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On a toujours besoin d'un chat plus petit que soi

On a toujours besoin d'un chat plus petit que soi Ual-EGe-HTk8-X0-Aca-H9

戦 士

∆ feat. Rori ∆


Dire que tout ne s'était pas déroulé comme prévu aurait été un euphémisme. Tandis que le jeune Ualraig revenait de Glaschu, l'une des plus grandes villes que comptait Alba, il avait été attaqué par d'illustres inconnus. Ces hommes étaient des rustres, sales et bêtes. Le guerrier des clans n'était pas très loin de cette description, mais il était un autre genre de rustre, plus ignorant que méchant. Ces hommes là étaient des pirates, ou tout du moins ils en avaient l'air. Des étrangers sur les terres saintes albanes, ils avaient été en mesure de vaincre le colosse blond grâce à leur nombre. Ualraig s'était bien défendu, mais il n'avait pas été en mesure d'empêcher son enlèvement.


Depuis plusieurs jours qu'il était en mer, à vomir tripes et boyaux à cause du mal de mer, il avait eu le temps de penser à tout cela. Après de longues et mûres réflexions, il était arrivé à la conclusion qu'il ne comprenait rien à cette histoire. L'enlever n'avait pas grand sens, il n'était personne. Pourtant, même s'il se creusait le cerveau, il ne se souvenait pas avoir déjà entendu parler d'esclavagistes venus rapiner sur Alba. Pourtant, force était de constater que le destin d'esclave lui ouvrait grand les bras. Les ravisseurs du jeune homme lui avait expliqué, entre deux roustes, qu'ils le conduisaient sur l'Île aux esclaves. Ualraig ne connaissait rien d'un tel endroit. Il ne connaissait de toute façon presque rien en dehors de son île natale. Malgré tout, il estimait qu'avec un tel nom, il devait s'agir d'un repère d'esclaves. Avec une telle hypothèse, il pensait difficilement pouvoir se tromper.


Malgré le roulis du navire, les mauvais traitements des pirates et la nourriture infecte, le guerrier tenait bon. Il s’accrochait à l'idée de revenir chez lui. Il savait que tout cela n'était qu'une déconvenue temporaire. Jamais personne ne pourrait l'empêcher de retourner chez lui. Le teint pâle, Ualraig était assis piteusement par terre, dans sa petite cellule étroite. Les fers aux pieds, il laissait son corps aller de droite à gauche, réprimant par moments des hauts le cœur. Face à lui se trouvait un petit morceau de pain rassis.



« Mouais, bof. »


Autour de lui, des rats ne cessaient de s'affairer. Ils n'avaient visiblement pas très peur de lui. Ce n'était cependant pas le cas concernant le petit chat blanc qui rodait à bord. Ualraig aimait bien les chats, mais il leur préférait de loin les chiens. On pouvait chasser avec eux et ils ne bridaient pas leur affection. Le guerrier supposait que le félin était là pour chasser les rongeurs, mais il ne le trouvait pas très efficace dans sa tâche. Derrière les barreaux, le colosse soupira.


« T'as la belle vie toi, hein p'tit chat ? Putain, c'que je donnerai pas pour me tirer de cette cage de merde. »



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La belle vie ? Il trouve que j'ai la "belle vie" ?! Non mais c'est une blague !

- Tu trouves vraiment que j'ai la belle vie, coincée sur ce navire avec ce rustre de capitaine qui refuse que je retourne en cuisine tant qu'il y aura des rats ici ?! J'aurai du avoir la belle vie ! Mais tout est fichue maintenant !
Comme si je pouvais chasser des rats qui sont plus gros que moi... C'est vraiment n'importe quoi.


Ahlala, dire qu'il y a encore deux jours, je l'avais cette belle vie. J'ai rencontré un cuisinier sympa qui, sans même que j'ai besoin de parler - parce que attention, les chats ça ne parlent pas et on ne sait jamais sur quel genre de fou on peut tomber - me donnait tout plein de petit bout de viande et de fruit tout le temps qu'il cuisinait !
Oui, ça c'était la belle vie de chat. Je m'étais fait un super petit nids avec les plumes des poulets que Rufus découpait, j'avais à manger et à boire à volonté... Je n'avais plus qu'à attendre que cet équipage mette les voiles vers grand line pour ensuite chercher la piste de Toru le corsaire.

Mais il a fallu que le méchant capitaine Finan me découvre entrain de faire la sieste dans un tas de corde au soleil alors qu'un odieux rongeur venant de grignoter ses chaussures... Est ce que c'est ma faute à moi si les rats ça grignote des chaussures ?! Non ! Du coup, il a piqué une crise et m'a jeté dans cette cale humide et puante où je suis censée tuer des bestioles dégoutantes et plus grosses que moi !

Et tandis que je rumine mes mésaventures dans mon coin, mon regard se tourne alors une nouvelle fois vers le grand blond qui m'a parlé et qui semble choqué. C'est alors que je réalise ce que je viens de faire...
Lui parler. Raaah bon sang Rori ! Faut que tu fasses plus attention ! Souviens toi de ce qui est arrivé à Poiscaille !

- Je... Je suis pas un chat ! Je suis une humaine qui a été transformée en chat ! C'est pour ça que je parle ! Promis, j'ai pas mangé de princesse Tontatta donc il ne faut pas essayer de m'ouvrir le ventre pour la libérer. Je m'appelle Rori. Peut être que tu me connais ? J'étais chanteuse autrefois... Tu veux que je chante une chanson pour te convaincre que je dis vrai ? Je chante très bien tu sais ! La, lala ~

C'est fou comme le stress de se faire à nouveau pourchasser peut délier une langue...
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戦 士

∆ feat. Rori ∆


Littéralement bouche bée, Ualraig regarda le chat qui parlait l'air mi-choqué mi stupide. Un petit chat était en train de lui parler dan,s le plus grand des calmes. Ce n'était pas normal, pas le moins du monde, pas plus que son histoire que le pauvre guerrier n'arrivait de toute façon à comprendre.


« Que... Je... Tu...C....Ah....M.... »


Quand le félin se mit à chanter, ce fut le coup de grâce pour l'Alban qui hurla comme un dément en se reculant.


« PUTAIN ! T'ES QUOI ?!? »


Livide, le guerrier cherchait à rester à bonne distance du chat blanc qui prétendait être en réalité une humaine. Pire, une chanteuse. Ualraig aimait bien la musique, mais seulement quand il s'agissait des chants traditionnels de son île, et un chat maudit ne pouvait pas connaître une telle chose.


« BORDEL !!!

- Ferme ta putain de gueule en bas !

- Putain de bordel de merde !

- M'oblige pas à descendre ou je te brise les os. »



Face aux menaces, même si elle le laissaient de marbre, le guerrier parvint tant bien que mal à se ressaisir. Avalant sa salive, il observa le félin avec un mélange d'inquiétude et de curiosité. Tout cela n'était décidément pas normal.


« Ok, bon, ok. Faisons comme si j'venais pas d'virer zinzin. Rori... Bordel c'quoi ces conneries ? Un chat ça parle pas, et un humain ça s'transforme pas en chat. »



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Bond d'un mètre de haut, poils hérissés, dos rond. Son cri de surprise me fait si peur que j'en sursaute. Mais comme si ça ne suffisait pas, Monsieur continue de hurler, au point que je fais la seule chose censée dans ces conditions : je recule en continuant de le fixer et je me cache en me roulant en boule, ma queue se rabattant devant mes pattes tandis que je tremble de tout mon corps.

Et quand finalement un membre de l'équipage passe la tête dans la trappe et l'enjoint au silence, cela me fait lever les yeux avec un regard d'espoir de me sortir de cette cale... Mais bien vite la trappe se referme, me condamnant à rester ici avec des dizaines de rat et un colosse débile et dangereux.

Si débile d'ailleurs que même une fois calmé le voilà qui m'accuserait presque de menteuse ! Moi, une menteuse ! Non mais on croit rêver !

- Parce que tu crois que ça m'amuse d'être transformée en chat ?! J'ai jamais voulu ça moi !

Oui, je lui cris dessus avec une voix tremblante qui aimerait être assurée mais qui ne l'est pas du tout, et tout en restant cachée dans mon trou entre deux caisses de cargaison.
Bon, en vérité, je voulais être un chat quand j'étais enfant... Mais est ce que ça compte vraiment ? Non, pas du tout !

- J'aurai du... J'aurai du devenir une grande chanteuse pour amener la paix dans le monde ! Et... Et au lieu de ça, je me retrouve avec tout ces poils que je suis obligée de lécher si je veux pas qu'ils aient des nœuds partout vu que j'ai plus de main pour me brosser ! Tu te rends compte de l'horreur que c'est que de devoir vomir des boule de poils ?! Évidemment que non ! Toi, tu es resté un humain alors tu ne peux pas comprendre !

Ce sujet me tient tellement à cœur que j'arrive à me relever assez pour m'asseoir tandis que ma queue bat la mesure de mécontentement. Mais pour autant, je suis toujours bien cachée.

- Alors ta petite cage ridicule, c'est rien comparé au malheur que je peux vivre !

Après tout, lui n'est retenu que par des barreaux ! Alors que moi... Moi je suis dans un corps de chat ! Et pour en sortir je dois retrouver Toru qui est devenu méga méchant de ce que dise les gens ! Bon, j'ai un peu de mal à le croire parce que je le connais mais en même temps, cela me fait quand même vachement peur...
D'autant plus qu'il est devenu capitaine corsaire...
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∆ feat. Rori ∆


« Rien comparé au malheur qu'tu peux vivre ? Putain, mais r'garde où on est ! »


Avec des grands gestes, le guerriers des clans balaya l'air autour de lui comme pour montrer l'endroit dans lequel les deux inconnus se trouvaient.


« Ils vont m'vendre. J'vais dev'nir un putain d'esclave. Compare pas nos situations, j'te bats clairement. »


Quelques rats passèrent à côté d'Ualraig et il crut remarquer que le petit chat ne pouvait vraiment pas les supporter. Ces bêtes étaient pourtant chasser les rongeurs non ? Fronçant les sourcils, il attrapa sa miche de pain rassie. D'un geste vif et puissant, il envoya l’aliment durci vers le rat le plus proche. Le pauvre rongeur fut frappé de plein fouet et décolla pour retomber quelques centimètres plus loin, à côté du chat blanc. Un mince filet de sang s'échappa alors du corps de l'animal mort sur le coup.



« Bordel. Bon, ok, ok ok. Rori. T'es Rori. T'as l'air d'un ptit chat, mais t'es une humaine. Ok. Bordel, j'y cromprends vraiment qu'dalle. Ok. Bon, moi c'est Ualraig. Ualraig Farghasdan, j'viens d'Alba. »


S'écrasant contre le mur derrière lui, le blond ferma les yeux quelques instants. La surprise passée, il commençait à avoir de nouveau le mal de mer.


« Désolé d'avoir crié... Tu ma foutu la trouille. »


En même temps, voir un chat qui parle aurait choqué même des gens plus instruits, alors pour un idiot comme lui, c'était plus qu'il ne pouvait en supporter.



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Nouveau sursaut de frayeur quand le rongeur vient s'écraser juste devant moi raide mort, son sang dégoulinant sur le sol et me rendant presque nauséeuse... Même si je n'aime pas les rats, je ne peux m'empêcher de comparer cette créature à ce que je suis devenue... Après tout, je suis encore plus petite que cet énorme rongeur trop bien nourri... Ce qui n'a décidément rien pour me rassurer quant à la personne qui me fait fasse ! Finalement, heureusement qu'il est dans une cage celui là ! Il l'a surement tout à fait mérité ! D'autant plus qu'il comprend rien à rien !

Bon d'accord, esclave c'est pas fou comme situation, mais au moins il reste humain ! Lui même ! Avec des bras et des mains qui peuvent attraper des choses ! Avec des habits et le droit de parler sans que les gens ait peur de lui ! Non mais franchement, je suis clairement la plus à plaindre ! Mais vu sa réaction avec le pauvre rat, je me dis qu'il doit être trop bête pour réussir à me comprendre et que si je l'énerve trop, je risque de finir comme le cadavre qui gît au sol...

Et puis bon, il me dit de regarder où on est, mais justement, de ce que je sais j'y suis aussi !

- Oui bah c'est réciproque...

Et là encore, niveau trouille, c'est moi qui ait le plus peur dans l'histoire ! D'ailleurs, ne supportant plus la vue du rat devant moi, je me risque à me relever un peu et décide de sauter sur une des caisses qui meuble ma cachette. Manquant presque de me louper, j'arrive tout de même à me hisser dessus avant de me rouler une nouvelle fois en boule sous un rayon de lumière venant de la trappe qui mène à la calle. Trappe que je regarde avec envie tant j'aimerai pouvoir quitter cet endroit sinistre et remplis de mauvaise compagnie.

D'ailleurs, tandis que je la regarde on entend les gens au dessus commencer à s'agiter. Je ne sais pas ce qu'il se passe à l'extérieur, mais j'espère que cela va conduire à ma libération de cet endroit sordide où je suis prisonnière avec un type dont le nom est juste imprononçable. Comment il a dit déjà ? Hulrégue ? Oilrèj ? Et je parle même pas de son nom de famille... Par contre j'ai compris qu'il venait d'Alba. J'ai chanté une fois à Alba, dans une petite taverne de je ne sais plus quel endroit. Ça me rappelle des souvenirs...

- ♪ Moi j'ai un rêve, moi j'ai un rêve...
C'est d'apporter la paix grâce à mes chansons... ♪


Je m'arrête, triste. Triste parce que finalement ce rêve ne verra jamais le jour tant que je n'aurai retrouvé mon corps d'humaine... En chat, je ne peux rien faire mis à part faire peur aux gens quand je parle... Alors quand je chante ! Terrible fatalité qu'est la mienne.

Et soudain, le bateau se stabilise enfin. Je ne sais pas où on est mais il semblerait que nous soyons à quai ! Peut être pour moi l'occasion de m'enfuir de ce vilain navire ? Oui, il faut que je fasse ça ! Je veux pas rester une minute de plus ici !

La trappe s'ouvre alors et laisse passer deux hommes qui s'adresse au blond d'Alba

- Debout le colosse, on est arrivé à ton nouveau chez toi. Et t'avise pas de faire le moindre mouvement brusque.
- Et toi le chat, tu bouges pas de là.

Zut... On m'a repérée alors que je me déplaçais lentement vers la trappe pour sortir... Je m'arrête alors un instant, résignée. Mais dès l'instant où les deux pirates s'intéressent à Ulrég, je disparais dans les ombres et me faufile vers la sortie !

A moi la liberté !
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戦 士

∆ feat. Rori ∆


Soudain intrigué, le guerrier se redressa en entendant les quelques paroles chantées par la chatte. Fronçant les sourcils, il chercha dans sa mémoire pour comprendre la raison qui faisait que cette musique lui semblait si familière. Avant qu'il n'ait le temps de comprendre, ses ravisseurs descendirent dans la cale. Pendant que Rori prenait ses pattes à son cou, les pirates ouvrirent la cage. Un premier portait des menottes et des chaînes tandis que deux autres avaient un gourdin en bois à la main. Même si cela était très prévisible, Ualraig ne se laissa pas faire. Vendant cher sa peau, il combattit avec toute la rage qu'il avait en lui. Parvenant à venir à bout des trois énergumènes, il remonta sur le pont et fut cueilli par un comité d’accueil bien plus conséquent. Ses ravisseurs se mêlaient à présent à une myriades de matons. Fidèles gardes-chiourmes des esclavagistes de l'île, ils étaient habitués à devoir mater les fortes têtes. Malgré sa bravoure, le guerrier se fit tant malmener qu'il perdit connaissance.


Quand il se réveilla, quelques heures plus tard, il était dans une immense longère dans laquelle se trouvaient une bonne cinquantaine de paillasses sur lesquelles dormaient des gens. Tout comme Ualraig, ils étaient attachés aux chevilles et reliés à des boulets en acier les empêchant de fuir. Se redressant tant bien que mal, avec un sérieux mal de crâne, l'Alban comprit qu'il était dorénavant un esclave, au même titre que tous ses nouveaux compagnons de fortune. Terriblement affaibli, il ne tarda pas à retomber dans les bras de Morphée.


Au petit matin, alors que les rayons du soleil commençaient seulement à irradier l'île de leur chaleur, plusieurs matons entrèrent dans le bâtiment. Réveillant les esclaves sans la moindre délicatesse, ils leur passèrent des menottes aux poignets avant de leur retirer les boulets. Suivant le mouvement sans rien dire, Ualraig fut mené dans un immense champs, quelques centaines de mètres plus loin. Du blé prêt à être récolté était présent à perte de vue. Comme il était plus fort que les autres, on donna au guerrier la tâche de porter de lourds sacs de grain. Il devait les entreposer à bord de chariots à destination du port. Durant toute la matinée, il travailla sous un soleil de plomb. Dégoulinant de sueur, malgré la faim et la soif, il ne faiblissait pas. Pour la pause du midi, les esclaves furent conduits dans une grange qui avait été transformée en simulacre de cantine. La nourriture y était immonde, assez peu nourrissante et en faible quantité. Dégoûté, Ualraig avala sa pitance. Pour le moment, il ne se sentait pas encore en état de s'en prendre à ses geôliers, mais cela ne tarderait pas. Même s'il était idiot, il savait qu'attaquer bêtement de front sans rien savoir ou presque de l'endroit où il se trouvait ne pouvait que le mener à sa perte.




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Nouvelle île inconnue. Vive la liberté.
...
Vraiment ?

Y'a des gens partout. Ils me regardent souvent, certains en me souriant, d'autres en me dévisageant... Je crois même en avoir entendu certains se demander si le chat ça avait le goût du lapin... Autant dire que l'ambiance qui règne dans ce port ne m'inspire pas du tout confiance. Il y a des centaines de gens enchainés et conduits vers l'intérieur des terres par des personnes qui semblent plus fortunés et doté de fouet, quelques demeures semblent totalement excessivement luxueuse par rapport aux autres chaumière de ville à moitié délabrée... Bref. Je sais pas trop dans quelle genre d'île je suis tombée mais ce qui me semble évident, c'est que c'est une de ces jolies maisons que je dois viser !

Après tout, je suis un chat tout mignon, je devrais pouvoir réussir à me trouver un peu de conforts juste de quoi me remettre de cet horrible voyage avant de reprendre la mer à la recherche de Toru qui est devenu Corsaire... Aaaah. La tâche me semble si dure !
Mais pour l'heure, j'ai si faim !
C'est donc d'un pas décidé que je me dirige comme un gentil chat tout mignon vers la première demeure luxueuse que je vois.

- Hé, tu as vu ce petit chat ?
- Quoi ? Tu veux l'adopter ?
- Bah... Je me dis que Madame Sara pourrait l'apprécier...
- Non mais toi alors... T'as toujours pas compris que t'étais pas son genre ?
- Avec ce cadeau, je suis sûre qu'elle changera d'avis. Minou minou, vient par ici, regarde, j'ai à manger pour toi...

Hm ? Une offre pour remplir mon estomac arrivant plus vite que prévue ? Ma tête se tourne alors vers l'homme dont les vêtements me laissent penser qu'il n'est peu être pas un riche héritier mais il a assez de moyen pour me permettre de me reposer alors sans me faire prier, je me dirige vers lui et m'assoie devant lui avant de prendre ma plus belle voix.

- Miaou ♪
- Adorable !

Je le laisse alors m'attraper et m'emmener avec lui vers un confort bien mérité.

Et franchement : je n'ai pas eu un mauvais instinct en décidant de lui faire confiance ! Il m'a alors offert à une dame encore plus riche que lui, qui bien qu'elle ne m'accorda que peu d'intérêt me permis de me reposer sur des coussins de velours et de manger un très bon morceau de reste de poulet rôti aux pêches. Un vrai délice !

Oui, de belle vacances commence alors pour moi, et la nuit fut plus que reposante dans cette magnifique demeure richement décorée et très bien entretenu. Pour tout dire : j'ai même eu le droit à un bain au vu de la crasse que j'avais accumulé sur ce maudit bateau. Évidemment, ça a étonné la gouvernante que je ne me débatte pas et mieux encore : que je ronronne de plaisir dans cette eau tout en me faisant dorlotée, bien brosser et enfin séchée et encore brossée. Et le soir, celle qui m'a reçue en cadeau était bien plus satisfaite de mon état et à même daigner me masser le dos un long moment.

Bon, je sais que je ne suis pas un chat et qu'il ne faut pas que j'habitue trop cette dame à ma présence... Après tout je dois retrouver Toru qui m'a transformée en ce que je ne suis pas ! Mais bon... Il y a pas de mal à profiter d'un peu de repos, non ?

*******

Au réveil le lendemain, je me demande si je ne resterais pas quelque jours ici, quand même... Après tout, les coussins sont tellement confortable et l'endroit est si bien isolée... Et puis qui sait, si j'arrive à me faire acceptée de cette femme et qu'on arrive à nouer un lien, je pourrai peut être lui parler de ma réelle condition et peut être qu'elle m'aidera dans mon voyage !

J'avoue que cela me fait réfléchir encore... Mais ma réflexion est rapidement interrompu par une odeur délicieuse venant de la cuisine... N'ayant pas encore petit déjeuné, je me rends alors dans cette pièce histoire d'aller mendier ma pitance aux serviteurs de cette maison. C'est quand même drôle qu'en j'y pense : j'ai fuit la maison de mes parents pour vivre mon rêve et là, maintenant que je suis un chat, je me rends compte que je suis aussi bien traitée que quand j'étais la petite princesse de la famille. Comme quoi, la vie de chat n'était finalement pas si différente de celle que j'avais à l'époque... A l'exception qu'eux avait le droit de sortir où ils voulaient.

Quelques miaous en tournant dans les pattes d'une cuisinière et l'instant d'après voilà une assiette qui arrive à ma hauteur remplie de victuaille.
De... victuaille...
De poisson.
Hm, ça ne va pas du tout. D'autant que ce n'est pas du tout l'odeur qui m'a attirée jusqu'ici.

- Miaou ?
- Désolé le chat, mais tu n'auras que ça.

Je fais les gros yeux, frappée en plein coeur par cette révélation. Que ça ? Que cette horrible chose infecte qui n'est même pas comestible et pouvant risquer de me tuer avec ces petites arêtes ?!
Non non non, il est hors de question que cela se passe comme ça !

- Miaou...

Je gratte à la jambe de la cuisinière pour qu'elle me regarde et lorsqu'elle le fait je lui offre ma frimousse la plus attendrissante possible. Ça marche toujours normalement.

- Désolé mais ce sont les ordres de Madame. Et nous n'avons aucun droit de les discuter.

J'en reste bouche bée. Ça n'a pas marché ! Comment ça ça n'a pas marché ?! Mais c'est du grand n'importe quoi ! Bon. Si je dois rester un peu plus dans cette maison, il est peut être temps de montrer qui est vraiment celle qui commande ici. Et si j'ai bien appris quelque chose en étant un chat, c'est que cette race à le privilège de la dictature.

La cuisinière continuant de préparer son office dans son coin sans plus faire attention au mignon petit chat que je suis, je me détourne d'elle pour fixer une proie bien plus alléchante, j'ai nommé : le magnifique canard laqué qui sort tout juste du four...

Pour le reste, j'avoue que je n'ai pas trop compris ce qu'il s'est passé. Évidemment en maîtresse de maison félidée, j'ai imposé mon droit de manger en première ce délicieux canard. Sauf qu'en me remarquant faire, la cuisinière à hurler, et très vite des gens sont arrivé, dont la fameuse Sara qui m'a lancé un regard remplit de haine avant de braquer son arme à feu sur moi et de tirer.

Une chance, j'ai réussi à esquiver la balle de justesse et me voilà en cavale tandis que trois paires de gros bras me poursuivent avec pour ordre "Personne n'a le droit de défier les Usuriers ! Je veux sa tête !"

Pourquoi ?! Pourquoi tant de haine et de violence ! Je comprends plus rien à rien et je ne dois maintenant que fuir pour ma vie ! Fuir et tenter de me cacher dans ces champs que des gens sont entrain de défricher ! Mais étant toute petite, je vais bien réussir à me planquer hein ?

Pitié, faites qu'ils ne me trouvent pas ! Faites qu'ils...

*BIM*

En courant sans faire attention dans ces hautes herbes qui me coupent toutes visibilités, voici que je percute une jambe de la taille d'un tronc d'arbre ! Retombant en arrière sur mes fesses à cause du choc, je lève alors la tête vers la personne que j'ai percutée.

- Ulrigue ! Au secours, ils veulent me tuer !

A ce moment là, la peur de mourir perforée d'une balle me fait complètement oubliée le comment de ma rencontre avec ce grand homme. Tout ce que je sais là, c'est qu'il est grand, imposant, et que je peux facilement me rouler en boule derrière son pieds pour me cacher.
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戦 士

∆ feat. Rori ∆


Dégoulinant de sueur, l'Alban baissa les yeux vers la petite boule de poil. Fronçant les sourcils, il la regarda sans trop comprendre ce qu'elle racontait. Regardant autour de lui, il vit que plusieurs individus visiblement hostiles fonçaient dans sa direction. Plus grand que les blés, il pouvait sans les observer, malheureusement, cela marchait aussi dans l'autre sens. Se ruant dans la direction du grand blond, ils seraient là d'une seconde à l'autre. N'écoutant que son instinct, Ualraig attrapa l'animal et le cacha sous on étoffe avant de rependre les sacs de grain qu'il transportait.


« Eh toi ! »


Ils l'avaient vu, cela ne faisait plus l'ombre d'un doute. S'arrêtant l'air de rien, le golgoth se retourna lentement vers les inconnus. Sabres et pistolets à la main, ils semblaient résolument décidés à ôter la vie de cette pauvre Rori. Que pouvait-il bien avoir fait pour mériter une telle chose. Reniflant sans grande classe, l'Alban dévisagea les hommes.



« Esclave ! T'as vu passer un chat ? Tout petit, avec le bord d'un œil noir.

- Un chat ?

- Oui, un chat, parle espèce de demeuré !

- J'ai vu des rats. Ou ptet des musaraignes, chais pas, j'y connais qu'dalle.

- Qu'il est con... Oublie, ça, retourne bosser. »



Ni une ni deux, les gros bras se remirent à courir sans vraiment trop savoir où ils allaient. L'espoir faisait vivre comme on disait. Contre son torse, le guerrier sentait que la petite boule de poil tremblait comme une feuille morte. La laissant là pour le moment, ile reprit sa route avec ses sacs sur les épaules. Arrivant à la grange où il devait les stocker avant qu'on ne les envoie par chariot, il s'assura qu'il était seul avant de saisir le chat de sa main droite. Sans grande délicatesse, il posa l'animal face à lui et l'observa quelques secondes.


« Rori ! Beh oui, c'bien toi. C'quoi ces conneries encore ? T'as fais quoi ? Et pis t'étais passée où à la fin ? »



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Pouah ! Il est tout collant et puant, c'est vraiment dégoutant. Mais au moins, il a fait partir les idiots qui comprennent rien à la vie des chats... Enfin de retour au sol, je me secoue dans l'espoir de faire partir cette sueur de mon pelage... Et ne vais pas plus loin. Après tout, je suis une humaine, pas un chat qui irait se lécher les poils pour se sécher...
Va falloir que je trouve de quoi prendre un bain moi maintenant...

- Je prenais juste ma part de nourriture dans la maison que je m'étais trouvée... Mais je sais pas, ces idiots m'ont tiré dessus. Pourtant c'est bien ce que font les chats d'habitudes non ? Ils se servent en premier de ce qu'il y a de meilleurs, non ? Enfin. L'important c'est qu'ils soient partis.

Je jette rapidement un œil pour voir dans le dos d'Ulrig mais ne voit pas plus loin que la zone de blé qu'il a découpé. Bon, je suppose que j'en suis belle et bien débarrassée. Mais quand même, ce corsaire de Toru qui m'a transformée en chat pour que je vienne le retrouver ne se rend vraiment pas compte des risques qu'il me fait prendre avec ses bêtises ! Tiens d'ailleurs, ça me fait penser à la conversation de la veille avec machinraig.

- Dis donc toi, tu disais que tu vivais dans de bien pire condition que moi mais entre nous maintenant, tu peux l'admettre que je te bats à plate couture ! Après tout moi on a déjà tenté de me tuer tandis que toi tu es là, tranquille, à travailler dans les champs sous le soleil. C'est quand même pas si terrible comparé au fait d'être coincé dans un corps de chat ! Bon, par contre, faudra vraiment que tu prennes une douche ce soir parce que... voilà quoi.

Une nouvelle fois, je secoue mon pelage pour tenter d'en enlever les traces de sueurs qu'il y a mis. Et soudain, mon oreille se tourne tandis que j'entends les trois gros vilains revenir dans notre direction.

- Dis euh... Ualrij, ça te dérange pas que je reste avec toi encore un petit peu... Le temps de réussir à me trouver un nouveau bateau qui m'emmènera loin de ces méchants tueurs de chats ?

Je dis ça en me terrant près de son pied, allongée sur le sol, tapis dans son ombre et espérant me faire le plus petite possible pour qu'on m'oublie...
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戦 士

∆ feat. Rori ∆


« Wow l'autre eh, t'en as d'autres d'conneries du genre ? Un esclave j'te dis, un putain d'esclave. C'pas une synécure, c'moi qui te l'dis. »


Il n'avait aucune véritable idée du sens de ce mot, mais le chef de son village l'employait dans des situations similaires, alors il ne pouvait certainement pas se tromper. Haussant ses grosses épaules musclées, l'Alban grommela dans sa barbe.


« Ils m'font bouger les sacs comme un vulgaire bœuf. C'pas cool, moi j'te l'dis. »


Agacé par cette honteuse situation, le colosse trempé de sueur donna un coup de pied dans l'un desdits sacs. Se grattant ensuite le cuir chevelu, il regarda le chat faire sa toilette. C'était un spectacle agréable à regarder. Les chats avaient quelque chose d’hypnotisant, même s'il préférait les chiens. Les autres chats en tout cas, car Rori le faisait d'une manière peu singulière


« C'est Ualraig moi, U-AH-LE-RAIG. »


Reniflant à cause de son léger rhume des foins, le guerrier se pencha pour observer le petit animal de plus près. Rori avait l'air désespérée. Penchant la tête, il estima qu'il ne pouvait pas la laisser se débrouiller seule. Il faut dire qu'en plus du reste elle semblait surtout douée pour s'attirer des ennuis. Pas l'ombre d'une seconde l'homme ne pensa qu'il pourrait lui même pâtir de cette malchance.


« Bon bah d'accord. Mais j'sais pas trop c'que j'peux faire. Chais pas où qu'il est l'port. Pis en plus l'soir ils nous foutent d'boulets aux pieds. Bande d'enfoirés. J'veux bien t'aider, mais faudra faire d'même. Histoire d'faire d'un coup deux pierres comme on dit. »



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U A LE RAIG. Quel nom bizarre quand même. Enfin. L'important, c'est qu'il ait dit oui. Quant à la question du boulet, il suffira de crocheter la serrure non ? Facile pour une patte de chat, non ? Je réfléchis en regardant ma patte et sortant la griffe de mon index. Hm, oui, ça devrait le faire.

- D'accord Uhahleraig ! Je t'enlèverai ton boulet ce soir et tu me trouveras un navire !

Puis soudain, les voix de mes poursuivants se font plus fortes et me ramène à la réalité. Non, vraiment, ce monde n'est pas adapté pour un pauvre petit chat comme moi et je n'arriverai jamais à retrouver Gluttony toute seule. Mais lui là. Lui. Lui auquel je suis à ses pieds, cachées sous des tiges de blés, tandis qu'il fait une nouvelle fois la conversation avec les ignobles méchants qui veulent ma peau pour la ramener à la vilaine mégère qui m'en veut d'avoir pris sa part de canard... Bah lui, il est grand, il est fort et il a l'air bien stupide. Bon, pas autant qu'Alegsis quand même, et heureusement parce que plus j'y pense et plus je me dis que sa stupidité nous aurait tués, mais disons que cet Uhahleraig semble bien assez stupide pour être manipuler.

Et puis, en même temps, il est assez intelligent pour m'avoir crue. Hm... Oui... Tout semble coller cette fois. Et tandis que les chatsseurs, parce que chasseurs de chats, s'en vont une nouvelle fois bredouille en décidant de tenter de trouver un autre chat que moi pour ramener quelque chose de convaincant à leur maîtresse, je me redresse pour enlever les tiges de pailles de mon dos et me tenir assise en levant la tête vers le géant.

- Tu sais Uhahleraig.
- U-al-Raig.
- Uhalraig ?
- Ual-raig.
- Ualraig ?
- Oui ! Voilà ! C'tait pourtant pas si compliqué...
- Rori, c'est pas compliqué, Ualraig si. Mais bref, je disais donc...
- Ualraig c'pas compliqué non plus. Et t'bien l'première à trouver ça compliqué !
- T'es jamais sorti d'Alba toi, c'est ça ?
- Bah non. Pourquoi j'aurai fait ça ?
- Pour... rien oublie. Je disais donc.

Je disais quoi déjà ? Ah oui !

- Tu sais Ualraig : je crois que c'est le destin qui nous a fait nous rencontré. Toi, tu as besoin de moi parce que moi je connais ce monde, et moi j'ai besoin de toi parce que tu es grand et fort alors que moi je suis petite et toute riquiqui. Oui, c'est la même chose mais c'est vraiment mon plus gros problème. Ça et l'absence de pouce opposable. Bref, si tu veux bien m'aider à retrouver ma forme humaine, alors je t'aiderai à ne plus jamais être esclave.

Une promesse facile de mon côté : après tout, vu sa stature, je me demande même comment il a pu devenir esclave en ce moment même. Et puis au pire, j'aurai qu'à le relibérer et zoup ! Promesse tenue ! Bon, en espérant que j'arrive déjà à le libérer cette fois...
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∆ feat. Rori ∆


Être esclave était une véritable honte pour un fier guerrier tel que l'Alban. Un guerrier des clans ne pouvait supporter une telle situation. Si Rori se proposait de l’aider, alors il ne pouvait que l'aider également. D'autant plus que de cacher une si petite boule de poils ne lui semblait pas très compliqué.


« Toute p'tite et riquiqi en plus, vrai qu'ça fait beaucoup. Bon, allez ok, vendu ! »


L'affaire étant entendue, Ualraig n'avait dorénavant plus qu'à prendre soin de la chatte, mais surtout de la cacher. Se baissant, il l’attrapa comme si elle ne pesait rien et la plaça une fois de plus derrière l'étoffe de son haut, pour le plus grand plaisir de la féline qui serait de nouveau couverte de sueur. Reprenant alors sa besogne, le blond continua de charrier des sacs de graines.


Après plusieurs heures, la soupe fut servie. Accompagnée d'un petit bout de pain tout sec et qui ne sentait pas bon, elle était peu épaisse et n'avait pas très bon goût. Grognant en avalant son repas frugal, le guerrier fut ensuite transporté avec les autres esclaves dans la grande bâtisse où il avait dormi la veille. L'heure de se coucher étant arrivée, il s'allongea sans faire de cinéma et se laissa attacher les chevilles. Une fois encore, il avait deux énormes boulets aux pieds.



« Connerie d'connerie d'merde... »


L'Alban avait vraiment horreur de tout cela. Dormir sur une paillasse malodorante était une chose dont il pouvait sans mal s’accommoder, mais d'être traité comme un vulgaire animal le révulsait. Une fois les lampes éteintes, une obscurité relative s'installa. Ce fut à ce moment que Rori put sortir de sa cachette.


« Bon allez, à toi, pis pas d'bruit hein. »


Les deux esclaves voisins du blond grognèrent pour lui intimer de se taire lui aussi, mais il s'en moquait bien. Tout ce qui comptait à présent, c'était que la chatte parvienne enfin à la libérer et qu'ils puissent s'enfuir ensemble à la faveur de la nuit.



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Lentement, outrée, le poil totalement hérissée et au bord de l'évanouissement, je sors de la veste du géant en éprouvant un profond dégout de mon état.
Bon sang, mais comment il peut puer autant ! Et en plus il m'a rien donné a mangé, j'ai failli tomber quinze fois de sa tunique bizarre d'Alban... Je me sens tellement... Humiliée !

Alors, tanguent comme si j'étais bourrée alors que je suis juste nauséeuse, je m'éloigne comme je peux de l'odeur pestilentielle qui me colle à la peau. Un cauchemars. Je vis un vrai cauchemars !

Et en plus, l'autre là, il se permet de me donner des ordres !

- Oh ! Hé ! Je suis une ninja super entrainée hein ! Je sais que je dois pas faire de bruit ! Non mais franchement... Il m'a prise pour qui...
- Mais...
- Hé mec, c'est quoi cette voix de fille ?
- Raaah ! Jt'avais dit pas d'bruit !
- Ouais bah j'ai été silencieuse toute la journée dans ton accoutrement poisseux et dégoutant je te signale ! Alors arrête de me dire ce que je dois faire ! Je sais très bien être silencieuse !
- Je rêve...
- Un chat qui parle !
- Oh ça va vous, on vous a pas sonné !
- Bon allez ! Dépêche toi maintenant ! J'en peux plus d'ces boulets !
- Ah ! Oui, c'est vrai.

Avec toute ces émotions j'en ai presque oublié notre marché. Mais comme je l'ai dit : je suis une ninja professionnelle ! Alors c'est pas une petite serrure qui va me résisté !

- Héhéhé...

Un petit sourire provocateur sur ma bouille de chat, je lève alors une patte et sors une de mes griffes à la vue de tous tel un sabre qu'on tire de son fourreau ! Haha, mon arme secrète va venir à bout en un rien de temps de ce système de verrou, c'est certain !
Passant à l'acte, j'enfonce ma petite griffe dans le mécanisme, tourne ma petite patte, sens un mécanisme, pousse dessus et...

- HAAAA !

Je fais un bond en arrière, me roulant par terre en tenant ma patte devant mon visage.

- MA GRIFFE ! MA GRIFFE ! ELLE EST CASSÉE ! BOUHOUHOU ! J'AI MAL !
- CHUUUT !

En cœur et surtout sans cœur, les trois prisonniers du coin me dévisagent alors que je souffre le martyr à cause d'eux. Mais alors que j'allais leur crier dessus que tout est de leur faute, j'entends un bruit venant de dehors qui me fait totalement oublier la douleur de la perte de ma griffe pour plutôt me faire bondir dans les ombres et disparaitre tandis qu'un nouvelle homme fait son apparition dans la pièce.

- Non mais c'est quoi ce bordel ?! Au prochain bruit je tue l'un de vous pour l'exemple ! Compris ?!

Et alors qu'il claque la porte bruyamment, moi je réapparais l'air de rien à côté d'Ualraig.

- Dis donc, il est pas commode lui.
- C'est c'que j'te dis d'puis l'début ! Esclave c'pire qu'être un chat !
- Mouais, je suis toujours pas convaincue.
- Bon, tu m'fais sortir d'là ?
- Hm... Je pensais que mes griffes de chat seraient plus solides... Peut être que si je trouve du vernis pour les durcir... ?
- Sinon les clés sont là bas.
- Hein ?
- Oui, les clés. Là bas.

Le prisonnier pointe du doigt le mur ou effectivement il y a un trousseau de clé juste accroché là.

- Enfin Ualraig ! Tu aurais pu me le dire !
- Hé ! C'toi qui d'vait m'faire sortir d'là !
- Bah c'est ce que je vais faire ! Mais avec les clés, c'est quand même vachement plus simple que de trouver du vernis !
- Bon, tu nous fais sortir le chat !
- M'appelle pas "le chat" ! Je suis une dame ! Une Princesse même ! Alors appelez moi Rori.
- Mais c'est pas un nom de chat ça ?

Et tandis que j'escalade sans soucis les meubles pour finalement atteindre les clés avec toute l'agilité d'un chat ninja, je retombe sur mes pattes auprès d'Ualraig en lui tendant le trousseau avant de répondre à l'autre prisonnier.

- Si, c'était le nom de mon chat quand j'étais petite. Mais c'est devenue mon nom quand j'ai fugué de mon île pour devenir chanteuse ! Bref : c'est bon Ualraig, on peut s'en aller ? Il faut vraiment que je prenne un bain... Et toi aussi d'ailleurs...

Mon protecteur maintenant libre, le voilà qui envoie les clés à ses comparses pour qu'ils fassent de même et qu'on puisse filer en douce sous le couvert de la nuit...

Un jeu d'enfant pour moi. J'espère qu'ils suivront le rythme !
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De son célèbre regard dénué de la plus petite forme d'intelligence, Ualraig fixa le chaton l'air songeur. Rori n'était donc pas son vrai nom ? Mais alors pourquoi disait-elle le contraire ? Pouvait-elle être une espionne ? Une chat-cripan ? Le guerrier n'en savait rien, mais il trouvait cela tout aussi suspect qu'intéressant. Cette petite boule de poils n'était visiblement pas prête d'en avoir fini avec les surprises. Fronçant les sourcils, l’Alban tira vers lui son étoffe et la renifla sans y trouver quoique ce soit de bien dérangeant.


« Mon bain mensuel r'monte au dernier tournoi. C'pas si loin franchement. »


Intelligente mais quand même vachement douillette, ça on ne pouvait pas dire le contraire. Haussant les épaules l'air de dire que tout cela était de l'histoire ancienne. Le guerrier blond s'étira avant de frotter ses chevilles douloureuses.


« Putain d'chaînes. »


Tandis que les esclaves commençaient lentement à se libérer, Ualraig approcha aussi discrètement que possible de l'entrée. Malheureusement, la furtivité n'étant clairement pas con fort, il ne manqua pas d'alerter le garde qui se trouvait à l’extérieur. L'air furieux, il grommelait et semblait décidé à mettre ses menaces à exécution. Pénétrant dans la grange avec son gourdin en bois à la main, il se figea face au grand Alban de deux mètres cinquante. Ouvrant comme pour donner l'alerte, il n'en eut jamais le temps. De son poing puissant, le guerrier des clans lui fracassa le crâne, laissant le geôlier à terre la bave aux lèvres.


« Bien fait, s'pèce d'corniaud va. »


Plusieurs esclaves s'inquiétèrent de voir le blond assommer un garde, mais ils se rassurèrent vite en voyant que personne ne sonnait l’alerte. Visiblement, les geôliers supposaient que les chaînes étaient normalement suffisantes pour garder enfermés les esclaves. Quelle grossière erreur. Ne souhaitant pas faire de vieux os dans cette horrible ferme, Ualraig prit le chaton par le ventre et le posa sur son épaule.


« Bon allez, courage les copains. Nous on s'tire. »


Déterminé comme jamais, le golgoth quitta la grange. Sans le savoir, les esclaves qu'il venait d'aider à libérer feraient malgré eu une magnifique diversion. Noyés dans la masse, les deux compagnons de fortune auraient en effet bien plus de chance de s'enfuir de cette île maudite. Prenant la direction du port, Ualraig décida de passer par les champs. Malheureusement, à cause de la nuit noire, il ne voyait pas grand chose et rebroussa chemin malgré lui, revenant finalement à son point de départ.


« Ah bah merde...

- Ualraig, fais un effort enfin !

- Mais j'essaie, c'pas mon truc l'orientation ! »



Bien conseillé par le chat qui se trouvait être bien plus intelligent qu'il ne l'était, ce qui était assez inquiétant, le guerrier arriva finalement à destination. Plus ou moins... Il se trouvait en réalité en haut d'une petite paroi rocheuse qui menait, plus bas, vers le port. Seul et unique endroit de l'île où trouver des navires, c'était là leur seule voie de sortie. N'ayant pas peur du vide, l'Alban ne se démonta pas. Sans même demander l'avis de Rori, il la prit dans sa main avant de s'élancer en courant vers la ville en contrebas. Bien sûr, ce qui devait se passer arriva. Après seulement quelques mètres, la pente particulièrement prononcée eut raison de l'équilibre du blond qui ne manqua pas de s’exploser face contre terre avant de rouler sur ce qui restait. Par miracle, il eut le réflexe de protéger la petite boule de poils en la cachant entre ses mains, ce qui fit de lui le seul blessé. Au bout de quelques très longues secondes, le corps du guerrier décolla pour terminer sa course en percutant de plein fouet le toit d'une petite bâtisse en bois. De tout son poids, l'Alban fit un trou dans les tuiles et alla s'écraser sur une table où était dressé le repas d'un vieil homme trapu aux tempes grisonnantes.


« BONDIOU ! »


Se levant en sursaut, l'inconnu sortit une dague de sa ceinture avant d'analyser la situation. Le corps couvert de coupures et d'ecchymoses, Ualraig avait la tête qui tournait et saignait du nez. Incapable de réfléchir, il ouvrit les mains pour laisser Rori se remettre de ses émotions contre son torse.


« C'est quoi ce bazar à la fin ? T'es qui ? »



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- Cette fois je crois que je vais mourir...

Sortant des paumes du géants, je titube malgré mon agilité de chat, n'arrivant plus à coordonner mes pattes tant tout semble tourner et tourner encore et encore... Une oreille basse et l'autre haute, mes pas me conduisent à quelques dizaines de centimètres du géant poisseux jusqu'à ce que finalement je m'effondre sans réussir à comprendre les images ondulées par ma tête tourmentée que je perçois.

Là seule chose que je perçois encore parfaitement : c'est mon odeur détestable. Une odeur que l'Alban m'a transmise et qui me colle aux poils tandis que dans cette situation, une voix lointaine m'arrive mais que je n'arrive pas ni à la comprendre, ni à la reconnaitre. Tout ce que je peux dire, c'est que c'est une voix forte et énervée.

On va encore essayer de me tuer ? J'ai encore fais confiance à la mauvaise personne ? Pourtant... Pourtant cet idiot d'Ualraig semblait moins idiot que l'autre Alegsis ! Et beaucoup plus fort ! Mais alors pourquoi ?! Pourquoi il s'est jeté dans la pente comme ça ! Et pourquoi il m'a attrapée alors même que j'allais sauté de son épaule pour dévaler la pente sans souffrir de sa corpulence afin de garder mes pattes sur terre !

Maudite. Je suis maudite ! Je ne vois que ça ! Peu importe tous mes efforts, toutes mes tentatives je...

- J'y arriverai jamaiiiiiis ! Ouin hin hin hin hin !!!

Le front contre le sol de pierre, je fonds en larme de crocodile en tapant de mes petites pattes sur le sol, totalement désespérée. Que pourrais-je bien faire d'autre ?! Dans ce petit corps si fragile ! Et en plus, le pire !

- Je supporte même plus mon odeur ! Ouin hin hin hin hin !!! Je veux un baiiiiiin !!!

Soudain, je sens alors une main m'agripper et me soulever par la peau du cou. Cette main est bien plus petite que celle du stupide géant, aussi j'ouvre les yeux en reniflant bruyamment, prise par la peur. Et si finalement les images ont arrêté de tourner quand je les regardes, cette fois elles sont toutes floues à cause de mes larmes. Et malheureusement je n'arrive pas à me frotter les yeux ni bouger la tête pour les chasser... Pourquoi les chats sont-ils totalement bloqué quand on les porte comme cela ! C'est un point faible des plus terribles !

- Allez, allez, calme toi petite.

La main me pose alors dans ce qui ressemble à une cuve. Ce n'est que là que j'arrive à enlever mes larmes de mes yeux et à enfin découvrir mon environnement. Là, un vieil homme me dévisage d'un air à la fois doux et interrogatif.

- Tu es vraiment sûre que tu veux prendre un bain ?

Je le fixe alors, reniflant encore avant de comprendre son désarroi et d'affirmer avec certitude :

- Oui ! De tout mon cœur ! Et avec plein de savon s'il vous plait monsieur !
- Étrange... Bien, d'accord.

Et là, miracle et bonheur : dans cette évier où il m'a mise, l'eau se met à couler tandis qu'il installe le bouchon pour ne pas qu'elle fuit. Faisant un effort pour la température, le vieil homme me met alors un pain de savon directement dans l'eau afin que des bulles se forment et donne une odeur tout a fait agréable à l'eau...
Même si en soit j'aurai préféré une autre odeur que du savon neutre...

- Dites... Vous auriez du parfum ?
- Non.
- Ou un savon parfumé ?
- Non.
- Et vous avez pas des lavandes ?
- Non.
- Ou n'importe quel fleur qui sent bon ?
- Non plus...
- Alors de la menthe ?
- Non ! Et si tu continues je te mets des orties !

...

Dis donc, il s'énerve vite lui quand même. Légèrement irritée par cette hausse du ton, je m'enfonce dans l'eau qui coule et détourne les yeux du vieux grincheux tout en profitant quand même du délice de se débarrasser de cet horrible sensation poisseuse.

Et là, barbottant dans mes bulles, je perçois alors les bruits de l'Alban se remettant enfin de sa chute. Bon, il n'est pas mort, je suppose que c'est une preuve de robustesse de sa part ? Ce n'est pas si mal...
Peut être que je vais le garder finalement... Je me redresse alors, posant deux pattes sur le bord de l'évier.

- Hm, Monsieur ?
- Oui le chat ?
- Appelez moi Rori. Et... Vous pourriez aussi vous occupez de mon garde du corps s'il vous plait ? Il doit vraiment prendre un bain lui aussi...
- Ton garde du... Mais... Quoi ?!
- Jt'ai d'jà dit qu'j'avais pas b'soin d'bain.
- Ualraig... Si tu veux pouvoir m'accompagner dans ma recherche de Gluttony, il va falloir que tu fasses un effort d'hygiène... Sinon on ne pourra jamais s'entendre.
- Gluttony ?! Mais qu'est ce que...
- Je suis la chanteuse Rori que Gluttony a transformé en chat. Donc je dois le retrouver pour lui dire que sa blague est pas drôle du tout et qu'il me redonne mon apparence. Vous avez peut être entendu parlé de moi y'a quelques années ? Quoi que je sais pas si je suis déjà venu sur cette île avant... On est sur quel île ? Hé ho, Monsieur !
- J'ai besoin d'un verre...

Et voilà que le vieux devient sénile ! Il manquait plus que ça ! Je tourne alors mon regard vers le golgoth blond.

- Va te laver !

Avant de retourner à mes propres bulles de savons.
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∆ feat. Rori ∆


Maugréant dans sa barbe, l'Alban répondit à la chatte par une grimace. Se laver ? Puis quoi encore ? Ualraig était un fier guerrier des clans, pas un morceau de savon qu'on passait son temps à plonger dans l'eau. Reniflant l'air de rien son haut, il ne trouvait pas qu'il sentait spécialement mauvais. Se contentant d'essuyer le sang sur son visage avec ses paumes sales, car oui il l'était très clairement même s'il ne le voyait pas, il observa l'inconnu. D'abord sur la défensive, il semblait finalement très à l'aise avec la situation, ce qui était assez étonnant.


« Moi c'Ualraig. J'suis un fier guerrier d'Alba. Elle c'Rori.

- Mais je viens de lui dire !

- C'pas un vrai chat

- Mais...

- Euh, oui... J'avais compris. Vous pouvez m'appeler Bob.

- D'accord. Salut Bob. »



Tout comme il l'avait dit, le vieil homme sortit une petite bouteille d'alcool ainsi que deux verres. Avalant une rasade au goulot, il remplit ensuite les deux récipients avant d'aller chercher une soucoupe dans laquelle il versa un peu de lait. Ualraig accepta le verre de bon cœur.


« Vous êtes esclaves c'est ça ?

- Ah non ! J'suis un guerrier moi !

- Je vois. Et c'est quoi ces marques de chaînes sur jambes ?

- Euh. C'est... Bah... Enfin...

- Tout va bien. Je ne suis pas d'ici. Pour tout vous dire j'abhorre l’esclavage. Les pontes de Saint Uréa sont absolument inhumains.

- Vous n'êtes pas d'ici ? Ce n'est pas votre maison ?

- Si, bien sûr. Je suis marchand. Officiellement du moins. Bon, écoutez, la réalité c'est que je fais fuir les esclaves que je peux à bord de mon navire.

- Mais c'génial ça !

- Du calme, pas si fort.

- Oh s'cusez.

- Vous allez nous aider à quitter l'île ?

- Je ne peux décemment pas vous laisser ici. Mais il faudra faire les choses à ma manière, sans discuter.

- Hum... Bon ok. »



Pour Ualraig, l'affaire était entendue. Sans même chercher à en savoir plus, il signait pour la suite. Si l'homme disait qu'il allait les faire fuir, alors c'était forcément ce qui allait se passer. Satisfait de la situation, le guerrier avala son verre en souriant bêtement.



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Non mais je rêve ! C'est du grand délire ! Est-il totalement stupide ou quoi ?

- Je ne partirai pas d'ici tant que Ualraig sera pas propre ! Ça aussi c'est indiscutable !

Faisant la moue, je tourne le dos aux deux hommes tandis que je termine de me laver en vidant ce petit bain improviser puis je me redresse du mieux que je peux pour donner des coups de pattes dans le mitigeur du robinet afin qu'il déverse de l'eau propre pour me rincer du reste de savon qui traine sur mes poils.

- J'ai dit qu'j'avais pas b'soin alors c'pas la peine !
- En fait... Si, c'est peut être la peine... Et c'est d'ailleurs une des étapes de mon plan.

Du coin de l'œil, je regarde le vieil homme, satisfaite. Et le voilà qui me rend mon regard en souriant. Ah ! Enfin quelqu'un d'intelligeant qui comprends que c'est moi qui décide ! Je le laisse alors terminer de convaincre l'Alban qui se défend encore de ne pas en voir l'intérêt jusqu'à ce que le vieux dise que c'est important pour le plan, ce qui me laisse juste le temps de sortir de l'évier toute trempée.

Et alors que le golgoth blond cède et quitte la pièce, le fameux Bob s'approche rapidement de moi pour éteindre l'eau que j'ai laissée couler et m'attraper dans une serviette.

Là, le voilà qui me remue vigoureusement dans tous les sens pour me sécher tout en m'enveloppant totalement dedans de telle sorte que je ne vois plus rien. Et si l'intention est bonne, je dois dire que la manière est un peu trop violente pour moi !

- Hey ! Doucement !

Mais je n'ai aucune réponse. Bon, je suppose qu'il m'a pas entendu... Suffit que je sois patiente deux minutes. Sauf qu'il ne semble pas décidé à s'arrêter.

- Hé ho ! Ça suffit maintenant !
- Oui... Bien sûr.

Bob déplie alors la serviette et je n'ai rien le temps de faire qu'il m'attrape une nouvelle fois par la peau du cou, faisant se replier mon corps sous un réflexe induit par la morphologie féline que je me coltine. La seule chose que je peux encore faire, c'est regarder et écouter autour de moi... Et autour de moi, ce n'est plus du tout la cabane.

- Alors Rori... On a été très méchante avec Madame Sara ?
- Madame... Sara ? Oh non.
- Oh non, en effet... Cela dit, si tu chantes pour elle, elle sera peut être plus clémente avec toi !
- Mais, mais ! Vous avez dit que vous nous ferez fuir l'île !
- J'ai dit que je ne pouvais décemment pas vous laissez "ici"...
- Mais vous parliez de l'île !
- Peut être pas... Maintenant tais toi si tu ne veux pas réveiller tout le port.

Le port ? Le port ! Oui ! On est sûr le port ! Donc il y a des bateaux ! Et s'il y a des bateaux, il y a moyen de s'enfuir avec Ualraig ! Mais d'abord, je dois me débarrasser de Bob !
Réveiller ? Hm...

J'inspire alors un grand coup et...

- KYYYYYAAAAAAAAAAA !!!!

Mon hurlement retenti et brise les tympans du pauvre Bob qui me lâche sous mon cri et porte immédiatement ses mains à ses oreilles. Enfin libre, je disparais alors dans un nuage de poils pour me faufiler dans les ombres grâce à mon talent de Ninja tout en courant le plus vite et silencieusement possible jusqu'à retrouver la maison de Bob ! Et pour cela, il me suffit de suivre l'odeur... Oui, l'odeur... Celle que l'Alban a laissée partout où il est passé avant de se laver.

Dans le même temps, la majorité des habitations du coin s'allument pour aller voir à la fenêtre ce qu'il se passe. Et voyant Bob au sol, la majorité des gens le prennent d'abord pour responsable avant de voir son état. Puis entendant sa version, certains le prennent pour un fou quand d'autres s'inquiète pour sa santé mental.

Mais évidemment, ce ne sont pas les seuls à avoir entendu mon cri strident. Là, courant dans la direction du bruit, un géant nu comme un ver et trempé s'empresse d'aller voir ce qu'il s'est passé.

Je sors alors des ombres pour me pointer juste devant lui.

- Ualraig ! Vite cachons nous ! Bob a menti ! Il est... AHHH MAIS HABILLE TOI GROS PERVERS !

Bon, peut être que crier ainsi sous la surprise n'est pas la meilleure idée du siècle... Rapport que déjà des lumières se dirigent dans notre direction ! Mais c'est sa faute ! Et maintenant, faut absolument qu'on se sauve d'ici !

- Un bateau ! Il nous faut un bateau ! Vite !
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On a toujours besoin d'un chat plus petit que soi Ual-EGe-HTk8-X0-Aca-H9

戦 士

∆ feat. Rori ∆


Finalement vaincu par les forces conjointes des deux affreux, le golgoth prenait sa douche du mieux qu'il le pouvait en ne cessant de grommeler. Sans beaucoup s'appliquer, il soupirait presque à chaque mouvement. Non mais franchement, qui se lavait aussi souvent ? Il était un fier guerrier des clans,pas un petit chat chétif à l'odorat fragile.


« En plus l'est glacée. Putain d'connerie... »


Alerté par le cri très reconnaissable de la pauvre Rori, l'Alban attrapa son tartan, et se rua hors du bâtiment en courant. Grelottant à cause de sa peau mouillée et du froid ambiant, Ualraig s'habilla à la hâte.


« Oui bon ça va hein ! C'toi qui gueules comme une furie. Mais c'quoi c'bêtises ? Bob a menti ?

- Il travaille pour madame Sara.

- Quoi ?!? Oh l'fils de p... »



N'écoutant pas la suite, le grand blond musclé se rua en courant dans la direction même d'où venait de fuir Rori. Sur place, il vit que les gens commençaient à s'agglutiner. Trouvant le traître, il se jeta vers lui. Presque arrivé à son niveau, il attrapa une chaise en bois et la lui explosa sur le crâne. Stupéfait, les témoins de la scène restèrent interdits quelques longues secondes. Prenant ses jambes à son cou, Ualraig fit volte-face et retourna auprès de la chatte en panique. De nombreux poursuivants venaient déjà de se mettre à leur poursuite. Trouvant la petite boule de poil un peu trop lente à son cou, le guerrier l'attrapa et courut aussi vite que jamais. Grâce à sa grande taille, il faisait de longues enjambées qui lui permettaient de creuser rapidement l'écart avec ses poursuivants. Ceci dit, ils restaient malgré tout assez proches. Sur son chemin, l'Alban laissa de nombreux obstacles tels une charrette ou des sacs de grain. Arrivant finalement non loin du port, il comprit que même si la sécurité n'était pas exceptionnelle, elle n'était pas non plus inexistante. Lui qui ne connaissait rien à la navigation ne pensa pas logique de voler un gros bateau. Son choix se porta donc sur ce qui semblait être un petit navire marchand d'à peine quinze mètres. N'écoutant que son courage, il se rua à bord en envoyant un garde à l'eau d'un violent coup d'épaule. Sautant sur le navire, il manqua de tomber après avoir perdu l'équilibre.


« J'moccupe des grosses cordes, baisse les voiles ! »


Trop occupé à penser à la fuite, le guerrier en oubliait qu'il venait de parler à un chat. Dans sa petite tête, le fait qu'un félin s'occupe des voiles ne représentait pas un problème. Après tout, si elle pouvait parler, pourquoi ne pourrait-elle pas naviguer ?



© ciitroon
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- Baissez les voiles ?! Et je fais ça comment, hein ?!
- Avec tes mains !
- Ah ah. Hilarant, vraiment.

Il lui faut alors un instant pour me fixer tandis que je le dévisage en lui montrant mes deux pattes avant dépourvues de pouces opposables. Bon, en soit, c'est pas tant cela le problème... Ça fait plusieurs années que je me débrouille avec mes griffes... Non là le gros soucis c'est que je sais absolument pas comment fonctionne un bateau, et encore moins qu'est ce que je dois couper pour baisser les voiles.

Et comme si ça ne suffit pas, on a un autre problème à gérer... Comme Môsieur a décidé de n'en faire qu'à sa tête et d'aller provoquer tous les habitants avant de s'enfuir, nos poursuivants ne mettent clairement pas longtemps à nous rattraper...

- Raaah ! Ils arrivent ! Ualraig ! Fait quelque chose !
- Mais c'toi qui fait rien !
- Qu'est ce que tu veux que je fasse ! Je suis une chanteuse transformée en chat !
- Et moi j'suis un guerrier ! Pas un marchand ambulant !
- Raaah ! Tout ça c'est de ta faute ! Pourquoi il a fallu que t'aille le taper ?!

Mais l'Alban n'a pas le temps de répondre que déjà des hommes passent le bastingage et nous rejoignent à bord. Et à peine le géant blond les voit faire que le voilà qui se jette sur eux pour les jeter loin de notre navire !

- Lève l'ancre tout d"suite !
- Mais elle est levée l'ancre !
- Alors pourquoi on bouge pas ?!
- Oh hé du calme ! Je suis *PAF*
- MAIS QU'EST CE QUE J'EN SAIS !
- Faut qu'on s"tire tout d"suite !
- OH VRAIMENT ?!

Non mais sérieusement, il croit quoi ?! Que je vois pas la situation pourrie dans laquelle on est ?! Et d'ailleurs, c'est bizarre parce que les types qui sont arrivés et qu'il vient de virer étaient très peu nombreux et surtout, se déplaçaient dans le noir. Mais maintenant, c'est bien les gens du port qui arrive avec des lampes pour nous étriper.

- Et mais... Ces types, c'étaient des esclaves, comme toi !
- J'suis pas un esclave !
- Roh c'est pas le moment de jouer sur les mots.
- T'façon, peu importe qui ils étaient, ils étaient faibles pis maintenant sont morts ou assommés.
- Ah bah super, tu as mis HS les seuls personnes qui pouvaient peut être nous aider !
- Bah fallait l'dire plus tôt !
- Raaah, mais qu'est ce qu'on fait maintenant ! ET ARRÊTE DE SECOUER CETTE CORDE ÇA SERT A RIEN !
- Moi au moins j'essaye !
- Raaaah...

Le bruit de nos poursuivants approchant à grand pas, je regarde tout autour de moi en désespoir de cause, tentant de me remémorer toutes les fois où je suis montée sur un bateau et ce que faisait les matelots pour le faire partir. Sauf que j'en ai jamais rien eu a faire de ce qu'il faisait, sauf une fois !

- Une corde ! Il y a une corde qui nous retient à quai !
- Super ! Coupe là !

Évidemment je me suis mise en route avant qu'il me le dise... Mais à peine je me suis penchée au bord du navire pour la trouver qu'un coup de feu retentit et frappe l'unique mât du petit bateau où nous sommes. Et c'est là que j'ai trouvé notre dernier échappatoire...

- Ualraig ! Laisse tomber ce bateau ! Y'a une barque et deux rames juste à côté !

Et sans attendre qu'il me réponde, je saute à quai et soulève la corde d'un coup de griffe pour libérer le petit bateau puis je libère aussi la barque de la même manière en espérant que le bateau partira et fera une bonne diversion.

Puis je saute dans la barque qui commence déjà à dériver du fait de sa nouvelle libertée.

- Ualraig ! Mais qu'est ce que tu fais ?!

Faut croire que Monsieur l'Alban étaient trop content de voir enfin son navire bouger à force de secouer la voile avec sa corde qu'il a rien écouté de ce que je disais...
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