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Chasse sous-marine

Le début de la quête.

Dead End étant un véritable repère de pirates, je décidai de mettre mes plus fidèles hommes comme chaperon. Viktor et Krishna les deux plus fiables superviseraient chacun un groupe composé des nouvelles recrues du Manta. Pour des gens qui n’avaient encore que peu voyagé, une ile pirate était la pire des premières escales. Les attrapes nigauds et les coupes gorges étaient à tous les coins de rue. Ce fut d’ailleurs pour cela que Angelo garda le navire, il avait beau avoir rouler sa bosse avec moi, il restait crédule et surtout impulsif.

« Ho, Yukikurai regardez, un bonto ! Ça a l’air drôle. »
« Oui Nush, si tu veux te faire plumer. Regarde, personne ne gagne. »
« Si, lui, il a gagné. »
« Sûrement un complice. Si tu regardes attentivement tu verras que la bille a fini dans sa manche gauche. »
« Ça bouge trop vite pour moi. »
« Raison de plus pour continuer. »

Cette situation se représenta une dizaine de fois, alors que nous n’allions pas loin. Nous allions au marché pour nous procurer deux barriques d’eau potable et une de rhum. Il fallait que nous refassions le plein avant de nous lancer dans nos recherches sous-marines. Les deux autres groupes devaient ramener les vivres.

D’habitude, on laisse toujours quartier libre quand on arrive sur une ile, mais ici j’avais vraiment peur de ce qui pourrait arriver. Les courses réalisées par les trois groupes me confirmaient qu’ils étaient encore un peu trop bleus pour être lâché dans la nature comme cela. Nous irions manger et boire dans des tavernes, mais tout le monde dormirait à bord. C’était plus sûr.

Ils furent déçus par mon annonce, mais au moins tout le monde était présent et en bon état le lendemain matin pour reprendre la mer. Oui nous reprenions la mer directement, car ce que nous cherchions n’était pas l’ile suivante, mais bien le lieu de l’une des attaques des convois de la marine qui était parti de Dead End. Destination bien vague, je fus bien obligé de le constater moi-même.

En effet, le voyage fut long et ennuyeux. Le premier jour, nous prîmes le cap supposé du premier convoi. D’après nos informations, il avait été attaqué après quatre heure de route. Nous naviguâmes donc quatre heures également avant de plonger. Les deux sous-marins se désassemblèrent, puis plongèrent pour explorer les fonds marins. Nous procédâmes en spirale pour couvrir toujours plus de surface. Le premier jour, nous nous arrêtâmes lorsque les réserves d’air commencèrent à devenir limites. Verdict, aucune trouvaille. Nous dormîmes en surface.

Le lendemain, jour deux, nous changeâmes de zones et recommençâmes l’exploration. Cette fois-ci, nous en eurent marres avant d’atteindre le niveau bas d’oxygène. Encore deux jours aussi mornes et je me mange une mutinerie à coup sûr. Verdict, journée barbante.

Heureusement la journée trois nous réserva des surprises. En effet, nous délogeâmes un gros poisson qui tenta de nous manger. Bien loin des rois des mers, mais suffisamment gros pour être un danger pour nous. Ce fut le Divergence qui croisa la bête. Nous pûmes donc tester la vitesse et la maniabilité de l’engin face à un habitant des profondeurs. Mon submersible s’en tira avec les honneurs. Il réussit à maintenir le monstre à distance. Puis, un peu téméraire, nous tentâmes de le pêcher aux harpons. Bien qu’ils pénètrent la peau épaisse et écailleuse, ils ne semblaient pas faire beaucoup de dégâts. Heureusement, un tir chanceux s’enfonça dans son œil et atteignit son cerveau.

Bizarrement ce con de poisson mort semblait plus couler que flotter. Le Divergence n’était pas taillé pour le remonter à la surface. Nous appelâmes donc le Manta. Lui, il était conçu pour ça. Ses puissants crochets s’enfoncèrent dans la chair et grâce à ses moteur supplémentaire, il fit surface avec la proie. Ce soir-là, ce fut festin de poisson rôti pour tout le monde. Verdict, une journée pas totalement perdue.


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"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en voyageant que l'on se forge un nom"


Dernière édition par Yukikurai le Lun 5 Juin 2023 - 21:33, édité 1 fois
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Jour quatre, nous décidâmes de voguer une demi-heure vers le nord avant de poursuivre. Nous avions décidé que ce serait notre dernier jour de fouille sur le tracé supposé de ce convoi. Si nous ne trouvions rien, nous tenterions notre chance en remontant le trajet d’un autre convoi. Cependant la change nous sourit enfin. Pas tout de suite, mais au bout d’un moment à bord du Divergence nous vîmes des formes qui dénotait avec les fonds marins au loin. Nous appelâmes alors le Manta tout en nous rapprochant de ce qui semblait être une épave.

Une fois plus proche, nos spots parvinrent à vaincre l’obscurité et je pus distinguer un mat. La mer prenant rapidement possession de ce qu’on lui laisse, il était difficile de définir si le bateau datait du convoi. Mais ce n’était pas très important, nous allions pouvoir fouiller et repartir avec des trésors. C'était quand même pour ça qu'on était là.

Pendant que l’on faisait contentieusement le tour pour visualiser la topographie et tenter de reconnaître le type de navire que nous avions sous les yeux, le Manta arrivant par un autre côté, tomba sur épave encore plus grosse. Si de mon côté, il n’était pas aisé d'identifier le navire, de leur côté, c’était beaucoup plus facile. Une tourelle typique des cuirassés était visible. C’était plutôt ça que l’on recherchait. En effet, nous ne cherchions pas spécialement des trésors, mais bien de l’armement ou de la technologie marine.

Nous nous mîmes donc au travail. Je m’équipai avec l‘un des scaphandres que l’on avait pris de Clock Work. C’était lourd et pas très pratique, mais vu que je ne sais pas respirer sous l’eau, c’était indispensable. Grâce à la trappe installée dans la soute on pouvait sortir et rentrer dans le sous-marin tout en étant sous l’eau. Cependant, ce n’était pas rapide, car une seule personne pouvait sortir à la fois. Du coup, nous fîmes surface comme cela la dizaine de plongeur pu sortir par la porte principale, ce qui était vachement plus pratique quand même.

Je fis comme tous les autres et je me cramponnai au bastingage. Nous plongeâmes ainsi avec le Divergence. Il finit par s’arrêter au-dessus l’épave pour l’éclairer et se fut à nous de jouer. Une fois sous l’eau le scaphandre semblait moins lourd et encombrant. Ça limitait quand même ma faculté à ressentir l’eau. Je nageais moins bien comme cela, mais je nagerais beaucoup plus longtemps, c’était sûr.

On se repartit par groupe de deux ou trois et nous commençâmes l’exploration. Je me rendis vite à l’évidence que c’était un navire de pirate, que de simple bordée de canons, mal entretenu et vieux. Tout ce que cet équipage avait pu se procurer. Ce n’avait clairement pas été assez pour affronter le convoi de la marine, sinon il n’aurait pas fini ici. Nous n’aurons pas trop à chercher pour pouvoir rentrer dans l’épave, il y avait presque plus de trous que de bois. Je choisis donc un trou et pénétrai la coque de bois.

Je pénétrai dans ce qui devait être la coquerie et eus une peur bleue quand je tombai sur le squelette d’un malheureux qui avait péri dans le naufrage. C’était normal, car les attaques de convoi sont toujours un véritable massacre. Mais bien souvent les épaves sont plus anciennes et la nature les fait mieux disparaître. Parce que là, j’ai dit un squelette, mais il était encore loin d’être tout blanc et tout propre. Brrrr immonde !

Rien dans la coquerie à part mon cadavre. Je passai à la pièce suivante. Elle fut tout aussi décevante. Si on trouvait un coffre ou deux ce serait le mieux à tirer. Tout ce que je vis, me conforta dans l’idée que ce bateau avait appartenu à des pirates de seconde zone, des novices sur Grand Line.

Je retournai au Divergence les mains vide, mais d’autres eurent la chance de trouver un coffre. Il restait à voir ce qu’il contenait, mais la journée ne serait pas entièrement perdue. Pendant qu’on faisait surface, je me demandai ce que les autres avaient bien pu découvrir.

Allons donc voir comment ça s’est passé sur le Manta. Alors que le Divergence avait dû faire surface pour faire sortir les scaphandriers, le Manta, lui avait fait sortir tout le monde en restant dans les profondeurs. En effet, il était doté de quatre sas pressurisés qui éjectait les gens. C’était bien plus rapide et efficace que le sas manuel de l’autre sous-marin. D’autant plus que l’équipage était entraîné et comptait dans ces rang trois hommes poissons qui étaient sortis les premiers. Le temps que les autres sortent, ils avaient déjà fait une première reconnaissance.

Ils se mirent donc rapidement au travail, l’objectif était de récupérer les tourelles si elles étaient encore en bonne état. En effet, aucun chantier classique, officielle ne pouvait construire et vendre ce type d’armement impunément. Le GM gardait jalousement la main mise sur la prolifération de l’armement lourd. Alors, il y avait toujours le marché noir, mais c’était cher, ce n’était pas toujours de qualité et le risque que la marine le surveille n’était pas nul. Du coup, les épaves était bien plus rentable.

La première étape fut de passer des sangles puis de les relier au grappin du submersible.  Une fois solidement arrimer, ils purent découper le pont. Scier sous l’eau, ce n’est pas aussi facile qu’en surface. Il faut des scies adaptées sinon c’est même carrément impossible. En quelques heures de travail, deux tourelles furent récupérées et les deux sous-marins firent surface en même temps.

Les hommes que Yukikurai avait trouvé un peu pataud à l’entraînement, s’étaient révélés être très à l’aise sous l’eau, rapide et efficace. Ils avaient récupéré des tourelles de plusieurs tonnes et fouillé entièrement le cuirassé, là où les autres avaient juste ramené un coffre. Il n’y avait pas à dire le Manta était vraiment prévu pour ça. D’ailleurs sans ces deux hélices lui permettant d’avoir une poussée verticale supplémentaire, jamais il n’aurait pu remonter une charge aussi lourde.


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Dernière édition par Yukikurai le Lun 5 Juin 2023 - 21:42, édité 1 fois
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Nous nous réunîmes après cette première plongée fructueuse. Nous étions tous fatigué, je dirais même crevé. Les sorties sous-marines étaient vraiment éprouvantes, le poids de la combination, la pression de l’eau, le manque de lumière, bref tout sauf une sinécure. Cependant l’excitation comblait largement la fatigue.

Après avoir encore festoyé avec les restes du gros poisson, discuté de tout et de rien, une seule question me taraudait :

« Viktor! Hé Viktor, quelle masse tu penses que l’on peut encore transporter ? »
« Euh, c’est une bonne question. Le Divergence a remonté que deux coffres. Du coup, on est plutôt large. Le Manta quant à lui doit être pratiquement à ça charge maximal. Pourquoi ? »
« J’aimerais qu’on remonte la coque du cuirassé. »
« Pourquoi la coque ? »
« Ben, parce qu’elle est enduite de granite marin. »
« Oui, je m’en doutais. Je voulais plutôt dire comment compte tu faire ça ? »
« On prend tout le navire ? »
« Nous trop lourd, faut alléger. »
« Ben on va couper pour garder que la coque. »
« Oui, mais comment ? »
« Avec les scies, ou je peux essayer de trancher sous l’eau. Quelle taille on peut remonter avec le Divergence ? »
« Pratiquement rien. Il n’est pas prévu pour ça. Par contre si on transfert une tourelle sur le Divergence, là le Manta pourra remonter un gros morceau de coque. Par contre le Divergence devra naviguer comme un navire, car il ne sera plus capable de remonter à la surface. »
« Ok, faisons ça. »

Le lendemain, ce fut donc ce que nous fîmes. La première étape fut de transférer l’une des tourelles au Divergence. Ce ne fut pas si facile que ça. Ben oui, ce n’était pas comme si on pouvait détacher du côté du Manta pour rattacher les mêmes amarres de l’autre côté. Il a fallu fixer la tourelle au Divergence, alors qu’elle se trouvait sous le Manta. Puis, une fois fixé, moi j’aurais bêtement détaché. Viktor m’a traité de barbare quand j’ai proposé ça. Bizarrement pour ce genre de chose, c’était lui qu’on écoutait et pas moi. Comme quoi l’équipage était malin. En effet, déjà juste en donnant du mou pour transférer la charge les deux navires se rapprochèrent dangereusement, lorsque la masse tira en oblique sur les attaches. Si, ils n’avaient pas été prêt à utiliser lors poussée latérale, je crois qu’un autre sous-marin auraient dû venir rechercher nos restes.

Une fois le poids repris par le Divergence, on continua à donner du mou d’un côté, pendant que l’on remontait la tourelle au plus près de la coque du sous-marin. Je peux vous assurer que je n’avais jamais été secouer comme cela sur un bateau. Pour peu qu’une des cordes se tendait plus vite que les autres et la masse passait de la proue à la poupe ou de bâbord à tribord. On aurait dit que le navire ruait. Et ce n’était ni agréable, ni très rassurant.

Au bout d’une heure stressante et exténuante la tourelle était fermement fixée au plus près de la coque. Et j’eus ma réponse. Non, impossible de fixer les deux. La ligne de flottaison était devenue dangereusement base. Je sais que le Divergence était un sous-marin, mais j’avais entièrement confiance en Viktor. S’il m’assurait qu’il serait impossible de refaire surface en plongeant ainsi. Je ne tenterai pas le diable.

Il ne restait plus qu’à aller rechercher mon bout de coque de cuirassé, mais bizarrement on attendit l’après-midi pour avoir soufflé.

Ce fut mon premier trajet avec le Manta. Je ne pensais pas ça possible, car un sous-marin est un sous-marin, mais les sensations à bord étaient bien différentes. Ici, on ressentait la puissance et la stabilité, là où le Divergence était vitesse et fluidité. Nous descendîmes avec conviction oubliant presque la tourelle fermement maintenue par les griffes du Manta.

Je revêtis la combinaison de plongée, puis tentai de m’équiper de mon wakizashi. Cependant, un scaphandre n’est pas fait pour transporter des armes normales. Ce fut donc arme au poing que je rejoignis le sas de plongée. Une écoutille ronde bouchait l’entrée. Une fois ouverte, je sautai dans un tube déjà rempli d’eau. Et dès qu’il fut hermétiquement scellé, une surpression m’envoya à la mer.

En moins de cinq minutes tout le monde était là. Nous nageâmes vers l’épave qui avait certainement coulé parce qu’il était presque entièrement fendu en deux. Sacrée bataille ! Je devais être capable de faire la même chose en surface, mais là, sous l’eau, je n’avais jamais essayé.

J’aurais préféré prendre un morceau de la poupe, car elle était plus plate et plus facile à ré-exploiter par après. Malheureusement, la poupe était bien enfoncée dans le sable, alors que la proue me narguait presque en me disant vient me couper.

Après m’être assurer que tout le monde était bien derrière moi, je dégainai Mizuseisaku, mon Wakizashi. Je donnai mon fourreau au type le près de moi. Puis je fis quelque mouvement de sabre sous l’eau. C’était plutôt déconcertant, car pour manier l’épée il faut avoir les pieds bien fixer dans le sol. Or ici, j’avais tendance à tourbillonner sans le vouloir. Heureusement, mes leçons avec Thomas et maitre Zuresh avait payée et j’arrivais me rétablir assez facilement. Par contre, produire une lame d’air dans l’eau n’était pas chose aisée. Après quelque vaine tentative j’abandonnai l’idée d’une attaque à distance. Je nageai jusqu’à la coque. Je posai ma main gauche bien à plat dessus. Puis bandant mes muscles, mes doigts y pénétrèrent. Soshark !

Voilà, j’étais à présent stabilisé. Certes par mon bras plutôt que par mes pieds, mais l’avantage du Wakizashi c’est qu’il se manie principalement à une main. Je me concentrai donc, pour effectuer la Giant Baboon Slash, abattant mon sabre de toute mes forces. J’avais espéré que la coque se trancherais en deux, mais je ne fis qu’une entaille de trois mètres. Qu’à cela ne tienne, je recommençai encore et encore, chaque fois augmentant la longueur, jusqu’à avoir scalpé le cuirassé. Même si, je lui avais scalpé le postérieur plutôt que la tête.

Ensuite, je regardai l’équipage du Manta aller fixer un harpon aux quatre coins de mon morceaux de coque. Ce fut tellement simple et rapide que j’en éprouvai de la jalousie, même si au final, ils étaient quand même sous mes ordres.Leur réussite était la mienne. En deux temps trois mouvements l’affaire était pliée et nous retournâmes à bords. Ce fut alors que je ressentis la pleine puissance du Manta. Chargé comme un baudet, il arriva à faire décoller la coque du fond pour la ramener plus près de lui. Puis rugissant sous l’effort, il commença à faire surface grâce aux hélices horizontales. Finalement quand nous atteignîmes la surface, ce fut tout l’équipage qui rugit de plaisir. La mission était un franc succès, il ne restait plus qu’à rentrer sans couler.


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Dernière édition par Yukikurai le Lun 5 Juin 2023 - 21:53, édité 1 fois
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Le Divergence était vraiment à la limite de la limite. Nous avons eu un peu de houle, rien de bien méchant pour Grand Line, mais j’ai vraiment cru qu’on allait y passer. Il n’était vraiment pas fait pour être déséquilibré comme ça. Après avoir naviguer dans le nouveau monde, je ne pensais pas que je flipperais autant ici. Surtout qu’on ne pouvait même pas qualifier cela de tempête, un gros grain tout au plus. La moindre vague semblait capable de nous retourner. Et si ça ne suffisait pas, les entrailles du navire grondaient comme jamais. De son côté, le Manta s’en sortait nettement mieux.

Bien que nous ne soyons pas à plus d’un jour de navigation de Dead End, il nous en faudrait deux pour revenir à notre point de départ. Nous n’avancions vraiment pas vite. Je dirais même qu’on se traînait. Et qu’arrive-t-il généralement aux navires qui traînassent en mer ? Et bien, ils font une mauvaise rencontre.

Cette mauvaise rencontre, nous la fîmes le matin du deuxième jour. Alors que nous avions eu la houle la veille en fin d’après-midi. Le danger se présenta d’abord comme la silhouette d’un navire loin devant nous. Rapidement, nous vîmes clairement l’embarcation changer de cap pour venir à notre rencontre. A ma plus grande surprise, quand je pris la longue vue, je découvris un navire de la marine et non des pirates en quêtes de trésors. Que nous voulait la marine ? Le Divergence était-il déjà suffisamment connu pour être reconnu ? Interceptaient-ils tous les navires qu’ils voyaient ? Risquaient-ils de nous couler ? Autant de questions sans réponses. Autant de dangers et de risques. Quelle attitude adopter ? Sur quel postulat ? Qu’elle serait la meilleure stratégie pour éviter tout problèmes, toutes pertes ? Sans notre cargaison, la réponse aurait été évidente, plonger et distancer les poursuivants en évitant tout risque.

Mais, là tout de suite, nous étions dans l’incapacité de plonger et encore moins de les distancer. Je pouvais me cacher dans le fin-fond de la cale en espérant que tout se passerait bien et qu’ils repartiraient tranquillement. Ce scénario reposait sur beaucoup d’hypothèse. Trop peut-être. A l’opposé, il y avait l’attaque préventive, mais c’était un peu extrême et pas mal dangereux. Croiser la mauvaise personne et j’étais fini.

Alors que je tergiversais toujours, ils arrivèrent à portée de mon Haki et là, les options disparurent, ne laissant plus qu’un seul choix. Les marines étaient excités et certains, j’aurais juré qu’ils avaient soif de sang. Si leur navire n’arborait pas si fièrement l’étendard à la mouette, j’aurais cru avoir affaire à des pirates en chasse. Oui, c’était ça ! Ils étaient en chasse. Sûrement une de ces unités pas diplomates pour un sous qui attaquait tout ce qui bougeait. Dans ce cas, l’attaque préventive serait le moindre mal.

Pour éviter qu’il ne se doute de quelque chose, seul Viktor, Bouly et moi nous activâmes. Je fixai solidement mon Wakizashi dans le bas de mon dos. J’ôtai mon manteau qui allait me gêner dans l’eau. Puis mes chaussures aussi tant qu’à faire. Pendant ce temps-là, Viktor prépara la Baliste géante et fixa le L aussi appelé le lance crétin, aka moi, Yuki. Bouly lui ajustait la trajectoire pour que je retombe au plus près.

« Alors c’est prêt? Il faut que je les intercepte avant qu’ils ne soient à portée de canon ! »
« Pour moi, c’est bon ! Mais on est encore loin non ? »
« Nous serons à portée de leur canon dans environ cinq minutes. Dans quatre, je te propulse sur leur pont ! »
« C’est trop juste et puis je veux retomber dans l’eau. Tu as pris en compte que pouvais me propulser dans l’air ? »
« Je suis balèze en balistique, mais les projectiles à double accélération, c’est pas courant ! Disons deux minutes, alors. Mais si tu dois trop nager ne vient pas te plaindre ! »
« Ce sera parfait ! »

Je m’accroupis donc en position pour attendre le temps restant. Les pieds calés dans le fond et tenant les poignées prévues à cet effet.

Pendant ce temps l’équipage du commodore Jean Kaisse se préparait à l’abordage. Spécialisé dans la traque des pirates et autres engeances de ce monde, ils interceptaient tout navire louche. Avec le temps, ils avaient appris à reconnaître les navires un peu trop bien armé ou doté de prototype qu’un navire marchand ne pourrait se payer. Et il faut dire que le divergence et temps que navire sous-marin était des plus louches. Après le secret de Jean pour ne rater aucun pirate, la bévue. Il était spécialiste pour aborder comme un cowboy sur un navire marchand, rosser un pauvre marin ou l’autre. Puis, il justifiait ses actions derrière des « nous sommes à la recherche d’un révolutionnaire dangereux qui pourrait se cacher sur votre bateau ». Méthode peu académique, mais efficace qui répondait parfaitement à la demande de ces dernières années du GM. Comme en attestait sa montée en grade fulgurante.

Vous l’aurez compris, c’était donc un jeune loup au croc acéré et en pleine ascension qui allait se frotter à Yukikurai. Ils avaient régulièrement droit à de la résistance. Ce ne fut donc pas un type accroupi sur une drôle de figure de proue qui allait changer leur routine. Excès de confiance ? Peut-être, mais en même temps qu’est-ce qu’il pouvait bien attendre ce type ?


Tous mes sens tournés vers le navire de la marine, j’entendis à peine le décompte de Bouly. Par contre une fois propulsé en l’air, je ressentis parfaitement l’étonnement et l’agitation qu’avait causé notre manœuvre. L’effet de surprise était avec moi. Arrivé au point culminant de ma trajectoire, je frappais l’air avec mes mains pour me propulser et encore gagner en vitesse. Yukishiki Wing !

J’arrivais bien trop vite pour eux. J’avais parcouru les trois quart de la distance nous séparant qu’ils revenaient seulement avec leurs fusils. Puis il fallait dire que je n’étais pas encore réellement menaçant, car j’allais toucher l’eau une bonne centaine de mettre avant de les atteindre. Pile ce que je voulais. Cinq mètres avant l’impact, je frappai à nouveau l’air et me propulsai comme une torpille. Les premiers coups de feu résonnèrent au moment où je frappai l’eau.

Je frappai l’eau avec tellement de vitesse que je faillis laisser échapper tout l’air de mes poumons. Par contre, j’étais une véritable torpille et j’avançai sans mal dans l’eau grâce à l’impulsion initial de la baliste. Peu avant d’atteindre la proue, je dus me mettre à nager. Chaque impulsion me faisait glisser facilement dans l’eau. L’entraînement avec Thomas avait porté ces fruits. J’avais presque l’impression que l’eau me laissait avancer plus facilement.

J’arrivai rapidement à la poupe du navire. Alors que les soldats fouillaient la mer à me recherche, j’agrippai le gouvernail et forçai pour le faire tourner. Le temps de comprendre ce qu’il se passait et d’attraper la barre qui tournait tout seul, j’avais dévié leur navire de leur trajectoire. Ce qui permettrait aux sous-marins de pouvoir prendre de la distance. Lorsque j’obtins un morceau de gouvernail dans la main, alors que trois personnes forçaient sur la barre, je décidai d’arracher purement et simplement le gouvernail. Plantant une main dedans, je broyai une des charnières de l’autre, avant de tirer un grand coup et de l’arracher complètement. Soshark !

Priver de gouvernail, ils ne seraient plus une menace pour les autres, mais ils n’allaient pas me laisser repartir à la nage tranquillement. J’allais devoir monter leur dire bonjour. Après avoir jeté la grande planche que je tenais encore à la main, je me propulsai sur le pont du navire.

Trois soldats m’attendaient pencher par-dessus le bastingage. Avant que la surprise ne s’efface de leur visage, j’avais empoigné la rambarde et je les avais balancé à la mer d’un coup de pied circulaire. Alors que je prenais pied sur le pont cinq soldats me mirent en joue. Un homme fier et imbu de sa personne vint à ma rencontre.

« Qui êtes-vous ? Vous êtes vraiment bête de vous attaquer seul à mon navire ! Ne savez-vous pas qui je suis ? »
« Non, je sais pas qui vous êtes et comme vous n’avez pas l’air de savoir qui je suis-je ne me présenterai pas, non plus. »
« Vous avez raison, je n’ai pas besoin de connaître le nom d’un homme mort. »
« Huhu ! Mais vous êtes drôlement marrant, lieutenant ? »
« Commodre Jean Kaisse, malandrin ! Soldat, pas de quartier, je le veut mort ou mort ! Hihihi ! »

A ces mots, les cinq soldats tirèrent, mais je m’étais déjà propulser dans les airs, esquivant sans peine leur tir. Je dégainai mon wakizashi et leur balançai une lame d’air, fauchant les cinq malheureux alignés. Ha la rigueur c’est bien, mais c’est plus facile de les toucher quand ils sont bien en ligne.

Le commodore était peut-être imbu de lui-même, mais il ne comptait sacrifier ces soldats pour rien. Surtout qu’il avait un atout dans sa manche.

« Avec moi, mes braves soldats ! »

Dégainant son sabre, il fonça sur moi. S’en suivit une passe d’arme classique. Il n’était pas mauvais, mais j’étais beaucoup plus expérimenter que lui. J’arrivais sans peine à parer ses attaques. Soudain, mon Haki me prévint de justesse que les soldats allaient nous tirer dessus. N’avaient-ils pas peur de blesser leur supérieur ?

Apparemment pas, car je dus me décaler et parer des balles. Ce qui offrit une ouverture à Jean qui me fit une estafilade sur l’épaule gauche. Il avait peut-être raison finalement, il ne fallait pas que je joue au con. J’allais augmenter le rythme.

Je lançai une attaque circulaire, volontairement un peu large. Au moment ou ma lame aurait dû rencontrer sa parade, d’un mouvement habile, je la pris comme un ninja point vers le coude et passai au travers de sa garde. Switch ! Cependant, avant que mon coup ne puisse faire mouche, mon Haki me fit faire un bond en arrière pour éviter une nouvelle salve de balles.

La situation se représenta encore trois fois, avant que je sois totalement exaspéré. Il me faisait royalement chier ces troufions qui tiraient sans crainte et interféraient dans mon combat. Pas qu’ils arrivaient à me toucher, mais ils me retardaient et brisaient mon rythme. Et plus je tardais, plus j’aurais de mal à rejoindre le Divergence à la fin. Oui et puis merde j’étais pressé, je passai donc au mode carnage.

Je fis pivoter le combat de sorte à ce que je puisse quitter l’affrontement et m’occupai des sbires. Au moment où je prenais appuis pour me propulser vers un des groupes de soldats qui me tiraient dessus, mon pied s’enfonça bizarrement et me fis trébucher. Étrange, mais pas le temps de réfléchir une nouvelle salve me visait. Prenant appuis avec ma main sur l’air je m’élevai, évitant de justesse la rafale. Yukishiki Wing. J’en profitai pour tourbillonnai et balançai des lames d’air partout. Uzu Hyo ! La nuée de lame d’air n’était pas précise, ce n’était pas son but. Elle devait juste semer le chaos. Ce qu’elle fit sans mal. Voiles déchirées, pont lacéré, certains soldats touchés, d’autres couchés pour éviter l’attaque. J’avais repris le contrôle du Momentum. J’en profité pour balancer une grosse lame d’air au commodore. Et ce fut à ce moment que je compris ce qu’il se passait. Mon attaque traversa le corps du gradé, mais celui-ci commença à se reformer.

Un putain de logia, voilà pourquoi il était si arrogant. Voilà pourquoi ses soldats tiraient sans crainte. Il avait fallu que je tombe sur un logia. Dans cette partie de Grand Line, il devait faire un carnage, car rare devait être ceux possédant l’armement… Ou des petits bijoux comme les miens.

Alors que le visage de Jean se fendait du sourire carnassier de celui pur qui cette démonstration marquait le début de sa victoire, je souriais encore plus fort que lui. J’étais heureux et ravis de pouvoir tester pour du vrai mes bagues en granite marin. Je rangeai mon sabre dans mon dos quand il prit la parole.

« Vois ma vraie puissance et rend toi ! Bien, tu ranges ton arme. Tu n’es pas si fou que ça, finalement ! »

Riant comme un forcené, je lui foncai directement dessus, lui collant mon poing dans le plexus. La sensation fut plutôt étrange, car une fraction de seconde son corps voulu se liquéfier avant de se solidifier et de se faire projeter en arrière. A voir sa tête, il n’avait pas compris ce qu’il se passait. Mais je n’en avais cure. Il se repris rapidement étendant son fruit du marais sur le pont. Voilà, ce qui m’avait fait glisser. Il pouvait tenter de prendre le contrôle du pont, je n’avais pas besoin d’avoir les pieds au sol pour bouger. Je sautai vers lui, alors que son corps se couvrait de boue et que son poing commençait à grossir. Ce changement me surpris et je préférai changer de trajectoire pour venir m’accrocher au mât, le temps d’évaluer la situation.

« Tu fuis ! Lâche ! »
« Huhu ! Non, je profite du spectacle ! Ce n’est qu’en même pas commun comme pouvoir. »

Mon empathie, me disait que j’avais toujours l’avantage. Je partis donc en plongée sur lui. Son poing géant vint à ma rencontre, mais je m’y attendais. Je contrai son poing avec le mien. Je m’attendais à ce que sa création se disloque au contact des bagues en granite marin, mais apparemment ça ne marchait pas comme ça. Cependant son poing de boue vola en éclats. Je passai sans difficulté au travers. A croire que sans l’armement, il ne savait pas se solidifier plus que ça. J’arrivais donc couvert de boue au corps à corps.

Comme un con, je posai mes pieds sur le sol et je sentis ceux-ci commencer à disparaître dans le marais. J’armai ma paume gauche et vint frapper son ventre. Enfin, l’espèce d’armure dégoulinante qu’il s’était forgée. Samegawara Seiken ! La frappe du requin marteau, celle qui m’avait fait m’exercer en tapant des éponges. L’onde choque se propagea dans le liquide et cela créa une brèche dans l’armure, repoussée par les vibrations en plus de le faire douiller un bon coup. J’en profitai pour rentrer ma main droite dans la faille et la plaquer fermement sur son torse. Immédiatement, je sentis que j’arrêtais de couler.

Ce qui se passa ensuite, fut des plus inattendu. Voyant leur supérieur en danger la quasi-totalité des marins firent feu. Ils firent feu comme d’habitude en visant à travers lui, croyant que son fruit du démon laisserait passer les balles, mais le contact du granite l’en avait privé. Il perdait même des forces et peinait même à rester debout. Il me servit donc de bouclier humain. Une vingtaine de projectiles vinrent le perforer. Il cracha soudain du sang et je mis un peu de temps à comprendre ce qu’il venait de se passait. Son aura diminua fortement, jusqu’à disparaître.

Merde, ils venaient d’abattre le commodore. Pour sûr, il allait me mettre ça sur le dos. Alors que je n’avais pas tiré une seule balle, moi. Il fallait que je me barre et vite.

Je dégainai Mizuseisaku et balançai une lame d’aire sur les soldats les plus lointain. Puis tout en courant vers la proue, j’assommai rapidement ceux que je croisai. Je pris appuis sur la figure de proue et sautai le plus loin possible. Prenant appuis avec mes pieds et mes mains je me propulsai autant que possible dans les airs. Yukishiki Wing !

J’avais disparu avant qu’ils comprennent que Jean Kaisse était mort. Il faut dire aussi que la moitié de l’équipage était inconscient. Sans capitaine, sans voile et sans gouvernail, ils n’étaient plus un danger.

Se déplacer dans les airs était épuisant, aussi, arrivé à mis chemin, je décidai de me propulser une dernière fois et de profiter de la gravité pour avancer. M’ayant vu arrivé, le Divergence s’arrêta et se retourna pour venir à ma rencontre. Une fois arrivé dans l’eau je nageai, jusqu’à ce qu’ils m’envoient un harpon avec une bouée, le tout relié par une corde. Je me fis donc tracter sur la fin du trajet.

J’étais trempé et plutôt secouer d’avoir tué se type sans le vouloir. Les autres tentèrent de me remonter le moral en me disant que c’était de sa faute à lui qu’il n’avait qu’à nous laisser tranquille. J’étais content que nous n’ayons subit aucune perte, mais je me sentais sale. La boue d’un innocent sur moi. Enfin, il ne devait pas être si innocent que cela. Mais c’était la première fois que quelqu’un mourrait par inadvertance à cause de moi. C’était un drôle de sentiment.

Le trajet fut calme, donc je pus ruminer jusqu’à Dead End où nous dûmes faire un nouvel arrêt. Cette fois-ci, il fallait de quoi refaire du colarburant. Charger comme nous l’étions, nous n’irions pas jusqu’à Clock Work Island. Du coup prochain arrêt Dead End, les copains.


Chasse sous-marine 229f206b0ad68563dc50c5d95741feb2Chasse sous-marine Kuroko.no.Basuke.600.1903798 Chasse sous-marine Steamp10
"C'est en forgeant que l'on devient forgeron, c'est en voyageant que l'on se forge un nom"
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