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Le survivant de Marie Joie

Le soleil couchant glisse doucement vers la ligne d’horizon, illuminant de ses derniers reflets la forêt infinie que forment les toitures étincelantes des palais de Marie Joie. A la fenêtre de l’un deux, appuyé contre le rebord, le prince Eirikr von Avezel contemple le ciel avec mélancolie.
Difficile de dire depuis combien de temps il est prisonnier de ces murs. Eirikr a perdu la notion du temps depuis longtemps, comme beaucoup d’autres choses depuis qu’il a été trahi et abandonné par tous. Par la révolution, qui aurait dû le porter sur le trône. Par la marine de Goa, qui aurait dû l’aider à le conquérir lorsque tout a dérapé. Par son peuple qui ne l’a pas soutenu. Trahi par le Gouvernement Mondial également, pourtant allié de son royaume et sa famille, mais qui l’a déchu et exilé prétentions. Et puis trahi par la sainte famille Cadenhead enfin, qui a feint de le recueillir pour mieux l’humilier ensuite, et se servir de lui comme d’un jouet !

A cette seule pensée, le prince se retourne vivement, et scrute autour de lui avec une crainte misérable, comme si ses seigneurs et maîtres, devinant ses pensées, allaient s’abattre sur lui et le châtier ! Il faut dire que depuis le début de sa captivité, sa vie n’est plus qu’un tourment sans fin : une succession d’humiliations, d’exhibitions scandaleuses, de torture morale, parfois physique. Ils l’ont surnommé « le dernier roi de Goa » et l’ont coiffé d’une couronne en papier munie de grelots. Ils l’ont exhibé à l’envie, traîné au milieu des leurs, le faisant jouer des tours comme on le demanderait à un animal.  Car c’est ce qu’il est en réalité : le petit chien des Cadenhead, un trophée pour leur permettre de se vanter d’avoir un vrai roi à la maison ! Mais surtout leur fou, leur drôle, leur divertissement lorsqu’ils se lassent de fouetter leurs esclaves et leurs animaux, pour peu qu’une différence existe entre les deux.
Mais tout cela se terminera peut-être ce soir… ?

Le survivant de Marie Joie J4ox
Le prince royal déchu, Eirikr von Avezel

A l’instant même où la lumière disparaît à l’horizon, l’angoisse serre le cœur du prince. Elle ne dure qu’un instant, car un caillou rebondit contre la vitre dans un petit tintement. Le cœur battant, Eirikr actionne la poignée, l’ouvre, et s’écarte. Une première ombre se glisse dans la pièce, puis une seconde. Elles sont même trois en réalité : une femme et un homme vêtus de capes noires à capuchons, et un chat noir juché sur l’épaule de la femme. Les deux humains s’inclinent devant lui (le chat le fixe de ses yeux verts, l’air de le juger comme ont toujours l’air de le faire les chats), et la femme lui déclare solennellement :

« - Votre majesté, roi Eirikr, c’est un honneur de vous rencontrer enfin. »

Eirikr se sent gagné par une bouffée d’angoisse. Est-ce un nouveau tour de ses geôliers ? Une nouvelle façon de le tourmenter ? Il se sent l’envie de reculer, de fuir, mais ses jambes sont sur le point de lui faire défaut…
Non ! Le regard de la femme est sincère, sa voix aussi. Il fut un temps où le prince était expert pour sonder l’âme des gens, du moins le croyait-il, et ce qu’il reste de cet homme-là est convaincu qu’il peut faire confiance à ces individus. Qu’il le doit. Que de toute manière il préférerait mourir plutôt que de renoncer à cet espoir !

« - Votre altesse royale, permettez… »

L’homme l’aide à enfiler une cape noire, semblable à la sienne, et remonte sa capuche sur sa tête -chassant au passage sans ménagement la piètre couronne de papier qui tombe au sol-. Instinctivement, Eirikr passe ses doigts sur la broche qui maintient la cape autour de son cou, et reconnaît au toucher le motif gravé dessus : une marguerite à trois plumes. Il reconnaît également le matériau dans lequel elle est faite, du véritable or. A ce moment, il a la certitude que les trois nouveaux venus disent la vérité.

« - Je suis la comtesse Caramélie d’Isigny. Voici également Crevette...
- Miaou miaou.
- … ainsi que mon serviteur, Grandgousier.
- Majesté… » murmure l’homme à la carrure robuste en s’inclinant.
« - Sire, quelle joie de vous voir sain et sauf ! Sachez que le vent a tourné à Goa, et que nous autres les nobles sommes en train de reprendre le pouvoir. Tout ce qu’il nous manque c’est notre chef, notre roi légitime !
- Comment… comment est-ce possible ?
« - Je me ferai un devoir de répondre à toutes vos questions en temps et en heure. Cependant votre majesté, si vous le voulez bien, vous devez d’abord nous suivre. Chaque seconde est précieuse pour que le plan fonctionne. Pouvez-vous marcher ?
- Oui. » s’entend-il dire d’une voix qui n’avait jamais été aussi ferme depuis des années !

Le survivant de Marie Joie 9n0d
Caramélie d’Isigny (?) et Crevette

Le prince Eirikr ne se croyait pas capable de désobéir à ses maîtres. Pourtant, épaulé de la présence rassurante de d’Isigny et Grandgousier qui le traitent avec une égale déférence et prévenance, cela lui semble étonnamment facile ! Ils semblent connaître leur trajet par cœur, le guidant avec une étonnante facilité à travers le dédale de magnifiques propriétés qui composent la terre des dieux. Les gardes sont nombreux même à cette heure, mais la comtesse et son serviteur semblent connaître leurs mouvements à la seconde près. D’ailleurs plus ils avancent, et plus le prince est convaincu que c’est le gros matou noir de d’Isingy qui les guide, qui détecte les dangers comme s’il était doté d’un sixième sens, et qui commande lorsqu’il faut avancer ou s’arrêter.
Malgré l’heure tardive, les quatre fugitifs croisent la route de dizaines d’esclaves et autres domestiques, encore nombreux à s’affairer au service des hauts résidents de ces lieux, mais aucun d’eux ne leur prête attention. Il en va ainsi dans les basses sphères de Marie Joie : le clou qui dépasse se fait écraser, alors on se mêle de ses affaires et uniquement de ses affaires.

La traversée de la ville est longue et périlleuse, et pourtant elle ressemble à un voyage vers le paradis pour le prince. A chaque pas il se sent plus fort, comme s’il renaissait ! Finalement, ils sont rejoints par un quatrième complice, un simple esclave en apparence qui les accompagne jusqu’à une partie en périphérie de la ville. Là, une vieille femme prend le relai, et les guide dans une minuscule maison paysanne bâtie au bord même la falaise, qui se révèle être une structure factice. A l’intérieur, un énorme treuil suspendu au-dessus du vide retient une nacelle juste assez grande pour trois personnes et un chat.

En bas, dans une crique balayée par les vagues et pratiquement invisible entre les replis de la montagne, une barque les attend. Comme tous les autres avant lui, le rameur salue bien bas l’altesse royale puis, aidé de Grandgousier, actionne son esquif de toute la force de ses bras pour les conduire à un navire qui les attend au large. C’est un fier trois mâts aux voiles et à la coque noires pratiquement invisible dans la nuit. Sitôt arrivés, la comtesse d’Isigny houspille l’équipage : allez, il faut presser le pas, et prendre le large avant qu’on ne les prenne en chasse !

Au petit matin, lorsque leur disparition est découverte, le survivant de Marie Joie et le navire aux voiles noires sont déjà loin…
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Le survivant de Marie Joie

With Caramélie, Valkia, Jessica, Silke



♫♪ "Les Cadenhead et ses pairs

Ont enfermé l’impopulaire,

Au sommet d'une tour d’ivoire.

Nous le traquons, et par nos pouvoirs

Moi et mes soeurs vogueront.

Yo ho, voyageuses

Hissons nos couleurs.

Hissez haut, l'âme des Ravengeuses

Causera votre douleur." ♪♫ —Wanda



Ô resplendissant bourgeon de rose qui chantonne une musique créée par ses soins depuis une bonne heure, elle ne se doute pas que cette nouvelle aventure prendra un nouveau tournant pour les Ravengeuses. Depuis leur arrivée sur Grand Line, ses sœurs comme Wanda la mentionne dans sa chanson, piétine les ennemis sans aucune retenue. Que ce soit des pauvres civils, des chasseurs de primes, des agents du Cipher Pol et même la redoutable Marine.

Aujourd'hui encore, ces pirates comptent faire parler d'eux en ayant accepté un marché provenant d'une femme mystérieuse. En échange d'informations, les Ravengeuses doivent traquer un noble, un prince déchu, un prisonnier de Marijoa. Néanmoins, son statut semble moins important qu’un Dragon Céleste. Sa mort soulagerait sans doute ces hypocrites de nobles. C'est en vérité un sale boulot...

Au petit matin, lorsque le soleil ose montrer une partie de sa resplendissante beauté, Wanda Rosenberg qui est couchée sur plusieurs caisses en guise de lit, enfile ses lunettes de soleil pour cacher ses rubis sensibles à la lumière. De son index et de son majeur, l'adolescente se frotte la joue gauche, là où une récente blessure est en train de cicatriser. Les rayons de cet astre lumineux frappent la coque de la terrifiante Banshee, révélant qu'une étoile de mer s'est accrochée sur une partie du bois mouillé.

Les cris des mouettes font office de réveil pour quelques membres de l'équipage. Un de ses oiseaux en profite même pour lâcher une déjection qui s'abat sur le chapeau d'un Os. On y entend le râle de cette dernière et cela provoque le sourire de la gamine Rosenberg. Non loin de la mécontente, une renarde de la taille d'un humain patrouille sur le pont, les mains derrière son dos et une clope entre ses crocs. Personne n'ose flemmarder en sa présence, mise à part Wanda, car Sherry, la maîtresse d'équipage est réputée pour commander d'une poigne de fer les matelots en transmettant les ordres de la Seconde et de la Capitaine. Rôle qu'elle partage avec la nouvelle recrue, Silke, la maître-canonnière.

Lorsqu’une vague s’abat contre le revêtement de la Banshee et éclabousse les poils d’un petit capucin en train de dormir sur un tonneau, ce dernier se réveille en sursaut et rugit de mécontentement par sa petite voix aiguë. Se secouant pour retirer un minimum d’eau de mer emprisonnée dans sa tignasse, Berry, le seul homme de l’équipage s’empresse de sauter de son perchoir et de courir à quatre pattes rejoindre la cabine de sa maîtresse, Jaina Rosenberg.

Son périple est loin d’être extraordinaire et difficile, il lui suffit simplement de monter des escaliers, d’entrer par une fênetre entrouverte et d’arriver au quartier privé de l’albinos. Refermant la baie en la poussant avec ses minuscules mains, Berry tourne sa tête sur la gauche en apercevant la capitaine qui note des informations dans un carnet. Sautant avec une grâce élégante, il atterrit sur son petit hamac situé en haut du bureau de Jaina. Espionnant sa maîtresse qui n’émet aucun son de ses cordes vocales, son regard est attiré par l’harmonica de Rosenberg. S’appretant à bondir de son lit pour voler ce nouveau trésor, sa maîtresse attrape Lilith dormant sur la table et positionne le canon contre le crâne du capucin. Surpris, les mains en l’air, il gémit de désespoir.

« Si tu continues Berry, je pourrais me servir de toi comme cible vivante. » gronde la desperada qui retire ses lunettes de vue pour planter ses billes de sang dans ceux de son animal de compagnie. Le voyant s’allonger dans son plumard et de ne plus avoir l’intention de nuire au travail de la cow-girl, Jaina repose Lilith sur le meuble en bois. « Brave petit. »

Depuis deux bonnes heures, Jaina Rosenberg s’est enfermée dans sa cabine pour fabriquer ses propres balles. Pour le moment, ses créations sont très médiocres pour des munitions simples. Néanmoins, le nombre de réussite devient de plus en plus prometteur. La Ravengeuse a encore du mal à doser les ingrédients, ce qui la contraint à devoir redoubler d’efforts pour vouloir arriver aux fameuses balles explosives qu’elle aimerait tant avoir.

En se grattant la tempe avec le cul de son stylo, la Vouivre Immaculée se rend compte à travers l’un des carreaux couleur émeraude de sa chambre qu’un navire est dessiné au large de la mer bleue. Peut-être qu’il s’agit du fameux bateau que les Ravengeuses sont en train de traquer. Son raisonnement pourrait tenir debout lorsqu’elle entend de l’agitation sur le pont. Valkia en est peut-être la responsable, la Cornue donne les ordres en l’absence de la Capitaine des Ravengeuses.

Attrapant son haut de forme pour le placer sur sa tête, enfilant ses lunettes solaires de vue sur son nez, la cow-girl attache son ceinturon, s’arme de Lilith et de Morrigan puis quitte son nid douillet. Berry est à son épaule, gémissant d’excitation. Ses éperons accrochés à ses bottes résonnent dans la pièce jusqu’aux portes sombres menant à l’accès au pont. Lentement elle pousse les deux obstacles qui grincent sans avoir envie d’être discrète. Jaina monte les escaliers pour arriver au plus haut du pont, là où se trouve le gouvernail tenu normalement par sa timonière Jessica Hellhound.

« Howdy Jessica. » Jaina fronce ses sourcils et retire délicatement avec ses doigts une saleté sur une des mèches blondes de Hellhound. Soufflant pour retirer la chose sur son ongle verni de noir, la Ravengeuse s’appuie ensuite sur la rambarde en bois pour y gueuler ses ordres avec son aura de meute.

« Mademoiselle Weissmann, veuillez à ce que les canons de bâbord et de tribord soient armés ! Vos cannonières doivent être prêtes à faire feu sous votre commandement ! Mademoiselle Whitemane, rassemblez du mieux que vous pouvez des femmes armées pour un futur abordage ! Vous serez sous le commandement de mademoiselle Bloodfallen ! » L’albinos se retourne pour être face à Jessica Hellhound. « Rapproche la Banshee pour qu’elle soit à portée des canons. Fait également rugir les crânes crieurs et utilise les projecteurs de fumées. Je compte sur toi pour manœuvrer parfaitement la Banshee et de ne pas tâcher sa réputation à notre invitée de marque. » déclare l’albinos d’une voix plus calme, plus posée. Pas de la peine de lui crier aux oreilles au vu de leur proximité. « Surveille en douceur notre hôte et tu auras une nouvelle pièce à ajouter à ta collection. » susurre Jaina à son capucin Berry. Il effectue un grand sourire, dévoilant l’intégralité de sa dentition. S’échappant de l’épaule de sa maîtresse, le petit animal monte une échelle en corde pour prendre de la hauteur et jouer son rôle d’espion…



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Le survivant de Marie Joie


Sur le pont de la Banshee, la pression était monté d’un cran. Mais bizarrement ce n’était pas dû à la perspective d’un assaut navale. Non, les ravengeuses étaient au dessus de tout ça, au contraire, c’était presque un soulagement de savoir qu’elles allaient bientôt faire couler le sang. S’il y a bien une chose qui liait toutes ses âmes torturées, c’était bien l’envie de semer la mort partout où elles passaient. C’était le style de vies qu’elles avaient toutes épousées : l’essence même de ce qu’est réellement une ravengeuse.

Pourtant la pression était bien présente sur le pont. Que se passait il donc pour que les Os soient autant stressés ? Pourquoi Sherry était elle à ce point sur le qui vive ? Y avait il une légion de roi des mers en face ? Non, en réalité il y avait bien pire que cela. Un danger si horrible que même un équipage de sociopathe ne pouvait nier le danger. Jessica en avait été la première à en payer les frais, puis ce fût au tour d’une Os qui passait là où elle n’aurait pas dû. Et ce danger, ce n’était autre qu’une Valkia en sevrage depuis dix jours de son opium.

Qu’on se le dise, la seule chose qui fait qu’il n’y a pas eu de carnage dans l’équipage, c’est parce que la cornue a promis à son capitaine de ne jamais tuer une camarade d’équipage. Mais pour le coup, elle n’avait jamais promis qu’elle n’en viendrait pas aux mains de temps en temps. Si Jessica avait eu l’intelligence de ne pas trop la titiller, la malheureuse Os a eu le malheur de dire les mauvais mots. En effet, après avoir saluer Jessica d’un grommellement bien disgracieux digne d’un trader avant son café du matin, l’Os lui avait dit qu’elle était attendu sur le pont. Pour qui se prenait elle pour lui dire quoi faire ? Après lui avoir mis un coup de tête et insulter pendant 30 minutes, aucun os n’osait ouvrir sa bouche.

La démoniaque était donc sur le pont à faire les cent pas comme un lion en cage. Asmodée posée sur son épaule comme un fusil, le sol du pont aurait pu s’enflammer tant elle s’agitait dans tous les sens. La perspective d’une bataille à venir la rendait intenable. Elle avait envie de se transformer dans sa forme Quetzalcoatl pour aller gérer le bateau à elle seule et se passer les nerfs, mais là encore Jaina lui avait demandé de gérer l’équipage. La reptilienne ne tenait pas en place, ci tôt l’abordage prononcé, ce serait chacun pour soi et elle comptait bien passait ses nerfs sur cet équipage.

Voyant qu’elle était en train de bougonner dans son coin. Sherry ne pût s’empêcher au bout d’un moment d’aller la confronter.

Sherry - « Valkia, faut vraiment que tu demandes de l’aide à Jessica pour décrocher, t’es insupportable ... »

Valkia - « Je t’emmerde Sherry, JE VAIS PARFAITEMENT BIEN OKAY ? »

Lorsqu’elle éleva la voix, une Os sursauta et laissa échapper le cordage qu’elle tenait entre les mains. Fort heureusement deux autres se jetèrent dessus et l’attrapèrent au vol limitant ainsi l’impact de l’erreur de la première. Le regard fût noir comme la nuit et la bouche de la démone commença à s’illuminer, signe qu’elle préparait un éclair qui lui serait sans doute fatale. Mais c’était sans compter sur l’intervention de Sherry qui lui referma la bouche, coupant ainsi son attaque avant qu’elle ne soit lancé. Cette dernière soupira et ajouta.

Sherry - « Pas de meurtre à bord Valkia … Patience, ça va bientôt être l’heure. »

Mise à part Jaina, la seule personne qui pouvait se permettre ce genre de geste envers Valkia, c’était Sherry. Il y avait une sorte de complicité entre les deux indicibles. Peut être est ce une solidarité entre non-humaine, mais la renarde savait manier les mots pour calmer la colère de la cornue.  Après avoir fait signe à l’Os de se remettre au boulot, la seconde regarda son capitaine qui venait de finir de se roupiller dans sa cabine. Elle se mit à gueuler les ordres sur son perchoir et cela redonna le sourire à la démone, peut être grâce à l’aura de meute.

Sur ces mots, Sherry commença à rassembler les troupes. Le temps de voir l’équipe d’abordage au complet, Valkia se dirigea vers Silke qui était devenue la maitresse cannonière de l’équipage suite à son recrutement. C’était son premier gros abordage avec les ravengeuses donc elle se permit de lui faire un coup de motivation avant de partir à l’assaut. Passant son bras autour de l’épaule de la psychopathe, la démoniaque lui expliqua d’une voix impatience.

Valkia - « C’est ton premier grand coup avec nous, bordel ça en serait presque émouvant. Je dis bien presque. Bon t’as intérêt à te sortir les doigts du cul et à bien gérer ton rôle. Louper ta première ça serait quand même bien pourri. Allez, éclate toi surtout. »

Une tape sur l’épaule et Valkia retourna à son poste regardant les Os prêtent à l’abordage.  Qu’est ce qu’elle aimait ce genre de petit moment d’excitation avant la bataille. C’était un peu sa décharge d’adrénaline que ne lui donnait plus l’opium. Il était temps de faire le plein d’ailleurs. Se tenant au côté de l’équipe d’abordage, la cornue déclara.

Valkia - « Même consigne que d’habitude, vous emmerdez pas avec les prisonniers, les ordres sont clairs, pas de survivants. »

Suite à cela, la diablesse se positionne près de la rembarde, prête à découper les boulets de canons s’approchant trop près de la Banshee. Elle était comme une lionne face à un bout de viande. Jessica avait intérêt à ne pas trop tarder à lancer l’abordage, sinon elle ne résistera pas longtemps à un abordage par les airs.


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Le survivant de Marie Joie


Silke était accoudée au bastingage.

Grand Line était grisante. GRISANTE ! Pas une journée qui ressemblait à la veille. Des dangers, des monstres, des pirates, des courses poursuites, des inconnus qui vous recrutaient pour buter un prince... Mais bordel, pourquoi certains crétins se plaignaient de Grand Line ? La chimiste avait pourtant la réponse : des idiots, des faibles et des vierges effarouchées ! De son coté, elle rejoignait pleinement l'avis de la capitaine : cette mission était louche, mais intéressante à plus d'un titre. Se faire plaisir avec un carnage et aider au bon développement de l'équipage ? Banco.

Pour l'heure, Valkia s'occupait de gérer le navire d'une main de fer dans un gant de fer. Fort heureusement pour elle, Silke n'était pas une vulgaire larbin. Ses connaissances en chimie et en physique l'avaient propulsée au rang de maitre canonnière. Aussi se tenait-elle loin des voiles et autres joyeusetés qui valaient aux « Os » tous les quolibets du monde. Loin de la psychopathe l'idée de montrer du doigt ses méthodes ! Pourtant, ça la faisait chier de devoir marcher sur des œufs depuis une dizaine de jours. Valkia était en manque d'opium, et ça se sentait ! Malgré la promesse tacite de rester vivante en cas d'altercation, l'idée de se faire démolir ne la démangeait pas.

Aussi avait-elle trouvé une solution.

Durant les derniers jours, elle avait joint ses efforts avec Jessica pour concocter de quoi ramener un peu de calme sur la Banshee. Juste de quoi s'entendre penser et profiter des atrocités du voyage. Rien de plus. L'ange de la mort avait tenu ses promesses : professionnelle, brutale, efficace mais avec un soupçon de grâce et de féminité intrigantes. La médecin de bord lui avait permis de piocher dans le stock d'opiacés et de produits chimiques de base de la réserve. Après plusieurs jours de tentatives infructueuses, la chimiste était enfin arrivé à un résultat qui lui convenait. Loin d'être parfait, le résultat serait sans aucun doute satisfaisant. En pensée, la chimiste ressassait ses créations :


«  C19H21NO4. Biodisponibilité deux pour cent, demi vie une heure. Si on y ajoute C29H41NO4... le résultat est absorbé en huit minutes, avec un pic plasmatique à quatre vingt dix minutes et une demi vie de deux à cinq heures... »


Après un rapide calcul mental, elle comprit qu'elle venait de s'acheter entre cinq et vingt cinq heures de tranquillité. Et ça, c'était si Valkia choisissait l'option un. Dans l'autre cas, elle avait trouvé comment raffiner des opiacés en une poudre inhalable. Ça ne valait pas de l'opium, mais le substitut devrait fonctionner. D'ailleurs, elle était on ne pouvait plus curieuse ! Quelle solution allait choisir la bretteuse ? Le poison qui lui manquait ? Ou bien une aide au sevrage ?

La voix de la capitaine la tira de ses projections mentales. L'albinos non plus n'avait pas démérité. Mordante, sauvage et gracieuse à la fois... Silke avait bien vite appris à respecter Jaina. Par ailleurs, il n'avait pas fallu bien longtemps à la psychopathe pour déduire un autre point important: se tenir loin de la fille de la louve. Malgré l'attrait certain d'un joli minois et d'une âme encore modelable... le risque n'en valait pas la chandelle, tant la mère était féroce !


- Bien, capitaine, répondit Silke.


En quelques instants, la maitre canonnière réquisitionna une partie de l'équipage. Le listing fusa. Attitrer deux larbins par canon. Vérifier la propreté et la fonctionnalité de chaque pièce. Ajuster l'angle de tir. Inspecter le stockage : des caches hermétiques et hydrofuges pour la poudre. Des bacs en acier pour les boulets de canon. Les cals pour empêcher l'armement de rouler. Revoir la routine de recharge... Passable, acceptable tout au plus. Elle aurait le temps de gueuler une autre fois. Pour l'heure, une autre urgence appelait son attention.

La psychopathe leva les yeux et aperçut sa cible. La voix de Valkia, éraillée par le manque, creva les tympans de l'équipage. D'un regard, Silke repéra sans mal des symptômes de sevrage : sueur, tremblement des extrémités, agitation, jugulaire saillante... Elle soupira en silence. Encore heureux, Sherry savait comment calmer l'épéiste. De son coté, Silke détestait trop les élans d'émotivité pour rester calme et y répondre correctement. La pyromane se tenait donc loin de Valkia depuis une bonne semaine, surtout après le sort qu'elle avait réservée à une des Os. Pourtant, la bretteuse ne l'entendait pas de cette oreille et la rejoint bien vite, afin de la briefer. Silke lui répondit, alors qu'elle s'apprêtait à s'éloigner :


- Valkia, j'ai un truc à te proposer. Avec Jessica, on s'est débrouillées pour te préparer deux options. En fonction de ce que tu veux, j'ai dans la main droite de quoi t'aider à te sevrer. Dans la gauche, c'est un équivalent de ton poison, en poudre inhalable. T'as besoin de quoi, avant de partir à l'assaut ?


Le visage de la chimiste demeurait impassible. Pourtant, en arrière plan, elle se délectait du choix cornélien offert à Valkia. La torturer n'était pas dans ses intentions, ni dans son intérêt. Non. Il s'agissait plutôt d'apprendre à décortiquer ses choix, son fonctionnement, d'analyser de petits indices laissés... et de reconstituer le puzzle. Malgré toutes ses tentatives discrètes depuis dix jours, il lui était impossible de récolter des pièces à assembler ! Il en allait de même pour Jaina ou Jessica. Sherry lui opposait moins de résistance, mais demeurait encore hors de portée. Loin de la décourager, le challenge la motivait au contraire !

Lorsque Valkia lancerait à la cantonade qu'aucun survivant n'était attendu, un sourire carnassier se dessina lentement sur le visage de la chimiste.

Une autre journée follement amusante en perspective
KoalaVolant

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Le survivant de Marie Joie

Comme à l’accoutumée, tu t’étais levée la première pour relever le dernier quart de nuit. Il fallait toujours des gens éveillés pour superviser l’intégrité du navire et réveiller les dormeurs en cas de problème.

Ainsi, tu avais donné pour directive qu’on vienne te sortir des bras du seigneur des rêves aux premières lueurs de l’aube pour remettre en branle la Banshee. Le mot d’ordre était de traquer et retrouver la Nouvelle lune, un vaisseau abritant un prince que vous deviez tuer pour le compte d’un commanditaire.

Jaina avait besoin d’obtenir des infos sur un sujet important pour elle. Et donc, comme sa place de capitaine le suggérait, ce qu’elle voulait faisait office de loi, bien que soumise à l’approbation des autres. Et quoi de plus motivant pour toi que la perspective d’exécuter un noble de ce monde.

C’était d’ailleurs une de tes conditions, porter le coup de grâce à cet individu. Il méritait de périr de ta main, que son âme putride pourrisse dans la Cité en la mer, Mon royaume éternel. Quand la capitaine rejoignit le tillac, vous voguiez déjà depuis quelques heures pour combler la distance entre eux et vous et vous aviez même fini par les rattraper.

Le bâtiment, une impressionnante caraque, que vous précédiez, portait assez bien son nom. Aussi noir qu’une nuit sans l’astre d’argent, il ne manquait plus qu’une mouchetée blanche sur sa coque et ses voiles pour y voir une allusion parfaite.

Tu tiquas quand Jaina s’approcha de toi pour retirer quelque chose dans tes cheveux, fronçant les sourcils, mais ne l’empêchas pas pour autant. Elle gueula ensuite ses ordres pour l’équipage et te donna les tiens. Tu acquiesças en reportant ton attention sur votre proie.

D’après vos instruments de bord et les vents arrière qui vous charriaient, vous avanciez à douze nœuds, contre dix pour eux. En regardant à travers une longue-vue, tu estimais la distance actuelle qui vous séparait à un peu plus d’un mille nautique.

— On s’ra sur eux dans une vingtaine d’minutes, cap’taine, lui indiquas-tu en reposant ta lunette sur le guéridon près de toi.

Maintenant votre cap, tu observais ce qui se passait sur votre pont. Silke proposait enfin votre substitut à l’opium à Valkia. Il n’était pas trop tôt. Ses sautes d’humeur de Valkia, depuis son sevrage forcé dans les geôles du bateau, devenaient insupportables.

Sentant la morsure de la froide colère qui envahissait ton cœur à ce moment-là, J’apparus à la place vacante à tes côtés et Je te contemplais, Me délectant de la moindre de tes réactions. Tu repensais à la scène qui s’était déroulée une demi-heure plus tôt entre l’une de tes Os et la seconde. Qu’est-ce qui lui avait pris de foutre un coup de boule à la mousse alors qu’elle relayait un ordre ?

Tes jointures blanchirent tant tu serrais les rais de la roue du gouvernail. Une idée parasite commença à s’imposer dans ton esprit. L’air autour de toi perdit dix bons degrés au point d’en faire frissonner Jaina. Une pellicule de glace se formait sur tes mains, mais tu n’en avais cure. Tu ne voyais plus que la démone, elle t’obsédait et tu ne désirais plus qu’une chose.

LA TUER.

— C’est ça mon enfant, ne résiste pas… te susurrais-je à l’oreille de mes non-lèvres. Elle ne mériterait que ce sort pour le traitement que ta protégée a subi injustement.

Je pouvais contempler tes yeux se muer pour arborer une teinte azur brume, aussi brûlants et perçants que du givre. Le bout de tes cheveux, blonds comme les blés en temps normal, adopta la même couleur.

— rapporte-moi son âme, et tu n’auras plus à la supporter…
pernicieux  comme à Mon accoutumée, Je tentais tes plus bas instincts.

Soudain, la proie de ta folie se détourna de la chimiste et ainsi s’évanouit avec elle la focalisation extrême qui t’habitait. Tes poings retrouvèrent une consistance habituelle et la température ambiante retourna à ce qu’elle était. Tes iris et ta crinière reprirent leur nuance usuelle.

— Dommage…

Je M’évanouis à mon tour à mesure que tu reprenais la maîtrise de ta conscience.


— Tu d’vrais rejoindre les autres et garder ton clebs en laisse. J’vais nous signaler en beauté.

Tu l’avais enjoint d’une voix blanche, en portant des bouchons d’oreille à tes pavillons et actionnas le levier de la fumée. Bien vite elle se répandit autour de vous et vous enveloppa de ce voile si caractéristique. Un deuxième vérin pivota sur son axe et un bruit tonitruant retentit. Les crânes annonçaient votre venue d’un son aussi strident qu’inquiétant.  

Cela ne manquait pas de te décrocher un rictus carnassier. Tu aimais particulièrement l’effet que cela provoquait. Enfin après quelques instants, tu stoppas la génération de fumée. Quand la nef en sortit, et que vous fûtes à la hauteur du navire ennemi, tu désactivas également les têtes hurleuses.

— Silke, maintenant ! Illumine-moi c’te nuit noire !

La maîtresse-canonnière te sourit à pleine dent et rapidement après la poudre parla. C’était l’heure du carnage. Bien vite, après votre première bordée, une réplique se dirigea vers votre vaisseau. Évidemment, postée où elle était, Valkia géra les plus dangereux pour les structures sur le pont et vos hommes.

Tu ne te laissas pas non plus décontenancer par les impacts sur votre coque et maintins le cap pour octroyer aux Os sous le commandement de Silke la possibilité de faire feu à nouveau et ainsi forcer l’allure de la Nouvelle lune à diminuer. Tandis qu’une partie fusillait à la livrée de vingt-quatre, que d’autre se tenait prêt à débarquer pour un carnage, tu ordonnas qu’on cargue les voiles pour adopter une vitesse plus réduite.

Une troisième salve résonna et tu te rapprochas du rafiot adverse. Des grappins fusèrent dans l’air pour vous permettre de lier les deux navires et des planches furent placées par-dessus le vide. Enfin l’abordage était lancé.





Le narrateur est la faucheuse, elle fait partie intégrante à l'histoire, quand elle intervient, le texte est en italique (sauf dans les dialogues)

Moissonneuse et Désespoir/poussière:



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Cher journal,

Servir les dragons célestes, les servir directement j’entends, c’est quelque chose que n’importe quelle personne sensée éviterait si elle avait le choix. Prendre le risque de contrarier les dieux, c’est un danger aussi inévitable que fatal pour de simples humains comme nous, et les dragons célestes accordent rarement une seconde chance.
Heureusement pour moi, je suis une servante indirecte. Je ne suis certainement pas aussi bien payée que le chambellan qui a dû annoncer à Sait Glinglin Candenhead que son jouet-roi préféré s’est évadé, mais au moins j’ai encore la tête sur les épaules ! Quant au jouet-roi en question, qui a si honteusement manqué à son devoir en ne se tenant plus à la disposition de son propriétaire, sa sentence est tout aussi irrévocable : son maître veut le voir MORT.
C’est écrit en majuscules dans mon ordre de mission, et à mon avis cela ne reflète pas seulement la divine colère de Saint Glinglin : après avoir trahi l’intégralité du monde dans sa tentative de coup d’état, le prince Erikr a trop d’ennemis déclarés pour espérer survivre longtemps. Qu’il ait été aidé cette fois par les royalistes de Goa (ce qui, à ma connaissance, n’est pas le cas), par les révolutionnaires, ou par des complices indépendants, une chose est sûre : les hauts placés de ce monde ont décidé qu’il avait épuisé son sursis.

J’ai reçu toute liberté de moyens pour agir, tant que le Gouvernement Mondial ne semble pas directement impliqué. Tranquillement installée sur le bastingage arrière du navire pirate où je prends la pose, j’observe la liberté de moyens en question en plein ouvrage avec un sourire moitié satisfait, moitié effaré : elles vont vraiment ingurgiter des drogues avant le combat ?! Je savais que j’avais affaire à des tordues, à des folles sanguinaires, mais est-ce qu’elles seront encore gérables dans cet état ?!

J’ai un regard en coin vers la capitaine. Elle a l’air de savoir ce qu’elle fait. Enfin je crois.
J’avais besoin de m’attacher le service de crapules pour ma mission, des gens qui n’auraient aucun mal à se laisser convaincre d’attaquer un navire et de massacrer ses occupants, mais j’avais l’espoir très net qu’un équipage entièrement féminin me causerait moins de soucis. C’était ça ou un équipage d’ours, mais je n’en ai pas trouvé. Je comprendrais que tu émettes des doutes, journal, mais il faut reconnaitre que quand ces pirates ne sont pas en train de consommer tout ce qui est capable de leur retourner le cerveau ou de brûler, découper, ou exploser tout ce qui leur passe sous la main, ce sont des navigatrices très compétentes ! Sur mes indications, elles n’ont eu aucun mal à retrouver notre cible, et encore moins de scrupules à le prendre en chasse !

Je réajuste mon chapeau, fais voler mon grand manteau dans le vent, et quitte mon perchoir dans un bond qui dure un peu trop longtemps, et un peu trop à l’horizontale, pour être complètement naturel, et atterris aux côtés de la capitaine. C’est sous le déguisement de Nougabrielle la fantôme, l’esprit pirate vengeur, que je me suis présentée à elle. J’ai mis le paquet sur le chapeau aussi resplendissant que défraichi, le grand manteau à épaulettes percé de trous, les grandes bottes qui n’ont jamais vu la moindre boite de cirage et le grand sabre rouillé. J’ignore si elle et ses camarades y ont vraiment cru malgré les volutes de fumée éthérée que je laisse échapper de mon corps (il faut dire que mon excuse pour me faire servir quand même à manger malgré ma soi-disant fantômitude a peut-être un peu ébréché ma couverture), mais nous avons trouvé un accord : son équipage m’aide à retrouver le navire que je cherche, à en massacrer les occupants et à en piller le contenu pour leur propre compte. En contrepartie, je lui transmettrai les informations qu’elle cherche sur son parent disparu. Actuellement je te le confesse journal, je n’en sais pas plus qu’elle sur le sujet ; mais l’au-delà s’agite très fort pour trouver la réponse, en la personne de sbire numéro un et sbire numéro deux que j’ai missionnés pour cette tâche !

J’ouvre la bouche dans un nuage de gaz couleur bleu-vert-éthéré, et murmure :

« - Vous les avez rattrapés, beau travail capitaine ! »

Le bruit des canonnades a laissé place, un instant, à celui des vociférations des attaquantes qui se lancent à l’abordage. En face, la résistance est clairement à la hauteur : explosions, tirs nourris, jets de flammes et coup de tonnerre laissent clairement entendre que certains ont des pouvoirs, et qu’ils savent s’en servir !
J’observe la scène comme si je n’étais qu’une spectatrice extérieure, et que ce qui se déroulait ne me touchait pas vraiment. Mon sourire, comme mon regard, affichent un air de plaisir presque enfantin que je ne feins absolument pas : c’est la première fois que je vis une bataille navale dans les règles !

« - Soyez prudente », dis-je encore à la capitaine. « Si ces gens-là viennent de là où je crois qu’ils viennent, ils sont probablement très puissants. »

Non pas que je tienne spécialement à la vie d’une pirate, mais j’aurais l’air bête si toutes mes équipières mourraient !

« - Evidemment, je vous accompagne ! »
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Le survivant de Marie Joie

With Caramélie, Valkia, Jessica, Silke



Un frisson parcourt des pieds jusqu’à la pointe de l’échine de Jaina Rosenberg. L’air ambiant autour de cette dernière se rafraîchit, laissant suggérer à la cow-girl de peut-être refermer le bouton du col de sa chemise blanche. En basculant son regard carmin sur sa timonière, la pirate comprend la raison du changement de température aussi soudaine. Si Jaina dispose d’un cœur bien brûlant, le palpitant de Jessica en est le parfait contraire. Il est très glaçant. Cela forme un sourire en coin au visage de la soi-disante vampiresse. Visiblement, sa timonière est également sur les nerfs, tout comme Valkia qui est en plein sevrage d’opium. Ne pas veiller sur ses deux bombes, dans tous les sens du terme, pourrait causer beaucoup de problèmes à la cheffe de famille. Depuis le recrutement de Silke, la Capitaine a remarqué que la tension entre les deux femmes étaient à son paroxysme. Voilà ce qui se passe quand Rosenberg manque à l’appel…

« Aucune chance Jessica. Je vais rester à tes côtés, un tireur surveille le cul de ses partenaires. Je laisse le soin à Valkia et Sherry de foncer les premières dans les lignes ennemis. » informe la Ravengeuse qui attrape la bandoulière en cuir de Morrigan se trouvant autour de sa taille pour la retirer. Elle ouvre la culasse de sa carabine et insère treize cartouches venant de ses propres créations. La tireuse a déjà repéré ses prochaines cibles. S’apprêtant à passer à l’action, son hôte arrive à ses côtés pour la féliciter, mais aussi pour la mettre en garde.

« Remerciez plutôt mon équipage, je n’ai fait que donner des directives. Tout le mérite revient aux autres demoiselles. » répond d’une note sincère la meneuse de cette troupe hétéroclite. Elle effectue un clin d’œil qui se veut être charmeur à Nougabrielle, puis reprend son attention sur l’assaut qui se déroule en ce moment même. La Banshee attaque La Nouvelle Lune. Si tout se passe bien, l’avantage reviendrait aux pirates. Néanmoins, Jaina aimait avant tout augmenter le pourcentage de réussite sur cette bataille navale qui allait débuter. « Je me charge de les ralentir. » dit-elle avant que l’abordage soit effectuée.

Écrasant sa joue contre la crosse de Morrigan, elle baissa puis remonta le levier de chargement de sa winchester. Fermant son œil gauche pour permettre à son directeur, qui est le droit, d’obtenir une vision très affutée, l’albinos visa dans un premier temps l’homme se tenant à la barre de navigation. Elle leva légèrement son canon pour que son cran de mire soit un poil au-dessus de la tête du timonier. À une distance pareille, sa balle qui tracera une ligne droite, perdra de son élan et finira au fond de l’océan. Elle devait ajuster son tir pour obtenir un taux de réussite à cent pourcent. Son honneur de devenir la Reine des tireuses était en jeu.

Positionnant ses pieds correctement pour amortir le recul de sa carabine, Jaina Rosenberg ne perd pas une seconde de plus pour presser la détente de sa nouvelle arme d'exception. Sa création, sa balle sort du canon pour se diriger à pleine vitesse dans le crâne du barreur adversaire. L'ogive transperce sa cible en étant accompagnée par plusieurs gouttelettes de sang et de morceaux de cervelles. Elle finit sa course en plongeant dans l'océan.

Ne laissant aucun répit à l'équipage détenant ce fameux prince, la cow-girl actionne le levier de chargement de Morrigan pour éjecter la douille vide et permettre au chargeur de préparer la deuxième cartouche pleine. À cet instant, Jaina vise les cordages reliant les voiles du navire. Son chargeur ne dispose pas d'un nombre suffisant pour couper toutes les cordes, mais la Reine des tireurs n'a pas dit son dernier mot. Inspirant profondément, fermant un instant ses paupières, la rage, la colère, les sentiments explosives de Rosenberg augmentent la température de son cœur. Son fusil se met à chauffer en même temps que les mains de l'albinos.

Morrigan hurle de tout son être, crachant l'intégralité de ses munitions. Les ogives enflammées coupent plusieurs cordes et provoquent un début d'incendie de nombreux câbles qui entraîneront plus tard des dégradations aux voiles. Satisfaite de ce petit exploit, la Ravengeuse replace la bandoulière de Morrigan autour de ses épaules après que son treize coups soit à nouveau chargé.

C’est alors que son corps recouvert d’innombrables bandages, dont un grand nombre est caché sous ses vêtements de cow-girl, tétanise Jaina Rosenberg. Ses blessures à Union John lui rappelle de ne pas en faire de trop. Certes, elle est considérée de monstre, mais la Vouivre Immaculée reste une femme, un être humain…

Pendant ce temps, la Banshee rattrape la Nouvelle Lune. Les canons retentissent et apportent une douce mélodie aux oreilles de l'amoureuse des armes à feu. Les planches sont prêtes à être installée pour permettre aux Ravengeuses d'aborder le navire ennemi. Wanda Rosenberg qui n'a reçu aucun ordre de sa mère, de sa capitaine, prend le plaisir de dégainer une épée dont le pommeau représente le visage d'un loup blanc.

Elle monte sur le mât de la grande voile de la Banshee, saute dans les airs et attrape une corde qui lui permet de se balancer en plein centre de la Nouvelle Lune. Première ou non à être sur le pont supérieur du bateau ennemi, le louveteau de Jaina décapite sans aucune retenue un matelot surpris. La gamine peureuse n'est plus de ce monde, sa cicatrice au visage le confirme. Désormais, Wanda suit les traces de sa mère et deviendra probablement un monstre comme cette dernière... Ses ennemis quant à eux, ne laissent aucun répit à la Ravengeuse. L'adolescente se protège de justesse derrière le corps sans vie de sa victime. Une leçon apprise par sa mère. Quand on a pas d'endroit où se planquer, le corps d'un mort peut potentiellement faire l'affaire...

Les tireurs, ceux qui souhaitent commettre du mal contre Wanda, sont automatiquement exécutés par Jaina qui vient de sortir Lilith de son holster. Même si son bourgeon de rose commence à épanouir ses délicats pétales blancs, sa mère ne va pas arrêter à la surveiller. Son devoir est de protéger son enfant, jusqu’au péril de sa vie.

« Je maîtrisais la situation ! » gueule la moins âgée des Rosenberg qui dégage en le poussant, le corps mort ayant servi de bouclier.

« Pour être de la chaire à canon ? Oui, tu maîtrisais la situation très chère fille ! » Elle balaie de son regard le début du champ de bataille pour chercher la renarde. Cette dernière armée de son Rope Dart s’apprête à passer sur la planche pour monter dans l’impressionnante caraque. « Mademoiselle Whitemane ! Même si nous ne faisons aucun prisonnier, je veux que les cargaisons de la Nouvelle Lune soient intacts. »

« À vos ordres Capitaine ! Je veux que des Os se rendent aux ponts inférieures pour sécuriser les trésors de ce navire ! » lâche difficilement la Mink qui est déjà en proie à plusieurs ennemis. Sa fourrure d’automne se hérisse, de l’électricité sortent de ses pattes pour recouvrir l’intégralité de son arme. D’un saut acrobatique pour survoler le cercle de matelots qui l’entouraient, la renarde sourit de toutes ses dents, heureuse de pouvoir se déchaîner. Atterrissant avec grâce et élégance sur le tillac, elle tourne sur elle-même pour tendre la corde reliant la pointe bien tranchante et le poids de sa Rope Dart. Les opposants autour d’elle finissent tous par être électrisé et avoir le ventre tranché. Puis, en terminant ses pas de danse digne d’une artiste de cirque, Sherry donne un violent coup de pied dans le poids de son arme de prédilection pour fracasser le crâne d’une femme qui fonçait sur la Cornue. Elle vole sans aucun remord la proie de Bloodfallen. « On joue Valkia ? De celle qui tue le plus grand nombre d’ennemis. La perdante recevra un gage de la gagnante. »


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Le survivant de Marie joie


Alors qu’elle s’était approchée de Silke, cette dernière lui proposa de prendre un petit remontant avant d’entamer l’assaut sur le bateau du prince. C’était tout de même une idée assez saugrenue quand on sait que l’opium a des effets anesthésiants et provoque même souvent le sommeil. Ce n’était absolument pas le moment pour une petite défonce. Mais avec cette proposition, la demoiselle vit en la scientifique bien plus qu’une canonnière sociopathe au regard de fer.  Voyant Sherry qui demeurait pas loin d’elle, la cornue expliqua à sa dealeuse préférée.

Valkia - « Non Silke, il faut que j’arrive à me sevrer de cette merde, mais on verra après l’assaut, je dois garder les idées claires. »

Sur ces mots, la minks renarde lui lança un sourire fier. Elle encadrait personnellement les progrès de la démone en quête de rédemption. Tout du moins, c’est ce qu’elle croyait. A peine eut elle le dos tournait que la diablesse attrapa Silke une main sur chaque épaule et, plantant son regard incandescent dans les siens lui murmura.

Valkia - « Après la bataille, tu me donneras ta meilleure dope… Je veux la tester, si ça se trouve elle a meilleur goût et de meilleurs effets. Oh putain j’ai hâte ! Et si Sherry l’apprend, je te tue donc motus ... »

Passant de l’euphorie a un air des plus sombres, le manque d’opiacé venait à se faire sentir. Pour l’instant tout était à peu près sous contrôle. Cependant, une fois l’adrénaline redescendu, et sachant que Silke a potentiellement de quoi lui faire passer la meilleure soirée de sa vie, ce ne sera pas la même. Valkia ressentait que la dope était en train de la consumer, quand on dit que les drogués deviennent esclave de leur dealer, ce n’est pas qu’une image. Pour avoir du réconfort de sa dope, elle aurait été prête à n’importe quoi.

Voyant des boulets de canons être projeté vers eux, Valkia trancha au vol ces derniers pour éviter tout dommage sur la Banshee. Cela avait au moins le mérite de l’occuper et de l’échauffer avant le grand abordage. Tout cela était extrêmement galvanisant. Autant cela ne l’enchantait pas de servir de second couteau pour quelqu’un d’autre, autant l’appel du sang la rendait tout à fait apte à faire des compromis. L’envie de bondir sur le bateau adversaire était trop tentante.

Faisant les cent pas autour du bateau comme un tigre en cage, la diablesse jubilait. Les grappins étaient envoyés sur le navire adverse et l’abordage était imminent. Le zoan en elle n’attendait qu’à être libéré. Et dès lors que l’assaut fût lancé, une rage indicible se déversa sur ses adversaires, tranchant toute personne se mettant en travers de son chemin. Asmodée recouverte de haki jubilait, elle qui n’aspirait a faire couler le sang, la voilà à en avoir jusqu’à plus soif.

Pas le temps d’attendre que les cordes soient tendus, Wanda était déjà à bord, c’était signe qu’elle pouvait y aller à son tour. Plus besoin de corde pour elle, elle se jeta par dessus la rembarde et déploya ses ailes dans son dos pour atterrir sur le pont. Ces ailes de serpent à plume étaient bien efficace pour passer devant Jessica et lui foutre davantage les boules. Oui Valkia était quand même une sacrée connasse quand elle était en période de sevrage. Et avouons le : encore plus insatiable en terme de soif de sang.

Voyant que Wanda subissait l’attaque de tous les marins, la cornue alla l’aider. Bien qu’elle lui ait appris les bases de l’escrime, face à une horde d’adversaire, elle serait bientôt surmenée. Et puis, prendre « l’aggro » sur un groupe d’ennemi, c’est s’assurer d’avoir un grand nombre de marin à trancher. Utilisant une lame d’air pour dégager les ennemies sur la fille Rosenberg, Valkia déploya ses ailes autour d’elle sans pour autant décoller, une façon de se rendre plus imposante sans nulle doute.

Valkia - « Ce soir c’est direction les enfers pour vous tous.  RAMENEZ VOUS PUTAIN ! »

Et c’est ainsi que la démone avec toute sa subtilitée se jeta dans le tas telle une lionne dans la mêlée. Il faut dire qu’il n’y avait pas grand-chose à tirer d’elle dans son état actuel. Son obsession ? Faire couler le sang et trancher des ennemies en deux. Homme, femme, enfant, vieillard, peu lui importait. En tout cas, le reste de l’équipage ne tarda pas à venir en renfort des deux bretteuses. En avaient elles seulement besoin ? Probablement pas. Mais après tout, il fallait bien permettre à tout le monde de se défouler dans l’histoire.

Rangeant ses ailes, n’en ayant plus réellement besoin, la cornue se fit approcher par Sherry au plus clair de la bataille qui lui lançait un défi de taille. Avec une récompense bien juteuse à la clé. Une récompense qui ne laissait pas indifférente la diabolique. Après tout, joindre l’utile à l’agréable ne serait pas plus mal. Qui plus est, elle savait déjà ce qu’elle allait lui donner comme gage. Mais cela, ça sera pour après le pari. Peu lui importait, la cornue avait déjà beaucoup trop d’avance pour Sherry.

Valkia - « J’en ai déjà une quinzaine d’avance, va falloir bouger ton joli petit cul Sherry ! J'accepte quand même ton offre !»

Que pouvait elle ajouter à cela ? Entre sa soif de sang, l’abstinence forcée en terme d’opium, et maintenant le pari ? Valkia résista à la tentation de se transformer en Quetzalcoatl pour faire exploser son compteur. Heureusement pour les autres qui pourraient s’amuser aussi, la bretteuse avait promis à Jaina de ne pas carboniser le navire à coup de tir électrique. Bon, il était temps désormais de retourner au massacre. Ce n’est pas tout ça, mais ce bateau ne va pas partir par le fond tout seul non plus.


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Le survivant de Marie Joie


Alors que Silke se préparait à coordonner les salves de canons, plusieurs informations défilèrent dans son cerveau malade. D'un coup d'œil en arrière, elle avait pu noter l'agressivité ostensible de Jessica. Il s'agissait d'un premier pas, elle qui n'avait pas été capable de la lire jusqu'à présent. Pour autant, ce ne fut pas le fait le plus saisissant. Non ! Mieux ! Bien mieux ! La demoiselle avait semblé distordre l'air autour d'elle. Prunelles glacées, distorsion atmosphérique, fine pellicule de glace sur les mains... Un fin sourire fendit le visage pale de Silke. La médecin avait gardé un as dans sa manche, apparemment ! Bien vite, elle fut forcée de se concentrer sur la bataille. La manœuvre millimétrique de la timonière laissa tout le loisir à la canonnière en cheffe de calculer les angles de tir. Son esprit vif finit par arriver à la conclusion funeste en même temps que la navigatrice : tirer ! L'ordre fusa. Les boulets sifflèrent. Certains manquèrent leurs cibles. L'oeil gauche de la chimiste soubresauta.


- Oi, lança-t-elle d'un ton froid. Ne me dites pas que vous êtes pas foutues de calculer un angle correctement quand je vous le donne ?
- C'est que... on a pas bien compris.
- Je patauge  dans la médiocrité... grommela Silke pour elle.


Elle modifia les trajectoires en entrant dans les détails. A contre cœur, elle se retint d'arracher la tête des crétines basiques et primaires qui s'activaient. Passait – tout juste – qu'elles ne comprennent pas un ordre aussi simple que de modifier l'angle d'un certain degré en haut et à droite... mais qu'elles fassent minent de l'exécuter, au lieu d'assumer leur connerie ? Elle se vit, en pensée, éclater la tête d'une petite main sur le bastingage, mais se retint de justesse. Si Valkia pouvait se le permettre, elle savait qu'il n'en allait pas de même pour elle. Loin d'elle toute gentillesse ou préoccupation pour la santé des Os ! Si elle se laissait aller, Jaina lui tomberait dessus.

L'image de son père s'immisça un instant dans son esprit malade. Sourire, fierté... Elle entendait encore ses mots résonner dans sa tête. Elle ? Faire preuve d'empathie ? FOUTAISE ! D'un geste rageur, elle lança une boule de gaz instable sur le navire ennemi. Se changer les idées.  Relâcher la pression. Laisser le néant à quai ! Les « Os » prirent l'attaque pour un point à viser et concentrèrent leurs tirs dans la direction indiquée. Chance éhontée ? Anomalie balistique ? Déviation de parabole avec la houle ? Silke n'en comprit pas la raison, mais les tirs firent mouche ! Elle aurait tout le temps de leur fourrer de force dans le crane un tant soit peu de savoir balistique, de physique élémentaire et de manipulation d'armement plus tard... pour l'heure, sa capitaine était passée à l'action.

Un coup d'oeil au château arrière lui révéla que le fantôme qui les avait recrutées se tenait prêt, à coté de Jaina. La scientifique en elle savait qu'il était strictement impossible qu'une telle chose existe. Et pourtant ! Était-ce un tour particulier ? Un fruit du démon ? Un subterfuge ? En tout état de cause, c'était foutrement inattendu et intéressant ! Sur la route de tous les périls, les lois de la réalité semblaient se tordre ! Jaina fit montre de toute son expertise au tir, condamnant le navire ennemi à mort en même temps que leur navigateur. La Banshee se rapprocha et les harpons fusèrent. La seconde d'après, les furies de l'équipage se déversèrent sur le pauvre équipage comme la misère sur le bas peuple.

Un véritable carnage.

Lorsqu'elle vit Valkia se lancer à l'assaut, Silke maugréa. Elle préférait se tenir loin de la démone aux pulsions incontrôlables, tant qu'elle ne serait pas en pleine possession de ses moyens. Elle adulait la nouveauté, le frisson et le danger. Mais s'exposer inutilement et risquer de devenir infirme ? De, fatalement, ressentir l'ennui et donc le Néant ? Ça lui donnait envie de crever. Pour autant, réellement mourir aussi connement ? Sans façon. Elle préféra donc couvrir les Ravengeuses à l'aide de son Chemical Fire, dispensant le feu et la mort. Les balles incendiaires de Jaina et les boules de gaz de Silke firent rapidement prendre un incendie indomptable. Wanda, Valkia et Sherry tranchaient va et fauchaient les ennemis comme des blés. Bientôt, plus une seule âme qui vive ne se tint sur le pont en proie aux flammes. La félicité, l'extase d'avoir laissé libre cours à ses pulsions s'empara de la chimiste.

Une seconde.

La suivante, la déception pointa le bout de son  nez. C'était déjà terminé ? Son cerveau analytique se mit alors en branle. Un détail la chatouillait, comme un endroit inaccessible qu'on souhaitait gratter. Quelque chose n'allait pas. Hypothèse : ces branques étaient trop faibles. Arguments : la puissance des filles, leurs fruits du démons, l'attaque surprise et brutale. Contre argument ? C'était une foutue garde princière ! Comment pouvait-elle se faire désosser en quelques instants ? Le doute était permis. Plus encore: préconisé. En quelques instants, Silke passa en revue le champ de bataille et, finalement, compris.


- On a un problème ! lança-t-elle à la cantonade. Non seulement c'était trop facile mais, en plus... Quelqu'un a vu le prince qu'on était censé tuer ?


Hypothèse. Design d'expérience. Collecte et analyse de résultats. Conclusion. Puis... Le doute. Principe fondateur du raisonnement scientifique. Sans lui, aucune investigation. Aucune recherche. Aucune percée. Aucun putain d'intérêt à tenter de prouver une hypothèse ! Et quelle hypothèse ? Elle le supposait fortement, à présent.

La Banshee avait abordé le mauvais vaisseau.
KoalaVolant

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Le survivant de Marie Joie

Concentrée sur tes manœuvres de combats, ta langue bifide tirée par ton tic caractéristique, tu te devais d’être irréprochable pour permettre la victoire des Ravengeuses. Tous se déroulaient sans encombre. Un peu trop d’ailleurs. La protection d’une personne de ce rang, celui de prince d’un royaume, méritait une attention toute particulière et des effectifs conséquents.

Soudain, Silke émit la même hypothèse qui germait dans ton esprit en cet instant. Et si bel et bien votre cible ne se trouvait pas sur le navire que vous abordiez ? Tu regardas avec effrois en direction du pont supérieur de ce dernier, recherchant des yeux l’homme qui répondrait parfaitement à la description qu’on vous en avait fait.

— On a un problème ! Non seulement c'était trop facile, mais, en plus... Quelqu'un a vu le prince qu'on était censé tuer ?

Au même instant, une de tes subordonnées, dont tu avais appris qu’elle s’appelait Leone, grimpa l’escalier pour venir se poster près de toi. Elle te glissa à l’oreille, pour couvrir le vacarme ambiant, quelques indications sur la situation. Une colère froide et dévorante s’empara de toi quand elle a eu fini. Vos instincts à toutes les deux se vérifiaient.

— Putain, oui il est pas là. Jaina ! Qu’est-ce t’a branlé ? T’as pas d’mander à c’te « fantôme » sur quoi on fonçait ? C’est pas croyable ça. Et ça s’prétend cap’taine. Silke ! Fais c’que tu veux, mais coules-moi c’rafiot d’mes deux. Ça sert à rien qu’on reste à s’épuiser pour rien !

Tu sonnas à la cloche près de toi pour annoncer la retraite aux troupes de l’autre côté des planches. Tu accordas un temps patent pour que les gens traversent et viras de bord afin de vous éloigner de la coque adversaire, laissant libre cours à la folie balistique de la chimiste.

Le vent changea de direction soudainement, t’obligeant à gueuler des ordres pour brasser en fuite en fonction de borée. Tu faisais de ton mieux. La houle devenait de plus en plus pressante, presque l’annonce d’une tempête. Mais aucun nuage à l’horizon ne venait menacer votre embarcation. Nonobstant, ton instinct ne pouvait se départir d’une certaine forme d’urgence.

Dans le tumulte de la situation, tu ne parvenais plus à comprendre grand-chose. Pourtant, à y regarder de plus près, vous n’étiez plus en danger ou au combat. Votre ennemi coulait en ce moment, tranché en deux par le milieu. Il fallait une force ou un pouvoir impressionnant pour réussir un tel exploit. Sûrement, Valkia dans sa colère incontrôlable. Mais on distinguait également d’importants impacts sur le pourtour de sa coque. La canonnière savait mettre en valeur ses connaissances.

Alors que vous repreniez un peu tous votre souffle face à ces événements, tu lâchas la barre et descendis sur le tillac rejoindre tes coéquipières. La tension entre vous monta très vite et devint bien vitre plus qu’oppressante. Vous vous regardiez en chiens de faïence, prête à bondir l’une sur l’autre à la moindre parole de travers ou étincelle.

Aucune de vous ne désira parler en première. Jusqu’au moment où tu en eus marre. Tu étais connue pour ta froideur et ta distance émotionnelle principalement. Mais tu avais également la langue acerbe, ainsi tu rompis le silence.

— Bon, c’est quoi c’te stut-là ? questionnas-tu d’une voix glaciale, imposant une perte de température à l’assemblée tant ce sentiment transpirait à traverse toi. Le plan était simple ! On trouve le bateau, on flingue le bateau et on détache la tête du corps de c’te ordure couronnée. Comment on a pu merder à c’point ?

Un nouveau silence accueillit ta remarque cinglante. Tu fronças les sourcils et croisas les bras.

— Par la Grande Faucheuse, Jaina ! C’est toi qu’a accepté c’contrat. Dis quelque chose ! Reste pas prostrée comm’ une godiche.
Voyant que tu acculais ta capitaine. La cornue voulut intervenir, mais tout ton ressentiment pour elle explosa en cet instant et tu l’en empêchas.

— Valkia, ferme bien ton claque-merde ! Quand j’souhaitrai l’avis d’une toxico pas capable d’s’occuper d’son derche plus d’cinq secondes et d’se contrôler comm’ une adulte, j’t’appelle. C’est elle la cheffe ! C’est à elle d’répondre de tout ça. La seule qui tient d’bout ici c’est Silke et elle vient d’arriver ! C’est pas croyable ça.

Tu avais pointé la chimiste d’un doigt véhément en jetant un regard noir à la seconde. Plus les jours passaient, plus tu te questionnais sur la pertinence de sa position. Comment Jaina pouvait s’en remettre à elle alors qu’elle tient à peine debout sans sa dose quotidienne ?

Aucune des deux pour rattraper l’autre. C’était d’un consternant. Tu savais que ta répartie allait provoquer encore plus de problèmes, mais tu ne parvenais plus à garder ça pour toi et mordre sur ta chique.



Le narrateur est la faucheuse, elle fait partie intégrante à l'histoire, quand elle intervient, le texte est en italique (sauf dans les dialogues)

Moissonneuse et Désespoir/poussière:



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