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Vent de mer...

Suite des événements joués ici





***



Rien ne ressemblait plus à une plage qu'une autre. Rien n'était plus identique que deux grains de sables. Et pourtant, il semblait au cafard qu'il reconnaissait le rivage sur lequel il venait d'échouer la tête la première. Échouer, c'était une pratique courante chez lui, aussi bien au sens propre que figuré. Les jours se suivent et se ressemblent.
Ils se ressemblent comme cette page jusqu'à laquelle il a dérivé. Grand Line l'avait bénit d'un vent de mer qui l'avait ramené rapidement vers une île. Bénit, il n'avait pas l'impression de l'être, et pourtant, Joe ne comptait plus le nombre de fois où il avait été baptisé à coup d'eau salée. Eau glaciale qui plus est. Nul doute sur le fait que ses restes venaient de salir la plage d'une île automnale ou hivernale.

Le boucanier esclavagiste n'aimait pas les îles hivernales. Il n'aimait pas non plus les îles estivales. À vrai dire, il n'aimait pas grand chose, mais il se contentait de tout par dépit. L'un des avantages d'être faible, à supposer que l'on puisse tirer plusieurs avantage de sa faiblesse, était que cela forgeait un tempérament fataliste chez les plus humbles qui s'estimaient toujours heureux d'avoir le peu qu'ils possèdent.

Un début de toux désengorgea ses poumons quelque peu lestés par l'eau de mer s'y étant engouffrée. Tant d'eau de mer ingurgitée que ses artères manquaient d'être bouchées par le sel. Il avait pourtant tenté d'effectuer un régime "sans débandade maritime", seulement, il n'avait pu s'y tenir. Ce n'était pas la volonté qui lui manquait, car, qu'on le croit ou non, même s'il était habitué à barboter contre son gré, perdu en pleine mer, le cafard commençait à fatiguer de ces brasses coulées récurrentes.
Ceux qui étaient opposés à son régime étaient encore et toujours ces indécrottables marines. Ceux-là parlaient si souvent de sécurité et de justice qu'ils avaient fini par prendre ces deux idéaux au sérieux, allant même jusqu'à tenter de les appliquer concrètement, le plus souvent à coup de canons.
Et encore une fois, la piraterie s'en trouvait fort déconfite. Ce malheureux Joe, entrepreneur presque honnête, libéral même, faisant aussi bien circuler les flux de capitaux que les flux humains, ces derniers étant certes enchaînés, était la perpétuelle cible du gouvernement mondial.

Que les braves gens n'avaient-ils pas été dire à son sujet, il aurait été à la fois, sans scrupule, vénal outre mesure, violeur systématique de toutes les lois et morales en vigueur, meurtrier à tendance génocidaire, colérique, esclavagiste, et même malhonnête. Certes, ces gens là avaient raison et étaient même en dessous de la vérité. Mais était-ce parce qu'ils avaient raison qu'il fallait systématiquement donner tort à ce malheureux Joe ? Il faut croire que oui.

Une fois n'est pas coutume, on avait fait tonner les canons contre la frêle embarcation sur laquelle il s'était fait capitaine. Grand mal lui en pris. Brandir un étendard quand on avait plus de cent millions de prime sur sa tête, c'était s'imposer comme cible officielle pour un énième concours de tir organisé par la marine. Concours remporté haut la main par ceux-ci. S'il n'avait pas été du côté des idiots incapables de pouvoir donner le change en terme de puissance de feu, l'immoral Joe aurait presque applaudi la performance des marines. Ils étaient venus, ils avaient vu, et l'équipage du forban l'avait eu dans le baba.
Une caravelle ne pesait jamais bien lourd face à un galion surarmé. La transformation du petit navire en épave s'était faite en moins de vingt minutes. Du travail précis, méthodique, empreint d'un petit savoir faire en destruction dont la marine était si coutumière.

- La marine... Dire que si j'avais été un tout petit peu plus con, je serai surement gradé et à la tête d'un de leurs galions.

Ainsi s'était brillamment exprimé le cafard  dans la seconde qui suivit la destruction du mât principal de son insignifiante coque de noix. Une bouteille de vin en main, il la vidait régulièrement, gorgée par gorgée, alors que ce qui restait de son équipage courait dans tous les sens tels des poulets fraîchement décapités. Sans doute qu'une défaite navale était pour eux une expérience nouvelle, ils étaient ces vierges frêles menées à leur dépucelage contre leur gré.
Se la faire mettre, Joe avait l'habitude, c'était presque devenu une seconde nature chez lui. Fort de cette expérience en débandade face à une autorité plus juste, et surtout mieux armée, il n'avait pas paniqué, simplement reconsidéré son avenir.

Aidé des deux Ventio Dials situés à chaque extrémité de ses hanches, il comptait comme à son habitude, s'en servir comme propulseur, et ainsi, voguer en solitaire par dessus les flots impitoyables de Grand Line. Toutefois, le pinard aidant, il fut fort peu à son aise dans ce périlleux exercice intitulé "évite le boulet de canon".
Bien sûr, suffisamment lâche et habile, aucun projectile ne pouvait l'atteindre. Seulement, lorsqu'un de ces boulets projetés à une vitesse infernale éclata à quelques mètres devant lui, il tomba à l'eau comme tout le monde, et perdit connaissance.

Ainsi s'était-il retrouvé une fois de plus à devoir flotter plutôt que nager sur les flot, jusqu'à ce que le courant choisisse son itinéraire pour lui. Bon vent Joe. Eh bien, pas si bon que cela ce vent. Car plutôt que de l'amener vers une terre promise des flibustiers impitoyable de son espèce, les flots avaient décidé de le forcer à renouer avec ses premiers amours sur Grand Line.

Si ce sable lui paraissait si familier, c'est pour la bonne et simple raison qu'il s'y était déjà échoué il y a de cela plusieurs mois, peu après son entrée sur Grand Line. Il était retourné sur Union John. Ça, le cafard ne tarda pas à s'en rendre compte en apercevant au loin les brumes noirâtre générées par l'activité industrielle de l'île. Alors qu'il s'assit en tailleurs sur le sable, tenant d'une main son front lui paraissant peser bien lourd tant il avait été secoué dernièrement, il ne put s'empêcher de crier, à sa façon, son amour pour cette terre qui l'avait introduit aux joies de la fréquentation des îles de Grand Line.

- J'aurais mieux fait d'attraper un boulet de canon avec mes dents...

À bien y réfléchir, car cela lui arrivait dans ses heures perdues, le forban se souvenait qu'il n'avait pas quitté les lieux en très bon termes avec les autochtones. Il les avait trompé en se faisant passer pour un révolutionnaire influent, avait profité de leur hospitalité, et même décimé quelques uns des leurs, animé par un sentiment de vengeance. Si les habitants étaient ne serait-ce qu'un dixième aussi rancunier qu'il ne l'était par nature, mieux valait qu'il évite de fréquenter la plèbe.
Casquette marine trafiquée fièrement dressée sur sa tête, il cracha les derniers restes d'eau de mer qu'il avait encore en bouche et leva sa carcasse engourdie, effectuant quelques lents moulinets de bras pour s'échauffer.

Mains dans les poches de son anorak kaki, il déambula sur la plage. Il partait du principe de base qu'en longeant les côtes, il finirait par tomber sur un port, et surtout, un navire. Le cafard était cet infâme parasite qui montait à bord des embarcations dont la charpente était la plus pourrie, attirant le mauvais sort à tout l'équipage qu'il fréquentait. Le mauvais sort se caractérisait la plupart du temps par les canons de cette éminence moralement supérieure qu'était le gouvernement mondial.

Qui cette fois allait être trompé par ce meurtrier esclavagiste couvert de dials ? L'île étant d'une circonférence relativement limitée, Joe tomba rapidement sur un port, son dévolu, il allait le jeter sur un vaisseau particulier qui attirait son regard. Ce dernier n'avait rien de spécial, à l'exception de cette bannière à tête de mort laissant entendre que le boucanier aurait des atomes crochus avec le capitaine.
Sourire avenant, quoiqu'il lui manquait une dent de devant et que sa bouche entrouverte avait plus des airs de piège à loup que de sourire sincère, le cafard partait confiant pour requérir un entretien d'embauche. Il avait un curriculum vitae assez fourni à faire valoir, le tout faisait état ses manigances inscrites entre les innombrables tâches de sang et de poudre qui le parsemaient.

- Un peu de diplomatie, beaucoup de mensonges, et demain je suis tiré d'affaire. Ha-ha !

Il se frottait les mains par avance. Sans doute essayait-il de s'auto-persuader de sa capacité à rencontrer le succès dans les relations humaines qu'il s'apprêtait à nouer. Cependant, sa mémoire, souvent trop courte, ne tarderait pas à lui rappeler, par le biais d'un de ses réflexes malheureux, que ses actes diplomatiques s'accompagnaient souvent d'une singulière odeur de poudre.
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Dernière édition par Joe Biutag le Mar 4 Oct 2016 - 10:51, édité 7 fois
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==> Tout ça pour une place, quête ici

Quelques temps après avoir quitté Armada, le bateau arrive enfin vers Union John. Il s'agit d'un bateau tout à fait ordinaire, à cela près qu'il trimballe un type valant presque quatre cent millions de berrys. Je sors enfin de mon auto-proclamée cabine avec un ersatz de sourire. On reconnaît l'île grâce à sa forme de crâne, me dit un marin. On finit par accoster dans le port. Cette île est sous l'égide révolutionnaire, ça signifie qu'il y en a plein. Sachant que j'ai trahis la révolution, ils ne vont pas spécialement m'aimer. Mais je m'en fou. Je ne suis pas là pour être aimé, mais pour être riche.

« Bon, montre moi où vous avez trouvé l'or et les pierres.
Bah … c'est que …
On se souvient plus trop.
On est parti en vitesse avant de se faire tuer.
Les autochtones aiment pas vraiment les pirates qui paient pas.
Payer quoi ?
5000 berrys par jour qu'ils demandent pour creuser et conserver ce qu'on trouve.
Sinon on a pas le droit, ou alors ils gardent tout.
Ils vous forcent ? Vous êtes des pirates bon sang, vous pouvez pas vous défendre ?
C'est qu'ils sont beaucoup. Il y a trois cents soldats.
C'est tout ? Ça va être plus facile que je ne le pensais. »

Je saute sur la terre ferme avec un geppou. Si ces abrutis ne se souviennent pas où ils ont trouvé l'or, je vais devoir me renseigner moi même. Les pirates me crient d'aller en ville, que je devrais trouver quelqu'un. J'arrive rapidement pour trouver un truc nul à chier. C'est ça leur ville ? Même sur Troop Erdu on avait plus de maisons que ça ! Leur ville, c'est juste une petite rue avec des trucs le long, point. Je suis déçu mais d'une force … En même temps, ça démontre bien la puissance de la révolution. J'ai bien fait d'abandonner ces fouilles-merdes. Je vois un saloon, endroit idéal pour avoir des informations. Je rentre à l'intérieur. Tous les regards se posent sur moi. Faut dire aussi que mes cheveux rouges, ça se remarque très vite. Un type me reconnaît et dit à tout le monde qui je suis. Aussitôt, des regards noirs suivit de dégainage d'armes.

« Si vous me connaissez, vous savez que ces armes n'auront aucun effet sur moi. Le premier qui tire aura la vie sauve. Les autres mourront. Faîtes votre choix. »

J'avance au milieu de tout le monde, les gens s'écartent de mon passage. Je vais me poser sur un tabouret devant le bar. Le barman me met son fusil entre les deux yeux.

« T'es pas le bienvenue ici. Dégages.
Ya deux façons dont les choses peuvent se passer. Vous pouvez me donner ce pourquoi je suis venu, auquel cas je le prends et je pars, vous restez en vie. Ou bien tout autre scénario et vous mourrez to*/ PAN. Une balle traverse mon torse pour venir se loger dans le bar. « Premier tir. Réfléchissez bien. » Un second tir retentit. Puis un troisième, puis une salve. Je me lève lentement sans que les balles ne m'aient fait le moindre effet. Je disparais de la vue des tireurs. J'apparais devant le premier. Je le frappe, transperçant son corps sans délai. Je fais pareil au second, au troisième … Jusqu'à ce qu'il ne reste que trois personnes vivantes dans le saloon. Puis je me rassois tranquillement sur mon tabouret. Je parle au gamin que j'ai laissé en vie.

« Va chercher quelqu'un d'important. Dis lui qui est là. Dis lui que je suis venu pour creuser et trouver de l'or. Dis lui que je ne partirai pas avant d'avoir trouvé. Que s'il ne m'aide pas, Union John en souffrira. Il a jusqu'à demain matin. Qu'il vienne me retrouver sur mon navire. Maintenant, PARS ! »

Je crie pour faire peur au gamin qui détale comme un lapin. Je regarde le barman et lui ordonne de me donner un diabolo fraise. Oui, je ne supporte toujours pas l'alcool. Je fouille le cadavre d'un type, récupère son porte feuille et paye le barman avec. Je prends mon verre et quitte la 'ville' pour retourner sur le bateau. Je retourne dans ma cabine. Le temps passe sans que rien n'arrive. Puis d'un seul coup, les hommes se mettent à crier.

« T'es qui toi ?
T'es pas l'un des nôtres !
Dégages de notre navire, sale voleur. »

Ils me forcent à sortir de chez moi. J'avance d'un pas lourd vers l'endroit bruyant.

« Il se passe quoi ici ? Pourquoi vous beuglez comme des vaches ?!
On ne connait pas ce type, il s'est incrusté sur le navire.
Et alors ? Qu'est-ce que ça fait ? Tuer le pour récupérer ses richesses, bande d'abrutis. Et vous osez vous appeler pirates, hein ? Vous me donnez envie de gerber. »

Ils se tournent donc tous vers l'inconnu au manteau kaki, sabres prêts à frapper. Je fais demi-tour. A douze contre un, ça va être vite réglé, inutile de rester.


Vent de mer... Drapea11


Dernière édition par Clotho le Dim 9 Oct 2016 - 13:00, édité 2 fois
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S'il s'était rendu chez ses camarades pirates avec un entrain certain, le cafard déchanta vite face au sectarisme de l'équipage. On lui avait dit "non". On avait refusé de céder à un de ses caprices. Hélas, ce "non" était inacceptable. Pour le boucanier esclavagiste, chaque seconde de plus passée sur Union John le rapprochait l'instant où un indigène viendrait le reconnaître avant d'appeler au lynchage. Compte tenu du passif houleux de Joe sur l'archipel industriel, mieux valait à tout prix écourter son séjour en ces terres.

Cent-vingt six millions de prime avait tendance à dissuader tout gens de bien de l'accueillir à bord. La rançon de la gloire en somme. De ce fait, ne restait que l'enrôlement chez les infréquentables, le copinage avec la flibuste. Là était la seule fenêtre qui pouvait lui permettre de s'échapper, et les volets venaient de se refermer sur sa gueule.

On lui avait fait savoir que le capitaine n'était pas à bord, et l'avait même sommé de dégager. Un tel esprit sectaire rebutait quelque peu le cafard. Il le rebutait, mais ne le faisait pas partir pour autant. N'ayant aucune autre alternative pour sauver sa peau que d'embarquer à bord, Joe ne se démontait pas. Pire encore, il s'imposait. Bien sûr, pareille vermine ne s'impose jamais par la force, mais par la ruse et la perfidie.
Et le voilà qui déambulait sur le pont, sous le regard hagard des matelots. Hagard à plusieurs titres. Les uns s'étonnaient qu'un insouciant ose trépasser, sans violence, l'entrée d'un navire pirate, quant aux autres, il leur semblait avoir reconnu ce visage sur les avis de recherche qui abondaient sur la Troisième voie, sans pour autant pouvoir mettre un nom sur le visage.

- Mais ma parole tu cherches les emmerdes !

Sans même adresser un regard à son interlocuteur, Joe se déplaçait à bord, mains dans le dos, légèrement voûté, son sinistre visage contemplait le bâtiment avec autant de précaution que ne l'aurait fait un futur propriétaire. Retors et sournois, il se projetait déjà loin, trop loin.

- Je cherche juste le capitaine bonhomme, détends-toi.

Pour être tendus, ils l'étaient. Ils venaient de se faire éconduire par les mineurs locaux et craignaient les représailles. Cependant, aucun n'avait été jusqu'à envisager que cet intrus qui paradait sur leur embarcation ne soit un mineur. Cette casquette de marine noire par dessus laquelle il était inscrit "pirate" au feutre rouge, cette balafre sur le nez, cette dégaine sinistre et surtout ce regard acéré et vicieux ne laissaient pas place au doute, ils avaient à faire à l'un des leurs.

- Me détendre ?! M'en vais me détendre en te bottant le cul mon petit père !

Et l'agitation commença. Sans même s'inquiéter des menaces d'un homme d'équipage bien plus doté physiquement que lui ne l'était, Joe, mains croisées dans le dos, leva son visage vers le ciel comme pour s'adresser au tout puissant : comme pour lui dire "J'aurais tenté l'approche diplomatique". Ce n'est que lorsque le cafard reporta son regard de traître sur son futur assaillant que le capitaine sortit de sa cabine.

- Ah ! Voilà le grand patron. Dites voir capitaine, est-ce que vous recrut...

L'imposant capitaine ne daigna même pas porter un regard sur l'insignifiant parasite venu les gêner. Il avait la tête à d'autres besognes et délégua le massacre de l'inscruste aux hommes présents sur le pont. Ceux-ci étant très obéissants, et agissants comme s'ils n'avaient attendu qu'un mot pour faire la peau au cafard, dégainèrent épée et lames diverses. Leur châtiment promettait d'être aussi tranchant qu'artisanal.
Joe soupira alors. Cette situation, il y était habitué. Il faut dire qu'il avait l'art et la manière de faire l'unanimité quand il s'agissait de liguer le genre humain contre lui. Ce tempérament fourbe et sans scrupule lui attirait constamment des ennuis. S'il soupirait, c'était avant tout parce qu'il se doutait bien qu'avec ce qu'il allait faire à l'équipage, il ne serait jamais question de lui permettre de quitter Union John à bord de leur navire.

- BAUDROIE !

Les traits du visage de Joe se firent plus dédaigneux, c'était sa manière à lui de se montrer menaçant. Paume soudain brandie en avant face à la douzaine de fauves prêts à se partager sa carcasse, le cafard actionna le Flash Dial logé au creux de sa main droite, abritant ses prunelles en rabaissant la visière de sa casquette.

Clotho s'était retourné pour retrouver sa cabine, évitant ainsi la lumière aveuglante qui venait de poindre sans crier gare. Quant à ses hommes, ils tentaient du mieux qu'ils pouvaient de se repérer, se sachant vulnérable.

- Prêts ou pas, j'aaaaarriiiiiiiive....! Yahinhin !

Ricanant en trottinant sur la pointe des pieds pour donner l'impression qu'il s'approchait des pirates réunis en arc de cercle autour de lui, Joe cherchait à les faire paniquer. Le pari fut réussi, au delà même de ses espérances. Face à un ennemi qu'ils ne pouvaient pas voir, certains donnèrent des coups d'épée dans le vide, et ce, dans tous les sens. Le drame ne tarda pas à se produire. Sans le vouloir, dans cette confusion totale provoquée par la cécité collective, les douze hommes vinrent à se lacérer les uns les autres, accentuant leur état de panique.
Le cafard lui, s'assis tranquillement les bras croisés sur les cordages et regardait le spectacle avec une certaine satisfaction, son sourire sinistre s'élargissant de seconde en seconde. Lorsque l'un des bougres tourna sur lui même avec son épée, éliminant trois de ses camarades, Joe ne put résister à l'envie d'applaudir en riant à gorge déployée.

Ce n'est que lorsqu'il ne resta que trois survivants recouvrant peu à peu la vue que le boucanier équipé de dials brandit cette fois son mousquet à triple canon tout en arborant un visage méprisant. Les enfantillages cessaient, et trois coups de feu mirent fin au drame pour laisser place au tragique.
Toujours assis dans les cordages entourant le grand mât, l'intrus, qui venait de laisser place à un silence pesant, rechargea son arme en prenant son temps, se retournant vers le capitaine qui n'avait pas perdu une miette du massacre. Massacre qui ne semblait d'ailleurs pas l'avoir fait ciller.

Tout sourire, arrogant et taquin, Joe ne put s'empêcher de demander :

- Je suppose qu'il serait trop audacieux de demander une place à bord après ça ?

En prononçant "ça", il pointa du doigt les restes des hommes d'équipage.

- Tu supposes bien.

L'ancien révolutionnaire décroisa les bras, ce n'était pas pour venger ses matelots qu'il allait casser du cafard, simplement pour faire le ménage comme il se devait à bord de ce bâtiment infesté par la vermine. Afin de savoir s'il avait affaire à un idiot ou un insouciant, Clotho posa alors cette question lourde de sens :

- Tu sais qui je suis ?

Descendant de son cordage pour lui faire face convenablement, Joe se trouvait à une dizaine de mètres de son adversaire, positionné comme prêt à se lancer dans un duel de pistoleros. Seulement, ce n'était pas des balles qui s'apprêtaient à fuser vers lui, plutôt Gaïa en personne. Mais cela, il l'ignorait encore et, arrogant comme à son habitude, son auriculaire droit planté dans son oreille pour la récurer, ilrétorqua avec cette répartie légendaire qui pourtant ne le protégerait pas de ce qui l'attendait :

- Désolé ma mignonne, je lis pas "tête de pine magazine".

D'une pichenette, il expulsa sur le sol le cérumen retiré de son oreille.

- Mais je le saurais demain... en lisant les avis de décès de l'île.

Souriant jusqu'à déployer son râtelier de charognard, le cafard comptait bien en découdre, supplanter le capitaine, et se faire obéir des hommes restants à bord. Son avenir était tout tracé. Dans son imagination seulement. Car à faire des plans sur la comète, il n'avait pas vu venir les projectiles telluriques lui fonçant dessus après que Clotho ait pointé son doigt en sa direction.

- Gunshots !

Esquivant de peu en plongeant lamentablement sur sa droite, le cafard se réceptionna lourdement, allongé sur le sol. Ça, il ne s'y était pas attendu. Il n'en fallait pas plus pour qu'il ravale son air sûr de lui et cède à la panique, cette même panique qui avait animée ses précédentes victimes. Désormais, la peur avait changée de camp, et elle prenait la forme d'un Logia rompu au Rokushiki. Joe n'était qu'au début de ses surprises.

- C...crève charogne ! TU M'IMPRESSIONNES PAS !

Vainement, en brandissant son mousquet à triple canon, Joe tira deux coups de semonce. Plus tôt avant lui, des mineurs s'étaient essayés à la même expérience. Elle fut toute aussi concluante. Les balles traversèrent le pirate inébranlable, de la terre éclaboussa alors les murs de la cabine située derrière lui. Ce n'est qu'à cet instant que le boucanier esclavagiste compris à qui il avait à faire.

- Bon sang... ce type a le logia de l'étron !

Ni une ni deux, sans prendre le temps de crier "sauve qui peut", Joe se releva maladroitement, manquant de glisser à deux reprises, se rua près de la rambarde, bondit et... passa délibérément par dessus bord. Le logia n'irait pas le chercher au fond de la mer, c'était une certitude. Pour autant, ce dernier ne manquait pas de ressources. D'une manière ou d'une autre, il s'apprêtait à avoir la peau du nuisible à casquette venu souiller son bateau.
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Dernière édition par Joe Biutag le Mer 14 Sep 2016 - 22:18, édité 3 fois
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Un plongeon. Comme c'est original. Peu de gens y auraient pensé parce que peu de gens sont fous. Mais le bon genre de fou, pas celui piégé dans son monde et incapable d'en sortir. Il pense être à l'abri ? L'abruti. Il vient juste de se mettre une cible sur le dos. Je rentre dans le bateau, en sors ma terreur et la balance à la flotte avant de sauter dessus. Puis je prends tranquillement la direction du fuyard. Je le rattrape sans même me presser. Faut dire qu'avec 35km/h de pointe, un humain à la nage ne peut pas rivaliser. J'envoie un poing de terre juste devant lui. Il semble surpris et plonge plus en profondeur. Abrutis puissance carrée. Certes, je ne peux plus l'atteindre. Mais il ne peut plus respirer non plus. La flemme de chercher, j'ouvre un feu nourrit vers la flotte. Des centaines de balles traversent le liquide pour transpercer tout sur leur chemin. Par chance, elles semblent laisser indemne le cafard. Malheureusement, après une certaine durée, l'air se fait rare pour le plongeur qui doit remonter. Il n'a plus le choix. Il refait surface plus loin. Je m'approche doucement.

" Tu grimpes et vis ou coules et meurs ? "

Choix simple et très facile à faire forçant le protagoniste visé à faire le seul choix censé. Mais comme ce gars a des cases manquantes, je doute de sa réponse. Pourquoi je ne le tue simplement pas ? Je veux savoir comment il a libéré la lumière. Je pensais à un fruit du démon au départ. Mais vu qu'il peut nager, ce n'est pas ça. Ça doit donc être mécanisme, une invention ... Lui qui utilise un dial peut reconnaître les deux gros ventio-dials sur mon vaisseau personnel.

" Ton choix, Joe Biutag ? "

Oui, je connais son nom. Comme j'étais cloîtré au lit pendant le voyage, j'ai lu toutes les nouvelles, regardé les nouvelles et les changements des primes. Facile donc de me souvenir d'une tête pareille. Comme il fuit, j'en déduis qu'il n'a ni le haki, ni du granit marin, ni la force ou les connaissances pour me battre. Par contre, il sait que je ne peux nager. Il a donc une intelligence relativement moyenne au pire. Je peux utiliser ça, oui, sans aucun soucis.

" Tu vaux 126 millions je crois. J'en vaux 397. Alors évite de faire des trucs stupides, remonte sur le bateau et explique moi ce que tu as utilisé pour éblouir les abrutis. "

Pour que ce soit plus facile pour lui de monter à bord, j'utilise des geppous pour flotter dans les airs. Puis aussi parce que ça fait toujours effet de voir quelqu'un "voler".


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Si le corps du Logia était maudit par les eaux, ses projectiles étaient en revanche tolérés, voire même encouragés. Cet encouragement, bien que tacite, ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Le cafard avait survécu à la déferlante enragée du capitaine contrarié. Cette survie, il ne la devait nullement à une question de chance. Sans la résistance de l'eau pour ralentir les balles telluriques, Joe aurait été criblé à plus d'une reprises.
Tentant de rejoindre les abysses afin d'échapper vainement au courroux de l'ancien révolutionnaire, le malheureux plongeur avait essuyé quelques dégâts dans sa fuite, touché à plusieurs reprises au niveau de l'omoplate.

Ce n'était pas en s'enfonçant dans la mer qu'il risquait de trouver son deuxième souffle. Du mieux qu'il put, le fuyard tenta de remonter à la surface. Joues gonflées, teint bleuté, yeux exorbités, il atteignait ses limites. Le plan était simple, et avec Joe, simplicité rimait avec crétinerie. Il comptait remonter prendre de l'air et replonger l'air de rien, se persuadant que son poursuivant n'y verrait que du feu.
Court et idiot fut son rêve. Pensant émerger loin de Clotho, se dernier le somma de ne surtout pas bouger sous peine d'être châtié comme il le méritait. Dans cette situation hautement inconfortable, Joe avait pour habitude de lever les bras, ce qu'il fit avant de couler à pic et de remonter aussitôt. Son adversaire, qui prenait peu à peu des allures de bourreau, se rapprocha avec son dispositif flottant.

Juché sur sa planche vraisemblablement dotée d'un dispositif mécanique, Clotho toisa de haut l'insignifiant cafard dont seules les épaules et la tête étaient immergées. Drôle de créature que ce Joe Biutag. Veule, peu combatif, et pourtant doté d'une prime supérieure à cent millions de berrys. Il y avait anguille sous roche, et le possesseur du Logia de la terre chercha à connaître la source du pouvoir de sa proie. Cette lumière issue d'un Flash Dial l'avait intriguée.

- La lumière que j'ai provoquée ? On t'a jamais dit que j'étais un type vachement brillant dans mon genre ?

Brillant n'était pas le terme premier qui venait à la bouche de ceux qui croisaient le cafard pour la première fois. Cette tendance malsaine qui consistait à céder à la répartie douteuse, même dans les moments perdus, irrita quelque peu le capitaine qui écrase la tête du cafard d'un violent coup de poing. À nouveau plongé dans l'eau, Joe émergea peu d temps après, mains fermement agrippées sur sa casquette qui couvrait la bosse naissante sur le sommet de son crâne.

- Dernière chance. D'où vient cette lumière ?

Sans la moindre considération pour le boucanier esclavagiste, Clotho se permettait d'insister sachant ce minable adversaire à sa portée.

- Tape pas, tape pas ! Je vais le dire tssss.... Le secret de ma puissance lumineuse c'est... mon sourire étincela....

Cette fois le coup de poing se porta non pas au sommet du crâne du forban facétieux, mais dans sa mâchoire. Il semblait alors à Joe que le goût du sang lui égratignait la langue. S'étant mordu la joue en réceptionnant le coup pourtant si prévisible, le cafard saignait abondamment, déglutissant sa propre hémoglobine millilitre par millilitre.
Impatient à force de subir les saillies rhétoriques de ce pirate qu'il apprenait à mépriser, l'ancien révolutionnaire s'accroupit pour saisir le cafard à la gorge et le brandir face à lui. Son visage menaçant était à quelques centimètres de la gueule vicieuse du flibuster à casquette.

- Tout à l'heure ! Tu as montré ta main et aveuglé mes hommes ! Comment tu as fait ?! Parle !

- Tu veux dire... Comme ça ?!

Réitérant l'opération qu'il avait entreprise pour aveugler momentanément la douzaine de matelots il y a quelques minutes de cela, Joe effectua à nouveau son attaque "baudroie", portant la paume où se trouve son Flash Dial juste devant les yeux de Clotho.

- Baudroie !

Mêmes causes, mêmes effets. En principe tout du moins, car le capitaine censé avoir cédé à la cécité ne sembla pas décontenancé un seul instant.

- Idiot et prévisible. C'est donc ça qui cause ce flash. Et sans ça, tu vaux quoi ?

Bien qu'il ricanait encore quelques secondes auparavant, croyant avoir repris le dessus, Joe ne tarda pas à tirer une mine déconfite. Son visage semblait se décomposer à vue d'oeil. Personne n'avait pu échapper à son Flash Dial auparavant. Et pourtant. Avec un peu d'astuce, et surtout un Logia rarissime, Clotho avait recouvert ses yeux d'une couche de terre à l'instant même où l'anguille sournoise qu'il tenait à bout de bras avait brandit à sa main devant lui.
Au moins, à présent, l'ancien révolutionnaire savait qu'il n'avait pas affaire à un quelconque fruit du démon, cela, il l'avait deviné auparavant en observant Joe nager avec aisance pour s'enfuir.

- Ce que tu utilises pour faire de la lumière... dis-moi où en trouver, et je t'assurerai une mort rapide.

Un homme généreux que ce Clotho. D'aucun auraient même dit qu'il se ramollissait en effectuant une proposition aussi tentante. Toutefois, expert en affaires et en négociations diverses, le cafard n'allait pas ce contenter d'un tel marché. Sa peau, il l'estimait à un prix très élevé, tout comme la marine d'ailleurs, aussi, pareil arrangement ne lui convenait que moyennement.
En menteur et tricheur invétéré, le forban avait toujours plus d'un as dans sa manche. Un Dial ne le sortait pas de la panade ? D'autres trouveraient alors une utilisations dans cette situation désespérée. Ces autres Dials étaient au nombre de deux. Plus tôt, dans la panique, il n'avait pas pensé à s'en servir, mais à présent qu'il s'était tempéré, Joe allait les mettre à profit.
Tenu à la gorge par son adversaire, il surpris ce dernier en appuyant sur chaque extrémité latérale de ses hanches. À ce niveau, sous son anorak, deux Ventio Dials chargés d'un souffle puissant étaient équipés à sa ceinture. Comme se propulsant, le cafard échappa à la poigne de lion qui l'agrippait.

Éberlué, Clotho vit alors Joe flotter au dessus des flots, soulevé par un vent puissant semblant s'échapper de sous son anorak.

- Pas que ta compagnie m'ennuie ma mignonne, mais il est temps pour nous de nous séparer hinhin.

Sur ces paroles, le cafard désactiva d'une simple pression ses Ventio Dials et tomba à l'eau immédiatement. À nouveau immergé, il réactiva ses "propulseurs" et fusa tel une torpille vers d'autres horizons. De par son expérience, en se propulsant ainsi sous l'eau, il pouvait parvenir à rivaliser en vitesse avec les hommes poissons les plus aguerris qu'il ait connu. Clotho allait-il laisser filer pareille anguille ?

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Dernière édition par Joe Biutag le Jeu 15 Sep 2016 - 9:28, édité 2 fois
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Il file comme une torpille. Ingénieux. Mais toujours aussi stupide. Il croit que c'est une course alors qu'il s'agit d'un marathon. Il peut bien aller vingt fois plus vite que moi, il n'a aucune chance. Il devra forcément remonter à la surface à un moment où à un autre pour respirer. Et s'il veut survivre, il devra trouver de quoi nager pour ne pas se fatiguer. Ce qu'il utilise, ce sont sûrement des petits ventios dials. J'ai le choix des options. Je peux utiliser ma terreur, avancer en geppou, utiliser mes gros ventios dials comme lui, je peux le laisser filer ... Bon, après une vingtaine de secondes, je me décide à utiliser ma terreur à plein régime. Joe a une bonne longueur d'avance sur moi. Mais si flotter dans les airs est facile, être propulsé sous l'eau est extrêmement difficile. L'eau exerce une pression au sens contraire de propulsion. Autrement dit, elle ralentit, diminue la vitesse de déplacement. Donc il ne va pas aussi vite que dans l'air. Et puis son visage doit en prendre un coup. Déjà que dans l'air il subit une étrange pression, alors dans l'eau, je n'ose imaginer. Et c'est d'autant plus vrai qu'on descend.

Si ses ventios dials fonctionnent comme les miens, il ne peut aller que tout droit. C'est très difficile de tourner avec. Sa direction est donc facile à trouver. Après plus de deux minutes de poursuite, il doit forcément remonter à la surface. Je scrute l'horizon pour espérer voir quelque chose poindre hors de l'eau. Rien pour l'instant. Je ferme les yeux et essaie de me concentrer sur mon haki. J'essaie de repérer une forme de vie humaine ou simplement un mouvement rapide dans l'eau fonçant dans une direction précise. Malheureusement, je ne capte rien, mon radar est en panne. Je saute en l'air avec des geppous. Avec de la hauteur, je verrais bien mieux. Et je repère aussitôt le fuyard beaucoup plus loin. Une chance que j'ai une bonne vue. Je retombe sur mon engin et repars aussi sec vers lui. Les dials ont beau être sensationnels, ils ne sont pas fait pour aller sous l'eau. La pression qu'exerce l'eau dessus les abîme. La propulsion d'air engendre des bulles et un reflux d'eau. La vitesse fait frotter le dial contre l'eau, ce qui abîme sa coquille. Et un dial sans coquille, c'est bon pour la poubelle. C'est un coquillage, après tout, comme les escargot une fois morts. Et les escargots, c'est mon rayon. Puis, de toute façon, on ne peut mettre qu'une quantité d'air restreinte dans les dials.

Et si je le battais à son propre jeu ? J'arrête mon vaisseau, décroche les deux dials, les attache comme je peux à ma ceinture, me met à l'horizontal avec des geppous, puis je les active. Pour vous décrire la sensation, c'est comme faire un tour de montagnes russes, la tête à l'envers, où la pente est à 45° avec la vitesse d'un train des mers. C'est juste horrible. Si avec ses deux petits dials Joe atteint la vitesse des hommes poissons d'élite dans un milieu avec une résistance accrue aux mouvements, je dépasse largement cette vitesse. Je ne maintiens les dials activés que quelques secondes, mais c'est largement assez pour me faire rattraper le pirate. Je passe au dessus de lui comme une fusée, peine à m'arrêter une centaine de mètres plus loin. Il n'en croit pas ses yeux. Il replonge pour me semer. Peine perdue. Je le suis jusqu'à ce qu'il ressorte plus loin. Il replonge, je le ressuis. Il est tenace au moins. Idiot, mais tenace. Alors qu'il ressort une xième fois, je lui lance :

" Bon, on a finit de jouer ? Ça va être l'heure de manger et je veux pas être en retard. Tu comptes faire quoi ? Flotter jusqu'à la prochaine île ? Dériver dans tout Grand Line ? Si des bateaux coulent facilement ici, tu penses qu'un être humain va survivre combien d'heures ? "

Comme si on pouvait me croire. Bon, je vais juste lui briser les deux genoux, les rotules, et probablement les coudes aussi, juste au cas où. Mais je ne le tuerai pas. Pas tout de suite en tout cas. Enfin ... à moins que l'envie ne me prenne. Ou que je fasse un caprice. Un grondement se fait entendre. Des bulles apparaissent près de nous, étant propulsées depuis les profondeurs marines. Une seconde plus tard, un truc sort de l'eau. Une espèce de femme monstre marin. Elle fait cinq mètres de long et ressemble à un gros serpent bleu. Elle regarde l'homme dans l'eau avec un air affamé. Bon, tu vas faire quoi, Joe Biutag ?




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Alors que Clotho réfléchissait à des considérations techniques qui n'avaient pas lieu d'être, se trompant coup sur coup sur chacune de ses hypothèses, il parvint à rattraper Joe en marchant sur l'air ; sans pour autant remettre en cause la crédibilité scientifique d'une telle entreprise. Il s'agissait là de la première confrontation du forban à casquette avec le Rokushiki. Jusqu'alors, il s'était toujours arrangé pour échapper au radar du Cipher Pol. Malheureusement pour lui, en ces temps troublés, on prétendait que les élites capables de maîtriser des techniques appartenant au répertoire de la marine étaient plus nombreux dans la piraterie que dans les rangs du gouvernement mondial.

Un jour ou l'autre, le cafard devait y être confronté. Mieux valait une introduction au Rokushiki qui se fasse avec le Geppou que le Shigan. Tel un de ces mammifères marins remontant régulièrement à la surface pour capter une quantité d'air, Joe s'apprêtait à faire le plein d'oxygène.
Seulement, même les plus gracieux dauphins n'étaient pas à l'abri de se faire harponner une fois qu'ils bondissaient hors de l'eau, Joe n'échappait pas à la règle. Derrière lui, il pouvait entendre le déferlement de pas aériens rapides accompagné d'une sonate que le cafard connaissait bien : celle de Ventio Dials chargés d'air. L'ancien révolutionnaire était plein de ressources, et ça, le boucanier esclavagiste l'apprenait à ses dépends.

S'étant enfui sous l'eau en s'efforçant de longer les côtes de Union John, le cafard eut de la chance dans son malheur. Avec lui, la chance se caractérisait aussi par des emmerdes, mais des emmerdes moindres, ce qui était toujours bon à prendre. En réalité, rien n'était bon à prendre quand ça le contrariait, mais lorsqu'une créature manifestement hostile émergeait des flots pour se joindre à un lynchage quasi certain, mieux valait relativiser.
S'il n'avait vu que partie émergée de la bête, le malheureux forban n'avait pas soupçonné un instant l'existence d'une queue qui, tel un tentacule, s'enroula vivement autour de sa taille pour l'extraire de ce milieu aquatique dans lequel il s'était cru à l'abri. L'étreinte semblait s'accentuer petit à petit, on cherchait à le broyer, les innombrables écailles acérées lui faisaient un mal de chien. Alors qu'il gesticulait, visage crispé par ce qui ressemblait à un mélange de trouille et de colère, le cafard fouilla dans son anorak pour en ressortir son mousquet à triple canon qu'il chargea de trois balles rougeoyantes. Ainsi serré par la queue de la bête, le souffle lui manquait et il peina à cracher sa réplique.

- HOMMAGE CLOWNESQUE !

Et quel hommage. Les Muggy Balls qu'il avait lui même confectionnées et chargées promettaient d'être pour le moins dévastatrices. Rares étaient les explosions aussi puissantes dans l'histoire de l'artillerie, et ce potentiel destructeur était seulement condensé dans une bille de la taille d'une bête balle de mousquet. Une fois qu'il eut pressé la détente, Joe se savait sorti d'affaire.

*Clic*

Ses yeux s'écarquillèrent autant que ses sourcils se mirent à s'élever au sommet de ses arcades.

*Clicliclicliclicliclicliclicliclicliclicliclicliclicliclic*

Il avait beau violer frénétiquement la gâchette de son arme, rien ne se produisit. Cela était pour le moins gênant, si ce n'est tragique, car ce qui se présentait comme une sorte de gorgone aquatique semblait avoir la ferme attention de le dévorer.

- C'est bien beau de barboter, mais faut pas oublier que de la poudre mouillée, ça sert un peu à rien hahaha !

Parfois, une vie humaine tenait au taux d'humidité d'une poudre explosive. Privé d'une arme aux propriétés salvatrices dans les situations de crise, le cafard ne renonçait pas. Le cafard survivrait toujours et ce, quelque soient les calamités venues l'accabler. Malgré tout, la situation se présentait particulièrement mal.
Réfléchir à un plan alors que la sordide bestiole comptait entamer son déjeuner était, de fait, inenvisageable. Des astuces restantes ? Il en avait. Même à poil Joe aurait été capable de sortir une énième sournoiserie de son cru. Celle-ci se présenta sous la forme d'un plus gros calibre que ce qu'il avait sorti précédemment.

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- T'es lent à la détente Biutag. La poudre est mouillée, t'as aucune chance.

Et pourtant, un projectile sortit du canon portatif, et le tout, sans le moindre bruit de détonation. L'arme était équipée d'un Jet Dial capable de projeter tout et n'importe quoi en échappant à la contrainte de la poudre. Ce n'importe quoi fut un simple boulet miniature, savamment propulsé en direction de l'oeil de la bête. Hélas, cela n'eut pas la puissance escomptée par Joe, la tête de son prédateur en devenir n'avait pas explosée. Cependant, il n'en avait pas fallu davantage pour crever l'oeil de la gorgone. Par hystérie, ou tout simplement mue par une douleur qui la faisait enrager, elle jeta au loin la proie qu'elle tenait jusque là enroulée dans sa queue.
Pour Joe, ce fut un retour à la case départ foudroyant puisqu'on l'avait balancé jusqu'au bateau qu'il avait quitté il y a près de vingt minutes, son envol se stoppant brutalement lorsque son dos, déjà meurtri au niveau de l'omoplate, rencontra le mât principal de l'embarcation.

Son cri n'émit aucun son strident, se limitant à une plainte étouffée, un souffle court accompagné de postillons avant qu'il se s'écrase tête la première contre le pont. Au moins, on ne l'avait pas dévoré vivant, et ça, pour le cafard, c'était toujours bon à prendre.
Agonisant une courte minute, il serra les dents en tentant de se remettre debout. Se traînant jusqu'en proue du navire, il contempla au loin la bête excitée qui se rua sur l'entité la plus proche afin d'y défouler les nerfs.

- Hinhin... Je me demande si les Logias de sa race sont comestibles.

Il comptait bien obtenir réponse à sa question en observant tranquillement ce combat de chiens qui allait se dérouler pour son plus grand plaisir. Encore une fois, il sous estimait grandement l'ancien révolutionnaire pour qui, tel monstre marin relevait plus de la formalité que d'un danger réel.
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Un canon qui ne fait pas de bruit mais qui tire quand même de l'air ? Intéressant. Sûrement un dial à l'intérieur, ou un mécanisme ne nécessitant aucune poudre. Ça doit valoir cher sur le marché ça. Je dégaine mon sabre tandis que la bestiole approche. Je la regarde me venir droit dessus. "A la niche, vermine. " Je tranche l'air aussi fort que possible. La mer se sépare sur le chemin de ma lame jusqu'à toucher la créature. Contrairement à ce que je pensais, ça ne la tranche pas. Ça le repousse par contre. Et elle ne semble pas apprécier. Soru et geppou alliés, j'apparais juste devant le truc bleu. Puis je frappe avec un tekkai tenpo et un great hammer plusieurs fois. Et à chacune de mes frappes, je rajoute de l'air pour balancer des poings d'air. La pauvre créature se fait marteler et est incapable de bouger. Au bout d'un moment, je stoppe mes attaques. Elle tombe en arrière, inconsciente. Je reprends mon sabre et l'enfonce dans sa gorge, puis tranche le tout afin de la décapiter. J'attrape le corps et utilise mes ventios dials pour revenir jusqu'à ma Terreur. J'accroche les dials à leur place et traîne la carcasse jusqu'à ce que j'atteigne le bateau. Les hommes ont déjà entouré Joe une nouvelle fois. J'accoste pas très loin, monte mon véhicule et ma prise hors de l'eau. Puis je ramène le tout au navire des pirates m'ayant amené sur Union John.

" Voilà de quoi manger les gars. Apporter ça aux cuistos qu'il nous le cuisine pour tout à l'heure ou ce soir. " Il abandonne le primé pour suivre mes ordres. Je ne suis pas leur capitaine, mais je suis celui qu'on écoute, puisque je suis le gardien du navire. J'ai échange ma protection contre un voyage. Au final, ils sont plus gagnants que moi, puisque j'ai éliminé des détails en chemin et que je leur ramène une belle prise. Mon regard se porte sur Joe. " T'es ingénieux, mais pas très futé. Pourtant, tu as réussis à survivre sur Grand Line. Ça démontre une certaine adaptation. Tu voulais embarquer pour aller où ? " Il ne semble pas disposé à parler. On dirait que je vais devoir le faire parler alors. Juste quand je m'y apprête, un homme monte sur le bateau.

" Il parait que vous voulez quelque chose ?
Vous êtes là, vous avez donc eu le message et vous connaissez la réponse. Alors pourquoi me poser une question stupide ? Je suis ici pour trouver de l'or, des trésors. Et je ne partirai pas avant den avoir assez. Tout peut très bien se passer si vous m'aidez, personne n'a besoin de subir ma colère. Mais si on m'en empêche, si on me refuse ça ... disons qu'on devra renommer Union John et Union Dead.
Vous feri*/ Mais ... c'est lui ! " L'homme pointe Joe en criant. " Il est là ! Il est de retour ! Le voleur ! Le menteur ! Le traître ! "

Je me tourne vers mon "invité", le regard surpris. Maintenant, je comprends. Il ne veut pas forcément aller quelque part, il veut juste fuir cette île. Il a du faire un truc pas gentil aux habitants, comme leur mentir pour les voler et partir lâchement, je suppose. Ça va être intéressant. " Vous avez des griefs contre lui ? Dommage. Il est à moi maintenant. Je l'ai capturé. Lui nuire revient à me nuire, chose qui entraîne inévitablement des morts stupides. " Comment va réagir le type ? Et Joe ? Va-t-il faire un truc stupide ? Parce que je viens tout juste de le sortir de cette situation, ça serait con qu'il fasse une truc débile et annule ça.

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- Tu voulais embarquer pour aller où ?

Haussant les épaules, presque innocent le principal intéressé répondit :

- Chez ta soeur.

Certes, la réplique était peu inspirée, éculée même. Et pourtant, bien placée, elle faisait toujours plaisir à entendre. Tout du moins, elle faisait plaisir à celui qui faisait la réflexion, pour l'interlocuteur, c'était une autre histoire. Même à l'article d'une mort qui devenait de plus en plus certaine, le cafard se conduisait en nuisible. C'était dans sa nature, mais on ne le pardonnerait pas pour autant.
On avait fait venir des résidus de la population locale pour s'entretenir avec l'ancien révolutionnaire. Il était question d'or, il fallait croire que les joyeux lurons venus piller Union John étaient du genre à négocier leur vandalisme. Bien que Clotho et son interlocuteur essayaient de trouver un terrain d'entente pour éviter un bain de sang, Joe pouffa.

- Y'a pas plus d'or ici que t'as de beurre au cul. Les principaux minerais dans le coin c'est le zinc et le charbon. Et après on dit de moi que je ne suis pas malin. Tssss.

Cela lui allait bien de jouer les grands connaisseurs. Lui aussi lors de sa première escale sur l'île avait cru en l'existence de tonnes d'or n'attendant que ses doigts crochus pour s'en emparer. La désillusion avait laissé place au malentendu et le malentendu à un drame. Depuis, il n'était pas en odeur de sainteté sur cette terre minée.
À vouloir jouer l'intéressant, le cafard avait amené le mineur qui l'ignorait jusque là, à le considérer. Ce dernier le dévisagea, un seconde, puis deux, puis trois. Son regard se fit de plus en plus insistant jusqu'à ce que ses yeux semblent jaillir de ses orbites.

- Le voleur ! Le menteur ! Le traître !

- Eh merde il m'a reconnu...

La situation ne pourrait pas plus mal se présenter, et pourtant, une divine surprise intervint. Clotho semblait décidé à ne pas livrer Joe à la vindicte populaire. Cet acte de noblesse était si beau que le boucanier esclavagiste en avait les larmes aux yeux... à force de se retenir de rire.

- Pauvre con va.

Pauvre, peut-être pas, mais s'interposer entre Joe et ses lyncheurs en devenir était une erreur stratégique fatale qu'avaient commis d'autres malheureux par le passé. Ce n'était pas la gratitude qui risquait d'effleurer le cafard. Quand on lui rendait service, son premier réflexe n'était pas de remercier, mais de se demander comment tirer un avantage personnel de la gentillesse de celui qui se montre sympathique à son égard. Avec lui, pas de petit profit, il fallait savoir sortir les marrons du feu en toutes circonstances. Et c'était ce qu'il souhaitait à mener à bien en l'instant présent.

- Enfin peuple d'Union John ! Te voilà à mon secours !

Celui-là même qui rongeait son frein à l'idée de dépecer le cafard fut surpris d'une si soudaine déclaration. Ainsi pris au dépourvu, le mineur se demanda ce que cette ordure, ayant déjà profité d'eux une fois, cherchait à accomplir.

- On vous a enfin prévenu que les libres pirates m'ont capturé ?

- Hein ?! Que veux-tu que ça me foute ?

C'est à un public particulièrement hostile que s'adressait Joe. Il fallait redoubler d'efforts dans la perfidie et le mensonge s'il souhaitait le captiver comme il se doit.

- Tout ça parce que j'ai mis à jour leur plan de mettre à sac Union John, tché... En apprenant ça, mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai essayé de les en empêcher, seulement... ils étaient plus nombreux. Sinon faut pas croire, ils morflaient !

Peut-être devait-il mettre la pédale douce sur le mensonge, car à force d'enjoliver la réalité, le forban commençait à empiéter sur le registre du fantasque. Toutefois, par ce racontar, le cafard était parvenu à capter l'attention de son auditeur. Certes, il ne l'avait pas convaincu, mais avait entamé une brèche dans ses certitudes.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?!

Le mineur commençait à s'agiter. Dès que l'on menaçait de près ou de loin l'élan révolutionnaire acté par Minos, la population d'Union John s'en remettait à ses pulsions plutôt qu'à sa raison. Sachant pertinemment cela, Joe agitait le chiffon rouge vers lequel il comptait amener cette confrérie de mineurs bas de plafond.

- Se servir de l'industrie d'Union John comme une base de manufacture pour leurs armes enfin ! Le Q.G révolutionnaire ne vous a pas prévenu ? Tché !
Ils comptent profiter de tout ce que vous avez bâti pour établir un trafic d'armes dont le réseau s'étendrait jusqu'au nouveau monde.


L'explication semblait vraisemblable. Clotho, semblait se distraire des dernières convulsions du cafard qui cherchait un échappatoire pour rester en vie, souriait légèrement en écoutant ces bobards improvisés avec brio. Enfin, il commençait à comprendre comme une vermine de son acabit était parvenu à accumuler les berrys sur sa prime.

- Barre-toi prévenir les autres avant qu'ils te fassent taire !

Perplexe, le mineur ne savait plus ou se mettre, hésitant à partir, jaugeant du regard à la fois l'ancien révolutionnaire et le pirate vicieux qui se faisait passer pour l'un des siens. Craquant sous la pression, il se fit la malle en courant.
Un simple geste de la main de la part de Clotho suffit à ordonner à ses hommes d'exécuter le fuyard. Ordre reçu cinq sur cinq. Quelques secondes après le départ du pigeon à qui il avait bourré le mou pour se sortir de là, Joe entendit un coup de feu qui en disait long sur l'issue de son plan.

- Tu veux que je te dise Biutag ? Quelque part, ça m'arrange que tu ais essayé de manipuler cette andouille.

Se levant de son siège, comme imprégné d'une aura ne laissant planer aucun doute sur ses intentions belliqueuses, le libre pirate arbora un sourire particulièrement terrifiant.

- M'emparer de leurs possessions sans résistance, ça manque de piquant. Ça manque surtout de cadavres. Grâce à toi, j'ai le prétexte tout trouvé pour en semer quelques centaines hahahah....

Le navire se mit à trembler. Quelque chose l'avait percuté. Tournant vivement la tête en direction de l'un de ses hommes d'équipage, Clotho ordonna à ce dernier d'aller aux nouvelles. Une seconde secousse se fit ressentir, puis une troisième.
Habitué à de tels remous, Joe n'avait aucun doute sur la provenance de la plaie qui les accablait en cet instant. Des boulets de canon commençaient à entamer la coque du navire. Furieux, l'ancien révolutionnaire agrippa Joe par la peau du cul, faute de mieux, et le traîna sur le pont. Devant eux, sur le port, quelques dizaines de mineurs avaient traîné des canons d'artillerie, fierté de l'industrie locale, pour se faire entendre des pirates qui avaient accostés sur leur précieux archipel. Lorsque leur émissaire avait succombé au coup de feu tiré quelques minutes auparavant, ils avaient préféré prendre les devants, prenant acte que les hostilités avaient été engagées.

- À moi mon peuple ! On m'assassine !

- Regardez ! C'est l'autre fumier de Biutag ! Il s'est allié avec Clotho !

Les coups de canons répétés empêchaient la langue fielleuse du boucanier d'avoir l'écho nécessaire pour tenter de manipuler la plèbe à son avantage. Au moins, il avait obtenu l'effet précédemment escompté : Clotho et ses hommes étaient aux prises avec les indigènes. Rien ne réjouissait plus le cafard que deux factions s'affrontant pour qu'il en tire le meilleur parti. Si le possesseur du Logia de la terre ne le tuait pas avant qu'il en profite en tout cas.

- Ils ont pas compris à qui ils ont à faire...

Pour le moment, Joe ne craignait rien, la colère de son hôte semblait exclusivement tournée vers les vindicatifs venus abîmer son vaisseau à grand coups de canon. Abandonnant le cafard, non sans lui avoir enfoncé la gueule contre le pont afin de s'assurer de son silence les heures à venir, Clotho s'activa de sorte à faire le ménage parmi les gêneurs. Bondissant comme un beau diable sur le quai, il se retrouva au milieu des mineurs en colère.

- Voyons ce que vous avez dans le ventre !

Cette phrase n'était pas à prendre au sens figuré, les tripes allaient gicler sous peu. Hélas pour Joe, évanoui, tête enfoncée dans les planches du pont, fesses en l'air, il n'allait pas profiter de ce formidable spectacle. Ce n'était pas un massacre qui allait avoir lieu, mais un préambule à la torture extrême qu'il subirait lorsque Clotho reviendrai décompresser après ce contretemps.


Dernière édition par Joe Biutag le Ven 16 Sep 2016 - 9:36, édité 1 fois
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Minables. Pitoyables. Incapables. Bons à rien. Insectes. Microbes. Franchement désespérant de voir des abrutis finit incapables de faire preuve de la moindre once d'intelligence ou de bon sens. Ils savent que j'ai un fruit du démon, un logia qui plus est, puisque j'étais dans la révolution et que c'est désormais un fait connu de la plupart des gens, ils savent qu'ils ne vont rien me faire, et que la seule chose qui va arriver, c'est leur mort. Pourtant, ils y vont quand même. Ils foncent vers un funeste destin. Ils y courent, comme s'ils n'attendaient que ça. Et dire que tout aurait pu très bien se passer diplomatiquement ... Je ne voulais pas spécialement faire de massacre. Mais comme on me force la main en écoutant un stupide cafard, l'avenir semble se tracer tout seul. En dépit de mes efforts pour être civilisé, on dirait bien qu'il va falloir que je repasse de mon côté favori, l'obscurité. C'est dans les ténèbres que je me sens le mieux.

Je dégaine mon sabre et envoie une lame d'air tranchante circulaire. Certains réussissent à éviter de justesse. La plupart, trop proches de moi, n'ont pas cette chance. Joe doit penser que je suis en colère. Je ne le suis pas. Je suis déçu dépité, nonchalant, sans aucune ardeur. Les tuer ne m'apporte aucune joie. C'est comme cueillir une framboise, mâcher, regarder, sortir un mouchoir de sa poche ... Aucune difficulté, rien qui ne titille mes sens, qui m'émoustille, qui me mette en état. Avec mon sabre, je tranche les corps en deux facilement. Je m'amuse à en couper verticalement et symétriquement. Mais c'est pas facile. Ceux qu'il restent commencent à s'enfuir. Courrez mes petits gars, mais la tortue rattrape toujours le lièvre en fin de compte. Soru. Je crée un mur de terre juste devant eux. Ne pouvant s'arrêter, ils s'écrasent dessus et tombent à la renverse. Puis je fais s'écraser le mur sur eux, les recouvrant intégralement. Ils se débattent, essaient de sortir. Pas facile quand tu as plus d'un mètre de terre dense sur toi.

Certains meurent écrasés par la pression, d'autre asphyxiés, à cours d'énergie ou de volonté. Une fois que je ne sens plus rien qui bouge, je retire ma terre, sait-on jamais. Puis j'avance d'un pas certain vers la "ville" en enjambant les cadavres encore chauds. Sur le chemin, je croise un étrange personnage. Habillé tout en mineur, portant un casque, une pioche et une pelle, j'en déduis que c'est un mineur.


Quand il voit le sang sur mes affaires, il se met à hurler et à courir après avoir fait demi-tour. Je le rattrape sans trop me forcer, toujours avec un soru. Je me poste juste devant lui. Il freine brusquement pour ne pas me rentrer dedans.

" Tu bouges, tu meurs. Tu cries, tu meurs. Si tu as envie de vivre, écoute moi bien jusqu'au bout. Je suis ici pour trouver de l'or. Beaucoup d'or. Je ne partirai pas avant d'en avoir trouvé. Si vous voulez vous débarrasser de moi, vous pouvez m'aider à en trouver rapidement. Plus j'en ai vite, plus vite je repars d'ici. Si tu as compris, hoche la tête. " Il s'exécute. " Si tu connais quelqu'un qui peut m'aider à trouver de l'or, hoche la tête. " Il penche encore une fois la tête. Bon, bah il suffit de savoir qui est la personne, la trouver, creuser puis basta, je me barre d'ici. " Où et qui est cette personne ? "

Il tremble. Il me ferait presque pitié si j'en avais quelque chose à faire. Il veut parler, mais aucun son ne sort. Puis il se met à bégayer. Ce qui entame ma patience déjà bien usée. Il m'explique qui il est et où chercher. Il tient à sa vie, visiblement plus que les autres débiles. Y aurait-il finalement quelqu'un avec un tant soit peu de jugeote sur cette île de merde ? Il me tend sa pioche et sa pelle. Je rigole, puis avance dans la grotte avec lui. Il m'emmène au point indiqué. Je lui dit de rester là sans quoi je le tue sans délai. C'est fou comment une simple et banale menace de mort ça fait obéir les gens quand même ... Pourquoi devrais-je prendre des outils quand je suis moi même un outil ? Et un bien meilleur, qui plus est. Je frappe les parois. Ça résonne, ça vibre partout dans la galerie. L'endroit touché explose sous l'impact. Pas de technique particulière cette fois, juste un poing ordinaire. Un poing qui vaut 7000 dorikis, mine de rien. Et en parlant de rien, voilà ce que je trouve. Je recommence plusieurs fois dans différentes directions. Toujours aucun résultat à part un éboulement plus loin. Je me tourne vers le type avec un air menaçant.

" Tu m'aurais pas menti par hasard ?
N ... N ... Non. J ... Je ... Je ... je vous ... le ... pro ... promets. Il y ...y a un ... un ... un filon ici. Un gr ... gr ... un gros. Plus à dr ... dr ... droite. "

Je suis ses directions. Après plusieurs coups, le tombe sur une partie dure qui ne veut pas bouger. Je frotte pour découvrir une couleur dorée. Je souris. Les dieux de la chance seraient-ils avec moi ? Je tranche la roche avec mon sabre et des lames d'air. Je dégage les parties sans intérêt. Rapidement il reste des pépites incrustées dans la roche. Je les extrais comme je peux en taillant autour. Je finis par les arracher à leur support. Je suis content. Très content. Les pépites sont bien dorées, font dans les vingt centimètres chacune et pèsent leur poids. On dirait des vraies. Je me tourne vers Gino.

" Si, quand je vais les changer contre du cash, on me dit que ça ne vaut rien, je reviendrai sur l'île. Je raserai chaque maison, chaque construction. Je détruirai et boucherai chaque galerie. Je tuerai tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards. Personne ne m'échappera. Ça sera la fin de l'île. Alors je vais te poser la question une seule fois. Est-ce que j'en ai pour très cher ?
Oui. Plusieurs dizaines de millions.
Bien, parfait. T'as honoré ta part, je vais honorer la mienne et quitter l'île sans causer plus de ravages. Allez, oust, on sort d'ici. "

On sort rapidement du tunnel creusé. Plusieurs locaux nous attendent, armés. Ils pointent leurs armes sur moi, et forcément Gino qui est devant moi.

" Faîtes pas de connerie les gars. J'suis sur le point de partir pour jamais revenir. Me forcer pas à rester plus longtemps que prévu pour utiliser vos cadavres et boucher les galeries. J'ai horreur de perdre du temps. Gino a bien bossé pour moi, il a sauvé l'île. En échange de son aide, j'ai promis de dégager. Si vous tirez, vous annulez ce contrat, je vous tue tous, détruit la ville et blablabla destruction de l'île blablabla fin de l'île. C'est pas ce que vous voulez je suppose. Alors laissez moi passer que je puisse enfin quitter cette île. "

Je dépasse Gino en avançant. Les mineurs s'écartent comme si j'étais la peste, toujours en gardant leurs armes pointées sur moi, le doigt sur la gâchette. Je les laisse derrière comme les êtres inutiles et merdiques qu'ils sont. Ils ne valent pas le temps que j'ai passé ici. Très loin même. Mais bon, ça aura rentabilisé mon voyage ces pépites que je mets dans mon sac. Je rejoins rapidement le navire des pirates qui m'ont amené ici. La foule reste loin, mais surveille, toujours armée. Je pousse un soupir. Ils me désespèrent ces humains. Je monte sur le pont. Tiens, plus de trace du cafard. Il a du partir pendant mon absence. Bon, peu importe. Les gars en ont profité pour dégager le navire. On est prêt à partir. Je donne l'ordre, et nous voilà quittant l'île, quelques minutes plus tard. Les locaux soufflent un coup, je les laisse en paix et respecte ma part du marché. Tout comme j'honorerai l'autre en cas de besoin. Je reviendrais finir l'île, la rendre inhabitable si jamais Gino m'a menti. Et il sait que j'en suis capable.

Technique:


Vent de mer... Drapea11
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[Épilogue]



Au milieu des cadavres en cuisine, criblés de balles, trônait sur la table à manger une serviette sur laquelle quelques mots griffonnés avaient été inscrits à l'intention d'un hôte si avenant qui avait su s'occuper du cafard comme il se devait. Le boucanier n'avait pas manqué une occasion de remercier le brave Clotho en bonne et due forme, profitant de la courte absence de ce dernier pour revenir à lui et massacrer quelques hommes d'équipage.
Quand le chat n'est pas là, les souris dansent et le cafard dézingue.

Génocidaire, mais bien élevé, Joe avait alors décidé de laisser derrière lui un petit message afin de narrer à quel point il avait passé un séjour inoubliable à bord.
Ma très chère motte de glaise,

Fort contrit de me réveiller privé de votre compagnie, il me fallut noyer mon chagrin comme toute âme damnée séparée d'un tel ami.
Peu en clin à la dégustation d'éthanol, ma noyade s'opéra tout naturellement dans l'hémoglobine de vos gents.
Pardonnez le désordre, il m'arrive d'être brouillon lorsque la tristesse m'accable.
Pardonnez un manque de civisme qui consiste à emprunter sur le très long terme sans autorisation du propriétaire, mais le massacre à l'arme à feu, en plus de creuser les cervelles des idiots à bord, creuse l'estomac de leur assassin.

Nous nous séparons en des circonstances funestes, mais de grâce jeune fille, ne pleurez pas.

Car nous nous retrouverons bien assez tôt.

Et ce jour là, je vous enterrerai sous les amas de boue que vous sécrétez par tous les pores.
Parce que tu m'as fait super mal espèce d'encul
La rancoeur guide ma plume, aussi, il est temps de conclure notre correspondance unilatérale.

Bisous, Joe.

PS : Si j'étais toi, je jeûnerai jusqu'à la prochaine île, parce que c'est vraiment pas très avisé de mettre dans une même pièce, des récipients de mort aux rats et les victuailles pour la traversée. Ça peut donner des idées malsaines aux visiteurs les plus mal intentionnés.
Bon voyage.

Certes, sa tentative consistant à fuir Union John était un échec, mais Joe, bien que toujours piégé sur cette île hostile, avait su se remettre du baume au coeur en nuisant, à son échelle, à l'encontre de pirates dont la bienséance à son égard n'avait été que très relative. Il n'y avait pas de petite malice quand on était aussi matois que le cafard. Malgré les douleurs qui parcouraient tout son dos et autres hématomes, ce retour forcé sur Union John commençait admirablement bien.
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