenus. Danger, le capitaine des pirates des Minks, demanda à Shoga de la suivre dans sa tente, et à Aquila de rester à l'entrée. Aquila accepta sans trop de problèmes et attendit devant l'entrée. Bien évidemment, tout le monde regardait Aquila comme si c'était l'ennemi numéro un, tout ça parce qu'il était humain. Voyant cette animosité envers lui, il décida de l'ignorer, croisa ses bras et s'appuya contre une pile de caisses en bois, attendant le retour de Shoga.
      Bien évidemment, comme à chaque fois dans un équipage, certains étaient des grandes gueules et voulaient emmerder Aquila. Là, un Minks-ours, très costaud d'apparence et avec une crête iroquois prit les devant et alla voir Aquila, lui cachant le soleil. Là, pas mal de pirates lui hurlèrent de briser l'humain, pour en faire un exemple.
      Aquila, qui attendait les yeux fermés et les bras croisés, ouvrit un œil et aperçu le minks en question, qui se retourna, les regarda furieusement ses congénères, ce qui eut pour effet de les calmer puis regarda Aquila pour lui dire :


      "Je vous prie de m'excuser pour ce désagrément. Mais que fais-tu ici, humain ?"

      "Pas de soucis. Le Colonel Shoga m'a demandé de venir avec lui. Même si ça peut vous paraître bizarre, c'est un ami et on travaille ensemble."

      "Un humain qui considère un de nous comme un ami... C'est bien la première fois que j'entends ça... Vous nous considérez comme de la merde et nous réduisez en esclavage. Vous méritez tous de mourir."

      "Je comprends... Et je réagirais peut-être de même si j'étais à votre place. Malheureusement, je vous en empêcherais. Il y a d'autres méthodes que celle-ci. Regardez Shoga !"

      "C'est un traître !"

      "Pourquoi ? Parce qu'il n'a pas pris la même voie que vous ? Il est aimé sur Orange Town et tout le monde le respecte. Je ne pense pas que votre méthode soit la bonne, mais ce n'est que mon avis."

      Le Minks-ours serra les poings regardant qu'Aquila et lui déclara :

      "Nous verrons bien quelle méthode sera la plus efficace, sur le champs de bataille. Je me nomme Broken Bee."

      "Aquila Risenkaul. En effet, nous nous retrouverons les armes à la main."

      "Prépare-toi à mourir."

      "On verra..."

      C'est ainsi que Broken s'éloigna d'Aquila. Au même moment, Shoga sortit de la tente, et ils repartirent pour le QG de la Marine. Sur le chemin, Aquila continua à analyser comme il pouvait les techniques de déplacement de Shoga, alors que le Colonel lui expliqua qu'il allait devoir se battre. Entendant ça, Aquila regarda Shoga dans les yeux et lui fit comprendre qu'il s'y était déjà préparé, au vue de l'acceuil.

      Une fois dans le QG, Shoga donna ses ordres. Là, Aquila vit les seconds du Colonel, et en effet, c'était très hétéroclite comme garnison. En plus de Soma, le gamin-ninja et de Shujin, l'Okama, on pouvait voir Enra, la cornu qui se trouvait au dojo, la jeune femme qui se trouvait sur le Baratie. D'ailleurs, elle reconnut Aquila et lui fit un signe de tête, ce à quoi, il lui répondit par le même geste. Et en dernier, un soldat qu'il ne connaissait pas. Ses habits étaient tirés à quatre épingles, on aurait dit qu'il se déplaçait avec un bâton dans le cul et qu'il n'avait pas beaucoup le soleil. Dans sa tête, Aquila se disait qu'il devrait aller faire un stage avec Shujin pour se décoincer !

      Une fois les ordres finis d'être donnés, tous partirent à leur position respective. Aquila accompagna Shoga en première ligne. Le but étant que personne ne passe. La stratégie de Shoga était certes simple, mais elle avait fait ses preuves dans différentes batailles qu'Aquila avait étudiées.




      Le temps que tout le monde se mette en place, le temps se noircissait et un bel orage annonçait sa venue en grondant. Une fois, les deux armées en position, un silence d'outre-tombe se mit à régner dans cette plaine, dont l'herbe était violemment balayée par les bourrasques de vent. Les denden-vidéos avaient été placés en hauteur afin de pouvoir filmer l'ensemble de la bataille, répartit à différents endroits pour retransmettre différents angles.
      On pouvait sentir la tension parmi les hommes de Shoga, face à une telle armée. Aquila, pour leur donner un peu plus de courage, intensifia son Aura de Justice. La pluie commença à tomber. Aquila passa ses deux mains dans ses cheveux, pour les mettre en arrière, puis il regarda Shoga avec un air amusé et lui dit :


      "On va sentir le fauve avec cette pluie !"

      Les soldats qui entendirent ces mots pouffèrent doucement de rire, ce qui détendit l'armée d'Orange Town un instant, pour après se concentrer sur la bataille, mais plus détendue. Chaque armée attendait que l'autre bouge. Puis au bout de quelques minutes, une voix rauque se mit à hurler :

      "SHOOOOOOOOGAAAAAAAAAAA !!!!!!"

      Une masse gigantesque sortit de l'armée ennemie et courut à toute allure vers Shoga, avec une épée longue d'au moins quatre mètres. Voyant cela, Aquila reconnut tout de suite le Minks qui lui avait parlé lors de leur visite au camp. C'est sans attendre les ordres de son ami Colonel, que le jeune chasseur de primes s'élança au-devant du Minks-ours, en hurlant :

      "JE NE TE LAISSERAI PAS FAIRE, BROOOOOOOKEN !!!"

      Aquila sortit ses deux sabres, et lorsque Broken abaissa la sienne pour trancher Aquila, il les plaça en forme de croix pour contenir le coup donné. La scène était spectaculaire pour les deux camps. Lorsque les sabres s'entrechoquèrent, le ciel fut illuminé d'un éclair, suivi aussitôt d'un tonnerre. De plus, l'onde de choc des sabres fit éclater les gouttes d'eau de pluie et coucha l'herbe, dont l'épicentre était le duel annoncé.

      Aquila, ne pouvant pas repousser l'attaque, la fit glisser sur le côté puis reprit une position plus stable.


      "Je t'avais dit qu'on se retrouverait !"

      "Tu vas mourir, Aquila !"

      "Ça... Tu n'en sais rien. En garde !"

      C'est ainsi que la bataille contre la Coalition Raciale débuta...
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      La 473ᵉ division est presque au complet sur les plaines du nord, le reste de la division se trouve à Orange pour s’assurer de la sécurité des civils. Mais la raison pour laquelle il reste des soldats dans la ville est plus réfléchie, le colonel a peur qu’une équipe de pirates soit envoyée par leurs chefs en parallèle de la bataille pour tuer les humains. Avec les hommes sur place, ça ne risque pas d’arriver, et si des intrus pointent le bout de leur nez, l’unité d’information présente sur le champ de bataille sera vite mise au courant. Les deux armées se font face, pas moins de 500 soldats pour la marine, et 400 pour les pirates. Les soldats sont en place, ils n’attendent plus que les ordres de leur chef pour agir. Les pirates sont gonflés à bloc, ils veulent tuer des humains. Les deux capitaines se trouvent sur une colline, comme ça, ils ont une vue d’ensemble sur le terrain. La pluie se met à tomber, puis Aquila se plaint à son ami.

      Faites gaffe, la pluie n’est pas notre alliée. Nous avons des hommes-poissons devant nous, et tout le monde sait qu’ils sont plus fort trempé que sec. Sans parler des Minks qui détestent être mouillés, vous pouvez être certains qu’ils seront plus féroces à cause de leur pelage humecté.

      Shoga a vu juste, les Minks s’excitent tout seuls en recevant l’eau. Pendant que les hommes-poissons gonflent leurs muscles, ils semblent plus à l’aise à la surface. Danger grogne, tandis qu’Ambre, la capitaine des hommes-poissons, profite de la pluie rafraîchissante, elle passe ses mains dans sa longue chevelure de feu.

      Grrrr… Putain, j’en ai marre de cette pluie, qu’on en finisse !

      Hurle le loup en brandissant ses poings serrés devant lui.

      Pas de précipitation, cher Canidé. Nous attaquerons le moment opportun, n’ayez crainte.

      Clame la femme-poisse de type rascasse en gémissant de plaisir, comme si elle était sous une douche relaxante. Le regard du loup et du renard se croise, les deux se regardent avec insistance. Le colonel garde son calme, ce qui n’est pas le cas du pirate qui s’emporte et lance les hostilités.

      Ne me dévisage pas, fils de chienne ! Les gars, faites leur bouffer leurs dents à ces enculés !!! N’oubliez pas que toute la région vous regarde, distinguez-vous !

      Les pirates hurlent de joie en poussant un cri à l’unisson. La bataille est retransmise en direct grâce à plusieurs Escargophone, que ce soit visio et audible, le coin en est truffé. Le vice-capitaine de l’équipage des Chacals, Broken Bee, fonce sur Shoga en hurlant son nom pour le tuer. Le marin ne s’occupe même pas de lui, son regard est posé sur son capitaine. Aquila s’en charge, et c’est lui qui ouvre le bal. Le renard brandit le bras droit, puis il l’abaisse subitement. Les marins hurlent à leur tour, et après que le coup d’envoi vient d’être donné, les soldats et les pirates croisent le fer. Les soldats font face à la férocité des bêtes, la plupart se battent avec leurs griffes et leurs crocs. Sans oublier la force titanesque des habitants des océans, les soldats arrivent tant bien que mal à les combattre. Ce qui étonne et agace les deux capitaines, ils ne comprennent pas pourquoi des humains donnent autant de résistance aux hommes-poissons et aux Minks. C’est tout simple, les pirates n’ont jamais reçu de formations martiales ou très peu, ce qui n’est pas le cas des marins qui sont formés et entraînés tous les jours. Shoga ne bouge pas, il se contente de regarder Danger qui fait de même, les soldats ne laissent passer personnes.

      Red Ambre regarde ses « frères et sœurs » qui tombent au combat, cela lui fait un pincement au cœur de voir les corps de son équipage, elle se mordille la lèvre inférieure pour ne pas hurler. La première ligne a cédé, des pirates passent au-delà. Ils se dirigent vers le Minks pour le tuer avec le reste des marins. Shoga fronce les sourcils et Danger les haussent. Soudainement, Shoga disparaît devant les pirates qui s’apprêtaient à le trancher. Danger réagit, il place son avant-bras droit devant lui, tout en prenant solidement appui sur le sol avec ses pieds. Le renard apparaît et donne un coup d’avant-bras dans le loup, le coup est paré par la défense du canidé. Une onde de choc survient, éjectant Ambre qui n’a rien vu venir. Le sol éclate sous leurs pieds, créant un cratère.





      Les deux canins continuent de se regarder. La femme-rascasse est tétanisée devant la puissance des Minks, elle se demande si elle a bien fait de faire alliance avec un monstre comme Danger et de s’en prendre à Orange Town qui est sous la protection de Shoga.

      Comment il a fait pour parcourir une si grande distance en si peu de temps ? C’est pas possible, je le voyais clairement avant qu’il ne disparaisse, je l’ai perdue après ça. Danger a suivi ses mouvements, ce qui lui a permis de se défendre. Ces deux-là ne sont pas normaux, qu’importe le résultat de la bataille, l’un des deux posera un problème. Quoique, s’ils se battent à mort, je n’aurai plus qu’à achever le vainqueur. Ce sera pour le bien de la coalition, Danger est un malade instable. Le marin est un adversaire qu’il faut mettre hors d’état de nuire.

      Pense-t-elle tétaniser devant le spectacle des deux chefs de meute. Ambre se reprend, puis elle sort sa lame pour affronter le renard. Shoga et Danger reculent de quelques mètres, ensuite le marin sort son épée « Take », tandis que le loup montre ses griffes en tendant les bras devant lui.

      Ambre, tu ferais mieux d’aller aider les troupes. Tu ne feras que me gêner, boulet.

      Le renard esquisse un léger sourire.

      Tu es toujours aussi aimable avec les jeunes femmes, surtout quand elles sont tes alliées ?

      Le loup montre les crocs.

      M’en fout, ferme ta gueule et ramène là que je la déchire !

      Shoga perd son sourire.

      Tu n’es pas un exemple à suivre, et je vais faire en sorte qu’aucune nouvelle génération ne te prenne pour exemple.

      Ambre à une absence qui dure quelques secondes, elle reste sur place, l’épée à moitié sortie de son fourreau, en prenant un air narquois. Elle se reprend, puis elle sort son épée et elle brandit cette dernière devant elle.

      C’est vrai, ça. Nous sommes des exemples, et nous allons faire entendre notre voix ! Vous ne pourrez plus nous ignorer plus jamais !

      Shoga reste impassible, comme si s’en fichait, ce qui n’est pas le cas, mais lors d’un combat, il ne faut pas être distrait, cela peut être fatal.

      Mais ferme ta GUEULE ! Je t’ai dit de dégager, alors casse-toi, PUTAIN ! Tu veux gêner notre cause, c’est ça ?! Soit un exemple en obéissant, MERDE !

      Ambre grimace intérieurement, puis elle baisse son arme ainsi que ses yeux.

      B… Bien.

      Elle part pour le champ de bataille, laissant les guerriers entre eux. Sur le champ de bataille, la bataille fait rage. Le Tokusentaï est aussi de la partie, le groupe d’élite de la 473ᵉ division composé majoritairement de lieutenant ayant pour leader un commandant apporte une aide non-négligeable dans le conflit, ce qui oblige Ambre et son bras droit d’intervenir.


      Dernière édition par Shoga le Mar 21 Mar 2023 - 16:42, édité 1 fois
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      Tout le monde était en place, et la pluie s’était invitée sur ce qui allait devenir d’ici quelques minutes un champ de bataille. L’eau tombant avec un petit *ploc* caractéristique sur la ligne de marines attendant dans la seconde ligne.
      Pour faire simple, Arsène et son équipage se situaient sur le flanc droit dans une ligne ordonnée mais distancée entre chaque soldat. Au loin on pouvait apercevoir la première ligne.
      Les minutes passèrent et finalement.
      “La première ligne est engagé.” Au loin on pouvait voir que ça y est, le choc s’était établi et que désormais les hommes combattaient. Bien rapidement cependant plusieurs pirates franchir la première ligne pour aussitôt foncer sur la seconde qui ne se trouvait qu’à une cinquantaine de mètres.
      “AUX ARMES!” Hurla le Lieutenant, suivis du bruit de plusieurs dizaines de lames se dégainant.
      “FUSILS! EN POSITIONS!”
      Plusieurs marines qui se situaient sur l’arrière de la seconde ligne vinrent se mettre côte à côte des soldats qui étaient prêts à partir au combat.
      “FEU!”
      Les marines porteurs de fusils, accroupis à côté de ceux tenant les sabres debout ouvrirent le feu. Aussitôt le coup de feu tiré. Chaque marine porteur d’une épée s’avança vers l’ennemi en chargeant. Profitant de ces tirs courtes portées qui minimisent les risques de tirs alliés. Les porteurs de fusils dégainent leurs épées et restent en retrait.
      Arsène avait donné des instructions très simples. Toujours au moins trois marines ensemble, un système “frère d’arme” qui permettait de garder une supériorité numérique constante et la capacité d’évacuer les blessés.
      Les premiers groupes commençèrent le combat face aux hommes poissons. Pendant ce temps, les ex-porteurs de fusils attendaient désormais leurs tours. Prêt à partir en renfort au moindre trio en difficulté, ce qui ne tarda pas à arriver.

      Et Arsène durant ce temps? Naturellement il avait rejoint la mêlée et en quelques secondes avait déjà tranché plusieurs pirates qui étaient une menace pour le marine normal, ils étaient en revanche de la piétaille pour un homme de sa force.
      Cependant, après seulement une petite minute une voix l’interpella.
      “LIEUTENANT ALIGHIERI! CAPITAINE!” La voix reconnaissable entre tant appartenait à Benitio Mirage, Sergent-Chef du Tempest et... Ensanglanté? Benitio pointa simplement son doigt vers le centre de la ligne de front, et Arsène disparu de son champ de vision déjà en route.

      Benitio venait tout simplement de réclamer de l’aide de manière urgente et il était certain que la situation se ferait plus précise en s’avançant vers la zone désignée.
      Et en effet elle se fit. Au loin il pouvait apercevoir une figure familière affronter un pirate de petite taille, mais dont la silhouette ne disait rien de bon. Ce qui n’aidait pas était le fait que la figure familière était clairement à deux doigts d’être vaincu.
      Son adversaire s’apprêtait à l’empaler de sa lance tandis qu’elle se retrouvait désormais au sol, le corps couvert de blessure.

      La figure familière n’était personne d’autre que la Lieutenante Tuyoi Sakana, membre du Tokusentai. Femme-Poisson utilisatrice du Gyojin Karaté.
      Son adversaire, Har Eng. Un homme poisson Piranha portant une lance, et quatres katana sur son dos.

      L’image se fixa sur Arsène apparaissant subitement devant l’homme-poisson, Yubashiri dégainé, et la lance découpé en plusieurs bout. Tandis qu’un coup horizontal força l’Homme poisson à reculer.

      “Lieutenante Sakana, vous allez bien?”
      “Alig...Hieri... Faites... Attention...”

      Arsène demandait des nouvelles de sa collègue qui semblait soulagée de voir du renfort, mais les yeux de la combattante restait figé sur Har Eng qui semblait avoir été piqué au vif.
      “Alighieri? ALIGHIERI?!” Hurlat-il, suivit d’un cri de rage pure tandis qu’il dégaina de ses quatre bras ses Katanas puis il courut en direction de sa nouvelle cible. Arsène n'eut d'autre choix que de faire de même.
      Un duel venait de commencer.
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      Les hommes sont nerveux. C'est normal. Affronter des hommes-poissons n'est jamais chose facile. Ils sont dix fois plus forts qu'un humain normal, ça a de quoi faire douter les soldats. Même à coté de moi, alors que nous sommes la troisième ligne de défense, que rien ne nous prédestine à affronter l'ennemi de près, la tension est palpable. C'est alors que de la pluie et le vent font leur apparition, dans quelques minutes, je ne serai pas étonnée de voir un éclair ou deux. J'échange un regard avec Shujin, qui comme moi à compris la situation. La météo vient de rendre notre ligne de défense inutile. En effet, avec notre visibilité réduite, déterminer qui est qui devient abscons. La probabilité de tirer sur nos amis est bien trop importante! Nous voilà donc réduits à attendre que les autres lignes de défense soient débordées pour passer à l'action.

      "Allez, les amours, on se prépare à bien enfiler sa baïonnette au bout de son fusil! Et on se tient prêts!"

      Bordel, y'a qu'un okama pour faire un sous-entendu aussi scabreux sans broncher! Mais bon, pour moi, c'est un soulagement, ça signifie que je vais pouvoir m'éclater au corps à corps! Comme on le redoute, nos collègues se font déborder et on ne tarde pas à voir les silhouettes menaçantes de nos ennemis.

      "Feu!"

      Le fusils claquent et les ennemis chutent. Très vite remplacés par d'autres. Seulement, nos adversaires ne comptent pas nous ménager, très vite j'entends des sifflements et je vois des camarades tomber. Je comprends que c'est la technique de la balle d'eau propre au peuple des profondeurs. Il projettent une goutte si fort qu'elle fait autant de dégâts qu'une munition classique! Un coup d'œil en direction de mon supérieur pour voir qu'il a bien compris la situation. Si on reste à distance, c'est nous qui allons nous faire tirer comme des lapins!

      "Chargez!"

      La troupe s'ébranle comme un seul homme et fonce vers l'adversaire. Cependant, quelque chose ne va pas. Un mauvais pressentiment. Ce n'est que lorsque que je vois notre première ligne s'effondrer dans un craquement sinistre que je réalise notre situation. Il y a des minks qui utilisent l'électro et qui profitent de la pluie pour maximiser les effets de leurs attaques! On est tombés dans un piège!  

      "Shujin..."

      "J'y vais Ani-chou."

      "Je viens avec toi."

      Je sais, je suis une putain de psychopathe. Et j'aime voir couler le sang  plus que de raison. Mais, s'il y en a bien un que je veux pas voir couler aujourd'hui, c'est celui de cet okama.


      Dernière édition par Anima Labrusca le Ven 3 Fév 2023 - 11:25, édité 1 fois
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      La coalition raciale
      Peu à peu, à chaque seconde qui s'écoulait, la brise agitée s'évaporait dans le silence pour laisser la place à des bourrasques de vent de plus en plus fortes et se manifestant à une cadence de plus en plus fréquente. La cornue levait légèrement le tête vers le ciel pendant un court instant pour voir que de gros nuages sombres étaient venus particier aux festivités qui s'annonçaient ici. Une tempête en prime, il ne manquait plus que ça, se disait-elle d'une voix basse tout en se reconcentrant sur la bataille qui s'apprêtait à commencer. En deuxième ligne, sa troupe avaient au moins l'avantage de ne pas pouvoir se faire surprendre par le départ des hostilités, tout en profitant d'un temps de préparation un peu plus long pendant que la première ligne commence le combat. Si tout se passait comme Enra le prévoyait, alors la bataille allait se dérouler exactement comme elle le décidera, car le plan de son supérieur direct était certes efficace, mais disons que la cornue a un léger complexe de supériorité qu'elle ne s'assume même pas à elle-même. À défaut de ne pas être à la tête des événements, il faut qu'elle les domine, même si c'est dans l'ombre. Ainsi, aussi efficace et détaillé le plan de Shoga soit-il, si les quatre lignes de défenses tombent, les seules issues seront l'anarchie et la défaite, et le fait de mettre un point final dans un plan lui déplait fortement. Chaque mouvement est crucial dans une bataille de cet envergure, et si l'ennemi prend l'avantage... Et bien il faut tirer avantage de cet avantage. C'est cet état d'esprit qu'a Enra. Ainsi, même si l'ennemi pense gagner, il ne fait en réalité que s'enfoncer dans sa toile.

      Puis soudain, alors que le ciel se mit à gronder au loin, la pluie vint s'inviter à son tour en laissant tomber de petites gouttes d'eau venant heurter l'herbe de la plaine de plus en plus fort. C'était comme si cette tempête était l'expression de la colère de la nature qui en voulait à ces êtres de prendre les armes pour un conflit si absurde. Tout comme les bourrasques de vent, la pluie devint rapidement plus forte et rapide, frappant l'ensemble du champ de bataille d'une immense douche froide au moment où deux hommes s'élançaient l'un vers l'autre, frappant leurs armes respectives l'une contre l'autre en se faisant accompagner par l'éclat fracassant d'un éclair venu frapper le ciel à cet instant précis. Leur assaut et cette détonation marquaient le départ de la bataille. Des cris de guerre en chœur accompagnaient les assauts des deux camps tandis que les armes s'entrechoquaient et que les coups de feu fusaient déjà de tous les côtés. La guerre était lancée, la première ligne se battait déjà sous la pluie contre la poiscaille et les fauves tandis que la commandante attendait seulement la bonne occasion pour lancer les hostilités de la deuxième ligne. Les bras croisés, son manteau de commandante qu'elle avait enfiler entre temps à l'approche de la tempête, de nombreuses minutes défilaient sur le front quand celui-ci laissait finalement une brèche s'ouvrir. Beaucoup de soldats avaient probablement déjà perdus la vie pour que l'ennemi ait une ouverture, mais Enra se devait de mettre ses doutes de côté et se concentrer sur sa propre bataille. Elle s'exclama alors d'une voix haute et autoritaire après avoir pris une profonde inspiration tout en veillant à parler suffisamment fort pour être entendue par ses troupes mais pas par ses ennemis.

      « On doit faire en sorte d'en avoir le moins possible dans nos pattes, c'est compris ?! Neutralisez les au compte-goutte, gardez l'avantage du nombre tant qu'ils sont en petits comité, et s'ils deviennent trop nombreux, laissez en passer ! N'oubliez pas que nous avons deux autres remparts derrière ! À attaque ! »

      Cette dernière phrase, ce dernier ordre, était crié de toutes les forces qu'avait la femme dans les cordes vocales, autant pour motiver sa ligne que pour se motiver elle même. Le lieutenant Arsène ne tarda pas à ordonner à ses troupes de tirer, ce qui marqua, ici, le départ du combat de la deuxième ligne de défense. Le conflit s'était rapproché très soudainement, Enra était maintenant en plein dedans avant même de s'en être rendue compte, et la voilà d'un cou au devant de la scène face à d'innombrables spectateurs derrière la retransmission en direct par les escargophones. C'était... De très mauvais goût, mais ça ne faisait qu'une chose de plus à laquelle elle devait faire abstraction. La cornue restait étrangement calme, du moins c'est l'impression qu'elle donnait à l'extérieur alors qu'une flopée de sentiments différents et opposés traversaient en permanence tout son être face à cette situation. Elle devait en garder le contrôle et prendre le contrôle du combat, c'était les deux choses les plus importantes à ses yeux pour l'heure. Profitant du fait qu'elle puisse se le permettre, la commandante gardait un listing du nombre d'effectifs ennemis en comptant le nombre de pirates venant au contact de sa ligne de défense tout en prenant en compte ceux qui se firent neutraliser et ceux qui parvinrent à passer jusqu'à la troisième. Tout semblait bien se passer, la bataille autant que son plan de secour qui semblait se dérouler à merveille. Grâce à sa toile, les ennemis étaient ralentis comme prévu par les lignes de défénse, mais plusieurs choses prenaient effet par la même occasion. En laissant passer des pirates pour ne pas finir submergé, les marines pouvaient économiser leur énergie tout en leur donnant l'illusion de gagner du terrain. Après tout, l'objectif principal dans le subsonscient d'un envahisseur, c'est de progresser sur le champ de bataille, couvrir le plus de territoire et percer les défenses ennemis. S'ils peuvent progresser, pourquoi s'en priveraient-ils ?

      « Ils sont déjà dedans... J'imagine que je peux m'y mettre. »

      Ce que les pirates ignorent, en revanche, c'est que leur propre avancée les épuise alors que les marines économisent ainsi leur énergie tout en affrontant un nombre réduit d'adversaires. Alors qu'elle se mit à marcher en prenant en main ses quatre chakrams tenus du bout de ses doigts, Enra les regardait gesticuler, se tortiller et s'enfoncer dans sa toile par leurs propres efforts sans qu'elle n'ait à se démener pour tous les vaincre. Il ne lui restera plus qu'à attendre le bon moment pour refermer sa toile alors qu'ils penseront encore avoir l'avantage... Puis tous les anéantir. La commandante voulait faire le moins de victimes possible, elle était loin d'être une sadique, mais un petit sourire se formait tout de même au coin de ses lèvres en voyant les ennemis venir eux-mêmes à sa merci.

      « Du sashimi... Je fais de toi du sashimi ! »

      Au milieu du brouhaha de la bataille, cette voix malsaine s'élevait au dessus de toutes les autres avant d'être surplombée par un cri encore plus fort. La cornue pensait dominer les événements, mais la présence d'un seul ennemi pouvait tout chambouler, elle en était consciente lorsqu'elle levait les yeux pour y voir l'immense crabe qu'elle avait aperçu précédemment. Celui-ci semblait déjà fort dans sa forme de base, mais il avait l'air encore plus imposant sous cette violente tempête, comme si chaque goutte d'eau tombant sur son corps le renforçait. Comme quoi tous les plans ont une variable imprévisible, et ce crabe en était une. Au moment où la femme croisait le regard avec lui, les deux paires de ciseaux qu'il maniait vinrent se refermer autour de deux pauvres marines dont les dernières paroles fûrent un cri coupé net tout comme leurs corps. Elle avait assez d'expérience et de vécu pour reconnaître un ennemi dangereux et savoir que la vie peut s'achever si facilement, mais lui... Il le faisait avec beaucoup trop d'aisance. En tant que commandante, hors de question de laisser quelqu'un comme lui passer à la prochaine ligne de défense et faire plus de victimes, elle se devait de le neutraliser sur-le-champ. Se mettant sur la pointe des pieds, Enra vint enfin s'élancer à toute vitesse dans la bataille, les bras légèrement écartés en laissant ses chakrams pendre au bout de ses doigts.

      Les mouvements de sa cible étaient bien moins gracieux, la disposition spéciale de ses jambes lui donnait même des déplacement étranges qu'elle allait devoir analyser plus en profondeur pendant leur affrontement, mais en arrivant au contact, ses deux ciseaux s'écartaient pour faire plus de victimes alors elle n'avait pas de temps à perdre en analyse. Les ciseaux s'écartaient des deux côtés du crabe tandis que la cornue élançait ses deux bras dans leurs directions opposées, venant les passer l'un au dessus de l'autre tout en envoyant ses projectiles avec une grande précision juste entre les lames composant chaque ciseau. Elle attrapait ensuite les fils attachés à tous ses chakrams une fois ceux-ci passés entre les lames de son adversaire pour les attirer à nouveau vers elle dans un mouvement large de ses bras qu'elle vint écarter de chaque côtés de son corps, attirant ainsi ses lames circulaires qui vinrent frapper et emporter celles du crabe. Bien sûr, il ne les lâchait pas et elle se doutait qu'il ne serait pas si simple à désarmer, mais ce mouvement avait uniquement pour but de rediriger ses cieaux. Attirés par le mouvement des chakrams, les deux paires de ciseaux s'entremêlaient et se refermaient ainsi l'une sur l'autre, brisant complètement l'attaque du crabe. Dans cette multitude de bruits métalliques, Enra reculait tout de même d'un pas pour éviter de finir entre les ciseaux, faisant revenir ses armes à elle tout en plongeant son regard dans celui de son adversaire.

      « Je suis pas fan de sashimi... N'en fait pas plus. »

      Codage par Libella sur Graphiorum
        Alors qu'ils avaient engagé le combat, les soldats des différentes armées entrèrent eux aussi dans la bataille. Mais malgré le monde qui les entourait, Aquila et Broken étaient concentrés sur leur propre combat. Les deux adversaires pouvaient ressentir la puissance de l'autre. Sur le simple coup échangé, Aquila sut tout de suite que Broken était plus fort que lui, donc il fallait compter sur la dextérité et la vitesse d'exécution des attaques. Broken, en voyant le jeune sabreur faire glisser son attaque sur le côté, comprit qu'il allait devoir donner le plus de puissance possible à chacun de ses coups. En effet, en faisant glisser les attaques, la force mise dedans et quasiment réduite à néant, vu qu'au final, le coup frappe le sol. Mais Broken possédait un atout qu'il voulait garder pour le moment, le Fire Heart. Sa passion pour les siens et sa rage envers les humains pouvaient embraser certaines parties de son corps ainsi que son épée. Aquila, lui, voulait garder sa plus puissante attaque qu'en dernier recourt. Quand il a vu qu'il pouvait trancher un rocher, il s'est dit qu'il ne fallait l'utiliser qu'à bon escient.

        Le duel entre les deux combattants étaient aussi bien idéologique que martial. D'un point de vue idéologique, l'un voulait la mort de la race humaine, et l'autre sait qu'une amitié pouvait exister entre les deux races. D'un point de vue martial, l'un se servait de sa force brute, alors que l'autre utilisait des techniques provenant de trois écoles de la Voie du Sabre. Tous les opposés et seul le gagnant pouvaient avoir raison. Le perdant trouvera soit la mort, soit la honte et le déshonneur.
        Aquila et Broken se livrèrent une bataille sans merci. Tout s'enchaînait comme une danse parfaitement exécutée. Entre attaques, esquive, contre-attaque. De temps à autre, les coups portés touchaient leur cible faisant reculer l'adversaire et permettant aux deux protagonistes du combat de reprendre leur souffle.


        "Broken, pourquoi ? Pourquoi devons-nous nous battre ? Ne crois-tu pas qu'on pourrait vivre en paix ?"

        "SILENCE !!! Tu ne sais rien de ce que j'ai vu ou vécu ! Vous, les humains, nous traiter comme de la chair à pâté. Nous ne sommes que des esclaves pour vous !"

        "C'est faux ! On n'est pas tous comme ça ! Regarde Shoga et moi ! Il aurait pu venir seul ou avec son second du QG, au lieu d'un civil comme moi !"

        "Shoga est un traître !"

        "Faux ! Il se bat pour la Justice."

        "L'esclavage, c'est la Justice pour toi ?"

        "Non, mais massacrer des innocents, c'est ça ta Justice ?"

        Là, Broken marqua un temps d'arrêt, mais ses souvenirs, où il était esclave, sur le point de mourir de la main de certains humains, refirent surface. Il se souvint surtout de celui qui l'a sauvé : Danger. Là, sa conviction devint plus forte, si forte que sa capacité Fire Heart pouvait être visible. Les flammes n'étaient pas encore apparu mais les goutte de pluie s'évaporèrent dès qu'elles touchaient son armure, sa peau ou sa lame.

        "Assez ! Sans lui, je serais mort !"

        Broken courut à vive allure vers Aquila, tout en lui assénant un coup de sabre, qui avec la célérité et la force déployées, prit feu. Stupéfait, Aquila ne put qu'esquiver par le côté droit de Broken, et roula sur son large dos incandescent, tout en lui infligeant des coups de sabre au niveau des épaules. Alors qu'Aquila essayait de prendre du recul, le bras gauche de l'ours l'attrapa et il mit un violent coup de boule à Aquila. Ce dernier partit en titubant en arrière, essayant de garder son équilibre et sa conscience présente. Un filet de sang se mit à couler le long du front d'Aquila, qui fut accentué par l'eau de pluie qui ruisselait sur son visage. Et là, Aquila le regarda et lui dit sur un ton calme et serein :

        "Et grâce à lui, vous allez tous mourir. C'est ça, le bel avenir que vous aviez prévu ? Regarde autour de toi !"

        En effet, tout autour d'eux se trouver certes des corps inertes de soldats de la Marine, mais ils étaient très faibles en nombre, comparé aux corps ennemis. Les deux combattants repartirent aux combats. La violence avait redoublé avec un Broken enflammé qui cramait l'herbe à chaque coup, et un Aquila qui ouvrait le sol à chaque impact sur le sol.

        Après plusieurs minutes de combat, Aquila et Broken se faisaient face, fatigués par les différents coups reçus. Le corps de Broken était entaillé à de nombreuses reprises, laissant son sang s'échapper. L'utilisation du Fire Heart commençait à faire craquer ses os de manière très douloureuse, et la fatigue se faisait grandement sentir.
        Aquila, lui, était essoufflé. Les coups qu'il avait reçus auraient pu lui faire tourner de l'œil à chaque fois. Seul son entraînement au combat et sa volonté lui permettaient de tenir, face à un tel adversaire.
        Les deux savaient que le prochain coup allait être le dernier. Le dénouement était proche...


        Dernière édition par Aquila Risenkaul le Mar 14 Fév 2023 - 18:18, édité 1 fois
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        Les soldats luttent contre des hommes-poissons au sommet de leur force, ainsi que contre des Minks enragés d’être sous une pluie battante. Mais la marine n’est pas à prendre à la légère, elle prouve que son éducation martiale est la meilleure du monde, car elle a produit des combattants de qualités. Même les griffes acérées des Minks ne peuvent pas briser la volonté des soldats, contrairement à leur lame. Les hommes-poissons sont dotés d’une force et d’une résistance colossale, mais ces derniers sont choqués lorsqu’un soldat deux fois plus maigrichon qu’eux leur décochent une droite en plein visage, la force de la volonté est elle qu’elle permet des miracles. Les échanges de coups sont violents, ils sont mortels, mais en même temps jouissifs. Chaque soldat ressent un bonheur immense de combattre à cet instant, tout comme les pirates, ils ne vivent que pour le combat. Malgré ce que dit le gouvernement sur le vivre-ensemble et le fait de prôner la paix, des soldats n’en restent pas moins que des militaires. Ils n’attendent qu’une chose, c’est de pouvoir se défouler sur un champ de bataille. Les gentils marines qui patrouillent en ville avec un sourire attentionné pour les habitants n’existent plus ici, non, ici ce sont des machines à tuer qui tranche le torse d’un homme-poisson et d’un Minks qui luttent contre le racisme. Une expression de jouissance se lit sur le visage d’un soldat lorsqu’il abat son ennemi, même si le marin connaît les motivations de l’ennemi, il s’en fiche. À ce stade, il n’est plus doté de conscience, il laisse son instinct le guider.

        Plus hauts sur la colline, les deux canidés s’affrontent. Ils s’échangent des coups gentillets pour commencer, des passes d’armes prévisibles qui augmentent en difficulté au fur et à mesure que le combat s’éternise. Les coups sont de plus en plus féroces, voire bestiaux. Cela faisait longtemps que le colonel n’avait pas cédé à ses instincts, plusieurs sentiments l’habitent. Shoga a envie de mordre dans la chair de Danger, de lui déchiqueter la peau lentement avec ses crocs, de lui lacérer les poils avec ses griffes. Les yeux du renard ne sont plus ceux de la justice, mais ceux de la convoitise. Il n’est pas différent de ses soldats, c’est un fauve dressé par la marine. Lorsqu’il faut donner la patte, il la donne. Lorsqu’il faut défendre les intérêts du gouvernement, il les défend. Shoga n’est qu’une arme au service des plus grands, et c’est sur le champ de bataille que son instinct primaire se réveille. Il ne contrôle plus sa force ni sa vitesse, toutes les fois où il se retient dans le civil et pendant les entraînements, contre un adversaire de sa trempe, il se lâche. Les griffes du loup percutent la lame du Meitou « Take » du colonel, à chaque collision les serres glissent sur la lame, un grincement strident retentit. Les oreilles des Minks sont extrêmement sensibles, Shoga et Danger grimacent à chaque fois qu’ils entendent ce grincement. Les deux reculent en sautant en arrière, ils vont passer aux choses sérieuses.

        Tu sais ce qu’on dit sur les combats d’épéistes ?

        Non, que dit-on ?

        Lorsque deux bretteurs de haut niveau s’affrontent, seule la technique permet de déterminer le vainqueur. Mais aussi que le combat est intense, mais court.

        Oh, je vois. Tu sais ce qu’on dit sur les combats de Minks ?

        Non, explique-moi.

        Dans un combat entre Minks, plus les adversaires sont féroces, plus ils sont forts… Et, leur combat fait des étincelles.

        Danger se met à briller, des décharges s’échappent de ses poils. Shoga fait de même, les deux canins s’illuminent. La pluie aide à prolonger les décharges électriques dans l’air.

        Je vois que même un traître peut maîtriser l’électro.

        J’ai hâte de voir jusqu’à quel point tu le maîtrises. En fin de compte, je suis heureux d’avoir croisé votre route. Je vais pouvoir me donner à fond et voir mes limites, ce n’est pas tous les jours qu’un adversaire de ton calibre débarque sur une Blue.

        Danger montre les dents, mais il n’est pas énervé, au contraire, il est excité. Shoga révèle ses crocs dans un sourire carnassier, puis il range sa lame dans son fourreau. Les deux carnivores accumulent assez d’électricité sur leurs poils pour qu'ils en soient recouverts. Sans attendre, les deux foncent l’un sur l’autre. Ils utilisent tous deux leur vitesse de Minks, ainsi que leurs griffes et leurs crocs, tout en se tournant autour dans un balai qui n’est ininterrompu que lorsqu’ils se percutent. L’intensité de l’électro ne fait que s’intensifier à cause de leur férocité, qui ne cesse de grandir. Ils apprécient tellement le combat, que leur instinct leur fait oublier leur cause. Danger et Shoga ne sont plus des pirates ni des marines qui se battent pour une quelconque justice, ce sont des animaux enragés. Le renard et le loup sont à quatre pattes avec la bave aux lèvres. La danse se termine, puis ils cessent leur électro. Shoga et Danger sont couverts de plaies, et d’égratignures. Le loup et le renard sourient, ils se mettent à rire comme de vieux potes.

        Hahahaha !!!

        Gyahahahahahaha !!!

        Hahahahaha… Alors, qu’est-ce que ça te fait de libérer la bête qui sommeil en toi ?

        Gyahahahaha… Haaaaaaaa, pouvoir relâcher ses émotions et ses instincts fait du bien.

        Tu sais quoi, c’est dangereux ce qu’on est en train de faire. Plus le combat perdure, plus je m’attache à toi. Je vais te tuer avant de te porter dans mon cœur, d’ailleurs, je vais te le dévorer. C’est une marque de respect chez les Minks, alors soit honorés !

        Le visage et les yeux de Danger changent, c’est un loup enragé. Ses iris deviennent plus petites, tandis que son visage se crispe. Shoga regarde le visage de Danger déformé par l’envie, par la colère, par un profond sadisme. Le renard retrouve ses esprits, il retrouve son air « humain ». Il se relève, puis il pose sa patte droite sur le pommeau de son sabre, tout en adoptant une pose de samouraï.

        Mais qu’est-ce que tu fais ?

        Je suis bien plus qu’un Minks, je suis aussi un bretteur vivant sous le code du Bushido. Mon maître m’apprit que de se laisser dominer par ses instincts et ses pulsions est déshonorant pour le samouraï, je n’entacherai pas mon honneur ni celui de mon maître.

        Danger s’emporte.

        Espèce de crétin, tu es un Minks, tu dois vivre selon ton instinct et tes pulsions !

        Shoga regarde Danger.

        C’est justement ton instinct et tes pulsions qui ont conduit à cette bataille, tes hommes payent ton manque de discernement. Un chef doit savoir déléguer et inspirer ses soldats, il est responsable de leur vie et de leur éducation. Je refuse de finir comme toi, je vous remercie Nodo-sama Senseï pour m’avoir inculqué une discipline.

        Le loup recouvre sa gueule de Haki de l’armement.

        Tu es un traître, et je vais te tuer !

        Danger fonce sur Shoga en ouvrant sa gueule, ses dents sont recouvertes de Haki de l’armement. Le colonel reste impassible, il ne bouge pas. Il a toujours la patte sur le pommeau de son épée, le dos incliné, avec le regard fixé au sol. Lorsque Danger est suffisamment proche de son ennemi, ce dernier dégaine son épée en la chargeant d’électro. Il se sert de son Soru pour disparaître, puis ils passent derrière leur adversaire respectif.

        Style du renard : Inazuma katto !

        La danse des crocs !

        Shoga et Danger sont sur leurs pattes, dressées comme des piquets, en bombant le torse. Trois vilaines entailles viennent lacérer le buste du marin, mais peu importe, il reste debout, même s’il grimace à cause de la douleur. Danger se retourne en ricanant, mais il s’essouffle de plus en plus, et un immense trait se dessine nettement à partir de l’appendice jusqu’à l’extrémité de son épaule gauche. Une vive explosion de sang jaillit soudainement, Danger a des spasmes à cause de l’électro laissé dans la plaie. Il tombe à genoux, il n’a pas compris ce qu’il s’est passé.

        Tu as un bon niveau, même excellent. Ton problème est que tu ne te maîtrises pas, c’est ce même problème qui a conduit à cette bataille, et c'est ce même problème qui t’a mis à genoux. Si tu avais maîtrisé tes émotions, tu n’aurais pas été aveuglé par la colère et l’arrogance, tu aurais pu esquiver ma lame, mais au lieu de cela, tu as foncé comme un chien fou.

        Shoga range son épée dans son fourreau, puis il regarde le ciel qui s’est déjà assombri.

        Il est déjà si tard ? Pas étonnant que je n’ai rien remarqué avec cette pluie et ses nuages qui cachent le ciel.

        Dit-il en prenant un air satisfait. Mais soudainement, il aperçoit l’astre lunaire. Le visage de Shoga se crispe, le colonel se retourne aussitôt pour regarder Danger. Ce dernier halète tout en bavant, sa musculature gonfle. Sa plaie semble se refermer sous la pression des muscles qui se resserrent, Danger grandit de plus en plus. Mais ce n’est pas le seul, sur le champ de bataille, certains Minks commencent à se transformer, eux aussi. La forme Sulong n’est pas connue de tous, mais ceux qui ont la chance de la maîtriser se voient offrir une force et une résistance hors du commun. Shoga, qui ne maîtrise pas cette forme, décide tout de même de l’utiliser pour neutraliser Danger qui est plus fort que jamais. Il se sert des rayons lunaires pour se transformer en un renard géant sélénite, cette forme bestiale est pire que tout, car peu de Minks arrivent à la contrôler. Un loup et un renard géant sélénite se dressent sur la colline, ils poussent des cris perceptibles de tous. Sans parler des Sulong qui se déchaînent sur le champ de bataille, ils ne font pas de distinction entre alliés et ennemis. Sur le champ de bataille, on peut entendre des soldats et des pirates hurlants, « Ce sont des Sulong, faites gaffe ! ». Ambre, la cheffe des rascasses est face à face avec le commandant Shujin et Anima, elle tient fermement sa lame, tout en s’inquiétant de la situation. Elle voit Danger plus affreux que jamais, mais aussi ce bon colonel qui lui paraissait si doux et chaleureux n’être plus qu’un monstre. Elle se tourne vers Shujin qui est bouche bée, ce n’est pas la première fois qu’il assiste à cette transformation, il est craintif. Il se tourne vers Anima pour la prévenir.

        — Ani-chou, même si nous remportons cette bataille, nous devrons encore maîtriser le colonel. Sous cette forme, il est incontrôlable, la dernière fois qu’il s’est transformé en Sulong, il a coulé quatre frégates. Il a fallu le jeter à l’eau pour le calmer, et encore, une centaine d’hommes le maintenaient dans l’eau pour empêcher qu’il ne remonte et qu’il perde connaissance en se « noyant ».

        À l’autre bout du champ de bataille, Soma, le Ninja et espion de Shoga aperçoit les deux Minks au sommet de la colline. Il grimace.

        — Merde… Ça recommence.

        Dit-il en lançant un Shuriken dans le crâne d’un homme-poisson. Mais Shujin et Soma ne sont pas les seuls à s'inquiéter, non, car le commandant du Tokusentai, le redoutable Reikoku "Le redoutable" Shinrai regarde en direction de son colonel. La situation semble critique pour les deux camps, est-ce qu’Ambre réalisera-t-elle son erreur en s’alliant avec Danger ou est-ce qu’elle poursuivra le combat, alors qu’elle risque la vie de son équipage.

        Techniques:


        Dernière édition par Shoga le Mar 21 Mar 2023 - 4:44, édité 1 fois
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        Les lames s’entrechoquèrent dans un rythme régulier, Arsène envoyait un coup horizontal, dévié vers le haut et le lieutenant se retrouvait forcé de se contorsionner pour éviter les multiples lames de son adversaire.
        Quatres lames contre une, il était en désavantage mais il sentait que son adversaire était désorganisé. Ces coups étaient remplis d’une impressionnante rage; chaque coup qu’il envoyait était ponctué d’un hurlement bestial.

        Bestial, oui. Arsène n’avait pas l’impression d’affronter un individu mais une bête enragée, il pouvait presque deviner le sang qui commençait à se voir dans les yeux de son adversaire, à moins que cela ne fut qu’une simple illusion.
        Et là soudainement, une brèche inespérée dans l'assaut de son adversaire fut visible, sa lame vint frapper d’un coup droit similaire à celle que l’on porterait avec un fleuret.
        Har Eng reconnut le danger et soudainement sembla retrouver ses esprits, bondissant en arrière et poussa un long soupir. Il semblait presque détendu désormais?
        “Raaaaaah....”

        Baissant ses quatre lames, l’homme poisson fit craquer son cou  d’un bruit clairement audible malgré le fracas du champ de bataille.
        “Je vais ne le dire qu’une fois alors écoute: tu te bat bien pour un noble. Pourriture.”
        “Merci pour le compliment, ne serait-ce que mon imagination ou bien vous semblez avoir une dent contre moi?”
        “Si tu savais... C’est à cause d’enflures de la noblesse dans ton genre que j’ai passé ma vie dans une cage! Forcé de me battre pour vivre! Un esclave qui ne servait que de monstre de champ de foire!”
        “Visiblement tu es parvenu à sortir de ta cage, sinon tu ne serais pas ici. Dois-je en déduire que tu t’es échappé des griffes de tes maîtres.”
        “Par chance, lors d’un de leurs combats à mort dont ils raffolent, je fus gravement blessé et jeté dans les égouts laissé pour mort. Seule ma résistance, ma haine m’ont permis de survivre jusqu’ici.”

        Arsène poussa à son tour un long soupir. Semblant baisser sa garde et rangeant son Katana dans son fourreau.
        “Je vois... Et cette famille de Noble?”
        “Si tu es inquiet pour eux, ils sont encore en train d’arpenter ces mers. L’occasion de les tuer ne s’est pas présentée.”
        “... Voilà une bien triste nouvelle.”

        Ces derniers mots furent prononcés bien plus bas, mais l’homme-poisson put les entendre tout de même, ses sourcils se levant plein d’interrogation. Arsène sembla se rendre compte qu’il venait de penser à voix haute et se reprit.
        “Je suppose que donc tu cherche à tuer tous les nobles qui croisent ta route n’est-ce pas.”
        “Mais c’est qu’il est malin, la cuillère d’argent dans ta bouche t’as pas empêcher d’avoir un cerveau fonctionnel.”
        “Je suis né sans cuillère d’argent. Mon statut actuel n’est dû qu'à l’intervention de pirates ayant tué mes parents. Je fut par la suite recueilli par la famille Alighieri et fut adopté dans cette famille.”
        “Tsss, chanceux dans la vie hein? Sale humain, tu vas regretter de ne pas être mort en même temps que tes parents! Je vais t’écorcher vif! Te noyer dans ton propre sang! Et ensuite le reste de la famille Alighieri sera fauché sous mes lames!”
        Har Eng s’attendait à une réaction de rage, de dégoût de la part de son adversaire. Mais ce qu’il observa et entendit allait à l’encontre de toute les attentes qu’il avait.
        Hehe... HA HA HA HA HA!
        Arsène riait de vive voix, son visage prenait une teinte rouge tandis que le sang revenait vers son visage. Il était clairement amusé. Son rire cependant sonnait d'une manière presque inquiétante, l'espace d'un instant il aurait juré voir les yeux du Noble prendre une teinte inquiétante.
        “Que... Pourquoi tu te marre enflure?!”
        Se reprenant rapidement, refluant une seconde vague de rire, le Noble s’expliqua.
        “Mes excuses, mais même si tu étais trois fois plus fort que tu ne l’es actuellement, tu n'aurais pas la moindre chance contre mes parents adoptifs. Pas plus que contre mon grand-père, et je n’ose imaginer ce qu’il resterait de toi si tu croisais le chemin de ma grand-mère. Mes serviteurs seraient certes en danger, mais il n’est pas permis par l’honneur de notre famille de laisser les autres en danger. Alors je vais être clair, toi et tous tes camarades seront arrêtés et mis hors d’état de nuire. Vos rêves de dominations seront refoulé comme tant d’autres avant vous. Tu as ma sympathie pour ton passé qui me rappelle Ô combien certains membre de la Noblesse ne mérite pas de respirer, mais tu es aujourd’hui ici de ton propre choix, prêt à tuer de simple innocent qui aurait été prêt à t’accepter dans d’autres circonstan-”
        “LA FERME! J’EN AI RIEN A FOUTRE! TU VEUX PROTÉGER LES AUTRES? ALORS PROTÈGE LES!”

        Poussant un hurlement de rage, l’homme poisson avait vu sa colère revenir à la surface au fur et à mesure du petit monologue du noble. Arsène l'insupportait, cette arrogance, il osait lui donner des leçons? Il osait avoir de la sympathie?! Har Eng avait désormais une idée, puisque ce Noble voulait se donner bonne image, il le tuera sous les yeux des civils... Avant de s’occuper des civils ensuite. Ho oui, ses lames avaient soif de sang!
        “Ce champ de bataille est trop bruyant! Tu veux jouer les héros!? Essaye donc de me stopper! LA VILLE M’ATTEND!”


        Bondissant au-dessus de son adversaire, Har Eng désormais n’avait plus qu’un objectif en tête, atteindre la ville.

        Juste derrière lui, Arsène le suivait de près. Incapable de le rattraper, mais tout juste assez proche pour empêcher l’homme poisson de véritablement pouvoir attaquer les marines qui passaient à proximité, d’ailleurs Har semblait juste vouloir atteindre la ville.
        Passant au dessus des lignes bonds après bonds. De nombreux marines et hommes poissons purent voir les deux combattant se livrer à une chasse, et après quelques longs instants la ville arrivait en vue. Quelques instants suivants, et Har Eng se stoppa enfin dans le croisement d'une rue. Arsène se stoppant juste derrière lui, sa lame pointé vers l'homme poisson qui se retourna, n'ayant que faire des civils autours qui commençèrent à s'enfuir en hurlant. Tandis que des marines posté en réserve arrivèrent sur les lieux, se mettant en joue, mais un ordre de leur supérieur leurs parvint de laisser le lieutenant faire.


        “Voilà qui est mieux, j'aurais préférer que les civils restent... Mais tes potes feront l'affaire. Un dernier mot, avant de mourir?”
        “Juste un: tu compte te battre ou te donner en spectacle?”

        Cette fois, ce fut l'homme poisson qui commença à rire... Un rire qui se transforma en rage. Simultanément, les deux adversaires chargèrent l'un vers l'autre d'une vélocité qui surprit les spectateurs aux alentours. Le combat avait enfin repris. Et cette fois ne s'arrêterait plus tant que l'un des deux combattant giserait au sol.
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        Maintenant qu'on est lancés, on ne peut plus reculer et on doit jouer le tout pour le tout. Entre les balles d'eau et l'electro, les non-humains ont déjà diminué nos forces de moitié! Et quand on sait que les hommes-poissons sont sensés être dix fois plus forts qu'un type normal… ça sent mauvais! Pas pour moi qui ait des capacités de combat bien au-dessus de la moyenne, ni pour Shujin, mais le reste de nos hommes n'y croit plus et j'ai peur qu'ils se débandent. Heureusement, le commandant ouvre la voie et montre l'exemple. Sa bravoure galvanise les troupes qui se reprennent et le suivent sans hésiter à présent. Ouf, je suis soulagée!

        Cependant, on réalise très vite qu'on offre qu'une résistance de principe. Nos adversaires sont trop nombreux et trop forts. Ils surclassent sans trop de difficultés nos soldats qui tombent les uns après les autres. Shujin combat vaillamment, mais, même lui commence à montrer des signes de faiblesse… Même moi, je suis obligée d'élever mon niveau de combat bien au-delà de celui d'un soldat de seconde classe ne serait-ce que pour rester en vie. Et le pire dans l'histoire? C'est que j'ai bien peur que ça ne soit pas suffisant.

        C'est alors que je réalise l'horreur de la situation. On n'est plus qu'une petite dizaine, les uns contre les autres, entourés de nos ennemis. On est tous couverts de sang et de viscères, malgré la pluie. Et on est encerclés! Les forces adverses comprennent vite que s'acharner à nous combattre c'est continuer à payer le prix du sang. Alors une partie des assaillants se détourne de nous et s'en va en direction de la ville. Nous, touts soldats que nous sommes, nous ne pouvons que les regarder faire en serrant les dents face à notre impuissance. D'autant plus qu'une nouvelle menace arrive.

        Grande, mais pas autant que moi, rousse, le teint jaunâtre, certainement une personne importante. Il suffit de voir comment les autres s'écartent sur son passage. Elle regarde les cadavres des siens qui jonchent le sol et je la vois serrer les dents. D'un gente que je qualifierais de lent, elle utilise la technique de la balle d'eau. Par contre, la vitesse du projectile, c'est autre chose! Je n'ai rien vu! Je vois juste l'homme à ma droite s'effondrer, la moitié du visage emportée par l'attaque! Là, je n'ai plus le choix, si je veux rester en vie, je vais devoir y aller à fond! Et alors que je me prépare à lâcher les chevaux… je sens la grosse main de Shujin dur mon épaule.

        "Protège-les, Ani-chou, je m'occupe d'elle!"

        "A vos ordres." réponds-je mécaniquement.

        Je ne sais pas s'il va gagner, je l'espère pour qu'il puisse venir nous aider ensuite, mais… j'ai peur qu'on ne puisse pas tenir jusque là, ou pire… qu'il tombe avant nous. Je… je sais ce que je devrais faire, je devrais me tirer de là, penser à ma vie et à ma couverture! Mais… si je combats comme un agent, je suis certaine que je pourrais… non! J'ai une mission! Je dois observer Shoga et m'assurer qu'il reste loyal à l'humanité. Cette bataille est l'occasion rêvée de tester sa fidélité! Mourir ici n'aidera en rien à la mission. Je n'ai qu'à les laisser en plan et aller observer le combat du renard. Si je sais ce que je dois faire… pourquoi j'hésite?

        Ah, les sentiments… quelle plaie!
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        La coalition raciale
        Malgré la qualité de son intervention et sa punchline qu'elle trouvait tout de même plutôt cool, l'homme-crabe n'avait pas l'air de voir cette situation du même œil. En fait, ses grands yeux allongés montraient clairement de la frustration à s'être non seulement fait bloquer ainsi, mais aussi à s'être fait stopper dans son élan de plaisir meurtrier. Un regard qui en dit long, assez pour qu'Enra fasse un petit bond en arrière pour s'écarter du danger alors que son adversaire direct vint bouger ses bras armés de ses ciseaux tout en s'écriant d'une voix hargneuse.

        « Pour qui tu te prends sale marine ?! Je vais te réduire en charpie ! »

        Au même moment, l'une de ses paires de ciseaux s'entrouvrait tout en s'élançant sur la Cornue qui prit appui sur ses jambes pour effectuer un salto particulièrement haut vers l'arrière, passant ainsi juste au dessus des lames qui se rejoignaient pour fendre l'air. Dans son mouvement, Enra élançait tour à tour ses bras pour envoyer deux de ses projectiles sur le crabe, ceux-ci venant le heurter à toute vitesse juste au moment où les pieds de la femme touchaient le sol mouillé dans un atterrissage aussi maîtrisé que fluide. Comme elle s'y attendait même si elle a pris le risque de le vérifier, ses chakrams ricochaient contre la coquille du crustacé sans lui infliger la moindre égratignure.

        « Qu'est-ce que tu crois faire hein ?! Quand on aura gagné cette bataille, je vais te découper en rondelle et les servir tous les jours à mon équipage ! »

        S'écria le crabe en lançant un enchaînement de deux coups de ciseaux, que la femme évitait par une série de bonds en arrière tout en observant les mouvements du crabe. Ça lui faisait mal de l'admettre, mais ses fidèles chakrams venaient de montrer leur limite en s'avérant inefficace contre cet ennemi et sa solide coquille lui servant d'armure, de plus, les fils attachés à ses armes ne seraient pas assez solides pour contenir un homme poisson si solide et renforcé par la pluie venant mouiller son corps et ses cheveux. Devant tous ces constats, la femme reculait à nouveau, lâchant un profond soupir avant d'engager la discussion tout en profitant de ce bref moment de trêve pour venir attacher des cheveux mouillés en une queue de cheval.

        « C'est plutôt drôle venant d'un crabe tu ne crois pas ? Je t'assure qu'entre nos deux viandes la tienne a bien plus de goûts. À vrai dire j'ai aussi mon petit palmarès de crabe ingurgités. T'es juste un peu plus grands qu'eux, t'as rien de spécial. »

        Elle vint se lécher brièvement les lèvres à ce moment, autant pour le provoquer que pour accentuer la fin de sa phrase. Après tout qu'est-ce qui les différencie ? Enra fait face à un crabe visiblement habitué à découper les humains pour les manger... Mais elle aussi a consommer pas mal de crabes pour se nourrir dans le Cimetière d'Épaves. Et si ce pirate est plus solide qu'eux, il n'en reste pas moins un crabe dont la coquille présente forcément des zones plus souples qu'elle pourrait traverser.

        « Finalement nous sommes tous les deux des prédateurs l'un pour l'autre. Par exemple je sais très bien que derrière ta coquille, plus rien ne protège tes organes. »

        Le côté sauvage d'Enra se manifestait à cet instant comme pour se protéger de la pire éventualité qui pourrait arriver pendant cet affrontement. Sans possibilité de le contenir... Elle allait devoir chercher à le blesser, ou pire. En vérité, même si Enra sait que tous les organes d'un crabe sont entassés derrière sa coquille, elle n'a pas la moindre idée de quelle zone est la moins sensible alors... Si elle parvient à briser la carapace de son ennemi, il n'y aura que la chance qui pourra le sauver. Prenant une grande inspiration, la Cornue se tenait prête à analyser les moindres mouvements de sa cible alors qu'elle élançait ses bras, lançant un par un ses quatre projectiles pour les mettre tous les quatre en mouvement et les rediriger sans relâche à l'aide de ses fils après chaque impact. Si quelques uns vinrent ricocher contre la coquille du crabe, d'autres se firent directement renvoyer par celui-ci juste après qu'il ait écarté ses quatre bras. Sous le regard abasourdi d'Enra, les deux paires de ciseaux vinrent se séparer pour former pas moins de quatre lames avec lesquelles l'homme-crabe repoussait ses chakrams. Il était déjà impressionnant. Mais sous l'eau de pluie ruisselant sur sa coquille et ses quatre bras tenant chacun une lame lourde qu'il maniait particulièrement vite, Krabs semblait encore plus menaçant aux yeux de la cornue qui ne montrait pourtant aucun signe de faiblesse.

        À ce moment, leur affrontement prenait une tout autre tournure, les huit lames s'entrechoquaient sans cesse tandis que l'homme-poisson avançait vers la cornue qui, elle, reculait par des mouvements fluides pour préserver une distance de sécurité avec le crabe. Sous le feu de l'action et la quantité d'armes présentes dans leur duel, les esquives gracieuses d'Enra lui garantissaient d'éviter des coups mortels non sans quelques entailles et égratignures. Elle ne devait sa survie qu'à sa grande mobilité, mais ses vêtements déchirés à quelques endroits et les traces de sangs çà et là sur sa peau témoignaient d'un combat dangereux et acharné. La pluie devenait plus intense, le soleil se couchait lentement derrière les épais nuages noirs qui cachaient déjà ce dernier, la commandante sentait la fraicheur de l'eau glisser sur sa peau et se mêler au liquide rougeâtre coulant de ses blessures légèrement douloureuses. En face d'elle, le crabe ne montrait aucune égratignure, si ce n'est un visage encore plus hargneux et frustré de ne pas parvenir à tuer la femme aussi vite qu'il ne le voudrait. Et pourtant... Malgré son désavantage plus qu'évident et son infériorité qui lui donnait jusqu'ici un goût amer, la cornue affichait un large sourire pendant un instant alors que son adversaire vint abattre sa lame d'un coup descendant sur elle. La tête basse, Enra se décalait sur sa gauche tout en envoyant brièvement un chakram de sa main droite en l'air en lui faisant faire un arc sur la gauche. Le projectile passant au dessus de la lame du crabe pour atterir dans la main droite d'Enra, le fil du chakram enveloppait l'arme du pirate qu'il vint abattre lourdement sur le sol. C'était exactement l'occasion qu'attendait la commandante pour maintenir autant que possible la lame de Krabs avec la sienne tout en venant donner un puissant coup de pied sur la pince de celui-ci et en profitant de cet élan pour lancer un chakram de sa main gauche sur l'articulation du bras tenant cette lame.

        « Fini d'jouer... »

        La chose la plus facile lorsqu'on décortique un crabe, c'est de lui retirer les pattes. Et Enra en a mangé suffisamment pour savoir ça. Entre le coup de pied et le chakram venant se loger dans le creux de l'articulation permettant à l'homme-crabe de se mouvoir correctement, celui-ci lâchait enfin son premier râle de douleur en relâchant sa pression sur son arme, permettant à Enra de la lui retirer des pinces en tirant sur son fil. Si le crustacé est devenu soudainement plus dangereux en divisant ses ciseaux en quatre lames, la cornue n'a pas manqué de constater que ce changement s'est opéré lorsqu'elle s'est mise à viser son pléon. La face ventrale d'un crabe est moins solide que sa face dorsale, particulièrement au niveau de l'abdomen, et se tenir debout présente en l'occurrence un sacré désavantage dont Enra ne comptait pas se priver. Et si ses chakrams ne peuvent pas causer de sérieux dégâts à cette partie... La lame élancée dans les airs qu'elle rattrapait dans sa main droite signifiait clairement qu'elle n'avait qu'à se servir.

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