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Convoi 03 - On The Rope Again

Convoi 03 - On The Rope Again Prison10

Grandline ne déroge pas à sa réputation en changeant sans cesse sa façon de traiter les navires qu'elle héberge. Ce jour-là, les rafales de vent et la grêle s'abattent sur le flanc du On The Rope Again, le puissant navire de guerre de la Marine affecté au transport des condamnés à mort. Le bâtiment est muni de deux bordées de canons à chaque côté, ainsi que du bois d'adam, des trois mâts et de l'équipage surentrainé qui conviennent à cette expédition. Car la route est périlleuse; tous en ont conscience. Si le vent fait tanguer le puissant bloc de bois et d'acier, ce sont les prisonniers et dangers humains que les Marines à bord ont spécialement appris à gérer.

Si dehors le vent hurle, à l'intérieur ce sont les prisonniers. Mais personne ne s'adonne aussi bien à la cacophonie que Bad et Stupid. Les mercenaires d'Alabasta ont accepte le mauvais contrat et généré des bagarres jusque dans un bâtiment militaire. Les deux loubards avaient fait durer la rixe toute la nuit grâce à des renforts permanents, semblant sortir de nulle part. En dépit de la relative faiblesse de la bande, son nombre et son organisation en avaient fait une cible prioritaire du convoi. Aujourd'hui, on en décapiterait les chefs pour dissiper la nuée. Ceux-ci hurlent que leur bande arrive, que le navire ne pourra pas les arrêter et que le rock est immortel. Peu d'hommes d'équipage leur prêtent l'oreille, car il y a bien plus dangereux à bord.

Cendre n'aura connu que l'échec dans ses grands projets. A Second Peace Island d'où il vient, il fut banni pour avoir approché de trop près le savoir interdit des ponéglyphes et jeté du haut de l'île céleste. Cela ne suffit ni à le tuer, pas plus qu'à le calmer. Changé en cyborg, renforcé avec le fruit de l'alchimiste, hissé jusqu'au rang d'As de l'armée révolutionnaire, il réunit plusieurs équipages afin d'assurer sa vengeance contre son île et Red, responsable de sa déconfiture. Le Gouvernement Mondial le prit très au sérieux et veilla à mater sa nouvelle armada en devenir avant qu'il devienne trop dangereux. La capture coûta de nombreuses vies et même plusieurs navires, mais il fut capturé, scellé au granit marin et jeté dans le convoi afin que le Gouvernement puisse se débarrasser d'une sérieuse menace. Cendre se tait et patiente. Lui aussi a toujours des sbires à ses ordres, quelque part et en grand nombre. L'échec n'est plus une alternative. Dès que ses menottes en granit seront défaites, il tuera tout le monde à bord.
    Les plans du Gouvernement Mondial pour contrer la révolution se succédaient. Même si je ne portais aucun camp dans mon coeur, j'étais résolue à leur mettre des bâtons dans les roues autant que possible et, tant que cela ne générait pas une altercation avec mes alliées de la 346ème, mater leurs forces.

    Les convois offraient de bonnes cibles : non pas pour leurs prisonniers, mais car ils étaient bien gardés. Ma coque de noix ne payait pas de mine, mais au moins nous les rattrapions à vive allure, tandis que les gros navires-prisons brillaient par leur lenteur. Autour de nous, la mer se déchaînait : un temps parfait pour passer inaperçues, entre les vagues épaisses. Karen faisait office de timonier à bord, elle possédait de solides connaissances en navigation, l'aubaine. Angelica était à l'avant avec moi, sans réelle utilité ; nous étions deux, puisqu'il n'y avait rien d'autre à faire sur ce petit navire, toutefois, il nous serait difficile de tenir de longues traversées avec un effectif aussi réduit si nous trouvions un plus grand bâtiment.

    Mes yeux brillaient et je jouissais d'une énergie nouvelle depuis que le vent de la liberté me soufflait dans ses différentes directions. Je n'avais cure des ennuis qu'il m'était plus simple de résoudre et ceux-ci étaient légion avec mon visage primé aux quatre coins du monde. Heureusement, ma prime dissuadait la majeure partie du temps, j'entendais juste les dents crisser sur mon passage ; on connaissait mes capacités et ma réputation de porteuse de mort me précédait.

    Je n'étais évidemment pas fière de nombre de mes actes, mais je les assumais pleinement désormais.

    « - Je ne suis pas certaine qu'un abordage se fasse de la façon dont tu aies prévu, An... Eleanor. » Elle avait encore du mal à m'appeler par mon nouveau nom, je ne lui en tenais pas rigueur.

    Le petit navire montait et descendait au fil de l'eau. Nous nous rapprochions et nous n'avions ni le gabarit, ni le matériel pour faire un abordage en règle. J'allais donc devoir laisser mes camarades dernière moi.

    Un bruit siffla à une centaine de mètres dans notre direction. Je partis pour l'intercepter, mais ma lieutenante était plus rapide. Sa jambe réceptionna le boulet et le renvoya au destinateur. Un « boom » sinistre retentit et de la fumée émana d'un des navires d'escorte. Nous étions repérées.

    « - Je vais poursuivre seule, écartez-vous : ça serait bête que l'on perde notre unique moyen de sortie.

    - Je viens avec toi, » signa Angelica tout en me saisissant le bras.

    Un bref hochement de tête et je partis tête la première, fendant l'air grâce au rokushiki pour arriver en moins de trente secondes sur le pont du bateau principal. Nombre de marins avaient déjà tiré leur sabre au clair. Ma subalterne atterrit à mes côtés.

    « - Mon nom est Eleanor Bonny et je suis venue prendre possession de ce navire. Déposez vos armes et il ne vous sera fait aucun mal. »

    Une horde de prisonniers pouvait toujours servir, certains intégreraient probablement ce qui serait plus tard mon équipage. À d'autres, je rendrais leur liberté. C'était une forme de rétribution pour tous les innocents que j'avais envoyé moisir derrière les barreaux ces dernières années.

    Ne voyant aucun signe de reddition et comprenant par les ordres que beuglait un Caporal qu'il n'était pas question de me laisser faire, j'ajustai mon tricorne pour couvrir mes yeux.

    « - Dommage, encore un gâchis au nom des tyrans. »

    La meute se rapprochait dangereusement, je fis signe à Angelica de s'occuper du petit attroupement sur le gaillard d'arrière où se trouvait le gouvernail. J'allais faire diversion ici pendant ce temps. Elle s'effaça dans un Geppou tandis que j'avançais mon bras vers l'ennemi, paume vers le haut et doigts recroquevillés. En mer, il m'était dangereux d'utiliser mes pouvoirs à leur pleine capacité, c'est pourquoi je me résolvais au strict minimum.

    Mes doigts claquèrent, produisant un léger filament bleu dans l'air le temps d'une seconde. Une onde de choc se répandit et repoussa violemment les soldats qui fondaient sur moi, en envoyant plusieurs par dessus bord. Évidemment, les plus solides accusèrent le coup sans broncher, mais au moins j'étais débarrassée du menu fretin.

    Sur la centaine d'ennemis sur le pont principal, plus de la moitié était déjà à terre ou à l'eau. Ceux là même qu'il m'aurait suffit d'un Rankyaku pour les balayer. Mais les plus gros morceaux continuaient à s'approcher.

    « - Vous ne me laissez pas le choix, les gars. »


    Dernière édition par Annabella Sweetsong le Sam 16 Jan 2021 - 23:55, édité 1 fois
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    Je ne comptais plus le nombre de navire que j’avais pris depuis ma capture, mais il y avait quelque chose de spécial avec celui-ci. Bon peut-être que l’annonce qu’il y avait eu quelques jours plus tôt affectait encore mon jugement. Elle avait été diffusée par des hauts parleurs dans toute la prison. Une fois la surprise passée d’entendre un discours au fond de mon cachot, j’ai écouté la teneur de ce discours et je n’en ai pas cru mes oreilles. Je ne me rappel plus les mots exacts, mais en gros, ils prédisaient la mort imminente des détenus. Je me suis d’abord demander pourquoi ils nous avaient informer que l’on allait mourir. Sadisme ? Plan de gros méchant qui veut que ça rate ? Je ne sais pas, mais cela était bien perturbant. Pour ma part, cela m’avait un peu sorti de mon hébétude malgré tout.

    Je ne m’y connais pas vraiment en navire, mais quand je suis monté à bord du On the Rope again, à ce qu’il parait, j’ai pu constater que ce n’était pas n’importe quoi comme vaisseau. Bon, j’avais surtout vu les rangées de soldat partout, sur le quai, la passerelle et le pont en embarquant. Mon séjour en prison ne m’avait pas permis d’être au courant de tout ce qu’il se passait dans le monde, mais on aurait dit que la marine avait quelque chose à prouver. Se racheter de quelque chose ? Bon la chaine qui se tendait par à coup devant et derrière moi, m’a vite tirée de mes réflexions. Bordel, ils ne savent pas marcher en rythme ces prisonniers. C’est vraiment énervant tout ces chocs qui viennent tirer sur mes entraves et la gerçure qu’elles m’ont provoquée.

    Pour en revenir à ma nouvelle maison qui fendait les flots presque gracieusement pour un navire de cette taille. Je n’avais jamais rien vu de telle. Le grain du bois qui composait ma cellule était magnifique. Je suppose que tout le bateau était fait de ce bois qui semblait onéreux. En tout cas, il était lisse et j’y dormais plutôt bien quand mes condisciples n’hurlaient pas des inepties. Les plus bruyant disaient s’appeler Bad and Stupide. Je ne sais pas qui leur à choisit leur nom, mais c’était du sur mesure. Stupide, ils l’étaient de croire qu’on allait les sauver. Bad, je ne sais pas, on n’est pas mauvais quand on est attaché dans une cage. Enfin, si, ils leur arrivaient de chanter par moment et là c’étaient vraiment bad singer.

    ***

    Pour tromper l’ennuis, j’ai joué avec mon Haki de l’empathie. Je ne suis pas sûr d’avoir apprécier ce que j’en ai déduit. Outre le fait que la marine semblait compter autant d’homme à bord que de prisonnier, lorsque mon Haki avait effleuré plusieurs personnes à bord, j’en avais eu des frissons. L’un d’eux était visiblement logé à la même enseigne que moi et était captif. Les deux autres, étaient visiblement des mouettes.

    ***

    J’avais beau rire un peu de ces braillards, ils avaient fait naitre en moi l’espoir que quelqu’un viendrait et que j’arriverais à m’enfuir. C’est surement pour ça que j’ai commencé à tenter à glaner des informations sur mes codétenus. L’un de mes voisins, ma narrer par le menu l’histoire des mercenaires jumeaux. A part eux personnes ne semblaient vraiment connu ou disposer à se vanter de la sorte. Le type flippant devait être quelqu’un. Quelqu’un de dangereux en tout cas, car il avait droit à bien plus d’attention que moi où les autres.

    ***

    Aujourd’hui le navire tanguait sec. J’entendais le vent qui hurlait et surement des grêlons qui martelaient le pont supérieur. Le gros temps avait un avantage, les autres gueulaient nettement moins. Je pouvais réfléchir plus tranquillement. Bon à part réfléchir, je n’avais pas grand-chose à faire. Je rêvassais quand j’ai entendu du bruit sur le pont. D’abord un impact plus fort que les autres, puis des cris, des ordres. J’avais beau avoir une bonne oreille, tout ça était assourdi par les épaisseurs de bois.

    Rapidement, je n’ai plus rien pu distinguer de nette. Les ziggotos s’étaient levés d’un bond et se cramponnaient au barreau et hurlait de venir les libérés qui qu’ils soient. La joie se lisaient sur leur visage disant, je vous l’avais dit. Pour ma part, je dus faire un effort pour résister à l’envie de me joindre à eux, mais j’avais encore un peu de dignité. Je n’étais pas le seul, mais non n’étions pas nombreux à être rester stoïque. J’étais en pyjama raillé blanc et noir, je n’avais plus aucune possession personnelle. Ils avaient même réussi à me retirer mon gantelet qui s’était « soudé » à ma peau. Ils m’avaient par contre permis de garder des séquelles de Kanokuni. Outre les diverses cicatrices, mon bras gauche s’était ressoudé n’importe comment et avait maintenant vaguement la forme d’un Z. Il était encore parfois douloureux, tout comme mon amour propre. Bref, il ne me restait rien sinon ma dignité.

    Un petit coup d’Haki, malgré ma soi-disant dignité, pour sentir ce qu’il se passait. Verdict, plein d’agitations et une aura qui me disait vaguement quelque chose et qui réveilla la douleur dans mon bras gauche.
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    Le périple à travers l'Île des Hommes Poissons avait été éprouvant pour l'équipage. Le galion Bull avait néanmoins tenu bon, et se dirigeait vers l'île de Citadelle sur la quatrième voie de Grand Line. C'était un navire marchand parmi les plus imposants de Terra, et il était spécialement conçu pour le transport de marchandises lourdes. Autant dire qu'il attirait les convoitises. En général, les négociants, propriétaires du bateau, embauchaient des mercenaires pour les accompagner, bien qu'il n'ait aucune confiance en eux. Cette fois-ci, un détachement de la Garde Impériale se trouvait à son bord. Et à leur tête, le commandeur Mountbatten.

    L'ancien marin avait demandé à l'Imperiosa en personne de mener une expédition jusqu'à Citadelle pour acquérir des marchandises et des technologies qui pourraient être utile au complexe militaro-industriel de Terra, dont il était le directeur. Face à la menace croissante du Gouvernement Mondial, mais aussi des Empereurs pirates, Terra s'était lancé dans un vaste programme de militarisation et de rénovation de son armement. La première mesure, sponsorisée par le Fantôme, fut de monter une usine d'armes sur l'île pour en assurer son indépendance stratégique. Mais ça ne suffisait pas encore : le matériel de haute technologie manquait. Alors avec ce voyage, Mount espérait récupérer des armes qui pourraient faire ultérieurement l'objet de rétro-ingénierie, ou même acheter des brevets.

    Pour limiter le risque d'attaque, l'équipage avait acheté les longues-vues les plus performantes du marché. Elles pouvaient repérer un navire à plusieurs dizaines de kilomètres, bien avant que l'œil humain ne puisse le faire. La technique étant la suivante : pour limiter les délais, le galion devenait invisible grâce au fruit du Marijoan, le temps que le navire étranger soit passé.

    Ça avait été le cas maintes fois sur le Nouveau Monde, et à nouveau sur Grand Line. Ce jour-là, le navire marchand détecta à nouveau un autre bateau. Sauf que celui-ci était accompagné par une petite flotte. Et visiblement, il s'agissait de bâtiments de la Marine.

    Le capitaine du navire avait tout de même insisté pour éviter un détour. Le temps pressait, et les marins à bord commençaient à s'impatienter. La prochaine escale serait pour dans deux jours, et certaines denrées manquaient déjà. Rien de bien essentiel, mais en contournant la flottille, cela rajoutait deux jours au voyage, ce qui était inacceptable pour l'équipage. Décision fut prise d'aller droit devant, et ce même si la Marine se dressait sur le chemin. Cela ne voulait pas dire que les Terrans souhaitaient un affrontement, loin de là. Mais ils ne voulaient pas non plus perdre leur temps.

    À mesure qu'ils s'approchaient, non repérés grâce à la technique du fruit de l'invisibilité, ils constatèrent que le vaisseau amiral était un mastodonte, presque deux fois plus long que le galion, une fois et demie plus haut, et presque autant de large. Il était évident que ce n'était pas un convoi habituel.

    Soudain, l'atmosphère semblait agitée à bord du bâtiment du Gouvernement Mondial. Puis, des marins passèrent par-dessus bord. La distance entre les deux bateaux se réduisait de plus en plus, et le brouhaha devint de plus en plus audible.

    "- Bougez-pas, je vais voir ce qu'il se passe."

    Mount décolla du galion à l'aide de Geppous, et fonça sur le navire principal. Le Bull restait toutefois invisible, grâce sa technique Retardateur. Il avait une demi-heure avant que l'effet ne se dissipe et révèle la présence du galion au milieu de l'escorte. En quelques dizaines de secondes, il arriva sur la proue du navire. En restant invisible, il remarqua l'énergumène qui avait troublé la tranquillité des marins. Une femme aux cheveux d'argent, et qui portait une coiffe typique des pirates. A première vue, ça ne lui rappelait rien. Et puis il se souvint de deux choses. Deux personnes, dont une qu'il avait effectivement croisé… La première, et probablement la plus logique, c'était Eleanor Bonny, une véritable calamité qui avait sévi récemment à Arcadia. Mais la deuxième figure dont il se remémorait – et la plus troublante -, c'était celle d'une femme qu'il avait rencontrée à Kanokuni, lors de la bataille.

    Plusieurs marins furent propulsés vers lui, et il esquiva non sans difficulté à cause de son manque de concentration sur l'instant présent. Il était plongé dans ses pensées… À ses côtés, des gradés de la Marine avisaient. Certains appelaient des renforts par escargophones, d'autres se préparaient à rentrer dans l'arène. Le regard de quelques officiers trahissait la peur. Leur ennemie n'était pas normale. Elle avait un pouvoir destructeur qu'il redoutait. D'autres étaient galvanisés à la promesse d'un combat acharné.

    Cette femme… Nul doute. Sans qu'elle le sache, du moins probablement, elle croisa le regard du Fantôme. Un regard qui inspirait la peur, qui reflétait une violence palpable. Des yeux qui mettaient mal à l'aise. Les souvenirs jaillissaient des tréfonds de sa mémoire. Oui, c'était ça. Elle était venue dans sa tente après qu'il eut ouvert la porte de Kanokuni aux forces principales de la Marine. Elle était venue l'interroger. Et surtout, qu'est-ce qu'elle lui avait fait peur, lui qui était sergent d'élite à l'époque. Il comprit peu de temps après qu'elle faisait partie du CP9… La même organisation dont faisait partie Hans Muller, qu'il avait affronté sur Terra quelques semaines avant.

    Elle continuait à terrasser les forces de la Marine, envoyant valser une grande partie de l'équipage. Il y avait donc plusieurs choix possibles. Soit Eleanor Bonny et la femme qu'il avait vu sur Kanokuni étaient deux personnes différentes, soit c'était la même. La deuxième option paraissait improbable, puisque Mountbatten ne comprenait pas pourquoi une pirate renommée pour ses capacités destructives s'avérait être une agente du Cipher Pol. Pourtant, ce regard… Cette expression du visage avait été marqué dans son esprit, et sa mémoire le trahissait rarement. Non… Il était convaincu que c'était la tueuse du CP9. Alors qu'est-ce qu'elle foutait là ?! Là, maintenant, à attaquer sans raison un convoi du Gouvernement Mondial ?! S'il connaissait la rivalité entre les services secrets de Marie-Joie et la Marine, il doutait que la compétition allât jusqu'à se foutre sur la gueule à ce point-là.
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    Las Camp :


    Il était dix heures du matin, sur l'île de Las Camp un groupe de jeune gens se dirigeait vers la base de la marine du Colonel Barker Gin. Ce groupe pénétra dans la base, deux hommes légèrement blessé portaient deux types assommés. Un Caporal se mit à gueuler contre ses malotrus qui avaient osé faire irruption dans la base de la marine, mais un troisième comparse poussa ses deux compagnons, lui aussi portait un homme sur ses épaules. Le Caporal commença à suer de peur, le corps de ces hommes était couvert de blessures des pieds jusqu'à la tête, l'homme du milieu était un Cow-boy et il déposa le premier bandit au sol. Puis ce fut autour des deux alliés du Cow-boy de déposer leur bandit, le soldat reconnu les trois hommes ensanglantés qui gisaient au sol inconscient.

    - Mais... Ce sont les Triplés Hatchibana ! Comment les avez-vous vaincus ? Un seul d'entre eux possède une force capable de briser la roche, ils ont déjà vaincu plusieurs de nos patrouilles !


    Dallas s'assit sur le dos de l'aîné des triplés, il sortit une cigarette de sa poche de chemise et alluma cette dernière.

    - Ils nous ont donné du fil à retordre, donnez-nous la prime.


    -Oui, tout de suite.


    Le Caporal ordonna à ses hommes de les enfermer dans une cellule le temps qu'ils soient transférés, Daniel Lacroix et George Blaise les deux bras droit de Clint Dallas l'homme à la cigarette, se posèrent eux aussi à côté de lui. Le capitaine en avait marre de se battre contre du menu fretin, mais dans la région il n'y avait que ça. Les trois hommes étaient trop fatigués pour parler inutilement, alors ils se taisaient. Ils attendaient dans une salle d'attente près de la réception, Dallas était debout les bras croisés en attendant que le Caporal daigne se montrer.

    Un Colonel était venu rendre visite à son confrère le Colonel Barker. Ce dernier était en train d'évoquer de vieux souvenir avec son frère d'arme dans son bureau, le Caporal débarqua en hâte et il annonça la bonne nouvelle concernant la capture des Hatchibana. Le Colonel Barker fut étonné de cette nouvelle, car ses criminels avaient échappés au Colonel plusieurs fois grâce à la ruse. Mais son confrère ne savait pas de qui ou de quoi ils parlaient. Alors Barker lui expliqua qui étaient ses criminels, c'était des tueurs de marine qui échappaient toujours à celle-ci. Quand le Colonel Sozin entendu ses explications il demanda à féliciter en personne le marine qui avait accompli cet exploit, il demanda donc d'être conduit jusqu'à lui.

    Il remercia son vieil ami pour l'accueil et le plaisir de sa compagnie, le Caporal conduisit le Colonel jusqu'au trio de chasseur qui attendait dans la salle. Sozin regarda les trois hommes qui n'avaient rien de soldats de la marine, mais plus de vagabond cherchant un toit pour ce soir. Le Caporal désigna du doigt les trois hommes, en expliquant qu'ils s'agissaient d'eux et de personne d'autres.

    - Vous ne faites pas parti de la marine je me trompe ?


    - Non, où est notre récompense ?


    Sozin regarda Dallas, puis il jeta un coup d’œil sur les deux chasseurs affalaient sur plusieurs chaises derrière lui.

    - Vous êtes des chasseurs de primes j'imagine ?


    - Ouaip.


    Sozin était venu en réalité pour persuader son vieil ami de participer à un transport de Prisonnier sur Grande Line, mais Barker souhaitait rester sur Las Camp pour assurer sa protection. Sozin voulait un homme de caractère et puissant pour l'accompagner, il pensa à Clint et lui fit part de son envie.

    - Je suis chargé d'une mission importante qui se déroulera sur Grande Line, et je souhaite que tu m'accompagnes quand dis-tu ?

    - Quel genre de mission ?

    - Plutôt risquée, c'est pourquoi j'ai besoin d'un homme capable de se sortir de situation pénible.

    - Grande Line... Pourquoi moi ? Vous manquez d'effectif dans la marine pour recruter un chasseur de prime ?

    - Non, je suis juste du genre excentrique. Mais si tu ne veux pas venir, tant pis pour toi.

    - Je n'ai pas dit non, au contraire, sur Grande Line je trouverais des adversaires plus redoutable qu'ici en plus ce sera un bon moyen de s'informer sur cette mer.


    Sozin fit un sourire à son nouvel ami, Dallas expliqua à ses deux bras droits la situation et il confia le commandement de l'équipage à Daniel Lacroix, le temps que Dallas revient. Clint accompagna le Colonel Sozin sur son navire, et l'équipage se mit en route pour Grande Line. Le transport des criminels aura lieu dans une semaine.


    Grande Line :

    Après avoir traversé de nombreuses épreuves et découvert Grande Line, Clint était prêt pour assurer la garde sur le navire de transport. Il avait prit des notes sur Grande Line, comme le changement de navigation ainsi que différent courant marin. Dallas embarqua le jour J sur le navire en question, mais il n'était pas seul le Colonel était avec lui. Steel Hunter appréciait de plus en plus cette mer capricieuse, il était Navigateur et il ne comprenait rien à la navigation sur Grande Line. Sozin lui confia la responsabilité de surveiller les prisonniers avec d'autres marines et quelques chasseurs de primes, Clint surveillait les cages des prisonniers avec intention. D'ailleurs la marine et les chasseurs n'avaient pas l'air de se mélanger, certains étaient même dans leur coin. Les Bagnards faisaient tellement de bruits qu'ils énervèrent les gardiens, un des chasseurs de prime se leva et hurla.

    - Fermez vos grandes gueules !

    Clint étudiait la liste des taulards, il parlait à voix basse en récitant leur nom et leur camp.

    - Jack, pirate.

    - Kojiro, pirate.

    - Sawada, pirate.

    Steel Hunter commençait un peu à se répéter, mais un nom changea cela.

    - Yukikurai, révolutionnaire...

    Clint n'avait jamais vu auparavant de Révolutionnaire, il voulait savoir à quoi ça ressemblait, donc il se dirigea vers sa cellule qu'il trouva grâce à la liste. Mais plusieurs bruits se faisaient entendre sur le pont, comme des sabres qui s'entrechoquaient ou des bruits de pistolet. L'ouïe de Steel Hunter était très bien développée et il savait reconnaître un bruit de pistolet quand il en entendait un, la marine faisait-elle un entraînement ? Dallas voulait en avoir le cœur net, mais il fut prit de vitesse par les autres chasseurs qui montèrent sur le pont. Clint courait pour rejoindre le pont, mais le responsable de la garde empêcha le reste de sortir en prétextant qu'il ne faillait jamais quitter son poste. Dallas soupira en attendant que les bruits disparaissaient, même si tous les gardiens se doutaient que la marine ne faisait pas d'entrainement, mais qu'elle était plutôt attaquée. Mais personne n'osait le dire à cause de la potentielle réaction des Bagnards.

    Dallas décida de passer le temps à parler avec le Révolutionnaire, le Cow-boy se pointa devant lui et le fixa avec un air impassible. Il s'assit devant sa cage en continuant de le fixait, Steel Hunter voulait savoir la différence entre un Pirate et un Révolutionnaire. Il savait que ce mouvement se battait contre le gouvernement et tout ce qu'il représentait, mais il voulait savoir pourquoi.

    - Dis-moi taulard, pourquoi la Révolution combat le gouvernement ?

    Clint voulait savoir pourquoi des gens choisissaient la voie de la Révolution plutôt qu'une autre, et cela l'intriguait.
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    Un homme vola et vint s'encastrer dans le gaillard d'avant, trois autres rejoignirent les flots, probablement inconscients. Mon regard s'était porté un instant sur la débâcle au sommet, cherchant à identifier Angelica dans un instant de doute. Elle s'en tirait bien, l'arrière était pratiquement nettoyé, elle allait bientôt pouvoir prendre le contrôle du navire.

    C'était une bonne nouvelle étant donné que le reste de l'escorte se dirigeait vers nous, n'osant évidemment pas torpiller les leurs pour le moment. Des centaines de soldats étaient sur le pied de guerre tout autour de nous. De la demi-douzaine de frégates qui nous entouraient, une seule était en passe de nous rejoindre.

    Un instant, mon regard accrocha un visage familier qui m'observait de l'autre côté du navire.

    « - Jishin Kenpou, Rankyaku. »

    La lame d'air chargée en vibrations décolla, arracha une partie du bastingage et finit sa route sur la coque du navire adverse. Il la trancha de façon grossière, arrachant d'épais morceaux du bâtiment tout en l'entaillant, le réduisant pratiquement en pièces. Aux alentours, les eaux étaient tumultueuses, emportant les corps qui sombraient avec leur embarcation.

    En voyant cela, certains des marins contre lesquels j'avais fort à faire, à bord, abandonnèrent purement et simplement leur sabre et partirent se réfugier dans la cale avec les prisonniers. Ils avaient raison : je n'étais pas d'humeur à faire un massacre, juste neutraliser la menace. Malheureusement, ils étaient une minorité et, courroucé de ce comportement, le Sergent-Chef à bord beugla des ordres à tout va, réorganisant un peu le foutoir ambiant.

    En résulta bientôt une rangée d'armes à feu qui me faisait face. Je souriais.

    « - Feu ! »

    Les tirs furent simultanés ou presque, ce qui me facilita grandement la tâche. J'anticipai le coup grâce à un mur de vibrations qui stoppa les balles avant de fondre sur l'ennemi. Celui-ci voltigea tous azimuts ; les corps qui touchèrent le pont ne se relèveraient pas de sitôt. Avec eux, une partie du bois avait volé dévoilant le pont inférieur et son contenu. Dessous, prisonniers et geôliers me dévisagèrent drôlement, avant que ces derniers ne lèvent leur fusil et ne cherchent à me dégommer. Trop tard, j'esquivai leurs attaques en rejoignant l'autre côté du navire, là où l'homme m'observait toujours, interdit.

    « - On se connaît non ? » demandai-je tout en administrant des Tobu Shigan aux quelques rescapés de l'attaque qui avaient encore suffisamment de témérité pour chercher à me faire tomber.

    De là où j'étais, je pouvais voir que Angelica en avait fini et pilotait à présent la carcasse. Nous ne tarderions probablement pas à nous faire pilonner, mieux valait en avoir fini ici avant.

    « - Ça y est, je me souviens. Kanokuni. »

    Il ne semblait pas vouloir se battre et je ne souhaitais pas plus d'ennemis. J'avais cependant besoin que le contrôle du navire soit intégral.

    « - Si t'es de mon côté, je te conseille grandement de m'aider à moins de vouloir finir au fond de l'océan. Ces gars-là, derrière, maintenant qu'on prend la tangente ils vont pas hésiter à braquer leurs canons sur nous. Je vais les retenir tant que je peux, mais je ne peux pas le faire tant qu'on cherche à me tuer ici. Va donc libérer les prisonniers ou convaincre les soldats à bord d'abandonner, je sais pas. Trouve une astuce. »

    J'avais peut-être été un peu trop ambitieuse en me disant que cela passerait, juste avec ma force.
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    C’était le boxon intégral sur le pont et voilà qu’un énergumène de chasseur de prime ou de mercenaire venait me faire la causette. Soit il était bête, soit la question l’intéressait vraiment? Il faut dire que je ne suis pas quelqu’un qu’on remarque d’habitude, donc si ce cowboy venait me parler, autant lui répondre. Puis un cowboy sérieux, qu’est qu’un cowboy venait faire sur un transport de prisonnier ? Et sa question… Pfff, l’autre il pose une question existentielle quoi.

    « Et bien Cowboy, si les révolutionnaires combattent le gouvernement, c’est simplement que leur représentant ont tué la famille de tous les révolutionnaires. C’est connu quand même. »

    Ho, la tête qu’il tire. C’est plus fort que moi. Ce cliché est tellement répandu que ça pourrait limite passer. Il a l’air déçu par ma réponse. Tu m’étonnes, c’est vraiment une réponse de troll ça. Merde, il s’en va.

    « Attends, attends. Je déconne. Mais tu me poses là une question complexe. Et je n’ai plus eu l’occasion de me marrer depuis un petit temps. »

    Je me rapproche de mon interlocuteur histoire de mieux le voir. Puis de mieux l’entendre avec les coups de feu qui retentissent à l’extérieur.

    « Si tu veux vraiment discuter de ça. D’abord sache que la révolution est loin d’être un groupe parfaitement uniforme. Elle est nettement mieux structurée maintenant que quand je l’ai rejointe. Cependant, il reste toujours des dissidents plus belliqueux, plus extrême. Et sans doute en existe-t-il des plus pacifiques, mais on n’en entend jamais parler des Hipissehaineloves.

    Je m’égare un peu. Tu veux savoir pourquoi, nous nous opposons au gouvernement ? L’idée principale, c’est pour plus d’égalité, de justice. Le problème principal, ce sont les dragons célestes et le conseil des cinq étoiles. Ils ont tous les droits et marchent sur le peuple. Ils l’asservissent. Nous voulons renverser cela. Pour le peuple opprimé ! »


    Je ne comptais pas en dire autant. Moi qui pensais que j’avais oublié pourquoi j’avais rejoint la révolution. Que la flamme ne brulait plus aussi fort qu’avant. Elle est surement plus tempérée, avoir des responsabilités, ça met les choses en perspective. Mais on n’oublie jamais son idéal.

    « Sinon, moi c’est Yukikurai. Et toi ?
    Je te tendrais bien la main, mais mes chaînes m’en empêchent. »


    Au même moment un bout de plafond disparut et le vent glacé parvint à notre étage.

    « Et bien, c’est du sérieux là-haut. »
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    La nouvelle tomba : les exécutions allaient maintenant pleuvoir. La paperasse administrative n’était plus. Les lois, les ordonnances, toutes n’étaient plus que de vulgaires vestiges d’un passé qui protégeait encore un peu les prisonniers. Grâce au travail aguerri d’infiltrés au sein du Gouvernement, les coordonnées d’un gigantesque navire de la marine, dans lequel étaient transportés de nombreux prisonniers. Tous, n’intéressèrent pas le chef des armées de la Révolution. Seuls deux d’entre eux intéressaient l’Atout. Il put lire dans liste dans le rapport fourni. Le premier d’entre eux, Cendre, était très utile à la cause. Sa puissance militaire et sa dévotion faisaient de lui un élément des plus utiles. Et bien entendu, dans la mesure du possible, on n’abandonnait pas un camarade. Mais dans beaucoup de cas, il fallait malheureusement les abandonner.

    L’un des noms fit basculer Ragnar vers l’arrière. Yukikurai, alias “No-body”, celui que l’on pensait disparu depuis Kanokuni, finalement présent parmi les prisonniers. L’Atout le connaissait brièvement. Ils durent collaborer ensemble au cours de cette bataille. Cela faisait maintenant deux raisons pour lesquelles il décida de partir à l’assaut de ce navire. Il appela son équipage à se tenir prêt au départ. La suite de la liste ne l’intéressa pas davantage mais il la conserva bien au fond de sa poche. Les Libérateurs, l’équipage de l’Empereur, se mit en route pour la première fois depuis sa création. Les sept cents hommes s’activèrent. L’usine démarra.



    •••



    - Navire ennemi à cinq nœuds, hurla Yami à la vigie.

    Ragnar le savait, la vigie ennemie les avait certainement repérés également. C’est alors qu’il se saisit également de sa longue-vue pour observer le dispositif ennemi. Surprise, le colosse semblait recevoir divers dégâts. Une femme serait rassemblement coupable de ce fait. En voulant vérifier si le navire était toujours sous contrôle de la marine, l’Atout sentit son corps s’alourdir. De grosses gouttes commençaient à perler sur son front. Il se ressassa une époque pas si lointaine, sur Grand Line, plus précisément sur l’île de Jaya où il dut commettre d’affreuses atrocités. Il ne regrettait pas particulièrement car cela était nécessaire. Les agents ne seraient pas retenus à sa place.

    - Dis-moi, Suelto, te souviens-tu d’Angelica Browneye ?

    - Celle qui s’est faite bouffer le bide par un rat ?

    - Elle s’est évanouie avant que le rat n’est eu le temps de réellement lui bouffer le bide. Mais oui, il s’agit bien de cette dernière. Figure-toi qu’elle se trouve à bord navire, en meilleure forme que lorsqu’on la détenait et, ce qui m’inquiète le plus, n’est autre que la femme qui fout un carnage monstre à bord de ce même navire ?

    - Sa frangine ?

    - Non. Quand je menaçais de tuer sa sœur, ce n’était pas des paroles en l’air. Je savais donc précisément qui elle était et ce n’est certainement cette bonne femme. Non. J’ai bien peur qu’il s’agisse de cette femme dont elle priait de lui pardonner.

    - Que vas-tu faire ?

    - Affronter mon passé, dit froidement l’Atout. Je te laisse aux commandes du navire en mon absence. Le navire n’ira pas plus loin.



    •••



    Le reste du chemin se fit à la barque, tracté par les seuls bras de ce brave Yami. À quelques deux cents mètres du gros appareil de la marine, Ragnar prit une bonne impulsion et disparut du champ de vision de son camarade. La barque tanga et manqua de peu de se retourner. Yami pesta de toutes ses forces et envoya de nombreux jurons qui firent sourire Ragnar. Une fois à bord, l’Empereur se retrouva au milieu de tout un groupe de marins, chargés par un grand coup de testostérones et prêts à tirer sur le premier venu. Les premiers tirèrent d’ailleurs assez rapidement. Les balles transpercèrent l’Atout. Les balles passèrent et vinrent se loger dans des marins se trouvant de l’autre côté. Il ne prit pas la peine de s’y intéresser et jaugea un peu la gravité de la situation. Celle-ci étant maintenant plus claire, il commença à se lasser de toute cette foire autour de lui.

    - Couché, dit-il sèchement en laissant dégager une puissante aura. La puissance qui émana de son corps fissura le bastingage déjà endommagé, fit vomir un certain nombre de soldats et en coucha bien d’’autres. Seule la mort inspira les hommes se trouvant autour de ce déferlement de rage. Seuls que téméraires restèrent debout, les jambes tremblantes, mais toujours debout.

    La vue plus dégagée, la pilote de ce navire, Angelica Browneye, se retourna pour identifier la cause de cette aura. Lorsque son regard croisa celui de Ragnar, des sentiments de détresse, de rage, de peur et de honte l’envahirent. Ragnar le savait. Il le ressentait. Il risquait de se faire attaquer par cette dernière, mais surtout par la femme se trouvant non loin d’ici. Que pouvait bien lui dire son tortionnaire ? Qu’'il ne venait pas ennemi ? Qu’il n’avait rien contre elle ? Le mieux était peut-être encore de rester silencieux. En tous les cas, une femme aussi vive d’esprit qu’Angelica pouvait se douter de la raison de la venue du révolutionnaire. Son amie et elle étaient-elles en mission ? De plus, un tel dispositif cachait certainement des membres de la marine plus redoutables que ceux rencontrés jusqu’à présent.

    Sa venue n’était peut-être qu’une erreur, finalement.





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    Mount était descendu dans le pont inférieur, et redevint visible. Un trou béant avait été causé par la fauteuse de troubles. Il comptait libérer les prisonniers. Après tout, mieux valait rendre service à la femme au regard d'acier. Et puis il se disait que ça ne lui comptait rien.

    Le pont était incroyablement grand, et de sa position le Fantôme avait un visuel sur un grand nombre de cellules. Leurs geôliers étaient sur le qui-vive, mais ne tirèrent pas immédiatement sur lui. Probablement à cause de la peur qui les prenait aux tripes.

    Les condamnés à mort avaient été entassés dans de sombres cellules. Certains chanceux pouvaient profiter d'une petite ouverture de dix centimètres sur cinq, qui faisait office de hublot bas de gamme. Ils étaient très agités, et leurs gardes braquaient leurs armes sur le nouvel arrivant. Si les prisonniers beuglaient, sommant le Marijoan de venir les libérer sur-le-champ, les marins semblaient trembler devant la menace. Vu qu'il n'était pas armé – du moins à première vue -, ils semblaient récalcitrants à l'idée de tirer sur un inconnu manifestement non-hostile.

    "- Bonjour messieurs… Vous n'avez aucune raison de vous inquiéter pour vos vies." Dit-il, en balayant du regard la cinquantaine de soldats qui l'entourait.

    "- Je vous offre la possibilité de vous rendre et de garder la vie sauve. La femme en haut ne sera peut-être pas aussi clémente, alors faites votre choix rapidement. Je vous garantis que vous pourrez repartir sur les autres navires à la nage. Mais faites-vite : l'offre est à durée limitée."

    Le doute s'instilla dans leurs esprits. Du pont inférieur, ils avaient entendu les râles d'agonie de leurs camarades et avaient vu les dégâts causés par l'ennemi. Les paroles de l'homme au cache-œil ne tombaient pas dans l'oreille d'un sourd. Ce qui les poussa encore plus à réfléchir sur leur sort était la possibilité de regagner les autres bateaux qui constituaient l'escorte. De cette manière, ils pourraient continuer le combat. Il ne leur avait pas proposé d'être capturés, et de subir le courroux de leurs propres prisonniers. C'était donc un choix intéressant.

    Un chasseur de prime vint s'interposer, et chargea tout droit sur Mountbatten. Un grand baraqué à la grande gueule, qui voulut épater la galerie.

    "- Tu sais où tu peux te la mettre ton offre ?! DANS L'C…"

    En utilisant un Soru et ses lames secrètes, il tua en un éclair la montagne de muscle qui avait visiblement refusé sa proposition. La vitesse de l'attaque et l'incompréhension générale face à ce qui venait de se passer renforça l'idée que les rapports de force étaient terriblement inégaux. De ce point de vue-là, l'offre paraissait donc encore plus raisonnable.

    "- On… On se rend !" clamèrent quelques marins désœuvrés.

    La déception se lisait dans leurs yeux. Le choix était difficile, mais à choisir, mieux valait rester en vie. Du moins un peu plus longtemps encore. Les marins plongèrent à la suite dans la mer, sans leur fusil, à travers quelques trous qui avaient été causés par les ondes de choc créés par l'ancienne agente du CP9. La panique commençait à gagner ceux qui réfléchissaient encore à l'offre. Après quelques dizaines de secondes, il ne restait qu'un chasseur de prime habillé en cow bow et quatre marins, lesquels semblaient trop tétanisés pour bouger.

    "- Je vais commencer à les libérer. Soyez-sûrs de votre choix."

    Mount dégaina ses deux sabres. Après tout, pour briser les barreaux des cellules ses petites lames secrètes n'allaient pas suffire. Un enthousiasme presque bestial avait emporté les condamnés. Ils apercevaient enfin la lumière au bout du tunnel.

    Mais quelque chose intriguait l'ancien commandant d'élite. C'était comme trop facile. Comme si un convoi de prisonnier important n'était gardé que par du menu fretin. Non, les marins les plus puissants devaient se trouver sur les autres vaisseaux qui composaient l'escadre.
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    - Enchanté, moi c'est Dallas Clint. Disait-il en sortant une cigarette de son paquet.

    Le Cow-boy sortit une allumette cachée dans son chapeau et il craqua cette dernière sur la semelle d'une de ses bottes, le chasseur était intrigué par les réponses du Révolutionnaire. La Révolution semblait être différente de la piraterie, d'après les dires du taulard la Révolution était plus équitable et juste envers le peuple que le gouvernement. Le Cow-boy commençait à douter de son rôle dans cette histoire d'escorte, était-il un gardien ou un geôlier ? Comment un homme comme Yukikurai qui semblait être animait de bonnes attentions pouvait croupir dans un tel endroit, Dallas savait que le gouvernement n'était pas parfait et qu'il faisait des erreurs. Mais un doute s'installa dans son esprit, et s'il avait raison et que la marine et autres institutions gouvernementales étaient sous le joug des Dragons célestes. Le chasseur n'était pas idiot et il savait que les nobles avaient le bras long, mais de là à dire qu'ils pouvaient contrôler le gouvernement mondial c'était un peu trop gros. Pour en avoir le cœur net Steel Hunter posa une dernière question au Rebelle, il relâcha de la fumée de sa cigarette par la bouche.

    - Dis-moi pourquoi es-tu derrière les barreaux, qu'est-ce que tu as fait pour mériter la potence ?

    Pendant que le chasseur taillait le bout de gras avec le Révolutionnaire, des marines rentrèrent dans la cale en hâte et fermèrent la porte aussitôt. Mais cela ne servit à rien, le toit s'arracha subitement laissant entrevoir le pont supérieur. Les marines étaient en sueur, certains chasseurs de prime restaient de marbre devant un tel spectacle, il faillait croire qu'ils avaient déjà vu ce genre de phénomène sur la route de tous les périls. Quelques marines et chasseurs braquèrent par instinct leur arme en direction de la responsable, mais elle n'était plus là lorsqu'ils voulurent faire feu. Un caporal pesta contre cette menace, puis il ordonna aux hommes de tenir leur position.

    - Saleté... Ne bougez pas et rester sur vos gardes. Les pirates sont là.


    Dallas était assis devant la cellule du Révolutionnaire, il ne bougeait pas, de toute façon ça aurait servi à quoi de s'agitait dans tous les sens inutilement. Un chasseur de prime plutôt imposant se vanta de pouvoir écraser n'importe qui avec sa masse, cet homme était une montagne de muscle, le genre de type qui mangeait son équivalent de poids en viande à chaque repas. L'odeur du sang et de la poudre chatouillait le nez de Dallas, il écrasa sa clope par terre puis il s'en ralluma une deuxième.

    - Les pirates sont là, qu'il est con ce caporal de dire un truc pareil à haute voix.

    Effectivement cet idiot avait manqué une occasion de se taire, à cause de lui les prisonniers étaient devenus quasiment fou, ils criaient et tapaient dans leur cage. Mais le menace ne venait pas d'eux, sans crier gare un homme apparu comme par magie dans la cale. Dallas fut surpris de le voir surgir de nulle part, l'homme aurait clairement pu assassiner tous les gardiens sans que Steel Hunter puisse réagir.

    - Il est là depuis combien de temps ce mec ?

    Le chasseur était prêt à dégainer ses colts pour plomber cet homme, mais à la surprise générale le pirate annonça qu'il était venu en paix. Difficile à croire, mais pas tellement quand on savait qu'il aurait pu tuer tous les gardiens. Mais le chasseur de prime mastoc refusa toute discussion, il fonça sur le pirate et tenta de l'éliminer simplement. Clint était pour son élimination, mais le résultat escompté fut différent, le corps du bonhomme toucha le sol, inerte.

    - Bordel ! S'exclama le caporal.

    Le pirate laissa une dernière chance aux geôliers, les marines sautèrent par-dessus bord, le caporal fut l'un des premiers. Il ne restait plus que cinq hommes, le Cow-boy se leva et prit la parole.

    - Qu'espères-tu obtenir de nous ?

    Dallas ne voulait en aucun cas se mouiller avec un pirate, mais il ne voulait pas mourir inutilement ici, en plus à cause de la marine hors de question.

    - Je ne suis pas un soldat de la marine, et je ne tiens pas à mourir ici...

    Les quatre soldats n'étaient pas du même avis, lorsqu'ils entendirent le discourt de Clint l'un deux l'insulta de traite.

    - Tu vas le payer sale traite, une fois que cette infâme crapule sera mort !

    Les marines étaient prêts à se battre contre le pirate, l'un des soldats avait la main sur un trousseau de clés. Son sourire en disant long sur ses intentions, il voulait se débarrasser d'une manière ou d'une autre du trousseau de clés en le jetant à l'eau. Le Cow-boy dégaina et tira une balle dans la main du soldat qui s'apprêtait à jeter le trousseau, il poussa un cri effroyable et tomba à genoux en se tenant la main.

    - Merde. J'ai tiré sur un marine, je n'avais pas le choix.

    Dallas s'avança vers les soldats qui n'osaient pas bouger, le chasseur les tenait en joue. Il s'approcha du soldat blessé et il lui prit les clés à sa ceinture, puis il recula en direction de la cellule du Révolutionnaire et il mit la clé dans la serrure.

    - Je crois que je suis devenu un ennemi du gouvernement moi aussi, en tout cas je refuse de laisser mourir quelqu'un de ta trempe dans des conditions aussi pitoyables.

    Il ouvrit la cage de Yukikurai, et s'approcha de Mountbatten avec le trousseau de clés en main.
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    L'homme effarouché était descendu à la cale, comme je lui avais demandé. Étant donné le raffut en bas, j'imaginais que la reddition n'avait pas dû se faire aussi facilement qu'escompté. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir donné des coups de semonce. Foutus Marines.

    Il restait des hommes sur le pont, nombre d'entre eux s'étaient relevés et avaient récupéré leurs armes dans un ultime baroud d'honneur. Cependant mon mantra m'informait d'une présence imposante à proximité ; elle se rapprochait à vive allure et, comme mes voisins, je le vis tomber sur le gaillard d'arrière où se trouvait Angelica. L'instant d'après, la plupart du menu fretin qui s'y trouvait était écroulé à terre.

    « - Le Haki des Rois ? »

    Je souriais : enfin un adversaire à ma mesure, probablement. À moins qu'il soit venu en paix, il avait intérêt à faire une croix sur ce navire : il m'appartenait à présent, ainsi que son contenu. Seulement voilà, ma lieutenante était seule contre ce monstre potentiel. Alors en une seconde, je traversai le champ de bataille, passant entre les silhouettes à moitié amorphes de mes opposants que je balayais sur mon passage et me retrouvais dans les airs, au-dessus du bastingage qui délimitait les deux ponts.

    Mon regard s'attarda sur l'homme en contrebas, avant que je retombe à terre, aux côtés de la jeune femme qui manœuvrait le gouvernail. Son visage était tourné vers l'intrus, ses yeux grands ouverts et ses mâchoires serrées. Elle le connaissait visiblement, et pas en bien. Ma main se porta naturellement à ma ceinture, là où se trouvaient mes dagues, en signe d'avertissement.

    « - Qui t'es et qu'est-ce que tu fiches ici. »

    La réponse, elle provint de celle qui tenait la barre, tant bien que mal, malgré la pression et la peur qui se lisait sur son visage :

    « - C'est... un révolutionnaire... L'homme qui m'a torturée c'est lui ! Ragnar Etzmurt ! »

    Mes pupilles vrillèrent à soixante degrés dans la direction du bonhomme, mes yeux s'étrécirent. Étant donné sa tenue légère et son attitude délétère, l'énergumène ne devait pas avoir peur pour sa peau ; il se tenait là devant nous sans rien dire. Mais quelque chose trahissait chez lui l'impression d'être tombé sur un os.

    « - C'est toi, Ragnar Etzmurt ? » demandai-je froidement.

    Il lui avait fallu des mois, mais la bibliothécaire avait fini par se confier sur les sévices vécus en prison par ses geôliers. Sa position délicate qu'elle avait connue près d'un an, elle la devait en particulier à un officier du camp opposé, à l'époque : celui qui avait mené l'attaque sur Jotunheim pour sauver Mandrake ; celui qui avait ruiné tous mes efforts à Parisse, la raison pour laquelle je vivais à présent dans une carapace, un corps artificiel.

    J'avais deux fois plus de raisons d'enrager, mais je m'obligeais à me contenir pour ne pas exploser. Utiliser mes pouvoirs en mer, surtout sur un navire que nous souhaitions conserver, n'était pas une bonne idée. Tempérant mes ardeurs, je m'approchai de lui et le dévisageai, attendant une réponse. Finalement je réitérai ma question, pointant son ventre avec l'extrémité d'une de mes lames, prestement défouraillées :

    « - Réponds, pourquoi t'es là ? »

    J'ignorais s'il avait vu mon visage placardé sur les nouvelles affichettes du Gouvernement Mondial, mais au moins il semblait se douter que je ne plaisantais pas.
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    Ragnar était de ceux qui pensaient qu’on devait tôt ou tard devoir faire face à ses mauvais actes. Ce moment démontrait bien que cette théorie était juste. Angelica Browneye, capturée et torturée par l’Atout, se tenait debout en manœuvrant tant bien que mal avec la barre. L’instant suivant, la blonde réapparut aux côtés du révolutionnaire, inquiète. Sa protégée annonça l’identité du nouvel arrivant, la situation se compliqua. Il sentit l’atmosphère s’alourdir autour de lui. Par d’autre choix que d’assumer. Ragnar scruta attentivement le regard de celle qu’il redoutait depuis le début. La petite Browneye étant un agent du Cipher Pol, considérant celle-ci comme sa supérieure, alors il était face à une personne extrêmement redoutable. Cette dernière souhaitait connaître les motivations de l’Atout, sans doute par contrainte pour sa protégée.  

    - Ni Angelica ni toi êtes le motif de ma présence ici. Seuls deux prisonniers m’intéressent, fit-il calmement en dirigeant son regard vers l’étage inférieur.  

    Il observa celle qu’il tortura de longues semaines, juste le temps de quelques instants, le regard peiné.  

    - Au départ, Angelica, je ne voulais pas t’adresser le moindre mot car rien de ma part ne pourra te soulager. Je ne peux même pas te demander pardon ou te dire que je regrette car vous deux, plus que quiconque à bord, comprenez la nécessité de mes actes. Vos mains sont au moins autant tâchées de sang que les miennes. Et qui sait, peut-être même que, par un grand hasard, je me retrouve aux côtés de celle qui a emprisonné un vieil ami dans une prison de glace, hein, conclut-il en toisant du regard la blonde qui se trouvait à ses côtés.  

    Spéculations. Évidemment impossible d’affirmer une telle chose. Exceptée la puissance destruction qu’elle semblait détenir et dont Jonas en avait mentionné la dangerosité, le manque de preuve était trop important. Bref. Angelica à la barre après avoir massacré un bon nombre de soldats, idem pour le cyborg. Il s’agissait soit une énorme couverture, soit d’une trahison pour ces agents du gouvernement. Le sont-elles toujours ? Cela ressemblait assez à prise d contrôle du navire. Par ailleurs, il était étonnant que le Gouvernement n’ait pas décidé de mettre fin aux jours d’Angelica au vue des révélations faites. Une trahison ?  

    - C’est bien le navire qui vous intéresse ? Il ne m’intéresse aucunement. Comme je l’ai dit, seuls deux prisonniers m’intéressent. Rien d’autre.  

    Il sortit une bille de sa poche avec laquelle il joua quelques instants avant, d’un simple geste du pouce, de l’envoyer transpercer le crâne d’un soldat les mettant en joue. La bille effleura les cheveux de la blonde. Une manière peu subtile de proposer sa coopération avec celle-ci. Pour l’heure, il n’avait aucune raison de vouloir la défier, voire même de l’affronter. D’une part en raison de la fragilité d’un navire pour supporter un combat d’une telle ampleur, mais surtout parce qu’elle n’était pas la raison de sa venue ici. De leur côté, mis à part la vengeance, rien d’autre ne pouvait réellement les motiver. Mais n’était-ce pas un motif suffisant ? Un mot d’Angelica, une colère non maitrisée du cyborg, pouvaient à eux seuls rendre cette situation plus délicate qu’elle ne l’était.


    •••  


    Du côté des libérateurs, la situation était on ne peut plus calme. Suelto Visconti, actuel commandant de l’armée en l’absence de son véritable chef, scruta le navire ennemi à l’aide de sa longue-vue. Les alentours étaient pour l’instant relativement calmes. Néanmoins, son corps entier se raidit quand il aperçut et reconnut la blonde avec lequel Ragnar discutait. Alors que Yami revenait tout juste de sa balade en barque, il ne put ignorer le visage de son ami qu’il connaissait si bien.  

    - Qu’est-ce qu’il t’arrive, vieux ?

    - Quand je vous dis que Ragnar ne fait qu’attirer le malheur. À bord du navire de guerre ennemi, ce clown est en train de papoter avec Eleanor Bonny, ça te parle ?  

    L’alcoolique frissona.  

    - Un peu que ça m’parle, fit-il en ingurgitant une brave gorgée de gnole. Qu’est-ce qu’on fait ?

    - Pour l’instant, on ne fait rien. Si ça dégénère, on s’adaptera. Mais l’équipage est encore en rodage, on n’assumera pas d’engager un tel combat. Ce démon peut nous faire couler d’une seule main. Alors si ça dégénère, on se tire.  

    Suelto était du genre à penser que la vie d’un seul homme, aussi important était-il, ne valait pas la vie d’un équipage et la destruction d’un tel navire. S’enfuir et appeler des personnes compétentes était probablement la meilleure chose à faire.  





    Dernière édition par Ragnar Etzmurt le Jeu 21 Jan 2021 - 12:09, édité 1 fois
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    Mon interlocuteur avait du cran. Si moi, j’étais calme, c’était parce que je m’étais résigné à ce qu’ils avaient prévu pour moi. Mais lui, il était censé espérer vivre encore longtemps après moi. Cependant, il était calme, comme si sa vie lui importait peu ou qu’il avait déjà vécu des situations pareilles. Pour ma part je n’avais jamais vécu de situation similaire. Les gens qui apparaissaient dans la portée mon empathie me faisaient froid dans le dos. Ils étaient deux maintenant. Non un troisième se rapprochait. En un clin d’œil ce navire pouvait voler en miette si les camps en présence étaient mal représentés. Peut-être que Clint n’avait pas une vue aussi globale que moi. Clint ? Oui je crois que s’est ça qu’il avait dit.

    « Je n’ai fait qu’aller là où la révolution avait besoin de moi. Puis j’ai perdu au mauvais endroit, contre la mauvaise personne... Une falaise. Hihi. Je ne mérite pas la potence. J’avoue qu’aucun condamné ne dira qu’il mérite ce qu’il lui arrive. »

    Le danger n’était pas imminent pour le moment et ma mort semblait s’éloigner à vue d’œil. Du coup autant profiter du spectacle. En plus qu’est-ce que je pouvais faire avec toutes mes entraves. Puis, le spectacle des mauvais choix dicté par la conviction était toujours divertissant.

    « Je te signal que depuis ma cellule, je n’ai pas une vue directe sur l’entrée de la prison. Hihi. Je dirais deux minutes vingt trois secondes. Hihi. Que je suis con. L’air de la liberté ça rend con à mon avis. »

    Soudain, me jambes ont flageolées. Une vague de puissance que je n’avais encore jamais ressentie venait de secouer tout le navire. La tête me tourna un peu et ma vision se brouilla une seconde. Je pense que je suis plus affaibli que je ne le pensais. Dallas qui revenait vers moi avec un trousseau de clé en main, ne semblait pas avoir remarquer qu’il avait tourné de l’œil, juste une demi-seconde de plus que moi. Encore sous le choc de cette attaque, je n’ai pas réalisé tout de suite qu’il venait d’ouvrir ma geôle.

    « Hé, Dallas? Le reste de mes chaînes ? Je les retire moi-même ? »

    Visiblement, il y avait quelqu’un de plus intéressant que moi, car il s’était arrêté au milieu de ce qu’il faisait. Bon, on n’est jamais mieux servi que par soi-même. La structure du bateau avait été affaiblie par les combats du pont supérieur, ce qui facilita mon entreprise. Pourquoi, fallait-il qu’on nous attache avec trois chaînes ? Bandant ma volonté, j’ai tiré sur le piton qui retenait mes bras. J’étais décidément rouillé, car ce fut assez complexe. Pire, l’encrage s’envola et la chaîne autour de mon cou m’empêcha d’esquiver et je me la pris en pleine poire. La suite fut plus facile, les fissures se propageant dans le bois. Mon cou fut le suivant et ensuite, mes jambes. Sortant, enfin libre, un œuf sur la tête, de ma cellule et traînant mes chaînes derrière moi, je balançai une pique à Clint.

    « C’est comme cela que l’on se retrouve gibier de potence Monsieur le Cowboy. »

    Ce n’est qu’alors que j’ai remarqué que plus de la moitié des prisonniers était inconscients. Intrigué, je me suis dirigé vers une cellule où l’on ne voyait qu’un tas de chaîne et d’entrave qui gigotait nerveusement.

    « Il y a quelqu’un dans le tas de ferraille ? »
    « Tas de ferraille toi-même. Je suis un cyborg, malotru. Aide-moi ou tu finiras en cendre… »
    « Heu, désolé Mr cyborg, je parlais de vos chaînes. Ne me brûlez pas. Restez calme, on est sur un navire quand même.»


    Dernière édition par Yukikurai le Sam 23 Jan 2021 - 20:28, édité 1 fois
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    Un chasseur de prime avait retourné sa veste. Qu'il soit motivé par des considérations idéologiques ou par la peur de mourir importait peu. Ça faisait toujours un potentiel adversaire en moins. En plus, il avait eu l'élégance de passer les clés au Fantôme, qui s'empressa d'ouvrir les cages une à une, à l'aide de plusieurs Sorus. Il ne souhaitait pas tarder. Un condamné, visiblement en piteux état, se tenait devant une des dernières cellules qu'il ouvrit. Il jeta un rapide coup d'œil sur celui-ci. Un jeune homme aux cheveux grisâtres, qui avait une grosse bosse sur le crâne. Son visage lui disait vaguement quelque chose… Mount avait dû le voir sur une prime du temps où il était dans la Marine d'élite. Qu'importe, ce n'étaient pas ses affaires.

    Une fois le premier pont libéré, il descendit dans le deuxième pont, moins peuplé que le précédent. En s'engageant dans l'escalier, il fut mis en joue par une dizaine de marins. La troupe était composée de récalcitrants à la fuite, et de trouillards trop paralysés par l'angoisse pour se jeter dans la mer et nager vers un autre bâtiment de la Marine. Autrement dit, il n'y avait nul besoin de négocier avec eux. Le Marijoan se prononça sur leur sentence : la mort.

    Les balles fusèrent sur lui, et il les évita avec le Haki. La seconde suivante, il apparaissait déjà derrière eux. Sans qu'ils s'en rendent compte sur l'instant, de profondes entailles venaient de marquer leurs corps. Certains décédèrent sur le coup. D'autres reçurent l'information au cerveau, et se tordirent de douleur l'instant d'après. Mountbatten continuait sa route.

    Les prisonniers se comportaient encore plus comme des animaux à cet étage-là. La luminosité était bien plus faible, les conditions plus déplorables aussi. Quelques rats traînaient ici et là. Au milieu du pont, quelques tonneaux avaient été assemblés pour permettre aux soldats de jouer aux cartes et de se détendre, tout en surveillant les condamnés. Il restait encore de la bière au fond de certaines chopes, et les cigarettes n'avaient même pas eu le temps de s'éteindre complètement dans le cendrier. L'attaque avait été fulgurante.

    Il ouvrit les cages des hors-la-loi, qui le remerciait et pestaient en même temps contre le Gouvernement Mondial. Il libérait probablement des types pas très recommandables. Des meurtriers, des pillards, des escrocs… Au fond, il n'en avait que faire. Et même, tant mieux si Marie-Joie avait plus d'ennemis. Ça servait ses plans.

    Alors qu'il eut presque fini avec le deuxième et dernier pont accueillant des prisonniers, le bateau fut secoué violemment par des tirs venant du reste de l'escadre. Les marins avaient dû repérer à la longue-vue l'agente du CP9 maladroitement déguisée en pirate, ainsi que le révolutionnaire qui l'avait rejointe entre temps. Deux cibles prioritaires qui légitimaient une mise hors-combat d'un de leurs propres navires. Sacrifier ses propres hommes si cela servait un intérêt supérieur était monnaie courante dans la Marine. Mountbatten pouvait en attester par sa propre histoire.

    Mais si une bataille navale commençait, le navire marchand au bord duquel il voyageait allait être dans de beaux draps. Mount remonta les escaliers à la hâte. Il fallait faire vite.
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    - Bon Yukikurai, je pense que si on se serre les coudes y a moyen de ne pas crever ici.

    Il s'approcha de Yukikurai et lui proposa une gorgée de Whisky qu'il sortit de sa poche, il lui confia le temps que Clint avait une discussion avec les quatre soldats. Les hommes n'étaient pas très rassurés, déjà parce qu'il venait de se faire menacer par Dallas et que la plupart des criminels étaient à l'extérieur de leur cellule. Dallas n'avait rien de personnelle contre les soldats, alors il décida de les aider à s'en sortir. D'ailleurs il était devenu quoi l'autre con de Colonel qui avait fait venir le Cow-boy sur ce bateau, il devait soi être mort ou planqué quelques parts connaissant sa fourberie ça ne serait pas étonnant.

    - Les gars, je sais qu'on a eu quelque différent.

    - Tu m'as tiré dessus !

    - Et je t'ai sauvé la vie, mais ne rentrons pas dans ce genre de conversation. Vous voyez les gars là-bas, ce sont des dures et ils n'ont sûrement qu'une envie c'est de broyer du marine. Je pense qu'ils le feront, mais vous avez intérêt de vous tirer le plus vite possible si vous ne voulez pas qu'ils commencent par vous.

    - Grrr... C'est d'accord, on s'en va. Mais n'oublie pas, t'as trahison ne sera pas pour autant effacer.

    Les quatre hommes sautèrent dans l'eau, et nagèrent vers les bateaux d'escortes. Dallas n'était pas non plus rassurait dans ce climat de violence et de haine, Steel Hunter n'était pas un petit joueur sur West Blue, mais sur Grande Line c'était différent. Le Cow-boy n'était pas faible, il voulait juste rester en retrait le temps qu'il trouve un plan pour s'en sortir et remettre de l'ordre dans son esprit. De toute façon Révolutionnaire ou criminel, il n'avait plus le choix le gouvernement avait des dossiers sur lui et savait qui était son équipage et où le trouvait. Dallas s'avança d'un pas décidé vers Yukikurai et lui posa une question, une question qui changerait sa vie.

    - Je veux rejoindre la Révolution, dis-moi comment faire.

    Pour comprendre la décision de Dallas, il déjà faillait comprendre une chose sur son passé. Quand il était gamin, son île fut attaquée par un groupe de pirate. Durant quelque temps ils squattaient l'île en pillant ses ressources et en détruisant ses villages, mais le grand-père de Clint mit à terme aux massacres en battant les pirates. Depuis ce jour, Clint détestait les pirates et il avait choisi de devenir chasseur de primes, pour les combattre. Pourquoi il n'était pas devenu marine ? Tout simplement parce que son grand-père était un ancien marine, et que le petit Dallas voulait suivre sa propre voie. La décision de rejoindre la Révolution était une bonne chose, Dallas voulait protéger les plus faibles des plus forts et si la Révolution agissait pour le bien du peuple Clint avait trouvé sa voie. Des bruits de canon retentirent sur le pont, le navire bougeait de droite à gauche, la marine était prête à couler le navire d'escorte.
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    Son regard s'était perdu sur la flotte qui commençait à les pilonner de loin, comme une conclusion des doux mots du révolutionnaire. Eleanor s'était déjà acoquinée avec eux une fois, tous n'étaient pas hommes de paroles mais elle n'avait pas le temps de jouer aux devinettes. Angelica continuait à tenir le gouvernail, fébrilement, tandis que les vagues éclataient dans de puissantes gerbes sous le coup des canons ennemis autour de nous, ballotant le navire tous azimuts. Il perdait de la vitesse, comme leur stratégie le prévoyait. À force, nous passerions sous la portée de leurs canons.

    Mais avec les forces en vigueur, il n'y avait aucun moyen qu'ils gagnent. Je dénombrais huit autres navires : deux sloops qui s'étaient rétractés de l'avant et l'arrière-garde et six frégates. Je pourrais facilement couler tout ce joli monde si je n'étais pas persuadée que nous prendrions nous-mêmes l'eau. Quelque chose perturba un instant ma conscience, à quelques centaines de mètres de nous, mais je ne m'y attardai pas plus que cela. Je poursuivai mon observation jusqu'à notre rafiot, piloté par Karen qui ouvrait la marche loin devant.

    Bien. Je souriais.

    « - Si j'avais su qu'il y aurait un atout à bord de ce navire, perdu au milieu de Grand Line, je me serais probablement habillée pour l'occasion. » L'humour était la première faculté qui m'était venue depuis ma désertion ; je savourais l'ironie de cette existence insensée à présent, avec des sifflements entre les dents discrets à la fin de chaque blague. « Il y a plus urgent que de se prendre le chou. »

    Angelica opina du chef ; elle était la première arbitre de cette histoire après tout. Si elle acceptait de tirer un trait, au moins temporairement, j'en faisais de même. Au moins, ils l'avaient conservée en vie, même si c'était dans des conditions inhumaines... des conditions que seul le Cipher Pol pouvait reproduire, oui. Mais je n'étais plus cette femme là.

    « - Tu nous files un coup de main, Ragnanou ? Faut qu'on se sorte de là. Je tire un trait sur le navire, je vais juste me barrer avec la cargaison. Récupère tes hommes, si ce sont des révolutionnaires loyaux. »

    Peu de chances qu'ils m'aient suivi si c'était le cas, je n'avais rien à perdre. En bas, le raffut avait cessé. Une dizaine d'hommes brinquebalaient sur le pont, incapacités, désespérés de comprendre que leurs alliés cherchaient à les couler malgré leur sacrifice. Certains s'étaient agenouillés ou même couchés sur le plancher, d'autres demeuraient stoïques mais plus aucun n'avait la force de combattre. C'était ça, un vrai champ de bataille, quand le rapport des forces était suffisamment inversé. Ici, nous avions gagné et n'avions plus rien à craindre d'eux.

    « - Plutôt que pleurer vos mères et faire dans vos frocs, luttez pour votre survie bande de couillons, » leur décrochai-je du haut du gaillard d'arrière. « De toute façon soit vous passez du côté des méchants, soit vous crevez ici alors faites-vous une raison.

    - Tu as une idée, Eleanor ? »

    Grand dieu que non, mais au moins une ébauche pour faire l'état des lieux. Je descendis parmi les futurs renégats et me plaçai au bord du trou. L'intriguant avait fini de libérer les prisonniers visiblement.

    « - Dépêchez-vous de remonter, on se casse d'ici. »

    J'avisais le nombre dans la cale : le navire était grand mais contenait assez peu de prisonniers au final. Ils devaient être une cinquantaine encore en vie, en bas. Si je pouvais en tirer quelques bons éléments.

    « - Si vous voulez à tout prix survivre, suivez-moi.

    - Mais t'es qui au juste ? »

    La voix émanait des ténèbres ; elle ne m'était pas familière. Après tout, j'avais peut-être oublié de me présenter effectivement. Un courant d'air glacial souffla dans mes cheveux jusque dans le trou béant ; Ragnar Etzmurt m'avait rejoint.

    « - Eleanor Bonny, mais on n'a pas le temps de tailler une bavette. »

    J'entendis quelques chuchotements émaner d'en contrebas. Certains connaissaient ce nom des échos qu'ils en avaient eu d'Arcadia. D'autres étaient plus au fait des dernières nouvelles. L'un d'entre eux s'exclama, peut-être en se parlant à lui-même :

    « - C'est un des noms de l'ancienne directrice du CP9 : Annabella Sweet-quelque chose ! Un article complet parlait d'elle dans le journal. C'est... c'est un monstre qui a commis un nombre incalculable d'atrocités avant de trahir le Gouvernement Mondial.

    - Doucement sur les compliments mon mignon. Je viens en paix : je n'ai aucune raison de m'en prendre à vous, je suis venue vous délivrer. »

    Les visages étaient hébétés suite à toutes ces révélations. Il fallait les secouer un peu. Coïncidence ou non, mais un tir adverse manqua de toucher la coque du navire au même moment, faisant pencher dangereusement la bicoque sur la droite.

    « - Allez l'heure de la pause est terminée, tous sur le pont ! Et le premier que je vois se rebiffer finira à la flotte. À partir de maintenant, il n'y a plus de rivalités qui tiennent : on est tous là pour le même objectif : s'en sortir en un seul morceau. »

    Au même moment, mon regard s'accrocha sur un vide à l'horizon, comme quelque chose qui n'aurait pas dû être là. Mon haki de l'observation me conforta dans cette impression : il y avait une embarcation assez large avec quelques personnes à son bord. Je mis quelques secondes à faire le lien avec les étranges capacités de l'olibrius que j'avais envoyé à la cale ; je l'avais vu se rendre invisible du coin de l’œil... ce qui expliquait pourquoi il sortait de nulle part. Il avait dû s'approcher à bord du mystérieux vaisseau fantôme. Mon cerveau ne fit qu'un tour : si nous pouvions monter à bord, nous pourrions certainement nous enfuir au nez et à la barbe de l'ennemi. En silence, j'avisai alors les petites embarcations qui bordaient les flancs du navire. À la louche, j'en dénombrais suffisamment pour une soixantaine de personnes.

    « - Vous autres, préparez-vous à faire descendre les canots, » ordonnais-je aux soldats pétrifiés. « J'ai un plan. »

    Le mat avait été préservé jusque là. Nous pouvions faire croire à une tentative de sabotage et nous dissimuler derrière les voiles en parallèle. Ils n'y verraient que du feu.

    Je l'abattis d'un Rankyaku, le faisant s'effondrer à tribord tandis que les marins s'activaient à bâbord. Voilà une bonne porte de sortie.

    « - Angelica, montre leur ton flanc droit. »

    Naturellement, elle avait saisi ce que j'avais en tête dès lorsque j'avais aboyé mes ordres et détruit le mât. Elle avait déjà opéré la rotation à quatre-vingt dix degrés. Nous ne tarderions pas à être à portée de tir, ils nous faudrait agir rapidement. L'évacuation des prisonniers allait bon train et les premières barques étaient à l'eau.

    Il ne nous restait plus qu'à embarquer et surfer sur la vague que je m'apprêtais à faire. Debout sur l'enchevêtrement de voiles et de bois, je faisais face à la flotte ennemie, traçant du doigt les contours d'un cercle invisible. Sitôt celui-ci terminé, un éclat bleu vif irradia la forme.

    « - Ba'al. »

    Imperceptible au départ, un petit dôme d'eau commença à naître entre l'ennemi et nous. Voilà, nous avions grand maximum cinq minutes pour évacuer avant que le navire-prison soit renversé par la vague qui nous pousserait jusqu'au vaisseau invisible.

    Un sacré coup de bluff, mais j'avais vu pire.
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    Se défiler ne faisait pas réellement parti de sa génétique, mais disons qu’éviter un affrontement aussi délicat l’arrangeait assez ce jour. C’était avec soulagement qu’il put entrevoir la suite. Les navires ennemis commencèrent à pointer le bout de leur nez pour défendre la cargaison, quitte à la faire couler si nécessaire, évidemment les prisonniers dedans de préférence. La blonde proposa une alliance le temps de leur passage sur ce navire. Il acquiesça d’un simplement hochement de la tête. Il ne pouvait pas espérer mieux de la situation et cela semblait convenir à tous les partis. Ragnar dirigeait une dernière fois son regard en direction d’Angelica, un regard bienveillant. Presque rassuré de la voir en un seul morceau. Tenue en captivité sur Jaya par peur des représailles, l’Atout était plutôt rassuré de la voir auprès des siens et plus au service du Gouvernement.

    Il avança de quelques pas et se laissa délicat tomber dans le trou créé par le cyborg. À cet instant, il eut d’ailleurs connaissance de son identité. Eleanor Bonny, une pirate fraîchement entrée en scène, déjà bien populaire et réputée. Un danger imminent qui, malgré la perte du navire, s’en sortait avec une belle main d’œuvre. Mais que l’un des types balança tout son curriculum vitae, l’Atout frissonna. Ce n’était pas de la peur, mais plutôt une vague d’excitation. La fameuse Annabella Sweetsong, maintenant appelée Eleanor Bonny, celle qui a détruit Jonas Mandrake. Malgré un corps remodelé, elle ne s’en sortait pas si mal, finalement. Ragnar ne ressentit pas l’envie de se venger. C’était un guerrier et Jonas a perdu contre plus fort que lui. Non. Son sang bouillonna simplement à l’idée d’affronter quelqu’un d’intéressant. Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui.

    Tout alla extrêmement vite. La pirate aboya, envoya ses instructions à tous ses soldats. Ses soldats oui, car ils ne répondaient plus qu’à ses ordres. Elle sut trouver les mots pour les rallier à sa cause. Sa réputation et charisme firent le reste. Un léger coup d’œil, le révolutionnaire aperçut Yukikuraï et un pistolero à ses côtés. Ce dernier ne lui disait absolument rien. Il semblait être un allié. En me rapprochant d’eux, Ragnar constata qu’ils s’étaient arrêtés en face de la cellule du dernier compagnon à récupérer.

    - Ma foi, Cendre, t’es pas trop mal comme ça.

    - Boucle-la et retire-moi toutes ces chaines.

    - Vos désirs sont mes ordres, mon seigneur, ironisa l’Atout en saisissant les chaînes avec une main chargée en haki. Il les brisa en serrant sa poigne et en tirant brusquement vers lui d’un mouvement d’une grande rapidité. S'en suivit un geste de la main pour les inviter à les suivre. Le cow-boy, sans même se poser la question, suivit la troupe. Il était évidemment convié à les suivre même si ce ne fut pas explicitement dit. En remontant, au milieu de toute cette agitation, l’Atout se tourna en direction de son navire, pis leva la main avec beaucoup de légèreté. À travers son geste, on comprit qu’il demandait au navire de se rapprocher. Que nenni.


    •••


    - Suelto ! Le cap’tain nous fait signe.

    Le commandant par intérim acquiesça. Il se retourna vers la cale ou les canonniers et harponniers se trouvaient.

    - Les préparatifs sont-ils terminés ?

    - Oui, m’sieur Suelto, fit l’un d’entre eux.

    - Balancez-moi le harpon le plus rapidement possible. Ne vous souciez ni du navire, ni des personnes à bord. Assurez-vous qu’il soit envoyé avec des cordages !

    L’ordre lancé, l'harponnier ordonna à ses hommes de tirer sans réfléchir en direction du navire.


    •••


    L’Atout eut le temps d’observer un peu ce qu’il se tramait autour de lui. Le mât détruit par l’ancienne directrice du CP9, une manœuvre effectuée par Angelica, les chaloupes prêtes à partir. Tout se dégoupillait selon son bon vouloir. Une femme d’expérience qui savait ce qu’elle voulait. Cependant, la question de savoir ce qu’il comptait faire avec des chaloupes pouvait se poser, mais le révolutionnaire esquissa un bref sourire lorsque son haki de l’empathie l’informa d’une surface non visible qui stationnait non loin d’ici.

    Il se retourna ensuite à l’exact opposée d'où un projectile de grande taille, un gros harpon lancé à pleine vitesse, normalement destiné à pêcher du gros poisson, leur arriva de plein fouet. Ragnar tendit le bras vers sa direction, son bras s’ondula, se grossit pour avoir un aspect plus imposant, le tout renforcé avec son haki de l’armement. Le harpon se heurta d’un bruit sourd à la gigantesque main ferme, celle de l’Empereur, qui stoppa l’objet sans discussion.

    - Voici notre issue de secours, chers amis, à défaut de mieux. Cendre, tout comme moi, je te conseille de bien serrer les liens, hein. L’eau de mer, tu sais, c’est pas trop notre truc. Pis avec ta carcasse, vaut mieux serrer très fort.

    Cendre hésita, pesta quelques jurons, puis s’exécuta sans réfléchir. Yukikuraï et Dallas étaient déjà en place. Pour la seconde fois, Ragnar leva la main en l’air, signe de les ramener au navire. Quant au navire sur lequel ils étaient, il n’en resta presque rien. L’Atout voulut adresser un dernier message à ses nouvelles rencontres.

    - Annabella, Angelica, nos chemins se recroiseront prochainement, fit-il en souriant naïvement. Un sourire qui témoignait malgré tout d’une sympathie. Il se foutait de savoir si elle était partagée ou non. Il avait apprécié ce court moment échangé avec elles, la gestion de l’ancienne chef du cipher pol.

    Ils furent ensuite tirés par le mécanisme se trouvant dans le navire de l’Atout, le Libérateur, qui les tracta vers ce dernier avec une bonne vitesse. Évidemment, au sortir du navire de la marine, ils tombèrent dans l’eau salée où les possesseurs de fruit du démon devinrent de véritables poids morts. Cet épisode leur rappela dans leur impuissance qu’ils n’étaient rien dans ce monde, que la nature pouvait se chargeait d’eux en un rien de temps. Ils alternèrent entre surface et plongée, par la force des vagues et la vitesse de tractage. Cette manœuvre, heureusement, ne dura que quelques minutes, sans quoi l’armée révolutionnaire aurait perdu trois éléments importants. Lorsqu’ils furent repêchés, tous se retrouvèrent à quatre pattes, voire allongés, à moitié morts, pour les deux supposés costauds de la bande. Le cyborg se vidait de l’eau stockée dans ses systèmes électriques. Par sécurité, Suelto ordonna qu’il soit emmené en soin, notamment pour le sécher et vérifier que tous les systèmes fonctionnent encore. Quant à Ragnar, par la force des choses, bien que difficilement, il se redressa légèrement.

    - … Première... et dernière fois, dit-il entre deux vomissements.

    Suelto se tint le menton et pouffa discrètement de rire en voyant ainsi, dans piètre état, le chef des armées de la Révolution.

    - Yukikuraï, bienvenue parmi nous, dit-il en lui tendant sa main en guise de salutation. Et toi, dont je ne connais le nom, tu es également le bienvenu. Si tu es ici, ce n’est certainement pas un hasard.

    Silencieux, l’Atout se redressa à l’aide du bastingage et resta silencieux le temps de recouvrer entièrement de ses facultés.

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    Dallas se trouvait devant la cellule de Cendre, en compagnie de son nouvel allié Yukikurai. Clint ayant désormais rejoint l'armée Révolutionnaire, se demandait comment annoncer cette nouvelle à son équipage de chasseur de prime. Connaissant Daniel Lacroix ce type ne s'en offusquera pas, lui tout ce qu'il voulait c'était se battre contre de rudes gaillards. Pour George Blaise le médecin de bord, c'était plus compliqué, mais comme il était attaché à son capiston le toubib continuera à le suivre. Maintenant il faillait parler des objectifs de la Révolution, entant que Rebelle Dallas était devenu un ennemi du gouvernement mondial et il devait le combattre. Son but était désormais d'aider les opprimés et de s'opposer aux plans du gouvernement mondial, c'étaient des objectifs différents de son ancienne vie. Tout d'un coup une secousse fit basculer le navire, l'ancien chasseur sentit le sol bouger et fit projeter en arrière par le choc.

    - C'était quoi ça, les navires d'escorte ne nous tirent pas dessus quand même ? Disait-il en se relevant.

    Puis un homme arriva dans la cale, il s'approcha de la cellule de Cendre et ils échangèrent quelques politesses, apparemment ils se connaissaient. Puis Ragnar ordonna aux hommes de se retirer au plus vite, Dallas suivit cet homme sur le pont du navire. C'était un massacre là-haut, des cadavres gisaient au sol et il y avait une odeur de poudre mélangé avec du sang. Le bateau avait lui aussi souffert, il n'y avait plus de grand mât et donc il était impossible pour les blessés, s'ils y en avaient, de naviguait avec cette épave. Dallas marchait parmi les cadavres et reconnu parmi eux le Colonel Sozin qui l'avait fait venir Grande Line, Steel Hunter sortit une allumette et frotta cette dernière sur une de ses bottes, une fois allumée il sortit une cigarette de son paquet et il l'alluma.

    - Adieux Colonel...

    Clint rejoignit ses compagnons après avoir salué une dernière fois Sozin, les Révolutionnaires s’accrochèrent à un Harpon géant. Ils furent traînés dans la mer avec le Harpon, Clint s'accrochait fortement à l'arme, il jeta un coup d’œil aux autres qui étaient mal en point. La cigarette du l'ancien chasseur s'était éteinte, et lui il tenait son chapeau le plus fort possible entre ses dents. Ils arrivèrent sur le navire de Ragnar, un homme salua Yukikurai et souhaita la bienvenue au Cow-boy.

    - Merci, je me présente Dallas Clint. Sur West Blue on me surnomme Steel Hunter, appel moi comme tu veux. Disait-il en souriant.

    Dallas jeta un œil en direction du navire qui servait de prison, il n'était plus rien et il n'aillait sans doute pas tarder à sombrer dans les abysses de Grande Line.
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    Tiens, il tenait quand même à la vie le petit finalement. Tout en cherchant du regard comment libéré le type devant moi, je me demandais pourquoi Clint m’avait choisi. Hasard ? Bon sens ? A choisir au milieu de ces péquenauds, je m’allierais avec quelqu’un de fort et qui n’a pas l’air fou. Genre moi. Oui, je suis cool. C'est ça.

    « Ha, ça y est, je comprends mieux. Tu veux devenir révolutionnaire ? Ben pour commencer, je dirais que survire et se tirer d’ici c’est pas mal pour commencer. On avisera de la suite, s’il y en a une. »

    La suite se passa très vite. Enfin, tout depuis la première secousse s’était passé très vite à vrai dire. Cependant, je n’eus plus trop le loisir de tergiverser, entre les ordres autoritaires qui venaient du pont supérieur et mes codétenus qui se ruaient vers le pont. Je reconnu vaguement, malgré tout, l’homme qui brisa les chaînes comme si de rien n’étaient, comme étant un révolutionnaire que j’avais croisé.

    Sur le pont c’était un vrai carnage. Ce beau navire n’était plus que l’ombre de lui-même. Et les nombreux navires qui nous fonçaient dessus n’allaient rien arranger. Je cherchais du regard la première personne qui était arrivée sur le navire et dont il me semblait avoir reconnu la présence. Je ne reconnaissais personne. J’avais dû me tromper, car je fixais une pirate avec un tricorne et non un membre du gouvernent. Rejoignant les autres, je demandai.

    « C’est qui la femme… Euh… Laisse tombé. C’est quoi cette main géante ? »
    « Et puis tu veux en faire quoi de cet harpon ? »


    Beaucoup de question. Pas de réponse. Enfin, si un plan dément. Je m’accrochai donc fermement de la main droite. J’avais prévu de sauter quand on se ferait tracter, mais le timing fut mauvais. Je fus traîné sur le ventre sur le planché et atterris sur le dos dans l’eau. La vraie classe. Il n’y avait rien à dire.

    ***

    « Pouarfff. C’est pas bon l’eau de mer. »
    « Perso, je retenterais bien le truc. Mais la prochaine, je ne m’encombre pas de ce truc. »

    Devant le regard incrédule des gens autours de moi, je leur montrai le sac que je venais de trimballer. Je me sentis obligé de me justifier.
    « Ne me regardez pas comme ça. J’ai juste rempli ce sac de jute avec les quelques chaînes et menottes que j’ai trouvées en remontant. »
    « Quoi, je suis forgeron. Je ne laisse pas passer du bel acier comme ça. Puis normalement dans le tas je dois bien avoir une paire de menotte en granite marin. Vous savez ce que ça vaut ? Vous savez à quel point c’est compliqué de s’en procurer ? Vous …»


    J’étais encore en plein monologue quand celui qui devait être en charge du navire nous accueillit. Il connaissait également mon nom. La prison ça rend célèbre, il faut croire. Je maudis une fois de plus mon ignorance et ma mauvaise mémoire des noms.

    « Je suis confus. Merci de m’avoir sauvé. Vous me connaissez visiblement, mais je ne me souviens plus des vôtres. On s’est croisé sur… Kanokuni… je pense. Pouvez-vous me rappeler vos noms ? »
    « Sinon, encore merci de m’avoir libéré. Je dois vous avouer que je m’étais un peu résigné à mon sort. »


    Par contre la marine ne s’était pas résignée, elle, a me voir mourir. Deux bâtiments, nous avaient repéré et se déroutaient dans notre direction.  Les premières salves rompirent le calme relatif qui s’était installé. La deuxième salve nous arrivait droit dessus. Je saisi une chaîne de mon sac avec la main droite. Je me mis à tourbillonner sur moi-même. Je me suis ensuite arrêté en fouettant l’air devant moi pour y faire naître une lame d’air. Uzo Hyo ! L’attaque se dissipa après trois mètres.

    « Merde ! Ça ne marche pas bien avec une chaine. Désolé ! »

    HRP:
    Ce n'est pas un convoie de navire ce rp, c'est un TGV. Je n'ai jamais fait un rp où les postes se suivent à cette cadence. C'est vraiment chouette. cheers
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    Au milieu du chaos ambiant, le galion Bull se frayait malgré tout un chemin. Lorsque les bateaux d'escorte tirèrent sur le navire-prison, une grande peur se répandit dans l'équipage. Après tout, ils n'avaient absolument aucune envie de se mêler à tout ça. Ils se demandaient aussi quand allait revenir Mountbatten, car l'invisibilité du rafiot dépendait de lui. Dans quelques minutes, elle risquait de se dissiper, et d'attirer l'intérêt des différents camps qui s'affrontaient dans le convoi.

    L'ancienne directrice du CP9 avait provoqué une onde dans l'eau, qui grandissait à vue d'œil, créant des vagues de plus en plus puissantes de part et d'autre de l'épicentre. Ainsi, la distance augmentait de seconde en seconde entre le navire-prison et le reste de l'escadre. Les prisonniers évacuaient précipitamment sur les barques, tandis qu'un petit groupe de révolutionnaire s'enfuit de l'autre côté à l'aide d'un harpon.

    Il y avait assez d'embarcation pour tout le monde. Il faut dire qu'un grand nombre de passagers avaient sauté dans l'eau ou gisaient sur les ponts du bâtiment de la Marine. L'évacuation commença donc, sans que les intéressés ne puissent vraiment y faire quelque chose.

    En effet, les vagues devenaient de plus en plus imposantes et poussaient inexorablement les canots vers le Bull, au grand dam de Mountbatten qui s'était posté dans les airs à l'aide du Geppou. Il n'avait pas envie de risquer de couler au milieu de ce déchaînement de l'océan. Les prisonniers le regardaient d'ailleurs avec de grands yeux : un homme qui volait dans les airs, ce n'était pas quelque chose de courant, même sur Grand Line.

    Il fut rejoint par la calamité qui était à l'origine de l'onde de choc, qui maîtrisait évidemment le Rokushiki.

    "- Ça va te coûter cher tout ça. On n'a pas beaucoup de vivres, et mon équipage râle déjà à cause du manque de saké." Dit-il, soupirant.

    Il faut dire qu'il n'avait pas vraiment donné son accord sur cette opération. Le Fantôme avait deviné que son galion était la porte de sortie de tous ces prisonniers, qu'il ne connaissait même pas. Il espérait juste qu'ils auraient assez de nourriture et d'eau jusqu'à la prochaine île, sinon il n'hésiterait pas à aller à la confrontation pour défendre les intérêts des siens.

    Comme prévu, les chaloupes furent poussées en direction du galion. Son équipage s'en inquiétait d'ailleurs ; outre le problème de denrées, ses hommes n'étaient pas enclins à accepter une cinquantaine de personnes de plus sur leur bateau. Ils préparèrent les canons en prévision, pointés sur la petite flottille. Juste au cas-où.

    Les deux anciens du Gouvernement Mondial fendaient l'air à coup de Geppous pour avancer au même rythme que les prisonniers en contrebas. Au loin, l'escorte de la Marine semblait de plus en plus petite. Les soldats enrageaient : ils s'étaient faits humilier en bonne et due forme. Les hauts gradés s'inquiétaient sur les répercussions de cet échec sur leur carrière, tandis que les rescapés du navire-prison remerciaient intérieurement l'homme qui les avait épargnés. Mais tous s'accordaient à dire que ce jour avait été marqué par une défaite inexcusable.

    "- Annabella, on vous dépose à la prochaine île. Et tiens tes gars, ils n'ont pas intérêt à causer du raffut sur le galion."

    Spoiler:
    Anna, je veux 100 millions de Berries en petite coupure pour le trajet. Chuis pas un Uber putain Convoi 03 - On The Rope Again 4206886586
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