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Sur les traces d'une Traitresse - Partie 3

T. Harpan a écrit:
"Sur les traces d’une traitresse – Partie 3"



Les choses s’étaient passées très vite, et je n’avais pas vraiment eu le temps de comprendre la nature de ma libération. La puissance de cette jeune fille aux cheveux rouges était telle qu’elle avait réglé les problématiques  du champs de bataille en quelques minutes, ne me laissant pas le temps de comprendre où je me situais dans cette histoire. Capturé par des marchands d’esclaves, puis sauvé in extremis par le hasard d’un geyser, fugitif depuis, abordant la forêt de cette île dont je ne connaissais pas, alors, le nom. J’avais trouvé à manger, au centre d’un village d’hommes en armures, alors qu’une bataille avait lieu. C’était à peu près tout ce que je savais des choses qui se tramaient.

J’avais ensuite suivi cette rousse pendant un temps, sentant bien que le vent pouvait tourner à n’importe quel moment, il fallait, pour ma survie et celle des autres, suivre le plus puissant, et, bien que ma conscience soit plus éveillée depuis que j’avais bu le contenu de ce chaudron, il restait encore beaucoup de points à éclaircir. J’avais à peine eu le temps de me sustenter que j’étais jeté dans la bataille au côté de celle qui portait le nom de Farore. Sous son commandement, les tristes rescapés réussirent à défaire les hommes de Minos et à s’emparer de la couronne à corne, objet de toutes les convoitises.

Delà, les négociations avec les animaux, une fois la couronne en notre possession, permirent à Farore d’établir une sorte d’alliance, après avoir vaincu leur roi. Je n’étais qu’ un point sur ce tableau étrange de collusion  d’influences. Il y a peu de choses dont je me souviennes réellement après cela, sur cette île maudite gouvernée par la seule violence de ses habitants. Peu de chose qui est de l’importance. Une fois les conflits résolus , l’assise de Farore sur l’île provoqua une sorte de paix, qui dura peu de temps. Les fugitifs qui avaient suivi la dame aux cheveux rouges décidèrent de rester sur l’île, leur ancienne vie d’esclave terminée, ils avaient l’espoir de vivre une vie plus paisible au service de ceux qui perdureraient au pouvoir. Mais c’était sans compter la violence des animaux que je sentais prêts à revenir à l’assaut à n’importe quel moment de faiblesse. Lorsque la dame aux cheveux rouge, Farore, décida de partir, je n’étais pas grand-chose dans tout ce fatras d’humains et d’animaux ennemis. Dès que j’en eus l’occasion, je pris le rapidement la tangente. Grâce aux humains qui vivaient sur l’île avant notre arrivée, j’appris que les geysers qui l’entouraient étaient certes aléatoires dans leur puissance et leur activité, mais qu’il y avait des périodes où nous pouvions traverser le récif de geyser naturel.

Je ne désirais absolument pas ma situation. Dans ma tête, j’étais toujours le plus grand pécheur de Logue Town, et malgré les déconvenues de mon aventure, je désirais toujours rallier le nouveau monde. Cette fois-ci, attendant que la lune soit haut comme nous l’avait indiqué les humains de l’île, 4 fugitifs désirant retrouver leur ancienne vie, s’emparèrent d’une embarcation de petite taille, suffisamment pourvue en provision pour rallier une autre île, ou du moins, c’est ce que la précipitation nous engagea à accomplir. Cette misère humaine, cette urgence insatiable dans laquelle nous nous trouvions de retrouver une forme de civilisation, nous amena à partir avec un log pose ancien et défectueux. Nous prîmes la mer le plus vite possible, dans la discrétion la plus raisonnable qui puisse être en cette situation, peut-être un jour ou deux jours  après Farore.

Ce compagnonnage fortuit de 4 fugitifs fut de courte durée. En effet, à peine nous pûmes voir l’île maudite des animaux s’éloigner à l’horizon, une fois les geysers dépassés, qu’une tempête s’abattit sur nous. L’embarcation plutôt menue, nous n’avions peut-être que deux semaines de vivres, fut rapidement ballottée par les eaux, et les vents, impitoyables nous menaçaient à tout instant de chavirer. Les jours et les nuits se succédèrent rapidement. La tempête nous fit perdre un homme à la main, tout autant que le cap que nous nous étions fixé au départ, sans connaître la destination que nous indiquait le Log Pose. Visiblement, les anciens esclaves qui étaient avec moi sur le navire n’étaient pas des marins expérimentés, et, seul l’espoir les muait à ce périlleux voyage.

Une semaine passa ; les vivres s’amenuisaient – mais, lorsque la mer fut calme, que le ciel fut à nouveau bleu de paix, je me mis à pécher plus souvent, plongeant dans les mers de Grand Line, ou simplement à la canne. L’espoir de survivre et d’atteindre notre cap se révéla, contre toutes attentes, une autre source de misère. La promiscuité et la chaleur auxquelles la tempête laissait place se transforma rapidement en un vaste désert d’eau presque calme. Plus faibles que nous autres, un autre homme succomba à force de soleil, et nous dûmes, partager, à tour de rôle, la seule place ombragée qu’il y avait sur le navire. Les insolations laissèrent ensuite place à la folie de mon dernier compagnon d’infortune.

Je ne savais pas trop ce qui lui était arrivé et qui il était, jusqu’à ce qu’il cède à la folie. C’était un vieillard rachitique dont on ne pouvait naturellement comprendre comment il avait pu survivre jusqu’ici. Sa longue barbe émaillée autant que son sourire était une véritable faune à poux. Ses yeux devenus creux par l’insistance des rayons du soleil me lorgnaient souvent lorsque je péchais. Ce n’était pas le calme plat – nous devions, je le crains, peut-être être proches de notre destination finale.
Un soir, ce vieux fou se livra à moi ; il m’expliqua comment lors d’un simple voyage de plaisance, le navire de noble avait été pris en chasse et comment delà, il avait perdu toute dignité. Sa vie rude au possible avait été auparavant d’une douceur de satin. Mais l’injustice qui règne dans ce monde faisait feu de tout bois. Il me raconta les longues années qu’il avait passé en tant qu’esclave, tatoué par les marchands et torturait pendant de longs mois. L’homme fou, auparavant si taciturne, toujours le regard porté vers le passé, était devenu extrêmement volubile sur les détails de ses malheurs auxquels je n’avais pas le luxe de compatir.

Un matin. Aujourd’hui, je regrette un peu mon acte, mais, l’extrême étendue de sa logorrhée finit par me faire céder à mes plus instincts. Je l’assommais alors qu’il me racontait la richesse qui avait été la sienne, à quel point il avait été important dans ce monde, et je le fis passer par dessus bord.

J’étais à nouveau seul. Comme au sortir de Logue Town, à nouveau, je pouvais observer la mer dont l’insondable étendue m’avait toujours réjoui, pousser à mes limites, forcer d’évoluer. Je regardais l’horizon – enfin de compte l’île des animaux, les esclaves n’avaient été qu’une brêve étape ? Me mis-je à penser.
Au bout de quelques jours de solitude, tranquillement à l’ombre sous un soleil de plomb, sirotant avec avidité le sang d’un poisson , alors que je sentais habituellement l’astre lumineux darder ses rayons sur mes jambes que parcouraient à présent des plaques de « pelaison », je sentis l’ombre grandir. La fraicheur de l’ombre me fit ouvrir les yeux, relever le corps et la tête, surpris par ce nouvel état de fait, moi qui ne m’attendait plus qu’à vivre éternellement sur ce rafiot malfamé, j’aperçus, un navire de commerce…
Harpan
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Alors que le navire faisait route vers la prochaine destination, à savoir Clock Work Island, l'agent Al Sah-Him continuait de jouer sa couverture, Sinbad, sous les ordres de Dame Eris, une excentrique marchande des mers, sous les traits de l'excentrique agent Tarentule. Suivant le log pose, Sinbad menait la barre comme il le pouvait. N'ayant pas vraiment de notion ou d'expérience de navigation, l'agent du CP5 faisait ce qu'il pouvait, tout en se prenant les remarques de Tarentule, qui ne faisait rien pour aider à part se laisser vivre et critiquer à tout bout de champ ce que faisait Sinbad. Ce dernier s'occupait d'à peu près tout : cuisine, ménage, navigation, répondre aux caprices. Il était devenu un homme de main et un major d'homme accompli. Ces seuls moments de repos étaient la nuit, lorsqu'il pouvait dormir. Mais, de par sa formation au Cipher Pol, son sommeil n'était que léger. Il fallait dire que le risque de se faire tuer, pendant son sommeil était assez fort dans le métier. Entre les ennemis du Gouvernement Mondial, qui provenaient aussi bien de l'extérieur, comme de l'intérieur, il fallait faire attention à tout.

Après plusieurs jours de navigation, l'île de Clock Work Island était en vue. Cette dernière ne ressemblait pas du tout à une île, mais plutôt à différentes pointes de terre qui ressortaient de la mer, permettant au habitants de s'accrocher tant bien que mal en construisant des habitions de fortune. Seul le port avait l'air d'être un coin assez riche. Mais ça, c'était ce qu'on pouvait voir à la surface. Dans la réalité, c'était une île construite sur un immense pilier qui fut détruit par une bande de pirates du nom des Saigneurs des Mers, dont le capitaine est actuellement l'un des sept corsaires du Gouvernement Mondial, dont le nom de code était Wrath. De ce fait, l'île sombra dans la mer de Grand Line, et devint une île sous-marine.

Lorsqu'il se remémora les rapports de mission de l'ex-agent Corsandre, les détails étaient creux, voire inexistants. Trouver des indices sur son passage ou sur ce qu'elle avait fait sur l'île, allait être comme chercher une aiguille dans une meule de foin.
Alors que le navire continuait sa trajectoire vers le port de l'île, ils passèrent aux côtés d'une petite embarcation de fortune. À son bord, un homme s'y trouvait. Ses jambes avaient l'air d'avoir des brûlures dues à l'air marin et au soleil. Essayant de regarder un peu plus à quoi ressemblait l'homme, ce dernier avait l'air en très mauvais état. Il avait l'air assoiffé et affamé. C'était à croire qu'il s'était échappé d'un endroit sans savoir où aller, ou alors un navire qui venait de subir une puissante tempête.
Dans tous les cas, en tant que bon marin, Sinbad devait lui porter assistance. Il se pencha au-dessus du bastingage du navire et s'exclama, en jetant un bout sur la petite embarcation :


"Ho hé !!! Vous allez bien ? Vous avez besoin d'aides ?"
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Sinbad ! Tu vois qu’il est dans un sale état. Bien évidemment, qu’il va très mal.

Grâce au rope action, elle assiste le pauvre homme en enroulant la corde autour de son bras. Tirant avec Sinbad, l’homme à bord, l’agent Tarentule conserve son rôle de couverture.

Sinbad, de l’eau !

Son partenaire ramène avec lui une gourde d’eau potable. La blonde laisse le pauvre garçon s’appuyer sur le mat. Elle l’aide ainsi à boire le contenu. Toujours avec un ton autoritaire, l’agent Tarentule ordonne son homme de main.

Sinbad, du pain et des oranges !

Il s'exécute en silence comme l’accoutumé. La jeune femme donne le morceau de pain entre les mains du sinistré, tout en épluchant un fruit. Quartier par quartier, elle aide le malheureux à se nourrir. Une étrange nature de la jeune femme aparaît devant les yeux de son collègue. Sa cruauté ne semble pas s’exprimer devant des individus en détresse. Cependant, cela ne la rend plus agréable pour autant.

Sinbad, du savon et du linge propre !

Les vêtements sont déposés sur un tonneau à côté ainsi que le nécessaire pour que le naufragé puisse faire sa toilette plus tard. L’air narquoise, l’agent Tarentule fixe son collègue qui venait à peine de finir la tâche demandée.

Sinbad… assis, couché puis fais le beau. Hihihi !

Bien évidemment, ce genre de plaisanterie ne semble pas faire réagir l’agent. Un simple soupir fut sa réponse.

Roh, boudes pas, ce n’est qu’une petite plaisanterie.

La blonde s'accroupit devant le malheureux savourant enfin des aliments plus nutritifs. Son coude appuyé sur un genou et sa main tenant sa joue, ses yeux toisent le nouveau venu de haut en bas.

Voyons ce que l’on a là. Enchanté, mon cher naufragé. Je suis la grande et unique Dame Eris ! Une énième compétitrice à la recherche du One Piece ! Et lui c’est Sinbad, mon fier homme de main. Tu as certainement beaucoup de choses à nous raconter, n'est-ce pas?

L’agent Tarentule attrape ensuite des cordes en main. Dans un grand sourire et un ton légèrement menaçant, elle tire dessus comme pour vérifier leur solidité.

J’adore les histoires. Pendant que Sinbad tient la barre, de mon côté, j’ai tout mon temps.
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T. Harpan a écrit:
"Sur les traces d’une traitresse – Partie 3"



J’étais entrain de rêvasser, les yeux fermés, les jambes sous ce soleil de plomb, buvant du sang de poisson. Mon esprit se rappelait le vieil homme, et repensant à sa triste histoire – je me dis tout d’un coup une chose qui me redonna une énergie folle : en fait… J’aurais pu le bouffer – putain, quel con ! Pensai-je en me frappant le front avec une main.
Alors que je me faisais ce genre de remontrance, en me justifiant qu’il ne devait pas avoir bon goût, je sentis une corde s’attacher autour du bras qui soupesait mon visage. Des cris et des appels arrivèrent à mes oreilles et aussitôt j’étais tiré vers le bateau dont l’ombre ne m’avait pas fait bouger. Il est vrai que j’étais tranquille dans ma barque, paix que je n’avais pas ressentie depuis un long moment...
C’était une blonde et un homme basané qui me tiraient sur leur bateau à grand renfort de cris et avec une force que je n’aurais su imaginer. Très vite, sur le bateau, ils s’enquirent de mon état – en effet, j’étais mal en point mais parfois un homme doit avoir l’air d’un sauvageon pour payer le prix de sa liberté. Ils me donnèrent de l’eau et visiblement l’homme légèrement basané était le sous-fifre de la blonde. Cette dernière se présenta sous le nom de Dame Eris. Ballotté que j’étais d’une barque à l’autre, en quelques instants, j’étais déboussolé. Mes yeux de merlan frit, une fois l’eau ingérée, durent avoir un effet bien pathétique. L’homme basané, aux ordres de la Blonde, s’affaira à accomplir chacun de ses ordres – j’avais rarement vu quelqu’un le faire avec autant de déférence ; peut-être les sauvageons de Valkia pouvaient être dressés en comparaison. Je les regardais, l’un et l’autre, quand soudainement, la Blonde prononça des mots qui retentirent dans mon esprit à la façon du glas du église directement descendue des cieux ! Du Pain et des Oranges, avait-elle dit !
Je tentai de contenir mon appétit à ces mots, mais mes yeux, ronds tout d’abord, devinrent alors terriblement perçants et autour de moi, alors que la blonde était à quelques centimètres de mon visage, put voir une sorte de nuage sombre planait au dessus de moi, comme une vapeur noire sortirent de mon corps.
Je n’avais pas bien mangé depuis des semaines – c’est à dire le chaudron du village de l’île des animaux, mon corps donc affaibli, criait depuis longtemps pour du pain et de la viande, mais les succulentes oranges firent largement l’affaire. Je dévorais en deux ou trois secondes, les oranges avec la peau, et les morceaux de pain. Quasiment aussitôt, l’aura disparut ! Et un filet de fumée s’échappa de mes lèvres sustentées. Je n’avais alors aucunement perçu les détails qui auraient pu m’informer sur l’identité de mes sauveurs. A peine avais-je ingéré le si peu de nourriture qu’ils m’avaient pourtant généreusement offert, que je reprenais goût à la vie ainsi que des couleurs.

«Merci bien ! Fis-je, en déglutissant un morceau de pain restait à mi chemin dans ma trachée. Enchanté, également… Je suis Harpan… ! »

Mon esprit retrouvait à peine son sens des convenances, je les regardais tour à tour, les yeux imbibés d’eau, en voyant les vêtements que Sinbad apportait. Ils étaient rudement gentils ces compères ! La dame qui souriait à 14 quarts de long semblait me voir comme une aubaine – peut-être que sauver quelqu’un la réjouissait beaucoup, je ne sais.

« Beaucoup de choses ? Du moins quelques unes… Je suis un harponneur de Logue Town, j’en étais le meilleur et voulais des proies toujours plus féroces à mon tableau de chasse. J’ai décidé de quitter la ville, par la force des…  ‘circonstances’ dans ce but mais j’ai été capturé par un bateau d’esclavagiste à proximité de Grand line… De là, amené à l’île des animaux, nous pûmes nous échapper… J'ai dû être esclave, quoi, deux ou trois jours.... Dis-je en repensant au vieux passé par le fond... Nous avons, des esclaves et moi, vécus quelques semaines sur l’île, après avoir ‘défait’ les animaux. Et j’ai pu reprendre la mer – les autres sont morts ou devenus fous, j’ai été pris dans une tempête et j’ai dérivé… c’est à peu près tout ! Et vous ? Qu’est-ce que vous faites sur ces mers ? »

J’avais parlé vite, ayant déjà terminé mon repas, je n’avais aucune raison de parler lentement. Mon insouciance quant à eux était encore une preuve d’une certaine immaturité. J’avais lâché des choses dont je ne savais pas la teneur et peut-être qu’affirmer mon bref passé d’esclave était une mauvaise chose à faire. Dans tous les cas, je devais rapidement me refaire et peut-être, également, qu’à leurs côtés je pouvais accomplir certains de mes objectifs… notamment… la survie!
Harpan
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La capacité de Dame Eris était une précieuse pour hisser l'individu sur le pont du navire. Peu après, l'agent du CP5 sous couverture exécuta les ordres de sa soi-disant patronne et apporta tout ce qu'elle lui avait demandé. Mais lorsqu'elle lui donna des ordres comme si c'était un singe de compagnie, ou un chien, Sinbad tourna les talons en la fusillant du regard, et repartit à la barre pour que le navire rejoigne sa destination.

Pendant qu'il menait le navire à bon port, il utilisa son boost des sens pour améliorer son audition et ainsi entendre les dires du pauvre naufragé. L'homme repêché disait s'appeler Harpan et qu'il était originaire d'East Blue, de Logue Town même, et qu'il était harponneur. Un métier dangereux parmi ceux de la pêche, vu les monstres qu'ils pouvaient affronter. Le jeune homme avait voulu relever d'autres défis en se lançant sur Grand Line, mais vu l'histoire qu'il racontait, il aurait mieux fait de rester sur Logue Town et de vivre sa vie tranquillement.
D'ailleurs, son histoire était assez intéressante. Lui aussi venait de l'île aux animaux où il était esclave et il s'était échappé avec l'aide de certaines personnes. Or, sur la petite embarcation, il était seul. Qu'en avait-il fait ? Étaient-ils morts pendant la tempête, ou les avait-il tué ? Ça restait à élucider. Mais pour ça, il laissait faire Tarentule, qui était tranquillement en train de tisser sa toile autour du pauvre homme.
Pour les questions qu'il posait, Sinbad laissait Dame Eris répondre. Il n'était qu'un homme de main et savait rester à sa place. Mais surtout, tant qu'elle était occupée avec Harpan, Sinbad avait la paix ! Donc, autant en profiter...

Les minutes passèrent et le navire entra dans la crique de l'atoll principal. Vu la topologie de l'île, cet atoll devait être une montagne, autrefois. Et les habitants ont essayé de dompter et d'aménager le reste de territoire hors d'eau pour y vivre.
De temps en temps, Sinbad regarda la mer pour voir la partie engloutie de l'île. Il se remémora une partie des rapports disant que l'île avait été bâtie sur un pilier unique et que celui-ci avait été brisé, faisant de l'île une pseudo-Atlantide.
Lorsqu'ils arrivèrent au port, Sinbad fit les manœuvre nécessaire pour l'accostage au quai de l'île. Un homme se trouva sur ce dernier pour recevoir les bouts, enfin d'attacher le navire aux bittes d'amarrage. Lorsque tout fut réalisé, il se tourna vers sa "patronne" et lui dit :


"Dame Eris. Jeune homme. Nous sommes arrivés."
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Écoutant le discours de ce malheureux, l'agent Tarentule comprend rapidement que cette source d'informations n'a aucune attache. Il ne sert à rien de le presser comme un citron. Un homme qui a tout perdu tendra plus facilement le cou pour que le premier bienfaiteur venue lui passe les chaînes.

Défait les animaux ? Une prouesse bien trop imposante pour tes minces épaules. Tu dois donc avoir connu la Reine Rouge dont le Roi des Animaux ne fait que pester. Mais je suis sûr que tu nous en dira bien plus quand on fera plus ample connaissance dans une taverne de ce coin cosmopolite. Harpan, le harponneur d'Eris, cela sonne si bien.

Se relevant avec un grand enthousiasme, l'agent Tarentule regarde l'horizon avec un ton grandiloquent.

Et oui, mon cher ! Moi, Dame Eris. Fière fille de mon père et glorieuse fille de ma mère, j’ai de puissantes raisons de vouer ce périple à la recherche du trésor du roi des Pirates ! Le One Piece me parle, il veut que je le retrouve. Et il me dit qu’il veut aussi que tu le retrouve ! Bienvenue dans notre équipage ! Hihi !

Après son petit numéro, elle se penche à quelques centimètres du visage d'Harpan tout en se bouchant le nez.

Tu ne refuserai pas l’offre d’une si grande et formidable exploratrice, n’est-ce pas?

Sans le laissez le temps de répondre, l'extravagante blonde se redresse en fixant son navigateur amarant le navire.

Allons, allons. Panpan, je te laisse même le privilège de baptiser notre navire. Sinbad est si peu inspiré pour trouver un nom que l’on serait jamais parti, s’il fallait attendre qu’il se décide. Vas donc te nettoyer pour y réfléchir.

Surgissant dans le dos de Sinbad, elle lui tapote l'épaule.

Roh ! Mais tu vas arrêter de bouder, oui. Choisis donc la taverne, je paye ma tournée pour me faire pardonner.

L'agent Tarentule contemple ainsi le port sur lequel ils viennent d'arriver. En attendant Harpan, elle analyse ce bric-à-brac de planche pour former ses quais. Une construction en panique faisant suite à la catastrophe de la chute de la ville. D'ailleurs, il est intriguant de constater une cohabitation contre-nature d'humains et d'hommes-poissons. Les temps ont changé depuis la dernière fois qu'elle a eu écho du rapport de la Marine sur leur intervention sur cette île de survivants. Quoiqu'il en soit ce n'est ni sa mission, ni son problème. Il lui faut simplement s'adapter malgré l'odeur de poisson émanant de ce peuple. A proximité, la blonde repère la structure de la cité à moitié inondée. Il semble que la vie y bats à nouveau son plein à l'intérieur.
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"Sur les traces d’une traitresse – Partie 3"



Cette dame pleine d’entrain semblait quelque peu excessive. Mon goût pour l’aventure en avait pâti depuis mon départ de Logue Town et par le passé, n’importe quelle proposition qui m’eut fait partir de l’île aurait été considérée dans mon esprit : comme une porte de Sortie. Mais il n’était pas simple de décider maintenant que je connaissais les déconvenues qui attendent quiconque part en mer sans en avoir la force et la détermination. Elle parlait de son désir de devenir Pirate et de découvrir le One piece. Bien que j’ai fait partir du Fisher Nest durant mon enfance, je n’avais jamais envisagé de devenir pirate. Je n’étais qu’un simple pécheur de monstre marin. Mais il semblait que cette dame, pleine d’énergie et dont le sourire ne me dérangeait guère avait connu l’île des animaux. Peu avant de parler de sa capacité à parler au One piece, elle réfuta ce que je venais de dire en insinuant que je n’étais pas assez balèze pour terrasser tout seul les animaux et les hommes de l’île précédente. Ce n’était pas complètement faux, mais l’orgueuil légèrement piqué par une telle assertion, je fis une mine boudeuse, mes yeux tournés vers l’horizon d’un passé impossible à comprendre.

« Oui… Vous avez raison, je n’étais pas seul – la Reine rouge, ou plutôt Farore Corsandre, je l’ai aidé à se battre contre la multitude d’ennemis présents sur l’île. Elle nous a sauvé, moi et mes compagnons d’infortune, si je dois tout vous avouer. »

Fis-je, les larmes aux yeux du souvenir du vieillard que je n’avais pas dévoré quand j’en avais l’occasion. Je me mis à me tortiller, alors que j’étais de dos à mes interlocuteurs, du fait que j’avais encore faim et qu’elle m’avait en quelque sorte diminué. Puis, je pris les affaires d’hygiène qu’on avait déposé près de moi, mais avant d’aller prendre un bain bien mérité, je me tournai vers dame Eris.

« Non… Je ne peux accepter une telle proposition… ! Me faire pirate à vos côtés est une option alléchante puisque vous ne semblez pas faire de mal aux personnes naufragées comme moi, mais je ne puis abandonner mon rêve… Pour des pirates qui voguent sur un bateau sans nom... »

Elle reçut ma réponse qui n’était pas celle qu’elle attendait sûrement. Quelques temps auparavant elle avait. La détermination qui se lisait dans mon regard, celle de continuer mon aventure seule éclaira son visage d’une étrange lueur qui me fit froid dans le dos. Visiblement, elle ne devait pas aimer qu’on lui refuse quelque chose, cette dame.

« Mais peut-être qu’après un bon repas, nous pourrons faire plus ample connaissance ! Haha »

Fis-je me grattant derrière la tête avant de disparaître dans un endroit où faire ma toillette.
Enfin, je revins sur le pont pour apercevoir le port – sorte de construction de fortune qui ne semblait citer que des catastrophes passées. Mais dans quoi encore m’étais-je fourrer dans cette aventure?! La plupart des batiments qui faisaient office de ville avaient les pieds dans l’eau ! Et une odeur de poisson entétante en émanait. Pourrais-je, ici, trouver une nouvelle proie ? Un nouveau monstre à la hauteur de mes déconvenues depuis la rencontre de Valkia ?
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Si on pouvait reconnaître quelque chose à l'agent Tarentule, c'était qu'elle était aussi douée en interrogatoire, qu'en phrase tellement inutile, ou évidente. À moins que ce soit ce Harpan qui soit d'une naïveté sans nom.

"C'est sûr, ce n'est pas la fille de son oncle. Sinon bonjour la famille..."

En-tout-cas, les deux agents du Cipher Pol eurent le nom de la Reine Rouge de prononcer. Ce qui voulait dire qu'il l'avait côtoyé. Maintenant, il ne restait plus qu'à le cuisiner pour obtenir encore plus d'information. Mais pour ça, il laissait faire sa collègue du CP4, à savoir la grande Dame Eris, "fille de son père et de sa mère".

Mais ce qui fut le plus marrant, c'est lorsqu'elle partit dans son délire de trouver le One Piece.
Bizarrement, la réaction du jeune Harpan était tout à fait normale. Ils nous prirent pour une bande de pirates. De gentils pirates, mais des pirates quand même ! Entendant ça, Sinbad éclata de rire et lui fit :


"Désolé, mon gars, mais nous ne sommes pas des pirates. Vois-tu, Dame Eris est une héritière d'une riche famille d'East Blue. Et moi, je suis un marin qui a été poussé vers la sortie, pour excès de zèle, on va dire. Sa famille m'a sorti de la merde, et j'ai pour mission de l'accompagner où qu'elle aille et peu importe ses délires."

Lorsqu'elle sortit que le navire n'avait pas de nom, en mettant ça sur le dos de Sinbad, ce dernier rétorqua, en marmonnant :

"Vous aussi ! Si sa Grandeur n'était aussi difficile sur les noms de navire, il y aurait bien longtemps qu'il en aurait un..."

Descendant du navire, le paysage était très simple, vu la grandeur des terres en surface. Par contre, comme l'île se découpait en plusieurs atolls, sa beauté était sous-marine. Entre les eaux cristallines et turquoises, on pouvait voir la cité qui était devenue sous-marine, avec son architecture. Profitant des alentours, il remarqua qu'il n'y avait qu'une ou deux tavernes potables dans le coin. Même si Tarentule lui avait dit d'en choisir une, vu qu'elle payait sa tournée, il en fallait au moins une avec un certain standing pour plaire à Dame Eris. Dans tous les cas, il était sûr de se prendre des réflexions.
S'asseyant à une table, Sinbad regarda le patron de la taverne et lui dit :


"Apporte-nous ta meilleure bouteille de tord-boyaux, chef ! Avec de quoi manger, aussi. C'est Madame qui régale, autant en profiter."

Se tournant vers Harpan, Sinbad continua : "N'empêche ! Avec ce que tu as raconté, tu as de la chance d'être encore en vie, l'ami."
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Posant sa botte sur la table, Dame Eris se donne en spectacle devant toute la taverne. Elle joue son rôle d'héritière extravagante avec beaucoup de zèle. Jetant sa bourse au nez du tavernier, la blonde s'exclame.

Oui ! Nous fêtons un nouveau membre dans notre formidable équipage, mon cher ! Mangeons jusqu'à satiété et buvons jusqu'à plus soif… Hum. Je n'aime pas le rhum. Vous avez du vin? Non… Du lait? Non plus. De l'eau dans ce cas. Mais de l'eau bien corsé digne d'une légendaire Capitaine. Hihi !

L'agent Tarentule s'installe donc sur son siège. Les jambes croisées, sa mallette noire sous la table, elle pose ses coudes sur la table, regardant leur nouvel ami avec un grand sourire.

Alors maintenant que Panpan est à nos côtés, peut-être que l'imagination sera plus glorieuse que mon chér Sinbad. Et oui, tu te plains de mes exigences mais, tu m'excusera, nommer le navire, Babouche, et l'équipage, les copains de Dora, c'est d'un ridicule. Je ne m'appelle même pas Dora. Et non, on n'appellera pas notre log pose, la Carte ! On appellera un machin la Carte quand on aura une carte.

Bien entendu, Sinbad n'est jamais esquissé l'ombre d'une idée du genre. Ce jeu d'acteur l'amuse bien plus qu'il ne devrait.

Bref. Panpan, tu as bien fait de nous rejoindre. La méprise étant réglé, nous sommes en totale légalité. Honnêtes citoyens jusqu'au bout des ongles ! Nous n'avons même pas volé de carte de Grandline. Après tout, un log pose suffit.


Harpan n'a jamais accepté de faire parti de l'aventure, mais Dame Eris force le destin en ignorant ce que l'on nomme le consentement. Une technique qui peut faire ses preuves sur un individu qui vient de combattre des animaux qui parlent et qui a bien failli mourir de faim dans un radeau. Très spécifique, mais c'est le génie d’un agent du Cipher Pol qui sait s'adapter à toutes circonstances.

Je sens que tu vas nous porter bonheur, Panpan. Choisis donc le nom de notre navire ! Et puis, propose un nom d'équipage si cela me convient, nous l'adopterons. Je suis toute ouïe, mon cher !


Tenant son menton sur le dos de ses mains, son buste s'incline vers le harponneur avec un regard très insistant. Elle n'évoque pas la Reine Rouge, trop tourné autour de ce sujet pourrait griller leur couverture. Le groupe attend, ainsi, que le tavernier serve.
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"Sur les traces d’une traitresse – Partie 3"




L’île sur laquelle nous arrivâmes était bien étrange en comparaison des précédentes que j’avais visitées. L’une des caractéristiques principales qui sautait aux yeux était la présence de l’eau qui rognait les berges et les bords, fréquentant les rues et faisant littéralement parti du paysage. Visiblement, l’île avait subi quelque tremblement de terre ou cataclysme qui l’avait à moitié engloutie. Cet état de fait ne sembla pas du tout déranger mes nouveaux compagnons qui avaient décidé de faire la fête dans une taverne du coin dont les murs quelques peu vétustes renfermaient néanmoins une vitale chaleur.
Maintenant que j’étais propre et que mon estomac commençait à se remplir, j’étais plus à même de répondre aux questions innombrables de mes interlocuteurs. Une fois entrés dans la taverne, nous nous assîmes autour d’une table et Dame Eiris se mit à déplier l’extravagance dont elle avait déjà fait preuve sur le bateau. C’était une femme pleine de vie, ça il n’y avait pas à dire. Elle se mit à parler de carte et de chaussures orientales, sans que je comprenne réellement le sens de ses paroles. La réalité était que j’étais plus préoccupé par ce qui risquait de sortir des cuisines, déjà les fumets de mets délicieux se faisaient sentir et j’avais à peine commencé à remplir ma panse.  Son compère était plus réservé, plus calme, et semblait compatir à mon encontre. J’étais pour une fois… Bien tombé. Ce n’était visiblement ni des démons sous couverture ni des animaux civilisés. J’avais de la chance, enfin, c’est ce que je croyais.
Il arriva enfin le temps de répondre :

« Pourquoi nommer un navire comme une chaussure du désert ? Et pourquoi pas Altair ou Desmond ? Fis-je guoguenard ! Madame Eiris, j’vous remercie beaucoup pour ce que vous avez fait pour moi, et pour Sinbad, vous avez vraiment un grand coeur ! »

Je m’arrêtai là, les cuisines laissaient s’échapper de trop bonnes odeurs et toutes ces réflexions me donnaient encore plus faim. Quand je vis un énorme cochon sortir d’elles, je me figeai de stupeur… Il était grand temps de dévorer quelque chose, mais je n’osai pas vraiment demander à cette étrange héritière d’allonger la monnaie…

« Je crois que tu as raison… dis-je à Sinbad tandis que Dame Eiris vociférait des imprécations sans noms à l’adresse du reste de la taverne. Plus sérieux, les yeux illuminés d’une nouvelle énergie ; J’ai survécu à de drôles de trucs ces derniers mois… Mais dis-moi, Sinbad, cette fois, comment s’appelle l’île sur laquelle nous nous trouvons ? C’est pas habituel d’être à demi plongé dans les eaux, doit y avoir de la poiscaille à combattre par ici... »

J ‘attendais qu’il me réponde car il semblait plus au fait des choses qui se tramaient autour de nous, j’en avais l’impression. Me remplir la panse et vivre de nouvelles aventures, était-ce vraiment ce qui allait se passer ? Un sursaut d’espoir me taraudait l’estomac et me faisait imaginer plein de trucs glorieux, j’étais jeune, quoi ! Puis je me tournai vers Dame Eiris qui malgré l’animation qu’elle provoquait, m’observai du coin de l’oeil, et de son regard à la dérobée, je sentis quelque chose émanait. Une impression bizarre me traversa l’esprit, mais je n’y fis pas attention, de peur de provoquer moi aussi l’attention de tous en me plongeant trop longtemps dans des questionnements abscons.

« Et pourquoi pas le Navy Hope ? » Lançai-je rapidement. Je n’avais, en définitive, que peu d’idées.
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Sinbad était déçu de voir que "Panpan" ne connaissait pas cette vieille série pour enfant. Babouche était un singe. C'est quand même connu ! Et quitte à avoir un nom ridicule, les copains de Dora, c'était parfait. Mais non, pas pour Madame Eris et ses sauts d'humeur. C'était à croire qu'elle les avait.
En-tout-cas, elle avait changé de jouet. Maintenant, c'était à Harpan de subir l'agent Tarentule. Et le pauvre était tellement à la ramasse, que le fait de l'avoir sauvé, fit de nous des gens biens. Ensuite, il avoua qu'il avait vécu des choses étranges. Vu que les deux agents secrets avaient été entraînés, le passage sur les deux dernières îles était juste normale. Par contre, pour quelqu'un de lambda comme lui, en effet, on pouvait dire que c'était très dangereux. Puis il posa une question intéressante : où étions-nous ? S'enfonçant sur sa chaise, il lui sortit que si le log pose était exact, ils étaient sur la troisième île de la troisième voie de Grand Line, à savoir Clock Work Island. Puis il répondit à ce qu'il disait sur cette île :


"Ouais, c'est pas faux. Du peu, que j'ai entendu quand j'étais dans l'armée, cette île tenait sur un pilier et un de ces pirates n'a rien trouvé de mieux que de péter le pilier, ce qui fait que l'île est à moitié engloutie. Et... ça se voit..."

Enfin, la nourriture et les boissons commandées arrivèrent. Cochons et poissons grillés, accompagnés de sauce, de légumes et de riz. Pour les boissons, de la bière, du vin et du rhum fut servis. Il y en avait pour tous les goûts. Là, Sinbad déclara à ses compagnons :

"Bah, bon appétit !"

Il prit une côte de porc grillée bien juteuse qu'il porta à sa bouche, tout en écoutant le nouveau proposé un nom d'équipage. Le "Navy Hope". C'était pas trop mal comme nom, assez classe, même, pensa-t-il. Ce nom devait sans doute correspondre à l'image qu'il se faisait de Tarentule et d'Al Sah-Him, en train de la sauver. Avalant sa bouchée de viande, il lui répondit :

"C'est pas mal, petit." Puis il se tourna vers la "grande" Dame Eris et lui sortit : "Vous en pensez quoi, madame ? C'est toujours mieux que Dame Eris et les Erisés, quand même !"

Oui, les propositions de Dame Eris n'étaient pas des meilleurs goûts, non plus...
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Mangeant quelques morceaux de viande avec le raffinement d’une grande bourgeoise, Dame Eris semble plutôt satisfaite de voir ce naufragé si bien se prendre au jeu.

Navy Hope, pas mal, mon cher harponneur. C’est approuvé par la Capitaine. Et Sinbad, je te rappelle que c’est moi qui me suis rétracté pour ce nom. Je le réserve pour mon futur salon de coiffure. Hihi ! Oh ! Oui, Panpan. Quand je serais devenu richissime, j'ouvrais toutes sortes d’entreprises sur les quatres coins des blues ! Coiffure, prête à porter, chaises, stylos, papiers, ciment, bijoux, horloges, planche de surf. Absolument tout ce qui passe par mon cerveau de génie. Gnihihi !

Elle espère qu’il sera utile pour la suite des évènements. D’après son discours, Harpan n’a pas l’air d’avoir une quelconque attache à Farore, ni d’en savoir plus. Il va falloir trouver un moyen de réaliser les objectifs de l'enquête sans éveiller le moindre soupçon. Pour cela, la blonde n’est pas en reste. Frappant du plat de la main sur la table, elle reprend.

Bien ! A bord du Navy Hope, nous serons les Civils Sans Histoire. Comme cela, personne ne nous prendra pour des pirates sanguinaires. Il nous faut un plan. Nous ne sommes pas les seuls à rechercher le One Piece.

L’agent Tarentule fait mine de regarder autour d’elle d’un air suspicieux avant de reprendre en baissant d’une octave.

Les compétiteurs sont nombreux. J’ai tout à penser que cette soit-disante Reine Rouge doit faire de même. Il ne faut pas perdre de temps pour les doubler. Néanmoins, je ne suis pas aussi certaine de renforcer mon lien avec le One Piece. La preuve, sa voix est plus faible depuis que l’on a posé le pied sur cette île. Je soupçonne que d’autres ont une connexion avec lui bien plus importante. Heureusement, mon père m’a appris le monde des affaires. Et comment peut-on dépasser les autres dans le cruel monde des marchés?

Laissant un instant de silence, la jeune femme pointe subitement du doigt son harponneur.

Exact, Panpan ! On copie les autres. L’espionnage industriel, il n’y a que cela de vrai.

Dame Eris expose ainsi la suite des événements avec l’autoritarisme dont elle a l’habitude de faire preuve depuis le début de ce voyage.

Prochaine étape, savoir si la Reine Rouge est toujours dans les environs. Si ce n’est pas le cas, achetons un Log Pose déjà chargé et partons en vitesse. N’est ce pas un plan parfait? Hihi !
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