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Tout sauf Marie-Joie !


- ♫ Lalala, lalala, lala ♪

Sur le pont du navire de la marine qui nous emmène vers un quartier général pour qu'on se fasse soit disant engager... Je profite de ce moment de répit pour donner de la voix et offrir une de mes chansons aux soldats rassemblés ici ! L'heure est à l'amusement, à la danse pour certains, bref tout le monde rigole et Ualraig s'est même trouvé des amis pour boire avec lui ! Franchement, si j'avais su que les marines étaient aussi sympa ça fait longtemps que j'aurai usé de ce stratagème pour trouver Toru et lui demander de me rendre mon apparence !

Bon, le seul bémol c'est que j'ai l'impression que tout le monde est sympa avec nous uniquement parce qu'ils nous considèrent déjà comme leur frères et sœurs d'armes, prêt à lutter contre la vermine que sont les révolutionnaires, les pirates, et tout autre criminel ! Et personnellement, ça m'embête un peu de leur mentir de la sorte... Mais j'ai encore plus peur qu'il me jette au milieu de la mer si jamais ils apprennent que j'ai menti...

Et puis bon, ça fait déjà quelques jours qu'on navigue, je suppose qu'on devrait plus être très loin du qg de West Blue ? D'ailleurs, j'aperçois déjà quelque chose ! Quelque chose de beaucoup trop gros pour être un qg...

- Tiens c'est marrant, vous avez mis le QG de West Blue près de Red Line ?
- Hein ? Non il est au centre, comme tous nos QG des Blues.
- Mais alors, pourquoi on voit Red Line devant nous ?
- C'est parce qu'on va au G-0 !
- ...
- A Marie-Joie...
- Marie-Joie ?
- Oui, Marie-Joie. Vous avez de la chance hein ? Pouvoir vous engager dans le centre administratif du gouvernement mondial !
- Marie-Joie...
- Oui, c'est ce que j'ai dit... Ça va ?
- Je... J'ai besoin de boire du lait.

Et sans plus attendre, je déguerpie de mon perchoir et zigzague au milieu des jambes des marins tout en cherchant Ualraig.

Marie-Joie. Je me souviens très bien de ce que mon agent disait sur cette ville : "Surtout, ne t'approche jamais de la capitale du monde Rori ! C'est trop dangereux pour toi ! Tu es une jeune et jolie fille, talentueuse, il n'y a aucun doute que tu taperas dans l'œil du premier Dragon Céleste que tu croiseras, et alors adieu la liberté ! Tu deviendras une esclave pour le restant de tes jours et personne ne pourras jamais te sauver ! Souviens t'en !"
Alors non ! Même si aujourd'hui je ne suis plus une jeune fille, je suis un chat qui parle, ça doit être encore plus exotique pour ces esclavagistes ! Il est hors de question que j'approche de cette ville ! Tant pis pour le plan pour retrouver Glutonny, On doit absolument fuir ce navire !

- UALRAIG ! UALRAIG FAUT QUE JE TE PARLE !

Mais alors que je lui saute dessus et plante mes griffes dans son bras pour me hisser sur son épaule, l'équipage s'agite soudainement alors que nous nous enfonçons sous le continent rouge...

- A tribord ! Il y a une barque !
- Une barque ? Y'a des gens dedans ?
- Surement, mais je ne vois qu'un yack et une espèce d'oiseau bizarre !
- On dirait une oie, non ?
- Ils ont l'air mal en point en tout cas, ils bougent à peine.
- Ça se mange la viande de yack ?
- Au pire la volaille c'est jamais mauvais.
- Ramenez les à bord, et demander au médecin de vérifié s'ils sont pas malade avant de les transformer en steak !
- Chef ! Oui Chef !

Et pendant que l'équipage de soldat s'attelle à la lourde, très lourde à cause du yack, tâche de remonter les bestioles et voir si quelqu'un est pas mort sous l'animal de plus d'une tonne, moi je me penche enfin sur l'oreille de mon cher protecteur en lui chuchotant :

- Ualraig ! Faut qu'on quitte ce navire ! Il nous emmène à Marie-Joie et là bas y'a les pires esclavagistes du monde ! Des gens dont on ne pourra pas se libérer ! On peut pas risquer qu'ils nous capturent ! Faut s'en aller !

Plus facile à dire qu'à faire maintenant que nous nous enfonçons dans les méandres du réseau marijoan...
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Allongé dans quelques centimètres d’eau, Beethoven se retrouvait à nouveau embarqué en mer, dans une petite barque, au côté de sa camarade d'infortune : Mozart, une oie rustre. Leur rencontre avec le corsaire Gluttony les avait conduit à s’éprendre d’une nouvelle apparence, sans qu’ils en aient vraiment choisi la forme. Beethoven qui avait l’habitude d’un corps fin et athlétique se retrouvait maintenant avec une toison épaisse et lourde sur le dos, ainsi qu’une agilité digne d’un pavé rigide. Il n’avait ni vêtement, ni arme, et avait perdu son maître, embarqué par un vil forban. Ces derniers jours avaient été plus qu'éprouvent pour son esprit fragilisé par la perte de Lulli. En ces instants de doute, il aurait tant aimé pouvoir le conseiller. Et heureusement pour lui, dans sa toison sale et pâteuse s’était pris un des livres de précepte de la petite loutre. Nombreux étaient les enseignements qu’il avait perdu, mais au moins, il lui restait à quoi se raccrocher.

Le regard vers l’océan, il se demandait encore comment ils en étaient arrivés là. Sautant de bateau en bateau, fuyant les marines, les pirates et les civils, tous intéressés par la chair ou le pelage du yack, ils avaient fini par se perdre sur une barque dans une eau inconnue. Presque un retour à leur point de départ, mais cette fois, espérant qu’aucun corsaire ne vienne à leur “rescousse”. Et aux yeux du bovidé, c’était des drapeaux teintés de bleu qui apparaissait à l’horizon.

- “Vois-tu la même chose que moi jeune oie ?” interrogea alors Beethoven à l’oie qui se tenait sur son dos.

De longs poils bleutés tombaient sur ses yeux et dans un vrombissement de naseau puissant, il essayait de de les faire repartir vers l’arrière. Sans succès. Décidément, sa condition n’était pas la plus enviable des deux. Et baissant la tête, il ne put s'empêcher de remarquer que ses poils traînaient déjà dans l’eau de mer.

- “Je crains que nous coulions, camarade.”

Le yack tourna alors la tête pour chercher dans les poils collants de sa toison le livre des préceptes de son maître. Et avant même qu’il ne l’attrape pour y chercher le comportement à suivre face à cette situation tristement répétitive et désespérée, les voix des marines s’élevaient. Le regard du bovin quitta donc son pelage pour se tourner vers ses hommes qui, à nouveau, le voyaient comme un morceau de viande vivante. Il n’avait que peu de force pour se battre, cette fuite l’ayant fatigué plus que de raison.

Remonté à bord et une fois sur ses pattes, Beethoven ne put s'empêcher de lutter contre ce destin qui lui était toujours imposé.

- “Ne voulez-vous pas consommer quelconques légumes et fruits à la place ? Je ne suis point comestible, vils rustres !”

Beethoven tirait alors avec force sur ses cornes jusqu'à ce que lâche la main des jeunes marines. Il était fatigué, il avait faim, dans son esprit voletait un beau ballot de foin. Cependant, il n’était pas prêt à se rendre maintenant. Abaissant la tête, il menaçait les marines de ses cornes pointues et frappaient du sabot.
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Tout sauf Marie-Joie ! Ual-EGe-HTk8-X0-Aca-H9

戦 士

∆ feat. le Gang ∆


Ualraig savait lire. Pas très bien, ni très vite, mais il savait lire. Mauvais orateur, piètre lecteur et idiot notoire, il n'avait cependant presque jamais ouvert une carte. Quelques fois, l'ancien du village où il avait grandi lui avait montré à quoi ressemblait Alba sur le papier. C'était grand, ça il s'en souvenait, mais pas beaucoup plus. Retenir tout un tas de noms, de monts, de cours d'eau, c'était bien trop compliqué pour lui. N'ayant pas la moindre idée d'où se trouvait son île sur les blues, il était impensable qu'il connaisse mieux la localisation de Marie-Joie. Le nom ne lui était pas inconnu, mais c'était à peu près tout. À vrai dire, il s'en moquait pas mal. Les marins étaient sympas, ils offraient même à manger et à boire. Du haut de ses deux mètres cinquante, le guerrier des clans était une recrue de choix pour les militaires, ce qui expliquait en partie leur gentillesse.


« Aie. »


Sans en dire plus, il baissa les yeux vers la petite chatte blanche qui venait de jouer les alpinistes sur son corps. Fronçant les sourcils, il serra les poings.


« Ah non ! Plein l'cul, j'veux plus être esclave ! F'chier à la fin. »


Laissant sa choppe de bière, le grand golgoth, qui ne sentait pas très bon après de longs jours en mer, se mit à regarder frénétiquement autour de lui. Comment trouver une issue à présent qu'ils étaient dans cette immense grotte étrange ?


« Y'a toujours l'canots d'sauvetage, mais ça m'gonfle d'ramer... »


Avant qu'il n'ait le temps de faire marcher pleinement son petit cerveaux aux capacités limités, le yack fut remonté sur le pont. L'Alban remarqua qu'il n'avait jamais vu un animal de ce genre avant. Chez lui, il y avait des vaches et des taureaux, mais ils étaient bien moins poilus, et puis ils n'étaient pas bleus non plus. C'était une drôle de couleur, mais il aimait bien cela. Quelle ne fut cependant pas son choc quand il entendit l'animal parler.


« Hein ? Mais... OH ! C'ton frère c'ça ? HAHAHA ! »


N'écoutant même la réponse à venir de la chatte désabusée par la stupidité de son garde du corps, Ualraig se rua vers le yack. Sur le chemin, il joua sans mal des coudes pour avancer. Avec un immense sourire à la fois bête et sincère, il s'approcha de l'animal qui cherchait à se défendre des marins.


« Regarde Rori, l'est comme toi ! »


Pour une personne normalement constituée, la première hypothèse aurait été de se dire que si le yack parlait, c'était certainement à cause de la même malédiction qui touchait Rori. Le grand corsaire Glutonny n'était certainement pas étranger à tout cela, c'était évident. Évident, oui, pour tout le monde certainement, mais pas pour Ualraig.



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Tout sauf Marie-Joie
Feat
Les Copains





Énervée... !

Comme toujours à vrai dire ! Mais cette fois-ci tu piétinais de manière farouche sur cette barque qui ne menait finalement pas à grand chose de connu. L'homme vache était bien gentil, mais son gros postérieur bovin prenait presque l’entièreté de la barque, et même toi, petite oie improvisée, avait à peine de quoi bouger avec lui ! Et l'odeur ! Tu étais une enfant sauvage qui avait grandit élevé par des primates certes... Mais même eux avaient au moins la décence de se laver... Au moins une fois par an...

Mais c'était pas là la chose qui te révulsait le plus. Non clairement pas. C'était le simple fait d'être bloqué dans la peau d'une foutue volaille ! Normalement tu bouffais la volaille, tu n'en étais pas une ! Ce n'était pas logique ! Et tu te foutais bien de la logique en temps normal !

C'était le monde qui était à l'envers ou toi qui était à l'envers ?!

- Voir quelque chose...? AAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.

Surprise, tu fixais le navire qui était apparu comme par magie devant vous ! Enfin pas vraiment, tu avais juste la capacité de concentration d'un enfant de cinq ans... Tu l'avais sans doute vu à l'avance mais tu l'avais oublié directement, ne pensant pas que c'était très intéressant vu ta situation actuelle. Quelle erreur ! Ton absence de bon sens allait te coûter une nouvelle emmerde et Monsieur vache n'avait pas attendu avant de se faire traîner dans les crocs du loup.

De toute façon vous n'aviez pas vraiment le choix, même tes petites pattes commençaient à goûter la présence de la mer salée alors que votre embarcation avait finalement décidé de céder.

- Me touchez pas ou je vous bute !

Tu étais une oie vénère. Comme toutes les oies finalement. Mais toi tu étais armée. Tu avais réussi à récupérer un couteau bien aiguisé pendant votre aventure désespéré et tu le tenais fermement dans ton bec, menaçant les marins à travers l'éclat de ta lame. D'ailleurs ce n'était sacrément pas simple de parler avec un couteau dans la bouche, alors ils avaient sans doute comprit qu'une bouillie de mot difforme et incompréhensible. Et ça c'était sans compter ton accent fort prononcé qu'aucune mer n'avait entendu avant ça.

- Il nous veut quoi le géant ! Je vais te trancher le gras moi !


Et du gras, il n'en avait pas beaucoup à première vue. Mais voilà, prise par surprise, on vint te saisir par l'arrière et t'arracher ton arme du bec. Ni une ni deux, tu venais à te retourner et venir mordre le nez du courageux marin qui hurlait désormais de douleur. Qu'importe à quel point on te tirait, tu ne lâchais pas ton emprise !

Tu étais une oie énervée !




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- COMMENT ÇA COMME MOI ?! Je suis pas une grosse vache bleu moi !

Non mais quelle insulte ! N'importe qui qui m'aurait traité de cette façon sur Wano se serait fait couper la tête par mes gardes pour une telle insolence ! Non mais vraiment, osé dire que ce gros machin poilu est mon frère ! Et puis quoi encore ?!

- Tiens mais,... Mais ils parlent ! Ualraig ! Ils sont comme moi ! Eux aussi on du croiser Toru !

Sautant immédiatement de l'épaule du géant, je me dirige alors vers le yak qui se fait immobiliser par la marine qui compte bien le servir en déjeuner ce midi. Tellement, qu'ils ignorent même la voix qui sort de cet animal, préférant croire à une hallucination collective. Comme si ça existait !

- Attendez ! Faut pas le manger ! C'est un être humain ! Comme moi !
- Mais non, Rori, ça c'est un yak. Et la viande de yak c'est délicieux, je t'assure.
- Mais non mais ! Il a été transformé !
- Et puis quoi encore ? Tu vas nous dire que l'oie c'est une jolie jeune fille ? Non clairement, ce n'est rien qu'une oie !
- Pour l'oie je ne sais pas, mais pour lui, lui il a parlé, j'en suis sûre ! Même Ualraig l'a entendu, hein Ualraig ?
- Si il parle vraiment ce yak, qu'est ce qu'il a a nous dire alors ?

Tous les regards se tournent alors vers la bête de somme tandis qu'un silence s'installe sur le pont du navire. Même la personne dont le nez est coincé dans le bec de l'oie a cessé de geindre quelques secondes pour entendre la mélodieuse voix du bovin.

- N'ai pas peur, moi aussi je suis une humaine qui a été changé en animal. Allez, dit quelque chose !
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- “Je n’ai pas peur, drôle de félin. Je souhaiterais seulement que tes chers camarades lâchent ma toison. Ils m’indisposent grandement.”

Et alors que le long silence était coupé par Beethoven, la majorité des marines relâchaient leur étreinte pour reculer d’un pas et adopter un visage autant surpris que choqué. Était-ce le temps des révélations ? Le yack tourna la tête pour remarquer que, dans l’état de choc, le jeune mousse ayant saisi l’oie avait également redressé les mains, laissant tomber le volatile qui tenait encore fermement accroché au nez du grimaçant marine. Même Mozart était libre après l’intervention du chat ? Cela devait donc être leur chef.

- “Je ne suis point un humain. Non pas que cette race me repousse, ayant été élevé par une noble dame, mais ma nature d’homme-poisson me tient suffisamment à cœur pour que je me vois obligé de vous reprendre sur ce point.”

Devant les déclarations du chat, Beethoven pouvait souffler un peu. De part le relâchement de sa toison qui le faisait tout de même suer à grosse goutte mais aussi car il venait de tomber sur une autre victime de la malédiction du corsaire et qui n’était pas l’oie rustre et virulente qui l’avait accompagné jusque là. Il avait fini par tourner son imposant corps vers le géant et le chat, oubliant presque la présence des marines autour de lui.

- “Je t’ai entendu prononcer Toru ? Serait-ce le nom du vil corsaire responsable de notre état ?”

Pour l'appeler par son nom, cela laissait planer le doute d'une proximité entre lui et le chat. Car peu se risquaient à appeler les corsaires autrement que par leur nom de rédemption.

- “Notre rencontre avec lui fut aussi vive que douloureuse. Ce sagouin souhaitait nous dévorer pour le dîner, tout comme tes hommes ici présent, chat.”

Car passer corsaire n’offrait pas le changement d’attitude que beaucoup pensaient. Un pirate restait un pirate, même du côté du gouvernement mondial.
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