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Mariage d'union, famille désunie

Droite comme un piquet, une jeune femme, fraichement arrivé à sa majorité, est habillée avec une grande élégance. Plusieurs serviteurs font des allers et venus pour la pomponner, la coiffer et la maquiller. Une petite blonde affalée sur un fauteuil au coin de la pièce se demande ce qu’elle fiche, ici. La jeune Capulina s’ennuie comme un rat mort, mais elle n’a pas eu le choix. C’est soit cela ou être cloîtré avec les petits enfants. Une autre voie d’une adolescente s’émerveille devant cette femme centre de toutes les attentions.

Amandine est si belle. Cette robe vous va à merveille ! Vous brillerez de mille feux lors de la cérémonie de mariage.
-Oh merci, Alice. Tante Oriane l’a choisi.
-Ma mère a toujours des choix éclairés.


Capulina roule des yeux en face de cette conversation entre sa cousine à peine adulte et sa sœur qui lèche toujours autant les pompes de leur mère. En jetant un œil sur la robe d’Amandine, l'œil fin de Capulina remarque une étrangeté dans le tissu. La génèse de son intérêt pour le vêtement lui octroie un œil sensible pour ce genre de chose. Le regard curieux, elle se lève pour s’approcher de la mariée. Les trois jeunes contemplent l’apparence de cette robe face au miroir. Le sourire aux lèvres, Capulina remarque un défaut de fabrication. Certaines mauvaises coutures fragilisent un pan du jupon. Elle pince le tissu pour voir ce qu'il se passe. Sans aucun effort, cette robe luxueuse se déchire. Alice en panique prend la main de sa petite sœur pour l’éloigner.

Oups. Hihi !
-Capulina ! Qu’as-tu fais ? Mère vous avait pourtant prévenu de ne rien toucher.
-Ce n’est pas de ma faute si la qualité des coutures est aussi nul qu'Alexandre en dessin.
-Comment pouvez-vous être aussi désinvolte ? Je…je…
-Ce n’est pas si grave, Alice. Calmez-vous. Il y a une autre tenue que j’ai mise de côté.


Amandine regarde celle qui a détruit sa robe avec un sourire soulagé. On dirait bien que cette robe ne plaisait pas tant que cela. La tyrannie d’Oriane touche même les membres de la famille éloignée. Néanmoins, tous les témoins pensent que la profonde douceur d’Amandine est encore à l'œuvre. La grande méchante sera toujours Capulina, peu importe les circonstances. Un fait qu’elle commence petit à petit à accepter au point de n’offrir aucune résistance lorsque sa grande sœur la tire par le bras hors de la chambre.

Jamais, vous n’apprendrez, Capulina. Jamais. Est ce si difficile de rester tranquille dans une chambre?
-Je pense que vous devriez visiter une prison pour avoir la réponse, ma très chère sœur.
-Vous êtes catastrophiques. Mère m’a prévenu, mais j'ai eu l'audace de vous pensez bien plus mature. Je vous amène avec les autres enfants dans ce cas, si vous n'êtes pas capables d’agir comme une véritable Dubal.


Ces derniers mots ébranlent le calme de Capulina. Toujours distante, sa sœur n’avait jamais osé dire ce genre de réprimande. Même si elle agit sous la colère, ses mots résument parfaitement la manière dont sa propre mère la traite. Ruminant le couteau dans la plaie, Alice parvient, pour la première fois, à mettre la petite adolescente au bord des larmes.

Ah, cela vous fait tant plaisir d'être la chouchoute de la famille. Si vous saviez ce que dis Mère pense de vous, vous feriez moins la fière. Et vous me parlez d'être une vraie Dubal? Qu'est-ce que cela veut dire ?! Je ne mérite pas d'être votre sœur, c’est cela ?! Ne vous fatiguez pas, je vais de moi-même me mettre à l’écart comme une étrangère.

La grande sœur est prise d’un peu de remords. Ce n’est pas dans sa nature de blesser autrui malgré tout le mal qui peut faire. Le stress de l'événement lui a fait perdre le contrôle de sa parole. Le rare lien qu’elle entretenait avec Capulina vient d'être brisé. Celle-ci tourne les talons en séchant ses yeux.

Entrant dans les espaces publics pour les invités, la jeune fille traverse le grand hall animé par de nombreuses personnes venues honorer la célébration de cette alliance entre les Nelseen et les Dubal. Deux familles de la haute à Saint-Uréa, la première possède la qualité de la basse noblesse et la seconde appartient à la grande bourgeoisie ne désirant que s'anoblir. Un mariage d'intérêt surtout possible grâce aux deux femmes portant une puissante influence dans leur famille respective, Dominique Nelseen et Oriane Dubal. Toutes deux entretiennent une amitié et ont convaincu leurs beaux frères de marier leurs enfants. Traversant ce hall agité de conversations mondaines en tout genre, la petite Capulina arrive vers l’espace où les enfants de tous âges font connaissance. Sans un mot, elle s’assoit sur la position la plus à l’écart d’une table destinée au repas et commence à faire tournoyer une fourchette sur son assiette vide.


Dernière édition par Agent Tarentule le Mar 30 Jan 2024 - 13:30, édité 2 fois
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- “Maman ?”

Accroché à la main de Dominique Neelsen, Laurie regardait sa mère puis l’ensemble de la foule. Tous s’étaient rassemblés, de la famille proche et directe, à celle que l’on voyait qu’en de grande occasion. Car aujourd'hui, c’était une grande occasion. La famille Dubal et la famille Neelsen allaient enfin se lier. Après des mois de négociation, la mère Neelsen avait réussi à convaincre son beau-frère que son neveu, Antoine, pourrait trouver un bon parti auprès de la jeune Amandine Dubal. Tout cela ne découlait que d’un arrangement entre les mères Neesen et Dubal qui cherchaient toutes les deux à renforcer le pouvoir de leur famille au sein de Saint-Uréa. Par le rang, ou l’argent. Tout était bon pour se forger un avenir radieux dans cette ville.

- “Qu'est-ce qu’il y a Laurie ?”

La matriarche lâcha la main du jeune enfant avant de s’accroupir à son niveau. Elle réajusta la tenue de Laurie, passa sa main dans ses cheveux pour arranger cette coupe indisciplinée que portait son fils. Laurie n’avait fait qu’attendre toute la matinée. Trop petit pour aider à l’organisation bien complexe du mariage, il s’était contenté de jouer avec un nouveau joujou que sa mère venait tout juste de lui offrir. Mais depuis quelques heures, il n’avait le droit qu’au spectacle de son cousin Antoine, félicité par toute la famille, bien que la nervosité lui faisait suer des mains.

- “Je peux aller rejoindre Alexandre maintenant maman ?” Demandait le petit.
- “Oui, mais fais attention. Il ne faut pas que tu fasses des bêtises. Ton cousin compte sur toi.”

Puis elle déposa un baiser sur le front de l’enfant, alors que celui-ci acquiesça de la tête et fila au loin, disparaissant dans la foule. Zigzagant entre les adultes, Laurie traînait derrière lui une carriole en bois tirée par une ficelle qui manquait de peu de cogner quelques jambes. Il courait vite, avec empressement et excitation. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas revu son ami Alexandre et il avait terriblement hâte de lui montrer sa petite carriole. Il savait parfaitement où aller. Sa mère lui avait montré la table qu’il allait occuper le temps du repas et lui avait assuré qu’il serait auprès de son ami Alexandre. L’impatience motivait alors ses pas. Ca, et l’occasion de revoir sa cousine Eléonore. Peut-être qu' elle aussi, elle voudrait voir sa petite carriole ?

Alors qu’il voyait sa table se dessiner entre les adultes, il aperçut également la silhouette d’une jeune fille. Ralentissant l’allure, se rendant compte qu’il serait le deuxième arrivé après la jeune fille, il était tout de suite moins excité à l’idée de s'asseoir à table. Surtout qu’en se rapprochant, il reconnut la mine déçue de Capulina. Et celle-là, il ne l’aimait pas. Elle était méchante, toujours à critiquer, lui dire qu’il était nul. Elle parlait mal à Alexandre, et à tous les autres enfants. Elle était violente, moqueuse. Non, il ne l’aimait pas. L’envie de faire demi-tour doucement le prit. Il voulait retourner auprès de sa mère. Seulement, son regard croisa celui de la peste. Il était comme pris au piège dans une toile gluante d’araignée. Et il n’aimait pas les araignées. Alors, il finit de s’approcher et de s'asseoir à une chaise. Celle en face de la jeune Capulina pour se tenir le plus éloigné d’elle qu’il le pouvait. Il posa sa carriole sur la table.

- “Il est où Alexandre ?” Demanda-t’il simplement.

Il espérait au mieux une réponse rapide et froide, au pire, pas de réponse du tout.
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On avait déposé Alexandre sur cette chaise, d'abord accompagné de son grand frère, mais ce dernier partit vite rejoindre des jeunes filles de son âge, voire un peu plus âgées, leur tournant autour tel un moucheron autour d'une guirlande. Grand bien lui fasse, ce n'est pas ainsi qu'il allait marquer les esprits, s'il en était seulement capable. L'endroit semblait destiné aux jeunes enfants, à en juger par les parents qui restaient encore quelques temps avec leur progéniture avant de les laisser jouer par terre ou de les installer sur des chaises. Un peu plus à l'écart se trouvait une table vide pour l'instant. Le jeune Dubal sortit d'un sac un livre d'images, reliquat de sa dernière rencontre avec Laurie qui remontait maintenant à plusieurs semaines. Ce dernier mois semblait avoir été mouvementé pour les deux familles. Alexandre lui avait promis de le rendre en parfait état et même si Laurie semblait n'en avoir pas grand chose à faire, lui qui croulait sous les divertissements de tous types, c'était une manière personnelle pour le jeune blondinet que de lui témoigner sa gratitude. Seulement cette fois-ci, bien que ça ne soit pas la première fois que cela ne se produise, il avait abîmé ledit livre d'images. Lui ou plutôt, quelqu'un chez lui. En effet, si les premières pages étaient dans un état comme neuf, en plein milieu de l'ouvrage, une splendide illustration de lion avait été grossièrement gribouillée, l'animal noble se retrouvait désormais avec une tête de simplet qui aurait fait rire même Alexandre, à condition que le livre lui eut appartenu.

Il contenait ses larmes, mais il s'en voulait déjà de n'avoir su protéger le trésor qu'on lui avait confié et qu'il avait pourtant méticuleusement caché sous son lit. L'enfant aurait pu simplement arracher cette page, et noyer le poisson dans l'eau, après tout les chances pour que Laurie ouvre à nouveau ce livre était maigres, il n'y avait pour ainsi dire aucune chance pour que son ami s'aperçoive qu'une page manquait à la collection. Mais Alexandre se voulait droit et honnête avec Laurie. Ils étaient leurs confidents mutuels, et il devait assumer ses tords. Voilà que Capulina arrivait et s'installait à un bout de la table, les bras croisés et les yeux humides. Visiblement, Alexandre n'était pas le seul à éprouver de la frustration aujourd'hui. Cela le rendait un peu triste de savoir sa sœur dans un tel état, mais il avait appris à se méfier d'elle, un animal en détresse n'était pas dépourvu de crocs.

Quelques minutes plus tard, alors qu'Alexandre regardait le sol, une carriole en bois manqua de peu de lui passer sur les souliers. Le temps de comprendre qui tirait le jouet, ce dernier parlait déjà à sa sœur, en adoptant une distance de sécurité raisonnable. Capulina fit alors un signe de la tête dans la direction d'Alexandre, sans prononcer mot, suite à quoi Laurie se retourna, sa mine s'éclaircissant en apercevant son ami de toujours qui lui faisait déjà des signes de main.

"- Laurie ! Je t'ai ramené ton livre d'images de la dernière fois. Je suis désolé, je l'ai abîmé à une page..." commença le jeune Dubal.

"- Oh ça fait rien, j'avais oublié où je l'avais mis de toutes façons. Regarde ça plutôt, elle est trop cool !" lui répondit son ami, qui ne semblait pas affecter par la mauvaise nouvelle qu'on venait de lui annoncer. "Tout à l'heure, j'ai couru si vite qu'elle a fini par me dépasser !!" continua-t-il.

Alexandre ne savait pas si c'était physiquement possible, mais si Laurie le disait, il y croyait, tandis que son ami commençait déjà à courir et à zigzaguer entre les enfants, suivi de près par le blondinet.
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Éléonore ajuste sa robe spécialement faite pour l’occasion. Elle lève ses grands pupilles clairs sur le reflet du miroir qui affiche les traits qu’une jeune demoiselle enveloppée dans des tissus que la noblesse frivole adorait. Dans des tons de doré, de vert et de blanc, la robe mettait son corps en valeur, une vision qu’elle n’était pas habituée. Elle qui préférait de loin les vêtements plus amples et libres de mouvement, là, elle se sentait comme un poisson hors de l’eau. Sa mère s’installe derrière elle, venant s’attaquer à sa longue chevelure couleur de blé.

‘’Souviens-toi qu’ils ont une vision des choses bien différentes des nôtres. La noblesse est hautaine et disons que ma famille est très… Reste avec les enfants d’accord, ils seront sûrement les plus gentils.’’ Commence sa mère, visiblement nerveuse.
‘’Bien sûr, je ferais de mon mieux pour ne pas te faire honte.’’
‘’Ce n’est pas une question de honte, je t’aime comme tu es, mais surtout de te protéger de la malice de la noblesse.’’
‘’Je sais maman, mais je veux découvrir ces gens. Il se peut que je sois déçu de cette rencontre, mais en même temps, je dois me faire ma propre idée et qui sait, peut-être qu’il a vraiment changé comme il le souligne dans ses lettres.’’ Souligne Élé doucement.
‘’J’en doute… Je le fais simplement pour toi. Mais tu es sûr ? Aujourd’hui, c’est…’’
‘’Oui, je suis sûr, tu m’as demandé ce que je voulais comme cadeau, et c’est rencontrer ta famille, alors aussi bien profiter de cette opportunité pour le faire.’’
‘’Tu as quinze ans aujourd’hui et tu agis déjà comme une femme mature…’’
‘’J’ai le meilleur exemple maman.’’ Réplique Éléonore avec un large sourire entendu.
‘’Hmm… Allez savoir d’où tu le sors, parce que moi à ton âge, je n’étais pas intellectuellement aussi mature…’’ Marmonne la maternelle qui termine de tresser les fils dorés.

Éléonore se retourne doucement pour faire face à sa mère et cette dernière l’observe un instant. Elle s’éloigne et va chercher un collier dans sa boite de bijoux, l’un des rares objets personnels qu’elle a gardé après son départ de la maison. Elle revient avec le fils d’or et les passe autour du cou fin de sa fille. Une délicate émeraude vient se nicher entre ses clavicules.

‘’Parfait, maintenant nous sommes prêtes à partir. Quel est le règlement à suivre ?’’
‘’Je dois rester avec les enfants et me tenir loin des adultes et surtout ne rien accepté de leur part avant de t’en parler et si tu déclares que nous quittons, je dois écouter sans rouspéter.’’
‘’Seigneur… J’ai l’impression de te micro-manéger… Mais allons-y.’’

★ ★ ★

Il serait allé mentir de dire que le décor luxueux ne l’avait pas soufflée au premier coup d’œil. Cet étalage de décorations, riches en couleurs et en accessoires était même un mot faible. C’était littéralement se vautrer dans l’argent, faire vautrer les autres dans l’or et en plus le lancer par la fenêtre. Si elle avait voulu vivre ce genre d’expérience au moins une fois dans sa vie, et bien elle était venue au bon endroit. Ensuite, elle doit au moins passer une bonne petite heure en compagnie de sa mère, rencontrant ici et là des membres matures de l’auditoire, offrant le remerciement et cadeaux aux futurs.

Leur cadeau était une peinture du couple fait de la main d’un artiste hautement reconnu, un assemblage que sa mère avait su mettre en œuvre grâce à des photos des deux jeunes gens individuellement. Le jeune duo, se tenait doucement par la main, élégamment habillée sur un fond de manoir et de verdure coloré et riche en fleurs. Elle avait demandé à récupérer des éléments favoris des deux gens pour créer quelque chose d’unique qui ressortirait du lot, autant plus que le tableau avait été signer par l’artiste en question. Elle avait dû faire jouer de ses connexions et faire payer une belle somme d’argent, mais bon.

Ensuite, sa mère l’avait guidé vers le coin des enfants pour retourner dans la mer de requin qui ne les avait pas quittés des yeux. Tournant son attention vers les différentes, elle se mets à lentement zigzaguer, cherchant une table avec son nom. Elle finit par tomber sur celle-ci, une demoiselle déjà installée. Elle s’approche, attrape son carton avec son nom et sourit à l’autre gamine.

‘’Bonjour, je suis une cousine éloignée de la famille, Éléonore et toi ?’’
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D'un simple regard froid, Capulina ne prononce aucun mot au jeune Nelseen. Elle l’ignore, mais, le petit trouve bien rapidement l’ami qu’il est venu chercher. Cela l'agace. Devoir s'installer avec les gamins comme si elle n’était qu’une attardée, la jeune fille se pince les lèvres en toisant les passants avec un regard mauvais. Si c’est cela devenir adulte, elle deviendra autre chose de plus libérateur. Une inconnue vient la tirer hors de ses pensées rebelles pleines de ressentiment. Cette jeune semble avoir à peu près l'âge de sa sœur aînée. Son allure ne dénote pas du reste mais tout dans ces gestes et sa posture témoigne d’un manque flagrant de principes courtois. Capulina laisse quelques instants pour scruter cette étrangère de haut en bas.

Tiens donc. On ne vous l’a pas dit, chère cousine éloignée. Ici, c'est la table des bannis, rejetés ou rébus sociaux. Bref, ceux que l'on ne veut pas voir se ridiculiser en société. Bienvenue à vous. Vous avez surement été chassé pour votre… aversion pour tous ces codes ridicules. En rester poli. Hihi !

La présence de cette aînée soulage quelque peu la honte qu’elle ressent à côté de tous les petits. Quitte à être ici, autant en apprendre un peu plus sur cette Eléonore. Cela lui fera peut-être oublier sa frustration.

Enchanté, Éléonore. Vous vous dites cousine éloigné. Mais éloigner par quel bout et dans quelle mesure? Je peux aussi dire que je suis la sœur éloignée de ce rejeton en train de chahuter avec son ami. Vous n'en serez pas plus avancé.

Capulina sent soudainement un regard sur elle. Un regard aussi froid que le gèle, en sa direction. Ce n’est autre que sa mère qui entre, deux discussions mondaines, témoigne brièvement de tout son mépris envers cette fille intenable. La petite blonde connaît bien ces yeux, lui serrant le cœur à chaque fois. C’est le signe d’une nouvelle déception à son égard, doublé d’un avertissement. Serrant les mains, les sourcils froncés, la colère est devenu son mécanisme de défense. Elle en a marre d’être constamment vu comme une moins que rien. A-t-elle quelque chose à perdre maintenant qu'elle n'a fait qu'échoué ? Retenant ses émotions, un sourire triste lui tire le visage. Accompagné de pensées peu morales, sa voix plonge dans les aiguës, comme le crissement d’une craie sur un tableau.

En parlant, de cela, même à la table des parias, les adultes attendent des choses de nous, comme veiller sur les pleurnichards et les morveux. Oui, petit Alexandre. C'est toi que je parle. Viens donc voir ta grande sœur, petit chou à la crème. On va jouer à des jeux de mains. Hihi !

Elle tend les bras pour l’appeler, ce qu’elle n’a jamais fait auparavant. Capulina imite sa mère, tout en exagérant le trait.
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Éléonore observe Capulina avec curiosité, dans les paroles de la petite, elle dénote facilement un mélange de sarcasme et de désillusion. Elle comprend rapidement que cette jeune fille est plus mature que son apparence lui montre, mais aussi qu’elle a également ses propres frustrations et peines, malgré son attitude quelque peu acerbe. Cependant, elle ne peut s'empêcher de ressentir une pointe de sympathie envers elle. Il est clair qu’elle n’est pas contente de sa position.

"Capulina, c'est ça ?" Demande-t-elle avec un léger sourire. "Je comprends ce que tu veux dire. Les étiquettes de noblesse peuvent parfois être bien compliquées à démêler. Mais tu sais, je suis plutôt contente de me trouver à cette table, je suis sûre que j’aurais bien plus de plaisir et peut-être que cela pourrait être un peu plus amusant que d'endurer les adultes ennuyeux là-bas." Réplique la blonde avec un sourire taquin. ‘’Je suis la fille de ta tante Magdaleine. La sœur de ton père, si je ne dis pas de bêtise.’’ Précise-t-elle.

Elle lui adresse un clin d'œil complice, tentant d'apporter un peu de légèreté à la situation. Puis, voyant Capulina agir comme une mère pour Alexandre, Éléonore ne peut s'empêcher de sourire, même si c'est un sourire teinté de tristesse pour cette jeune fille qui semble si lasse de devoir jouer un rôle qui ne lui convient pas. Est-ce vraiment le sentiment qu’elle ressentait envers sa propre famille ? Est-ce que c’était vraiment ce qu’était la noblesse ? Plusieurs questions tournent dans son esprit face à l’écart de monde qui se trouve entre elle-même et ces gens.

"Alors, petit Alexandre, tu vas rejoindre ta grande sœur ?" Lance-t-elle avec un sourire malicieux, jouant le jeu avec elle. "Peut-être que nous pourrions trouver quelque chose à faire ensemble, quelque chose qui ne nécessite pas trop de surveillance adulte, ce serait bien, n'est-ce pas ?" Offre-t-elle au duo de gamins qui les observent.

Les yeux sur le blondinet qui s’était figé un instant, observant celle qui avait essayé de prendre le rôle de mère. Finalement, la surprise passée, il lui tire la langue, accompagner par l’autre gamin avant qu’ils ne prennent leurs jambes à leur coup en riant à gorge déployée, reprenant leur activité avec le nouveau jouet de Laurie. Éléonore pouffe un peu de rire devant la scène avant de ramener ses pupilles clairs sur Capulina.

‘’Il semblerait que nous aillions perdues face à un jouet. Je semble remarquer qu’il n’y a pas beaucoup d’enfants ici, c’est normal ? Il reste encore de la famille à arriver ?’’ Demande-t-elle ses yeux curieux scrutant la foule pendant qu’elle prend place à la table.

Elle en avait bien compté une petite dizaine, mais ceci lui semblait si peu face à toute les personnes présentes en cette journée spéciale.


Dernière édition par Éléonore Grey le Ven 22 Mar 2024 - 14:41, édité 1 fois
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Les adultes ennuyeux. En voilà des mots qui résonnent de la bonne manière dans l’esprit de la jeune adolescente. Eléonore tente même de construire une complicité en jouant le jeu. Heureusement que le jeune cadet des Dubal n’est pas tombé dans le panneau. La blonde avait bel et bien de sombres intentions. Cependant, cette nouvelle personnalité pique son intérêt. Il s’avère que cette aînée est se dit être sa cousine germaine. Il y a clairement erreur sur la personne. Capulina pouffe de rire en cessant son petit jeu. Elle se lève pour s'asseoir sur le coin de la table à proximité de la fille de Carola. Du bout de son index, elle lui tapote le nez.

Vous venez de dire une bêtise. Hihi ! Mon père n’a pas de soeur.

Après cette petite taquinerie, elle prend appui sur ses bras. Balançant ses jambes l’une après l’autre, son regard se porte sur la foule patientant tranquillement le temps de la cérémonie. Tant de personnalités, tant d’étiquettes et tant d'hypocrisie concentré dans une grande salle.

Il n’y a pas grand monde à cette table car la cérémonie n’a pas commencé. La haute bourgeoisie présente ses fils et ses filles à la basse noblesse. Enfin, Dorothéa, notre gouvernante m’en a prévenu. Peut-être que tout le monde me déteste, tout simplement. Hihi !

La petite fille rit jaune malgré qu’elle incline la tête d’un coté à l’autre en ricanant.

Je suis bel et bien Capulina Dubal. 8 ans et trois quarts ! C’est important car tout le monde dit que je fais plus grande. Hihi !

La fillette aime se dire plus âgée qu’elle ne l’est. On a remarqué très tôt sa précocité et, jusqu’à ce moment, elle était le prodige au centre de toutes les attentions. Cependant, à l’aube de sa huitième année, son comportement et son absence de retenue attirent bien plus de mépris et de déception dans son entourage. Sa propre mère, son plus grand modèle, lui brise le cœur à chaque réprimande. Capulina les encaisse en silence, pour le moment, même si la tentation de la défiance grandit en elle.

Ma mère nous a forcé à étudier comme les nobles. En fait, elle a forcé ma sœur ainé, et je me suis ajouté à son plus grand déplaisir. Alice n’aime pas quand je lui montre que je suis meilleure qu’elle. Gnihihi !

La petite décide de donner un cours d’histoire familiale à la plus grande. Enfin, cela s’apparente parfois à du racolage, plus qu’à un récit.

Oriane Dubal, ma mère, celle que l’on voit la plus entourée. En même temps, personne ne lui tient tête, ce ne sont que des moucherons autour d’une intense lumière…

Son sourire s’affaisse un instant. Son regard est encore teinté d’une profonde admiration pour cette Dame, plus imposante qu’une Matriarche dynastique, plus digne que la noblesse qui l’entoure. Secouant la tête, elle reprend son discours.

Bref, Mère est l’héritière la plus rentables mine de pierres précieuses de Saint-Uréa. Sa famille tenait cette exploitation mais Grand-père n’a eu que des filles pour la reprendre. Toutes médiocres, notre mère a repris pleinement le flambeau. Ces tantes, on les voit jamais.

Elle hausse les épaules pour appuyer son indifférence devant cet état de fait. De toute évidence, Oriane cherche à tout prix à s’entourer avec la haute. Ses sœurs ayant eu des mariages moins intéressants, elle les invite rarement et ne mélange pas ses enfants à ses cousins de basse extraction. Ce que ne sait pas la petite blonde est que sa mère n’a jamais été en bon terme avec ses sœurs, et beaucoup de mystère entourent le passé de sa mère.

Père est celui qui discute dans un coin avec d’autres monsieurs. Son nom est Pierre-Emmanuelle Dubal. Il tient la plus grande bijouterie de Saint-Uréa. Il a bien un frère. C’est l’oncle Alfred, il est drôle, mais tout le monde a peur de lui. Sauf moi, il me dit toujours que je suis sa préférée. Hihi ! Il ne vient pas souvent. De ce qu’on m’a dit, il fait du mal aux gens. C’est pour cela qu’il a été déshérité et que mon père possède la totalité du patrimoine Dubal.

Son ton fière montre à quel point elle s'enorgueillit de transcrire aussi bien les informations qu’elle a pu apprendre de sa mère et de sa gouvernante.

A côté, le père d’Amandine, c’est l’Oncle Gauvin. L’avocat qui a tout le temps l’air grognon comme le dit souvent Père. Il travaille pour devenir Juge du Gouvernement mondial à Saint-Uréa, mais cela fait plusieurs décennies qu’il n’arrive même pas à devenir Procureur. Mère nous dit qu’après cet événement, il sera moins bougon.

Elle pointe ensuite du doigt sans gêne, toujours assise sur la table.

Il discute avec Philippe Nelseen, officier sans prétention de la Marine de Saint-Uréa, mais surtout le premier fils de la famille de basse noblesse. Il était vu comme un espoir pour que élève sa famille dans la haute grâce à un haut grade. Malheureusement, après le départ de sa sœur cadette dans une colonie, ses ambitions se sont totalement affaissées. Mère nous dit que la dispute entre la cadette et l'aîné Nelseen a été un drame pour la fratrie. Plus personne ne coopère.

Capulina se fait ensuite plus discrète, en s’inclinant vers Eléonore.

Enfin, c’est sans compter sa femme, Dominique Nelseen. Celle qui tient le bras de Mère. Elles sont très amies. Alexandre est en train de jouer avec le fils Nelseen, d’ailleurs. Père m’a dit que c’est elle qui a réussi à réunir les Nelseen pour la première fois depuis longtemps.

Ses connaissances sur les Nelseens reflètent l'intérêt que porte sa mère autour de cette famille. Oriane y voit un formidable outil pour s’élever dans la société. Se parant de toutes les noblesses, sa stratégie est de tellement se confondre dans celles-ci, que l’on en oublie qu’elle n’est qu’une grande bourgeoise.

Là-bas, vous pouvez apercevoir le père du fiancé. Le patriarche des Nelseens, Baron Guillaume, quatrième du nom. Je me demande où peut bien être sa sœur cadette. J’ai oublié son prénom… hum, on ne me l’a pas dit, plutôt. Mais, une bonne dispute ferait une formidable animation. Hihi !


Dernière édition par Agent Tarentule le Mar 9 Avr 2024 - 0:43, édité 1 fois
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Éléonore écoute précieusement les paroles de Capulina, observant chaque détail de la scène avec un mélange d'amusement et d'intérêt. Les mots de la jeune fille blonde résonnaient dans l'esprit de l'adolescente, qui voyait là une occasion de nouer une complicité avec cette nouvelle connaissance. Elle joue le jeu avec enthousiasme, se laissant emporter par le récit de Capulina sur les intrigues familiales qui animaient la haute bourgeoisie de Saint-Uréa. Lorsque Capulina affirme être sa cousine germaine, Éléonore ne put retenir un léger sourire amusé. Elle se rend compte qu’elle avait visiblement commis une erreur sur la personne. Cependant, lorsqu'elle entendit Capulina rectifier ses dires en taquinant son nez, Éléonore ne put s'empêcher de rire doucement. Elle appréciait l'espièglerie de la jeune fille, se sentant un peu plus à l'aise en sa compagnie.

Elle écoute avec curiosité les explications de Capulina sur la famille Dubal et Nelseen, hochant parfois la tête pour montrer qu'elle suit le récit. L'adolescente se laisse emporter par les descriptions colorées et les anecdotes piquantes, appréciant la franchise et l'humour de sa nouvelle amie. Lorsque Capulina évoque sa propre famille, Éléonore est touchée par la manière dont elle partageait ses souvenirs et ses impressions, lui offrant ainsi un peu de ses souvenirs. Elle sent une certaine admiration pour la façon dont la jeune fille décrivait sa mère, même si elle perçoit également une pointe de tristesse dans ses mots. C’est un sentiment étrange, surtout venant de la relation mère-fille. En même temps, la blonde avait compris que ce n’était pas tout le monde qui avait le même genre de relation qu’elle avait elle-même avec sa maternelle.

Elle continue d’écouter attentivement les détails sur la famille Dubal, trouvant fascinante la complexité des relations familiales et des ambitions qui les animaient. Elle note mentalement les informations fournies par Capulina, se promettant de s'y intéresser davantage à l'avenir. Lorsqu’elle mentionne la famille Nelseen, Éléonore se sent immédiatement intriguée par les révélations sur les tensions au sein de cette famille qui est la sienne et les ambitions déçues de certains de ses membres. Elle se demanda ce qui avait pu causer ces conflits et comment ils influenceraient le déroulement de la cérémonie. Sa mère lui avait bien expliquer qu’elle avait quitter la maison familiale à la suite d’un conflit interne, mais elle n’était jamais rentrée dans les détails de celui-ci. Enfin, lorsque Capulina évoque le patriarche des Nelseen, Éléonore se tourne vers lui avec un regard intéressé, se demandant quelle serait sa réaction face aux événements qui allaient bientôt se dérouler. Après les commentaire de sa compagnie, elle se sent plus éveillée à l'atmosphère électrique qui régnait dans la salle, comme une boule d’émotion prête à exploser. Elle se permets donc d’observer un peu plus son environnement.

‘’Marcellia, une écrivaine de renom… L’une des rares qui a continué de soutenir ma mère dans son entreprise. Elle vient parfois nous rendre visite sur la colonie. Elle est avec ma mère. Je suppose qu’elles discutent ensembles loin des regards curieux…’’

La salle est imprégnée d'une atmosphère électrique, chargée de tension nerveuse, mais aussi d'anticipation pour le mariage. Les invités, vêtus de leurs plus beaux atours, se tenaient debout ou assis, discutant à voix basse entre eux dans un bourdonnement constant. Les regards sont vifs, scrutant les moindres mouvements et échanges, tandis que des sourires polis masquent parfois des sentiments plus sombres. Les couleurs chatoyantes des robes et des costumes contrastaient avec les murs de pierre sombre de la salle, créant un tableau visuel saisissant. Des guirlandes de fleurs et de rubans étaient suspendues au plafond, ajoutant une touche de couleur et de festivité à l'ensemble. Des servants s'affairaient silencieusement, apportant des plateaux de rafraîchissements et veillant à ce que chaque détail soit parfaitement orchestré. Le cliquetis des couverts et des verres se mêlait au murmure des conversations, créant une ambiance animée mais feutrée.

À certains endroits de la salle, des groupes d'invités semblaient se regrouper, échangeant des regards complices ou chuchotant des ragots à voix basse. Des alliances se formaient, des paris sont pris dans l'instant, tandis que des sourires forcés dissimulaient des rivalités ancestrales. Malgré l'apparence de calme et de dignité qui règne en surface, elle peut maintenant mieux sentir les sous-jacente une tension palpable, prête à exploser à tout moment. Chacun est conscient de l'importance de cet événement et des enjeux qui y étaient liés, et cette conscience se reflétait dans chaque geste et chaque regard échangé.

‘’Hmm, maintenant que tu le dis, c’est vrai que l’atmosphère est lourde… Mais c’est plutôt impressionnant que tu connaisses autant ! Dis-moi tu n’aurais pas d’autre détails croustillant ? Je suis bien curieuse de découvrir encore plus de cette famille qui mets si étrangère.’’

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Pensive, elle réfléchit à ce qu’il serait le plus adéquat de révéler à cette fausse cousine. Des informations, elle en a, mais sa mère lui a toujours dit de rester discrète. Capulina n’a pas complètement perdu son obéissance. Se balançant légèrement de droite à gauche, elle décide de ne rien révéler en ce qui concerne les histoires d’adulte, comme le dit si bien son père.

J’ai bien des ragots, mais cela m’étonnerait qu’il t'intéresse plus que cela.

Cependant, en ce qui concerne les enfants, la petite chipie n’a aucune bride. Surtout ses aînés qu’elle a toujours trouvé méprisant. Voyant passé son grand frère Bastien d’une démarche maladroite, un sourire moqueur apparaît sur le visage de l’enfant.

Mon idiot de grand frère fricote avec l’une des filles du tisserand en cachette. Je l’ai vu lui faire des bisous derrière la boutique. Il a toujours été nul à cache-cache. Hihi ! Je me demande comment mère le découvrira.

Elle se tourne vers Eléonore, l’index collé à sa bouche.

Cela reste entre nous, sinon je pourrais plus le forcer à faire ce que je veux.

Un escarghaut-parleur surplombe subitement le brouhaha ambiant. Sur une estrade, Oriane Dubal prend les devants aux côtés de Dominique Nelseen. Une scène des plus équivoques sur la relation des deux familles.

Nobles gens, gentils hommes et leurs demoiselles, nous sommes ravis de vous voir aussi nombreux pour ce jour de bonheur et d’allégresse. En ce jour béni de lumière et de Miséricorde, nous assistons au mariage d’Amandine, ma nièce brillante comme l’a encouragé la formidable éducation de mon beau-frère Gauvin, ici présent, et du jeune Antoine, fougueux jeune homme, tel le fier fils de son père.

Des rires pudibonds des nobliaux se font entendre. Même le principal intéressé, le père d’Antoine s’en amuse. Sa réputation de coureur de jupons dans sa jeunesse n’est plus à faire. Encore aujourd’hui, son caractère peut paraître déplacé, mais, au sein de la haute société, cela reste des non-dits.

Allons, allons, excusez mon trait d’humour. Ce merveilleux jour me rend d’humeur joviale. Cette alliance offrira assurément prospérité et abondance aux deux parties. Il n’y a qu’à contempler l’harmonie régnant dans ce grand hall de réception pour en repérer les signes. Cette union sera louée pour sa parfaite compatibilité. Là où l’or et l’ivoire font les plus grandes merveilles chryséléphantines, l’héritage ancien et les richesses nouvelles sublimeront ce qu’il y a de plus nobles dans notre belle Cité. Je vous souhaite à tous d’en être témoin, aujourd'hui. Je vous enjoint, d'ores et déjà, à rejoindre la salle de cérémonie. Les préparatifs viennent d’être finalisés.

A ces mots, la foule s'agglutine vers une autre pièce guidée par du personnel domestique. Capulina saute de la table, l’air désabusé.

Le moment le plus barbant de la journée arrive enfin.
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Éléonore écoute attentivement les révélations de Capulina, hochant la tête de temps en temps pour montrer qu'elle suit le récit. Elle ne peut s'empêcher de sourire en entendant les petits secrets de famille que la jeune fille partage avec elle. Malgré leur différence d'âge et de statut, Éléonore sent chez Capulina une maturité présente, comme si elle avait évolué plus rapidement qu’elle n’aurait dû. Elle-même née dans une position commune en marge de la haute société, elle ne comprenait pas l’étendue de la vie de noblesse. Est-ce que les enfants n’avaient pas le droit à la même possibilité d'enfance juvénile que la normale ? Elle promet mentalement de garder le secret sur les aventures de Bastien, trouvant cela à la fois amusant et touchant de voir la petite fille jouer les espionnes dans sa propre famille. Il était clair que la gamine avait une vision aiguisée et un attrait passionné pour les secrets, bons ou mauvais.

‘’Promis, de plus ça ne m’avantagerait à rien de rapporter ceci.’’

Lorsque la voix d'Oriane Dubal retentit dans la salle, Éléonore se tourne vers l'estrade pour écouter son discours. Elle ne peut s'empêcher de ressentir une pointe d'amertume en entendant les paroles de la femme, sachant que la relation entre certains membres était tout sauf harmonieuse.

‘’C’est coutumier de mentir de la sorte ?’’ Demande-t-elle faiblement à Capulina. ‘’Je veux dire, avec ce que tu m’as partagé et ce que j’ai déduit des informations de ma mère… La relation est tout sauf joyeuse.’’

L'annonce de la cérémonie imminente met fin à la conversation entre les deux filles, et Éléonore se lève de la table, prête à suivre le mouvement de la foule. Elle jette un dernier regard à Capulina, lui adressant un sourire en attendant que la gamine se joigne à elle. Elle n’avait pas particulièrement envie de bouger seule dans cette mer de requins.

"Barbant ou non, je suppose que nous devrions y aller. Peut-être que la cérémonie ne sera pas si ennuyeuse après tout. Qui sait ce qui peut arriver ?" lance-t-elle avec un clin d'œil, avant de se diriger vers la salle de cérémonie, suivant les autres invités d'un pas léger.


Elle se sent curieuse de découvrir ce qui se cache derrière les sourires de façade et les alliances politiques qui semblent régir la haute société de Saint-Uréa. Tous les codes de la noblesse lui étaient encore inconnus. La salle de cérémonie est vaste et majestueuse, à l'image de l'importance de l'événement qui s'y déroule. Des colonnes imposantes en marbre encadrent l'espace, soutenant un plafond voûté décoré de fresques représentant des scènes de la mythologie locale. Des lustres en cristal suspendus diffusent une lumière douce et chaleureuse dans la pièce, créant une atmosphère à la fois élégante et intime. Au centre de la salle, un autel richement décoré est dressé, surmonté d'un dais brodé de motifs dorés. Des fleurs fraîches et des guirlandes de feuillage ornent chaque coin de l'autel, embaumant l'air d'un parfum délicat et enivrant. Des bancs en bois sombre sont disposés en rangées ordonnées de chaque côté de l'allée centrale, offrant des sièges confortables aux invités de la cérémonie. À l'avant de la salle, une estrade surélevée accueille les membres de la famille proche et les officiants de la cérémonie. Des tapis tissés à la main sont disposés sur le sol, ajoutant une touche de couleur et de texture à l'ensemble. Des bougies parfumées sont disposées le long des murs, diffusant une lueur vacillante qui crée une ambiance profonde et romantique. Des servants en livrée se tiennent aux portes de la salle et sur les côtés des allées, prêts à accueillir les invités et à les guider vers leurs places. Des musiciens sont installés dans un coin de la pièce, jouant doucement de la musique d'ambiance en attendant que tous soient installés.

‘’Je crois que c’est ici qu’on va être séparées, nos deux familles ne seront pas ensemble. Du moins si je me fie à la composition… On se retrouve après la cérémonie.’’ Annonce la petite blonde qui rejoint sa maternelle qui lui fait signe de venir prendre place près d’elle.
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Capulina hausse la tête en quittant cette adolescente. Son silence et son expression de marbre témoignent de l'appréhension que la petite surdouée ressent en rejoignant les rangs de sa famille. Circulant entre les divers amis et serviteurs, la jeune Dubal rejoint finalement sa place au premier rang. À gauche de l'allée jusqu'à pupitre, les places sont réservées à la famille de la marier, ainsi le père, la mère et les sœurs d'Amandine. Plus à droite, mais toujours une place de choix, l'entremetteuse et sa famille, ainsi Pierre-Emmanuel, patriarche des Dubal, Oriane, sa femme au regard perçant, Alice l'aînée modèle, Bastien, le fils héritier, Capulina, la petite peste, et enfin le cadet chouchou, Alexandre. Il ne manque plus que la dernière du nom de Diane, qui n'a que quelques mois, restée avec sa nourrice, pour que la famille soit au grand complet.

Sans aucun sourire, la petite blonde s'installe sans un mot entre Bastien et Alexandre. D'un regard en coin, sa mère semble s'assurer de la bonne tenue de sa fille. Elle ne trouve rien à redire et cela la soulage. L'attention d'Oriane se tourne cruellement vers les préparer du prêtre sur le pupitre. Confirmant toujours plus que vouloir faire les choses bien n'apporte qu'au mieux l'indifférence. Les éloges de ses plus jeunes années s'amenuisent. Serrant ses petits poings, la petite retient sa frustration. À voix basse, son frère Bastien vient en rajouter.

“Alors, Capulinaze a fait quoi comme bêtise encore?
-Bastien le mongolien n'a qu'à demander à Alice la génisse.
-C'est toi la mongolienne.
-Bastien, votre langage.
-Très chère sœur, elle vient de vous insulter de grosse vache.
-...
-Donc la politesse, on repassera.
-Mon très cher frère, si seulement vous arrêtiez de fréquenter les enfants des serviteurs, j'aurais moins l'impression de parler à un charpentier.
-Tu te crois drôle ?
-Si la réalité vous paraît amusante, certainement.
-Sale mégère.
-Bastien, restons en là. Ne la provoque pas.
-Tss.”


Capulina s'est pourtant retenu d'elle de renchérir toujours plus. Mais l'on retiendra que l'aînée a encore brillé par sa médiation. De fortes émotions négatives se répriment. Pour éviter l'esclandre et une nouvelle déception de sa mère, elle serre les dents en fixant devant elle, le regard vide.

Le jeune Antoine, impassible, s’approche du pupitre du prêtre. Un simple hochement de tête constitue leurs échanges. Quelques instants plus tard, des musiciens commencent à jouer.


Tout le monde se lève. La marche de la mariée va commencer sous une sonorité traditionnelle, mais un air assez innovant. Ce sont les goûts personnels d’Oriane Dubal, l'éminence grise de l'événement. Un sourire satisfait qui s’efface rapidement lorsque la mariée fait son entrée au bras de son père. Ce n’est pas la robe qu’elle avait choisie et sa fille ne l’a même pas prévenu. Des yeux sévères balayent ses deux filles, l’une après l’autre. Alice baisse les yeux tandis que Capulina fait mine d’être absorbé par la marche de sa cousine. La mère Dubal soupire pour remettre cette affaire à plus tard. La petite peste n’en a pas conscience mais, c’est la première fois que sa grande sœur garde une information pour la protéger.
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Éléonore avance doucement vers la salle de cérémonie, observant les invités qui prennent place. La grandeur de la salle et l'opulence de la décoration ne parviennent pas à dissiper la tension qu'elle ressent en rejoignant le côté de sa petite famille. Elle cherche des visages familiers parmi la foule, le premier est celui du jeune marié Antoine, fils d’Edmond et son petit cousin, ensuite elle glisse ses billes sur la première ligne, observant le profil de certain ou leur dos. Au centre de cette première rangée se trouve Guillaume, le patriarche de la famille Nelseen, son grand-père, dont la posture digne et l’expression sévère imposent le respect. À ses côtés, Phillippe IV, l'oncle d'Éléonore, affiche une mine neutre, alors que sa femme Dominique, toujours impeccable et élégante, regarde autour d’elle avec des yeux brillants d’excitation devant l’opulence. Marcellia, la tante d’Éléonore, discute doucement avec Edmond, l’oncle cadet, père d’Antoine et principal intéressé par la cérémonie.

Éléonore se dirige vers la deuxième rangée, suivant sa mère Magdeleine et son père Orson. Magdeleine, ayant choisi de renoncer à son titre et de s’éloigner de la famille Nelseen, refuse de prendre place en première ligne. Elle se tient fièrement aux côtés d’Orson, exprimant à la fois un mélange de nostalgie et de détermination dans ses yeux. Elle ressent aussi un certain malaise, amplifié par les regards perçants que Dominique lui adresse de temps à autre, renforçant son sentiment d’être indésirable parmi la famille proche des Nelseen. Éléonore s’installe à côté de ses parents, sentant le poids des dynamiques familiales complexes et des attentes non dites peser sur ses épaules. Elle observe discrètement les échanges de regards et les murmures entre les membres de la famille, tentant de décrypter les sentiments et les alliances invisibles qui les relient. Elle remarque aussi la distance palpable entre sa mère et Dominique, un fossé creusé par des années de ressentiment et de non-dits.

Malgré l’ambiance tendue, Éléonore ne peut s’empêcher de ressentir une certaine curiosité et une pointe d’excitation. La cérémonie, bien que formelle et chargée de protocoles, promet d'être un moment révélateur des véritables relations et ambitions de chacun. Tandis que les invités continuent d'affluer et que les musiciens jouent doucement en arrière-plan, elle se prépare à observer attentivement chaque détail et chaque interaction, consciente que chaque geste et chaque mot ont une signification particulière dans cette réunion de la haute société. Tout ceci, elle le devait grâce à la petite blondinette qui lui avait tenue compagnie plutôt, l’éclairant sur les certains rouages de la noblesse. Même si elle n’était pas aveugle, elle n’avait pas réalisé la différence lors de son arriver. Éléonore se promet de retrouver la petite fille après la cérémonie pour continuer leur conversation et peut-être en apprendre davantage sur les secrets et les intrigues de la famille Dubal et de la haute société de Saint-Uréa.

Alors que tous les invités prennent place, une originalité musicale s'élève, signalant le début de la cérémonie. Les conversations s'estompent progressivement, laissant place à un silence respectueux. Les yeux de tous se tournent vers l'entrée de la salle, où des fillettes à fleurs font leur apparition. Vêtues de robes délicates et ornées de couronnes de fleurs, elles avancent en rangées, dispersant des pétales colorés sur l'allée centrale. Les fleurs ajoutent une touche de gaieté et de beauté à l'atmosphère solennelle de la salle, contrastant avec la tension palpable parmi les invités. La musique change soudainement, devenant plus rythmé. Les fillettes à fleurs terminent leur cheminement, laissant derrière elles un tapis de pétales multicolores. Enfin, Amandine apparaît. Elle avance lentement, son visage partiellement voilé, révélant des yeux brillants d'émotion. Sa robe blanche, finement brodée de motifs floraux, semble scintiller sous la lumière tamisée des lustres. Chaque pas est mesuré, empreint de grâce et de nervosité. Son regard se porte sur Antoine, qui se tient près du prêtre, l'attendant avec une impatience visible.

Antoine, vêtu de son costume noir impeccable, ne peut s'empêcher de sourire en voyant sa future épouse approcher. Son regard est doux, plein de tendresse et d’impatience. Une impatience qui n’avait fait que de grandir devant l’annonce de son mariage, une impatience qui était devenu une obsession à posséder celle qui lui était dédier. Lorsque leurs yeux se rencontrent, un échange silencieux mais chargé de signification a lieu entre eux. Les regards timides et les sourires hésitants témoignent de leur nervosité. Amandine arrive enfin à la hauteur d'Antoine. Elle lui adresse un sourire timide, ses joues légèrement rosies par l'émotion. Antoine, essayant de cacher sa propre nervosité, lui prend doucement la main, cherchant à lui offrir un réconfort silencieux. Le prêtre, debout devant eux, commence la cérémonie avec une voix posée et solennelle, invitant les invités à se recueillir et à participer à ce moment sacré.
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Nous pouvons commencer. L’assemblée peut s'asseoir désormais.

Le prêtre commence ainsi cette grande cérémonie sous l’aude de la Miséricorde. L’église la plus puissante de Sainte-Uréa ayant pour principe le pardon et le don de soi. Encourageant la générosité, cela peut représenter un comble pour une famille propulsée au sommet par l’argent. Néanmoins, l'aumône reste une pratique au coeur de la société uréanne.

Amandine Dubal et Antoine Nelseen, êtes-vous venus ici librement et sans réserve pour vous donner l’un à l’autre dans le mariage?
-Oui.
- Vous honorerez-vous l’un l’autre comme mari et femme pour le reste de votre vie ?
-Oui.
- Acceptez-vous avec amour les enfants de la Miséricorde, et les relèverez-vous selon la loi de notre nation et de son Église ?
-Oui.


Bastien semble tiquer sur cette introduction ennuyeuse. Il chuchote à sa grande sœur ses questions, comme il a l’habitude de la faire à chaque fois qu'il a du mal à saisir un truc.

“C’est idiot, ils ne diront jamais non avec tout ça.
-Ce sont les déclarations d’intention. Elles sont obligatoires. Ce n’est pas parce que vous demandez comment les choses vont à vos clients réguliers, que vous avez vraiment envie de le savoir. Mais vous le dîtes quand même par convention. C’est exactement la même chose.
-Arrête de la ramener, Capulinaze, je demandais à Alice.
-Restez silencieux. Ce n’est pas un moment pour discuter.


La petite peste lui tire la langue en guise de réponse silencieuse. Bastien soupire de dépit, les bras croisés.

Puisqu’il s’agit de votre intention de contracter mariage, joignez vos mains droites et déclarez votre consentement devant le Miséricorde et son église.

Le couple qui mobilise toutes les attentions agit selon les indications du prêtre. Connaissant chacun leur partition, ils prononcent leur promesse avec une monotonie affligeante.

Amandine, voulez-vous être ma femme ?
- Oui, je veux être votre épouse. Et vous, Antoine, voulez-vous être mon mari ?
- Oui. Amandine, je vous reçois comme épouse et je me donne à vous pour vous aimer fidèlement tout au long de notre vie.
- Antoine, je vous reçois comme époux et je me donne à vous pour vous aimer fidèlement tout au long de notre vie.


Capulina laisse échapper des marmonnements devant cette scène barbante.

Tellement pompeux.

Elle remarque ensuite que son plus jeune frère est resté en place avec une exemplarité presque effrayante pour un enfant de quatre ans, tandis que le plus grand frère pique déjà du nez. Le sourire à nouveau sur les levres, la petite blonde voit finalement un moyen de briser cette monotonie ambiante. Armé d’une épingle à nourrice sorti de sa poche, elle approche dangereusement l’épine d’un côté de la fesse de Bastien, avachi. Capulina sait attendre le bon moment pour frapper.

Ainsi, si qui que ce soit s’oppose à cette union, qu’il se prononce en cet instant ou se taise à jamais. Par les pou…
-Aïe ! Petite pesteuuuh.”


Réveillé brusquement par la douleur, le fils ainé des Dubal se dresse comme un i en s’exclamant. Il comprend bien vite dans quelle situation désastreuse il vient de se mettre. Des gouttes de sueur froide lui parcourent le corps pendant que l’intensité du regard perçant de sa mère lui crève la poitrine.

Jeune homme?
-Je… je voulais dire que j’allais me taire à jamais… mes excuses…
-Une minute, cela signifie-t-il que vous vous opposez à cette union?
-Voyons, très cher prêtre. Vous voyez bien que ce n’est qu’un trait d’humour de mauvais goût d’un impertinent qui mériterait bien une bonne correction.
-Gloups.
-Gnihihihi.
-Ne nous laissons pas égarer par de l'esbrouffe enfantine. Reprenez donc la cérémonie.


Alors que la blonde s’efforce de retenir ses rires aux éclats en mettant la main devant sa bouche, le garçon se rassoit en observant le sol complètement blafard. Quand les yeux d’une mère aussi vicieuse vous méprisent, il faut avoir une sacrée force de caractère pour s’en remettre rapidement.
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Éléonore, assise à la deuxième rangée aux côtés de sa mère et de son père, observe la cérémonie avec une curiosité mêlée de surprise. Malgré sa jeunesse, elle est déjà consciente des différences qui séparent la société aisée, à laquelle appartiennent les Nelseen et les Dubal, de la société plus modeste à laquelle elle-même appartient. La magnificence de la cérémonie, avec ses ornements luxueux et son ambiance solennelle, contraste fortement avec les mariages plus simples et plus intimes qu'elle a pu observer dans son propre milieu.

Alors que le prêtre mène la cérémonie et récite les phrases clés, Éléonore se perd parfois dans ses propres réflexions. Elle observe les invités de la première rangée, reconnaissant certains visages familiers parmi eux. Son grand-père Guillaume, le patriarche de la famille, arbore une expression digne et fière, tandis que son oncle Philippe IV semble plus réservé, accompagné de sa femme Dominique. Elle remarque également la présence de sa tante Marcellia et de son oncle cadet Edmond. Ces membres de sa famille, bien qu'éloignés dans la hiérarchie sociale, restent pour elle des figures qui allaient devenir familières et peut-être rassurantes au milieu de cette nouvelle vie.

Pendant que le prêtre prononce les vœux et les bénédictions, Éléonore réfléchit au fossé qui sépare les deux mondes auxquels elle est confrontée. Elle se demande pourquoi les mariages de la haute société doivent être si ostentatoires, alors que dans sa propre communauté, l'importance est plutôt accordée à la simplicité et à l'authenticité. Elle se demande si ces différences reflètent des valeurs fondamentalement différentes, ou simplement des conventions sociales ancrées depuis des générations.

Malgré ses réflexions, Éléonore reste attentive à la cérémonie, respectant le caractère sacré de l'événement pour les personnes impliquées. Elle est touchée par la connexion évidente entre Amandine et Antoine, malgré les différences qui les entourent. Dans leurs regards timides et leurs gestes délicats, elle voit l'expression d'un amour fragile encore innocent. La salle de cérémonie, jusqu'alors imprégnée d'une ambiance solennelle et respectueuse, se fige soudain lorsqu'un des enfants, un jeune homme, se redresse brusquement de sa place. Le murmure doux et constant des invités s'interrompt, laissant place à un silence lourd de surprise et d'interrogation. Les regards se tournent tous vers l'enfant, marquant la rupture inattendue dans le déroulement de la cérémonie.

Des murmures commencent à se propager parmi les invités. Des expressions de surprise se transforment en murmures choqués et en indignations à peine contenues. Les regards échangés reflètent une gamme d'émotions, de la curiosité à l'incrédulité, en passant par la désapprobation. Certains invités, particulièrement les plus âgés, montrent leur mécontentement ouvertement, tandis que d'autres, plus jeunes, semblent amusés par cette interruption inattendue.

"Qu'est-ce qu'il fait?" chuchote une femme à son voisin, ses yeux écarquillés de surprise.
"C'est inacceptable!" murmure un homme en serrant les mâchoires, son visage rouge de colère.

Oriane Dubal, percevant rapidement le désarroi croissant dans la salle, se lève avec une autorité calme mais ferme. Elle s'avance légèrement, élevant la voix juste assez pour être entendue par-dessus les murmures. Son visage est impassible, mais ses yeux brillent d'une détermination froide.

"Mesdames et Messieurs, je vous prie de bien vouloir excuser cette interruption," annonce-t-elle, sa voix douce mais ferme coupant à travers le brouhaha. "Révérend, veuillez poursuivre la cérémonie, ce ne sont que des broutilles d’enfant."

Le prêtre, un instant déstabilisé par l'interruption, reprend rapidement son calme et son rôle. Il acquiesce respectueusement à Oriane, puis tourne de nouveau son attention vers les jeunes mariés, Amandine et Antoine, qui semblent quelque peu perturbés par l'incident mais se reprennent rapidement sous le regard encourageant du prêtre. La salle, sous la poigne de fer d'Oriane Dubal, retrouve lentement son calme. Les invités, bien que toujours intrigués et pour certains encore indigné, retournent à une attitude de respect et d'attention. Les murmures s'éteignent progressivement, et une fois de plus, le silence respectueux règne alors que le prêtre poursuit la cérémonie. Il invita les jeunes mariés à s'approcher de la table où reposent les documents officiels. Amandine, les mains légèrement tremblantes, prend la plume en premier. Elle échange un regard rapide mais plein de tendresse avec Antoine avant de signer son nom. Antoine, à son tour, saisit la plume et sans hésitation inscrit son nom à côté de celui d'Amandine. Ce geste scelle officiellement l'union et marque le début de l'alliance entre les familles Dubal et Nelseen.

Le prêtre prononce alors les mots sacrés qui officialisent leur mariage, et les deux jeunes mariés échangent un sourire radieux, remplis d'émotion. Le silence solennel de la cérémonie se transforme en une explosion de joie et d'applaudissements lorsque le prêtre annonce :

"Je vous déclare mari et femme."

Amandine et Antoine, main dans la main, commencent à remonter l'allée centrale. Les invités se lèvent, applaudissant avec enthousiasme. Des cris de joie s'élèvent, ponctués par des vivats et des encouragements. Des confettis multicolores sont lancés dans les airs, tourbillonnant et retombant en une pluie scintillante sur les jeunes mariés. Les visages des invités reflètent un mélange de bonheur et de soulagement. Les nobles de Saint-Uréa, avec leur dignité habituelle, permettent un instant de laisser transparaître une véritable joie, unissant leurs acclamations dans une symphonie de félicitations. Le couple avance lentement, savourant chaque instant, alors que des pétales de fleurs sont dispersés sur leur chemin par les jeunes filles qui avaient précédemment décoré l'allée. Alors que le couple atteint la sortie de la salle, certains invités désignés, principalement des membres de la famille proche et des amis intimes, se lèvent à leur tour. Ils suivent les mariés, formant une procession respectueuse et joyeuse. La famille d’Éléonore, parmi eux, ressent une excitation nouvelle en voyant cette tradition de noblesse se dérouler devant ses yeux. Il allait enfin pouvoir passer à la suite du programme.
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Chers invités, je vous prie de suivre nos serviteurs pour vous guider jusqu'à la grande salle de bal.

Alors que les serviteurs ouvrent une grande porte pour guider les familles, Oriane prend sa famille en aparté.

Alice. Je passe l'éponge sur cette robe. Profites de cet événement comme je te l'exige. Au banquet, tu dois briller. Si aucun ne parvient à évoquer ton nom… je ne préfère pas l'envisager. Ne me déçoit pas.

La sévérité de cette mère marque le visage accablé de sa fille. La pression sur ses épaules, échouer amènerait tout son monde s'écrouler. Alice pense ne pas pouvoir supporter de perdre la reconnaissance de sa mère. Ses mains serrent le tissus de sa robe d'appréhension. Oriane se tourne vers son mari avec un certain mépris dans la voix.

Oh, et Pierre-Emmanuel, ramenez votre fils dans ses appartements, il en a assez fait.
-Mais les petites pâtisseries vont être sollicitées, il y en aura plus pour m…


Son regard dure perce le patriarche Dubal. Celui-ci ne peut le soutenir et se couche comme à son habitude. Il n'apprécie pas le conflit.

Fils, allons-y.

Un mince sourire se dessine sur le visage de sa femme lorsque le bon mari est sur le départ. Oriane aura ainsi toute l'allégresse de rendre les regards enjôleurs des prétendants les plus intéressants de cette festivité. Mais, elle remarque sa plus jeune fille la fixer avec un regard interrogateur.

Capulina.
-Oui, mère.


Ses yeux se posent un instant sur Alice, avant de revenir sur cette prodige incontrôlable. Une idée machiavélique lui a traversé l'esprit. Quoi de mieux pour pousser à la performance de laisser une petite en quête désespéré d'attention concurrencer sa fille aîné devant réussir sa première entrée dans la mondanité. En effet, les bourgeois n'ont pas de bal de débutantes comme les nobles. Ce mariage est un moyen détourné en quelques sortes.

Je t'autorise à rester naturel.

Des mots surprenants pour une blonde toujours bridé depuis que ses excès dérangent. Comme une grande espérance, Capulina se dit, qu'enfin, elle n'est plus mise de côté. La petite folle a aussi le droit de suivre le modèle de sa mère. Toute joyeuse, l'enfant se met à trottiner vers le bal. Néanmoins, sa sœur aîné la rattrape en marche rapide.

Capulina, que faîtes-vous?
-N'avez-vous pas entendu Mère, très chère sœur ? Hihihi !
-Je vous en prie, n'en faites pas trop.
-De quoi avez-vous peur?


Le regard d'Alice n'a rien de bienveillant. Il est emprunt d'une peur. Cette peur constante que la spontanéité et le talent de Capulina surpasse ses efforts. Cette terreur d'être remplacée par l'enfant qui,  finalement, ressemble le plus à sa mère.

La foule se déverse dans la salle du banquet. Avec une légère excitation, les discussions vont de bon train. La noblesse et la haute-bourgeoisie se mélangent. Les premiers mets délicats réunissent des groupes. Les mariés, quant à eux, progressent jusqu'au trône surplombant la pièce gigantesque. Des rideaux et de riches décorations surplombent le lieu. Des lustres éclairent vivement ce gigantesque espace. Des longues tables exposent diverses encas et élaborations culinaires joliment présentées. Les frais de ce mariage dépassent bien plus le coût moyen et pourraient rivaliser avec la haute-noblesse. C'est le secret du génie d'Oriane. Montrer aux ce que la grande bourgeoisie peut leur faire toucher du doigt. Antoine et Amandine sont dressé devant l'assemblée déjà distraite. Comme le veut la tradition, ils ouvrent le bal d'initiation.

J'ouvre à l'assemblée le temps des festivités.
-Ripaillons en ce jour merveilleux.
-Et honorez cette union.


La première danse invite les jeunes hommes à inviter une partenaire pour une musique. Une coutume permettant de créer de nouveaux contacts. Une mariage en appelant un autre préservant l'entre-soi. Sauf qu'ici, il sert à reproduire ce lien spécial entre les nobles et les bourgeois proches des Dubals. D'un pas timide, l'un des jeunes nobles présents pose son dévolu sur la fille aînée de l'instigatrice de cette événement. Un choix sûrement motivé par un père qui réalise bien qui tire les ficelles, ici-bas. Malgré, il n'a pas l'air insensible au charme innocent de la jeune Alice.

Ma…mademoiselle. M'accorderez-vous cette danse?
-Bien entendu, j'en serai ravie.


Un regard s'échange entre les deux sœurs Dubal. Il semble qu'un défi vient de s'engager sans un mot. Capulina scrute les environs à la recherche d'un partenaire idéal. Pour être remarquable, elle ne peut se laisser inviter par des enfants de son âge. Il lui faut quelqu’un avec de très bons appuis. La petite chipie repère rapidement un adolescent en retrait se montrant même assez inaccessible. Pourtant, quelques jeunes dames le fixent en espérant qu'il daigne les choisir. Que nenni. Ce garçon est l'aîné des Nelseen, Lucas, et il n'éprouve aucun désir à participer à la première. Cependant, Capulina sait comment le faire plier.

Vous ! Allons danser !
-Dans vos rêves, jeune fille.
-Vous avez beau être mon aîné. On me dit toujours que je fais plus grande pour mon âge.
-Ce n'est en rien le problème. Je ne danse pas ce soir.
-Même pas pour faire plaisir à nos mères.


La seule femme qui remplie la vie de ce jeune homme a toujours sa propre mère. Il en est presque son obsession. Si bien que lorsqu'il croise le regard discret de celle-ci, Lucas comprend qu'accorder cette faveur à la fille d'Oriane lui ferait plaisir. Il abdique sur ce seul échange au plus grand bonheur de Capulina.

On dit que le ridicule ne tue pas.
-Hihihi !


La jeunesse rejoint ainsi la piste. Prenant le bras de son partenaire, la petite blonde le traîne au milieu de cet espace. Une position centrale est l'idéale pour se faire voir. Sa sœur aînée l'a aussi comprise. A son côté, elle lui rend un sourire narquois. Alice ne se laisse pas paraître d'émotion malgré sa déglutition. Capulina tire le veston de Lucas pour lui chuchoter à l'oreille.

Laissez-moi donner le rythme.

Alors que tous les couples saluent les mariés par des références simultanées, le groupe de musiciens commence à jouer ses partitions.


Avec énergie, les pas dansants s'engagent à l'unisson. Dans cette agitation en rythme, certains savent mieux accélérer le pas que d'autres. La petite blonde, jouant de ses claquettes à merveille, tournoie et valse sa robe avec la présence d'une pétale de fleurs flottant au vent. Le pauvre Lucas peine à suivre cette puce dansante malgré son âge, il essaie de la suivre dans une sorte de complicité rivale. Hors de question pour lui d'être celui qui se prend les pieds dans le tapis car une gamine de huit ans le martyrise. Sur un tour où le duo joint une main tout en s'accomplissant pour balance une jambe à l'autre, Capulina en est agréablement surprise.

Pour quelqu'un qui n'aime pas danser, vous tenez le rythme.
-Ne pas le montrer ostensiblement ne veut pas dire que je ne le pratique pas.
-Et bien, augmentons la cadence ! Hihi !

Des gestes plus ambitieux et des échanges plus impressionnants se déroulent entre les deux. Alice de son côté tente de ne pas se laisser effacer par les extravagances de sa sœur par la justesse de son pas. Elle en vient à elle-même imposer le rythme à son partenaire. La piste prend les allures d’une vraie bataille de danse à la joie de l'assemblée qui s'en divertit. Oriane esquisse un sourire en coin. Tout se déroule comme elle le prévoyait. Ses filles attirent toutes les attentions.
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Éléonore avance dans le grand hall, ses pas lents trahissant une certaine appréhension. À ses côtés, sa famille se tient proche, formant un noyau rassurant au milieu de l'agitation des invités qui se dirigent vers la grande salle de réception. La vaste pièce, magnifiquement décorée pour l'occasion, est illuminée par d'élégants lustres en cristal qui diffusent une lumière chaleureuse. Les invités sont invités à s'installer à leurs tables respectives, et Éléonore suit ses parents vers les tables des Nelseen. C'est une place d'honneur, réservée aux membres proches et chers de la famille, et elle sent une légère pression en sachant qu'elle fait désormais partie de ce cercle. Ils arrivent près de deux grandes tables. L'une est réservée aux adultes, ornée de nappes de soie et de bouquets de fleurs délicates, tandis que l'autre, plus petite, est destinée aux enfants. Éléonore, malgré son âge intermédiaire, est placée à la table des enfants. Elle s'installe aux côtés de Lucas qui doit être près de son âge et de Laurie, deux enfants de Philippe et Dominique qu'elle ne connaît que vaguement. Lucas, avec ses cheveux bruns en liché vers l’arrière et ses yeux pétillants de malice, semble curieux et prêt à faire sa connaissance. Laurie, plus réservée, observe Éléonore avec un mélange de timidité et de curiosité.

Bien que placée à la table des enfants, Éléonore est positionnée stratégiquement pour être proche de ses parents, Magdeleine et Orson, ainsi que de sa grande tante Marcellia. Marcellia, une femme d'une quarantaine d'années avec des yeux doux et rieurs, a été l'un des membres de la famille les plus accueillants envers Éléonore depuis leur première rencontre. Sa présence réconfortante aide Éléonore à se sentir plus à l'aise dans ce nouvel environnement. Les conversations autour d'elle sont un mélange de rires et de murmures excités, chaque enfant semblant impatient de participer à la fête. Éléonore observe ses parents installer à leur table, engageant des conversations polies avec la famille. Magdeleine, bien qu'ayant refusé la première ligne pour la cérémonie, semble maintenant plus détendue, parlant avec un sourire sincère à son frère Edmond et à Marcellia. Orson, son père, est également en pleine discussion avec Philippe IV, manifestant un intérêt réel pour les sujets abordés. Alors qu'elle s'installe, Marcellia se penche vers elle avec un sourire chaleureux.

"Éléonore, ma chère, j'espère que tu t'amuseras bien ce soir. N'hésite pas à venir me voir si tu as besoin de quoi que ce soit."
‘’Oh c’est très gentil ma tante. Je garde ceci en tête.’’
‘’Tu peux rester toi-même avec moi, je sais que les coutumes de la noblesse sont encore un peu difficiles.’’
‘’Je ferais au mieux.’’

Elles se séparent finalement, et la demoiselle ramène son attention sur Lucas et Laurie qui la dévisagea toujours. Elle laisse un sourire timide, incertaine de comment agir. Lucas, est le premier à briser la glace.

"Salut, Éléonore," dit-il avec un sourire franc. "Tu viens d'où ? On m'a dit que tu n'avais pas toujours vécu ici."
"Oui, c'est vrai. Je viens d'un petit village, un projet de colonisation de la marine. Mes parents ont décidé de revenir ici pour renouer avec la famille."
"Ça doit être différent, non ? La vie ici, je veux dire." Laurie, regarde timidement, mais l'envie de participer à la conversation semble le gagner.
"Oui, c'est très différent. Ici, tout est tellement plus grand et plus... formel. Je dois m'habituer à beaucoup de nouvelles choses." Dit Éléonore sourit, se souvenant des champs ouverts et des journées simples de son village natal.
"Je suppose que c'est normal. Mais tu verras, on s'habitue vite. Et puis, il y a toujours des choses amusantes à faire ici. Laurie et moi, on adore explorer les jardins du domaine. Tu devrais venir avec nous un jour."
"Oui, c'est vrai. Les jardins sont magnifiques, surtout au printemps. Et il y a un vieux saule où on aime se cacher." Annonce Laurie avec un faible sourire.
"Ça a l'air génial. J'aimerais beaucoup explorer avec vous. J'ai entendu dire qu'il y avait aussi une grande bibliothèque ici. Est-ce vrai ?" Demande Éléonore chaleureuse.
"Oui, elle est immense ! Pleine de vieux livres et de cartes. On pourrait te montrer ça aussi. On y passe parfois des heures à découvrir des histoires incroyables avec maman." Lucas s'éclaire d'un sourire.
"Et il y a aussi une pièce secrète, ou du moins c'est ce que disent les rumeurs. On n'a jamais réussi à la trouver, mais qui sait ? Peut-être qu'avec toi, on pourrait avoir de la chance." Dit Laurie en hochant la tête avec enthousiasme.

Éléonore n’eut pas le temps de répondre qu’ils annonçaient la première dance des marier. Plusieurs invité se levèrent, y compris Lucas qui s’excusa avant de fuir un peu plus loin. Laurie offrit une grimace de dégout avant de prendre la fuite d’escampette à son tour pour rejoindre son meilleur ami qui lui avait fait signe. La demoiselle en profite, se levant à son tour pour se reprocher du centre de la salle pour observer la nouvelle activité en cours. Une dance semblait être présenté, avec les mariés. On encourageait les invités à se joindre à ceux-ci. Magdeleine et Orson se joignirent à la danse, tout comme Philippe et sa femme. Tout en observant les gens former des couple, la jeune femme observe curieusement, jusqu’à se qu’une ombre se présente près d’elle. Éléonore lève les yeux, surprise mais ravie de voir son oncle.

"Bonjour, oncle Edmond."
"Éléonore, tu es radieuse ce soir. J'espère que tu passes un bon moment parmi nous."
"Oui, merci, mon oncle," répond Éléonore avec un sourire timide. "Lucas et Laurie m’ont offert une bonne discussion et avant la cérémonie c’était Capulina, la petite des Dubal."
"Ah, ces deux-là connaissent tous les secrets," dit Edmond en riant doucement. Puis, il tend une main élégante vers Éléonore. "Mais il y a une autre tradition à laquelle j'aimerais que tu participes. Nous allons bientôt commencer la danse, et il me ferait grand plaisir de t'avoir comme partenaire pour la première."

Éléonore sent ses joues rougir légèrement. La danse de la soirée est une tradition importante, marquant l'ouverture des festivités et symbolisant l'harmonie entre les familles. Acceptant avec grâce, elle place sa main dans celle de son oncle.

"Je serais honorée, Edmond," dit-elle.
"Ne t'inquiète pas, c'est une danse simple. L'important est de s'amuser." Répond Edmond en guidant Éléonore, lui offrant un sourire rassurant.

Alors qu'ils se dirigent vers la piste de danse, Éléonore jette un regard vers ses parents, qui l'encouragent avec des sourires calmes. La musique change, une mélodie douce et entraînante commence à résonner dans la grande salle. Les invités se tournent vers la piste, créant une atmosphère d'anticipation joyeuse.

"Prête ?" lui murmure-t-il, ses yeux calme.
"Oui," répond Éléonore, prenant une grande inspiration.

Ils commencent à danser, Éléonore suivant les mouvements fluides et assurés de son oncle. La musique enveloppe la salle, et elle se laisse emporter par le rythme, oubliant ses appréhensions. Autour d'eux, les regards admiratifs et les murmures approbateurs ajoutent à la magie du moment. Pour Éléonore, cette danse représente plus qu'un simple pas de valse; c'est un pont entre son passé simple et son présent plus complexe, un symbole d'acceptation dans cette nouvelle vie. Edmond, sentant la nervosité initiale de sa nièce se dissiper, lui sourit chaleureusement.

"Tu te débrouilles merveilleusement bien, Éléonore."
‘’J’ai un bon mentore.’’
‘’Je n’en doute pas, Magdeleine a toujours été la meilleure danseuse de la famille.’’

Éléonore répond par un sourire radieux, se sentant véritablement accueillie et valorisée. La danse se poursuit, marquant le début des festivités et, pour Éléonore, une nouvelle étape dans son intégration au sein de la famille et de cette société nouvelle pour elle.
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